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 IN DARKNESS SHE'S ALL I SEE (pv)

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Message(#) Sujet: IN DARKNESS SHE'S ALL I SEE (pv) Mar 30 Aoû 2011 - 2:55








    in darkness she is all i see;
    Just when we think we figured things out, the universe throws us a curveball. So, we have to improvise. We find happiness in unexpected places. We find ourselves back to the things that matter the most. The universe is funny that way. Sometimes it just has a way of making sure we wind up exactly where we belong. JAY



Qui aurait cru que, du jour au lendemain, tout s’arrangerait dans la vie de Tray Rannigan ? Au cours des derniers mois, la vie du jeune homme avait revêtu les allures d’un cauchemar sans fin, et les moments de bonheurs s’étaient comptés sur les doigts d’une main. Obsédé jour et nuit par l’objet de ses craintes et de ses désirs, celui que jusqu’alors rien ne semblait toucher était devenu du jour au lendemain un homme tourmenté. Tray n’aurait jamais cru qu’une seule personne puisse autant chambouler sa vie, et, en temps normal, ne l’aurait jamais accepté. Réputé pour être arrogant, suffisant et indifférent au monde entier, il était désormais méconnaissable, car son bonheur dépendait maintenant d’une seule personne. Autrefois, il avait toujours eu main mise sur son destin et ses émotions, et était terrorisé à l’idée de perdre un jour ne serait-ce qu’une parcelle du contrôle qu’il exerçait sur chaque aspect de sa vie. Aujourd’hui, il était terrorisé par ce qui était en train de lui arriver, car pour la première fois de sa vie, il laissait quelqu’un d’autre avoir une influence sur ses émotions. Ne plus avoir les rênes en main alors qu’on avait été habitué à les maîtriser avec une poigne de fer pendant près de trente ans avait quelque chose de franchement angoissant. Mais, paradoxalement, Tray avait l’impression de goûter pour la première fois au bonheur. Pas celui qu’il avait cru connaître jusqu’à présent, à chaque fois qu’il s’était senti heureux ou satisfait. Désormais, c’était d’un vrai bonheur, pur et authentique, dont il s’agissait. Un sentiment d’exaltation et de bien-être que seule une personne pouvait lui procurer. Jane Blodwen.

S’agissait-il d’amour ? Tray n’osait même pas envisager une telle éventualité. Jamais il n’y avait été confronté, du moins, en ce qui le concernait. Nombreuses avaient été les fois où il avait assisté aux déclarations de petites amies énamourées, auxquelles il répondait à chaque fois en réalisant une prouesse de diplomatie pour réussir à esquiver et ne pas se voir obligé de leur réciproquer leurs sentiments. Tray n’était pas un amateur d’amour. Il n’y croyait tout simplement pas, car il n’en avait jamais ressenti le besoin. Il n’était pas étranger à l’affection, l’attachement et la tendresse. Mais jamais l’amour n’avait fait partie de son éventail de ses sentiments. Seulement, Jane venait tout compliquer, car pour la première fois, Tray réalisait que ses maigres substituts à l’amour ne parviendraient pas à la retenir et la garder auprès de lui. La peur de la perdre une nouvelle fois le hantait plus que jamais, maintenant qu’il avait sérieusement été confronté à la perspective de ne plus jamais la retrouver. Il n’en restait pas moins effrayé de l’intensité des sentiments qu’il développait à son égard depuis maintenant une bonne année. Elle était parvenue à tout chambouler dans sa vie, sans même l’avoir demandé, alors que des dizaines de filles avant elle avaient tout essayé pour obtenir une place dans son cœur, sans succès. Jane n’avait rien fait pour être aussi importante aux yeux de Tray. Et pourtant, voilà qu’il ne parvenait plus à envisager sa vie sans elle. Si effrayante la perspective de définitivement changer pour une femme pût-elle être, Tray commençait tout doucement à s’y faire, conscient que c’était la meilleure chose qui puisse lui arriver. Pour la première fois, il envisageait un autre mode de vie qu’il menait. Pas dans la mesure où il s’agissait de s’investir dans une relation : il y était déjà parvenu plus d’une fois, avec pour preuve son mariage de deux ans, qui n’avait pas pris fin par sa faute. Il s’agissait plutôt de l’idée de devoir prendre en compte une nouvelle dimension dans les sentiments qu’il éprouvait. Ceux qu’il s’était permis d’éprouver jusqu’alors avaient été bien trop superficiels. Maintenant, il n’était plus question d’esquiver ou de bluffer. Cela ne fonctionnerait plus. Et, qui plus est, la perspective de mentir à Jane le rendait désormais malade.

Chacun des moments passés en sa compagnie le rendait plus heureux qu’il ne l’avait jamais été. Pouvoir savourer la présence de Jane sans avoir à prétendre ne vouloir d’elle que de l’amitié, ou, au contraire, quelque chose de déplacé, n’avait pas de prix. Chacune des étreintes qu’ils partageaient, chacun des regards et des sourires qu’ils échangeaient, chacune des paroles qu’ils s’adressaient faisaient naître en Tray une gerbe d’étincelles de bonheur. Il nageait dans la plus grande félicité, se sentant béni tant il était heureux d’être parvenu à obtenir une nouvelle chance. Cette fois-ci, il ne la gâcherait pas, cela ne faisait aucun doute. Il avait compris les enjeux et ferait tout pour faire plaisir à Jane et la rendre heureuse. Comme, par exemple, l’accompagner à ce mariage auquel elle voulait absolument assister, alors qu’une dizaine de dossiers s’empilaient sur son bureau depuis des jours et des jours dans l’attente d’obtenir enfin un peu d’attention de sa part. Bien que sachant pertinemment que ce n’était pas raisonnable, Tray avait promis à Jane de venir avec elle au mariage de Bonnie, dont elle était l’amie et la collègue. Le rendez-vous était fixé aux alentours de quinze heures, mais connaissant Jane, le jeune homme avait pris une bonne heure et demie d’avance. Ayant revêtu son plus beau costard, Tray vint chercher Jane dans sa sempiternelle BMW noire. Sur le trajet jusqu’à la plage de Miami, où se déroulaient les festivités, Tray eut bien du mal à garder les yeux rivés sur la route, tenté de contempler sa petite amie qui était plus belle que jamais dans sa robe de soirée. Lorsqu’ils arrivèrent sur place, leurs mains entrelacées, Tray ne rata pas un seul des regards qui se posèrent sur eux, les détaillant comme à la loupe. Car voir Tray Rannigan s’afficher de la sorte n’était pas chose courante. Et voir Tray et Jane ensemble, alors que l’ensemble des invités du mariage avait assisté à la soirée de Halloween chez les Morecci, relevait du surréaliste. Mais jamais Tray, qui en temps normal n’accordait déjà pas la moindre importance à l’opinion des personnes qui l’entouraient, ne s’était aussi peu soucié de ce qu’on pouvait penser de cette situation. Tout comme il n’accordait pas la moindre importance aux quelques regards incrédules face à son expression réjouie et son visage resplendissant de bonheur. Et dire qu’une seule personne était à l’origine de tous ces changements…

Posant son regard pâle sur sa dulcinée et ses lèvres se retroussant en un petit sourire en coin, Tray s’adressa à Jane de sa voix désormais douce et charmeuse : « Alors, à qui veux-tu faire semblant de t’intéresser en premier ? Madame Salmon, ton livreur de légumes, le mec sourd du n° 4251 ? » Ponctuant ses paroles d’un baiser furtif et d’un clin d’œil complice, Tray resserra ensuite son étreinte sur la main de Jane, mû d’une bonne volonté inhabituelle à la perspective de passer l’après-midi majoritairement en compagnie de personnes ennuyeuses et pompeuses.

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