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 many problems have their solutions. (r)

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Message(#) Sujet: many problems have their solutions. (r) Lun 12 Sep 2011 - 1:13


Comme tous les Dimanches soir, Phoebe était de service. La plupart des gens étaient censés ne pas travailler en ce jour du seigneur, la plupart seulement. Pas de repos pour qui veut vivre confortablement - ou plutôt pour qui doit nourrir deux bouches en plus de la sienne. Phoebe avait toujours été très travailleuse, avec des responsabilités pareilles elle savait pertinemment qu'il le fallait : après tout, l'argent n'allait pas rentrer tout seul. Depuis le début - c'est à dire depuis qu'elle avait légalisé son statut de tutrice, la blonde savait très bien dans quoi elle avait mit les pieds. Deux enfants : c'était une lourde charge, une charge qu'elle avait bien voulu porter, préférant devoir se tuer au travail pour subvenir au besoin des siens plutôt que voir ceux-ci être amenés par les services sociaux. Elle aimait beaucoup trop ses frères pour les abandonner, et jamais elle n'avait eu à regretter cette décision. Jamais. Pas même lorsqu'elle avait du se vendre auprès de quelques hommes peu scrupuleux dont l'argent sale, avait su la dépanner en temps de crise. Et Dieu seul savait que des crises il y en avait eu un bon paquets. Ces derniers temps, la famille Rowe - ou du moins ce qu'il en restait depuis le décès des deux parents, était en plein dans l'une d'elle. Phoebe n'avait plus un sous en poche. Pas même de quoi acheter ne serait-ce qu'une baguette de pain. Elle comptait sur la gentillesse de son patron pour avoir droit à un emprunt qui plus tard serait déduit sur sa paye. Elle aurait très bien pu demander à sa tante de quoi payer des courses, mais elle n'avait pas le courage de le faire. Sa tante ne roulait pas sur l'or non plus et avec six enfants à nourrir, celle-ci avait autant besoin d'argent que Phoebe - si ce n'est plus. Phoebe pouvait après tout se payer le luxe d'économiser un loyer, tandis que la marâtre Rowe elle, ne le pouvait pas. Tant pis pour la fatigue accumulée ces six derniers jours, la jeune femme avait tellement besoin d'argent qu'elle aurait été prête à se prostituer pour en posséder, une solution extrême qui d'ordinaire ne lui effleurait pas l'esprit. Excepté aujourd'hui... A la fin de son service, alors que sa montre affichait les vingt-trois heures passées, la jeune femme décida d'aller réclamer son du au patron après avoir soigneusement garé son scooter devant la pizzeria. Lorsqu'elle passa le seuil de la porte, tout comme d'habitude, Phoebe eu droit à quelques regards envieux de la part de ses collègues masculins. L'un d'eux - avec lequel elle était sortie un peu moins de trois mois, coula un regard noir en direction des trois jeunes hommes immobiles en train de la fixer puis se tourna vers elle, un grand sourire aux lèvres. Reconnaissante, Phoebe ne pu que lui rendre la pareille, ses lèvres vermeilles s'étirant toutefois un peu moins que les siennes. D'un hochement de tête entendu, la blonde poursuivit son chemin et se dirigea vers le bureau de son patron : Mr. Saltzman. Mr. Saltzman était un homme d'une quarantaine d'années, tout ce qu'il y avait de plus charmant, bien loin du stéréotype du pizzaïolo au ventre bedonnant et au caractère grincheux. Il était au contraire plutôt beau - ses cheveux blonds vénitien enchantant généralement la gente féminine, et aimable. Un oiseau rare si on peut dire car avouons le, ce genre de personnes ne courent pas les rues de nos jours. Phoebe l'appréciait pour son détachement total envers ses employés. Ce n'était ni un harceleur sexuel, ni une fouine posant trop de questions et cela lui convenait parfaitement. Il ne se souciait pas des problèmes que rencontraient la jeune femme, il n'avait même jamais osé lui demander pourquoi elle réclamait souvent des emprunts. Seul le travail bien fait l'importait, et Phoebe pouvait se vanter si elle le voulait d'être une employée modèle sans mentir. Elle était ponctuelle et amicale : qualités nécessaire à l'emploi. Son seul 'vice' - si cela en était un, était celui d'oublier très régulièrement de re-remplir le réservoir de son scooter quand elle avait finit de l'utiliser. En vérité, la plupart du temps, les pompes à essences étaient toutes hs lorsqu'elle finissait son service, l'heure étant très avancée en général. Une goutte de pluie dans l'océan, cela n'avait guère d'importance. Ainsi, convaincue d'avoir la solution à son problème lorsqu'elle pénétra prudemment dans l'office du quadragénaire, la jeune femme esquissa un large sourire dévoilant une rangée de dents parfaitement blanches. Elle s'adressa à l'homme assit dans le fauteuil avec politesse : « Bonsoir, Mr. Saltzman. Mon service est fini, je vais pas tarder à rentré mais avant j'aurais un service à vous demander. » lui dit-elle en se postant face à lui. Se raclant la gorge et prenant une grande inspiration elle attendit quelques secondes et poursuivit enfin : « J'ai besoin d'un emprunt, pourriez vous me l'accorder ? Vous le déduirait comme d'habitude sur le salaire du mois prochain. » annonça t-elle de but en blanc. « Prends ces 500$ ils sont à toi. » répondit-il aussitôt sans la moindre hésitation, accompagnant ses dires d'un sourire aimable. Phoebe poussa un soupir de soulagement et saisit la liasse de billets verts qu'il lui tendait généreusement, n'oubliant pas de sourire en pensant au délicieux petit-déjeuner qu'elle allait pouvoir préparer le lendemain matin pour ses frères. Avec tout cet argent elle-même allait pouvoir se permettre de goûter à la chair sucré d'un pancakes et cela n'avait pas de prix. Satisfaite elle s'empressa de répondre un : « Merci ! » enthousiaste avant de s'éclipsée. L'humeur plus légère la blonde se débarrassa rapidement de sa panoplie de livreuse avant de saisir son sac et ses clefs de voiture. Enfonçant la liasse dans la poche droite de son jean, elle y laissa sa main afin d'être certaine de ne pas perdre l'argent en route puis se dirigea vers l'extérieur, saluant ses collègues d'un geste évasif de la main gauche. Elle était véritablement soulagée, c'était comme si un poids énorme venait de soulagées ses frêles épaules. S'engouffrant dans l'habitacle frais de sa voiture, Phoebe prit le temps d'expirer un long moment en déposant sa tête sur l'arrière de son siège, les yeux clos, comme apaisée. Ce fut le bruit de quelqu'un toquant à sa fenêtre qui la fit brutalement redescendre sur terre et reprendre contact avec la réalité. Qu'elle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle croisa le regard de la personne se tenant en face d'elle...
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Message(#) Sujet: Re: many problems have their solutions. (r) Mar 25 Oct 2011 - 18:39

Travailler était un concept assez inédit pour moi, j’avais préféré glander pendant des années, sans comprendre ce que mon cher et méprisant papounet pouvait trouver d’épanouissant à travailler sans arrêt. Pas plus que je ne comprenais Nick, encore que par moment, j’avais le sentiment que cuisiner relevait surtout du passe-temps et du plaisir, si j’étais à peine douer pour chauffer un plat tout préparé, mon frère était au moins doué pour faire nettement mieux. Et si mon talent était en réalité la procrastination ? Ce n’était pas si impossible après tout. Même si ce serait assez original comme talent je devais le reconnaitre. Mais depuis que j’avais trouvé cet emploi de strip-teaseuse je n’avais plus à me plaindre. Certes je roulais sur l’or grâce à tout ce que j’avais gagné à cette machine à sous, mais j’avais une raison de me lever tout les jours aussi. Bon ce n’était pas vraiment un rythme de travail tout à fait normal tant et si bien que j’en perdais le sens des réalités parfois. Comme en ce dimanche où j’étais persuadée de devoir prendre mon poste et danser jusqu’à la fermeture. Je m’étais préparée, j’avais également entreposée mes tenues dans un grand sac que je ne réservais qu’à ça et ce ne fut qu’une fois arrêtée devant le club que je réalisais ma bêtise, il était fermé. Je devais prendre ce travail trop à cœur désormais, à tel point que j’en oubliais les jours de repos imposés et ceux que je méritais. Un peu dépitée presque déçue de n’avoir rien à faire de la soirée, je me décidais à enfermer les affaires dans le coffre de ma voiture et d’aller dans la pizzeria juste en face dans l’espoir de manger un petit quelque chose. Attablée dans ce petit établissement à l’ambiance sympathique que je ne connaissais pas, je me demandais si je n’étais pas entrain de faire une erreur. Non pas dans le choix de ma pizza, mais surtout de mon avenir. J’avais surement trop écouté les personnes autours de moi, surtout mon frère d’ailleurs qui s’inquiétait un peu trop à mon gout de ce que je comptais faire. D’après lui, je ne pouvais pas m’assoir sur ma fortune éternellement et encore moins travailler dans un club de strip-tease juste pour agacer le patriarche, ce n’était pas valable selon lui. Il n’avait peut être pas tout à fait tord, mais je n’avais pas envie de me prendre la tête c’était sans doute un défaut, mais je ne voulais pas faire d’études, et je n’avais aucun projet particulier que j’aurais pu financer grâce au pactole qui reposait gentiment à la banque. C’était un tord je le savais et il m’arrivait de culpabiliser lorsque je voyais des personnes autour de moi galérer à ramasser un minimum d’argent pour nourrir leur famille ou réparer le réfrigérateur tombé en panne à la mauvaise période de l’année, à savoir noël. Tous passait des heures infernales à bosser encore et encore et je me retrouvais l’esprit léger à prendre mon service qu’à une heure du matin, payer pour danser et me déshabiller bien que je n’ai pas vraiment besoin de ces revenus. Ce n’était ni la carrière rêvé, ni la vie rêvé, mais la stabilité me faisait peur, j’ignorais pourquoi, mais je ne pouvais m’empêcher de craindre de devenir comme toutes ces personnes à la vie monotone et toutes aussi semblables, je voulais vivre des choses différentes, quitte à prendre des risques inutiles. En revanche, c’était peut être le moment idéal pour moi de préparer une véritable vengeance. Pas une crise existentielle comme je l’avais fais quelques mois auparavant, mais augmenter d’un cran. Spontanément et prise dans mon délire je passais un coup de téléphone à l’un de mes amis résident à Las Vegas, celui-là même qui allait signer la chuter de l’empire Summerfield. L’ambition ne faisant pas partie des cartes déposés dans mon berceau, je me fichais pas mal de l’image associé à mon nom, il y aurait mon frère pour redorer le blason familiale à la limite. Mais à peine avais-je raccroché que je fus interpellé par une longue crinière blonde qui était très loin de m’être inconnu. Suivant cette magnifique silhouette, si familière, du regard, je ne pris qu’une petite poignée de secondes avant de me décider à la suivre. Laissant un billet sur la table dépassant largement le prix de la pizza commandée que je n’avais pas encore touchée. Rejoignant cette jeune femme à l’extérieur je la vis s’engouffrer dans sa voiture. Accélérant le pas de peur qu’elle ne s’enfuit avant que je n’ai pu lui parler, je finis par arriver à hauteur de sa fenêtre sur laquelle je martela quelques coups. Surprise, elle me regardait sans trop savoir comment réagir avant de descendre la vitre. « Tu sais, je préférerais au moins avoir la permission de monter dans ta voiture ou de t’en voir sortir. » Lui offrant un large sourire, j’étais pourtant surprise de la retrouver ici. « Ça faisait longtemps. »
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Message(#) Sujet: Re: many problems have their solutions. (r) Dim 6 Nov 2011 - 14:56


« Tu sais, je préférerais au moins avoir la permission de monter dans ta voiture ou de t’en voir sortir. » Phoebe manqua de s'étouffer avec sa salive lorsqu'elle entendit la voix si familière de Jackie. La regardant d'un air totalement absent, abasourdie par cette simple rencontre la jeune femme mit quelques minutes à réagir, ayant du mal à croire que Jackie se tenait là, juste en face d'elle. Combien y avait-il de chances sur un million pour qu'elles se rencontrent ? A priori aucune, du moins, c'était ce que pensais Phoebe jusqu'à présent qui avait carrément oublier l'existence de son interlocutrice. Elle avait sans doute trop à faire avec le présent pour se soucier une seule seconde du passé qu'elle cherchait justement parfois à oublier. « Je-je t-en prie, entre. » lui répondit-elle enfin après avoir reprit ses esprits. Elle lui fit signe de prendre place du côté passager, non sans esquisser un légèr sourire encourageant alors qu'elle dardait sur elle ses prunelles bleus. La pizzeria était le dernier endroit sr Terre où Phoebe s'attendait à croiser la rouquine, après tout il s'agissait plus d'un endroit infâme avec son odeur d'huile persistante q'un lieu où se pressaient des gens au porte-monnaie bien remplit en quête de quelque chose de familial. Il semblait que Miami n'était pas une ville aussi grande qu'il n'y paraissait, en même temps, elles habitaient toutes deux dans le même quartier, leur rencontre était à prévoir. « Ça faisait longtemps. » ajouta alors Jackie en lui souriant. Cette remarque ne fit que rendre Phoebe un peu plus nerveuse qu'elle ne l'était déjà, la poussant à adopter un langage plutôt particulier. « Je-hum...tu-as raison. C'est-c'est très... » Surprenant ? Effrayant ? Réjouissant ? La pauvre Phoebe ne pu jamais terminer sa phrase, trop honteuse. Agir ainsi ne lui ressemblait guère mais le fait est que la blonde n'avait pas pour habitude de recroiser ses ex - non ex ? ou peu importe - et qu'elle ne savait par conséquent pas du tout comment s'y prendre. Certes elle était véritablement heureuse de la revoir mais elle craignait qu'avec le temps, elles soient devenues autre chose que des amies quittés en bon terme. Elle n'aurait probablement pas du craindre une telle chose mais c'était plus fort qu'elle. Et complètement idiot bien sûr. « Je suis désolé. » lui dit-elle enfin en affichant un petit sourire désolé, baissant les yeux sur le volant qu'elle se mit à faire tourner comme une enfant. « C'est idiot mais je pensais que...tu enfin... Laisse tomber. » ajouta t-elle en passant une main dans ses cheveux, gênée. Essayant de prendre le dessus sur son stress - sans doute accumulé durant toute la semaine - la jeune femme sourit simplement en se tournant vers Jackie. En la détaillant bien, elle perçut quelque chose de changer en elle, cependant pas physiquement puisqu'elle ressemblait toujours à la Jackie qu'elle avait connu lors de ses vacances passées chez sa tante et qui était devenue son amie au fil du temps. Quoiqu'elle n'était guère certaine que le terme 'amie' convienne. A vrai dire, Phoebe avait du mal à mettre des mots sur ce qui les unissaient, elle ne savait pas comment considérer Jackie avec qui elle avait - il faut le dire - tout de même partager un peu plus qu'une simple amitié. Elle aurait bien voulu avoir l'opinion de la jeune femme sur cela d'ailleurs mais elle estimait que ça pouvait encore attendre. Elle voulait profiter de cet instant sans songer à rien d'autre quand bien même, malgré elle, ses pensées se bousculait dans sa tête et lui donnait mal au crâne. « Je suis contente de te revoir. » confia t-elle, sincère alors qu'elle plongeait son regard dans celui de sa comparse. Quelque chose lui disait que cette soirée promettait d'être plus longue qu'elle ne l'avait espérer - ce qui n'était pas pour lui déplaire, bien au contraire.
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Message(#) Sujet: Re: many problems have their solutions. (r) Ven 3 Fév 2012 - 21:00



Je ne parvenais pas à trouver les mots pour définir ce qu’était notre relation par le passé. J’étais habituée à entretenir des amitiés assez spéciale et je ne mentirai pas, ma relation avec Phoebe avait toujours été une source de questionnement, même à l’époque. Nous étions plus jeune mais pas moins innocentes finalement, elle ne venait que pendant les vacances, et j’étais toujours ravie de la retrouver. C’était bien souvent compliquée entre nous, peut-être avais-je tendance à toujours compliquer mes relations ? Nick me le reprochait souvent, il mentionnait mon côté obsessionnel, mon attachement presque immédiat et ce que le manque pouvait provoquer chez moi. Les gens normaux devenaient accrocs à des substances illicites comme la drogue, l’alcool voir plus simplement la cigarette. Bien sur il y avait aussi les accrocs au travail -ce que je ne comprendrai jamais- à la bouffe, au sport, au sexe -ça se comprenait amplement- mais moi je développais une addiction aux personnes que je fréquentais. Néanmoins avec Phoebe tout était toujours particulier et je ne pouvais m’empêcher de me sentir aussi enthousiaste qu’effrayée de la retrouver. Mon impulsivité m’avait conduite jusqu’à sa voiture presque sans réfléchir aux conséquences, c’était une habitude chez moi. Je devais aussi admettre que je la trouvais toujours aussi mignonne même lorsque je devais tordre le cou pour capter son regard. Néanmoins je fus ravie de constater qu’elle ne me rejetait pas de but en blanc comme je me l’étais imaginée. Elle déverrouilla les portes et je me dirigeais très vite vers le siège passager, retrouvant un peu de chaleur et tentant d’oublier la nervosité que notre proximité suscitait. « Très étrange ? » j’espérais avoir deviné le reste de sa phrase ou tout du moins qu’elle ressentait la même chose que moi. Je n’étais pas vraiment à l’aise et pourtant je n’avais aucune envie de partir, comme si ces retrouvailles demeuraient trop importantes pour que j’y mette un terme pour une simple gène. Je voyais bien dans son regard fuyant qu’elle ignorait totalement comment se comporter avec moi et je serais bien mal placée pour la juger, puisque j’ignorais totalement ce que je devais faire de mon côté. J’optais pour le naturel, rester fidèle à moi-même serait sans doute la meilleure solution, même si cela pouvait aussi s’avérer être un énorme défaut. J’avais beau être fière de mon tempérament atypique, j’avais conscience qu’il faussait largement mes relations sociales. Je me rendis compte que je fixais mes mains que lorsque Phoebe s’adressa de nouveau à moi, à croire que je réagissais comme une enfant timide ce qui ne m’était jamais arrivé auparavant. Laisser tomber ? Moi ? Cela ne m’arrivait jamais et je comptais bien savoir tout ce qu’elle pensait. « Non vas-y dis moi ! Qu’est-ce que tu pensais ? » Que j’aurais changé de trottoir et l’aurait ignoré ? J’étais parfois si fière que j’en aurais été capable oui, mais une part de moi réclamait sa présence. Elle m’avait manqué, je ne savais pas comment interpréter tout ça et mes pensées étaient bien trop flou à l’heure actuelle mais c’était pourtant bien le cas. Je me retournais alors, me mettant dans une position bien plus confortable pour discuter avec mon interlocutrice, souriant malgré moi à sa réponse, admettant ainsi que je partageais son opinion. « Moi aussi, je ne m’attendais pas à te trouver ici, c’est une bonne surprise. Tu travailles ici alors ? » C’était une question stupide, je venais de la voir discuter avec le patron tandis que j’attendais ma pizza, de mon côté, je ressentais comme une gène à devoir éventuellement parler de mon activité professionnelle. D’ordinaire cela ne me gênait pas et même j’en étais assez fière, toujours dans la provocation, devenir strip-teaseuse ne devait pas surprendre. Pourtant je craignais qu’elle n’ait une image plus négative de moi en l’apprenant. Naïvement, j’espérais pouvoir réorienter la conversation sur quelque chose de plus personnel et ciblé, nous. Notre relation, ces retrouvailles, ce que l’on devait en penser. « Je ne pensais pas te revoir un jour .. » Admis-je, même si je l’avais souhaité et même si j’avais précieusement enfermé pas mal de mes souvenirs dans des cases très enfouis de ma mémoire, je ne l’avais jamais complètement oublié. « Pourquoi avions-nous perdu contact déjà ? » Ce n’était peut être pas très malin de remettre cela sur le tapis, pourtant, peut être qu’un élan de maturité m’avait frappé au moment où j’étais monté dans le véhicule, mais j’étais convaincue que quelques abcès méritaient d’être percés. Une fois de plus j’étais un peu gênée, je sentais cette angoisse se former dans ma gorge mais tentait de garder une parfaite maitrise de moi-même.

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