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 Chef ! Oui, chef !

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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Lun 25 Juil 2011 - 23:58

Malgré l'air malicieux qu'il était désireux d'arborer, le soldat tentait de rester le plus calme et le plus sérieux possible. Quitte à avoir un refus de sa part, autant que ce soit fait le mieux possible. Mais il sentait qu'il ne pourrait pas berner aussi facilement cette femme. Tant pis, quitte à essayer, autant bien essayer, et tant pis si ça ne sera qu'un gros flop. Il ne tarda pas à avoir sa réponse.

Aussi gentille qu'elle soit, la psychologue lui répondit en l'appelant "soldat". Il avait beau ne pas l'avouer, il aimait ça. Il aimait qu'on l'appelle soldat. Il aimait qu'on lui rappelle son métier. Et il savait qu'en prime, les femmes aimaient les uniformes. Toutes, sans exception. Même elle, elle devait aimer ça. C'était obligé. C'était écrit dans leurs gènes. Sans oser l'avouer, elle aussi, elle aimait la guerre. Freddy aurait parié sur ça.

Mais sa technique n'avait pas marché. Il avait omis le fait que les gosses étaient forts à ce jeu, et donc forcément que la psy savait quand quelqu'un mitonnait. Toujours est-il que, vexé, que ça n'ait pas marché avec lui, McCawley ne put s'empêcher de répondre, sérieusement et un peu avec autorité. " Pas soldat, lieutenant." Quoi? Il avait bien le droit de le dire, non? Sur ce, pour ne pas paraître si dur, il lui fit un petit sourire devant la dame qui passait sa main dans ses cheveux.

Il se releva alors, et s'arrêta, debout devant le bureau du docteur Bowen. Il écouta ce que la psychologue lui disait. Elle n'avait pas tord, il détestait se confier à quelqu'un, et c'était certain que les gosses aussi. Pour une fois, au moins, ils étaient sur la même longueur d'onde.
Le militaire haussa les épaules. " Ca se comprend, non? On n'aime pas tous parler de nos vies. Je suppose que vous, c'est pareil. Je ne vous imagine pas comme une femme qui parle tout le temps d'elle. Je peux me tromper, évidemment.." Il ajouta ces derniers mots avec un petit sourire, avant de continuer. " Mais vous savez, si à la prochaine séance, vous me permettez de jouer aux mikados pendant que vous me posiez toutes vos questions, je ne vois pas d'inconvénient à refuser votre invitation." Son petit sourire aux lèvres, Freddy s'arrêta là dessus. C'est en voyant le diplome de la dame juste derrière, qu'une question lui vint en tête. " Je peux vous poser une question?" lui demanda-t-il. Sur ce, il ajouta presque aussitôt. "Pourquoi vous avez décidé de devenir psy?" Si vous saviez que vous emmerdez les gens.. Mais au lieu de dire ces derniers mots, il ajouta encore quelques mots. " Surtout chez les enfants. J'imagine qu'entendre les choses sortir de leur bouche, ça ne doit pas être très faciles." Il était sûr que desfois, ce que les psys entendaient, devaient tellement les choquer qu'un rendez-vous chez un de leur collègue devait leur faire le plus grand bien.
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Mar 26 Juil 2011 - 0:56


Freddy L. McCawley & Lily J. Bowen
« what is the matter exactly ? »

Lily en avait été sûre à la seconde même où il était entré dans ce bureau. Il n’aimait pas les psychologues. Oh, elle ne le lui reprocha guère, ils étaient bien nombreux dans son cas, alors un de plus ou un de moins… Lily se contentait de faire son travail, rien de plus. Enfin si, il y avait en effet un « plus », elle aimait ce qu’elle faisait tout comme il aimait être ce soldat – oh non, pardon, lieutenant. Apparemment monsieur était assez susceptible, elle ne se priva pas de le noter. C’est alors qu’elle le vit se lever. Oui, c’était donc apparemment vraiment fini. Oh, c’était normal en même temps…mais pour une fois qu’elle avait un adulte avec elle, ça n’aurait certainement pas été Lily qui serait venue s’en plaindre. Parler avec quelqu’un de suffisamment mature pour lui changeait, et lui faisait également le plus grand des biens, il est vrai.

Une femme qui parle tout le temps d’elle…en effet, Lily n’était pas exactement ce genre de personne. Au contraire, elle aimait laisser les autres deviner qui elle pouvait bien être, amusée de les voir patauger dans cette fausse idée qu’ils avaient tendance à faire d’elle. Lily se fichait aujourd’hui de ce que les autres pouvaient penser d’elle. Devenue une femme forte face à la vie qui pouvait se montrer très dure, Lily Bowen était aujourd’hui quelqu’un qui n’avait pas peur de dire les choses, et de faire les choses également.

« Vous pourriez, effectivement. »


Se contenta-t-elle d’ajouter alors qu’il avoua pouvoir se tromper sur cette image brève qu’il avait d’elle en ce moment. Ils se connaissaient à peine – pour ne pas dire pas du tout, et il l’avait cerné. Le vilain. Etait-ce elle qui devenait de plus en plus prévisible ou bien était-ce simplement cet homme qui était suffisamment doué pour cerner rapidement les autres l’entourant ? Lily préféra envisager la seconde option plutôt que la première dans le sens où cela voudrait dire qu’il lui faudrait se remettre énormément en question. Et franchement, les remises en question, la brunette en avait suffisamment fait depuis le temps…

C’est alors qu’il lui fit malicieusement comprendre qu’il reviendrait, malgré tout. Surprenant. Et encore, c’était peu dire… Jamais Lily n’aurait pensé, même ne serait-ce qu’une seule seconde, qu’il accepterait de reprendre un jour rendez-vous avez elle. Sans trop savoir pourquoi, la brunette en fut flattée, alors qu’elle n’avait aucune raison. Soudain, le soldat au grade de lieutenant – il semblait dorénavant important de le souligner – lui posa une question toute aussi étonnante que ce qu’il avait pu lui dire juste avant ça.

« Les enfants sont moins naïfs que ce que tout le monde peut croire. Et c’est ce que j’essaie de faire comprendre aux gens en exerçant ce métier. Voyez l’armée est une passion chez vous, lorsque ça ne va pas, vous vous réfugiez dans votre travail…et bien il en est de même pour à peu près quatre-vingt pourcent de la population américaine, et je ne crois pas échapper à la règle. »

Elle ne lui avait pas donné toutes les raisons du choix de ce métier. Pourquoi le ferait-elle ? Lily ne voyait pas en quoi cet homme pourrait en apprendre autant sur sa vie alors qu’il ne la connaissait nullement. Certes, il faut bien commencer quelque part pour apprendre à connaitre et à apprécier les gens, seulement là…selon la psychologue, c’était encore trop tôt. Peut-être le serait-ce toujours avec cet homme, elle n’osa le dire. Cependant, ce soldat restait très intéressant à ses yeux, sans qu’elle ne sache vraiment pourtant, sa présence l’apaisait presque. Presque.
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Mer 27 Juil 2011 - 11:04

Oui, il pouvait se tromper évidemment. Mais une chose était sûre : la femme devant lui ne devait sans doute pas passer des heures à se plaindre. Ca se voyait, ça s'entendait. Pour une fois qu'elle avait un adulte -ou un grand grand enfant- face à elle dans son cabinet, n'importe quelle femme de ce caractère aurait glissé un "comme moi", ou un "il m'arrive de..". Mais au lieu de celà, elle s'était contentée de lui poser des questions, et si un tant soit peu, elle répondait à celle de Freddy, c'était toujours par des simples petites phrases qui ne tournaient pas autour d'elle. Alors, non, il ne s'y trompait pas, et que son avion s'écrase au prochain vol si ce n'était pas ça !

Après quoi, la doctoresse lui expliqua pourquoi elle faisait ce métier. "Les enfants sont moins naifs que ce que tout le monde peut croire". Peut-être.. Sûrement même. Dans une mission en Irak, en 2003, il s'était fait toucher et avait du s'éjecter de son avion. Une première pour lui - et la dernière. En retombant, il aurait pu tomber dans les mains de soldats ennemis, et finir ses jours en prison -si il ne les finissait pas, tué par une balle. Au lieu de quoi, un Irakien l'avait attrapé, et -lui foutant la plus grosse trouille de sa vie- l'avait refourgué à des camarades anglais, quelques mètres plus loin. Cet homme, accompagné de son rejeton, lui avait sans doute sauvé la vie. Ce gamin justement, Freddy serait capable de le redessiner, tellement sa bouille l'avait marqué. Il n'avait même pas cinq ans, mais l'expression de son visage en paraissait quinze de plus. Ce n'était qu'un bébé, et il avait déjà tout compris à la misère de sa vie. " Je suis d'accord avec vous, les enfants comprennent bien plus de choses qu'on ne pourrait imaginer." finit-il par dire. Il ne voulait pas en dire plus, il ne voulait pas raconter l'une de ses plus grosses frayeurs faite au combat. Ca, c'était personnel, et même son psy ne devait pas le savoir. Il préférait garder ce souvenir pour lui, rien que pour lui. Parce que même si ce jour-là, il avait eu énormément peur, il savait aussi qu'aujourd'hui, c'était l'un de ces plus beaux souvenirs de combat ; celle de savoir que tout un peuple entier n'était pas forcément d'accord. En sauvant sa vie, en l'entrainant loin des soldats irakiens, cet homme aurait pu se faire tuer. Et devant son fils. Mais la misère était telle, qu'il n'avait sans doute pas réfléchi à ça.

Freddy hocha alors la tête. Il ne répondit pas sur le travail. Il était persuadé qu'ils faisaient, elle et lui, partis d'une élite : ceux des travailleurs amoureux de leur travail. Il en était certain; tout le monde n'avait pas cette chance. Les femmes de ménage ne faisaient pas le ménage par amour pour la poussière. Les hôtesses de caisse n'aimaient pas toutes les codes barres. Les pompistes n'aimaient pas tous l'odeur de l'essence. Mais sur ça, il ne la contredit pas. L'essentiel, elle le savait; il aimait plus que tout son job.

Freddy regarda une fois de plus la psychologue. Elle n'avait pas vraiment expliqué pourquoi elle faisait ce métier, mais il décida de ne pas la bousculer, et de ne pas en demander plus. Si elle n'avait pas tout dit, c'est qu'elle ne le voulait pas. Si elle ne le voulait pas, c'était peut-être parce que c'était trop personnel. Point.

Avec un sourire, il observa quelques instants les dessins dans le bureau de la dame. Il ouvrit alors une fois la bouche, en montrant un dessin d'un gamin -ou d'une gamine- collée derrière la jeune femme. Un gros m"erci" était écrit dessus, suivi d'une ribambelle de bonhommes, certains plus petits que d'autres, de toutes les couleurs. " Certains ont l'air d'apprécier votre travail." Pourquoi montrait-il ce dessin-là et pas un autre? La réponse était simple : pour qu'elle se retourne, et regarde de quel dessin il s'agissait. Et ainsi, il aurait ce qu'il voudrait. Ainsi, il pourrait lire tout ce qu'elle avait écrit sur lui. Oui, il n'avait pas abandonner cette idée.
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Mer 27 Juil 2011 - 11:48


Freddy L. McCawley & Lily J. Bowen
« what is the matter exactly ? »

Lily était passée par des moments difficiles au cours de sa carrière, elle ne le niait pas. Cependant, la brunette aimait à penser que ce par quoi elle avait dû passer pour être celle qu’elle était aujourd’hui (professionnellement parlant) était une partie primordiale de sa vie qui la rendait encore plus forte que ce qu’elle avait pu être auparavant. La preuve en était ; elle arrivait à gérer le cas d’un soldat revenu d’Irak ! On pouvait dire que Lily n’en était pas peu fière. Mais au fond, la psychologue avait compris au cours de son entretien avec cet homme qu’il n’était pas différent des autres. A croire que vouloir jouer les gros caïds était un qualificatif de toute espèce masculine de ce monde maintenant. Sans doute un soldat avait-il plus le droit qu’un autre d’avoir ce genre de comportement…

Soudain, Freddy McCawley lui indiqua du doigt un signe derrière elle lui indiquant de certains devaient apprécier le métier qu’elle faisait. Souriante, la brunette ne se fit aucune illusion, se retourna et visualisa non pas un seul des dessins qu’il y avait d’accrocher au mur mais à peu près tous. Voilà aussi l’une des raisons pour lesquelles Lily Bowen aimait faire ce qu’elle faisait. N’allez pas croire que c’était pour la reconnaissance qui suivait les séances, non. C’était tout simplement vis-à-vis du fait qu’elle pouvait rendre la vie à des mômes un peu plus facile. Comme quoi… Elle n’était peut-être pas si inutile que cela au bout du compte.

Prise par ce qu’elle voyait, Lily tendit cependant l’oreille en percevant un bruit de feuille. Se retournant vivement, la psychologue vit que le soldat était parvenu à se saisir de ce qu’il voulait depuis le début. Le salaud ! Il l’avait eu en beauté, et elle, elle s’était fait avoir comme une simple débutante. Que pouvait-il en avait à faire que certains des mômes dont elle s’occupait pouvaient aimer ce que Lily faisait pour eux ? Ce type souhaitait simplement éviter de perdre son droit de voler à la Guerre ! Idiote !

Se levant brusquement, Lily s’approcha aussi vite que possible de l’homme dont la carrure était drôlement imposante face à elle, une femme d’apparence (seulement) frêle. Elle essaya d’attraper la feuille qu’il avait attrapé mais monsieur faisait en sorte de la tenir hors de sa portée.

« Rendez-moi ça nom de dieu !! »


Lily n’avait que peu de patience, en particulier avec les enfoirés qui se foutaient d’elle de A à Z. Ça lui apprendrait à croire en la bonne volonté des autres, tiens ! Lorsqu’elle eut à portée de main cette fameuse feuille, Lily lui arracha des mains et perdit quelque peu l’équilibre, devant alors s’appuyer contre le torse de l’homme… Fort heureusement, cela ne dura que l’espace de quelques secondes, le temps qu’elle retrouve un bon équilibre, la précieuse feuille en main. Une fois cela fait, la brunette se recula du soldat, essaya de se redonner de la constance et se passa la main dans les cheveux.

« Ce rendez-vous est terminé, je crois. »

Non, Lily n’aimait pas vraiment qu’on la prenne pour une idiote. Retournant s’asseoir à son bureau, la brunette replaça la feuille dans le dossier de l’homme et le referma d’un coup sec.
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Sam 6 Aoû 2011 - 12:03

Avoir ce qu'il voulait, c'était ça, ce que Freddy McCawley aimait. Sa technique à lui, ce n'était pas d'être vicieux, loin de là. Parce qu'il détestait blesser les gens dans leur amour-propre, il préférer user de ruse pour parvenir à ses fins. Des ruses comme là, pour pouvoir enfin pouvoir lire tout ce que ce docteur avait écrit sur lui.

La doctoresse s'était laissée avoir. Avec un grand sourire, elle s'était retournée, faisant dos à Freddy, et avait observé le dessin que Freddy lui avait montré du doigt. Sans doute devait-elle se souvenir de cet enfant, qu'elle avait un jour aidé.
Pendant ce temps, Freddy -un oeil toujours sur la psychologue- se pencha légèrement en avant, et attrapa la feuille posée sur le bureau. Aucune chance qu'il se trompe de feuille, il l'avait lorgné depuis trop longtemps, et aurait été capable de l'attraper les yeux fermés. Tellement pressé, le bruit du papier qu'on déplaçait se faisait entendre dans le bureau, et le docteur Bowen se retourna d'un coup. Elle se releva brusquement et fondit directement vers lui. L'image qui sauta aux yeux de Freddy, c'était celle de sa mère. Elle devait être plus jeune que Docteur Bowen quand elle était décédée, mais quand petit Freddy faisait une connerie, elle fondait sur lui de la même façon, son petit sourire éternel collé aux coins de ses lèvres.

La psychologue hurlait presque, lui demandant qu'il lui rende. Comme un gamin pris en faute, Freddy ne répondit rien. Et comme un adulte plus grand que la psychologue, il leva le bras, assez haut pour qu'il puisse lire, et qu'elle ne puisse pas l'attraper.

Lily J. Bowen a écrit:
Débrouillard, qui se dispense de toute présence féminine à ses côtés. [...] a une fille, pas de femme [...] Se croit invincible. Un peu paranoïaque – voit le mal partout. [...]

La femme se releva alors de toute ses forces, et réussit à attraper la feuille. Aussitôt, elle bascula, et Freddy la rattrapa. ELle était maintenant collé contre son torse, et le lieutenant McCawley ne put s'empêcher de lui lancer un de ses plus charmants sourires en la voyant se décaler, se passer les mains dans ses cheveux pour récupérer toute sa dignité.

Elle lui annonça -d'un ton bien trop sévère- que ce rendez-vous était terminé. Elle fit demi-tour, alla s'asseoir à son bureau, et rangea la feuille dans un classeur qu'elle referma violemment.

" C'est qu'elle se vexe facilement Miss Bowen! " Il sourit, et ajouta après. "Ne vous énervez pas, je vous ai appris un truc ce matin : il ne faut jamais baisser sa garde. Il s'approcha alors d'elle, et posa ses deux mains sur le bureau. Son regard dans le sien, il ajouta. " Juste comme ça; je ne suis pas paranoiaque, je ne vois pas le mal partout. Je le vois juste là où il est. Et ce n'est pas de ma faute si il est partout. " Il suffisait d'ouvrir les yeux, d'aller dans certains endroits de la ville, et là, on voyait la réalité telle qu'elle était. De la violence, du sang, des meurtres. Il suffisait parfois juste de sortir de chez soi, pour y trouver une guerre. Il s'interrompit deux secondes, offrit un petit sourire à la psychologue -sourire d'excuse- et se retourna alors. Il fit quelques pas jusqu'à la porte, et de là, il se retourna. Il prit de nouveau la parole. "Et tout ce que je vous ai dis, sur les gamins, et tout.. ce ne sont pas que des conneries. J'admire votre travail. Je sais très bien ce que certains gamins peuvent endurer." Sans un mot de plus à la psychologue, il leva sa main, lui fit un petit salut militaire, un sourire en coin, et posa la main sur la poignée de la porte pour s'en aller.

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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Sam 6 Aoû 2011 - 22:42


Freddy L. McCawley & Lily J. Bowen
« what is the matter exactly ? »

Lily lui fit les gros yeux lorsqu’il osa dire qu’elle venait de se vexer, ce qui n’était définitivement pas le cas. De plus, le fait qu’il l’appelle « Miss Bowen » l’agaça. Bon, non c’est faux. Ça ne l’avait pas vraiment agacé. A vrai dire, elle trouva cela absolument adorable, mais se refusa clairement à le montrer maintenant. Cet homme ne gagnerait pas à ce jeu s’il commençait. Le jeu du chat et de la souris, très peu pour elle. L’entendant soudainement lui dire qu’il lui avait soit disant appris quelque chose, Lily ouvrit de grands yeux en l’écoutant lui dire ce qu’il lui avait donc apparemment enseigné aujourd’hui. Il ne manquait décidément pas de culot. Ça lui plaisait. Non, ça ne devait surtout pas lui plaire ! Qu’est-ce qui lui prenait ?

« Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas prête de baisser ma garde avec vous deux fois ! »

Lâcha-t-elle entre ses dents, passablement agacée qu’il ait pu l’avoir aussi facilement. Et dire qu’elle se voulait sérieuse et concise dans son boulot. Eh bien bravo Lily ! Elle faisait exactement tout le contraire. De toute façon, rien ne collait présentement… En effet, la voilà obligée de gérer le cas d’un soldat dans la trentaine alors qu’elle, son boulot, c’était de s’occuper des enfants de moins de vingt-et-un ans. Il ne rentrait pas exactement dans ces critères-là, et ce, même avec toute la bonne volonté du monde entier réunie. Déglutissant aussi discrètement possible alors qu’il avait approché son visage non si loin du sien, la brunette prit sur elle le court des évènements. Tout allait bien… Enfin, c’est ce qu’elle osait vainement espérer présentement alors qu’au fond d’elle, la brunette savait que les choses échappaient totalement à son contrôle, ce qu’elle ne supportait pas le moins du monde.

« Certes. »

Se contenta-t-elle de répondre lorsqu’il voulut lui faire remarquer que le danger était partout. C’était bien une pensée de soldat ça, tiens ! Levant les yeux au ciel, Lily fit ce qu’elle avait à faire, c’est-à-dire se taire et espérer qu’il parte rapidement de ce bureau. Certes, leur entretien avait eu un côté intéressant, mais maintenant elle pensait qu’il était temps pour lui de quitter les lieux et d’aller faire sa petite vie, ailleurs que dans ce bureau.

C’est alors qu’il lui avoua l’admirer pour ce qu’elle faisait. Elle fit comme si de rien n’était, mais au fond d’elle, deux sentiments se battaient en duel, une bataille acharnée soit dit en passant, ma colère et l’excitation du nouveau.

« Bonne journée. »

Lui lança-t-elle alors qu’il décidait – enfin – de battre en retraite. Ce ne fut qu’une fois qu’il fut vraiment sorti de son bureau que Lily s’accorda le droit de sourire bêtement, les joues légèrement rosies. L’homme qu’on venait de mettre sur son chemin – qui était celui de la vie – était…surprenant.

Terminé.
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef !

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