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 Infernale un jour, infernale toujours !

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Message(#) Sujet: Infernale un jour, infernale toujours ! Infernale un jour, infernale toujours ! EmptyJeu 5 Mai 2011 - 11:20

Installé à son bureau, les coups de téléphones fusaient de tous les côtés lui donnant un mal de tête dingue. Entre les clients qui voulaient réserver, ceux qui le remerciaient, ceux qui voulaient des renseignements, et toutes les personnes avec qui il travaillait, sans oublier la banque et toutes ces personnes, Clay croyait devenir fou. Son secrétaire prenait des appels pour le soulager certes, mais il avait de son côté aussi beaucoup de boulot, gérant une partie de la paperasse. Clay tentait au mieux de rester concentrer afin de ne pas faire d'erreurs alors qu'il s'occupait d'organiser le weekend qui arrivait. Du genre, ne pas louer deux fois la même voiture aux mêmes heures, ne pas se tromper dans les chauffeurs etc. Bref, son bureau d'ordinaire parfaitement bien rangé ressemblait aujourd'hui à un terrain vague ou une tornade serait passée. Dur, dur d'y voir clair là-dedans ! Les heures passèrent, et enfin il y eu un petit creux. Les appels s'espacèrent et il pu respirer à nouveau. Il se leva de son bureau et passa devant son secrétaire dans la pièce d'en face. « John ? Je vais me prendre un café, tu récupères tous les appels s'il te plais. J't'en ramène un ? Ça roule. » Il déambula dans le couloir, regagnant la machine à café. Il installa deux tasses propres et mit la machine en route. Fatigué, il se passa une main tendue sur le visage, fermant les yeux quelques secondes. Au même moment, un de ses employés sortit de son bureau et vint vers lui. « Monsieur Moore ? Je crois que j'ai trouvé l'emplacement idéal pour votre projet ! » Clay redressa la tête et rouvrit les paupières. Il hocha faiblement la tête, signe de sa fatigue aigüe. « Bien, bien. Nous en reparlerons plus tard alors, je dois terminer le planning de ce weekend. » L'employé hocha la tête et retourna d'où il venait, laissant Clay seul face à sa machine. Son projet ? Il voulait étendre son business de part et d'autres aux USA. Sa prochaine "victime" étant Las Vegas. Là-bas, il n'aurait aucun problème à s'implanter, nul doute là-dessus. Mais ça demandait un travail fou, et il voulait d'abord être sûr des bénéfices qu'il pourrait faire avant de se lancer dans cette nouvelle épreuve. Car il allait devoir recruter, former des gens, se déplacer plusieurs fois, vérifier que tout fonctionne à merveille, ici et là-bas. Bref, c'était dingue. Mais Clay avait toujours aimé les challenge. A l'autre bout du couloir, John passa la tête par la porte et l'appela, lui disant de venir maintenant, un appel urgent. L'homme fronça les sourcils. Qu'est-ce qui pouvait être urgent que John ne puisse pas lui-même traiter ? Saisissant les deux tasses, il revint sur ses pas. Il déposa une tasse sur le bureau de John et retourna dans son bureau en disant : « Passe l'appel sur mon poste, ligne 2 s'il te plais. » Clay s'installa sur sa chaise et soupira. C'était repartit pour un tour ! Il bu une gorgée de son café serré pour se donner du courage et décrocha : « Clay Moore, bonjour. » Au fur et à mesure que la conversation avançait, le visage de Clay se décomposait avant de se tordre de colère. Cet appel n'avait rien à voir avec le boulot, c'était d'ordre personnel. La CPE du lycée de Sixtine venait de l'appeler, lui figurant qu'elle n'était pas venue en cours ce matin même. Clay la remercia et raccrocha, fou de rage. Il se leva précipitamment, renversant son café sur son bureau. Il empoigna sa veste et la jeta sur ses épaules avant de sortir bruyamment. Il lança à John : « J'dois y aller ! Je sais pas à quelle heure je reviens, organisez-vous comme vous pouvez. » La porte claqua et on entendit Clay démarra en trombe, ses pneus crissant sur le parking du bâtiment, direction la maison !

La voiture remonta l'allée de gravier et s'arrêta devant la porte du garage. Clay en sortit, toujours aussi remonté. Il claqua sa portière, ne prenant même pas la peine de refermer sa voiture à clé. Il gravit d'un pas sec les marches et rentra chez lui en hurlant aussitôt : « SIXTINE !! » Elle était ici, il en était sûr. Elle était sortie la veille, et à tous les coups elle n'avait pas eu le courage de se lever se matin pour aller en cours. Ça allait vraiment chier. Clay en avait marre de ses conneries. Il entendit des bruits provenant du salon. Il rentra dans la pièce et découvrit sa belle-fille sur le canapé, avachit devant la télévision. Clay s'empara de la télécommande et éteignit la télé avant de jeter la télécommande -qui n'avait rien demandée à personne elle- par terre, le boitier s'ouvrant et laissant échapper les piles. Se plantant devant elle, il se remit à hurler : « TU TE FOU DE MA GUEULE SIXTINE ?! Je t'ai laissé sortir en semaine pour une fois, et c'est comme ça que tu me remercies ? En séchant ? Alors là crois-moi, tu peux toujours rêver avant de ressortir, t'es consignée ! Et même pour les weekend ! J'en ai MARRE ! » A force, lui crier dessus était devenue comme une habitude...
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Message(#) Sujet: Re: Infernale un jour, infernale toujours ! Infernale un jour, infernale toujours ! EmptyVen 6 Mai 2011 - 20:46

Hier soir une fois de plus j'avais passé une soirée plutôt mouvementée. J'étais allée en boîte où j'avais rejoint des "amis" à moi. Nous avions passé une bonne partie de la soirée à danser et boire de l'alcool même si au fond je n'aime pas vraiment ça, mais je fais plus ça pour le fun, pour suivre la mode et pour en faire chier un maximum à mes parents. En effet ma mère est en taule et je fais ça pour me venger car j'ai vécu ça comme un abandon mais aussi comme une trahison car jamais je n'aurais cru qu'elle aurait pu faire des choses aussi horribles sans qu'elle ne m'en parle déjà mais que je ne m'en rende pas compte non plus. Pourtant toutes deux étions vraiment très proches voire fusionnelles alors je ne comprends pas tout, m'enfin. Le pire dans l'histoire c'est que c'est Clay mon beau-père qui subit tout ça et autant vous dire que je suis en pleine crise d'adolescence, par conséquent je suis très dure à vivre en ce moment. Si je bois c'est aussi pour une autre raison, pour oublier ma vie minable. Pour cause je n'ai jamais connu mon géniteur qui s'est tiré dès que ma mère lui a annoncé qu'elle était enceinte. Pour moi la plupart des mecs sont donc des minables. Je n'ai jamais eu de relation sérieuse et pourtant Dieu sait que j'aimerais trouver l'amour de ma vie. Je suis fleur bleue même si je suis rebelle, que voulez-vous c'est comme ça. Pourtant avant j'étais une adolescente plutôt facile à vivre, même si j'avais déjà un bon petit caractère.

Ma foi je crois que la personne qui doit me détester le plus au monde est : Clay, mon beau-père. Le pauvre c'est lui qui se retrouve à m'élever alors qu'il n'est même pas obligé et qu'il pourrait me laisser tomber comme mon père biologique l'a fait. Alors même si je lui fais des crasses je lui suis reconnaissante. A quel point ? Imaginez-vous que j'en suis venue à me mettre en tête de le draguer pour qu'il reste dans la famille et ne parte pas avec une autre femme que ma mère. Plutôt tordue comme idée non ? Je suis peut-être folle, qui sait ? Enfin bref. J'étais donc sortie jusqu'au bout de la nuit. Après la boîte de nuit avec mes potes nous nous étions rendus chez l'un d'entre eux afin de pouvoir fumer des pétards tranquilles. J'avais essayé la drogue depuis peu et personne en dehors de ce petit cercle ne le savait. Je ne pense pas que je sois encore accro mais bon qu'en sais-je hein ? Je suis novice dans ce monde. J'étais donc rentrée tard à la maison, sans faire de bruit pour ne pas me faire enguirlander par Clay et j'étais allée me coucher directement. Je n'avais même pas pris la peine de mettre mon réveil à sonner puisque je n'avais aucunement envie d'aller au lycée. Je me suis endormie quelques minutes plus tard et me réveillais vers treize heures environ.

Je me réveillais difficilement mais me levais tout de même et me dirigeais directement vers la salle de bains, afin de prendre une bonne douche. Je m'étais déshabillais, avais mis mes vêtements au sale et restais sous la douche pendant environ une demie-heure. J'en sortis, avec une serviette sur la tête pour égoutter mes cheveux. J'allais me choisir une tenue noire et provocatrice comme à mon habitude, je me maquillais un petit peu même si je n'avais pas forcément prévu de sortir. Après cela je me parfumais, finissais de sécher mes cheveux avec mon appareil et me coiffais. Mes cheveux non lissés étaient ondulés, je les laissais tels quels et descendais au rez-de-chaussée. Je n'avais pas faim alors je ne pris même pas la peine de manger. Par contre j'avalais un bon petit chocolat chaud et après ça je fumais ma première clope de la journée en allant m'installer dans le canapé.

La télévision était restée en veille, je me saisissais donc de la télécommande et l'allumais. Je zappais parce qu'il n'y avait vraiment rien de bien à regarder et finalement j'arrêtais ma recherche sur une chaîne de clips musicaux. Ça au moins ça m'intéressait. Quoi que fallait-il encore qu'il daigne passer le style que j'aime. Tout en fumant je soupirais car c'était vraiment nul. J'écrasais ma clope dans le cendrier posé sur la table basse devant moi. A nouveau je changeais de chaîne. Je venais de tomber sur une émission de téléréalité qui parlait de jeunes voulant devenir mannequin. Je regardais donc avec attention ce programme puisque c'était ce que moi aussi je voulais faire dans l'avenir.

Je relevais la tête lorsque j'entendis un crissement de pneus. Je fis une grimace furtive comprenant sans mal que ça devait être Clay qui rentrait pour m'engueuler suite à un appel du lycée. Quelques secondes plus tard j'entendis la porte claquer et la voix de mon beau-père résonner. Je ne pris même pas la peine de répondre, en moins de deux il me trouverait et c'est ce qui se passa. Il commença à me hurler dessus en me disant qu'il ne me laisserait plus sortir la semaine ni même le week-end et qu'il me consignait. J'avais envie de rire en entendant cela car même s'il m'en empêchait j'arriverais toujours à filer en douce. Je ne riais pas mais je fis un sourire qui voulait en dire long. Je relevais la tête afin de le regarder droit dans les yeux.

- Clay, Clay, Clay tu peux dire ce que tu veux, si j'ai vraiment envie de sortir. Je trouverais toujours le moyen de le faire et tu ne pourras m'en empêcher. Quant au lycée je ne vois pas en quoi ça m'aidera à devenir mannequin ! Donc que j'y aille ou non, ça ne changera rien à ma vie.

Une fois de plus je jouais la carte de la provocation, pour ne pas changer mes bonnes petites habitudes.
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