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 evie-leigh/kaythleen - in my veins

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Message(#) Sujet: evie-leigh/kaythleen - in my veins Mer 14 Déc 2011 - 11:00

In my Veins


« Salut ! Comment vas-tu ? Ça doit bien faire six mois, n'est-ce pas ? » Ridicule. « Salut, je passais dans le coin... » Pire. Je décidais finalement d'y aller au feeling, inutile de retenir une phrase d'introduction bateau ou de prévoir un discours que je finirais probablement par oublier sous la nervosité. Je me changeais aussi une bonne dizaine de fois. « Kate, ce n'est pas un rencard. » Certes, je restais assez lucide pour en arriver à ce genre de conclusion. Et pourtant... j'enfilais mon unique paire d'escarpin louboutin, un cadeau de mes parents pour me signifier qu'il était temps d'abandonner mes basket de collégienne et un jean slim et me fis la réflexion de ressembler à l'une de ses pimbêches de Miami, le pantalon me tombant sur les reins, soulignant mes hanches et mon postérieur qui n'avait nul besoin d'être mis en valeur par un vêtement aussi serré. J'enfilais un pull fin coll V et dévalais la cage d'escalier du Bilberry Residence. Je pris le bus aussi simplement que possible et appréhendais le moment de ce face à face que j'avais imaginé durant des mois. Ce moment déterminerait probablement la suite des choses, ou pas, d'ailleurs. Peut-être ne lui avais-je pas manqué d'ailleurs, je ne suis pas irrésistible. Et ses chaussures qui me donnaient déjà un mal fou aux pieds ne me ressemblaient pas. Je regrettais déjà mon choix sous le regard plus qu'évocateur de certains passagers et piétons. Était-ce mal de vouloir que la seule personne que j'aime puisse me regarder avec envie ? On a qu'une vie !

Après un long périple, je me retrouvais enfin devant les studios et levais la tête pour apercevoir ne serait-ce que sa crinière, ses beaux yeux ou même une chose susceptible de m'indiquer qu'elle serait ici. Mais, je me retrouvais comme une idiote devant la grille de sécurité, le guichet et les gardes du corps qui encadraient les studios. Je m'avançais, le souffle court, pressée et fatiguée d'avoir couru pour attraper mes bus. « Bonjour. » Aucun de ces types ne m'adressa un regard. Je réitérais, leur gratifiant de mon plus beau sourire. « Bonjour, excusez-moi de vous déranger, pouvez-vous ouvrir le portail que je puisse entrer ? » Pas de réponse, un haussement de sourcils tout au plus. On me demanda un pass. Un pass ?! « J'ai quelqu'un à voir. » On me rit au nez, qu'y avait-il de si drôle ? « S'il vous plait. Je cherche mademoiselle Winwood. Oh j'ai compris, pardon. » Je fouillais dans mon sac en bandoulière et cherchais mon portefeuille dans lequel je dénichais dix dollars que je tendis aux gardes de sécurité. « C'est tout ce que j'ai. » Fou rire. On me demanda d'aller faire mon cirque ailleurs et de rentrer chez moi. Je décrétais rester ici jusqu'à ce que la personne que je cherche sorte par ce portail et l'un des types qui devait mesurer au moins deux mètres me souhaita bonne chance. Je m'assis donc sur l'herbe et rêvais à cette rencontre, pas le moins du monde ébranlée par cette interdiction de passer. Evie devrait bien sortir de là un jour ou l'autre, le tournage de sa série était bel et bien aujourd'hui alors à moins qu'elle ne dorme sur place... Perdue dans mes pensées, je ne vis qu'à peine le jour tomber sur Miami, le ciel devenir orangé puis brun et noir. Ce ne fut qu'au moment ou je ne distinguais plus les écriteaux du guichet que je vis que les agents de sécurité rentraient à l'intérieur de l'enceinte, il devait probablement s'agir d'un changement, d'un tour de garde ou quelque chose de ce genre. J'en profitais pour les suivre et manquais de rester coincée au portillon puisque mes cheveux s'étaient coincés sur ce qui semblait être un amas de chewing-gum. Je me démêlais rapidement les cheveux et m'arrachais quelques mèches, préférant devenir chauve que de venir à sa rencontre, bonbons dans la crinière.

Je t'aime et j'ai traversé la moitié du pays pour être avec toi. Me répétais-je, ne me préparant pas du tout à l'éventualité qu'elle puisse ne s'être jamais intéressée à moi. Le sang affluait dans mes tempes et mon cœur battait à tout rompre. J'imaginais une démarche de mannequin, peut-être une moue à la française et un regard à la fois désinvolte et surpris, peut-être aimerait-elle ça. Peut-être n'aimait-elle pas mon côté un peu simple, préférait-elle les femmes plus féminines et élégantes ? Mes pieds me faisaient affreusement mal et je risquais de finir avec la démarche du canard dans quelques heures, pourvu que je la trouve avant. Puis, alors que je me cachais derrière un bâtiment pour éviter qu'on me repère malgré la pénombre, j'arrivais à l'intersection du bâtiment et rentrais violemment dans quelqu'un, si surprise et si peu en équilibre sur mes talons que je tombais. Je m'exclamais alors, rassemblant les morceaux de mon être, réalisant être tombée dans l'herbe, plus de peur que de mal. « Excusez-moi, je suis vraiment désolé, vous n'avez pas... »
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Message(#) Sujet: Re: evie-leigh/kaythleen - in my veins Lun 19 Déc 2011 - 18:04

Un mois déjà qu’Everly avait été prise pour un des rôles principaux dans la nouvelle série pour adolescent du moment. Elle jouait le rôle de Katia, une pom-pom-girl américaine des plus méprisantes. Ce rôle l’amusait et elle se plaisait à le jouer. De plus, elle appréciait le fait d’être reconnue dans la rue et d’acquérir une certaine notoriété. Selon elle et ses proches, le métier d’actrice avait toujours été fait pour elle et elle était satisfaite de son parcours. C’était probablement grâce à sa meilleure amie si elle en était là aujourd’hui puisque c’est Briséis qui l’avait attiré à Ocean Grove, il y a presque un an de cela. A ce moment là, les deux jeunes femmes galéraient encore pour payer le loyer de la modeste maison qu’elles occupaient toutes les deux. A présent, Evie-Leigh n’avait plus aucune difficulté pour payer la maison alors qu’elle y vivait seule depuis le départ de sa meilleure amie qui avait décidé de retourner au Texas pour aider sa mère, malade. La blonde lui manquait considérablement mais elle n’avait plus énormément de temps pour se plaindre et pour y penser. En réalité, la vie de la brune avait beaucoup changé en très peu de temps et elle appréciait réellement cette nouvelle vie qu’elle entamait alors.

Après huit heures de tournage en non-stop, la brune eût l’occasion de souffler un peu. Les prochaines scènes qui allaient être tournées ne la concernait pas, elle pouvait donc se permettre de prendre une pause ce qui était assez légitime. Après avoir annoncé à son agent artistique, Rafaël, qu’elle allait prendre un en-cas, n’ayant encore rien avalé de la journée, la brune se dirigea dans les couloirs du studio, direction la grande cuisine. Avec un peu de chance, elle y trouverait l’un des comédiens avec qui elle avait de très bonnes relations puisqu’il ne jouait pas actuellement non plus. Vagabondant dans les couloirs, elle ne faisait pas trop attention, absorbée dans ses pensées qui imaginaient alors le repas qu’elle allait se concocter. C’est d’un pas habitué qu’elle se dirigeait vers un autre bâtiment pour sortir des studios, lorsqu’au détour d’une intersection, elle percuta quelqu’un de plein fouet. Evie-Leigh se retrouva les deux fesses à terre et poussa un franc soupir alors qu’elle se relevait après avoir vérifié qu’elle n’avait mal nulle part. Heureusement, cela avait été plus de peur que de mal. Alors qu’une voix lui parvenait aux oreilles, elle releva la tête vers la personne qui lui était alors rentrée dedans, prête à s’énerver. « Excusez-moi, je suis vraiment désolé, vous n'avez pas... » C’est des yeux ronds qu’affichaient alors la comédienne alors que cette voix, elle la connaissait parfaitement. Non, ce n’était pas possible. Cela devait être la fatigue qui la faisait halluciner, elle ne pouvait tout simplement pas être là. Pourtant, après avoir porté son regard deux fois de haut en bas sur la blonde, elle devait se rendre à l’évidence : c’était bien Kate qui se tenait là devant elle. Cependant, encore sous le choc, elle ne pu s’empêcher de demander : « Kate ? C’est bien toi ? » Presque un an. A un mois près, cela aurait fait un an que les deux jeunes femmes ne s’étaient pas vues. Evie-Leigh n’avait pas cherché à prendre contact avec son amie, comme avec personne d’autre qui n’appartenait à sa vie passé. Pour dire, elle n’avait donné que très peu de nouvelles à ses parents durant cette dernière année. « Que… qu’est-ce que tu fais là ? » Evie ne savait pas réellement comment réagir. Être contente ? Partir en courant pour se cacher ? Faire comme si de rien était ? Demander à Kate des nouvelles de son frère ? Elle ne savait plus quoi penser et croyait à une immense blague. Surtout, Everly se demandait pourquoi la belle blonde était présente dans l’enceinte des studios de Miami. Même si cela lui faisait plaisir de revoir Kate, cela lui faisait aussi énormément peur, pour de multiples raisons.


Dernière édition par Evie-Leigh Winwood le Mar 27 Déc 2011 - 20:28, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: evie-leigh/kaythleen - in my veins Mar 20 Déc 2011 - 13:53

Dans le pénombre de la nuit, ses deux yeux bleus brillaient comme deux magnifiques saphirs; qu'elle était belle. Elle n'avait pas changé d'un cil, plus épanouie peut-être. C'est alors que ce constat me frappa en plein visage. Je l'avais cherché des jours durant, des nuits entières jusqu'au lever du soleil, sans répit et avais rassemblé tout ce qui aurait pu me conduire à elle. Devant moi se tenait la femme que j'aimais, celle qui m'avait rendu folle, qui avait hanté mes nuits et qui, par la force des choses, me regardait avec deux yeux ébahis, à la fois surprise et troublée, comme contrainte de faire face à un fantôme qu'elle avait tenté de chasser. « Kate ? C’est bien toi ? » « Heu, je crois. » Répondis-je, me surprenant à douter de ma propre identité face à une question qui m'avait déstabilisée. « Que… qu’est-ce que tu fais là ? » La réponse était simple, répétée, par de mille fois pensée et imaginée, murmurée, rêvée... cette réponse, je l'avais comme encrée sur ma peau, tatouée sur le corps, dessinée au couteau sur la paume de mes mains. M'apprêtant à lui répondre, je me surpris à lui dire tout autre chose. « J'ai mal aux pieds. » Quelle idiote ! Je me relevais, réalisant que nous étions restée sur le sol à nous dévisager comme deux bêtes curieuses. Je n'arrivais pas à lui répondre, à lui dire la raison de ma venue, à quel point je l'aimais et par conséquent, à quel point elle m'avait manqué, forcée de constater qu'elle s'en était très bien sorti sans moi et qu'elle ne semblait pas plus heureuse de me retrouver. « Je visite les studios. » Finis-je par répondre d'une voix robotique. Je tournais la tête et tentais de distinguer les bâtiments derrière lesquels je m'étais cachée dans l'espoir de la retrouver avant que les agents de sécurité me trouvent.

Je me retrouvais comme une idiote sans savoir quoi dire avec cette envie brûlante de lui répéter ce qui l'avait probablement fait fuir avec cette peur au ventre, la peur de la voir partir ou pire, me chasser à son tour. Je ne cessais pourtant pas d'imaginer une happy end, une fin heureuse dans laquelle elle et moi pouvions redevenir amies et même plus. Evie soupirant mon nom durant son sommeil, ses bras autour de ma taille et ses baisers dans mon cou... je fermais rapidement les yeux et inspirais profondément, me ressaisissant. « Pourquoi ? » Demandais-je, sentant les émotions m'assagir. « Pourquoi ?! » Répétais-je avec soudainement du mal à parler, une boule dans la gorge m'empêchant de poursuivre ma phrase. Parlais-je pour Lyle, moi-même ou les deux ? Qu'on se le dise, j'aime mon frère et quelque part, la culpabilité de lui voler cette partie de lui-même me rongeait et je n'imaginais pas une seule seconde lui parler de la femme que j'aimais, de peur de le perdre pour toujours... néanmoins et à mon plus grand regret, j'avais Evie dans la peau. « Je t'ai cherché partout. » Avouais-je, sentant les larmes me monter aux yeux, l'émotivité étant mon point faible. « Je t'ai cherché. Partout. » Je baissais la tête.

Quelque part et bien que je sois certaine d'être la principale fautive, une part de moi ne cessait de penser que Lyle ne s'y était pas bien pris. Aurait-il du le sentir ? Aurait-il pu la retenir ? Peut-être leur amour n'était-il pas assez fort pour survivre à ça. Peut-être Evie-Leigh elle-même ne l'était pas. Un an que ses questions me tourmentaient, un an qu'elles m'avaient obsédé et devant moi, l'opportunité d'obtenir des réponses, une vérité susceptible de satisfaire mes interrogations et pourtant, la seule question qui importait vraiment restait : pourrais-tu me laisser une chance de t'aimer ?
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Message(#) Sujet: Re: evie-leigh/kaythleen - in my veins Mar 27 Déc 2011 - 20:26

« Heu, je crois. » Un mince sourire s’afficha sur les lèvres de la comédienne devant cette réponse peu assurée. Cela avait toujours été dans le style de son amie de donner des réponses vagues et peu concrètes, chose qui avait toujours eu don d’amuser la brune qui appréciait son sens de l’humour peu commun et même si parfois elle avait le don de faire rire les autres sans réellement s’en rendre compte. Evie-Leigh ne trouva rien à répondre, sachant pertinemment qu’une question idiote ne pouvait que déboucher sur une réponse idiote. Elle se contenta d’attendre des explications de la jeune femme sur sa présence ici. Peut-être avait-elle trouvé un job dans le coin ? Mais cela ne se tenait pas réellement. Lorsqu’Evie avait quitté le Texas l’année passée, Kate était dans le domaine de la médecine puisqu’elle exerçait le métier d’infirmière. Il était donc peu probable qu’elle ait à présent un job sur un plateau de tournage comme celui-ci. A moins qu’elle ait tout abandonné pour retrouver Evie, jusqu’à son métier ? Une foule de questions se bousculaient dans l’esprit de la jeune femme, à l’inverse des réponses qui ne semblaient pas vouloir arriver. « J'ai mal aux pieds. » Everly arqua un sourcil alors que son regard océan se posait sur les chaussures hautes de Kaythleen. Rares étaient les occasions où elle avait pu observer la jeune blonde porter des talons aiguilles et il fallait avouer qu’elle trouvait cela totalement charmant, pour ne pas dire excitant. Cherchant une solution, elle se contenta finalement de répondre : « Oh, euh... tu as besoin d’aide ? » Même si elle ne savait pas réellement comment l’aider, elle proposait toujours. De plus, elle ne savait pas si la douleur qu’elle ressentait était due à la chute et qu’elle s’était peut-être foulé quelque chose ou si cela était simplement la conséquence des chaussures qu’elle portait sans en avoir l’habitude. « Je visite les studios. » Cette réponse ne permit pas pour autant d’éclairer la comédienne qui ne comprenait plus grand-chose à ce qui était entrain de se passer. Elle avait l’impression de se retrouver en plein sommeil et n’arrivait même pas à déterminer si ce qui était entrain de passer relevait plus du rêve ou du cauchemar. C’était probablement un mélange des deux. A la fois, elle était heureuse de retrouver son amie ou amante qui lui avait tout de même manqué pendant tout ce temps. Aussi, elle était effrayée de voir toutes ses peurs refaire surface. Effrayée de voir que ce qu’elle avait cherché à fuir venait de ressurgir face à elle. Mais, elle aurait du s’y attendre. Elle avait souvent entendu que la fuite n’était pas la meilleure solution et qu’elle avait toujours des conséquences dans le futur. Celles-ci arrivaient enfin. Les explications qu’elles n’avaient pas eues l’an passé avec tous ceux qu’elle avait écouté, elle devrait les avoir en partie maintenant. Ou du moins, seulement avec Kate, mais c’était beaucoup considéré que Kate était la principale raison de son départ. En effet, l’interrogation soudaine permit à Everly de comprendre qu’elle était bel et bien venue chercher des explications. « Pourquoi ? » Cela n’était pas précis mais connaissant leur situation, il n’était pas subtil pour la jeune femme de comprendre de quoi elle voulait parler. Comme pour marquer le coup une seconde fois, elle répéta : « Pourquoi ?! » Tant de fois, Evie s’était posé elle-aussi cette question. Elle aurait pu réagir de pleins de manières différentes mais elle avait préféré partir sans laisser aucune trace d’elle. Comme si elle n’avait jamais été là. « Je t'ai cherché partout. » Les larmes semblaient venir aux yeux de la blonde et Evie ne savait pas quoi faire pour les arrêter. Prendre Kate dans ses bras pour la réconforter ? Cela serait peut-être déplacé vu la situation. Alors qu’elle cherchait à s’expliquer, elle sentit qu’elle n’allait pas tarder à pleurer, à son tour. « Je… Je suis désolée, Katie. Je… Je ne me sentais pas prête à me marier avec quelqu’un dont la sœur m’attirait autant… Et… Je ne pensais pas que cela était réciproque mais quand j’ai vu ta lettre… » A son tour, Evie baissa la tête alors qu’elle cherchait avec bien du mal, ses mots. Dés sa rencontre avec Kate, quelques semaines après s’être mise en couple avec son ex-fiancé, Everly avait su que ce serait dur d’être indifférente à une femme comme elle. Elle avait su qu’elle devrait mettre son attirance de côté pour celui qui l’avait passionné. Cependant, cela avait été plus dur qu’elle ne le pensait. Plus dur encore lorsque quelques semaines avant la date prévue du mariage, Kate lui avait avoué ses sentiments. Jamais elle n’avait laissé paraître quoi que ce soit qui aurait pu laisser croire à la blonde qu’elle éprouvait des sentiments pour elle. Jamais elle n’avait remarqué une quelconque tentative de rapprochement plus qu’en amies de la part de Kate. Pourtant, cette lettre avait tout changé. Les sentiments d’Evie chamboulés, elle avait préféré fuir pour préserver une famille en bonne entente et ne pas briser des liens fraternels qui paraissaient forts. « Je ne voulais pas tout gâcher… »
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Message(#) Sujet: Re: evie-leigh/kaythleen - in my veins Jeu 29 Déc 2011 - 13:17

« Je… Je suis désolée, Katie. » Je n'osais fermer les paupières, de peur de n'apercevoir que le vide en face de moi, de peur que les larmes ne vinrent inonder mes yeux, m'empêchant de la voir comme au premier jour; gracieuse, élégante, sensuelle, illuminant la nuit comme à son habitude de ses yeux saphirs. Sa façon de prononcer mon nom, ce petit nom qui me faisait presque détester le vrai... Je rêvais de l'entendre m'expliquer qu'elle m'avait fui par amour, par peur de détruire ma famille, Lyle et qu'elle s'était retenue des mois durant de me contacter par crainte que mes sentiments ne soient plus de ce monde. Aussi, je me permettais de me rapprocher, hésitant à attraper ses jolies mains et les amener jusqu'à mes joues afin de caresser mes tempes jusqu'à mon menton... « Je… Je ne me sentais pas prête à me marier avec quelqu’un dont la sœur m’attirait autant… Et… Je ne pensais pas que cela était réciproque mais quand j’ai vu ta lettre… » Avouer mes sentiments sur papier avait été lâche, adolescent. Mais lorsqu'il s'agit de nous-même, il s'avère que la réalité est plus difficile qu'on l'imagine et qu'il est bien plus difficile de révéler ce que nous ressentons au plus profond de nous même que ce que l'on dit, que ce que nos parents nous disent, que ce que les grands de ce monde affirment. J'avais eu si peur, peur de sa réaction et quelques fois imaginé un éclat de rire... et parfois, je rêvais que Lyle soit tombé sur cette lettre, et des fois qu'Evie m'ait répondu et le courrier ne soit jamais arrivé... le fait est qu'il me fallut quelques minutes avant de comprendre ce qu'elle venait de me dire et je sentis mon cœur s'agiter, faire un bond dans ma poitrine et l'espoir venir m'envahir jusqu'au plus profond de mes entrailles. « Je ne voulais pas tout gâcher… » Les larmes affluèrent soudainement, inondant mes prunelles bleutées, descendant jusqu'au coin de mes lèvres dans un flot intarissable que je ne pouvais contrôler, m'empêchant de répondre, me laissant quelques minutes de répit afin de trouver des mots qui ne venaient pas. Plus nous vieillissons et plus nous connaissons de mots et pourtant, plus nous vieillissons et moins nous savons quoi dire...

« Je croyais que tu savais. » Annônais-je alors que la jeune femme avait baissé la tête. J'avançais à nouveau nouveau pas et cherchais son regard dans l'espoir de le croiser une nouvelle fois. « Je regrette que tu ne m'aies pas rencontré en premier. » Avouais-je entre deux respirations, essuyant mes larmes d'un revers de main. « J'taime depuis toujours. » Poursuivis-je en baissant la tête à mon tour, sentant le feu monter à mes joues sous cette confession. J'avais pourtant bien du mal à me lancer, comme si les sentiments informulés ne pouvaient jamais être prononcés à voix haute, comme si ce que j'avais murmuré dans mon sommeil n'avait jamais existé. « Pourquoi... » Répétais-je sans trop savoir ce que j'attendais comme réponse et surtout, si je n'avais pas déjà une réponse à ma question. « Pourquoi ! » Prise dans un excès de rage et de chagrin, je la poussais par les épaules de mes mains, ne sachant plus vraiment comment réagir ni exprimer ce que je ressentais. Et puis, je la trouvais soudainement culottée. C'était facile de partir comme une voleuse sans assumer les conséquences en se disant que c'est la meilleure décision, qu'on le fait pour les autres alors qu'il s'agit simplement d'une fuite. « Tu aurais dû faire ton choix. » Bien entendu, guidée par mes émotions, il m'était impossible de me mettre de son côté et d'imaginer ne serait-ce qu'une seule seconde qu'il lui ait été impossible de le faire et même si il avait été possible, qu'elle ait choisi de partir pour ne pas briser un lien fraternel, une famille. « Si tu l'aimais, tu aurais dû le choisir lui... » Et puis, je décidais de reprendre ma lettre, trouvant le courage de lui dire en face. « Tu te souviens de ce que j'ai dit ? » Je la poussais une nouvelle fois dans un sanglot qui me secoua tout le corps. « Si tu choisis Lyle, je te laisserais tranquille et si tu me choisis moi, je te promets de t'aimer et de te chérir jusqu'à la fin de ma vie. Tu aurais pu être heureuse avec moi Evie. Tu aurais pu... » Je me sentais trahie, trompée, dupée, seule et idiote de l'avoir rejoins pour entendre qu'elle avait simplement fui quelque chose qui n'était probablement pas assez fort pour envisager de m'aimer à son tour un jour. « Je te déteste. » Crachais-je en laissant les larmes perler sur mes joues.
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