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 And I do not give a damn if you don't believe | Charlie-May

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Message(#) Sujet: And I do not give a damn if you don't believe | Charlie-May Jeu 1 Déc 2011 - 23:00

    Depuis quelques jours, la fac de médecine était en pleine effervescence, et Aaron n'aimait pas trop ça. Il n'avait rien contre la perspective de voir des étudiants en joie, mais c'était le fait de ne pas comprendre les raisons de leur liesse qui le gênait. Passe encore si ça n'avait concerné qu'un ou deux étudiants, mais là ils avaient tous le même sujet de discussion, et ça en était presque flippant. Pour une exposition en plus ! Ce n'était au sujet des résultats sportifs d'une équipe locale ou du dernier film à la mode, non : une exposition, dans un musée !
    Une fois l'effet de surprise passé, Aaron avait cru que cette histoire ne durerait pas. Elle ne l'intéressait pas, pas plus les réactions des élèves qui l'avaient vue que les œuvres qui y étaient exposées, et il aurait mis sa main à couper que tout ça serait fini d'ici une dizaine de jours. Pas de chance, le phénomène s'était plutôt amplifié. Et dire qu'il avait cru pouvoir échapper à ce genre de discussions inutiles en étant en médecine ! Il n'avait strictement rien à faire de l'art, qui était à ses yeux une belle perte de temps. S'il avait en partie revu son avis concernant la pratique théâtrale, Tabby lui ayant prouvé qu'on pouvait être ET comédienne ET jolie ET intéressante, pour le reste il faudrait repasser. Il avait bien suivi des cours de « dessin » comme on le disait à l'époque du lycée, mais s'en était toujours tiré de justesse niveau notes. Une chance qu'il ait eu une prof préférant faire de la pratique à de la théorie ou un historique, il avait ainsi pu laisser fructifier sa si féconde imagination : il avait photographié des matchs pat dizaines, peint à la gouache et à l'aquarelle -sans grande ressemblance à chaque fois- les scènes clés de ses rencontres sportives préférées, et avait sculpté à l'argile suffisamment d'accessoires pour pouvoir alléger au moins de moitié le budget destiné à l'achat de matériel sportif par l'école. Sa prof n'avait pourtant jamais cessé de l'encourager, ce qui avait malheureusement conforté Aaron dans son idée que l'art ne servait à rien : il avait conscience de faire des trucs d'une qualité plus que médiocre, et si l'on en félicitait c'était bien la preuve que quelque chose ne tournait pas rond chez ces gens... Et voilà que des années plus tard, ça reprenait de plus belle.
    La curiosité n'avait alors piqué à vif. Il ne tenait pas plus que ça à aller voir cette expo, mais il ne pouvait quand même pas passer pour un idiot au seul principe qu'il n'aimait pas l'art. Le choix était presque cornélien, mais il avait fini par se laisser convaincre. Bien, il ne serait pas dit qu'Aaron Waterson était plus bête qu'un autre, et il allait le prouver !

    Le jour J, il avait longuement hésité quant à la tenu qu'il lui faudrait porter : y avait-il un dress code à respecter ? Rah, il n'en savait rien ! Il hésita à appeler Dakota pour lui poser la question, mais vu l'état de leurs relations il préférait éviter. Parfaite alors ? Elle devait probablement savoir, et avec son ventre énorme de femme enceinte il ne voyait pas ce qu'elle pouvait avoir de plus intéressant à faire que de répondre au téléphone. Il tomba pourtant sur sa messagerie, trois fois de suite, et laissa tomber. Puisqu'il allait devoir se débrouiller par lui même, il fit le choix de la sobriété. Pantalon noir, chemise blanche, veste noire, et la paire de baskets qu'il s'était achetées la veille. Satisfait de l'image que lui renvoyait le miroir, il partit en glissant l'adresse du musée dans sa poche.
    En temps normal, il y serait allé à pieds, voire même en courant, mais il avait l'impression que c'était quelque chose qui ne se faisait pas. Il prit donc le bus, passant toute la durée du trajet à faire comme s'il n'avait pas remarqué que deux filles, trois rangs devant lui, n'arrêtaient pas de le regarder. Etant donné la couche de maquillage tartinée sur leurs yeux, il estimait qu'elles devaient être au lycée, ce qui voulait dire bien trop jeunes pour lui. Celle de droite était plutôt à son goût, mais il n'avait plus l'âge de trainer avec des gamines, et d'avoir à écouter leurs caprices de petites filles trop heureuses de sortir avec un étudiant, « un homme, un vrai ! ». A la place, il se concentra sur le nom des arrêts, veillant à ne pas rater le sien. Et, une fois descendu, il regarda le bus s'éloigner, constatant avec un plaisir à peine dissimulé que les deux filles étaient collées à la vitre, en train de le regarder quitter leur vie. Pris d'une soudaine compassion, il leur fit un petit signe de la main, puis se dirigea vers le musée.
    Il acheta son billet d'entrée et le rangea soigneusement dans son porte-feuille, bien décidé à le coller dans son journal quand il rentrerait, en face des commentaires qu'il aurait à faire sur cette visite. Ne lui restait donc plus qu'à s'y mettre...

    La première chose qu'il remarquant en arrivant dans la première salle de l'exposition fut la taille de la pièce. Limite si ce n'était pas trop grand pour organiser un match de basket alors qu'il pensait se retrouver dans une sorte de minuscule cagibi, collé à des gens qu'il ne connaissait pas pour observer des machin-chouette sans grand intérêt accrochés aux murs. Sur ce point, il était content de s'être trompé, et peut être en serait-il du même pour le reste, allez savoir.
    Il se dirigea vers le premier cadre et s'arrêta devant. Perplexe, il regarda l'ensemble pendant quelques secondes, puis sortit ses lunettes d'une des poches de sa veste. Il en essuya les verres sur sa chemise, puis les posa sur son nez. Si ce qu'il voyait était moins flou, ça lui parlait en revanche toujours aussi peu...


Dernière édition par Aaron Waterson le Dim 18 Déc 2011 - 22:32, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: And I do not give a damn if you don't believe | Charlie-May Mar 6 Déc 2011 - 11:39

❝ l'art sauvera le monde, peut-être. ❞


Étendue sur son lit, le regard rivé sur le plafond, le balle chantonnait tout doucement et à voix bases, les comptines qui avaient bercés son enfance. Elle n'avait rien à faire, n'avait guère envie de voir qui que ce soit et encore moins son imbécile de frère qui regardait sans doute un match à l'étage du bas. Leur relation s'était peu à peu dégradé, à un tel point où la belle faisait tout en son possible pour l'éviter tant il l’agaçait. On ne pouvait pas dire qu'elle n'avait fait aucuns efforts, ce serait mentir. Depuis toujours, elle s'était efforcé de le supporter, elle avait tous les efforts du monde même pour vivre avec ces incessants reproches, seulement peu à peu, elle avait baissé les bras. Ses parents lui manquait, horriblement même et si devant les autres elle gardait le sourire, si aux yeux de tout le monde elle restait cette fille venue d'une toute autre planète, celle qui ne cessait jamais de rire et de sourire, seule, elle devenait cette fille faible, sensible et écorchée. Rares étaient les fois où elle se sentait ainsi, où elle avait l'impression que le ciel lui tombait sur la tête, mais elle était humaine, comme tout le monde, elle avait ses misères. Attrapant son portable qui gisait, un peu plus loin sur le lit, elle fit la lecture des nouveaux messages qu'elle avait reçu depuis la dernière. Rien de bien intéressant, que de la merde, des conneries pour tout dire. Ce ne fut d'ailleurs pas bien long avant qu'elle le lance doucement à ses pieds. Sortir ou rester cloitrée ici ? Là était la question. Avait-elle réellement envie de sortir voir le monde, de se pointer dans un lieu public et être cette fille étrange à qui tout le monde parle parce qu'elle est une vraie pile mais pour qui personne n'a d’intérêt lorsque les choses deviennent sérieuses ? C'était en quelque sorte l'histoire de sa vie. Charlie-May, la fille différente. La fille sans ambitions qui n'aspirait à rien d'autre que faire la fête et être cette étrange rouquine sortie de nul part. Les paroles de son frère avaient finit par la hanter malgré tout. Jamais elle n'avait voulu se l'avouer et jamais elle n'allait le faire puisqu'elle aimait sa vie telle qu'elle, seulement, il lui arrivait de se remettre en question, de plus en plus même. Et s'il avait raison ? Et si elle était en train de rater sa vie ? Dans un soupire, Charlie posa pied par terre, en direction de la salle de bain. Elle ne pouvait rester dans cette pièce une minute de plus, elle ne pouvait rester dans cette maison à suffoquer. (...) Face à la glace, elle se passa rapidement un coup de peigne dans les cheveux et une touche de mascara avant d'attraper le premier truc qu'elle vit sur la pile de linge sèche. Un long chandail qui lui servait désormais de robe, à l'allure d'une abeille avec ses rayures jaunes et noirs. C'était parfait, tout à fait le genre de la belle. L'enfilant par-dessus ses sous-vêtements, elle ferma derrière elle la pote, en direction de l'inconnu. Lorsqu'elle passa par le salon, question d'y attraper une paire de bottillons, elle fit mine de ne pas remarquer la présence de Chandler et, comme si de rien était, fila par la porte arrière.

Après s'être longuement baladé entre les rues, écouteurs aux oreilles et évitant tous les sms qu'elle pouvait recevoir, Charlie se décida finalement à aller arpenter les couloirs du musé, un endroit qu'elle avait toujours aimé et où elle adorait se retrouver lorsque les choses semblaient hors de son contrôle. Si elle était nulle en tout ce pouvait toucher de loin ou de près à un crayon, un pinceau, une toile ou de l'argile, ça ne l'avait jamais empêcher d'éprouver une grande passion envers le tout. Botticelli, Monet, Van Gogh, elle en était plus que fan. Ils avaient su ré-inventer l'art, il avaient réussis ce que peu arrivaient à faire. Transmettre une émotion au travers de simples coups de pinceaux, raconter une histoire dans une simple toile. Ce n'était pas futile, ce n'était pas du n'importe quoi comme beaucoup le croyaient, c'était plus à ses yeux. Ô beaucoup plus. Debout face à une œuvre de Eugène Delacroix, tête légèrement baissé sur le coté, Charlie-May semblait s'être épris de cette toile, elle y était depuis plus de dix minutes, à la fixer, sans le moindre mot, le moindre son ni-même un seul mouvement. Elle semblait hypnotisée, comme sous son charme. Aux yeux de n'importe qui, la rouquine aurait eu l'air légèrement tarée, complètement dans son monde mais pour ceux qui pouvaient comprendre, pour ceux qui éprouvaient cette même émotion à l'égard de l'art, c'était si différent. Sa mère avait été une grande peintre et c'était sans doute de là qu'elle y avait puisée cette passion, ce grand amour. Doucement, un sourire vint prendre place au creux de ses lèvres. Peut-être était elle folle de penser ainsi, peut-être pouvait-elle paraitre dingue que de se sentir aussi bien dans un endroit tel qu'un musé, mais depuis quand répondait-elle aux normes de la normalité ? Depuis quand Charlie-May Dalton se fondait dans la masse ? Au bout d'un moment, elle changea finalement d'endroit. Elle connaissait ce lieu comme le fond de sa poche et pourtant, chaque fois était comme une nouvelle surprise. Son attention fut bientôt attiré vers un jeune homme, peut-être un peu plus vieux qu'elle, les cheveux bruns et le regard plongé dans une toile de Van Gogh, il semblait quelque peu perplexe, voir même ennuyé par ce qu'il voyait. D'un pas décidé, sociable comme pas deux, Charlie se dirigea vers lui, sachant très bien qu'il faisait partit de ces gens qui n'avaient peut-être pas cette passion pour l'art, ou bien il cachait bien son jeu, parfaitement bien même. « Quand on la regarde, cette toile semble banale, mais quand on connait la véritable histoire, ce qu'elle représente, c'est si différent. Un peu comme toutes les toiles, sculptures ou je ne sais quoi encore. » Elle marqua une pause, ne sachant trop à quel genre de type elle avait affaire puis, se décida finalement à enchainer. « Ces étoiles, c'est que l'auteur voyait depuis la fenêtre de sa chambre. Dans un hôpital psychiatrique. Selon bien des dires, il était schizophrène. Il se serait même coupé une oreille. » Le ton sur lequel elle avait prononcé ces mots était si banal, comme si le fait de se couper des parties du corps était normal. Dans un minime sourire qu'elle adressa à celui à ses cotés, elle haussa légèrement les épaules. « Je vous dérange peut-être ? »
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Message(#) Sujet: Re: And I do not give a damn if you don't believe | Charlie-May Dim 18 Déc 2011 - 23:51

    D'aussi loin qu'il pouvait s'en rappeler, Aaron avait toujours méprisé les "artistes", ces soit-disant incompris qui passaient leur temps à se plaindre et à chercher l'attention des autres. Si au moins ils faisaient quelque chose d'utile, mais non, même pas ! Il avait une opinion très arrêtée sur le sujet, ce que feu sa mère n'aurait probablement pas apprécié. Elle n'était pas ce que l'on pouvait appeler une artiste pour n'exercer aucune pratique particulière, mais elle aimait la musique, et avait essayé de transmettre sa passion à son fils, en vain. Pour lui, rester assis sans bouger pour écouter une morceau n'avait absolument aucun sens. Déjà qu'il avait du mal pour regarder un match, se levant toutes les cinq minutes pour aller se chercher à boire, reposer son verre désormais vide, ou juste laisser exprimer ce que son corps éprouvait devant pareil spectacle... Autant dire que les quelques concerts auxquels elle avait essayé de l'emmener s'étaient tous finis de la même façon, avec Aaron dehors, en train de shooter dans une canette vide ou de boire un Coca, à attendre que sa mère ait fini. Il n'avait rien contre les gens qui aimaient ça, mais ce n'était pas son truc. Il ne comprenait pas comment ça pouvait leur plaire, mais ça ne l'empêchait pas de dormir pour autant ; il avait de meilleurs sujets de réflexion que de chercher à savoir qui pouvait avoir une vie suffisamment vide pour se tourner vers ce genre de passion... Et avec le temps, ça n'avait pas été en s'arrangeant. Sa mère n'étant plus de ce monde, et l'époque du lycée étant loin derrière lui, il n'avait plus aucune raison de se forcer à aller voir des expositions ou autres du même type, et il ne s'était pas fait prié pour faire une croix dessus. D'ailleurs, il n'aurait pas cru qu'il remettrait si tôt les pieds dans un musée ! C'était pourtant bien le cas, même s'il se demandait ce qui avait bien pu lui passer par la tête pour qu'il se laisse convaincre.
    Il était planté devant ce même tableau depuis le début, soit une petite dizaine de minutes, et il n'arrivait toujours pas à comprendre en quoi ça méritait d'être dans un musée, ni même ce que ça pouvait représenter. Il avait bien lu le petit carton indiquant que c'était un Vincent Van Gogh -ah oui, il était bien plus avancé maintenant !- de 1889, appelé "la nuit étoilée". Il en déduisit que ces petits trucs ronds éparpillés un peu partout en haut du tableau devaient être des étoiles. Bon, ça restait logique puisque le ciel était censé être en haut. Quant au reste... Il voyait un village, la lune, des montagne, et puis des vagues. Là il marqua une pause. Des vagues, dans le ciel, au dessus des montagnes ? Non, ce n'était pas possible. Il s'approcha un peu plus, collant presque son nez contre la vitre de protection. Quand on la regarde, cette toile semble banale, mais quand on connait la véritable histoire, ce qu'elle représente, c'est si différent. Un peu comme toutes les toiles, sculptures ou je ne sais quoi encore. Il sursauta en entendant parler si près de lui, et se recula du tableau, comme un gamin pris en train de faire une bêtise. Il n'en faisait pourtant pas, mais l'effet de surprise donna cette même impression. Il regarda celle qui venait de lui parler, interloqué. Est-ce qu'elle travaillait ici et avait eu pitié de lui pour venir lui donner des explications ? Il espérait que ce n'était pas le cas, et lui sourit, l'air très sûr de lui, comme s'il avait tout compris du tableau qu'il regardait. Ces étoiles, c'est que l'auteur voyait depuis la fenêtre de sa chambre. Dans un hôpital psychiatrique. Selon bien des dires, il était schizophrène. Il se serait même coupé une oreille. En entendant parler de l'oreille coupée, Aaron jeta un coup d'oeil pas très rassuré au tableau. Wah, et lui qui était persuadé qu'il fallait être un peu dingue pour être peintre, il venait d'en avoir la preuve. Et le fait de se trouver à côté de l’œuvre d'un fou ne lui plaisait pas trop. Il savait bien que ce fameux Vincent n'allait pas en jaillir pour lui couper les oreilles, afin de remplacer celle qui lui manquait, mais quand même. Il fit un petit pas en arrière, discrètement, sans lâcher des yeux le tableaux, et se trouva quasiment à côté de la jeune fille qui était venue lui parler. Je vous dérange peut-être ? Il secoua la tête avec conviction, puis sourit. Oh non, pas du tout !
    Si la perspective de se rendre dans un musée ne l'avait pas emballé, Aaron se rendait compte que ce n'était finalement pas si horrible que ça. Les lieux étaient propres, spacieux, et si l'on mettait de côté les tableaux douteux, il y avait de suffisamment jolies filles pour rendre les lieux agréables. Enfin là dessus il allait peut être un peu vite puisqu'il n'avait vu qu'une jolie fille et qu'un tableau douteux, pour ça lui redonnait presque confiance pour la suite. Et, puisque cette fille semblait aimer la peinture, il se lança dans un petit monologue pour ne pas passer pour le roi des abrutis. Il fit un petit geste de la main en direction du tableau, et enchaîna. J'ai beaucoup de mal avec Vincent, sa façon de peindre... Je comprends qu'il était un peu handicapé par sa folie, mais le coup de l'oreille et tout le reste, brrrr ! C'est dommage pour lui, il était vraiment doué au départ... Et il termina sa phrase par un petit sourire triste, comme s'il avait connu Van Gogh en personne et était désolé que ça se soit si mal terminé pour lui. Il l'aurait probablement été s'il avait su la véritable histoire du peintre, malheureusement il venait de découvrir son existence, et brodait comme il pouvait. Dans sa tête, il venait d'être brillant, ne se doutant pas qu'il s'était grillé dès la première phrase en appelant Van Gogh par son prénom. Ca lui était venu naturellement, comme le reste, et ça semblait tellement évident.
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