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 Chef ! Oui, chef !

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Message(#) Sujet: Chef ! Oui, chef ! Jeu 23 Juin 2011 - 17:21


Freddy L. McCawley & Lily J. Bowen
« what is the matter exactly ? »

    Huit heures du matin, Baptist Hospital, Miami.


« Mademoiselle Bowen, comprenez-nous, son psychologue habituel n'est pas là jusqu'à la semaine prochaine, et nous avons pour ordre de lui faire passer tous ces tests pour être sûrs et certains qu'il va bien et qu'il sera en mesure de retourner sur le terrain. »

Lily n'avait jamais été contre l'armée, ce qui pour une américaine, aurait été assez contradictoire. Cependant, entendre un sergent colonel lui forcer la main quant à faire son propre travail, ça, ça passait beaucoup moins bien dans l'esprit de Lily Bowen qui fit cependant un effort en prenant sur elle-même, et qui accepta – bien malgré elle – de faire ce qu'un autre psychologue aurait dû faire en temps normal.

« Il sera là à dix heures, il s'appelle Freddy J. McCawley, il a trente-cinq ans et est l'un de nos meilleurs pilotes de chasse. »

Lorsque le sergent colonel qui était venu ici pour lui demander de s'occuper de vérifier l'état mental de Freddy avait présenter ce dernier, Lily avait tiqué, ne comprenant pas franchement l'utilité de donner tous ces détails maintenant, mais cependant, la brunette ne dit rien, et laissa faire. Il pensait peut-être qu'elle ne savait pas lire un dossier, alors qu'il lui avait fait parvenir celui du pilote de chasse lors de son arrivée dans le bureau de Lily.

    Dix heures du matin, Baptist Hospital, Miami.


Lily avait laissé la porte de son bureau ouverte exceptionnellement, sachant que Freddy allait arriver d'un instant à l'autre. Habituellement, Lily fermait sa porte, mais là elle avait décidé de la laisser ouverte pour que l'homme avec qui elle avait rendez-vous puisse trouver plus aisément le bureau de Lily.
En l'attendant, la brunette lisait très attentivement le dossier de l'homme qu'elle allait recevoir d'ici peu de temps, pour ne pas dire de suite. En effet, alors qu'elle entamait l'avant-dernière page du dossier de Freddy, on frappa à la porte de son bureau. Relevant la tête, mettant ses lunettes sur sa tête, la brunette esquissa un sourire en voyant un homme à la carrure imposante.

« Bonjour, entrez. » Elle se leva. « Vous devez être Freddy McCawley... » Elle lui tendit la main pour le saluer.
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Jeu 23 Juin 2011 - 17:54

Etre militaire, c'était s'armer et partir faire la guerre. Une fois. Deux fois. Trois fois.. Jusqu'à ce que la mort ou la retraite vous prennent par surprise. Et à chaque fois, entre deux guerres, c'était le même rituel : ils passaient une batterie de tests pour savoir si oui, ou non, ils pouvaient retourner au front.
Le lieutenant McCawley devait ce jour-là passer chez le psychologue. Deux raisons à cela: la première, c'était parce que c'était un nouveau élément de la base de Miami, et tout nouveau devant aller voir plusieurs fois un psychologue. Une mesure ridicule pour Freddy : depuis plus d'une semaine, il avait montré à ses supérieurs ce qu'il avait dans le ventre, et au vue de leurs remarques à la fin de ses vols, il leur avait fait forte impression. La deuxième raison, c'était qu'un jour ou l'autre, il était amener à repartir combattre. Peut-être plus rapidement qu'il ne l'aurait penser.
D'habitude, ces entretiens se passaient à la base, mais aujourd'hui, on lui avait demandé de se présenter au Baptist Hospital pour 10h. Il en avait déduit qu'il allait rencontré un nouveau psychologue.

Arpentant les couloirs de l'hôpital, Freddy dût demander à maintes reprises où se trouvait le bureau du docteur Bowen. Une chance qu'il avait un don inné pour l'orientation, sinon, à coup sûr, il se serait perdu dans les dédales de l'hôpital, et serait venu une heure plus tard.
A 10h pile, il se trouvait en face d'un bureau, avec une porte ouverte. Il s'approcha alors, et lut l'encadré sur la porte

Citation :
Dr. Lily J. Bowen
Psychologue à l'enfance


Un sourire s'afficha sur le visage de Freddy. Une psychologue à l'enfance? Il allait se retourner, et s'en aller, cherchant un autre Dr Bowen, psychologue lorsque la femme, assise derrière son bureau se leva et l'interpella. « Bonjour, entrez. Vous devez être Freddy McCawley... » A l'entente de son nom, il fronça les sourcils, et s'approcha d'elle. Sa main tendue devant elle, il vint lui serrer la sienne d'une poigne ferme. Un peu trop peut-être. Il la relâcha alors, consciente que peut-être il avait été un peu fort.

" Bonjour Madame, oui, c'est bien moi." répondit-il, un sourire sur les lèvres. Il jeta un rapide coup d'oeil autour d'eux, et ne trouvant personne d'autre, il demanda : " Vous êtes le docteur Bowen? " De son pouce gauche, il leva le bras, de sorte que son pouce tendit pointe par-dessus son épaule la porte du bureau. " Vous êtes une psychologue pour enfant? Ils doivent s'être trompés. J'ai beau faire encore le con, et paraître jeune, mais désolé, j'ai 35 ans.. "un grand sourire mi-amusé mi-désolé aux lèvres


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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Jeu 23 Juin 2011 - 23:57


Freddy L. McCawley & Lily J. Bowen
« what is the matter exactly ? »

L'homme qui venait d'entrer sembla très surpris quant à l'idée de se retrouver dans ce bureau, et pas un autre, qui lui aurait sans doute semblé plus approprié. Cela fit d'ailleurs sourire Lily qui comprit bien vite le pourquoi du comment avec les propos du soldat lui ayant serré la main un peu fortement, ce dont elle se souviendrait sans doute un petit moment, une très légère douleur la prenant dorénavant à la main qu'il venait de serrer.

« C'est bien moi, la seule et l'unique. Enchantée. »

L'entendant lui demander si elle était bien une psychologue à l'enfance tout en lui expliquant par la suite qu'il n'avait tout de même plus l'âge pour ce genre de consultation, Lily lâcha un rire franc au vu de la situation qui pouvait, il est vrai, fortement prêter à rire. Le soldat ne semblait pas comprendre ce qui se passait présentement, ce qui sembla normal à la psychologue qui décida alors d'expliquer à l'homme la pourquoi du comment de la raison de sa présence ici et pas ailleurs.

« A vrai dire, c'est l'un de vos supérieurs hiérarchiques qui m'a demandé de m'occuper de votre analyse psychologique aujourd'hui, car il semblerait que le psychologue qui devait vous suivre n'est pas là en ce moment. A croire que je suis la seule de la ville. »


Ce qui était tout à fait faux, ce que Lily savait très bien. Voilà aussi pourquoi la brunette fut tout aussi surprise que ce que l'homme pouvait être en ce moment vis-à-vis de la situation. En règle général, Lily s'occupait des enfants de moins de 21 ans. Et là, la voilà qui se retrouvait avec un colosse aux mains de fer de trente-cinq ans. Voilà qui allait sans doute quelque peu compliquer la tâche, quoiqu'elle n'avait qu'une série de tests idiots à lui faire passer pour vérifier si oui ou non il était en mesure de retourner sur le terrain. Sans doute en Irak, pensa Lily.

« Est-ce que le grand enfant que vous êtes peu accepté un test psychologique rapide pour mesurer votre état mental ? »

Lui demanda t-elle, un sourire franc et accueillant aux lèvres.
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Sam 25 Juin 2011 - 11:36

La femme docteur en face de lui lui expliqua qu'elle était bien, la seule et l'unique. De quoi faire froncer des yeux Freddy. Dans ce cas, c'était une psychologue pour enfant, les panneaux sur les portes des hôpitaux ne mentaient jamais.
Le Docteur Bowen se mit à rire à sa remarque et explique alors au militaire les vrais raisons de sa venue ici. Un "ah d'accord." s'échappa de sa bouche lorsqu'il eut enfin toute la vérité en mains. "J'ai cru pendant un moment qu'il existait deux Bowen dans l'hôpital, et qu'évidemment, je m'étais trompé d'endroit." Il avait envie d'ajouter quelques mots, mais l'idée de dénigrer en public ces supérieurs était une très mauvaise idée. Quoique vous l'admettrez vous-même, ils n'avaient pas du beaucoup chercher.. Une psychologue pour enfants. Bien que souvent leur hiérarchie prononçait les mots "gosse", ou "enfant" pour parler d'eux, ils pouvaient bien se douter qu'ils n'en étaient plus..

Il sourit à la femme devant lui, et ne put s'empêcher d'ajouter quelques mots malgré tout. "L'idée de retomber en enfance me plaît bien". Son regard se posa alors, tour à tour, sur la jeune femme et à côté de son bureau. Son bureau ressemblait à un bureau d'hôpital, mais les dessins, et même les jeux qui trainaient dans un coin montraient clairement qu'ici, on ne soignait pas les adultes. Bien que ce jeu-là, les mikados, il en était sûr, c'était pour les 7-77 ans.

Le docteur lui demanda alors si ce grand enfant voulait bien accepter de faire un test rapide pour mesurer son état mental. Avec un grand sourire, Freddy répondit. "Avec plaisir."
Avant de s'asseoir, il demanda. "Je peux?". Toujours aussi poli McCawley! Puis, une fois qu'il eut l'autorisation, il se mit sur la chaise. Il jeta un coup d'oeil au médecin, et demanda alors, le plus sérieusement possible. "Qu'est-ce que je dois faire?"

Bien que l'envie de rajouter une connerie fut forte tentante, il se résolut à devenir l'homme le plus sérieux du moment. Le temps de la plaisanterie était fini. Si Freddy trouvait ridicule de se présenter chez un psychologue dès qu'il changeait de base, il prenait tout ces tests très au sérieux. Le front, il aimait ça. La guerre, il aimait ça. Il ne voulait pas, parce qu'il se serait montré trop bête, rater un de ces tests qui le condamnerait à rester sur terre. Répondre avec humour aux questions, il le ferait quand il n'aurait plus envie de voler, quand faire la guerre l'ennuierait. Mais là, ce n'était pas le cas. Il n'avait pas envie d'être bloquer au sol. Il n'avait pas envie qu'on lui coupe ses ailes.
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Lun 27 Juin 2011 - 23:05


Freddy L. McCawley & Lily J. Bowen
« what is the matter exactly ? »

Le fait de l'entendre dire que retombe en enfance lui plaisait bien fit sourire Lily, comment n'aurait-elle pas pu sourire en entendant une telle chose en même temps ? Cela prouvait au moins que cet homme qu'était Freddy MacCawley avait le sens de l'humour et c'était un bon signe, en effet, cela prouva à la psychologue – qui reprit de suite le dessus sur la femme qui avait trouvé un certain charme au soldat – qu'il n'était pas déprimé, ce qui aurait alors été un facteur de non-possibilité au retour sur le terrain pour l'homme qui semblait aimer plus que ton son métier, et le simple fait de défendre sa patrie. Lorsqu'il lui demanda la permission de s'asseoir, la brunette ne se fit pas prier et la lui donna, bien évidemment. Puis, Freddy lui demanda par la suite ce qu'il devait faire. La psychologue entrait dorénavant en action, pour un séance que le soldat devait intérieurement espéré courte et que Lily espérait intéressante, que ce soit au niveau professionnel comme au niveau humain.

« Je vais tout d'abord vous poser une simple série de questions, et je verrai selon vos réponses par quoi nous continuerons. »

S'installant dans son fauteuil de bureau, la brunette ouvrit le dossier de l'homme qu'elle était en train de finir d'étudier minutieusement avant son arrivée, malheureusement pour elle, elle n'avait guère eut le temps de le finir, mais ce n'était pas si grave, Lily ferait avec ce qu'elle avait déjà comme données sur le soldat présentement installé face à elle qui d'ailleurs semblait impatient d'en finir, ce qu'une fois encore Lly pouvait tout à fait comprendre.

« Depuis combien de temps êtes-vous dans l'armée ? »

La première question était toute simple, juste pour vérifier sa capacité à se repérer dans le temps, ce qui, jusqu'alors ne devrait pas réellement poser de problème, mais c'était le protocole et Lily se devait de le suivre à la lettre, car c'était l'armée qui le lui demandait clairement, et la brunette n'avait nullement envie de jouer avec les soldats de l'armée américaine, qui le voudrait si ce n'était quelques fous par-ci et par-là ? Personne. Ce qui était normal en même temps...

« Comment vous qualifieriez-vous quant à votre vie ces dernières années ? »

La seconde question était déjà plus compliquée, en effet la belle Bowen demandait au soldat de se qualifier, ce qui, de façon générale, était assez difficile, en particulier pour les soldats ayant perdu toute confiance en eux après certains combats plus douloureux que d'autres.
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Lun 4 Juil 2011 - 17:25

L'entretien avec la psychologue allait commencer. Les choses sérieuses avec. S'installant confortablement sur la chaise -il prit bien soin de prendre la chaise pour adulte, et non pas celle des enfants, histoire de ne pas se retrouver le popotin coincé dedans-, il avait demandé ce qu'il devait faire. La réponse de la femme ne tarda pas. Elle allait lui poser une série de questions, au quelle il allait devoir répondre. Parfait, ça il maitrisait à la perfection !

La première question ne tarda pas. Elle lui demandait depuis combien de temps, il était dans l'armée. Easy ! Il sourit alors, et ne se fit pas prier pour y répondre le plus vite possible. "Je me suis engagé quelques jours après mes 19 ans, c'était le 29 juin 1996. Ca fait donc quasiment 16 ans." 1996. Quand il y pensait, il se revoyait signer son contrat de formation, serrer la main de ce lieutenant, et sortir de la base, fier d'avoir signé. Il ne l'avait jamais regretté. Cinq années plus tard, sa formation de pilote de chasse en poche, il avait été réquisitionné pour sa première mission en Afghanistan, et sa vraie vie avait alors commencé. Un sourire sur ses lèvres, il regarda de nouveau la psychologue : une autre question n'allait pas tarder à sortir de sa bouche.

La question la plus dure à répondre. Comment se qualifierait-il d'après sa vie ces dernières années? Dur, dur d'y répondre. Sa vie avait tellement changé, même en dehors de l'armée que parfois lui-même avait du mal à tenir le coup. Et justement, s'il réussissait à rester debout, c'était bien grâce à l'armée, son seul repère. "C'est dur de se qualifier. Je dirais que je suis assez débrouillard. La preuve, je n'ai pas besoin de femme à la maison pour réussir à me faire à manger, garder une maison propre, etc..." Un peu macho dans l'âme, Freddy! Comme la plupart des soldats. Le sourire qui s'était affiché sur son visage s'évanouit à l'annonce de sa connerie s'évanouit aussitôt, et il continua de se qualifier. "Je dirais que je suis comme tout les autres hommes. Le fait de déménager et de quitter mon Hawaii natal ne m'a pas plus bouleversé que ça. " Une habitude prise depuis qu'il était soldat; l'habitude de devoir partir un jour et de ne s'attacher à rien. Il ajouta alors " Mis à part être débrouillard, et m'adapter facilement, je dirais aussi que je suis quelqu'un de têtu. Quand j'ai une idée en tête, je la garde longtemps. Et j'ai aussi un peu trop confiance en moi. Ca doit être marqué ça, dans mon dossier. Ca énerve un peu mes supérieurs!" Ces mots, la femme devait sans doute les lire dans son dossier : à Irak, il avait eu un malentendu avec un supérieur à cause de ces qualités. Pensant faire mieux que son supérieur, et croyant trop en ces capacités il ne l'avait pas écouté. Heureusement pour lui, tout s'était bien fini pour ses coéquipiers et lui... Il s'arrêta un instant, cherchant quelle autre qualification de lui il pourrait dire. Il ne voyait pas ce qu'il pouvait dire sans avoir l'air de se vanter.. "Ca vous suffit, ou je dois continuer?" lui demanda-t-il, son éternel sourire collé sur ses lèvres.
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Lun 4 Juil 2011 - 19:48


Freddy L. McCawley & Lily J. Bowen
« what is the matter exactly ? »

Le choix de sa seconde question n’était pas anodin. A vrai dire, la première était juste là pour « faire joli » comme on dit pour parler de quelque chose de finalement inutile. Mais la seconde question de la brunette avait un but bien précis. Celui de prouver que l’homme avait encore une suffisante estime de soi, ce qui se fait souvent très rare pour des soldats revenant de la guerre. Mais étonnamment, ça n’était pas le cas pour Freddy. Il semblait aimer celui qu’il était. D’ailleurs quelques mimiques de l’homme – dont il n’avait sans doute pas conscience lorsqu’il s’exprimait – firent sourire Lily, lui trouvant un côté extrêmement…séduisant ?! Mais qu’est-ce qui lui prenait ! Elle se reprit de suite, se reconcentrant sur son travail de psychologue. Qu’on la pardonne de cet écart de pensée, seulement elle n’était pas habituée à fréquenter des adultes en tant que patients, et Freddy lui étant pour dire « imposé » elle devait faire avec. Seulement, allez faire avec un mec aussi bien baraqué et séduisant ! On en rediscutera après !

*Débrouillard, qui se dispense de toute présence féminine à ses côtés* voilà ce que Lily se mit à écrire sur celui qui était exceptionnellement son patient.

L’écoutant alors – tout en continuant d’écrire tout ce qu’il venait de dire sur lui – lui demander s’il devait en dire davantage sur cette question ou bien s’il pouvait s’arrêter là, la brunette releva la tête vers le soldat.

« Non, ça ira pour cette question, merci. »


Lui souriant, elle termina d’écrire ce qu’elle avait à écrire et pensa à une autre question qu’elle pouvait poser à l’homme installé face à elle, seul son bureau les séparant.

« Aimez-vous partir au front ? N’y a-t-il rien qui vous tienne plus à cœur que cela ? Une femme…de la famille, des amis peut-être ? »

Elle ne voulait en aucun cas se monter curieuse, c’était totalement professionnel.
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Mar 5 Juil 2011 - 12:22

Le docteur en face de lui griffonna quelques mots sur une feuille. Freddy du faire un effort surhumain pour ne pas tenter par tout les moyens de savoir ce que la femme écrivait sur lui. Il trouvait qu'au cours de ces entretiens, c'était ça le plus dur : Ne pas savoir ce qu'on écrivait sur soi. Alors bien sûr, à la fin on lui disait tout le temps "vous pouvez continuer dans l'armée, il n'y a pas de problème", mais il aimerait bien savoir quand même ce que ces supérieurs connaissaient de sa vie.

Il s'interrompit alors, content que sa description devait s'arrêter là. Parler de lui, c'était bien quand on voulait draguer. Mais là, bien que la docteuresse soit belle et séduisante, elle était avant tout une psychologue. Rencontré ailleurs, il aurait certainement usé de son charme, mais la rencontrer dans son bureau, c'était tout autre chose.

La brunette lui posa alors une autre question, en entrainant une autre, cette fois-ci, moins difficile, mais beaucoup plus personnel. Un sourire s'afficha sur ses lèvres. La première partie était plus facile que la deuxième. Il aimait parler de la guerre, il aimait parler du front. Mais il détestait parler de sa vie privé.

" J'adore partir au front. Vous savez, je suis né à Hawaii, et j'y ai grandi. Là-bas, on apprend dès le plus jeune âge l'histoire de ce bout d'Amérique. J'ai toujours rêvé de devenir pilote de chasse dans l'armée de l'air, je suppose que c'est du en parti à ça." Il s'interrompit, cherchant ce qu'il pouvait rajouter d'autre. Il en avait tellement à dire là-dessus. L'un de ces grands-pères était mort ce 7 décembre, à Pearl Harbor. De même que les avions avaient toujours eu une place privilégiée. Il ne jouait pas aux voitures, petit, mais aux avions. " Et dans le ciel, on ne voit pas le front comme on le montre à la télévision, ou dans les films. On se fait une image, on se bat tout autant, mais on voit rarement des cadavres devant nous." Il voit plus souvent des cadavres, de loin, ou des carcasses d'avion. De là-haut, il trouvait que faire la guerre était moins horrible psychologiquement que en bas.

Et la suite de la question lui emboucha un coin. Il détestait parler de sa vie privée. Il n'avait plus de parents, il ne s'entendait pas avec sa soeur, et il venait de reconnaître sa fille parce que sa mère n'en voulait plus. " Je n'ai pas de femme, et j'ai une fille. Mais je ne suis encore jamais parti au front depuis que j'en ai la garde. Mais ce n'est pas la seule enfant qui grandira avec un père soldat. Bien sûr, à chaque fois qu'il s'envolait, il faisait un petit signe de croix et embrassait la photo de Mily. C'était un rituel qui empêcherait le mauvais sort selon lui. "Et pour mes amis, ils m'ont connu soldat, ils savent très bien ce qui peut se passer, et je le sais très bien aussi. Mais ça ne nous a jamais posé problème. Quand je pars au front, je pars faire mon boulot, c'est tout. Et une fois là-bas, je ne pense plus à eux, ou que le soir, quand je rentre de mes missions. Parce que là-bas, on n'a qu'une idée en tête : survivre. "

Il avait l'impression de déballer sa vie, un sentiment bien étrange, et bien heureusement garder sous serment.
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Ven 8 Juil 2011 - 15:38


Freddy L. McCawley & Lily J. Bowen
« what is the matter exactly ? »

Bien qu’elle n’ait jusqu’à aujourd’hui jamais eu à s’occuper d’un dossier d’un soldat de l’US Army, la brunette savait tout de même les bases les concernant. Parler de leur métier était bien moins difficile pour eux que de développer les points du lesquels leur vie privée leur plait. Et il semblait en être de la même façon pour Freddy MacCawley. L’écoutant lui dire qu’il était de l’île d’Hawaii, elle nota cette information – pourtant déjà connue de la brunette puisqu’elle l’avait auparavant lu dans son dossier médical, elle dénota une pointe de mélancolie dans la voix de l’homme, sans trop savoir encore si cela venait du manque de son île ou plutôt de son métier, étant pour le moment ‘attaché’ au sol. Puis, elle écrivit également la description qu’il donna du front, qui effectivement n’avait rien à voir avec celle donnée par les médias du monde entier. Celle-ci semblait presque…paisible, ce qui était totalement improbable puisqu’on parlait de la guerre présentement.

Soudain, Freddy en arriva à la question de sa vie privée. Il sembla hésiter, ce que Lily comprit sans aucun problème, qu’on soit dans l’armée ou secrétaire, on peut ressentir bien des difficultés quant à s’ouvrir, en particulier à une inconnue – ce que Lily était pour l’homme assit face à elle en ce moment. Mais il se livra, malgré tout, ce que la brunette pris comme un bon point, il n’était pas contre l’ouverture de soi aux autres, un point très important, et cette fois-ci en particulier pour un soldat.
Il avait une fille. Pas de femme. Elle nota toutes ces informations. Elle mourrait d’envie de savoir pourquoi il n’y avait pas de femme à ses côtés-là, mais cela dépassait complètement le cadre de son boulot, ainsi elle se retînt de toute question inadéquate et se concentra sur le reste des informations fournies par l’homme. Les mots employés par Freddy pour expliquer à la psychologue qu’il ne se faisait aucune illusion sur ce qui pouvait se passer au front firent tout drôle à Lily, ne s’étant clairement pas attendue à un tel détachement. Là, la question semblait inévitable.

« Vous ne craignez pas de laisser votre fille seule ? »

La question était difficile à formuler comme à entendre, Lily en avait bien conscience, malheureusement, il lui était impossible de ne pas lui poser.
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Sam 9 Juil 2011 - 18:31

Freddy ne put s'empêcher de penser que ce rendez-vous, malgré que ce soit un rendez-vous professionnel en psychologie -et donc théoriquement un rendez-vous barbant- n'en était pas un. D'un le cadre était totalement différent, bien plus enfantin, bien plus rigolo. Tenez, rien que ce petit boulier là, donnait envie à Freddy. Il avait envie de s'approcher, bouger les petites boules d'endroit. De deux, le psychologue en lui-même. A Hawaii, c'était un petit asiatique, le teint jaunâtre, des grosses lunettes sur le bout du nez, une fine moustache qui s'occupait de lui. Là, la femme était bien faite -" bien roulée" comme les machos de l'armée auraient dit. Ses traits fins, et sa jolie frimousse en feraient rêver plus d'un. A l'idée de raconter son rendez-vous avec ce docteur et que ses nouveaux collègues l'envient -parce que nul doute, ils le feront- Freddy ne put s'empêcher de sourire. Il allait les rendre jaloux !

La doctoresse ne se priva pas d'écrire tout ce qu'il disait -et sans doute ce qui lui parut intéressant- sur son dossier. Puis, une fois qu'elle eut fini, elle sortit de sa bouche la question tant redoutée, celle qu'il préférait éviter. Ne craignait-il pas de laisser sa fille tout seul? Si, bien évidemment. Cette question l'ennuyait ; il ne savait quoi répondre.
Un petit silence de quelques secondes se fit 'entendre'. Un rire d'enfant, sans doute dans le couloir ramena Freddy à la réalité. Il ne pouvait pas laisser passer cet ange trop longtemps.

De sa voix des plus sérieuses, il lâcha alors un " Si, évidemment que je crains de la laisser seule." Partir combattre ne l'ennuyait pas. Quand il restait un moment au sol, Freddy avait l'impression qu'on lui coupait les ailes; il se sentait démuni. Il était inconcevable pour lui de quitter l'armée. Pas plus qu'il était inconcevable de laisser sa fille. Il poursuivit alors. " Je ne la laisserais jamais seul. Quand je suis en mission, ici, en Amérique, je la laisse à sa nounou, et si jamais je repars en Lybie, ou au Moyen-Orient, je retournerais peut-être avant à Hawaii, pour la laisser chez un ami. Ou je trouverais quelqu'un, ici, pour s'en occuper." Il s'interrompit quelques secondes, puis, après celà, il continua " de toute façon, ça ne sera que temporaire, je reviendrais rapidement après." Il dit cela sur un ton non négociable, comme si, de toute façon, il ne pourrait rien lui arriver. Rien. Comme si il partait en guerre, et reviendrait forcément, en chair et en os.

" Et ce ne sera pas éternellement comme ça, je prendrais quand même un jour ma retraite." continua-t-il. Puis, avec un ton plus dégagé, et plus souriant, il ajouta. " je suis sûr qu'aucun patient ne vous ai jamais parlé de retraite!!" forcément!
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Lun 11 Juil 2011 - 18:11


Freddy L. McCawley & Lily J. Bowen
« what is the matter exactly ? »

Quel parent ne craint pas de laisser son enfant seul ? Lily était la première à détester l’idée de laisser Nathan, Savannah et les enfants d’Anton sans l’un de leurs deux parents. Evidemment, maintenant qu’Anton était assigné à résidence à cause de son impossibilité quant à se déplacer seul après l’accident de moto dont il avait été victime quelques mois plus tôt, Lily le savait toujours auprès des enfants lorsque ceux-ci rentraient de l’école. Bref, tout cela pour dire qu’elle avait – tout comme Freddy – en horreur l’idée de laisser ses enfants.
L’écoutant ensuite lui dire comment il ferait pour gérer la situation lorsqu’il devrait repartir à la guerre, Lily se pinça les lèvres. Il disait cela avec un certain détachement qui fit presque froid dans le dos de la brunette. Cet homme semblait sûr de lui à deux cent pourcent, et cela était bien prouvé par le fait qu’il lui dise que cette situation de laisser sa petite fille chez quelqu’un ne serait que temporaire puisqu’il reviendrait vite. Ne comprenait-il pas qu’il pouvait y rester aussi, même s’il se trouvait dans les airs ? Cette vision fit peur à Lily. Elle en venait presque à craindre pour la vie de cet homme qu’elle ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam. C’était complètement absurde.

« Et si vous ne revenez pas ? »

Elle se devait de poser cette question, aussi difficile puisse-t-elle être à formuler comme à entendre. Freddy pouvait y rester. N’importe quel soldat peut y rester, un jour ou l’autre. Il pourrait penser tout ce qu’il voulait, avoir dans l’idée qu’il rentrerait toujours sain et sauf, sauf qu’un jour il ne verrait peut-être pas l’ennemi arriver, et tout s’arrêterait là. Il laisserait sa petite fille orpheline. Etait-ce vraiment ce qu’il voulait ?

« Pardonnez la dureté de mes propos, Freddy, mais je me dois de vous poser cette question. »

Freddy ?! Non mais qu’est-ce qui lui prenait à l’appeler par son prénom ? Elle avait totalement perdue le sens des réalités ou bien… Lily devait impérativement se reprendre, et de suite ! Cet homme était son patient, et même si sa personnalité intéressait sérieusement la psychologue comme la femme qu’était Lily, elle ne devait en rien perdre son objectif de vue. Il était là pour subir un test psychologique permettant de statuer sur ses capacités quant à retourner sur le terrain aérien.
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Sam 16 Juil 2011 - 11:54

Le lieutenant vit bien que toute sa détermination outrait la pauvre psychologue. Peu habitué à de tels patients, elle devait se trouver scandalisé par ses propos. Pourtant, de son point de vue à lui, il ne voyait pas où était le mal. Il partirait au front, il reviendrait. Il y avait un aller et il y aurait un retour. C'était comme ça que c'était écrit, c'était comme ça que ça c'était toujours passé, et ça sera comme ça que ça se passera toujours. Déterminé, il pensait avoir tout dit sur sa fille. Mais la psychologue reposa une autre question, une question qui cette fois-ci donna la chair de poule à Freddy durant une micro-seconde. Sa question résonna dans sa tête. "et si vous ne revenez pas?". Et si il ne revenait pas? Cette question ne devait pas avoir de réponse, cette question ne devait même pas exister.

La brunette se remit alors à parler, l'appelant par son prénom. Freddy n'y preta aucune attention, bien que peu habitué à l'entendre dans son métier. C'était souvent McCawley, ou lieutenant, mais pas de Freddy. Elle s'excusait de ses propos, et Freddy hocha la tête. Elle n'avait pas à s'excuser, elle devait bien poser cette question.

"vous avez des enfants docteur?" demanda-t-il. Répondre à une question en posant une autre question. Ce n'était pas son habitude dans la vie de tout les jours. La seule fois qu'il usait de cette manière, c'était face aux sergents, quand il tentait de leur faire comprendre quelque chose. Il continua alors sur sa lancée. " Si vous mourrez dans une heure, par exemple, vous avez déjà prévu qui s'en occupera?"

Pour lui, le danger était partout. Là, maintenant, il pouvait mourir, et laisser sa fille orpheline. Mais si ça se trouve, il aurait le temps de devenir arrière grand-père. "Je peux très bien mourir en sortant de chez vous, tuer par un chauffard ivre ou en fonçant dans un arbre. Ou je peux faire un arrêt cardiaque, comme ça. J'ai perdu mes parents, d'un cancer et d'un accident de la route. C'est arrivé comme ça, sans prévenir, et en quelques semaines, et quelques minutes, ils étaient morts. Il fit une petite pause avant de continuer. " Je ne veux pas abandonner ma fille, mais je peux m'en aller à n'importe quel moment. Je suis d'accord pour dire qu'en temps de guerre, je risque encore plus ma vie. Mais le danger, il n'est pas qu'au front, il est partout."

Il s'arrêta alors. Dire autant de chose et s'imaginer mourir, en laissant Mily derrière lui, seul le remuait un peu. "Et si vraiment, il m'arrive quelque chose. Elle ne sera pas toute seule. L'armée s'en occupera, et trouvera quelqu'un pour s'occuper d'elle." Ca, il en était certain.
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Sam 16 Juil 2011 - 14:04


Freddy L. McCawley & Lily J. Bowen
« what is the matter exactly ? »

« Oui. »

Oh oui, pour avoir des enfants, elle en avait. Deux sûr. Quatre si l’on considérait les deux filles de son compagnon comme étant dorénavant ses deux filles également – dans le sens où elles appelaient Lily par « maman ». Enfin, le tout étant que la belle Bowen avait bel et bien des enfants, qu’elle savait parfaitement ce que cela impliquait et qu’elle savait combien il était difficile de gérer sa vie une fois que d’autres dépendent de celle-ci. Des enfants sans leurs parents, ça n’est pas juste. On le sait tous très bien.
La question que lui posa par la suite le soldat fit froid dans le dos à la brunette, qui avait – cependant – une réponse à cette fameuse question.

« Oui, parce mes enfants sont ma priorités et qu'il faut les protéger de ce que l'avenir leur réserve, selon moi. »

Elle se montrait peut-être terriblement dure envers l’homme face à elle présentement, et si c’était effectivement le cas, Lily ne s’en rendait nullement compte. Le fait qu’un père puisse envisager que son métier de soldat ne soit pas plus dangereux qu’un autre la terrifiait. Pensaient-ils tous comme cela ? Parce que si c’était le cas, l’Amérique avait du souci à se faire décidément… L’écoutant lui expliquer que selon lui, la vie ne tenait de toute manière qu’à un fil et qu’ils pouvaient tous mourir dans une minute sans qu’ils n’y pensent ne serait-ce qu’un seul instant, Lily ne put s’empêcher de noter quelque chose dont elle aurait dû se douter à peine cet homme avait-il fit son entrée dans son bureau : Se croit invincible. Un peu paranoïaque – voit le mal partout. Ses mots étaient aussi durs que sa voix avait pu l’être auparavant, mais il fallait bien dire ce qui était après tout. Le soldat type.

Finalement, Freddy MacCawley expliqua à la psychologue face à lui que si quelque chose venait à lui arriver un jour – ce qu’il ne croyait pas une seule minute possible au vu de l’expression de son visage et de la tonalité de sa voix – l’Armée s’occuperait de sa petite fille.

« D’accord. »

Elle n’était décidément pas d’accord, mais ferait tout comme. Ce n’était pas de sa vie dont il était question présentement de toute manière, alors pourquoi s’en préoccupait-elle soudain autant ? Idiote.

« Et bien je pense que nous avons terminés. »

Il n’y avait plus grand-chose d’autre à dire à première vue, cet homme était censé dans ses paroles, il savait exactement qui et pourquoi il était ce qu’il était. Pas de problème selon la brunette assise face à lui, simplement séparés par un bureau en bois massif. Du chêne sans doute.
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Lun 25 Juil 2011 - 18:07

La jolie psychologue pour gosse ne perdit pas de temps pour lui répondre. oui, elle avait des enfants. Et à peine avait-il poser sa question, qu'elle avait déjà répondu. Apparemment, elle avait déjà tout prévu. Si ce soir, en rentrant de chez elle, elle se faisait kidnapper par un fou, qui la tuait, la situation de ses enfants était déjà prévue. « parce mes enfants sont ma priorités et qu'il faut les protéger de ce que l'avenir leur réserve, selon moi. » Elle n'avait pas tord. Mais il n'avait pas tord non plus.

Si vraiment, il mourrait au combat, sa fille ne serait pas seule. L'armée s'en occuperait, c'était certain. Ils ne la laisseront pas tomber, et ils lui trouveront un lieu, une personne chez qui vivre. Et il y avait du monde. Et puis, si cette femme réagissait de la sorte, c'était parce qu'elle voyait, tout les jours, des gamins mal en point, l'esprit torturé. Parce qu'ils avaient vécu une chose horrible. Parce qu'ils avaient perdu leurs parents. Et pour d'autres raisons que Freddy n'osait même pas imaginer.
Mais lui, à chaque mission, il voyait de la misère autour de lui. Et une chose était sûre, il se battrait pour que jamais, sa fille ne grandisse dans une telle misère. Qu'importe qu'il soit là ou pas, il voulait lui laisser le monde, son Amérique comme elle était maintenant. Il ne voulait pas la voir grandir dans un pays déchu, où les enfants restaient terrés toute la journée, apeurée par les bombes qui tombaient à côté d'eux. Alors, pour ça, il se bettait. C'était son combat à lui, comme elle, elle combattait les esprits tourmentés.

Voyant bien que jamais il n'arriverait à la convaincre, il s'arrêta, vaincu. C'était rare qu'il baisse les bras, qu'il jette les armes à terre. Mais là, il n'avait pas d'autres choix. Avec les psychologues, ceux qui avaient entre leurs mains son avenir dans l'armée, Freddy ne faisait pas le con. Il ne discutait pas. Il se taisait, ne parlait que quand il en était autorisé. C'était la règle numéro 6 "Ne jamais contredire le psychologue". Certes, si celui-ci trouvait qu'il n'était pas apte, un autre vérifierait. Mais quand même.. C'était inscrit au dossier.

Quand la brunette lui dit "D'accord", Freddy sentit bien, au son de sa voix, que non, elle n'était pas d'accord. Mais comme il se l'était dit, il se tu, abandonnant la partie. Et enfin, elle lui annonça que tout était terminé, et il se sentit un brin soulagé. Raconter sa vie, ce n'était pas son truc. Surtout face à une personne qui apparemment ne le portait pas dans son coeur.

Il l'avait vu noter quelque chose sur ses feuilles, et curieux, il décida d'ouvrir la bouche. "Je ne sais pas si mes supérieurs vous l'ont dit, mais il est de coutume que le psychologue dise au soldat ce qu'il a marqué sur lui durant la séance." Menteur? oui. Curieux? oui. Ces supérieurs n'en sauraient rien de toute façon. Et au pire, il se ferait enguirlander. Il fit un sourire à la doctoresse, et lui dit. " Sauf si bien sûr, le psychologue a marqué que le soldat était fou." Il n'ajouta rien d'autre, attendant, toujours assis.
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef ! Lun 25 Juil 2011 - 20:02


Freddy L. McCawley & Lily J. Bowen
« what is the matter exactly ? »

Il semblait difficile pour ces deux-là de trouver un terrain d’entente sur le sujet abordé. Et oui, ça pouvait même arriver aux meilleur(e)s. Lily n’y fit pas particulièrement attention dans le sens où elle pouvait tout à fait admettre qu’un soldat et une « simple citoyenne » n’aient pas le même avis sur le sujet difficile et long qu’était celui de la guerre. Le fait étant que Lily n’était pas là pour le juger mais pour faire en sorte de tenter de comprendre cet homme pour qui – à première vue – la guerre était tout, même si sa fille avait une partie très importante de son cœur également.

Après toutes ces questions, la psychologue se rendit bien compte qu’elle n’avait plus tellement de choses à demander à cet homme qu’était Freddy McCawley. Il semblait tout ce qu’il y avait de plus sûr de lui, avait apparemment les idées bien en place…delà, que pouvait-elle faire ? Il lui semblait avoir fait son travail, c’est-à-dire vérifier l’état mental du soldat. Son job s’arrêtait là pour ce cas. Cet homme n’avait pas de gros problème à première vue, et Lily avait compris combien l’esprit de la guerre plaisait et intéressait Freddy McCawley. Ainsi, pas de soucis.

Soudain, curieux de savoir ce qu’elle avait pu écrire sur sa personne, le soldat monta un traquenard contre la brunette pour parvenir à ses fins, c’est-à-dire ici réussir à savoir ce qu’elle avait pu écrire sur son compte. Elle sourit. Croyait-il un seul instant, ne serait-ce même qu’une seule toute petite seconde qu’elle allait gober ce genre de choses de sa part ? Impossible, elle faisait ce métier depuis trop longtemps maintenant pour ne pas détecter des kilomètres à la ronde ce genre de choses de la part de ses patients. Amusée, elle voulut entrer dans son jeu, puis se ravisa. Lily n’était pas ici pour jouer mais pour accomplir sa tâche, son métier – celui auquel elle tenait tant.

« Bien tenté soldat, mais ça ne fonctionnera pas avec moi. »


Lui souriant, la brunette se passa – sans même qu’elle ne s’en rende compte – la main dans les cheveux, les envoyant en arrière, lui donnant un petit côté de cette jeune femme qu’elle était encore il y avait quelques années. La voilà qui avait atteint la quarantaine, la jeune femme qu’elle était avait disparue depuis bien longtemps, malheureusement.

« Je suppose que vous ne tenez pas à ce qu’un nouvel entretien soit prévu, n’est-ce pas ? Ne vous en faites pas, vous n’êtes pas le premier réticent à la psychologie…je sais ce que vous pensez, ils le pensent tous. »


De manière générale, les psychologues étaient vus comme des enquiquineurs de première, juste bon à faire chier le monde, à essayer de percer les secrets des autres sans aucun remord. Ce que les gens ignoraient complètement c’était que les psychologues ne prenaient absolument aucun plaisir quant à parfois faire remonter de lourds secrets de famille ou des choses de la sorte – même si c’était pour faire en sorte que le ou la patient(e) aille mieux par la suite.
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Message(#) Sujet: Re: Chef ! Oui, chef !

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