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 [N°1614] - Welcome home.

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Message(#) Sujet: [N°1614] - Welcome home. Lun 25 Avr 2011 - 17:41


Debout sur le perron du 1614 Apple Road, un bouquet de fleurs à la main et un air grave sur le visage, Noah pressa la sonnette de la porte d'entrée en espérant ne pas se retrouver face à une Charlie trop éplorée. L'e-mail de nouvelles mensuelles qu'il avait reçu quelques jours auparavant ne lui avait pas permis de deviner si oui ou non son amie était réellement accablée par la perte de son époux. Le message, sobre et concis lui avait seulement fait part du décès de son mari et de sa volonté de reprendre son entreprise cinématographique en s'installant dans la maison qu'ils avaient prévu de partager avant que l'ouragan ne vienne tout remettre en cause. Bien sûr, il se doutait qu'elle accusait le coup de se retrouver seule dans ce nouveau quartier alors qu'elle venait à peine d'emménager et c'était pour cette raison précise qu'il avait préféré faire le déplacement plutôt que de simplement lui répondre par courriel. A vrai dire, en apprenant que la belle troquait leur New York de toujours pour Miami et - plus précisément - pour Ocean Grove tout comme lui l'avait fait avant elle, Dickers n'avait pu s'empêcher de se dire que, toutes aussi tragiques qu'aient pu être ses conditions d'emménagement, ce rapprochement aurait au moins le point positif de leur permettre de se voir plus souvent. Parce qu'il n'avait pas oublié les bons moments partagés à l'époque où il vivait encore dans la grosse pomme et parce qu'il appréciait le fait d'avoir pu rester en bons termes avec cette femme dont il avait été l'amant pendant plusieurs mois, il se sentait dans l'obligation de venir prendre de ses nouvelles, ne serait-ce que pour la réconforter et lui dire qu'elle n'était pas seule dans le quartier, qu'il était présent si elle avait besoin de quoique soit qui puisse l'aider à mieux se remettre de la perte de Wilson. C'était d'autant plus étonnant d'ailleurs qu'il se présentait à elle sans arrière pensée et sans volonté de se voir rendre quelque chose en retour. A croire que vivre le bagne en compagnie de Goldie et Cléo l'avait fait apprécier d'autant plus les personnes qui - contrairement à ces deux vipères - l'aimaient et savaient le lui faire comprendre. Un mal pour un bien me direz-vous ; cet enfer quotidien au sein duquel il évoluait depuis presque deux mois avait eu l'avantage de lui faire prendre conscience qu'il fallait savoir choyer les êtres chers et bien attentionnés vis à vis de sa petite personne ...

Aussi s'arma-t-il de son plus beau sourire lorsqu'il entendit des pas se rapprocher dans le hall de la demeure. Cachant son visage derrière le bouquet de fleurs, il attendit d'entendre la porte s'ouvrir pour apparaître tel un diable en boîte en s'exclamant « Surprise ! » avant de tendre son présent à Charlie. « De jolies fleurs pour une jolie fille ! On m'a dit qu'une âme en peine attendait qu'on vienne la réconforter ... Tu connais mon grand cœur, j'ai joué des coudes pour être le premier à venir te manifester mon soutien ! » Plaisanta-t-il, ravi de la revoir et de constater qu'elle n'avait pas changée depuis la dernière fois, quelle était toujours aussi belle et que - soulagement - aucun sillage de mascara n'avait coulé sur ses joues récemment, preuve qu'il ne débarquait pas dans un moment d'intense déprime et de lamentations. Là, fort de son sans gêne légendaire mais aussi et surtout des souvenirs beaucoup plus intimes qu'ils avaient partagé jadis, il s'avança d'un pas et lui décocha une brise toute en douceur et en solidarité. « Alors, comment vas-tu ma belle ? » S'enquit-il d'une voix plus sérieuse. « Toutes mes condoléances. »

D'aucuns auraient pu trouver la scène injurieuse pour la mémoire du défunt, mais Dickers s'en moquait éperdument. En cet instant, c'était pour le bien-être de son amie Charlie qu'il s'inquiétait et non pas pour l'éthique qui aurait voulu qu'un ancien amant ne vienne pas réconforter la veuve sur le perron même de la maison acheté par le mari disparu ...
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Message(#) Sujet: Re: [N°1614] - Welcome home. Lun 25 Avr 2011 - 21:51

WELCOME HOME

feat noah j. dickers & maxine charlie james
Cinq mois s'était écoulé depuis la mort de mon mari. Aux yeux de tous, j'étais une femme qui venait de perdre son mari. J'aurais dût le pleurer des mois durant, comme toutes femmes l'auraient fait à ma place. La réalité était que Wilson et moi étions deux inconnus et ce depuis bien longtemps maintenant. Il allait et venait comme un fantôme et je ne m'étais jamais préoccupé des aventures qu'il pouvait avoir, comme lui ne le faisait pas. Il s'en était allé et c'était fini. Cette maison dont il avait fait l'achat de son vivant était pourtant une belle promesse d'avenir pour notre couple. Il voulait un héritier, et je restais quand même sa femme, c'était le seul cadeau que je pouvais encore lui faire, peut être que ça nous aurait rapprocher, peut être nous serions nous aimé ? Des peut être qui jamais n'auraient de réponses. J'avais toujours été une femme indépendante bien que vivant sur la fortune de mon mari. Aussi, lorsqu'il perdit la vie dans l'ouragan, je décida sans hésitation à reprendre son entreprise qu'il chérissait tant. C'est donc avec surprise que je découvris la montagne de dette que Wilson m'avait laissé. Je prenais chaque jour de plus en plus conscience du fossé qui s'était creusé entre nous deux au file des années, un fossé qui n'avait cessé de croître. Nous étions étrangers l'un à l'autre, je n'avais pleuré qu'une seule fois pour lui ... lorsque le médecin m'annonça son décès par téléphone. Et ce fut tout.

En cinq mois, j'avais pris possession de cette maison à Ocean Grove. Beaucoup de chose restait à reconstruire et j'admettais bien volonté avoir un peu négliger cette aspect là depuis mon emménagement. J'avais pris le temps de réglé les dernières affaires de mon défunt mari, c'était la dernière chose que je pouvais faire pour lui. Cette maison était spacieuse et lumineuse, calme et moderne, je reconnaissais bien là les gout de Wilson... il aimait montrer aux autres sa réussite et cette maison en était totalement le reflet. Je fermais les derniers cartons contenant les affaires de Wil' quand la sonnerie retentit. J'étais vêtu d'un simple jean et d'un t-shirt blanc, les cheveux attachés, je jeta un rapide coup d'œil dans le miroir avant d'ouvrir la porte. « Surprise ! » Un large sourire se dessina sur mes lèvres quand je reconnu la jolie frimousse de Noah. Noah Dickers, un amant et un ami. Je l'avais connu à New York. Lui et moi avions eu une liaison qui dura plusieurs mois et puis il était partit. Nous avions garder bon contact, nous revoyant de temps à autre lorsque la vie nous le permettait. J'avais toujours apprécié Noah, lui et moi avions toujours parlé librement, sans tabou ni masque. Je me saisis de mon " présent " ravis de ce cadeau et surtout de cette visite. « Je suis contente de te voir ! Je n'en peux plus de devoir me montrer affligé auprès de tout ceux qui connaissait Wil' » J'invitais Noah à rentré après quoi me dirigea vers le salon, très peu aménager pour le moment. « Tu m'a manqué Noah. »

hj : désolé, je reprend tout juste le rp donc c'est un peu laborieux :oops:
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Message(#) Sujet: Re: [N°1614] - Welcome home. Mar 26 Avr 2011 - 1:47

hj : je trouve ça très bien personnellement, pas de soucis <3

En l'entendant lui dire qu'elle n'en pouvait plus de se montrer affligée à tout va, Noah sentit son sourire s'élargir d'autant plus. Il était ravi d'en déduire qu'elle n'allait pas si mal qu'on aurait pu se l'imaginait et que - au contraire - elle encaissait plutôt bien la perte, voire même très bien puisque le sourire resplendissant qu'elle lui servit en l'invitant à entrer laissait assez peu de doutes possibles là dessus. « Tu m'a manqué Noah. » Enchanté de l'apprendre, Noah pivota sur lui-même au milieu du salon encore à moitié vide pour lui décocher un regard complice. Elle lui avait manqué aussi, c'était indéniable, d'autant plus avec les épreuves difficiles qu'il avait traversé ces derniers mois.

« Toi aussi tu m'as manqué ! T'as coupé tes cheveux ? » Releva-t-il de son œil avisé de mannequin qui lui permettait - contrairement à bon nombre d'hommes - de percevoir le moindre changement physique chez ses amies et / ou conquêtes (ce qui lui évitait bien souvent d'avoir à essuyer des " t'as même pas vu que je m'étais fait les ongles et coloré les cheveux pour toi, connard ! "). « Quoiqu'il en soit t'es belle comme un cœur, ça va se bousculer dans le quartier pour venir t'offrir des paniers de victuailles et tutti quanti ... Faudra te méfier, c'est pas les pervers qui manquent ici sous leurs airs de ne pas y toucher ! » Plaisanta-t-il en lui accordant une œillade qui insinuait plus ou moins clairement qu'il se comptait dans le lot de pervers mal intentionnés vis à vis de sa belle petite personne. « T'as besoin d'aide pour l'aménagement ? Je suis une buse en déco, je dois bien le reconnaître, mais sachant que j'aurais adoré qu'on m'aide moi quand je suis arrivé, je me proposer de ... euh ... porter tes cartons ... ? » Hasardeux, il se mit à rire de sa propre bêtise sans pour autant perdre l'idée que porter des cartons était certainement la seule chose qu'il était capable de bien faire sans donner à la pièce des airs de capharnaüm innommable.

Détaillant l'espace du sol au plafond, il se dit que cette maison ressemblait quasi trait pour trait à celle de Narcisse. Une pensée en entrainant une autre, il fit le lien entre le fait d'avoir divorcé de sa femme et celui que Charlie soit désormais veuve. Intérieurement, tandis que son regard redescendait pour venir se poser sur son amie, il angoissa à l'idée qu'elle puisse lui parler de ses déboires sentimentaux si copieusement colportés par la presse. Pour tout dire, en décidant de venir lui rendre visite, il s'était surtout attendu à ce que la conversation s'oriente sur elle, ses besoins et ses attentes vis à vis de ce nouveau quartier tellement différents de ceux qu'ils avaient eu l'habitude de côtoyer dans la grosse pomme. Or, l'évidente précarité de la conversation ne s'imposait à lui que maintenant qu'il était trop tard et qu'il ne pouvait plus faire marche arrière. Alors, sans avoir réfléchi à la façon dont ils aborderaient peut-être sa pseudo relation avec Goldie à cœur ouvert comme ils l'avaient toujours fait, il accepta avec dépit l'idée d'y aller au feeling et de ne pas encore savoir si oui ou non il lui avouerait tout à elle qui n'avait jamais hésité à lui parler de son époux, de leurs problèmes et du fait qu'il n'avait pas été son seul amant depuis qu'elle s'était réveillée amnésique au lendemain d'un accident.


Dernière édition par Noah J. Dickers le Mar 26 Avr 2011 - 18:50, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: [N°1614] - Welcome home. Mar 26 Avr 2011 - 17:52


J'aurais pu passé pour une sans cœur aux yeux de beaucoup, mais je savais que je pouvais montrer ce que je ressentais devant Noah, lui ne me jugeait pas, et c'est pour cette raison qu'il était si facile de discuter avec lui. Ne vous méprenez pas, je ne me réjouissait pas non plus de la mort de Wilson, mais il y a bien longtemps que je ne ressentais plus rien pour lui. Devant ceux qui avait connu Wil' je devais me montré triste, tel une veuve accablée par la fatalité, mais voila cinq mois que je montrais ce visage là au monde, il était temps que je recommence à vivre. Les derniers cartons contenant les affaires de Wilson était le symbole de ma nouvelle vie. Je ne voulais plus qu'on me voit uniquement comme étant l'épouse James. J'étais Maxine Charlie James et je faisais le choix de prendre ma vie en main. La mort de Wil' m'aura au moins fais prendre conscience d'une chose, c'est que la vie est courte. La vie est éphémère, il fallait en savourer chaque instant. J'avais la chance d'être jeune et pleine d'énergie, j'avais encore toute la vie devant moi. Cette perte n'était pas une fin, c'était un commencement, un renaissance. Noah avait toujours été bourré d'humour, une grande qualité que j'avais toujours su apprécier chez lui. Il avait toujours su me redonner l'espoir et l'envie de continuer, même dans ce mariage encensé. Plus qu'un amant, il avait toujours été avant tout un ami pour moi. Je ne pouvait m'empêcher de rire quasiment à chaque fois qu'il ouvrait la bouche. « Toi aussi tu m'as manqué ! T'as coupé tes cheveux ? Quoiqu'il en soit t'es belle comme un cœur, ça va se bousculer dans le quartier pour venir t'offrir des paniers de victuailles et tutti quanti ... Faudra te méfier, c'est pas les pervers qui manque ici sous leurs airs de ne pas y toucher ! » Rire... voila quelque chose que je n'avais pas fait depuis bien longtemps, j'en avais oublié à quel point cela pouvait être libérateur, j'avais la sensation d'enfin respirer, l'impression que ces cinq moi a découvrir les secrets de Wil', à mettre ses affaires en ordre, à recevoir les condoléances de toutes les personnes qui croisaient mon chemin était enfin terminer. « Tu as toujours su parler aux femmes toi. Et tu sais bien que les pervers c'est mon truc, je ne serais pas tombé dans tes bras sinon ... et à plusieurs reprise d'ailleurs. » Un sourire vint illuminé mon visage pâle et des souvenirs des moments passé avec Mr. Dickers me revenait, de très agréable souvenir.

Les cartons étaient plus que envahissant dans cette pièce poussiéreuse et spacieuse qui aurait pourtant pu être magnifique. Il est vrai qu'il n'étais pas facile de m'occuper de cette maison toute seule, et je devais faire attention à mes dépenses à cause des dettes de l'entreprise. La proposition de Noah ne pouvait pas mieux tombé. « T'as besoin d'aide pour l'aménagement ? Je suis une buse en déco, je dois bien le reconnaître, mais sachant que j'aurais adoré qu'on m'aide moi quand je suis arrivé, je me proposer de ... eux ... porter tes cartons ... ?» C'est donc d'un sourire enjoliveur que je reçu ce témoignage de solidarité. Avant même de répondre je posa un carton dans les bras de mon ami fraichement retrouvé. « Il ne faudra pas me le dire deux fois ! Ça va faire cinq moi que j'utilise un GPS pour ne pas me perdre dans tout ce bazar » L'intonation de mon rire se fit entendre, résonnant quelque peu dût au manque d'ameublement.

Il est vrai que j'avais un peu raté ce qui c'était passé dans la vie de mon ami et très honnêtement, avec la mort de mon époux, l'organisation de son enterrement et tout ce qui s'ensuivait avec la société et diverse affaire que je devais mettre en ordre, je n'avais pas pris le temps de lire la presse a scandale. Il est bien évident que j'allais, au fil de la conversation, lui poser des questions sur sa vie, sur ce qu'il avait fait ses dernières années, les rencontrent qu'il avait eu etc. Mais cette conversation n'aurait pas lieux dans l'immédiat tout simplement parce que j'étais heureuse de voir Noah et je voulais savourer ce moment de " liberté " et non parler du passé. « Je suis quand même assez vexée, ça fait cinq mois que je vis ici et je n'ai le plaisir de ta visite qu'aujourd'hui.Je pensais que ça te plairait bien de réconforter une veuve au bord du gouffre. Tu préférés donc les femmes mariées ? » Comme Noah, je savais également ironiser les situations. Il savait très bien que je ne lui en voulait pas et que de mon coté j'avais été bien trop occupé pour faire la connaissance de mes voisins.
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Message(#) Sujet: Re: [N°1614] - Welcome home. Mer 27 Avr 2011 - 2:59

Aussi tôt dit, aussi tôt fait, Noah se retrouva bientôt les bras chargés du carton que lui passa une Charlie visiblement enchantée par sa proposition. Prêt à l'aider en gage d'amitié, il prouvait de par sa présence pour elle qu'il était aussi capable d'être autre chose que le gamin pourri gâté, capricieux et fainéant que certaines personnes un peu moins chanceuses qu'elle le reprochaient d'être. En revanche, lorsqu'elle enchaina avec ironie sur le fait qu'il ne se soit pas manifesté plus tôt et qu'il préférait peut-être les femmes mariées (sous-entendu qu'elle ne l'intéressait plus depuis qu'elle était veuve), il resta fidèle à lui-même et lui rendit son sourire en l'accompagnant dans ses ricanements bon enfant, même si le fantôme de sa vie sentimentale capricieuse restait une ombre au tableau qui finit par faire faner son sourire en le transformant en un soupire résigné.

« Écoute Charlie ... » Répondit-il d'une voix hésitant en se posant encore la question de savoir si oui ou non il allait tout lui avouer. En une fraction de seconde, il se remémora leurs fous rires, leurs discutions sur l'oreiller après l'amour et le fait qu'elle se soit confiée à lui sur des sujets qu'il était certain qu'elle n'avait pas abordé avec tout le monde. Ce dernier point finit de le convaincre et il décida de jouer franc jeu avec celle qui jusqu'alors ne l'avait jamais mené en bateau. « C'est un peu plus compliqué que ça, en fait. » Baissant les yeux et inspirant profondément comme pour trouver le bout par lequel commencer son récit, il soupesa le carton entre ses mains et finit par choisir de tout reprendre du début : « Il s'est passé un nombre incalculable de choses depuis que je me suis installé dans le quartier. Début septembre, une femme s'est payé mes services. Tu sais, je t'avais dis qu'il m'arrivait de vendre mon temps et ma présence aux bras de femmes seules pour leurs repas ou leurs soirées de charité ... J'avais besoin d'argent, l'emménagement m'avait couté plus cher que prévu, je crois que je me suis laissé complétement dépasser par mes ambitions. Quand elle a proposé de me payer pour jouer le rôle de son fiancé et, après, celui de son époux j'ai dis oui. Elle était sympa, ce n'était pas un problème, mais les répercutions ont commencé à vraiment me tomber dessus quand l'une de mes ex a refait surface et m'a clairement fait douter. Finalement je me suis retrouvé témoin de mon propre mariage l'esprit complétement tourné vers une autre fille avec laquelle j'ai trompé ma femme quelques semaines après la noce et qui m'a largué pour un ex-taulard que je soupçonne d'être à la tête d'un bar à putes ... Là dessus ma femme se ravise, décide de demander le divorce pour des raisons obscures, me lègue sa maison, un gros chèque et la difficulté de gérer son départ sans autre préavis. Mon agent était complétement paniqué, il a fallu qu'on fasse croire à n'importe quoi pour éviter que je passe pour une sorte de Homer Simpson incapable de tenir un ménage. Ça a été éprouvant, je t'assure. Tu penses bien que je n'allais pas arriver comme une fleur en conférence de presse et plomber ma carrière en annonçant que je suis un escorte repenti, que j'ai été payé pour jurer fidélité à une femme que j'ai trompé et que cette dernière s'est enfuie on ne sait pourquoi (le pire c'est que suis certain d'être resté discret sur mes écarts conjugaux ...). Enfin bref. Entre le divorce et les bobards à raconter à la presse, voilà que je me retrouve à cohabiter avec une autre de mes ex en prétendant qu'on file le parfait amour et que c'est pour elle que j'ai quitté ma femme plutôt que l'inverse. » Atterré par son propre discours et par le rendu à la fois épique et pathétique qu'il donnait une fois prononcé à voix haute, Noah soupira de plus belle et leva les yeux au ciel, conscient d'avoir l'air d'être l'acteur forcé d'une série encore plus tordue que les feux de l'amour pour - pour les français - " beautiful the life " XD.

« Enfin ... » Reprit-il sans laisser le temps à Charlie d'intervenir. « Relativisons. Tu es là et j'ai toute l'après-midi pour jouer le rôle de ton esclave dévoué, que demander de mieux ? » Blagua-t-il en rajustant sa prise sur le carton et en lui décochant un sourire mi-triste mi-content, perdu entre la fatigue d'avoir à jouer le rôle de marionnette de Goldie et la joie de se dire que c'était grâce aux gens comme Laurence, Jordan, Charlie et bien d'autres que la vie continuait d'avancer et ce que sa garce de fausse petite amie le veuille ou non.
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Message(#) Sujet: Re: [N°1614] - Welcome home. Jeu 28 Avr 2011 - 12:10


La confiance n'est pas quel que chose facile à trouver de nos jours. La quasi totalité du temps on en ressort déçu des relations que nous pouvons avoir, aussi bien en amour qu'en amitié. Comment croyez vous que les rumeurs se créent ? La presse a scandale avant-elle tout ce qu'elle publie ? Bien sur que non ... seulement voila, un mot de trop entendu ou dite à la mauvaise personne et un petit quel que chose prend des proportions énorme. Noah était un bon exemple. Pour dissimuler la vérité, il avait lui même été à l'origine des rumeurs que l'on colportait sur Goldie et lui. Obligé d'habiter avec une femme qu'il ne supportait pas pour conserver sa réputation et préserver sa carrière et son image de beau gosse. Les gens faisaient bien trop attention à ce que pense de tierce personne. Même moi j'étais esclave des préjugés des autres et je pliais à l'image qu'il se faisait d'une femme qui venait de perdre son mari. Nous étions tous pitoyables, à critiquer le monde qui nous entoure en nous pardonnant à nous même ce qu'on ne pardonnerais pas à autrui. Quoi qu'il en soit, entre Noah et moi il n'y avait aucun jugement et c'est pour cette raison qu'il avait su qu'il pourrait se confié. « Écoute Charlie... » J'écoutais attentivement le récit de mon ami, sans jamais le couper. Je restais bouche bée face à une telle histoire. De fil en aiguille, il avait fait de sa vie un véritable cauchemar, devant supporter une ex petit amie qu'il détestait aujourd'hui. Quand il eut fini de parler, je pose un main compressive sur son épaule. « Il suffit que je ne te donne pas de nouvelle pendant quelques mois et regarde dans quel chaos tu mets ta vie... » Je me repensait à ce qu'il venait de m'avouer... Comment ça avait pu aussi vite dégénéré ? Dire de réfléchir avant d'agir, ce n'était pas des sottises, il fallait vraiment méditer longuement avant chaque décision, même les plus minime... Un baiser, un mot, un geste ... et votre vie pouvait basculer, en mal ou en bien.

Je restais perplexe face à ces révélations et Noah, malgré son désarrois ( j'en étais sur ) faisait mine de prendre ça à la rigolade. Sa vie était d'un bordel que je me demandais comment il allait bien pouvoir se sortir de cette situation. « Relativisons. Tu es là et j'ai toute l'après-midi pour jouer le rôle de ton esclave dévoué, que demander de mieux ? » Je l'accompagne dans son éclat de rire sans forcément trouver cette situation ironique. Pour ma part, j'enchainai sur un ton plus grave, prête à donner des conseils. « Tu en rigole, mais je suis sur que tu supportes mal la situation... qui la supporterais en même temps. Tu t'es vraiment foutus dans la merde Noah. Pourquoi tu n'es pas venu me demander de l'argent ? Tu sais bien que je t'aurais aidé. Et qu'est ce qui te retiendras avec cette fille une fois que l'affaire se sera tassé ? Tu ne vas pas l'épouser parce que c'est bon pour ton image !! Pense un peu à toi. Tu as trente ans, tu n'es plus un gamin, il est temps pour toi de reprendre ta vie en main tu ne crois pas ? Viens habiter chez moi si tu veux... » Ma maison était loin d'être un palace tellement certaine pièce tombait en ruine, mais il n'aurait au moins pas à supporter ces " garces " avec qui il cohabitait. La décision lui appartenait.
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Message(#) Sujet: Re: [N°1614] - Welcome home. Sam 30 Avr 2011 - 2:07

Elle n'avait peut-être pas tort ... En fait, il était même plus que probable qu'elle ait plutôt raison en ce qui concernait la façon dont Noah subissait les choses. Vivre sa vie avec un contrôle bien trop relatif sur les choses le fatiguait de plus en plus. L'idée même de provoquer, de feinter et de préméditer pour - au final - se rendre compte qu'il était beaucoup plus difficile de faire semblant que je jouer franc jeu commençait à lui donner des cauchemars. Parfois lui arrivait-il même de se réveiller en sursaut au beau milieu de la nuit et de paniquer en se disant qu'il avait oublié de faire ceci ou de dire cela à telle ou telle personne pour que cette dernière, même après lui avoir jurer de rester muette, aille le répéter à X, qui lui-même irait le répéter à Y, tout ça dans son dos et en croyant faire circuler des informations confidentielles dont son agent et lui étaient en fait à l'origine. Plus le temps passait, plus il s'évertuait à contrôler chacune de ses apparitions, chacun de ses gestes, moins il avait l'impression d'être maître de sa vie. Un peu comme si jouer son rôle d'homme parfait finissait par l'étouffer complétement. Et même s'il n'avait pas s'agit de Goldie, de Cléo, de Jaelyn et de toutes ces autres personnes qui lui mettaient des bâtons dans les roues ou qui l'avait blessé d'une façon ou d'une autre, il était prêt à parier que le résultat aurait été le même. Un peu moins oppressant et probablement moins infernal, mais tout aussi décevant vis à vis de l'estime qu'il avait de lui-même.

« Pourquoi tu n'es pas venu me demander de l'argent ? Tu sais bien que je t'aurais aidé. Et qu'est ce qui te retiendra avec cette fille une fois que l'affaire se sera tassée ? Tu ne vas pas l'épouser parce que c'est bon pour ton image !! Pense un peu à toi. Tu as trente ans, tu n'es plus un gamin, il est temps pour toi de reprendre ta vie en main tu ne crois pas ? Viens habiter chez moi si tu veux ... » Abandonnant son sourire bon enfant, Noah la regarda fixement tout en réfléchissant à ce qu'elle venait de dire. Sortis de la bouche de Charlie, les propos n'en étaient que plus percutant et il sentait poindre la remise en question qu'il avait jadis refoulé lorsque Rhiannon l'avait fait échapper de peu à une tentative d'embuscade dans l'un des nombreux magasines auxquels il accordait des interviews et avec les rédactrices duquel il s'était cru en assez bons termes pour échapper à cette façon de faire digne des pires coups bas dont était capable le monde superficiel dans lequel il évoluait ... Ici encore, il y avait trop de vérité dans les paroles de son amie pour qu'il réfute quoique ce soit. D'ailleurs, l'envie n'y était pas et c'était probablement dû au fait qu'il n'avait jamais eu a faire semblant en sa présence. Finalement, après un long moment de réflexion, il posa son carton au sol et se releva en se tordant les mains tel un enfant se sentant coupable.

« Je ... je ne sais pas pourquoi j'ai fais ça. Pourquoi je n'ai demandé d'aide à personne et pourquoi je me suis enfoncé aveuglément ... Ou, en fait ... Si. Je sais. Tu vois Charlie, ça ne m'enchante pas de t'avouer ça et de tomber le masque de cette façon, mais je suis fatigué. Demain ça ira mieux, j'en suis certain. Pour aujourd'hui jouons là à cœur ouvert, je sais que le naturel reviendra au galop d'ici peu et que la foire aux mensonges reprendra son chemin ... » Soupira-t-il, résigné tout en sachant pertinemment que ce qu'il avançait été vrai et qu'un jour ou deux de déprime lui suffiraient à remonter la pente à changer de philosophie tel le personnage lunatique et versatile qu'il avait toujours été. « J'aime ça. Tu comprends ? J'aime qu'on m'aime. J'aime qu'on me regarde. J'aime qu'on me trouve beau. J'aime qu'on ait envie de coucher avec moi et, plus que tout, j'aime pouvoir découvrir plein de choses différentes grâce à mon job. Un jour à Rio, un jour à Paris, un jour à Londres ... Je m'ennuie sans ça. Sourire, plaire, défiler, bouger tout le temps, encaisser les flashs, distribuer les clins d'œil ... Je me sens vivant. Ça me rassure d'être parfait. Tout le monde m'envie. Les femmes m'aiment, les hommes me maudissent et même ceux qui me méprisent le font fatalement par jalousie, irritation ou quoique ce soit d'autre que l'indifférence. C'est trop triste d'être comme tout le monde. Quand j'ai le blues, quand c'est dimanche, qu'il pleut et que j'ai rien à faire je me dis que je suis Noah James Dickers et que mes fesses valent 2000 $ le pixel sur une affiche de 6 mètres sur 4. Quand je me sens seul, je claque des doigts et j'en ai dix qui s'entre-tueraient pour me distraire, me câliner ou me faire rire. C'est grisant le désir tu sais ... J'adore avoir tout ce que je veux, je pourrais pas vivre avec la frustration, j'ai pas été élevé comme ça. » Avoua-t-il en fixant le parquet et en se taisant dès lors que des images de son enfance lui revinrent en mémoire et dans lesquelles sa mère le câlinait en lui rappelant à quel point il était beau, bien élevé, doué et à quel point il deviendrait un homme parfait, un véritable prince charmant.
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Message(#) Sujet: Re: [N°1614] - Welcome home. Dim 1 Mai 2011 - 12:45


A en croire ses dire, Noah aimait se foutre dans la merde. Cela lui donnait l'impression d'être important, il intéressait les gens, les gens l'admirait, le jalousait, et il adorait ça. Tout ce qu'il voulait au fond, c'était faire parler de lui, il avait peur de tombé dans l'oubli et de redevenir quelqu'un de quelconque, parce qu'en réalité il était incapable de s'occuper de lui sans cette notoriété grandissante. La vérité était que les gens suivait les phénomènes de mode, et pour resté dans le coup, il fallait toujours viser plus haut. Que devrait donc t-il faire par la suite ? Il avait fait payé sa compagnie et c'était marié pour de l'argent pour ensuite aménager avec une femme qu'il détestait et qui lui menait la vie dur. Quelle était la prochaine étape ? Ce n'est pas de cette façon qu'il trouverait le bonheur même si aujourd'hui c'était ce qu'il croyait. Il était beau, intelligent et faisait le métier qu'il avait toujours adoré, il avait la vie qu'il avait choisit, mais un beau jour il se réveillerait et se rendrait compte que tout ça n'est que futile, et qu'il était seul au monde. Un beau jour, vous vous regarderez dans un miroir et vous vous demanderez si la personne que vous y voyez est celle que vous rêviez de devenir. Que verrait il dans le miroir à l'âge ou l'on regarde son passé, le regard remplis de regret... Il se rendrait sans doute compte que sa vie n'avait été qu'un jeu, qu'il avait été le témoin de nombreux évènement et qu'au fond, il était seul car tout ses fans n'étaient que passager... mais sera-t-il alors trop tard pour changer les choses ?

La conversation était plus grave, plus sérieuse. Les rires et les masques étaient tombés pour laisser place à la sincérité. Je regarda mon ami, écoutant chacun de ses mots, et je ne pouvais m'empêcher d'éprouver un sentiment de tristesse en le regardant. Lui et moi n'étions pas si différent. J'avais vécu des années dans un mariage dénué d'amour alors que j'aurais sans doute pu trouver le bonheur dans les bras d'un autre homme et avoir l'attention qui m'étais dut. J'avais été témoin de ma vie comme Noah avait été le témoin de cette union arranger. « Les gens t'aiment Noah, les gens t'adules et rêve d'avoir ta perfection... Mais ce qu'ils aiment avant tout, c'est l'image que tu renvois. Qui peut se vanter de te connaitre réellement ? Tu n'aurais pas envie, juste une fois dans ta vie, rentrer chez toi en sachant que quelqu'un t'attends, quelqu'un qui t'aime pour ce que tu es, pour la personne que tu es, avec tes défauts, ton passé et tes erreurs ? Un jour tu te réveillera mais il sera trop tard, tu aurais profité de ta gloire, mais tu serais seul avec tes souvenirs car tu auras sans doute laisser passé une femme que tu aurais pu aimé mais qui n'étais pas assez belle, pas assez célèbre ou mauvaise pour ton image. Tout ça n'est que superficiel. Tu as le droit d'adorer ça, c'est légitime, et oui, ça doit être formidable, mais ce n'est pas une façon de combler le vide de ta solitude ? » La pièce me semblait immensément grande à cet instant, immensément vide... à travers les épreuves de Noah, je me rendais compte moi aussi de la banalité de ma vie. Mon mari était mort, c'était l'occasion pour moi d'aimer réellement quelqu'un, de vivre pour ne pas avoir à regretter un jour d'avoir été une simple actrice dans ce théâtre de fou. A quoi se résumait la vie au fond ? Personne ne nous avais prévenu que se serait si dur de prendre des décisions et de trouver la voie du bonheur. Il n'y avait pas de mode d'emploi, il fallait avancer, tant bien que mal.

La mélancolie m'avait envahit. Ce n'était pas toujours tâche facile de se mettre à nu et de s'avouer les erreurs que nous avions faites. Je m'approcha de mon ami et - d'une main douce - lui releva le menton. « Tout s'arrangera Noah, tu t'en est toujours sortit jusqu'à présent, tu y arriveras encore. On emmerde les gens, vie ta vie comme tu l'entends, mais s'il te plait, ne t'oblige pas à vivre avec une femme qui te déteste simplement pour ton image. C'est sexy un homme célibataire, les filles seront encore plus folle de toi » Et d'un sourire, je plongea mon regard dans celui de Noah, espérant y trouver autre chose que de la tristesse.
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Message(#) Sujet: Re: [N°1614] - Welcome home. Mer 4 Mai 2011 - 16:01

« Les gens t'aiment Noah ... » Plein d'espoir, Noah releva les yeux vers le visage d'une Charlie apparemment triste et dépitée par ses révélations. « ... les gens t'adules et rêve d'avoir ta perfection ... Mais ce qu'ils aiment avant tout, c'est l'image que tu renvois. Qui peut se vanter de te connaitre réellement ? » Aussi vite qu'il était venu, l'espoir disparut avec la fin de sa phrase. Elle avait parfaitement raison, il ne pouvait le nier, mais cela faisait si longtemps qu'il mélangeait son être et son paraître qu'il ne se sentait même plus en mesure de faire la différence entre ce qu'il était vraiment et que ce les gens le croyaient être. A bien y réfléchir, Noah se dit qu'il était devenu ce qu'on voulait qu'il soit et que le plus tragique de l'histoire résidait principalement dans le fait qu'il n'y avait opposé aucune objection. Pis, il s'était prêté au jeu et, malgré toutes les misères qu'il se devait d'endurer au plus la farce s'enlisait, jamais il n'aurait pu prétendre ne pas aimer ça. A croire qu'il adorait autant qu'il détestait sa condition d'échantillon représentatif de ce que devait être l'idéal à atteindre pour une bonne partie de la population ... « Tu n'aurais pas envie, juste une fois dans ta vie, rentrer chez toi en sachant que quelqu'un t'attends, quelqu'un qui t'aime pour ce que tu es, pour la personne que tu es, avec tes défauts, ton passé et tes erreurs ? » Tout en baissant les yeux, Noah soupira lourdement. Cette question il se l'était souvent posée, notamment durant le court laps de temps qu'avait duré sa relation avec Jaelyn, après qu'il eut décidé de mettre son orgueil de côté pour avouer à l'élue de son cœur qu'il l'aimait, qu'il l'aimait vraiment et ce en dépit des années et des nombreux jeux malsains qui avaient failli les faire courir à leur perte. Mais, au final, tout ça pour quoi ? Pour se faire jeter comme un malpropre et remplacer par un homme qu'il estimait comme ne méritant pas que Austen lui laisse une seconde chance après tout le mal qu'il lui avait fait. Inconsciemment (et parce que plus l'amour est grand, plus la chute est rude), il en était venu à penser que son vrai lui n'avait pas suffit à retenir Jaelyn ; qu'elle avait préféré les fumisteries d'un connard nombriliste et prétentieux à son amour tellement vrai et tellement fort qu'il avait été jusqu'à faire une croix sur tout ce qui avait fait de leur relation d'antan la relation la plus poignante de sa vie. Pour elle, il avait accepté de reconnaitre que paraître parfait ne suffisait pas. Pour elle, il s'était mis en danger, avait mis sa carrière en danger et, plus impressionnant encore, avait commencé un travail sur lui-même de façon à ne plus être le Noah joueur et passablement arrogant qu'il avait été depuis leur première rencontre. Tout ça dans l'optique d'obtenir enfin la stabilité et la relation saine qu'il pensait être appropriée à leur couple et aux exigences que la belle était en droit d'avoir ... Seulement, force avait été de constater que ce début de rédemption n'avait servi à rien d'autre à lui faire rater une marche sur l'escalier de ses rêves de vie meilleure. Fauché en plein vol, il s'était fait giflé par la réalité avec la violence d'un semi remorque et avait rebondi en faisant ce qu'il faisait de mieux : en mentant, en mystifiant. D'ailleurs, avec un peu de recule, il aurait presque pu se gratifier d'avoir agi de main de maître car il doutait fort qu'aucun autre homme aussi sévèrement frappé dans son amour et dans son orgueil aurait été capable de sauver la face avec autant de panache. Et s'il se plaignait du prix à payer aujourd'hui, le problème ne résidait pas tant dans la situation actuelle que dans ce qui l'avait amené à la vivre. En parler avec Charlie lui faisait prendre conscience qu'il n'avait peut-être pas envie, finalement, de s'exposer de nouveau à une si grande déception sentimentale. Peut-être valait-il mieux tout simplement se dire qu'en me permettant pas aux autres de le connaître tel qu'il était, sans artifices, il s'assurait par la même occasion la garantie de ne pas tout perdre en cas de litige ? Être esclave de son image avait le don de le fatiguer, mais cela avait aussi l'avantage de le rassurer lorsque les choses tournaient mal. Dans le fond, qu'on n'aime pas ou qu'on n'aime plus le Noah qui souriait d'un bout à l'autre de la ville sur les façades publicitaires n'était pas si grave que d'apprendre qu'on ne l'aimait pas ou qu'on ne l'aimait plus lui, Noah tout seul, ni mannequin, ni célèbre, ni idéalisé dès lors qu'on lui retirait son étiquette de monsieur parfait. Avec un peu de mauvaise foi, il parvenait même à se dire que quelqu'un qui puisse ne pas aimer le monsieur parfait qu'il était la plupart du temps était forcément quelqu'un qui avait mauvais goût et qu'il ne fallait donc pas s'en vexer ni même s'en sentir atteint. Puisque l'essence même de l'image de marque voulait qu'il n'y ait rien de mieux que ce qu'il semblait être, il y avait quelque chose de rassurant à se dire que quelqu'un qui n'aimait pas cet idéal n'aimerait de toute façon rien d'autre. Le banal ne l'intéressait pas. Le quotidien ne l'intéressait pas. Il voulait plus, il voulait des étoiles dans les yeux de ceux qui le regardaient, il voulait de l'envie, il voulait du désir, il voulait de la fête et de l'excès. Tout avoir n'était plus assez, il fallait avoir mieux et plus fort que tout le monde.

« Un jour tu te réveillera mais il sera trop tard, tu aurais profité de ta gloire, mais tu serais seul avec tes souvenirs car tu auras sans doute laisser passé une femme que tu aurais pu aimé mais qui n'étais pas assez belle, pas assez célèbre ou mauvaise pour ton image. Tout ça n'est que superficiel. Tu as le droit d'adorer ça, c'est légitime, et oui, ça doit être formidable, mais ce n'est pas une façon de combler le vide de ta solitude ? » Baissant les yeux de plus bel, comme honteux de préféré les strass éphémères à la certitude moins reluisante, certes, mais plus rassurante d'un avenir à long terme et stable, Noah fixa le carton sur le sol en se disant qu'une fois de plus Charlie avait raison mais qu'il ne pouvait pas se résigner à devenir sage. Pourquoi ne pouvait-il pas avoir le beurre et l'argent du beurre ? Pourquoi ne pouvait-il pas avoir une vie personnelle aussi épanouie que sa vie professionnelle ? Quel était le remède pour combiner les deux ? Comment parvenir à ce que les mensonges deviennent la réalité ? Il n'en savait rien, ça le frustrait et lui donnait envie de faire des bêtises pour se changer les idées, pour s'empêcher d'y penser. Aussi, lorsque son amie lui releva le menton en souriant et en lui prodiguant des conseils à la pertinence toujours aussi pointue, il s'efforça de sourire et de relativiser une fois de plus.

« Je t'emmerde avec mes crises existentielles hein ? » Soupira-t-il avec auto-dérision en entourant le poignet de la jeune de sa main droite avant de se mettre à lui caresser l'avant bras d'un geste amical. « Je suis ridicule, je sais que j'ai pas à me plaindre, que je suis responsable de ce qui m'arrive et qu'il ne tient qu'à moi de changer les choses. T'as raison, ça s'arrangera et tant pis s'il faut provoquer un nouveau scandale pour prétendre à tourner la page. J'ai pas envie de changer, je m'aime comme je suis, mais je suis d'accord pour reconnaître que la situation actuelle ne mènera nul part. Merci de m'avoir ouvert les yeux et merci d'être à l'écoute. Pour le moment, je vais me contenter de t'aider à emménager et à déballer tes cartons. Au lit ça va, mais je suis invivable en cohabitation. Et comme on ne peut pas faire l'amour H24, j'aime autant t'épargner mes " défauts et mes erreurs ", tu regretterais de me voir emménager chez toi, je t'assure. » Réaliste, il retrouva son rire naturel en s'abaissant pour reprendre le carton dans ses bras. « Alors, je mets ça où ? Je le sens bien le rôle de l'homme célibataire, serviable et sexy ! Ordonne, j'exécute ^^ »
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