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 ▬ I was moving at the speed of sound.

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Message(#) Sujet: ▬ I was moving at the speed of sound. Dim 25 Sep 2011 - 2:45

I was moving at the speed of sound.
STARRING BLUENN HENIGHAN AND JOE COTTON.


La soirée n'avait pas été très longue mais mon état de fatigue était monumental. Je n'étais pas du genre à me plaindre d'une baisse de régime en temps normal mais là, une violente migraine n'avait eu de cesse de me laminer le crâne durant toute la soirée organisée par des clients de notre agence d'architectes. Un cocktail d'une importance moyenne mais où il avait fallu que je fasse tout de même acte de présence. Ce fut aussi pour cette raison que je me permis de m'y rendre à moto et non pas au volant de ma nouvelle Mercedes. Ainsi, exténué aux alentours de minuit quinze, je tirai ma révérence en prétextant une journée chargée le lendemain, chose véridique mais qui en général ne m'empêchait pas de passer des nuits blanches pour autant. Toutefois, prétendre être un citoyen lambda nécessitant ses huit heures de sommeil avait du bon en cet instant car cette excuse fut accueillie chaleureusement, les uns et les autres saluant ma dévotion à ma boîte. Si seulement ils devinaient, ne serait-ce que l'un d'entre eux, qu'ils m'avaient simplement rendu malade et que je n'attendais qu'une chose : m'assommer à coups de somnifères dans l'espoir de faire enfin taire mon mal de crâne. Après avoir serré une foule de poignées de mains, un sourire forcé aux lèvres mais qui paraissait d'une sincérité troublante, j'eus le droit de rentrer chez moi. Une jeune femme me rattrapa au moment où je récupérai ma veste, me fit les yeux doux dans l'espoir que je la raccompagne mais un coup d'œil sévère de ma part la calma sec. Elle frissonna puis tourna les talons, l'air honteux. Une fois que j'eus récupéré toutes mes affaires, je sortis dans la nuit.
Mon casque coincé sous le bras, les étoiles guidaient mes pas jusqu'à ma moto. Ma veste en cuir me protégeait intégralement du piquant du froid environnant et mes mains ne tardèrent pas à se glisser dans des gants de motard. Après tout, elles étaient mes outils de travaux principaux et il fallait à tout prix que je prenne soin d'elles. Puis, grimpant sur le véhicule, j'enfilai mon casque noir et mis le contact. Instantanément, le vrombissement qui s'en dégagea me fit autant de bien que de mal : de bien parce que j'adorai follement conduire cet engin mais de mal aussi parce que mon cerveau me fit la sensation de se fissurer en deux à cause du bruit. Les sourcils froncés, je fonçai vers la route qui me mènerait jusqu'à chez moi.
Roulant vite, trop vite pour l'heure et la visibilité, je ne semblai pas conscient du danger vers lequel je me dirigeai. Tout ce qui comptait pour moi, c'était d'arriver à ma demeure le plus rapidement possible et j'avais une telle confiance en moi que j'étais persuadé que j'arriverai à me coucher avant une heure du matin si je m'y prenais bien. Le sentiment de vitesse et d'invincibilité que m'insufflait ma moto m'aveuglaient et me rassuraient dans l'idée que j'arriverai à mes fins quoiqu'il en soit. Évidemment, je n'allai pas tarder à tomber de haut – littéralement.
Une fine pluie commença à tomber et si dans un bruit temps elle me parut anodine, elle se révéla rapidement problématique. La route devant moi devenait glissante, je le sentais sous mes roues mais au lieu d'avoir le réflexe de ralentir, j'accélérai, me disant qu'il valait mieux que j'arrive chez moi avant que la pluie ne s'accentue. Malheureusement, il était déjà trop tard et le goudron s'était déjà revêtu d'une fine pellicule d'eau qui me fit perdre le contrôle de ma moto. Mes freins ne répondaient plus, je faisais de l'aquaplanning. Paniqué, je tentai tant bien que mal de retrouver de l'autorité sur l'engin mais mon attention fut soudainement retenue par l'arrivée en sens inverse d'une voiture fonçant droit sur moi. J'eus tout juste le temps de virer à gauche pour éviter la collision mais mon corps fut propulsé hors du véhicule qui finit sa route de biais, les roues folles, à plusieurs mètres. Mon corps quant à lui percuta violemment la route, le flan droit martyrisé. Je vis la lune ironique me saluer, avant de perdre connaissance.
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Roxcy Hollister
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Message(#) Sujet: Re: ▬ I was moving at the speed of sound. Mer 28 Sep 2011 - 13:47

Bluenn avait rarement connu des journées aussi calmes que celle-ci. Elle n'avait pas à courir dans tous les coins de Miami, elle n'avait pas un psychopathe à semer, elle n'avait seulement dû faire acte de présence en cuisine pour préparer à manger à Rafael et son jeune garçon. Le reste du temps libre qu'elle avait sous le coude, elle le passa à profiter du beau temps. Depuis longtemps, elle ne s'était jamais sentie aussi apaisée et sincèrement bien. Elle ne faisait plus semblant et son déménagement y était sans doute pour beaucoup. Même si la présence d'Abby, son ancienne colocataire et son amie, lui manquait, rien ne pouvait remplacer la présence de son meilleur ami. Elle devait pourtant l'avouer aussi, elle se sentait bien plus en sécurité chez lui. Alors, elle se permit à espérer que les jours à suivre ne seraient que du bon et qu'elle pouvait définitivement tourner la page. Son agresseur ne lui avait plus rendu visite depuis un certain temps, elle avait alors espéré de tout son être qu'il s'était lassé d'elle, qu'il était parti loin d'ici mais à présent, elle s'affairait à ne plus lui accorder une moindre importance. Le point à seulement retenir était qu'il ne faisait plus partie de sa vie et que c'était une bonne chose. Elle commençait à devenir folle.
Comme souvent, le temps se dégrada à une vitesse folle. En début de soirée, elle avait décidé de rendre visite à une amie en plein centre de Miami, qui serait ensuite suivit par une sortie au cinéma. Une activité banale qui lui manquait plus qu'elle ne l'aurait imaginé. Même si le sentiment d'être constamment épié prendrait davantage de temps à s'en aller, elle était sereine. A l'heure de rentrer chez elle, la lune était caché par les nuages encore plus noirs que la nuit elle-même. Elle allait devoir faire vite avant de se prendre la pluie sur elle tout en restant prudente. En traversant le pont de Miami qui lui permettait de rejoindre Ocean Grove plus rapidement, une moto la dépassa à une allure folle. « Quel malade. » pensa-t-elle avant de se déconcentrer totalement sur la route. La pluie était tombée d'un seul coup et elle était tellement violente que Bluenn avait l'impression de ne rien voir malgré ses phares. C'est alors qu'elle aperçut comme une sorte de silhouette au loin, apparemment allongé en plein milieu de la route. Elle plissa les yeux pour se adapter sa vue et elle comprit qu'il s'agissait d'une moto. Un hoquet de surprise sortit de sa bouche tandis qu'elle se gara sur le côté. Une fois qu'elle mit le pied hors de son véhicule, elle se trouvait déjà trempée au bout d'une poignée de seconde. La visibilité laissait toujours à désirer mais elle finit par voir une personne, gisant près du trottoirs. Elle ne perdit pas de temps et s'élança en sa direction. Elle tomba à genoux à ses côtés, elle ignorait si la personne était encore consciente ou même encore en vie, elle laissa les mains suspendre dans l'air au dessus du corps qui ne bougeait pas. Elle avait déjà eu affaire à ce genre de situation... dans des films qu'elle tournait et c'était toujours beaucoup plus simple que dans la réalité, et beaucoup moins effrayant. Pourtant elle se fit violence pour ne pas se laisser atteindre par la panique. Toujours dans l'ignorance de savoir si le blessé pouvait l'entendre ou non, elle se rapprocha assez pour lui crier ces mots. « Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer. » Elle tira de la poche de son jean son téléphone portable et composa aussitôt – mais pas sans difficulté – le 911. D'une voix extrêmement maitrisée, elle donna les informations aux urgences et raccrocha lorsqu'on lui signalant l'arrivée d'une ambulance le plus rapidement possible.
Les minutes défilèrent si lentement que Bluenn pensa que l'ambulance n'arriverait jamais et pourtant, elle éprouvant un tel sentiment de soulagement en entendant les sirènes. La pluie ne s'était toujours pas calmée, mais cela ne sembla pas atteindre les secouristes qui l'écarta d'un geste pour s'occuper de la victime. Tout se passa alors en mode accéléré. Bluenn ne savait plus où regardait, tout le monde s'agitait et au moment où l'ambulance s'en alla, elle rejoignit sa voiture pour la suivre. Pourquoi ? Elle aurait très bien pu rentrer chez elle mais elle était beaucoup trop inquiète pour cela. Elle avait besoin de s'assurer que la personne allait s'en sortir. Elle pénétra dans l'enceinte de l'hôpital en faisant taire ses réticences, elle n'avait jamais aimé cet endroit, il lui rappelait beaucoup trop de choses qu'elle désirait oublier. On lui ordonna d'attendre dans la sale d'attente et qu'une personne viendrait la tenir au courant. Résignée, elle s'installa sur l'un des nombreux sièges et patienta, la gorgée serrée.
« Mademoiselle ? » Bluenn se leva alors qu'un médecin s'avançait vers elle. Elle tenta de décrypter les traits de son visage, elle voulait savoir s'il allait lui annoncer une bonne ou une mauvaise nouvelle. « Vous êtes celle qui a appelé les secours n'est-ce pas ? » Elle hocha vivement du chef. « Oui, Bluenn Henighan. Est-ce que... » Le médecin lui fit un signe en secouant légèrement la tête. « Rassurez-vous, il est hors de danger, grâce à vous. » Elle sourit faiblement, elle sentait beaucoup mieux. « Est-ce qu'il serait possible de le voir ? » Après tout, pourquoi accepterait-il ? Elle n'était rien d'autre que celle qui avait joint le 911, elle n'était pas de la famille ni une amie cependant elle sentait comme responsable de cet inconnu. « Allez-y, mais ne restez pas longtemps, il a besoin de repos. » Elle accueillit cette permission d'un geste de la tête. Elle s'avança dans le couloir et une fois devant la porte, elle tapa une fois avant d'ouvrir. C'était un réflexe, elle était persuadée qu'il devait encore être dans les vapes et de ce fait, qu'il n'avait pas dû l'entendre. Un mur cachait encore la vue du patient et elle découvrit progressivement son corps immobile dans ce lit. Elle leva alors les yeux et rencontra ce visage, qui n'avait – à son grand désespoir – rien d'inconnu. Elle recula, les yeux écarquillés. Elle ne voulait pas le croire, ça ne pouvait pas être lui, elle ne pouvait pas lui avoir sauvé la vie. Elle réprima l'envie de s'enfuir en courant mais son attention se porta sur le bloc, accroché au pied du lit. Il contenait très certainement toutes les informations sur le blessé. Prudemment, elle s'avança en tentant de ne pas faire de bruit. Ce n'était plus par simple politesse, mais seulement pour éviter qu'il ne se réveille et ne la découvre là. Elle attrapa le bloc et découvrit enfin, pour la première fois, la véritablement identité de son agresseur. « Joe Cotton » souffla-t-elle. Il ne demeurait plus un mystère pour elle, il ne pouvait plus se cacher derrière des pseudos, elle savait à présent à qui elle avait eut affaire dans le passé. Concentrée sur les feuilles détaillant les blessures et autres broutilles sur Joe, elle ne rendit pas compte qu'il venait de faire un mouvement. Elle releva alors la tête et le bloc faillit glisser de ses mains en s'apercevant qu'il s'apprêtait à ouvrir les yeux. Elle ne décida pourtant pas de partir, elle ne devait plus fuir. Et pour une fois, c'était lui qui demeurait en position de faiblesse.

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Message(#) Sujet: Re: ▬ I was moving at the speed of sound. Dim 2 Oct 2011 - 14:56

Faiblement, et peut-être même étais-je en plein rêve ou délire, je repris conscience. Je luttai contre la lourdeur de mes paupières pour distinguer ce qui m'entourait mais je dus m'être trop violemment cogné la tête sur le béton puisque le visage que je croyais voir penché sur moi était celui d'Henighan. J'eus un réflexe pour tenter de me relever et me dégager mais mon corps ne répondait pas et seul un grognement, étouffé par mon casque, s'extirpa de moi. Réduit à la passivité, j'écoutai avec nervosité – mais sans paniquer, j'étais trop faible pour ça – ce que la voix de la jeune femme (et non pas Bluenn, je me refusai à y croire) me disait. Mon corps entier me faisait souffrir, et plus particulièrement mon flan et mon bras droits, si mal que j'en reperdis connaissance au bout de quelques minutes pour ne me réveiller qu'à l'intérieur d'un véhicule trop fortement éclairé. Une sirène lancinante m'indiqua que j'étais amené d'urgence dans un hôpital mais cette information ne me rassura en rien, au contraire. Toujours incapable de bouger autre chose que mes orteils, je sentis des mains me tripatouiller et si d'ordinaire je détestai être touché, là, je ne fis aucune protestation. De toute façon, avais-je vraiment le choix ? Ma visière était relevée et au bout d'un moment, un type en blouse blanche en profita pour me coller sur le nez un masque à oxygène que je trouvai sur le coup purement inutile. Merci, je savais encore respirer. Je voulus m'en dégager mais l'homme m'immobilisa et m'intima l'ordre de rester statique parce qu'on ne savait toujours pas si ma colonne vertébrale était touchée ou non. Là, j'eus envie de paniquer.
Quelques minutes plus tard, je me réveillai une nouvelle fois mais cette fois, je me retrouvai dans un couloir dont les contours étaient indéfinis tellement mon déplacement était rapide. J'étais emmené dans une pièce que je présumai être un bloc opératoire. Une fois à l'intérieur, une infirmière se chargea de me plaquer un nouveau masque sur le nez mais à présent, pour m'endormir. Tandis que je me sentais une nouvelle fois partir dans un sommeil sans rêve, je me demandai avec nonchalance à qui je pourrais bien manquer si l'opération foirait. Drôle de question puisque celle que j'aurais du plutôt me poser était de savoir à qui ma disparition ferait la grande plus joie. Muse, Bluenn – surtout Bluenn – Maya, mes concurrents … La liste était longue.
Je ne me réveillai que plusieurs heures plus tard. Encore plus las, encore plus affaibli et engourdi. A présent, c'était ma tête qui me lançai furieusement. Mais j'arrivai à bouger. Pas le bras droit toutefois, puisqu'il était emplâtré et je ressentis une douleur légère (que je soupçonnai être endormie par les anesthésiants) sur mon côté droit. Un passage de ma main gauche sous mon vêtement me confirma la présence d'un bandage : je m'étais cassé des côtes. Grimaçant, je fixai le plafond au-dessus de moi et regrettai déjà mon comportement inconscient sur la route. Je tentai de me souvenir de ce qu'il s'était exactement passé lorsque j'entendis frapper à la porte de ma chambre. Par réflexe, je fis semblant de me rendormir : je n'avais pas envie d'entendre un médecin me sermonner. J'entendis ensuite des pas s'approcher de mon lit mais je ne bougeai toujours pas. La présence se fit de plus en plus proche et au bout d'un moment, à ma grande surprise, se fut une voix très familière qui me parvenue dans un murmure. Bluenn. Nom de nom, je n'avais donc pas rêvé. Paniqué par la situation dans laquelle je me trouvai, mon cerveau se mit à fonctionner à mille à l'heure. En temps normal, je lui aurais sauté au cou pour lui arracher mon dossier, et l'obliger à oublier ce qu'elle venait de lire mais là, j'étais incapable de produire autant d'efforts. Il fallait que je fasse preuve de malice et d'intelligence. La solution m'apparut alors comme une évidence : quitte à être souffrant, autant pousser l'effet jusqu'au bout. Je risquai gros, très gros, mais je n'étais pas à mon premier essai : mentir était une seconde nature chez moi et je ne mettais pas en doute mes talents de comédiens. Ce que je craignais, c'était qu'un médecin vienne contredire mon discours trop rapidement. Mais je devais tenter le tout pour le tout, aussi, lorsque j'ouvris les yeux et aperçu la jeune femme, je n'eus aucune expression prouvant que je la reconnaissais ou que j'éprouvai la moindre crainte à la découvrir là. Doucement, je levai ma main gauche et massai mon visage, comme si je sortais à peine d'un songe profond. Je tentai ensuite de me redresser, en vain, et abandonnai alors, me résignant à rester allongé. J'articulai ensuite avec maladresse mes premiers mots depuis mon accident, d'une voix perdue et à peine audible. « Qu'est-ce qui m'est arrivé ? Vous êtes infirmière ? » Je m'éclaircis la gorge en passant une main sur ma gorge et réalisai à ma grande surprise que j'avais un large pansement en haut de ma poitrine. Décidément, je m'étais pas mal amoché. « Où est Sam ? Est-ce qu'elle attend dans le couloir ? » Sam, mon ex-fiancée que j'avais à deux reprises largué la veille de nos unions. Rien de mieux pour temporaliser ma « pseudo perte de mémoire » à au moins 6 ans.
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Roxcy Hollister
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Message(#) Sujet: Re: ▬ I was moving at the speed of sound. Dim 9 Oct 2011 - 12:09

Bluenn aurait pu paniquer, elle aurait très bien pu ne pas supporter d'être de nouveau face à son agresseur et partir d'ici pour ne plus se retourner mais elle était restée. Ses pieds n'osaient plus faire le moindre mouvement, c'était comme si elle était collé au sol, déterminée à ne pas baisser les yeux. Plusieurs scénarios défilèrent dans sa tête quant à la réaction de Joe face à la présence de la femme qu'il avait pris plaisir à malmener pendant de longs mois. En revanche, elle ne s'était pas attendu à ce qu'il ne la reconnaisse pas. Déstabilisée intérieurement, elle resta impassible face à lui tout en fronçant les sourcils. Etait-ce une de ses ruses ou bien le choc avait été tellement violent qu'il demeurait encore dans le brouillard ? Elle resta ainsi planté au bout de son lit à le fixer. « Où est Sam ? Est-ce qu'elle attend dans le couloir ? » Comme déclic, Bluenn afficha de l'étonnement. Sam ? Jamais entendu parlé, et ce n'était pas étonnant, quand il lui rendait visite ce n'était pas pour bavarder. Puisqu'elle n'avait plus le choix, elle fit un pas de côté pour contourner le lit mais laissa encore une grande distance entre lui et elle. Elle restait sur ses gardes, méfiantes. Elle ne pouvait prédire les agissements de Joe, peut-être même se jouait-il d'elle et au moment où elle se rapprocherait, il trouverait le moyen de la faire taire une bonne fois pour toute. Elle le détestait davantage pour l'avoir conduite à devenir aussi paranoïaque. « Non, je ne suis pas infirmière je suis juste.... juste celle qui a vu votre accident et qui a appelé l'ambulance. » Elle était mal à l'aise mais elle se servit de ses talents de comédienne pour le cacher et laisser paraître un léger détachement lorsqu'elle parlait. Qu'il se moque d'elle ou non, elle ne voulait pas lui laisser croire qu'il pouvait l'atteindre. Beaucoup trop de rancœur bouillonnait en elle et la simple vue de son visage l’écœurait presque. Et cela ne lui ressemblait pas. Bluenn n'était pas de ces personnes qui portent autant de haine en elles. C'était une jeune femme vivante et tout particulièrement aimante. Elle n'était pas pour autant naïve, l'ambiance dans laquelle elle avait grandit plus jeune lui avait bien fait comprendre qu'on ne pouvait se fier qu'à soi-même la plupart du temps mais en grandissant, elle avait rencontré assez de bonnes personnes pour lui faire revoir progressivement son jugement. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Joe et une carapace s'était formée autour de Bluenn. Elle chassa tous les mauvais souvenirs et mauvaises pensées de sa tête et reprit : « Je ne connais pas non plus de Sam. Qui est-elle ? Le personnel peut peut-être s'arranger pour la joindre... » Une idée lui vint alors. Puisqu'il semblait ne pas se souvenir d'elle – si ce n'était vraiment pas de la comédie – autant que la situation lui serve. Plus elle en apprendrait sur lui et mieux ce sera. Il avait déjà menti sur son identité, mais le mystère n'existait plus à présent puisqu'elle connaissait son véritable nom. Elle était bien décidé à en savoir davantage pour s'en servir contre lui. Elle avait oublié ce que c'était d'avoir les cartes en main face à une personne aussi imposante. Qu'il joue ou non, aux yeux de Bluenn, il était pris au piège.

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Message(#) Sujet: Re: ▬ I was moving at the speed of sound. Mar 1 Nov 2011 - 20:47

Je dus me faire violence pour ne pas lever les yeux au ciel d'exaspération lorsque Bluenn me répondit. Elle pouvait prétendre être n'importe qui : une infirmière bien sûr, mais même un médecin voire un chirurgien et me mettre en charpie dans le quart d'heure et … non. Elle préférait dire la vérité. Elle était actrice ou pas du tout ? Décidément, cette jeune femme me tapait sur le système autant qu'elle me fascinait. Ses réactions m'étaient toujours difficiles à appréhender et son regard, impossible à sonder. A cet instant, était-elle seulement en colère contre moi ? Elle n'en avait pas l'air, elle paraissait si calme et sur la défensive qu'il m'était impossible de mettre un doigt sur son humeur précise. Qu'à cela ne tienne, j'allai devoir combiner avec ça, et continuer à faire l'amnésique parce que ma liberté en dépendait. J'étais coincé, fait comme un rat : elle savait mon identité et j'étais à présent trop blessé pour espérer m'enfuir de manière efficace. Ma seule solution était donc bel et bien la perte de mémoire et de préférence, de longue durée. J'avais donc choisi six ans parce que j'avais le vague souvenir qu'à l'époque où j'étais encore avec Sam, je savais faire preuve d'un peu plus de compassion pour les autres. Sam avait réussi à m'affaiblir assez pour faire de moi un homme non pas vertueux mais en tout cas capable d'aimer. Une époque que je préférai en général ignorer mais que s'il fallait l'utiliser pour sauver ma peau, je n'hésiterai pas une seconde.
Toujours pas mal sonné, je portai une main devant mes yeux pour calmer le tournis qui me lançait et lui répondis avec une profonde reconnaissance. Qui cette fois, était sincère. Je pouvais l'avoir maltraité et détesté parfois, elle venait de me sauver la vie et ça, ça avait de la valeur. Je ne savais pas exactement laquelle ni comment j'allais procéder pour payer cette dette mais j'estimai que des remerciements étaient un bon début. « Merci. » J'abaissai ma main et la regardai dans les yeux. « D'avoir appelé les secours … D'être restée. » Et je savais quel courage cela lui demandait, surtout de rester face à moi de la sorte, sans prendre ses jambes à son cou. Bluenn ne figurait pas au sommet de la liste de mes victimes pour rien : elle sortait véritablement du lot. Lorsqu'elle reprit la parole pour m'annoncer qu'il n'y avait pas de Sam m'attendant (quelle surprise!) je feintai l'incompréhension et l'inquiétude. Je m'agitai comme si j'espérai pouvoir me lever mais c'était peine perdue. J'étais trop faible. Docilement, je relâchai mes efforts, le dos appuyé contre la tête du lit, et luttant contre les douleurs que je ressenti à différents endroits dans cette position. Mais peu importe, il fallait que je me tienne correctement face à Bluenn. « Sam, c'est ma fiancée. Une belle brune, au teint hâlé ? Elle est forcément là, c'est la première qu'on doit appeler s'il m'arrive quelque chose. On doit se marier dans un mois. Appelez-la, s'il vous plait, elle doit être à son bureau, c'est une acharnée du travail. Le New York Times ? Elle travaille pour le New York Times. » Je pris ouvertement le risque de lui parler de Sam mais c'était pour mieux me couvrir. Samantha Miles avait effectivement été journaliste au New York Times et il y a six ans, nous vivions ensemble à Manhattan. Ainsi, je fis donc croire à Bluenn que je pensai être à NYC et non pas à Miami. Il y avait de fortes chances qu'après ça, l'actrice décide d'essayer d'entrer en contact par tous les moyens avec mon ex mais j'étais persuadé qu'elle ne trouverait pas grand chose. Sam s'était déplacée en Europe il y a trois ans et travaillait à Londres à présent. Même si Bluenn arrivait à remonter jusqu'à elle et même si cette femme me haïssait aujourd'hui, je savais qu'elle ne me trahirait pas. Nous avions été faits l'un pour l'autre, j'avais tout ruiné et n'avais exprimé aucun remords mais je savais qu'elle tenait encore à moi et qu'elle le ferait probablement jusqu'à la fin de ses jours. Comment pouvais-je en être aussi certain ? Tout simplement parce que c'était mon cas. Je n'avais jamais su l'oublier et je n'avais d'ailleurs jamais eu le désir. Je ne nierai jamais ce que nous avions vécu mais ne glorifierai rien pour autant. J'avais tourné la page, mais je gardai le début du roman gravé en moi, comme un trésor que rien ni personne ne pourrait me retirer.
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Message(#) Sujet: Re: ▬ I was moving at the speed of sound. Mer 21 Déc 2011 - 19:31

Elle éprouva une pointe d'amertume à l'égard de Joe. Elle avait tant l'impression que la situation était trop belle pour être vraie qu'elle avait encore du mal à se rendre compte qu'elle tenait réellement les ficelles. Il l'avait réduite au niveau de moins que rien, il l'avait rabaissé, il avait fait d'elle son jouet fétiche et maintenant, la situation était inversée. Elle le détestait tant pour ce qu'il l'avait fait devenir. Et jamais elle ne pourrait éprouver l'envie de le remercier pour l'avoir rendu plus forte. Lorsqu'il la remercia de l'avoir sauvé, elle se retint d'ajouter que si elle avait su un peu plus tôt qui il était, elle l'aurait peut-être abandonné au bord de la route et aurait continué son chemin. Elle voulait s'en persuader en tout cas car elle savait pertinemment qu'elle n'aurait pas pu laisser un homme à la mort, même si cet homme méritait ce sort. C'était ce qui la différenciait de lui, et ce simple fait l'aida à calmer sa colère. Elle restait pourtant méfiante, il pouvait avoir oublié les derniers évènements, dans l'esprit de Bluenn c'était toujours bien gravé. Elle se contenta donc de hocher la tête pour accepter ses remerciements, de toute manière elle ne savait pas quoi dire alors autant faire simple.
Elle regretta presque de ne pas avoir de carnet et un crayon sous la main pour prendre des notes mais heureusement elle avait une assez bonne mémoire et elle savait qu'elle garderait ces informations dans un coin de sa tête. Elle feinta l'inquiétude pendant un bref moment puis arbora à nouveau un visage impassible. Alors comme ça, il avait été fiancé ? Voire peut-être même marié. La façon dont il avait de traiter les femmes – à moins d'être unique, et elle en doutait – il lui était presque inconcevable que ce Joe Cotton soit un jour tombé amoureux ou qu'il ait même fait preuve d'une certaine attention à l'égard d'une femme. Même si il lui manquait une grande partie de l'histoire, elle éprouva une certaine compassion pour cette Sam. « Je suis désolée, je suis la seule à avoir attendu pour vous... voir. » Encore une fois, dans d'autres circonstances elle ne serait pas restée. Sa bonté lui couterait définitivement la vie un de ces jours. « De toute façon, nous ne sommes pas à New York, mais à Miami. » ajouta-t-elle sur ton neutre. Elle éprouva un certain plaisir presque malsain, cela ne lui ressemblait pas mais puisqu'elle n'était plus tellement elle-même en présence de Joe, ce n'était pas surprenant. Elle espérait qu'il souffrait de ses blessures, et même si elle regretta presque ses pensées, elle savait que ce désir était bien plus grand que son sens moral. « Le médecin vous éclairera plus sur votre état. Je peux l'appeler si vous voulez. Et puis, votre accident a été violent, une chance en effet que je me sois trouvée là... » Oui, quelle chance. « Vous voulez boire un peu d'eau ? » Sortie comme un cheveu sur la soupe, elle s'affairait déjà à prendre un verre qui se trouvait sur la table de nuit et à le remplir d'eau. Elle s'apprêtait à l'aider à se relever pour qu'il puisse boire mais avec maladresse, ou pas tellement, elle appuya sa main libre sur le bras meurtri du patient. « Oh, pardon. » dit-elle avec un fin sourire sur les lèvres. « Vous n'avez pas besoin qu'on vous martyrise davantage. » Car si cela avait été le cas, elle ne se serait pas privée.

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Message(#) Sujet: Re: ▬ I was moving at the speed of sound. Jeu 26 Jan 2012 - 0:10

Je feignis l'incompréhension. Mon visage eut un rictus nerveux et mon regard se voila d'un rideau de tristesse. Ce n'était pas difficile de jouer la comédie : il était facile pour moi de paraître véritablement affecté par cette nouvelle assez désolante. En effet, il n'y avait strictement personne dans ma vie pour venir à mon chevet même lors d'un grave accident. Peut-être Maya, à la limite et encore rien n'était moins sûr : elle n'était que ma secrétaire après tout et si elle aurait effectué le déplacement, cela aurait été pour savoir si elle pourrait bénéficier de quelques jours de congé en raison de mon absence. Toutes les personnes qui m'entouraient étaient intéressées. « Je vois » soufflai-je d'une voix rauque. Je haussai ensuite les sourcils, supposément surpris. J'essayai de me redresser, tournant vainement la tête à droite et à gauche mais abandonnai dès que la douleur de ma nuque me relança. « Miami ? » Je fermai les yeux comme pour digérer l'information. Les yeux toujours clos, j'ajoutai. « Qu'est-ce que vous me racontez ? » Je rouvris les yeux et la fixai avec insistance, les sourcils froncés, comme si je la prenais pour la dernière des folles. « On ne peut pas être à Miami, je n'ai jamais mis les pieds là-bas. » Elle me répondit alors qu'il valait mieux que j'attende le médecin pour obtenir de meilleures informations. Exact, mais j'espérai de tout cœur qu'elle ne soit pas présente au moment où il rendrait son diagnostique car il risquait de révéler que mon cerveau – et ma mémoire – n'avait pas été touché.

Lorsqu'elle me proposa à boire, naturellement je ne refusai pas. Ma gorge me faisait la sensation d'être en feu. Je me redressai tant bien que mal mais m'interrompis en sentant sa main presser mon bras blessé. Pour quelqu'un qui était censé m'aider, c'était assez rude. Je poussai instantanément un grognement proche du gémissement mais j'étais incapable de dégager mon bras. Mon visage grimaçai et un éclair de furie traversa mon regard que je dissimulai aussi rapidement qu'il apparu. Les dents serrées, je baissai les yeux pour tenter de retrouver mon calme et surtout, de faire taire la douleur qui lançait mon bras. Je devinai et j'étais même certain qu'elle l'avait fait exprès. Je la connaissais sur le bout des doigts : elle n'était pas capable de faire le moindre mal à une mouche et si c'était le cas, elle se répandrait en plates excuses. Là, elle arborait un sourire trop joyeux pour être honnête et sa voix était celle qu'elle prenait quand elle jouait la comédie dans ses films. Elle s'était endurcie, et avait accaparé un sadisme dont je ne la croyais pas capable. De toute évidence, j'avais réussi à la changer – en mieux ou en pire, cela restait encore à définir. Ce qui était sûr, c'était que dans l'immédiat, j'aurais préféré me retrouver face à la Bluenn du début : naïve et spontanée, prête à apporter tout son soutien à autrui et pas à se faire un malin plaisir à les torturer. Quoiqu'il en soit, je réussi à relever un regard pitoyable sur elle, accompagné d'un demi-sourire. « Ce n'est pas grave … Ce sont des choses qui arrivent je présume. » dis-je d'une voix basse avant de tendre très lentement mon autre main en direction du verre. J'avais très soif. « Puis-je ? » Je la regardai avec un reflet suppliant au fond des yeux. Oserait-elle me priver d'eau alors que j'étais sur un lit d'hôpital ? Si la réponse était oui, j'avais créé un monstre.
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Message(#) Sujet: Re: ▬ I was moving at the speed of sound. Sam 11 Fév 2012 - 22:05

Il n'y avait rien à ajouter, amnésique ou pas, tout ce qu'elle voyait de lui était un monstre de sadisme, un tortionnaire. Bluenn n'allait pas soudainement tourner sa veste et agir amicalement envers lui, pas avec sincérité en tout cas. Elle restait malgré tout confuse, même si ses sentiments lui dictaient de ne pas se laisser avoir, elle savait ce fameux Joe très doué pour obtenir ce qu'il souhaitait, valait mieux qu'elle reste sur ses gardes malgré son apparence bienveillante. Elle continua donc de sourire, on lui avait souvent dit qu'elle dégageait quelque chose d'agréable, une aura qui incitait systématiquement les gens à l'apprécier d'un seul regard, elle en joua sans honte. Tout était permis n'est-ce pas ? Les coups bas, l'hypocrisie... puisque Bluenn n'était pas sûre à cent pour cent que l'état de Joe était à croire selon ses dires, c'était tout ce qui restait à la jeune femme : le jeu.
Oubliant un court instant le verre qu'elle tenait dans une main, elle baissa les yeux en sa direction et feignit l'étourderie. « Tenez » souffla-t-elle en lui tendant le verre pour qu'il le prenne. Elle l'aida à se relever de manière à ce qu'il soit confortable pour boire et qu'il ne s'étouffe pas, malgré l'idée tentante. Elle reprit le verre maintenante vide et le reposa sur la petite table de chevet. Elle mourra tant d'envie de lui poser des questions, elle avait le sentiment qu'elle pouvait agir sans craindre quoique ce soit étant donné les conditions mais puisqu'il ne devait normalement plus se souvenir d'elle, ce n'était pas du tout simple. Alors que faire ? Quelles solutions s'offraient à elle ? Elle pouvait se contenter de partir, en espérant qu'il était vraiment amnésique et qu'il repartirait pour New York, là où il pensait réellement habiter. Ou alors, elle pensa aussi se faire passer pour une connaissance, dans le cas où il n'aurait aucun souvenirs bien entendu, elle n'aurait aucun mal à le lui faire croire, ainsi elle pouvait s'assurer d'être assez proche de lui pour récolter des informations qui pourraient lui servir dans un avenir proche. Mais tenait-elle vraiment à passer du temps avec cet homme ? Elle qui s'était donnée tant de mal pour s'éloigner de lui, en vain. Le destin, pour ceux qui y croyaient, semblait vouloir jouer de sales tours à Bluenn. Elle en était presque amère. Elle aurait pu tomber sur n'importe qui, et il avait falut que ce soit lui. « Ecoutez, je sais que vous devez être déboussolé mais... (elle sortit de son sac un stylo et un bout de papier qu'elle arracha d'un carnet)... je vous laisse mon numéro de téléphone. Si jamais vous avez besoin d'un peu de compagnie, vous n'aurez qu'à m'appeler. » Elle ignorait encore si ce qu'elle était en train de faire était une bonne idée, mais après tout il avait pénétré son intimité sans aucun problème, ce n'était pas un numéro de téléphone qui agraverait la situation. Tout ceci étant encore dans le cas où il se foutait d'elle ouvertement. Elle déposa le morceau de papier sur la table de chevet, adressant un mince sourire en croisant son regard. C'était étrange, jamais elle n'aurait imaginé que cela lui serait si simple de sourire à Joe et pourtant... « Vous devez vous reposer, je vais donc vous laisser. » Et comme si cette situation ne pouvait pas se montrer encore plus embarrassante, elle resta plantée là une poignée de secondes qui semblaient être des minutes et quitta finalement la pièce en refermant la porte derrière elle. Elle s'arrêta, les yeux clos et soupira longuement. Mon dieu, venait-elle vraiment de proposer son aide à son agresseur ? Elle avait le sentiment qu'elle allait le regretter. Elle passa devant l'accueil et une idée lui traversa l'esprit. Par chance, personne ne faisait attention à elle, il venait d'y avoir un accident, tout le monde courrait dans tous les sens. Elle profita alors de ce lapse de temps pour regarder dans le registre et s'empara rapidement du papier certifiant l'admision de Joe Cotton, avec les informations trouvées sur lui notifiée noir sur blanc. Elle ne prit pas le temps de connaitre les détails, elle ferait cela chez elle et fourra le papier dans sa poche avant de quitter l'hôpital une bonne fois pour toute. A présent, elle savait à qui elle avait affaire...


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