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 1608 ❖ can you be my savior?

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Message(#) Sujet: 1608 ❖ can you be my savior? Mer 22 Juin 2011 - 4:28

Les mois étaient passés rapidement, trop sans doute. Je ne m'étais pas rendue compte que cela faisait déjà presque dix mois que j'avais posé les pieds à Ocean Grove. Comment cela était-ce possible ? Comment la vie pouvait-elle défiler aussi vite sans qu'on ne s'en rende compte ? Que devais-je faire à présent ? Peu de solutions s'offraient à moi. C'était prévu dès le départ, avant même que je n'emménage. Je ne pourrais pas rester indéfiniment ici et pourtant, au final, je m'étais attachée à ce quartier... à la ville de Miami et à certains de ses habitants. Je ne me voyais pas non plus repartir pour le Texas, même si rester encore loin de ma famille était douloureux. Ils me manquaient, c'était certain mais j'avais ma propre vie à mener à présent et j'avais commencé à la construire ici. C'était une erreur, je n'aurais pas dû venir ici en sachant que je ne pourrais pas y rester. J'étais restée persuadée que le départ ne serait pas difficile. Je n'avais jamais aimé les grandes villes, comme celle de Miami et me voilà prête à tout pour y rester. Je devais donc trouver un moyen, car dans quelques semaines, j'allais devoir rendre les clés de la maison à ma tante et dire au revoir à mes habitudes. Je n'aurais plus qu'à trainer à l'hôtel et si possible, un qui accepterait la présence des animaux de compagnie car il est hors de question que j'abandonne mon chien. Je ne pouvais pas non plus finir sous un pont, ce serait un dénouement réellement triste après toutes ces années passées sur les routes à s'en sortir plutôt confortablement bien.
Cette histoire occupait tout mon esprit. J'avais un boulot à présent, rien d'extraordinaire mais de suffisant pour subvenir à mes besoins. J'avais déjà beaucoup de chance de vivre dans une si belle maison, dans un des quartiers les plus chics de la ville. Et j'allais devoir m'habituer à m'en défaire. Je me voyais déjà mal faire du porte à porte en suppliant quelqu'un de me prendre sous son toit. Je réfléchissais à toutes les offres qui pourraient me sauver la mise mais j'étais pratiquement certaine que la seule solution serait de faire mes valises et recommencer le vagabondage. Stupide n'est-ce pas ? Après tous les efforts que j'avais fourni pour mettre ce mode de vie derrière moi, maintenant je repassais à l'éventualité de m'y replonger. J'avais désiré mener une vie finalement stable et tranquille – d'où mon arrivée à Ocean Grove. Même si je ne m'étais jamais réellement sentie à ma place ici ou ailleurs, je m'étais habituée à l'idée d'aller travailler au restaurant du Cocowalk et participer à la vie des habitants du quartier. C'était étrange, tout ces changements n'auraient pas dû me satisfaire, et d'un certain côté c'est le cas, je trouvais toujours à redire mais dans le fond, je m'y plaisais bien. Peu importe ce que l'avenir allait me réserver, il fallait que je me dépêche.
Heureusement, pour me changer les idées, il y avait Betty. Le monde était vraiment petit, c'était ce qui m'avait traversé l'esprit en me rendant compte qu'une vielle amie d'enfance était ma voisine. Je ne pouvais pas nier que sa présence m'avait fait un bien fou, malgré les quelques différents que nous avons connu par le passé. Elle était la seule et unique personne qui me rattachait à mon ancienne vie, celle de la petite texane que j'étais. C'était donc avec plaisir que je la rejoignis chez elle. Mais je savais que ce que je voulais éviter à tout prix s'immiscerait dans nos conversation. Je devais lui parler de mon futur départ, que nos retrouvailles n'auront été que d'une courte durée. Tout devenait beaucoup plus intéressant au moment précis où je me devais de commencer à faire mes cartons et partir pour d'autres horizons.
Après m'être présentée à sa porte, elle m'invita à pénétrer chez elle. J'eus comme réflexe d’examiner chaque pièce que je traversais alors que ce n'était pas la première fois que je venais. « C'est gentil de m'avoir invité. J'avais grand besoin d'une journée en compagnie d'une amie. » Je souris, parfaitement à l'aise. Je décidai de me lancer dès le départ, plus vite le sujet sera mis sur le tapis, plus vite nous pourrons passer à autre chose. « D'ailleurs, il faut que je te dise quelque chose... Tu sais que j’habite la maison de ma tante. C'était prévu qu'elle loue cette même maison à des gens durant l'été. De ce fait, je vais devoir déménager. Je ne sais pas encore où est-ce que je vais bien pouvoir trouver un endroit où loger. Mais si j'ai réussi à trouver où dormir dans le trou du cul du monde, je peux trouver dans une ville comme Miami. » Je n'étais pas tout à fait sûre concernant le dernier point cela dit.
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Message(#) Sujet: Re: 1608 ❖ can you be my savior? Lun 11 Juil 2011 - 23:03


Cela faisait maintenant quatre ans que mes parents avaient fait l'acquisition de ma résidence à Ocean Grove. Je m'y plaisais plutôt bien, même si je regrettais parfois ma vie au Texas. Quitter mes parents, mes quelques amis et connaissances n'avait pas été aussi facile que ce que l'on imagine, surtout après tout ce que j'avais vécu lors de ce changement brutal. C'est pourquoi retrouver Romy, habitant à quelques pas de chez moi, m'avait autant surprise qu'enchantée. Nous n'étions pas les meilleures amies du monde, pas vraiment, mais revoir une amitié d'enfance à l'autre bout du pays était une des meilleures surprises depuis mon arrivée à Miami. Combien de chances avions-nous de nous retrouver au même endroit au même moment? Très peu, et cela me rendait le sourire dès que je passais un moment plus dur. Pour profiter de cette nouvelle chance qui nous était donnée, je lui avais proposé de passer à la maison pour que l'on puisse partager quelques instants entre amies, comme au bon vieux temps. Il était clair que nos conversations n'avaient plus les mêmes sonorités, nous ne discutions plus de choses stupides comme nous en avions l'habitude auparavant, du moins la plupart du temps. Il nous arrivait de temps en temps d'avoir quelques petits mots idiots, de partager nos petits soucis quotidiens...
En attendant sa venue, je fis un peu de nettoyage dans la maison. On ne pouvait pas dire que j'étais la reine des femmes de ménage, loin de là, je n'avais pas vraiment l'habitude de m'occuper de tout chez moi, même après quatre ans de vie solitaire. J'aimais cette situation, mais pour une fille de bonne famille, ce n'était pas évident de se retrouver seule avec autant de responsabilité dans une maison. Je rangeai donc ce qui était indésirable lorsqu'on invite quelqu'un chez soi, des livres entassés ou des vêtements mal rangés. J'y passai quelques minutes avant d'entendre Romy s'approcher de la porte d'entrée. Après lui avoir ouvert, je l'invitai à se joindre à moi dans la maison. Elle la regardait d'un air curieux, ce qui m'étonna d'ailleurs puisque ce n'était pas la première fois qu'elle y pénétrait. Mais, peut-être avait-elle remarqué que le lieu n'était pas si propre et bien rangé qu'il n'y paraissait à mes yeux.

« C'est avec plaisir Romy, je suis contente qu'on se soit finalement retrouvé. » Je lui renvoyai son sourire. Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas vu de texan de mon 'ancienne vie', me remettre dans la pensée cet état me remplissait de joie. « Tu veux dire que tu vas te retrouver à la rue si tu ne trouves rien? Tu as déjà des idées où tu pourrais aller? Je sais pas, des amis ou une chambre d'hôtel, temporairement? Je te proposerai bien ma chambre d'ami, mais tu connais mes parents, et s'ils l'apprennent je n'ose pas imaginer ce qui pourrait te tomber dessus. Regarde ce qui est arrivé quand ils ont appris que je sortais avec un gars, direction Miami. C'est sûr que ce n'est pas l'endroit le plus désagréable mais devoir tout quitter sur décision de mon père... » Ma réponse était plus ou moins vraie, je me serais fait un plaisir de l'accueillir mais me retrouver en sa compagnie à chaque instant de la journée, et surtout avec ses autres amis qui seraient venus à la maison... Je ne savais pas si je souhaitais une telle intrusion dans ma vie. Mais après tout, cela serait peut-être une bonne chose pour me changer de ma routine. Et si cela pouvait aider Romy...

(désolée pour le retard et la qualité, l'inspiration n'était pas au rendez-vous :cache:)
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Message(#) Sujet: Re: 1608 ❖ can you be my savior? Lun 25 Juil 2011 - 14:43

Pendant de longs mois, je m'étais sentie affreusement seule. Je ne parlais pas là de solitude à proprement parlé, car j'étais assez sociable pour aller vers les gens et faire de nouvelles connaissances, mais aucune d'elles ne pourraient un jour comprendre ce que je pouvais ressentir. La plupart d'entre eux ne savaient même pas ce que signifiait 'tout quitter du jour au lendemain pour vivre loin de tout, sans règles'. Et puis j'étais texane, et notre mentalité était tellement différente de celle d'ici. Ils avaient une image si fausse de notre État. Ils nous imaginaient tous en cowboys en train de cracher et de faire du rodéo. C'était loin d'être glamour. Mais ils n'étaient pas tous comme ça, heureusement. Seulement, tomber sur Betty était une chose inespérée car si quelqu'un pouvait réussir à me cerner, c'était bien elle. On venait de la même ville, on avait parfois côtoyé les mêmes personnes mais nous n'étions pas pour autant très proches. Mais peu importe, c'était suffisant à mes yeux. J'étais contente de la savoir à quelques pas de chez moi, c'était rassurant.
Dire que tout ceci allait bientôt s'arrêter, je n'aurais jamais cru ressentir ça un jour en arrivant dans cette ville, mais je ne voulais pas partir. Beaucoup trop de choses s'étaient passées durant ces derniers mois que je voulais tout simplement continuer à vivre ici et évoluer. C'est vrai, je pourrais demander à quelques personnes s'ils pouvaient m'héberger, au moins le temps que je trouve un vrai logement mais je ne connaissais pas assez ces personnes pour oser. C'était étrange et ironique à la fois. J'avais vécu sur les routes et j'avais souvent occupé la chambre chez des gens que je n'avais rencontré que quelques heures auparavant, ce qui ne m'avait jamais posé problème. Et aujourd'hui, j'étais tout simplement incapable de faire la même chose avec des personnes que je pouvais considérer comme des amis. « J'imagine que la meilleure solution sera la chambre d'hôtel en espérant ne pas y passer toutes mes économies. Mais ce ne sera jamais pire que de vivre dans une grotte. » Je souris, comme pour détendre l'atmosphère et rendre la situation moins dramatique. Parce qu'elle n'était pas dans le fond, il m'était déjà arrivée de dormir à la belle étoile, en pleine nature sauf que Miami n'offrait pas beaucoup d'espace pour ce genre de choses à part la place ou bien tenir compagnie aux alligators. C'était toujours beaucoup plus simple lorsque je me trouvais loin de la civilisation. « Ça aurait été super, mais la dernière chose que je veux c'est d'attirer des ennuis, je sais comment sont tes parents. » En effet, je trouvais déjà énorme de pouvoir compter sur Betty, il n'était pas utile qu'elle se retrouve à l'autre bout du monde à cause de moi. Je ne voulais pas non plus qu'elle pense que j'étais venue dans le but qu'elle me fasse cette même proposition, car ce n'était pas le cas et j'espérais qu'elle me connaisse assez pour le savoir. Elle était d'ailleurs la première à être mise au courant de mon départ prochain, je ne me sentais pas encore de devoir l'avouer à Jaxon. « Il y a encore dix mois j'aurais tout fait pour partir d'ici, je crois que ça me surprend toujours un peu plus de m'attacher à cet endroit. Ocean Grove n'est pas aussi calme qu'on pourrait le croire, c'est peut-être ça qui rend la vie ici excitante... » dis-je en riant. Entre les catastrophes naturelles et les drames de voisinage, il y avait de quoi faire par ici.
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Message(#) Sujet: Re: 1608 ❖ can you be my savior? Mar 9 Aoû 2011 - 15:08

Je connaissais totalement ce sentiment que Romy me décrivait à l'instant. Celui qui, au début nous crie de nous enfuir le plus tôt possible de cet endroit bien différent de notre chez nous, mais au final on ne veut plus le quitter. J'avais malheureusement fait les frais de cette sensation quelques années auparavant alors que je venais tout juste d'arriver à Ocean Grove. Les premières semaines furent difficiles, mais passé un certain cap, les choses se sont arrangées et le monde est redevenu agréable. C'était une situation bien compliquée à gérer, mais nous avions toutes les deux réussi à passer au-dessus de nos aprioris. J'avais fini par m'y plaire, ce quartier résidentiel n'était pas si mauvais. La seule raison qui me faisait le détester était simplement parce qu'il était synonyme de mon exil. Mon père m'avait fait payer mes "écarts". Mais la blessure était maintenant cicatrisée, ou du moins s'étaient refermées momentanément. « J'ai connu ça tu sais, l'envie de partir coûte que coûte. Mais comme tu dis, Ocean Grove a ce petit quelque chose qui rend le quartier agréable. Je ne saurais dire quoi, mais une fois qu'on y est, il est difficile de s'en séparer. »

Je voulais tellement venir en aide à Romy. Elle me semblait vraiment préoccupée par ce possible départ du quartier et je ne voulais pas lui infliger cela en sachant qu'elle n'avait pas forcément eu la vie rêvée d'une jeune fille. La savoir dans un motel miteux, ou pire encore, dans la rue à dormir sur un banc, me rendait malade. Je me sentais coupable d'avance de l'imaginer dans cette situation. Il n'était pas possible que je reste là, sans rien faire, dans cette vaste maison qui n'attendait que des habitants. Après tout, mes parents n'étaient pas obligés d'être au courant de l'arrivée de Romy dans la maison... Il n'y avait même aucune raison qu'ils apprennent l'emménagement d'une ancienne connaissance dans la maison.
« Oui, ce serait vraiment bien qu'on se retrouve. Et après réflexion, je me dis qu'il n'y a aucun risque que mes parents apprennent que quelqu'un vit dans la maison avec moi. Tu sais, mon père vient rarement, toujours à son boulot, et ma mère passe de temps en temps, mais ce n'est pas vraiment un problème si elle te voyait ici. Elle est plutôt ouverte d'esprit et elle serait peut-être même ravie de voir que j'ai fais de belles rencontres. Et puis, de toute façon, je ne vais pas passer ma vie à me demander quelle serait la réaction de mes parents. C'est sûrement l'une des meilleures opportunités que tu auras. Tu restes à Ocean Grove, tu as de la compagnie... Alors, ça te dit ? » Je venais de me lancer, j'avais peut-être fait une grosse bourde que mes parents allaient apprendre, mais je n'étais plus l'adolescente qu'ils avaient exilé à l'autre bout des États-Unis pour faute grave. Je prenais le risque, mais je maintenais l'idée que j'étais d'âge à prendre des décisions sans avoir à me demander si j'allais me faire disputer ou pas. Je voulais aider Romy et qu'elle vienne habiter à la maison, c'était ma décision et rien ne pourrait m'empêcher de la réaliser. Enfin si, Romy pouvait refuser.
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Message(#) Sujet: Re: 1608 ❖ can you be my savior? Sam 20 Aoû 2011 - 14:01

Betty marquait un point, la particularité d'Ocean Grove était que, bien qu'il s'agissait avant tout d'un quartier résidentiel comme un autre, c'était juste qu'il n'avait rien de commun au reste. Bien sûr, c'était avant tout dû aux résidents, et parfois c'était à se demander d'où certains sortaient. En grattant un peu plus, on découvrait rapidement que la débauche côtoyait de très près les soirées mondaines. Ironique, n'est-ce pas. Ma mère avait raison, c'était souvent dans les plus belles choses qu'on découvrait les pires vices.
Je n'aurais jamais cru qu'une demande de colocation pourrait me rendre si pleine d'espoir. Tout ceci était déjà très bizarre, à commencer par mon attachement pour cet endroit alors que je détestais tant les grandes villes. Je me retiens pourtant de sauter partout en réalisant que je n'allais pas devoir repartir sur les routes – ce qui ne m'aurait pas tant déplu, mais j'aimais ma vie à présent. Je réalisais donc que rien n'allait changer, si ce n'est la maison. « Tu es sûre ? » Je me sentis obligée de demander, je connaissais assez bien la famille Honecker pour m'en inquiéter mais je fus aussitôt rassurée par son hochement de tête. Peu friande des démonstrations, je fis un petit écart à mes principes en allant enlacer Betty. « Merci beaucoup ! Tu me rends un véritable service, je te revaudrai ça. ». L'autre bonne chose était qu'au moins, je n'aurais pas à subir des adieux. Je détestais cela, et j'en avais dû faire beaucoup au long de ma jeune vie. Avec un intérêt particulier, j'observai les alentours, ces murs qui seraient bientôt me protéger de l'extérieur. Mais j'avais oublié un petit détail, et je me sentis d'ailleurs un peu honteuse de l'avoir mis de côté pendant une poignée de secondes. Alerte, je me tournai vers Betty. « Oh mais... j'espère que ça ne te dérange pas qu'il y ait Jazz ?! » Il s'agissait de mon chien, bien évidemment. J'avais recueilli ce gros pépère et il était devenu mon seul véritable allié dans cette nouvelle vie. J'espérais sincèrement que ce ne serait pas un problème, je me voyais mal me séparer de mon chien. Par chance, Betty – qui me fit un peu peur à hésiter – m'assura qu'il n'y aurait aucun problème mais elle me prévint de quelques conditions à suivre. C'était une évidence et c'était avant tout sa maison et je sais qu'il me faudrait un certain temps pour ne plus avoir l'impression d'être une invitée.


the end
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Message(#) Sujet: Re: 1608 ❖ can you be my savior?

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