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 Even if you justify (...)

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Message(#) Sujet: Even if you justify (...) Mer 3 Juin 2009 - 18:00

« Even if you justify every f*cking bullshit lie, it only makes me want to break you. »

STARRING NEAL ROWLANDS & RHYS BLYTHE




    Neal Rowlands. Ou la quintessence de tout ce que l'être humain pouvait disposer de négatif en lui aux yeux de Rhys Blythe. Lâcheté, dédain, désintérêt et insolence. Cependant jusqu'ici, Neal faisait parti du passé. Une partie du passé irritante et désagréable à traiter. Aussi, on évitait clairement de parler ni même de penser à lui. Depuis son départ lâche et insensé, Rhys avait définitivement refusé de participer à la moindre conversation le concernant : il voyait combien cette fuite avait blessé et fragilisé sa jeune sœur et cela le répugnait profondément. Il avait pourtant fait preuve d'une retenue totale face à Victoria, refusant d'ajouter à son chagrin mais au fond de lui, le jeune homme gardait la promesse de fracasser Neal à la première occasion. OK, vous vous dites que c'était sûrement une pensée sur le coup de la surprise et de l'énervement ? Et bien méprenez-vous, sept ans plus tard, Rhys gardait la même ambition : faire regretter à ce jeune homme d'avoir brisé le cœur pour la première fois de sa jeune sœur. Bien sûr, les mauvaises langues insisteraient en disant que le jeune homme n'avait strictement aucune raison de s'immiscer si fortement dans la vie de sa sœur mais Rhys s'en moquait : il avait vu d'un si bon œil la liaison de Vicky et Neal avant cette disparition, il avait eu tellement confiance à l'époque en cet adolescent qu'il s'était lui-même senti trahi par ce départ.
    Alors, tandis que Rhys ne pensait pas véritablement possible qu'une mauvaise nouvelle puisse s'ajouter à celles qui s'accumulaient ces dernierdernières semaines dans la vie des Blythe, il fit la bien triste expérience qu'au contraire, cela était effectivement réalisable. La consternante information ne tarda pas à être su par l'étudiant : Victoria était un véritable livre ouvert pour son frère aîné. Il dut certes batailler avec insistance et constance pour réussir à faire avouer à la jeune femme ce qui la perturbait. En effet, elle était un soir rentrée l'humeur bougonne et le regard fuyant et ceci, Rhys ne put le louper. Il craignit un instant qu'elle n'ai commis une frasque avec son amie Lullaby Walkers qui aurait mal tourné et ses craintes grandissaient de plus en plus au face à la ténacité de Victoria à ne rien lui déclarer. Pourtant, à bout de patience, Vicky finit par lui annoncer le retour de Neal, avant de s'enfuir à l'étage et de claquer sa porte sans vergogne ; laissant Rhys estomaqué. Neal Rowlands. De retour à Ocean Grove. Sept ans plus tard.
    Les poings du jeune homme se crispèrent malgré lui tandis qu'il essayait de digérer l'information. Pourquoi ce retour soudain ? Pourquoi ce retour maintenant ? Pourquoi un retour, tout court ? Rowlands devait très certainement être revenu pour quelque chose – ou quelqu'un et cette idée ne fit que décupler la colère qui commençait à monter en Rhys. Si Neal était revenu pour la sœur Blythe, il risquait de trouver bien plus qu'une Blythe. Sans avertir et ne pensant pas qu'il puisse trouver de paix sans s'être assuré de ses propres yeux que ce retour était effectif, Rhys sortit de la maison et, malgré que le soleil déclinait déjà dans les cieux, monta la rue Apple Road jusqu'à atteindre la maison qu'il désirait. Sonnant à la porte du numéro 1707, Rhys patienta pendant cinq bonnes minutes avant de traduire ce silence comme une absence des propriétaires. Pourtant, loin de lui la possibilité de se détendre enfin – Rhys était bien trop fébrile et le fait de ne pas pouvoir mettre la main sur Neal ne faisait qu'augmenter sa nervosité. D'un pas précipité, il regagna alors le numéro 1666 et sauta dans sa Land Rover et, avant même que son chien ne puisse venir le rejoindre sur la banquette arrière, fonça en direction de l'Église d'Ocean Grove.
    Prier, voilà qui réussirait à le calmer.
    Sept minutes plus tard, le jeune homme gara sa voiture négligemment – le parking de l'Église était vide à cette heure-ci – et il descendit de son siège avant de prendre une profonde respiration. Entrer dans un lieu sacré en ayant des pensées meurtrières n'était sans doute pas la meilleure idée qui soit. Cependant, Rhys finit par gravir les marches du parvis et posa sa main droite sur la lourde porte d'entrée. Dieu, tiens toi prêt à accueillir l'une de tes brebis égarées.
    Le visage fermé, Rhys actionna la poignée et se sentit presque immédiatement envahi par l'aura bénéfique que possédait ce lieu : depuis toujours à vrai dire, mettre un pied dans cette Église le submergeait de soulagement. C'était un sentiment encore meilleur que de rentrer chez soi. … Malheureusement, rentrer chez soi, c'est aussi prendre le risque de retrouver sur son canapé, avachit, son pire ennemi.
    En l'occurrence, Rhys ne tarda pas à se rendre compte que quelque chose clochait dans ce décors de perfection : une tête brune se détachait à l'extrémité d'un banc du tout premier rang et lui tournait le dos. Au premier abord, le jeune homme pensa qu'il devait s'agir d'un fidèle coriace mais plus Rhys progressait dans sa marche, plus il sentit sa mâchoire se crisper en reconnaissant cette nuque et en devinant ces épaules comme celles élargies et bâties par le temps du môme qui fréquentait sept ans auparavant sa petite sœur. Envolées sensations de bien être et de miséricorde – le choc et la frustration de voir cet homme arrivant même à s'installer dans son Église finirent de faire bouillir à nouveau de la colère dans les veines de Rhys. Alors qu'il n'était pas encore arrivé à sa hauteur, Rhys parla d'une voix forte pour interpeller Neal Rowlands et qui raisonna alors dans l'enceinte du bâtiment.

      « Dis-moi que tu te moques de moi … Et après quoi, je vais te retrouver dans ma salle de bain, faisant trempette dans ma baignoire ? Qu'est-ce que tu fiches ici, Rowlands ? »


    Son regard lançait des éclairs et son pas se faisait de plus en plus rapide afin de rejoindre le jeune homme qui venait de se retourner pour voir qui s'adressait à lui. D'avance, Rhys pensa alors qu'il allait devoir bien se confondre en prières avant de se coucher car il sentait que ce « tête-à-tête » n'allait certainement pas rester sans étincelle.
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Message(#) Sujet: Re: Even if you justify (...) Ven 12 Juin 2009 - 19:46

    Depuis combien de temps habitait-il ici ? Cela semblait probablement bizarre pour certains si ils apprenaient que Rowlands n'était jamais entré dans l'Église de la ville. En même temps cela ne devrait pas surprendre si on apprenait qu'il n'avait jamais pris le temps d'en visiter d'autres. On ne pouvait pas dire qu'il en était un mordu, l'Église l'effrayait. Et il prenait ses acolytes pour des monstres qui devraient aller se faire soigner. Mais en faite, l'église était quelque chose d'inconnu à ses yeux et jamais, ses parents ne l'avaient forcés à devoir croire à quelque chose, qui à ses yeux était abstrait. Il s'était alors contenté de vivre aisément sans jamais prononcé ce mot, sans jamais pénétrer dans la demeure de Dieu. & il fut jusqu'à aujourd’hui, content de cette façon de pensée, satisfait de n'être jamais tomber dans le piège. Si il aurait du choisir, il aurait été sans hésitation du côté du diable. Du moins il aurait toujours envisagé le pire tant que l'opposition était faite avec Dieu & ses croyances. Son père n'est absolument pas croyant, ni même son frère -du moins pas d'après ses souvenirs. Quand à sa mère, elle en était une croyante hors paire, jusqu'à ce qu'elle rencontre monsieur Rowlands, qui depuis était son seul Dieu. Et pour lui, l’image qu’il s’était faite sur l’église, Dieu et compagnie était légitime et lui semblait tout à fait normal. Le jeune homme avait quitté sa maison, sourire au coin des lèvres, passant comme d'habitude devant celle des Blythe, à quelques pas de la sienne en y jetant un bref regard, espérant y apercevoir sa sublime confidente. Mais il reporta son regard sur la route dès sa déception de ne pas la voir. Depuis qu'il avait revu sa Victoria, il voyait les choses différemment, sans vouloir affronter la réalité pour autant. Il savait pourtant qu'il devrait un jour tout lui avouer, mais ne trouvait pas la force pour. Les mains sur le volant, il quittait le quartier résidentiel pour rejoindre les alentours de Miami. Il s'était garé vers le cimetière, ne jetant aucun coup d'oeil à ses nombreuses tombes, avant de refermer la portière de la voiture pour se diriger finalement vers l'église. D'un pas décidé, les mains dans les poches et un regard ahuri, le jeune Rowlands venait de monter les quelques marches du parvis. Il s'arrêta alors, soupirant en laissant ses paupières se fermaient. Incontestablement il n'était pas rassuré, il était plutôt inquiet et n'osait penser au après cette entrevue. Pourtant, malgré l'envie flagrante de vouloir fuir cet endroit maudit, Neal restait planté là, sans bouger. Aussi; si son intérieur lui demander de faire demi tour, ses jambes n'obéissait seulement à l'appel de rentrer dans l'église. C'était comme si quelqu'un lui disait de venir, comme si il sentait quelque chose l'attirait vers la demeure. Peut-être étais-ce simplement la curiosité de savoir ce qui s’y cachait, lui qui était si curieux. Mais il ne définissait pas la personne qui l'appelait, ni comment il arrivait à battre sa peur de l'église. Aussi simplement que faire du vélo, respirer, manger; il fit un pas devant l'autre, avant de se retrouver à quelques millimètres de la porte d'entrée, les yeux écarquillés. Le silence était à l'apogée, les battements de son coeur s'accélérait à chaque secondes passées. Neal détourna le regard sur chaque côté de la porte, pour apercevoir de la présence de deux bénitiers. Enfin, il posa délicatement sa main sur la lourde porte, qui fit un léger grincement à son ouverture, comme usée par les années; en bois. Si l'extérieur du bâtiment était plongé dans un silence assourdissant; l'intérieur était bien pire. Neal avait concentré un maximum de courage pour oser franchir le seuil de l'entrée; mais chose faite, il se sentait apaisé. Et il ne manquait pas d'observer la venue d'une musique à très bas niveau. A gauche ce sont les fonts baptismaux; à droite le confessionnal, éclairé par une ouverture en forme de coeur. L'allée centrale est bordée de huit bancs de chêne. A l'extrémité se trouve la chaire à prêcher de style du dix huitième siècle. Elle est surmontée d'un toit sous lequel est appendu une colombe dorée stylisée. Avant le choeur, il y a à droite et à gauche deux autels en bois surmontés d'une niche. Leur forme galbée répétait le même mouvement que celui du maître autel. Les statues de Saint-Martin à gauche et de la Sainte Vierge à droite, sont dans les niches. On accède au choeur par quelques marches de pierre, bordées autrefois par des grilles de communion, démontées. Le choeur est entièrement boisé & comporte de chaque côté des stalles, assez peu courantes dans une église rurale. Bien qu'elles aient été raccourcies, pour laisser la place nécessaire à l'autel face au public, elles ont encore de l'allure. Un grand crucifix de bois est situé à droite d'un tableau de deux mètres de large et de deux mètres cinquante de hauteur, et Neal ne pu s'empêcher de reculer de quelques pas à la vision de la croix avec une grimace sur le visage. Finalement, il avança d’un pas lent jusque vers le confessionnal, avant d’y entrer calmement. Bizarrement, il n’avait aucun pressentiment si ce n’était du dégoût à cause des flashs qu’il revoyait. Depuis son retour, il avait tellement rencontré des anciens camarades de son passé, qu’il s’était passé des choses forcément moins euphoriques. Comme se retrouver dans le même lit que sa pire ennemie notamment. Il avait certes trop bu, elle aussi; mais cette fille était la meilleure amie de Victoria - ainsi son ennemie juré! Il se dégoûtait lui-même, et rien qu’au souvenir de ce soir là, il en frissonnait encore aujourd’hui. Les yeux clos, la tête appuyé sur le bois du confessionnal; les mains sur ses jambes, indécis et tremblant; il entendit une voie qui le fit aussitôt sortir de ses mauvais souvenirs..

      « Je t'écoute mon fils.. »
      « La vie nous joue parfois des tours, on croit pouvoir atteindre notre but, et quelque chose s'y oppose Les secondes s'écoulaient et Neal n'ajouta rien d'autre. Le silence s'installa rapidement, une chose qui nous dépasse...ajouta t'il les yeux clos »
      « Quel genre de chose ? »
      « Un imprévue qui vient tout foutre en l'air; des parents qui séparent deux jeunes enfants, des gens, notamment des hommes qui ne comprennent rien à la vie, une femme qui fait tout pour anéantir une amitié... Neal restait vague, cependant il reconnaissait en chacune de ses paroles, des personnes particulières & qui arrivera à me faire payer l'erreur »
      « Si l'erreur est une vérité provisoire, pourquoi la vérité ne serait-elle pas une erreur qui dure ? Le prêtre se leva alors, sorti du confessionnal, alors que Neal restait à méditer sur sa dernière phrase »


    Quelques secondes plus tard et il était toujours dans la pièce close, tentant alors de comprendre le but de la dernière phrase employé par un type qu'il ne connaissait absolument pas. Avant de sortir du lieu, Neal s'était laissé porté jusque vers les bancs. Il se laissa tomber sur l'un d'entre eux au premier rang. Le regard vide d'image, l'esprit évasif. Il tentait de comprendre ce qui venait de se passer, qui était la personne à qui il venait de parler si simplement. Chose bizarre pour un type qui a toujours été d'une méfiance propre envers les lieux de culte. Mais il semblait reposé, d'un calme inné, d'une agitation absente. L'église deviendrait-elle son lieu de référence ? La croyance, son apogée ? A cet instant, il aurait voulu se lever et prendre ses jambes à son cou. Partir le plus loin possible, pourvu qu'il ne reste ici. Mais rien n'obéissait à cet ordre pourtant spontané. Il se sentait simplement à l'aise, dans son monde. L'endroit était assez vide pour qu'il aime ce silence pesant, l'endroit était assez chaleureux pour qu'il s'y sente comme chez lui. Mais dans tout bon compte de fée, les bonnes choses ont une fin. Peut-être trop rapide, qui sait; il se retournait alors sans geste brusque vers cet voix d'homme qui semblait le connaître ?!

      « Dis-moi que tu te moques de moi … Et après quoi, je vais te retrouver dans ma salle de bain, faisant trempette dans ma baignoire ? Qu'est-ce que tu fiches ici, Rowlands ? »


    Sans reconnaître la personne qui s'avançait vers lui d'un pas léger, furibond; le jeune Neal leva les yeux au ciel. Si son apparence physique ne lui avait rien rappelé, cette voix lugubre et ironique lui rappelait en effet une personne. Qu'il n'aurait envisagé de revoir un jour, qu'il aurait pu se passer encore & encore. Qu'est-ce que Neal faisait ici ? & en quoi cela pourrait-il regarder Rhys ?! N'avait-il pas le droit de venir prier même si tout le monde connaissait sa répugnance envers l'église ? Était-il assez bête pour ne jamais changer d'avis à ce point ? Si les paroles de Rhys le laissait indifférent, il souriait néanmoins à salle de bain, et à la vision de faire une trempette dans la baignoire des Blythe. Cela impliquerait tant de chose, la première était de se retrouver dans une pièce plus qu'intime avec la jeune soeur, la prénommée Victoria. La seconde laisserait Rhys dans l'incapacité de faire quoi que ce soit, de pouvoir le narguer qui plus est. Chose que Neal ne démentirait pas : voir le portrait rageux de Blythe masculin rouge écarlate de colère, voulant tout faire péter, insultant quiconque tentant de le résonner n'était qu'une motivation de plus. Neal en frissonnait déjà, un sourire vainqueur au coin des lèvres, il s'était totalement retourné vers son interlocuteur. Il battait des cils comme si une apparition soudaine venait de lui être exposé avant d'ajouter plein d'enthousiasme, presque rêveur.

      « Serait-ce une proposition Blythe ? Dit-il plein de sous entendu, un clin d'oeil à la fin de la phrase en direction de Rhys »


    Neal restait maître de lui, très sur et réaliste de ce que pourrait ressentir Rhys. Il en allait de sois qu'il ne lui en voulait pas, il ne chercherait même pas à le blesser, ou à profiter de ce frère protecteur. Quoi que.. Du moins il n'en avait pas pleinement conscience, il aurait réagi comme lui à sa place à coup sur. Sauf qu'il ne l'était pas, encore merci! Cependant, si Rhys montrait un certain recul face à Neal, une très légère haine à son encontre; Neal quand à lui passait au dessus de tout ça. Il ne cherchait pas à le provoquer, mais venait de le faire naturellement. Après tout, il n'avait jamais été le grand ami de Rhys mais il entretenait une relation suffisamment positive pour un jour, espérer aller plus loin avec la benjamine de la famille. Neal quand à lui, l'avait toujours vu comme une personne avec qui il ne devrait pas se louper. Se le mettre en poche en quelque sorte et il n'avait pas tord. Certes, c'était uniquement par intérêt, Neal était obligé de se l'avouer, mais comment aurait-il fait autrement ? Ces parents n'aimaient déjà pas la famille Blythe, si le frère de Victoria s'y mettait aussi; il aurait vu son amitié avec cette dernière détruire à cause de malentendus, à cause d'idioties. Rowlands n'avançait pas, puisque Blythe le faisait pour lui mais il l'observait. Une stature imposante, un regard blessant, des pas rapides, une haine sans merci; Neal souriait en le regardant. Rhys était d'un pathétique qu'il n'en démordrait pas pour lui filer sa raclé! Aujourd'hui les choses étaient différentes, Neal le voyait toujours de la même manière mais connaissait assez Rhys pour savoir qu'un fossé s'était créer entre eux. C'était du mépris, de la haine, de la jalousie.

    La haine du grand pour le petit est le dégoût ; la haine du petit pour le grand, l'envie.
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Message(#) Sujet: Re: Even if you justify (...) Jeu 2 Juil 2009 - 16:59

    Lorsque Rhys arriva au premier rang des bancs de l'Église et qu'il vit enfin le visage de celui qu'il méprisait le plus au monde, son corps se tendit instantanément. C'était comme un réflexe de défense et une pulsion d'attaque. Cependant, il se retint, à contre cœur, par un profond respect des lieux. Sous la lumière scintillante des lustres et des cierges, dans le silence sacré, le visage de Rhys grimaça en entendant la voix puis les paroles du jeune Neal. Il se foutait ouvertement de lui, c'était clair et net. Son attitude, son apparence étaient absolument le reflet de ce que tout Rhys détestait en lui : arrogance, dédain et confiance en soi trop excessive. Rowlands aurait besoin d'être remis à sa place, et en urgence.
    Le regard de l'étudiant flamba lorsqu'il vit le sourire en coin, même pas dissimulé, de son interlocuteur. Rien de tel aurait pour faire sortir de ses gonds le jeune homme : se foutre de sa gueule était une chose, mais en prendre plaisir ouvertement, était encore plus rageant. Rhys plissa des yeux et sa mâchoire se crispa d'avantage tandis qu'il fixait avec colère le jeune homme – non croyant, Rhys le savait – qui était venu bafouer ce lieu de culte et noircir sa soirée par la même occasion. Neal Rowlands avait mûri, cela se voyait à vu d'œil : il avait grandit mais ne dépassait toujours pas Rhys, ses épaules s'étaient élargies et son visage avait durcit pour prendre des traits plus marqués et sans doute séduisants pour la gente féminine. Mais rien n'y faisait : Rhys le voyait encore comme le sale môme qui avait brisé sa sœur sept ans auparavant. Il n'allait donc naturellement pas manquer cette occasion de le fracasser en retour, cela va de soi. Attaquez vous à un seul des Blythe, et vous pouvez être sûr de vous prendre toute la fratrie en pleine gueule. Solidarité et solidité jusqu'au bout étaient les maîtres mots de l'illustre famille.
    Le jeune homme plissa des yeux mais soutint le regard de Neal avec brio. Il était juste hors de question de laisser paraître face à cet imbécile toute la fébrilité qu'il abritait et le gagnait d'avantage face à son ton provoquant. Bien entendu, c'était plutôt peine perdue puisque chaque trait de son visage, chaque muscle tendu de ses bras criaient son désir de violence. D'une voix qu'il réussit cependant à garder calme et à un niveau sonore raisonnable, Rhys lui répondit alors.

      « Sans doute la meilleure que tu pourras recevoir dans ta vie, profites-en. »


    Respirant profondément, le jeune homme brisa enfin le contact visuel presque palpable qui les liait jusque là pour le lever par dessus l'épaule de Neal puis baissa la tête, comme s'il renonçait. C'était une attitude qui avait de quoi déconcerter Neal Rowlands mais Rhys s'en contre balancer. Il agissait, vu de l'extérieur, d'une manière vraiment surprenante, voire risible mais l'étudiant était tout à fait concentré, sérieux. Que faisait-il ?
    Bonne question. Rhys avait baissé un instant son regard parce qu'il savait qu'il ne pouvait pas se retenir. Qu'il allait consciemment pécher et qu'il n'allait pas le regretter une seconde, c'était certain. Il tenait donc à prendre ses précautions avant d'agir, tout simplement. Se détournant légèrement vers sa droite, il demanda mentalement pardon à son Seigneur avant de se signer. Presque instantanément, il releva son menton et lança un regard si violent à Neal que lui seul aurait bien suffit à le mettre K.O. Mais bien entendu, Rhys n'allait pas se priver de profiter de ses talents d'ancien boxeur professionnel et il flanqua une droite puissante au jeune homme. Le choc fut violent et fit tituber Neal. Rhys, agité mais excellemment ravi, gardant son poing levé, haussa les sourcils et fixa son ennemi juré. Il en profita alors pour conclure sa prière d'une voix claire.

      « Amen. »


    Plus que satisfait et presque soulagé que ce coup fut enfin donné, après tant d'années d'attente et de rancœur retenue, Rhys s'étira les épaules avec allégresse comme il appréciait le faire à l'époque de son championnat quelques années plus tôt. Se battre était réellement une chose qui lui procurait un plaisir fou. Se battre contre quelqu'un qu'il détestait et bien, c'était presque orgasmique. Il se sentait si bien d'avoir enfin l'occasion de venger sa sœur, de réduire cette pourriture en miettes et de lui faire regretter son idée idiote de revenir à Ocean Grove après avoir agit comme le dernier des salopards dans ce quartier résidentiel. Seul petit hic à cette scène idyllique à ses yeux : l'emplacement. Le fait que ce conflit se règle dans son Église le répugnait mais il était prêt à faire ce sacrifice : pouvoir démolir celui que l'on hait, celui qui a fait du mal à une partie de votre famille et bien, ça ne se décline pas. Que cela soit au Paradis même, Rhys était tout à fait disposé à retourner la tête de cet abruti de première classe. Il n'avait plus qu'à espérer que Dieu serait compréhensif et peut-être même, lui viendrait en aide dans son plan qui se dressait de plus en plus et qui consistait à expulser Neal de ce quartier par tous les moyens possibles. Ce jeune homme ne devait sous aucun prétexte avoir l'occasion de faire souffrir une fois de plus Victoria Blythe. Un point c'est tout.
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Message(#) Sujet: Re: Even if you justify (...) Jeu 9 Juil 2009 - 11:30

    L’église était certes déserte et Neal pourrait alors une nouvelle fois montrer son vrai visage. Il fallait avouer qu’il était plutôt du genre à cacher sa méchanceté certaine, face à d’autres personnes. Et si Rhys n’était pas dans le répertoire rouge du jeune homme, il n’en demeurait pas loin. Au yeux du jeune Rowlands, il était simplement une vermine sans importance. Ou n’est-ce pas ce que Neal voulait faire croire ? Connaissant la liaison unissant les Blythe entre eux, il savait qu’à s’attaquant à l’un des membres, il allait se retrouver la famille à dos. Hors il n’avait jamais eu de lien direct avec l’aîné de la famille, était l’ancien meilleur ami de la fille cadette. Et a toujours entretenu une relation plus qu’aisé pour Rhys. Enfin jusqu’à nos jours, depuis son retour; Neal a bien pu voir la vraie personnalité du frère. Chose déplaisante à ses yeux, il aurait préféré que Rhys l’ignore - comme lui semblait vouloir le faire. Ah, est-ce une provocation de la part de l’américain d’être venu dans une église pour un non croyant ? Ne cherchait-il finalement pas à provoquer le destin, en forçant la rencontre des deux garçons ?! Possible, en effet… Le jeune homme restait à errer sans but, il fixait son ancien collègue, d’un regard ironique. Il semblait irrité de voir à quel point le jeune homme se foutait royalement de sa tête. Mais comment aurait réagi différemment le jeune homme ? Rhys n’a jamais été son grand collègue, et la seule approche qu’il avait eu avec lui, s’était pour pouvoir s’approcher de Victoria. Bien qu’il n’en avait pas besoin, car il était son confident; il savait que Rhys faisait partis des gens qui avaient une grande influence sur la jeune fille. Et se le mettre en poche paraissait presque la base de la relation Blythe-Rowlands. Mais une chose était certaine, Neal n’avait jamais changé face au jeune homme. La seule différence - et peut-être la plus flagrante, et qu’il montrait ouvertement la débilité dans laquelle s’était engouffrée Rhys. Et dire qu’il pensait réellement avoir trouvé en Neal, un garçon à l’écoute, compatissant. Chose certaine, intérieurement Neal se foutait encore plus de lui et ne s’empêcher plus de le cacher. Adviendra ce qu’il devra arriver…

      « Sans doute la meilleure que tu pourras recevoir dans ta vie, profites-en, admit-il ironique, amen, rajouta-t-il incrédule »


    Neal s’était préparé à recevoir un coup, il l’attendait comme jamais il n’avait pu attendre. Cela lui paraissait tellement normal, tellement prévisible. Voila ce qu’était Rhys à ses yeux, un être dépourvu de nouveauté; on arrivait à lire en lui comme dans un livre ouvert. Il ne cachait aucune émotion, montrait sa haine sans recule. Pathétique, voila un mot qui le définissait bien aux yeux du jeune Rowlands. Quand à Neal, il avait toujours eu cette tendance à vouloir cacher ses sentiments - ce qu’il pouvait ressentir. Seul montrer ses sentiments est une faiblesse, à ses yeux. Et soit Rhys n’arrivait pas à manipuler les gens, au point de cacher ses sentiments; soit tout était calculé pour faire croire qu’il allait frapper sans oser. Là encore, Neal émettait deux hypothèses, Rhys étant un croyant divin, l’église lui interdisant de se battre - il écoutait naïvement son « dieu ». Soit, il était vraiment un manipulateur de première place - chose que Neal ne saurait envisagé, et il tenter de le piéger de la sorte. Mais la question que Neal se posait : « était-il assez intelligent pour un truc du genre ? » Ma foi, Neal ne demandait qu’à voir. C’était donc dans un réflexe normal que le jeune homme se tendit, prêt à rendre le coup si on osait le toucher. Cependant, absolument pas bête, il ne frapperait jamais le premier; face à Victoria ça en était primordial! Ils avaient suffisamment de problèmes, de points à résoudre tous les deux, sans que Neal n’en rajoute un autre. C’était par ce point de vu, qu’il n’agirait pas contre lui. Uniquement pour elle. Mais contre tout attente, malgré les secondes qui passaient; toujours rien. Sortant peu à peu de ses pensées, tantôt qu’il n’avait pas enfermé ses seules capacités pour elles; il revînt à la vérité. Pour apercevoir le bras de son ancien collègue se tenant en l’air - comme si il tentait de frapper mais que quelque chose l’en empêcher. Et ce dernier se laissa retomber contre le corps de Rhys, comme si il déclarait forfait. C’était d’ailleurs dans un vague sourire moqueur, qu’il recula d’un pas, comme pour prendre un certain recule face à la haine du jeune Blythe. Et il allait relever la tête vers son interlocuteur, en rajoutant un mot ‘sympathique’ envers lui, quand Rhys le frappa d’un coup net et précis. Neal ne tomba pas, grâce au fait qu’il est été, d’une part préparé, et de deux, le fait qu’il est prit du recule. Mais ce fut limite, il devait l’avouer. Malgré qu’il s’y était préparé, le choc fut brutale; non seulement pour le geste, mais aussi pour l’apparence que représentait Blythe à ses yeux. Il supportait très mal qu’on lui manque de respect en étant un de ses amis; alors imaginons un seul instant, un être tel que Rhys osait. Refermant sa bouche, ses muscles s’étaient crispés, au point de le voir faire une grimace terrifiante. Et bien que le lieu avait réussi jusqu’ici à l’apaiser, à l’endoctriner presque. Le démon venait de pénétrer en lui, tel comme un fureur. Si Rhys était comparé à l’ange, Neal demandait à être le démon - l’opposé de cet infâme. Vacillant mais tenant le coup, le jeune homme se remit aussitôt sur ses pieds instables. Permettant la stabilité grâce à l’appuis prit sur les accoudoirs des bancs du premier rang. Une unique inspiration lui fallu pour reprendre confiance en lui et d’une manière très peu délicate, et surtout vindicatif, il se rua à son cou en agitant ses deux mains autour.

      « Tu es satisfait, larve d‘escargot ?! Siffla-t-il comme pour se moquer & maintenant, j‘espère que tes jambes sont assez longue pour courir vite… Dit-il en se jetant sur le jeune homme »


    Si Rhys s‘était contenté simplement de frapper un coup, il paraissait néanmoins bien inférieur au jeune homme. Neal ne comprenait pas ce type de bagarre. Pourquoi un coup de poing quand on pouvait détruire son adversaire ?! Ou n‘étais-ce pas, la méchanceté de Rowlands qui lui valait une telle pensée ? Qu‘importe, le jeune homme était conscient de son comportement peut-être enfantin, peut-être impulsif. Cependant, pas dès moins capable de s‘arrêter en cours de vol, ils étaient désormais sur le sol, chacun des deux prenait le dessus sur l‘autre. Les coups partaient à tout va, sans forcément vouloir viser une zone particulière, si ce n'était le visage de l'autre.

    Rhys Blythe venait de réveiller le démon qui demeurait en Neal Rowlands
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Message(#) Sujet: Re: Even if you justify (...) Dim 26 Juil 2009 - 16:42

    Rhys Blythe n'avait pu s'empêcher d'hocher la tête en réponse à la question pourtant purement rhétorique que lui lança Neal une fois que ce dernier fut frappé du poing de Rhys. Bien sûr qu'il était satisfait et à vrai dire, il aurait pu l'être d'avantage si le jeune homme qu'il venait d'agresser s'était écroulé à terre ou même mis à pleurer. Mais bon visiblement, il ne faut pas rêver trop fort.
    Cependant, l'étudiant n'eut pas le temps de faire une tirade complète sur sa fierté de l'avoir frappé qu'il fut déjà assailli par Neal qui, de toute évidence, était à présent hors de lui et ne comptait pas rester impassible face à ce qui venait de lui arriver. Rhys n'était pas naïf, il savait comment tout cela fonctionnait, il savait qu'une bagarre en bonne et dûe forme résulterait de cette rencontre. A vrai dire, il savait qu'une bagarre aurait eu lieu dès qu'il eut pris connaissance du retour de Neal à Ocean Grove. Ce n'était qu'une question de temps. Ainsi, le jeune homme n'avait rien provoqué avec son premier coup de poing : il avait juste tenu à être le premier à frapper, comme si cela lui assurait une certaine avance sur son adversaire.
    La violence dont fit preuve Neal était telle qu'elle ne tarda pas à entraîner Rhys avec lui au seul et à les confondre dans des coups de poings en pluie, donnés à tour de rôle l'un à l'autre. A terre, ils ne semblaient pas se soucier le moins du monde de soulever la poussière du tapis ou de répandre des gouttes de sang sur le parquet luisant de l'église. En effet, ils frappaient si fort que rapidement des équimoses et des plaies encore petites apparaissaient au niveau des arcades et des mâchoires. Rhys avait été très tôt habitué à ce genre de douleur : durant ses tournois de boxe, il n'était pas rare qu'il finisse avec des bleus et des coupures partout mais il devait reconnaître que la dernière fois qu'il s'était autant et aussi bien fait tabasser remontait à un bon petit moment à présent. Si on lui avait dit que la prochaine personne qui réussirait à le mettre au sol serait le morveux que se coltinait sa soeur quand elle était plus jeune, il aurait explosé de rire et aurait interné la personne qui lui aurait sortie cette bêtise. Pourtant, c'était bel et bien le cas.
    Ayant enfin réussit à prendre le dessus – physiquement – sur Neal, Rhys essayait de maintenir stable un Neal plus qu'agitait en le bloquant au niveau de son torse à l'aide de son avant-bras. Cette victoire ne fut pourtant que de courte durée et ne permit à Rhys que d'affliger de nouveaux coups de poings dans le ventre et contre la mâchoire de Neal car en effet, Neal réussit à se dégager rapidement et rendit à l'étudiant une bonne partie de ses coups. Aucun d'eux ne semblait décidé à mettre un terme à cette dispute et les insultes qu'ils se lançaient de-ci-delà donnaient d'avantage envie à l'opposant de démolir celui qui venait de parler. Néanmoins, après de bonnes minutes de totale violence animale et puérile, Rhys se dégagea définitivement de Nea. Il s'écarta douloureusement de la scène qui venait de connaître un véritable sacrilège pour le lieu religieux où ils se trouvaient. Rhys était en sang : sa lèvre inférieure était ouverte, son œil droit gonflait déjà et il sentait une terrible douleur au niveau de sa troisième côte. Il ne la devinait pas brisée mais très probablement fêlée. Grimaçant et essayant de prendre sur lui, ne prenant même pas la peine de vérifier les dégâts qu'il avait lui-même commis sur Neal, il se leva difficilement et vint se laisser tomber – assis – sur le premier banc qu'il vit. Le jeune homme était essoufflé mais bien loin de regretter quoique ce soit. La colère était toujours bien là, vive en lui et prête à éclater à nouveau au moindre geste suspect de Neal ou la moindre parole insultante. Rhys ne s'était pas sentit aussi nerveux depuis des siècles et, s'il n'avait pas eu un respect passé pour Neal, il se serait à nouveau rué sur lui pour définitivement le finir. Mais il se l'interdisait. Il connaissait la valeur que ce jeune homme avait eu pour sa sœur et il ne pouvait donc se permettre d'agir envers lui comme il l'aurait fait avec une quelconque autre vermine. Heureusement ou malheureusement pour lui, Rhys possédait une once de pitié pour Neal en vertu de la relation qu'il avait jadis entretenu avec Victoria.
    Une fois qu'il fut assis, Rhys porta sa main à sa lèvre et essaya de calmer la petite hémorragie. Sa chemise était ensanglantée mais il savait qu'il ne s'agissait pas uniquement de son sang qui tachait ainsi son vêtement. Jetant un coup d'œil haineux à son adversaire, restant tout à fait sur ses gardes, Rhys lâcha alors d'une voix rauque et passablement épuisée.

      « Abruti. Tout ça pour ça, sérieusement ? T'aurais mieux fait de rester dans ton trou. Tu penses que ça te ramèneras Victoria que de se ruer sur son frère ?
      Ma sœur est maligne, dès qu'elle l'apprendra, tes chances – si tu espèrais encore en avoir après ton départ de lâche – seront foutues. »


    Rhys avait parlé d'une traite et baissa son regard sur son autre main qui tenait maladroitement son flan gauche qui le faisait toujours aussi souffrir. Il ne doutait pas que ses paroles allaient être très mal prises par Neal : après tout, il venait de lui offrir la garantie qu'il lui mettrait tout sur le dos dès qu'il verait Vicky. Le jeune homme pouvait donc très bien se relever et venir le tabasser à nouveau après ces mots complètement déplacés mais Rhys était prêt. Il savait parfaitement se battre même lorsque la douleur était puissante si cela était nécessaire. Néanmoins, il espérait que Neal aurait la sagesse de jeter l'éponge et d'accepter qu'il n'avait tout simplement pas sa place dans cette église comme il ne l'avait pas à Ocean Grove ni, par là-même, dans le cœur de Victoria Blythe.
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Message(#) Sujet: Re: Even if you justify (...) Ven 28 Aoû 2009 - 19:03

        On a les mêmes embrouilles - on a les mêmes armes
        On a pas les mêmes yeux - mais on verse tous les mêmes larmes
        La.Fouine - Tous les mêmes


    Neal lança un simple regard haineux devant l’acquiescement de Rhys pour sa question. Au fond, ce n’était pas réellement quelque chose qu’il lui posait - il connaissait la réponse. C’était plutôt Neal qui se parlait à lui-même. Le choc était violent, les mots dépasseront les pensées. Ils avaient étés amis - ou quelque chose dans ce genre, alors la descente était limite inévitable. Le jeune homme savait qu’il était plus faible que son camarade. Déjà par l’âge, Rhys ayant deux ans de plus que lui, lors des anciennes discussions entre les deux hommes, s’était souvent Rhys qui avait eu le dernier mot. C’était une évidence, pour Neal; il était bien plus la voix de la sagesse que lui-même. Alors il se taisait; après tout, Neal n’est pas un bavard alors se taire face à Rhys ne lui était pas si difficile que ça. C’était même par choix de facilité qu’il agissait ainsi. Ils venaient de se battre comme deus chiffonniers et Rhys l'avait violemment repoussé d'un côté alors que Neal se débattait pour continuer ses coups de poings. Rare ont visés le but et Blythe se releva rapidement pour aller se mettre sur le premier banc, alors que le second bonhomme restait assis sur le sol. Le visage entre les jambes, il se balançait d'avant en arrière, ce qui procurait forcément l'augmentation du sang qui dégoulinait de son nez - sa tête étant penché. Mais il restait bel et bien dans la même position, même si il était conscient que si il perdait trop de sang, il risquait la perte de connaissance. N'étais-ce pas la seule solution pour ressortir vivant d'ici ? Il n'avait envie que d'une chose : se jeter à nouveau sur Rhys - ainsi pour cette unique raison, il n'osait le regarder dans les yeux. Depuis la première fois depuis ses dernières minutes, il baissait sa tête. Sa respiration était haletante, le sang coulait de plus en plus vivement, ses poings étaient serrés et il fermait les yeux - bien que cette dernière chose, Rhys ne saurait pas le voir. Outre ses griffures sur ses mains, son nez dans un sal état, sa joue droite rouge - il avait mal à sa jambe gauche. Ce n'était pas pour les mêmes raisons, mais Neal avait aussi l'habitude de se bagarrer : il n'était pas apprenti dans ce domaine. Il se battait régulièrement avant même qu'il ne parte d'ocean grove. Et Rhys devait s'en douter. Quoi que apparemment pas. Alors qu'il ne pensait même pas à son mal; il ne releva pas la tête vers Rhys quand ce dernier osa prendre la parole.

      « Abruti. Tout ça pour ça, sérieusement ? T'aurais mieux fait de rester dans ton trou. Tu penses que ça te ramèneras Victoria que de se ruer sur son frère ? Le regard haineux de Rhys ne semblait pas effrayé Rowlands, ma sœur est maligne, dès qu'elle l'apprendra, tes chances – si tu espérais encore en avoir après ton départ de lâche – seront foutues. »


    Il ne doutait pas que Victoria soit suffisamment intelligente pour démêler le vrai du faux. Et d'après Neal, c'était surtout lui qui devait se méfier. Notre bel apollon n'aurait aucun mal à raconter ce qui s'était passé et il suffirait d'un seul regard de sa part pour que Victoria s'aperçoive qu'il ne raconte pas de conneries. D'accord, du point de vu externe c'était Rhys qui était le gentil. Neal, lui avait le rôle du provocateur. Ce non voyant qui vient provoquer le frère de son ancienne meilleure amie dans l'unique but d'avoir le mérite d'affronter un être si populaire qu'était Rhys. Qui plus est quand on sait que Rhys est un mordu de l'église et de tout le tralala et qu'on ose en faire la bête noir sur son lieu de culte n'était peut-être pas très diplomate. Mais qui dit que Neal Rowlands était une personne diplomate ? Et si Rhys semblait très sérieux durant ses quelques paroles, Neal ne pouvait s'empêcher de sourire bêtement. La première pensée du jeune homme était que Rhys est un être stupide. Comment pouvait-il un seul instant douter du pouvoir de persuasion de Rowlands ? Ne le connaissait-il pas assez pour savoir que dès lors que Neal a un objectif, il trace tout droit en éclatant chaque obstacles croisant sa route ?! C'était la raison pour laquelle ses proches se comptent sur les doigts d'une main. Il use de son charme pour avancer, et finit par planter un coup de couteau sur chacune d'elle comme si rien ne lui importait. Seule Victoria n'en avait jamais empathie et aucune inquiétude pour elle; loin était cette envie, bien au contraire. D'un air à moitié amusé et à moitié surpris, le jeune homme posa ses mains sur sa joue, tel si il était choqué par la situation.

      « Oh non Rhys! Ne me fais pas passer pour ce que je ne suis pas - tu sais autant que moi, que le premier coup c‘est toi qui l‘a donné. Dois-je t‘en féliciter d‘ailleurs ? Neal jeta un bref regard vers Rhys, avant d’applaudir en ajoutant, Bravo Blythe, tu viens de réaliser ton fantasme… Lâcha t-il avec rancœur »


    C’était la seule façon que Neal avait trouvé pour montrer ce qu’il ressentait. On ne pouvait pas dire que Rhys comprendrait grand-chose. D’un côté, Neal se voulait distant et provoquant. De l’autre, il paraissait à l’aise et félicita même Rhys pour son comportement. C’était d’une provocation sans faille certes; mais jamais il ne s’attendait à pouvoir un beau jour complimenter les paroles de son ancien collègue. Comme quoi il n’était peut-être pas si rancunier qu’il le pensait… Il avait appuyé sur le mot ‘fantasme’ en ajoutant un sourire ironique & suffisamment pervers pour que Rhys puisse le voir - comme pour montrer à son interlocuteur qu’il avait été pathétique, idiot et bête. Qu’il avait lui-même choisit la facilité et que ce n’était pas parce qu’il avait peut-être gagné une bataille (parmi tant d’autres) qu’il a gagné la guerre. Neal n’était pas connu pour lâcher ses proies avec facilité. Et si parfois, il recherchait la simplicité ce n’était pas le cas face à Blythe. Rowlands connaissait ses atouts, comme les faiblesses de Rhys. Mais ce dernier connaissait ceux de Neal également - qui n’était pas difficile à voir quand on connaissait un minimum le jeune homme. Ils se battaient donc avec les même armes non ?

        J'irai au bout de mes rêves, où le soleil se lève
        Tu peux lire sur mes lèvres - j'n'ai besoin d'aucune aide.
        Aucune pause, aucune trêve,
        Bons ou mauvais élèves - on est tous les mêmes…
        La.Fouine - Tous les mêmes


      « Tu n‘arriveras jamais à nous séparer, il ne lui jetait aucun regard, tu ne feras qu‘amplifier l‘amour que je porte pour elle - la haine que j‘ai à ton égard… Rhys t‘es un mec finit! Un mec mort - tu m'entends, mort… Poursuivait-il sans remord et pensant l'attaquer là où Rhys aurait mal »


    Il s’était abstenu d’avouer tout ce qu’ils s’étaient promis de lui dire un jour. Il savait que Rhys pourrait davantage le lui jeter en pleine figure un jour où Victoria serait dans les parages. Il se sentait déjà mal à l’aise vis-à-vis d’elle (seulement) d’être parti comme un lâche - un voleur et connaissait suffisamment le frère de la famille pour savoir qu’il profitera de la situation comme jamais personne ne saurait si bien le faire. Alors il n’allait certainement pas lui offrir cette défaite sur un plateau. Si Rhys venait à gagner cette bataille, tout sera à son honneur : Neal ne se laissera jamais influencer ou ne baissera les bras avant d’être certain que le jeu soit terminé. Rhys connaissait suffisamment Neal pour en être certain. Et notre apollon savait une chose : si Rhys agissait ainsi, ce n'était pas uniquement pour protéger l'âme sensible de Victoria. Mais aussi & surtout parce que sa fierté a été directement atteinte, touchée. Rhys est exactement comme Neal - c'était peut-être pour cette raison qu'ils avaient bien accrochés à l'époque, ils se comprenaient, et connaissaient la technique de l'autre justement parce qu'ils auraient agis de la même manière. Ils auraient pu être les meilleurs amis, si Neal ne serait pas partis, si ils n'avaient pas cette fierté trop importante à leurs yeux. Ils auraient pu, seulement. Avec le recul, le jeune homme ne savait pas comment Rhys s'était laissé si facilement berné. Comment lui, le grand & puissant Blythe - celui que la majorité des adolescents adulent parce qu'ils le craignent puisse être si bête pour penser que le meilleur ami de sa soeur veuille devenir un seul instant, son ami alors que ce dernier est connu pour n'en avoir qu'une seule & dont la place est déjà prise ?! Comment surtout un être tel que Neal ? Voyons les choses telles quelles sont : né de parents riches, possédant une énorme société familial qui fait succès et où Neal était prévu pour prendre la suite, avec une popularité qui n'augmente de jour en jour; également craint mais de manière différente; collectionneur de filles parce qu'il refoule son unique amour, ancien mannequin mais dont ses dons de dessinateur font l'unanimité pourrait vouloir d'une amitié avec un être tel que Rhys Blythe - personne machiavélique, à fond dans la religion ?!

        On a la même rage - man on a la même cage
        Mais pas le même âge..
        La.Fouine - Tous les mêmes


      « Oh et puis parler avec toi est une perte de temps… Dit-il en se désintéressant de la situation »


    Pourtant, il ne lui avait pratiquement rien confié, mais ne serait-ce qu‘un minimum de confidence n‘était pas possible à ses yeux. Il n‘avait pas assez confiance, il ne voyait pas Rhys comme un proche pour vouloir lui dire la vérité. Pourtant Neal savait que ce dernier attendait ce pourquoi il était parti, la raison qui a fait qu‘il l‘a lâchement abandonné. La raison pour laquelle il n'a donné aucune nouvelle à Victoria également. Et dans le fond, sans jamais vouloir l'avouer; Neal n'était pas fière de tout ça - seulement permettre à une tierce personne de le savoir se résoudrait directement à sa mort. Et de son côté, il tenterait tout pour convaincre sa seule ancienne amie de lui redonner sa chance : qui était comparé à de l'or à ses yeux. Malgré que sa jambe lui faisait mal, il s'aida de celle-ci pour se relever. Pour essayer de la détendre, il étira cette dernière d'une telle façon qu'elle craqua à plusieurs reprises, et qui arracha une grimace sur le visage du jeune homme. Mais aucun son ne sortit pourtant de sa bouche, il semblait aussi muet qu'une tombe. Ainsi, il fit quelques pas en avant, sans se soucier une seule seconde de la présence de Rhys - qui ne semblait pas réagir aux gestes du jeune Rowlands. La première chose qu'on pouvait voir dans la démarche de Neal était qu'il boite. Mais borné comme il l'était et même avec une douleur - il continuait de poursuivre dans sa démarche de ne rien sentir. Et il y arrivait si bien, qu'il s'avança encore plus prêt du banc tout en fixant l'autre homme déjà assis :

      « Une dernière chose avant de tirer ma révérence… Se retournant vers le jeune, il semblait tout à coup lui apporter une nouvelle attention, seule la prière pourra t‘aider à te faire pardonner de ton geste si… Il grimaça un instant, prenant un air désolé, scandaleux pour l‘endroit si je peux me permettre, ajouta-t-il ironiquement en levant le bras autour de lui pour désigner l‘église. & puis entre nous, elle pourra t‘aider à ce que tu ne te retrouves plus sur mon chemin Blythe! Finissait-t-il par dire froidement, d'une voix basse. »


    Sur ce, le jeune Rowlands tourna le dos à Rhys pour s'apprêter à partir. Bien que l'envie de se jeter une nouvelle fois sur lui pourrait être considéré comme son fantasme du moment. Mais Neal savait mieux que personne résister à ses attentes, il était impassible et d'une froideur intense. Mais il connaissait les risques si il restait ici. Autant, il n'avait pas spécialement cherché la merde à Blythe mais savait que si lui, se permettait un seul geste déplacé, le combat pourrait aller plus loin que ce qui venait de se passer. Une sorte de lâcheté ? Juste un présage. Il avait déjà une longueur de retard sur Rhys, inutile que ça le retarde encore d'avantage et il ne laisserait personne lui dicter sa conduite ni ce qu'il doit faire. Pas même le grand & suprême Blythe. Si Neal peiné à marcher, il espérait que Blythe souffrirait bien plus que lui. Parce qu'il ne faut pas oublier qu'aussi bien l'un que l'autre y avait mis tout leur coeur pour combattre son adversaire. Y compris Neal et que si l'un d'eux devait souffrir, c'était à Rhys d'en subir les conséquences !
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Even if you justify (...)

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