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 IS THIS THE REAL LIFE? (pv)

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Message(#) Sujet: IS THIS THE REAL LIFE? (pv) Sam 3 Sep 2011 - 0:45

En poussant les portes du FBI ce matin, elle avait toujours l'impression que c'était la première fois qu'elle y mettait les pieds. C'était encore tout récent, elle n'avait pas entièrement pris tout ses repères mais elle commençait progressivement à connaître l'endroit. Toujours autant émerveillée par le sérieux de l'endroit, elle n'arriverait pas à se faire à l'idée qu'elle faisait partie de cette grande famille, qu'elle était membre de cette agence gouvernemental, c'était juste extraordinaire. Jamais elle n'avait eu la prétention de croire que son génie informatique lui vaudrait une place au sein d'un tel système. Et elle ne s'en plaignait pas. Pas même diplômée à l'université, elle avait une place dans ce milieu si difficile d'accès. Comme quoi, elle devait réellement croire en ses capacités pour que des gens aussi haut placés l'acceptent parmi eux. Oh mais elle devait tout ceci en grande partie à Prim, qui avait insisté auprès de ses supérieurs pour laisser une chance à Sinaya. Elle ne savait toujours pas comment la remercier, elle venait de lui offrir la seule et unique carte qui lui permettait de rester aux États-Unis, alors qu'elle avait décidé de repartir pour l'Angleterre.
Après l'ouragan, après la mort de Meredith, Sinaya ne s'était plus sentie à sa place. Elle avait dégringolée, elle s'était transformée et la personne qu'elle était devenue lui plaisait pas. Elle s'était dit que le mieux était donc de rentrer, de retourner aux sources. Dans le fond, son pays natal lui manquait énormément mais elle savait, à l'heure où elle avait prit sa décision, qu'Ocean Grove allait lui manquait davantage. Ce n'était pas tant le quartier bien évidemment, mais ses habitants. Elle s'était construite une nouvelle vie avec sa sœur, cette vie qui avait perdu tout son sens lorsque Meredith avait perdu la sienne. Cette période fut certainement l'une des pires que Sinaya n'ait jamais vécu. Heureusement, elle avait des personnes sur qui comptait à ce moment là, même si elle était si bien partie pour faire n'importe quoi. Un souvenir de ses bêtises, n'était rien d'autre qu'un tatouage sur son bras gauche. Il n'était pas bien moche mais après les évènements, on avait bien remarqué qu'elle ne l'assumait pas. Elle entrait dans le monde des grands, mais rien n'était gagné, elle devait encore faire ses preuves et elle était parfaitement consciente que ça allait être extrêmement long.
A l'heure du déjeuner, elle quitta sa salle informatique pour rejoindre le bureau de Prim. Elle avait la chance de l'avoir dans son équipe, au moins elle ne se sentait pas totalement perdue. « Tu peux prendre ta pause, qu'on déjeune ensemble ? » dit-elle en posant son regard sur la brunette. Elles s'étaient rapidement vues le matin même avant de partir pour le boulot puisqu'elles vivaient sous le même toit, au même titre que Brody, qui d'ailleurs était le frère de Prim. Ces deux là, en plus de l'avoir aidé à obtenir un job plus que plaisant, lui avait offert une maison. Elle était pire que chanceuse.
En obtenant une réponse positive de Prim, les deux jeunes femmes se dirigèrent vers la cafétéria de l'agence. La nourriture ici n'était pas digne d'un grand restaurant mais ils avaient tous si peu de temps pour manger que cela suffisait. Elles s'installèrent à une table libre, des plateaux remplis. « J'ai toujours du mal à croire que je mange dans les bureaux du FBI. J'ai l'impression d'être dans une série typiquement américaine. Sans les beaux garçons à chaque recoins. » lança-t-elle sur le ton de la plaisanterie.
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Message(#) Sujet: Re: IS THIS THE REAL LIFE? (pv) Mer 26 Oct 2011 - 17:37



L’accumulation de travail, voilà une chose qui en découragerait plus d’un, mais ça avait le don de réjouir et permettre à la jeune Prim Rhodes de sourire. Malgré ses capacités intellectuelles hautement supérieures à la moyenne nationale, la brunette n’était pas de ces personnes dont l’humour restait étriqués entre quelques blagues d’un niveau inaccessible pour 96% de la population. Sa maladresse en société était certes un véritable handicape, mais elle travaillait sur son comportement pour se fondre dans la masse plus aisément. Mais travailler pour le FBI était une raison supplémentaire pour voir le monde extérieur l’éviter. Être au service d’une institution comme celle-ci effrayait vraisemblablement les autres, ce qui envenimait son côté un peu paranoïaque. Se fondant toujours sur des faits, Prim voyait en cette crainte, une preuve irréfutable d’une certaine culpabilité. Elle n’avait rien d’effrayant, si elle avait apprit à se servir d’une arme ce n’était que pour se défendre en cas de besoin, partant sur le terrain parfois, il lui arrivait de rencontrer de sacrés phénomènes. Ne portant son arme de service que durant son travail, elle n’était pas pour autant à l’aise avec ça, et ne comptait pas s’en servir à tout bout de champ. Ce n’était pas non plus son intention que de prendre ses voisins comme cible, si la jeune femme pouvait se montrer obstinée, son obsession pour son travail ne la conduisait pas pour autant à trouver d’hypothétiques dossiers en chaque personne qu’elle pourrait croiser. La pile qu’elle retrouvait chaque matin au bureau était bien assez imposante sans qu’elle ne se sente dans l’obligation de se donner du boulot supplémentaire. Une habitude toute récente, puisque la jeune Rhodes eut toujours cette fâcheuse tendance durant sa scolarité à bosser plus que ce que ses enseignants n’auraient exigé de leurs élèves. Une perle pour tout instituteur, un cauchemar pour tout élève passant déjà suffisamment d’heure sur un devoir de mathématique qui n’aurait prit qu’une dizaine de minutes tout au plus à Prim. Ses difficultés en société provenaient sans doute de là, le rejet des enfants de son âge avait laissé une emprunte indélébile qui influençait désormais son comportement. Ce qui ne l’arrêtait pas pour autant au contraire, elle n’était pas du genre à renoncer facilement. D’autant qu’à présent, son emploi lui permettait de faire la rencontre de personnes toutes aussi particulières qu’elle. Bon évidemment il y avait un pourcentage non négligeable d’imbéciles dans les couloirs du FBI. Mais ce n’était pas tout, bien heureusement. Ses qualités intellectuelles étaient enfin appréciées mais aussi nécessaires, de quoi redonner une certaine bonne humeur à l’Australienne. Alors lorsqu’elle passait les portes du bâtiment, lorsqu’elle croisait des collègues de travail qui la saluait poliment, Prim avait se sentiment d’accomplissement comme si tout les buts qu’elle s’était fixée dans la vie étaient enfin atteint. Bien sur ce n’était pas totalement le cas, mais son épanouissement professionnel y contribuait beaucoup. Comme à son habitude, avant même de déposer ses affaires à son bureau et s’y installer, la jeune femme s’offrait le luxe non négligeable d’une tasse de café. Et comme on pourrait l’apprendre dans de nombreuses séries télévisées, il fallait être courageux pour boire le café du FBI.
Finalement assise à son bureau où trônait une photo de famille prise dans la maison familiale en Australie, elle réalisait par moment qu’elle avait de la chance de retrouver Brody à Miami, elle n’était plus seule et savoir que son grand-frère était près d’elle était rassurant. Mais elle n’avait guère le temps pour se pencher sur sa nostalgie du pays, un monticule de dossiers l’attendait sagement. Dans chacun de ces dossiers, des tueurs en séries ou des dangers mineurs ou supposés, des requêtes de la part de différents bureaux de police aux quatre coins des Etats-Unis. La jeune femme était sensée leur transmettre son profil face aux différentes informations auxquels ils lui donnaient accès. Parfois celui-ci aidait lors d’une enquête de routine, d’autres il s’agissait d’un appuie supplémentaire lors d’un procès en cours, ou même de la révision d’un procès. Tout les scénarios étaient envisageables et Prim ne pouvait jamais prévoir ce qu’elle allait découvrir dans chacune de ces pochettes, elle allait de surprises en surprises et c’était ce qui lui plaisait d’ailleurs. Des surprises glauques certes, mais c’était bien son genre d’apprécier ce que personne ne saurait comprendre. Ce n’était pas tant les horreurs qu’elle trouvait dans chacune de ces affaires, mais plutôt la complexité des auteurs de ces crimes, leur évolution, leur vie, tout ce qui les avait conduit à devenir ce qu’ils étaient à présent. Et comme à son habitude, perdue dans ses dossiers et ses différentes analyses en cours, Prim n’avait pas vu les heures défilées et avait complètement ignoré les signaux que son estomac lui envoyait pour lui rappeler de prendre sa pause déjeuner. Mais elle pouvait compter sur Sinaya pour ne pas la laisser mourir de faim. Sinnie était à présent son amie, colocataire et également collègue de travail. Elle avait rencontré la blondinette par le biais de son frère qui s’en était rapproché durant l’année précédente vraisemblablement. Par la suite, l’ex petit-amie de Brody qui n’était plus qu’une amie -mais le relationnel n’était pas le genre de choses que Prim parvenait à retenir aisément- avait donc déménagé chez son petit-ami, ou sa petite-amie ? Du même coup, son frère avait décidé d’héberger Prim mais aussi Sinaya qui traversait une mauvaise passe depuis l’Ouragan. C’était de cette façon que les deux jeunes femmes s’étaient d’abord rapprochées, évidement la tendance de l’Australienne à se prendre pour une entremetteuse ne passait pas inaperçu mais elle n’était pas connue pour sa discrétion. Ainsi le talent de Sinnie pour l’informatique, lui valut un poste au sein du FBI après insistance et arguments de poids avancée par son amie. Geste tout à fait altruiste et elle n’avait, bien sur, rien exigé en contrepartie. La brunette était simplement heureuse de pouvoir travailler avec une amie et avoir pu lui venir en aide, d’une certaine façon elle avait l’impression de se sentir plus normale, ou tout du moins accepté par quelqu’un d’autre que son frère.
Après avoir rejoint Sinaya à la cafétéria et avoir choisi son repas avec minutie -comme toujours- elle prit place en face de son amie qui ne perdit pas une seconde pour s’émerveiller une fois de plus de son nouvel emploi. Elle avait le don d’apporter une certaine fraicheur et spontanéité dont la vie de l’Australienne manquait cruellement, et c’était sans doute ce qu’elle aimait tant chez elle. Souriant à sa remarque, elle devait admettre qu’elle n’avait pas fait attention au physique de ses collègues n’ayant pas songé une seconde à en faire un « terrain de chasse » mais c’était plus fort qu’elle, il fallait qu’elle rationnalise. « Savais-tu que nos critères de beauté étaient essentiellement fondés sur une image paternelle ou ce qui s’en rapproche ? Il paraitrait, que les femmes recherchent en l’homme de leur vie, des caractéristique physiques qu’on retrouve chez leur père. Ce serait des choix tout à fait inconscient comme la symétrie du visage par exemple, l’écart entre les yeux. Des détails dont on a même pas conscience. » Marquant une pause tout en mélangeant sa salade avant d’en prendre une bouchée, le jeune docteur en sociologie qu’elle était, reprit de plus belle. « De mon côté j’espère quand même que c’est faux, ce serait assez bizarre vu que mes frères ressemblent aussi à mon père, sans la calvitie. Encore que Brody risque fort d’en avoir dans quelques années. Mais je pense qu’il ressemblera plutôt à ma mère, du moins dans le comportement, il adorait déjà l’imiter quant il était petit. Mettre ses chaussures, il jouait avec son maquillage parfois tandis que mon autre frère démolissait mes poupées avec lesquelles je ne jouais pas. Je parie même que Brody finira par mettre le même genre de pantoufle roses que porte ma mère. » Ne se rendant absolument pas compte de ce qu’elle révélait comme étant des secrets de famille pour lesquels un frère pourrait tuer, Prim se contenta de sourire avant de poursuivre son repas bien que cette salade était infecte.


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