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 - le temps révèle toute chose (victoria blythe)

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Message(#) Sujet: - le temps révèle toute chose (victoria blythe) Mar 9 Juin 2009 - 20:43


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    VICTORIA BLYTHE & JACK WAGNER.


    Une nuit noire et sombre venait de couvrir Miami depuis maintenant quelques heures, je n'avais guère envie de rentrer chez moi, sachant que quelque chose ou plutôt quelqu'un venait de me donner rendez-vous sous l'église afin de me dévoiler quelque chose d'important, certainement.Seul, dans ma voiture luxueuse, j'attendais que quelqu'un daigne se montrer.Vous vous demandez certainement pourquoi un homme comme moi s'amuse à sortir aussi tard dans la nuit ? Je n'étais pas ce genre d'hommes à éviter de rentrer chez lui pour éviter sa femme, mais je dois avouer que la situation dans laquelle je devais faire face avait cette chose positive, je n'avais pas à me justifier auprès de Deborah, je pouvais éviter une nouvelle altercation comme dans la soirée de la veille, bref, j'évitais Deborah.
    Alors que la plupart des maris se trouvaient sous la couette, probablement avec leurs femmes, ou avec leurs amantes, ma soirée à moi fut bien plus agréable, après avoir écumé les bars avec en tête l'idée de ne plus penser à ma femme pour la soirée, je m'étais dirigé près de l'église à laquelle une personne anonyme me demandait de la rejoindre.

    C'était ce matin même, et c'est également par un soleil brillant que j'avais décidé de me réveiller, la tête qui tourne, et ce sentiment d'être dérangé dans son sommeil.J'avais finalement décidé de me lever, il devait être aux alentours de huit heures.Je me dirigea vers la large baie vitrée qui surplombait la chambre, je poussais un peu les rideaux de mes doigts pour regarder le voisinage débuter sa matinée sous le soleil tapant de Miami.Quand mes doigts quittèrent le rideau, je me retourna, et remarqua que Deborah dormait encore.Malgré la dispute d'hier, nous avions partagés le même lit.Elle était si inoffensive quand elle dormait, elle n'avait rien à voir avec la femme qu'elle pouvait être en réalité.Les rayons du soleil qui traversaient le rideau atterrirent sur la peau de Deborah.Préférant cesser de perdre du temps à la regarder, je me dirigeais vers la salle de bain où une douche froide me sortit une bonne fois de mon sommeil.J'entendis alors la porte claquer, je suppose que Deborah venait de se réveiller, ou bien que Paola, notre domestique attitrée, venait de déposer le petit-déjeuner dehors.
    Après m'être habillé de manière élégante, comme j'avais toujours pris l'habitude de le faire, je constatais en rejoignant la terrasse à l'extérieur que le petit-déjeuner était non seulement prêt, mais que Deborah s'y trouvait également.Cela faisait depuis hier après-midi que nous nous étions pas adressés la parole, il en fut de même tout au long du petit-déjeuner.Elle parcourait les magazines de mode, à la recherche d'une quelconque photo prise lorsqu'elle défilait.Quand à moi, je lisais les journaux et gardais essentiellement en main les pages économiques, sportives, mais ma principale occupation était en ce moment la Bouse.Le fait que ma société pouvait légèrement avoir des accidents de parcours avait le don de me rendre exécrable mais je préférais garder mon sang-froid, comme dans toutes les situations.Deborah finit par rompre la glace, la première, en m'annonçant qu'elle ne serait pas à la maison durant toute la journée.

    - Ne m'attends pas pour déjeuner, ni pour dîner, je serais certainement avec des amies mannequins de passage à Miami.

    Et elle s'en alla se préparer pour sa longue et fatigante journée.Pas un baiser, pas un sourire, pas un geste affectif ni une parole tendre envers moi.Me connaissant, elle ne devait certainement pas s'attendre à avoir des excuses de ma part , alors qu'attendait-elle pour le faire ? Surtout que le motif de notre dispute était du en parti à elle.Je savais bien que j'étais fou d'avoir épousé une femme comme elle, mais je ne pouvais me rabaisser à épouser une femme qui n'était pas son genre.Elle représentait tout ce que j'aimais chez une femme, elle était une femme fatale qui à la longue finirait par me trahir.Ma plus grande faiblesse, c'était elle, Deborah Penright.Cela pouvait être perceptible, mais je préférais le cacher, car beaucoup de gens pourraient m'atteindre en atteignant Deborah en premier.Constatant que ma société restait stable au niveau de la Bourse, constatant que mon mariage partait en vrille, je m'étais résigné à terminer mon petit déjeuner.C'est alors que l'on sonna à la porte, Paola étant certainement occupée à faire les lits, je décidais de ne pas la déranger dans le travail pour lequel je la payais allègrement, et décidais donc d'aller ouvrir.C'est d'une marche plutôt déterminée que je fis face au facteur en ouvrant la porte.Je le saluais, prenais l'ensemble du courrier et refermais la porte sans un merci, ni un au revoir.C'est alors qu'une enveloppe attira mon attention, elle était différente des autres, ce n'était ni une facture, ni une invitation pour des mondanités diverses.Non seulement, il n'y avait pas d'expéditeur, mais quand j'ouvris l'enveloppe d'un geste rapide et efficace, je n'avais découvert que quelques mots écrits à l'encre noire :
    " RDV aux alentours de minuit à l'église St.Patrick.
    PS: Inutile de préciser qu'il faut que vous veniez seul. "


    Tous les sujets les plus inimaginables, les questions les plus tordues, tout traversa ma tête, mais la question principale que je me posais était de savoir qui osait me tendre un rendez-vous de la sorte.Peut-être que quelqu'un souhaitait en finir avec moi ? L'après-midi passa rapidement, j'avais été occupé à régler quelques affaires, et à racheter via téléconférence plusieurs bâtiments sur la Floride, mais avec toujours cette question qui me hantait.
    Ainsi, voyant que la nuit tomberait dans quelques heures, je venais de prendre mes dispositions dans mon bureau, et pris mes précautions en prenant soin de bien cacher dans ma poche intérieur un revolver qui avait appartenu à mon père.Par simple curiosité, je préférais savoir si c'était une blague ou si quelqu'un souhaitait vraiment en finir avec moi, à moins que ce soit une face de Debbie, tout pouvait être possible.Et pourtant, je finis par supprimer la dernière idée de ma tête, quand je sortis du bureau, Deborah venait à l'instant de faire son entrer dans le hall, sans un mot, je rajustais ma veste, prenant soin au passage de prendre les clés de la voiture posés sur une table basse.Elle s'approcha de moi, les yeux larmoyants, c'est la première fois que je la voyais ainsi.Et c'est alors que par un murmure, elle me fit ses excuses, comme je l'avais prévu.

    - Jack, je suis désolé, sincèrement, nos disputes sont tellement rares que j'ai fini par jouer à l'enfant en choisissant de ne plus te parler.J'ai eu tort.Pardon.

    Quelques secondes s'écoulèrent avant que ma tête n'acquiesce à ce que venait de dire Deborah.

    - Très bien, nous en parlerons quand je serais rentré.Ne m'attends pas, j'ai une affaire urgente à régler.

    Je laissais un baiser au coin de ses lèvres finement dessinées, et m'en allait.Préférant me vider la tête avant l'affrontement avec une personne dont je ne connaissais pas l'identité, je repensais à cette lettre reçue dans la matinée, aux yeux larmoyants de Debbie, et au fait que je portais avec moi un revolver dont je ne me servais que les fois où il avait été nécessaire de s'en servir.Je m'arrêta dans plusieurs bars, suite à ces pensées et finit par rejoindre l'église.
    Lieu macabre pour un rendez-vous, je devais l'avouer.En sortant de ma voiture luxueuse, je fis quelques pas avant de me retrouver nez à nez avec une femme, se trouvant dos à moi, ses cheveux blonds descendaient dans le milieu de son dos, elle se tenait impatiente, et avait plutôt la silhouette d'une adolescente.Mais qui était cette charmante blonde, qui dos à moi, m'avait donné rendez-vous dans un lieu qui apparemment était plutôt mystérieux ?


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Message(#) Sujet: Re: - le temps révèle toute chose (victoria blythe) Lun 20 Juil 2009 - 0:48


JACKPOT ! C'était le mot que Victoria avait poussé, en toute discrétion, alors que son doigt appuyait de façon professionnelle sur le déclencheur de photo, dans le but de prendre la magnifique vision qui se tenait devant elle. Lyssa Wagner et sa belle - Ô combien magnifique - mère aperçus dans une position pour le moindre déconcertante, peu glorieuse et balayant toute trace de retenu. La passion était là mais ça en était presque grotesque de voir les deux jeunes personnes se trifouiller la bouche avec autant d'avidité. Il était clair que ce n'était pas la première fois. Les mains expertes de Lyssa se baladaient avec une précision incroyable sur le corps de Deborah - cette vieille mégère de 26 ans. Oui, Victoria détestait Deborah et cela était largement réciproque. Fallait avouer que cette révélation ne la choquait même pas. Comment pouvait-elle penser autrement ? Après tout, Deborah était plus jeune, encore séduisante et son mari souvent absent pour affaires. "Business to business" un point c'est tout. Cela n'avait donc franchement rien d'étonnant qu'elle se sert du Wagner Junior pour assouvir ses envies sexuelles. La demoiselle était planquée façon elle-même dans sa voiture. Qu'on ne pense pas que l'effet combinaison noire fonctionne mieux qu'un béret, un tee-shirt et un jean. Au moins, ça avait le mérite d'être confortable. Mais trêve de détails. L'accoutrement de notre apprentie espionne n'était pas le plus important. Ce qu'elle pensait surtout, c'était à ce qu'elle allait pouvoir révéler au grand Jack Wagner. D'ailleurs, en y songeant de plus près, c'était assez surprenant qu'il n'avait pas pensé plus tôt à ce couple plutôt improbable mais prévisible. Rapidement, elle n'attendit pas vraiment que le temps passe et brancha l'appareil sur son ordinateur portable. Quelques instants après, la jeune Blythe était enfermée dans sa chambre, le bruit de son imprimante cassant le silence de la pièce. Maât & Darla n'étaient pas là et Rhys devait certainement discuter voire même aider Annabel dans la cuisine. Enfin, quoique faisaient ses frères, pour une unique fois, elle s'en fichait bien. Ses mains étaient fébriles mais ses gestes, précis. Victoria savait que ce n'était pas non plus le scoop du siècle. Mais être noyer dans les affaires Wagner avait quelque chose d'excitant, d'aventureux. Voire trop dangereux ? Ce n'était qu'un détail dont la jeune fille ne s'était jamais préoccupée. Après tout, Deborah & Lyssa avaient certainement assez de contacts pour pouvoir exercer une certaine pression pour la faire tomber. Mais elle comptait sur le grand Wagner pour protéger ses arrières. Après tout, elle ne pensait pas qu'il allait annoncer à sa femme qu'il avait payé quelqu'un pour la suivre. Il n'était pas assez stupide pour cela. Ses doigts tapèrent sur le clavier alors que ses yeux étaient rivés sur l'écran.

    RDV AUX ALENTOURS DE MINUIT A L'ÉGLISE ST PATRICK.
    PS: INUTILE DE PRÉCISER QU'IL FAUT QUE VOUS VENIEZ SEUL.

Voilà qui était clair mais précis. Assez pour attirer la curiosité du grand monsieur. En espérant que ce soit lui qui réceptionne la lettre. Mais elle ne pensait pas à la possibilité que quelqu'un d'autre l'ouvre - Deborah, par exemple. Papier sobre, contenu sobre et enveloppe sobre. Le cocktail parfait pour s'assurer que Jack Wagner pointe bien le bout de son royal nez. Il était vrai que le lieu et l'heure de leur rendez-vous était assez étrange. Pour avoir un frère chrétien, on aurait pu penser que Victoria respectait un peu cet endroit. Ce qu'elle est. Mais pas assez pour faire cet échange à ce lieu. Mais il semblait, à ses yeux, que cela avait un aspect assez symbolique. Après tout, même s'ils n'étaient reliés que par le papier, Lyssa & Deborah avaient tout de même un lien familial. Mais soit. Ce fut donc à 23 heures du soir que Victoria posta cette étrange lettre à l'abri de tout regard. Le lendemain se passa sans grand remous. C'était tout de même plus intéressant de travailler aux d'Austin qu'au Blue Lagoon Bar. Au moins, elle servait à être chose que de tendre des boissons et autres pâtisseries. De plus, son nouveau et jeune patron était remarquablement attirant. Ce nouveau travail avait donc tout pour lui plaire. Mais le moral et la forme n'étaient pas forcément là, Victoria jetait des coups d'œil fébriles et réguliers vers sa montre, le temps passant bien trop longtemps à son goût. Et le soir arriva enfin. Elle avait prévenu ses frères, ou Darla, ou Annabel, enfin quelqu'un qu'elle rentrerait assez tard avant de partir en vitesse avant une remarque, une réflexion, une questionnement ou tout autre chose qui pourrait la retarder ou lui faire une embûche à son rendez-vous. A 23 heures pétantes, la jeune fille était arrivée au parking du lieu saint, étrangement calme. Victoria eut un regard naviguant vers le cimetière alors qu'elle sortait de sa voiture garée. Son père reposait à quelques pas d'ici. Un pincement au cœur se fit sentir mais elle secoua rapidement la tête et profita de l'heure à attendre à mettre ses messages vocaux et écrits de son portable à jour. Après quoi, le visage tourné vers les portes, alors qu'elle y regardait les figures avec un quelconque intérêt, un bruit de moteur se fit entendre derrière elle. Les mains jointes derrière son dos, Victoria ne prit même pas la peine de se retourner, sachant que trop bien de la personne à qui appartenait cette voiture. Peu de personnes venaient à minuit à l'église en pleine semaine. Pas même son frère. Ce ne fut que quand elle entendit la porte claquée qu'elle se retourna, un léger sourire aux lèvres, alors que Jack Wagner se dirigeait vers elle, le visage soucieux.

    VICTORIA : Bonsoir, monsieur Wagner. (ses paroles étaient sérieuses mais sa voix était toujours ponctuée d'une nuance ironique) J'ai trouvé que c'était le meilleur endroit pour confier les péchés des autres. N'êtes-vous pas d'accord ?

La demoiselle avait son sourire qui s'agrandissait. Il n'y avait que ce genre de choses pour la rendre aussi fébrile, aussi heureuse. Elle avait l'impression de ne pas avoir sourit depuis une éternité. Victoria jeta un coup d'œil aux alentours avant de reporter son attention sur le visage de l'homme.
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- le temps révèle toute chose (victoria blythe)

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