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 #1782 ~ what is life without a pig ?

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Message(#) Sujet: #1782 ~ what is life without a pig ? Jeu 19 Mai 2011 - 21:42

Occupant son samedi après-midi comme tout jeune-homme névrosé dans sa vingtaine le ferait, Leander avait fait la lessive, lavé le sol, fait la vidange de sa voiture et avait finalement entrepris de faire sécher le linge au soleil après la petite douche qui lui avait été imposée par ses travaux d'entretien de la voiture. Pour certains, mettre des vêtements à sécher sur le fil à linge est une banale affaire, mais pas pour Leander pour qui cela constituait une activité hautement intellectuelle et artistique. D'une, il fallait déjà répartir les vêtements suivant leur poids afin de garder un certain équilibre censé ménager les trois différents fils à linge, de deux il était inimaginable de suspendre un tee-shirt avec deux pinces à linges de couleur différente, et de trois il était impératif que la couleur des pinces à linge en question soit accordée au vêtement qu'elles maintiennent. De plus, tous les vêtements pouvant être considérés comme embarrassant devaient être placés sur le fil du milieu de sorte que, si un voisin inopportun en venait à jeter un coup d'oeil indiscret à leur jardin, ses yeux n'ait accès à rien de trop compromettant. Une autre règle, que Leander n'avait jamais formulé dans sa tête comme une règle officielle, c'est qu'il tenait à ce que ses sous-vêtements restent éloignés des sous-vêtements de Rhea. Y compris les chaussettes. Par mégarde, il avait un jour accroché un de ses boxers près d'un soutien-gorge de Rhea, et en s'en rendant compte il avait senti ses joues s'embraser avec une telle intensité qu'il s'était promis de ne jamais réitéré une telle erreur. Regardant bien autour de lui pour s'assurer que personne n'avait eu vent de son geste malheureux, il avait timidement éloigné son boxer avec des airs de conspirateur. Il n'avait pas vraiment cherché à psychanalyser sa réaction, mais dans son esprit cela avait quelque chose à voir avec ce qu'il craignait que les sous-vêtements de Rhea racontent aux siens. Non pas qu'il n'eut pas confiance en Rhea, mais il avait terriblement peur que sa lingerie fine en vienne à corrompre ses slips en coton. N'importe quel jeune homme un tant soit peu rationnel en viendrait à avoir la même frayeur, non ?

Une fois les différentes tâches ménagères accomplies, Leander, en proie à un léger ennui, avait rongé l'ongle de son pouce l'espace de quelques dixième de secondes -le temps qu'il réalise qu'il était juste impensable qu'il s'attaque ainsi à une partie relativement indispensable de son corps- avant de chausser à la va-vite ses tennis pour quitter la maison sans un regard derrière lui, enfin juste un tout de même, pour vérifier qu'il avait bien fermé la porte à clef.

Il finit par rentrer deux heures plus tard, et, une fois n'est pas coutume, il a de la compagnie. Une compagnie doublement habituelle. Comme le gentleman qu'il est, le jeune Rosendale fait entrer son invité dans son humble demeure avant lui, pour ensuite le suivre à l'intérieur et lui présenter les lieux. Fidèle à ses devoirs d'hôte, il occupe son invité pendant au moins une demi-heure, puis, sentant que Rhea devrait bientôt rentrer à la maison, il s'installe derrière les fourneaux pour lui préparer des cookies. Il ignorait si elle aimait vraiment ça, mais il avait bien conscience qu'il aurait des tas d'aliments à tester avant de pouvoir définir clairement les goûts de sa colocataire, alors autant commencer maintenant. D'autant qu'il avait plus ou moins décider qu'ils lui réserveraient de temps à autres ce genre de petites attentions - ce n'est pas comme si elle ne pouvait pas se permettre d'épaissir un peu, avec sa silhouette toute en finesse.

À l'entente du son de la porte d'entrée s’entrebâillant doucement, Leander comprend que c'est la jeune Stark qui doit être de retour, et il se précipite aussitôt à sa rencontre avec son plat de cookies, affichant sur son visage toute l'amabilité dont il était capable, ce qui n'était vraiment, vraiment pas grand chose.

« Oh Rhea, bonsoir ! Un cookie te tenterait-il ? »

Gentiment, il tend la plateau vers elle, se complaisant à tel point dans ce rôle de parfait petit jeune homme bien éduqué qu'on aurait presque pu l'entendre ronronner.

« Et, hum... J'ai quelque chose à t'annoncer... ajoute-t-il plus sobrement, avant de tousser légèrement dans son poing fermé. Nous, hum, nous avons dorénavant un cochon. »

Il avait déclaré ceci le plus simplement du monde, se doutant bien qu'en rajouter des tonnes n'aiderait pas à faire avaler la pilule. Non seulement un coup de folie pareil ne lui ressemblait pas, mais de surcroît s'il avait appris qu'il craquerait et adopterait un animal un jour, il aurait probablement parié sur autre chose. Un serpent par exemple, ou un autre animal à écailles pas trop sale. Afin de bien faire comprendre à Rhea qu'il ne plaisante pas, il pivote légèrement sur la droite pour lui laisser une vue plus dégagée sur la baie vitrée, à travers laquelle on apercevait le mammifère trottant gaiement dans le jardin.


Dernière édition par Leander Rosendale le Mer 15 Juin 2011 - 13:59, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: #1782 ~ what is life without a pig ? Ven 20 Mai 2011 - 21:20

Les étoiles pleins les yeux, je m'avance, légère, resplendissante. Je pose un pieds délicat, calculant à peine la grâce de mon geste, sur ce nouveau sol américain que je foule joyeusement. Je m'avance, la tête haute, les cheveux au vent, dans ce nouveau quartier qui est bien, dans ce nouveau quartier plein de mes futurs amis. J'avance aussi élégamment que ma mère sur un podium. J'illumine mon nouveau coin de paradis, je suis grandiose, je suis une Femme Fatale.

Je marche, évitant les pelouses parfaites, droit vers ma nouvelle maison qui n'est pas totalement mienne. Je marche la tête penchée, perdue dans quelque part entre les nuages et les étoiles, je triture mes cheveux que je n'ai pas eu la patience de dompter, le vent souffle les volants de ma robe sans pour autant me donner la grâce de Marilyn.

J'arrive dans la rue, au bras de mon nouvel ami, rencontré dans cette petite boutique du coin, un sachet de vinyles à la mains, le sourire aux lèvres. Mon nouvel ami me raconte quelque chose d'amusant, je m'amuse sincèrement, je passe ma main dans mes cheveux au vent, je cherche les clés dans la poche arrière de mon pantalon et on entre prendre un verre devant la télévision.


Rhea, terriblement droite dans ses talons hauts, hésitait. Postée devant sa porte d'entrée depuis un moment, elle s'imaginait toute une sorte d'entrée bien plus normale que la sienne. Elle passa réellement la main dans ses cheveux, se demandant ce que penserait son nouveau colocataire. Elle ne le comprenait pas. Elle n'était pas faite pour vivre avec des gens, des gens normaux. Angoissée, elle hésita encore un moment, avant de secouer la tête et de se souvenir qu'elle était chez elle, que tout irait bien, que les gens étaient tous foncièrement mauvais et instables. Posant la main sur la poignée sûrement pleine de microbes variés, elle soupira et entra, reconquise par son détachement naturel.

Je rentre. Je m'avance dans la cuisine, attrape un verre d'eau aux concombres. Ou du jus. Non, du Jack. Du Jack et une pomme verte. Leander est assis dans le salon, bouquinant un comics quelconque. Ou travaillant. Est-ce qu'il travaille ? La maison sera miraculeusement propre, je me sentirais comme à la maison. Il …

Elle s'arrêta, sursauta, sortie de son imagination. Elle s'attendait à tellement de choses. Tellement de choses sauf le trouver juste devant son nez, un plateau de gâteaux à la main. Elle n'avait jamais eut le droit à ce genre d'attentions. Mais est-ce que les gens normaux accueillent véritablement leurs colocataires avec des cookies ? Ce n'était franchement pas l'image qu'elle avait. Elle n'avait jamais rien lu de semblable dans tous ses livres, ni dans aucun de ses films. Terriblement perturbée par un tel accueil, elle lâcha ses achats et resta sur place. Elle esquissa une sorte de grimace qui se voulait sûrement être un sourire. Elle tendit la main à moitié, s'arrêtant dans son geste pour l'écouter parler. Elle était encore en train d'hésiter à prendre un cookie lorsqu'il arrêta de parler. « Fais quelque chose ma fille, prend ce gâteau, met-le dans ta bouche et fuis. Note pour plus tard : ne jamais rentrer par devant quand il est là. Oh non, ça y est, je redeviens méchante. » Un cookies dans les mains, la jeune femme se demandait encore ce qu'elle était censée faire face à un tel discours, elle n'aimait même pas les cookies.

« … Merci, Leander. Ils sont... très beaux... Bons ! » Qui aurait imaginé qu'un jour Rhea Stark se retrouverait dans une telle situation ? Devoir manger des cookies fait par un homme quasi inconnu qui partage sa maison et qui lave ses sous-vêtements ? Elle esquissa son sourire habituel, l'écoutant parler, désolée pour lui et tout le mal qu'il se donnerait sûrement pour cohabiter avec elle. Elle fit même semblant de manger un de ses cookies, qu'elle se contenta d'émietter, en réalité, sans même s'en rendre compte. « J'ai quelque chose à t'annoncer... » Elle aimait bien ces mots. Chaque fois qu'une personne plus ou moins adulte lui annonçait quelque chose, c'est qu'un nouveau départ à petite échelle était à prévoir, et le renouveau, c'était sa vie. Tout recommencer, tout le temps. Aller au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau ! …

Elle continuait de sourire bêtement, s'attendant à ce qu'il lui avoue un achat compulsif, un nouvel ordinateur géant ou une tortue ninja décorant leur jardin. Elle ne réagit pas lorsqu'il lui montra leur nouveau compagnon. Elle prit quelques minutes, le temps que ses yeux s'agrandissent, que son visage se décompose, que ses bras retombent dans l'air, avant de pousser un cri horrible et reculer au fond de la pièce. « Merde, merde, merde ! … C'est vivant ? » Évidement que ça l'était, elle était juste terrifiée par les bêtes, les saletés, et les cochons dans sa maison. « DIABLE ! », elle hurlait définitivement, ce qui la choqua d'autant plus, n'ayant jamais eut ce genre d'habitude. « Je veux dire... Tu n'es pas une sorte de dégénéré fétichiste ou je ne sais pas quoi qui fantasme sur les cochons ? … Attends, tu compte quand même pas le manger, n'est-ce pas ? Parce que je peux toujours me forcer à manger les gâteaux que tu fais, mais tu ne cuisinera jamais de cochon, n'est-ce pas ? D'ailleurs, merci pour les gâteaux, c'est adorable ! Tu tiens une animalerie ? Il y a une ferme quelque part ? Il s'est échappé et tu as eu pitié de lui ? Tu sais, j'ai jamais eu de chat, je pense qu'on aurait pu commencer par... je sais pas moi, un poisson rouge ? C'est ce que font les gens normaux je crois... Diable, diable, diable ! C'est le nom de la rue qui doit porter la poisse, moi qui m'imaginais des tartes au citron sur des tables bien propres... Oh, non ! Me dis pas que tu es un de ces hippies en retard sur leur temps qui communient avec les animaux et autres machins dégoûtants ? Mais pourquoi tu n'as pas acheté un ordinateur géant ? Ou une tortue ninja ? J'aurais accepté la tortue ninja, tu sais ? ». Rhea était déjà épuisée, elle s'était mise à parler sans même s'en rendre compte. Elle remarquait seulement qu'il n'avait pas du tout comprendre et qu'elle partait franchement dans les aigus. Plaquée contre le mur, reprenant son souffle sans quitter des yeux cet animal, elle ne comptait cependant pas bouger, paniquée à l'idée que cette chose puisse bouger ou, pire, l'approcher.

(ok, ça fait vraiment longtemps Red Face ).
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Message(#) Sujet: Re: #1782 ~ what is life without a pig ? Mer 15 Juin 2011 - 14:29

Elle s'empare finalement d'un cookie et il se sent soulagé. Peut-être aurait-il du la laisser tranquille ? Cette idée lui vient seulement maintenant à l'esprit. Peut-être n'avait-elle aucune attente le concernant, et peut-être espérait-elle en son for intérieur qu'il y aurait toujours cette barrière tacite de politesse et de discrétion entre eux deux. Lui, ça ne le gênerait pas. Il n'y avait pas été habituée, sa soeur n'étant décidément pas du genre discrète, mais il était intimement convaincu que ça lui plairait. Néanmoins, il lui restait une phase de tests à effectuer, afin de déterminer quelle type de personnalité possédait Rhea et comment s'y adapter. Certes, il aurait pu lui confier un questionnaire pointu en lui demandant de répondre sérieusement dans l'optique d'améliorer leurs rapports, mais non, il ne voulait pas l'effrayer. Lui faire subir une batterie de tests sociologiques, ça lui paraissait tellement plus logique et... délicat. Ben voyons.

Contrairement aux hypothèses de Rhea, Leander n'avait pas laissé libre cours à ses instincts matérialistes de base (instincts dont il n'avait jamais pris compte de l'existence, estimant que les instincts sont réservés aux bêtes tandis que l'homme devrait pouvoir se fier à sa raison en toute circonstance), et il allait bien falloir à ce qu'elle s'habitue à ses frasques financières inexistantes de toute manière. Il n'aurait jamais pu acheter un ordinateur, ayant horreur de ces machins (il s'en sert bien au boulot, mais en dehors de cela il préfère ne pas les approcher, par prudence), et son sens de la décoration étant plutôt minimaliste il ne lui serait jamais venu à l'esprit d'investir dans un quelconque élément de décor superflu.

Finalement, la réaction de Rhea à la vue du cochon n'est pas des plus positives. Prenant tout cela scrupuleusement en note dans des rapports mentaux, Leander détourne son attention de la jeune fille pour s'approcher du cochon, et l'emmener hors de la pièce, direction le jardin. Il le laisserait probablement à l'extérieur une partie du temps, mais le rentrerait tout de même au moins une fois par jour pour le laver. Certes, il devrait peut-être investir dans une grande bassine, car il y avait fort à parier que Rhea refuse tout net de laisser l'animal entrer dans la baignoire. Ce qui est idiot, pense Leander, dans la mesure où il désinfecte la baignoire au moins une fois par jour. Il faudra également bien veiller à ce qu'il n'y ait pas de flaques de boue dans le jardin, les cochons ayant tendance à s'y frotter justement pour se laver et se débarrasser des microbes et autres parasites, mais cela ne devrait pas poser trop de problème. Leander adore sa pelouse, et il est près à braver la loi pour l'arroser même en cas de canicule, quitte à le faire de nuit, discrètement, avec un arrosoir et une cagoule (au cas où). C'est que c'est limite un voyou notre bonhomme.

« Oui, il est vivant. » répondit Leander, légèrement ennuyé, en retournant près de Rhea. « Les cochons morts sont de bien moins bonne compagnie. Bon, très honnêtement, ce n'est qu'une présomption de ma part, mais je ne crois pas être loin du compte sur ce point. » ajoute-t-il droitement, plutôt stoïque pour un jeune homme qui n'est pas passé loin de provoquer un infarctus à sa colocataire. Tout le discours de cette dernière, en revanche, le laisse pantois. Qu'est-ce qu'elle cause celle-là dis donc ! « Non, je ne suis pas un fétichiste des cochons. Je ne fantasme sur aucune espèce d'animal. Je ne fantasme pas sur grand chose à vrai dire, je ne cerne pas l'intérêt. Non je ne compte pas le manger, si j'ai choisi de l'adopter c'est justement pour éviter qu'il finisse dans une assiette. Je ne tiens pas une animalerie, je ne supporterais pas l'odeur, et je trouve cela bien trop sale. Je travaille dans l'édition. Je corrige majoritairement des fautes d'orthographes, je fais de la mise en page, parfois, même si je déteste ça, je lis des manuscrits, je commente, ce genre de trucs. Rien à voir, vraiment. Je trouve les poissons rouges ennuyants, et les chats me détestent, souvent. J'ai peut-être été un chien dans une autre vie ? Si les bouddhistes ont raison. Mais j'en sais rien au fond. Et ça existe vraiment les fétichistes des cochons ? Je ne suis pas au courant des choses du monde, vraiment, alors j'ai quelques lacunes culturelles. Ça doit être européen. Les européens sont si étranges. Mais je ne suis pas contre l'idée du chat. Seulement il faudra en trouver un qui m'aime bien. Et je ne suis pas un hippie. » Une moue dégoût se forme sur sa figure rien qu'à cette idée. « Je déteste les ordinateurs. Je préfère la vraie vie, les choses tangibles. Et je ne veux pas te vexer, mais je ne suis pas sûr que les tortues ninja existent vraiment. Et si quand bien même elles existent vraiment -admettons le concept un instant, pour te faire plaisir- je ne suis vraiment pas prêt à partir en chasse dans les égouts pour en capturer une. » Enfin, il peut reprendre son souffle. Finalement, s'il lui avait filé un questionnaire, tout aurait été plus simple. Mais cela aurait été bien moins amusant. (Et ils n'auraient sauvé la vie d'aucun cochon.)
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Message(#) Sujet: Re: #1782 ~ what is life without a pig ? Mar 28 Juin 2011 - 12:22

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