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 On surestime ce que l'on n'est pas et on sous-estime ce que l'on est. | JED

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Message(#) Sujet: On surestime ce que l'on n'est pas et on sous-estime ce que l'on est. | JED Jeu 21 Avr 2011 - 16:53

On surestime ce que l'on n'est pas et on sous-estime ce que l'on est.
DYLAN SUMMER & JED VERGAS


Debout devant une centaine d’étudiants, Dylan ouvrit sa mallette pour y brandir les copies de la dernière dissertation qu’il leur avait donné en devoir. Alors qu’il posait son regard sur certains étudiants en particulier, il remarqua que certains reposaient déjà sur leurs lauriers alors que d’autres semblait nerveux. Cette dissertation était l’une des plus importantes de son cours de criminologie et malgré que Dylan s’afférait toujours à s’organiser pour faire passé ses étudiants à la fin de l’année… Les choses étaient assez circonstancielles pour qu’il révise sa position s’il ne recevait pas de collaboration de ses étudiants. Le silence s’installa par lui-même dans la classe alors que Dylan faisait quelques pas vers la première rangée. « J’ai terminé la correction de votre dissertation La criminologie sous toutes ses formes. Et je dois vous avouer que je suis particulièrement impressionné par la qualité des travaux remis. » Il se mit à distribuer lentement les copies en continuant de s’adresser à ses élèves. Certains allaient tomber facilement dans son pièce, mais il était impératif qu’ils ne se doutent de rien, sinon il n’aurait pas le choix de faire des démarches plus administratives. « Ceux qui ont la mention Excellent travail veuillez rester à la fin de la classe. Cette dissertation m’a permis de sélectionner les meilleurs d’entre vous qui aurons peut-être l’opportunité d’un emploi très intéressant cet été. » Du vrai bluff. Dylan sut que certains de ses meilleurs élèves ne retrouvaient pas la mention donc il avait parlé mais il s’expliquerait à ceux-ci s’ils s’inquiétaient vraiment. Les copies distribués et les élèves congédiés – Dylan se retrouva face à une dizaine d’étudiants dispersés un peu partout dans l’immense classe, fébriles. Il détestait mentir, mais les étudiants assis devant lui étaient des jeunes qui avaient essayé de lui en faire passer plusieurs. Oui, il semblait peut-être trop bon comme professeur, mais il enseignait tout de même la criminologie et connaissait très bien les règlements de l’école. « Je vous félicites. » Dylan prit place sur son bureau en croisant les bras, l’ironie commençant à se faire sentir dans sa voix. « Sans le savoir, vous avez vous-même expérimentés le sujet de votre dissertation. Malheureusement, je ne peux pas vous dire que c’est avec plaisir que je vous annonce que le travail que vous avez devant vous ne comptera pas dans vos travaux. » Quelques froncement de sourcils, même un étudiant leva la main histoire de parler. Mais Dylan le dissuada afin qu’il le laisse terminer de parler. « Jusqu’à nouvel ordre, vous avez tous un zéro. Je ne tolère pas que l’on effectue ses dissertations par quelqu’un d’autre. Vous avez trichés, et à la lecture de ce que j’ai vu – vos textes viennent tous de la même personne. Je vous offre une chance et une seule. Si vous collaborez et que vous me donner votre source, je vous donnerai un second sujet que vous ferai pour vendredi prochain. » Un silence.

***

Soupirant devant les copies de son dernier groupe de la journée, Dylan jeta un œil à l’horloge de l’amphithéâtre en voyant les minutes s’écouler. Moins de 5 minutes avant 21h00, et il soupira alors que son rendez-vous ne semblait pas être du genre à arriver à l’avance. Peut-être qu’il allait simplement ignorer son invitation et essayer de recommencer son site internet ailleurs. Malheureusement pour celui-ci, Dylan savait très bien pirater un ordinateur et retracer une adresse internet était aussi facile que d’ouvrir un réfrigérateur et de se servir un verre de lait. Mais Dylan était beaucoup trop curieux de savoir qui pouvait bien être cet étudiant qui par le biais d’un site internet offrait ses services afin d’écrire des dissertations à la place des autres étudiants, moyennant un certain montant. Il jugerait en temps et lieu. Quelques minutes plus tard alors que Dylan venait d’inscrire la note finale d’un travail d’une de ses étudiantes, il releva la tête alors que la porte de la pièce venait de s’ouvrir dessinant la silhouette d’un jeune homme qui aux premiers abords n’avait rien d’un étudiant. Il lui semblait plus, sauvage… Tout pour le surprendre. Les yeux rivés sur le nouvel arrivant, Dylan le laissa s’approcher sachant que s’il était venu ce n’était pas pour s’enfuir. « Je vois que vous avez reçu mon message. » Lança-t-il en rompant le silence. Il n’était pas arrogant, mais il ne voulait pas que celui-ci considère cette rencontre comme un piège. Il n’avait aucune intention de le dénoncer. Non. Il avait d’autres intentions.


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Message(#) Sujet: Re: On surestime ce que l'on n'est pas et on sous-estime ce que l'on est. | JED Ven 22 Avr 2011 - 18:22

196 B ... 198 B ... 200 B ... Jed arriva au bout du long couloir qu'il remontait depuis une poignée de minutes sans savoir s'il valait mieux tourner à droite ou à gauche pour se rendre à la salle de classe 204 B comme l'avait convenu le rendez-vous fixé par le hacker de son site. Ses souvenirs de l'université remontaient à 6 mois à peine mais force était de constater qu'il y avait eu tellement d'eau qui avait coulé sous les ponts depuis cette époque qu'il ne parvenait plus à se souvenir de la façon dont les couloirs de la Sorbonne de Paris étaient agencés. Avec un peu de chance, ceux de cette université américaine l'étaient peut-être de la même façon, mais encore fallait-il se souvenir de la configuration des lieux en France ... N'y parvenant pas, l'ancien étudiant se fia à son instinct et décida d'opter pour le couloir de droite. Ses rangers mal attachées tapaient lourdement sur le sol du couloir et s'il s'était fait discret pour pénétrer le bâtiment à l'abri des regards indiscrets, maintenant qu'il approchait du lieu de rendez-vous, il comptait bien le faire savoir en manifestant sa présence aussi lourdement que possible (le tout dans une attitude plus ou moins primitive et plus ou moins assumée d'intimidation animale ; le fait étant qu'il n'avait absolument pas changé de point de vue et qu'il refusait toujours aussi sévèrement que la veille de se laisser impressionner par un sale con pas foutu d'accepter la concurrences de services proposés sur le toile).

202.B ... 204.B ! La voilà !
Ne se donnant pas la peine de frapper, Jed ouvrit la porte sur ce qui semblait être une immense salle de classe ... vide. Fronçant les sourcils, il pénétra à l'intérieur de l'amphithéâtre et détailla d'un air mauvais les gradins desquels il s'attendait à voir surgir son pirate. « Je vois que vous avez reçu mon message. » Faisant volte-face aussi rapidement que possible, Vargas se rendit compte qu'il avait négligé son inspection des lieux en ne pensant pas une seule seconde à s'inquiéter de l'occupation éventuelle du bureau professoral. Là, à quelques mètres de lui, assis derrière le bureau qui siégeait sur l'estrade, se trouvait un homme à l'apparence et au style vestimentaire trop datés pour encore pouvoir prétendre à l'étiquette d'étudiant. Interdit, l'adolescent détailla son air serein et la pile de copies qui gisaient devant lui. Le fait qu'il ait clairement défini le message comme étant le sien faisait voler en éclat les hypothèses de Jed qui, jusqu'alors, avait plutôt tendu à croire que le pirate n'était autre qu'un étudiant de l'université qui, tout comme lui, proposait à ses camarades de rédiger leurs devoirs via le net. Ce type n'avait rien d'un étudiant. Pis, sa ribambelle de copies, son stylo rouge et la façon qu'il avait de siéger sur son fauteuil comme si ce dernier avait été dans le prolongement de son corps ne laissaient aucun doute possible quant au fait qu'il s'agissait bel et bien d'un professeur.

« Ce n'est pas moi qui incite vos étudiants à la triche, c'est eux qui ne sont pas foutus d'assimiler vos cours. On ne punit pas les traders qui profitent des faiblesses de la bourse, je ne vois donc pas pourquoi on me reprocherait à moi de profiter de l'incompétence et du manque de scrupules que vos élèves ont à vouloir vous entuber ... » Attaqua-t-il d'entrée de jeu, sur la défensive maintenant qu'il se rendait compte que la personne à qui il avait à faire ne partageait pas la même magouille de lui et était, au contraire, la première à en souffrir du fait que ses activités de nègre devait certainement fausser tout le calcul des moyennes des étudiants qui suivaient ses cours.
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Message(#) Sujet: Re: On surestime ce que l'on n'est pas et on sous-estime ce que l'on est. | JED Dim 24 Avr 2011 - 22:57

Prenant une grande respiration, en ne sachant pas quel serait son ‘’adversaire’’, Dylan se releva lentement de son bureau en délaissant toutes les copies de ses élèves. Avec l’arrivée de Jed, ils avaient perdus tout leur intérêt. Les yeux rivés sur Jed qui entrait dans l’amphithéâtre, apparemment sur la défensive – Dylan passa une main dans ses cheveux en se demandant s’il s’y prendrait bien. Il fallait simplement qu’il le cerne, et qu’il dissipe cette défensive à son égard. Le jeune professeur ne pouvait pas le blâmer, sans doute qu’il s’était attendu à un rival, ou quelqu’un d’autre. Mais de là à croire qu’un professeur l’aurait coincé, il pouvait avouer que c’était peut-être inédit. « Ce n'est pas moi qui incite vos étudiants à la triche, c'est eux qui ne sont pas foutus d'assimiler vos cours. On ne punit pas les traders qui profitent des faiblesses de la bourse, je ne vois donc pas pourquoi on me reprocherait à moi de profiter de l'incompétence et du manque de scrupules que vos élèves ont à vouloir vous entuber ... » Un faible sourire se dessina sur ses lèvres alors que Dylan cherchait à savoir à quel genre de jeune homme il avait à faire. Il paru amusé de la réparti de Jed, surtout alors qu’il se déclarait comme une personne profitant de l’incompétence de ses étudiants. Dylan contourna son bureau pour se planter à moins d’un mètre de Jed, puis il prit appuie sur l’une des tables des rangées en tendant la main vers celui-ci. Ce n’était pas parce que Jed en oubliait les politesses d’usages que Dylan devait se montrer impoli. « Dylan Summer. Professeur de criminologie. » Il marqua le mot criminologie comme s’il considérait les activités de Jed pouvaient être englobées dans ce genre de département. Après tout, son activité était quelque chose de très grave au yeux de l’université condamnant drastiquement les étudiants qui faisaient appels à des travaux fait par les autres. Surtout quand la dite personne n’était pas un étudiant de la dite université. « Créer un site internet en offrant vos services, c’est inciter les étudiants à tricher. » répliqua-t-il en reprenant exactement les mots qu’il venait de lui dire. Dylan considérait que c’était d’offrir la facilité et que les étudiants, souvent submergés par le rythme incessant de l’université voyait dans ce genre de service un moyen de s’en tirer avec facilité. Malheureusement, ils avaient appris à leurs dépens que malgré qu’il était plutôt flexible comme professeur, Dylan n’acceptait pas la facilité.

« Mais si ça vous intéresse, les étudiants en questions ont été punis. Et que par la même occasion, j’ai sans doute dissuader votre clientèle de faire appel de nouveau à vos services…» Il lui jeta un regard désolé sachant que cet étudiant comptait sans doute sur ce petit manège pour retirer une quelconque somme d’argent. Immobile devant le jeune homme, Dylan guetta le moindre de ses réactions en pesant ses mots pour ne pas qu’il se sente agressé mais plutôt intrigué pour les raisons qui l’avait conduit à ce rendez-vous. « Je dois quand même vous avouer que je suis légèrement impressionné qu’une personne comme vous ai réussit à faire ses travaux. » Dylan n’en rajouta pas d’avantage alors qu’il laissait sous entendre qu’il ne croyait pas une personne comme Jed capable de remplir les conditions afin d’alimenter tout seul les demandes des étudiants. Il bluffait, en développant un mensonge qui faisait de lui un professeur qui le jugeait trop vite, dans le simple désir qu’il se sente dénigrer et qu’il lui prouve qu’il avait tort. Dylan avait vu les copies, et avait facilement juger l’ampleur du talent que Jed avait. Un talent qu’il devait sans doute dénigrer.

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Message(#) Sujet: Re: On surestime ce que l'on n'est pas et on sous-estime ce que l'on est. | JED Lun 25 Avr 2011 - 21:17

Interdit, Jed regarda le professeur se lever et marcher jusqu'à lui. Lorsque ce dernier s'appuya contre le pupitre le plus proche et lui tendit une poignée de main tout en se présentant comme étant « Dylan Summer. Professeur de criminologie », l'adolescent le toisa de haut en bas et secoua très légèrement la tête de gauche à droite de façon à lui faire comprendre qu'il ne fallait pas compter sur le fait qu'il la lui serre sa maudite main qui avait servi à effectuer les clics qui ayant mis hors service sa seule et unique source de revenus du moment. « Créer un site internet en offrant vos services, c’est inciter les étudiants à tricher. » Fronçant les sourcils délibérément et sans cacher son désaccord, Jed prouva une fois de plus qu'il n'aimait pas être contredit en reniflant de dédain. Qu'importe ce que pouvait bien en penser ce prof, lui savait pertinemment que la faute revenait à la faiblesse dont faisaient preuve les étudiants semi-illettrés face à la tentation. Partant de ce principe là, tout était condamnable : proposer des paquets de clopes dans les tabacs, de l'alcool à la carte des restaurants et des promotions en tête de gondoles des magasins aussi !

« Mais si ça vous intéresse, les étudiants en questions ont été punis. Et que par la même occasion, j’ai sans doute dissuader votre clientèle de faire appel de nouveau à vos services … » Mauvais, voire même hostile, Jed fusilla Dylan du regard. Vargas ne doutait pas un seul instant de l'application avec laquelle ce type avait très certainement fait passer le message que quiconque serait repris à visiter son site se verrait une fois de plus sanctionné tout comme il ne doutait pas non plus du fait que ces abrutis d'étudiants ne sortiraient désormais plus des sentiers battus en se sachant épiés par leur mentor. C'était la fin de son commerce, la fin de l'argent facile, cela avait le don de lui foutre les boules. « Je dois quand même vous avouer que je suis légèrement impressionné qu’une personne comme vous ai réussit à faire ses travaux. » Agacé, Jed ne manqua pas de tiquer sur le " une personne comme vous " de son vis à vis sans foncièrement se rendre compte qu'il avait très précisément été placé là pour juger de sa réactivité et de sa façon de se laisser atteindre ou non par les insinuations du professeur. Fidèle à lui-même il partit au quart de tour : « Comme moi ? Je vous trouve bien méprisant pour un professeur monsieur ... » Répliqua-t-il en faisant preuve d'une insolence palpable lorsqu'il prononça le dernier mot. « Qu'est-ce-qui vous étonne ? Que quelqu'un d'autre que vous-même puisse disserter sur votre sujet de prédilection ? ... Méprisant et prétentieux, je vois qu'on embauche pas n'importe qui à l'université de Miami ! » Ironique, il sortit de la poche arrière de son jeans un paquet de cigarettes qu'il porta à ses lèvres pour en mordre une qu'il alluma une fois qu'il eut rangé le paquet à sa place et attrapé son briquet. Se moquant bien qu'il fut très probablement interdit de fumer dans l'enceinte de l'établissement, il s'assit sur le banc en face de Dylan et recracha sa fumée d'un air pensif. « Qu'est-ce que vous me voulez au juste ? » Questionna-t-il, le regard perçant et attentif. « Pour qu'un professeur de criminologie n'aille pas me balancer aux flics dans la seconde c'est qu'il y a, j'imagine, quelque chose que je doive faire en échange, n'est ce pas ? Ou alors c'est un keef ? Non content de me faire perdre ma source de revenus vous prenez votre pied à me faire venir ici et à me narguer ? Avouez que ça serait puéril de votre part, monsieur le professeur
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Message(#) Sujet: Re: On surestime ce que l'on n'est pas et on sous-estime ce que l'on est. | JED Mer 27 Avr 2011 - 15:36

Dylan ne se s’en fit pas pour autant alors qu’il retirait sa main qu’il avait tendue à Jed, croisant les bras. C’était chose courante chez les adolescents et il aurait bien été le dernier à lui en vouloir pour des détails si futiles. En parlant, Dylan réalisa rapidement que le jeune homme semblait être en désaccord avec tout ce qu’il lui disait... et le raisonner lui apparaissait comme une mauvaise idée. On ne raisonnait pas une tête de mule. On pouvait l’attirer avec une pomme, mais le reste ... s’était la mule qui décidait si elle avançait ou pas. Et Dylan n’en était pas à sa première prise de tête. « Comme moi ? Je vous trouve bien méprisant pour un professeur monsieur ... » « Je préfères, Dylan. » Mentionna-t-il, intérieurement amusé. Évidemment, quand on ne le connaissait pas… et qu’on ne savait pas les grandes lignes derrière cette rencontre, il pouvait passer pour une personne méprisante. Après tout, il devait avouer qu’importe la personne à qui il aurait dit ce genre de choses aurait pu se sentir attaquer. Et pourtant s’était exactement ce qu’il cherchait. « Qu'est-ce-qui vous étonne ? Que quelqu'un d'autre que vous-même puisse disserter sur votre sujet de prédilection ? ... Méprisant et prétentieux, je vois qu'on embauche pas n'importe qui à l'université de Miami ! » Ne prenant même pas la peine de répliquer puisque s’était inutile, Dylan préférait laisser Jed le juger avec des suppositions infondées qui venait d’une déduction plutôt primaire. Des yeux, il le regarda chercher dans ses jeans un paquet de cigarette donc il ne fit aucun geste pour l’arrêter d’en allumer une en classe. Il était 21h, personne ne viendrait le dénoncer et il aurait tout le loisir de lui demander d’écraser aussitôt que les choses auraient commencé. Continuant de poser les yeux sur lui, Dylan attendait que les bonnes questions. Qui ne prirent pas longtemps avant de surgir. « Qu'est-ce que vous me voulez au juste ? Pour qu'un professeur de criminologie n'aille pas me balancer aux flics dans la seconde c'est qu'il y a, j'imagine, quelque chose que je doive faire en échange, n'est ce pas ? Ou alors c'est un keef ? Non content de me faire perdre ma source de revenus vous prenez votre pied à me faire venir ici et à me narguer ? Avouez que ça serait puéril de votre part, monsieur le professeur. »

Le professeur feigna un soupir en secouant la tête de gauche à droite soulignant à quel point Jed se trompait. « Le problème, c’est le titre. Ce n’est pas parce que j’enseigne la criminologie à l’université que je suis nécessairement de mèche avec les policiers. Vous croyez que j’ai un flingue dans ma mallette? » Dylan laissa en suspends quelques secondes ses propos avant d’enchaîner. « La question c’est plutôt, est-ce que j’ai tort? Ce ne sont que des spéculations, mais vous me semblez pas exactement le profil pour réussir à écrire de telles dissertations. » Le jeune professeur guetta les réactions faciales de Jed qui ne semblaient pas du tout positive. Parfait, si les choses fonctionnaient il gagnerait progressivement. « Avouez, vous avec un complice. Plus âgé peut-être? Un ancien étudiant? » Dylan n’en rajouta pas plus, prêt au fait que lorsque Jed se défendrait pour dire qu’il n’avait pas de complice et qu’il jouait tout seul… il pourrait lui offrir sa proposition. Celle de lui prouver, là sous ses yeux qu’il n’avait pas tort de s’intéressé à lui. Ça ne lui faisait pas plaisir de faire semblant en supposant qu’il le dénigrait aussi aisément simplement pour le faire réagir, mais en vu du profil qu’il évaluait... il n’aurait sans doute pas de meilleurs résultats que de le mettre au défi. Et même si s’était inconsciemment, il voulait que Jed donne tout afin de lui prouver qu’il était bon, même très bon. Ah l’orgueil quand tu nous tiens.
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Message(#) Sujet: Re: On surestime ce que l'on n'est pas et on sous-estime ce que l'on est. | JED Jeu 28 Avr 2011 - 16:01

« Le problème, c’est le titre. Ce n’est pas parce que j’enseigne la criminologie à l’université que je suis nécessairement de mèche avec les policiers. Vous croyez que j’ai un flingue dans ma mallette ? » Perplexe et pour toute réponse, Jed se contenta d'une expiration de fumée silencieuse, preuve en demi teinte de son scepticisme grandissant. Ce mec l'exaspérait avec son ton égal, ses phrases bien gentilles et ses faux airs de ne pas y toucher. Pourtant, lorsqu'il enchaina en insinuant qu'il puisse y avoir un complice dans l'histoire, l'exaspération de Jed se transforma bien vite en méfiance mauvaise et en antipathie grandissante. Plus que l'insulte de s'entendre dénigré par le professeur, c'est l'idée même que ce dernier puisse chercher un autre coupable qui le froissa et ce pour la simple et bonne raison qu'il n'était pas seul à utiliser l'adresse IP de la maison qu'il partageait avec Crash. Crash qui n'y était absolument pour rien et qui n'avait même pas connaissance du trafique que son colocataire avait monté dès son arrivée à Miami. Crash qui étudiait ici, dans cette université, et qui - au rythme où allaient les suppositions de Summer - risquait fort de payer les pots casser d'une erreur à laquelle il n'était pas lié. En effet, s'il avait été facile pour Dylan de retracer l'IP de Jed et de lui envoyer un mail, il lui serait tout aussi aisé de se renseigner afin d'apprendre qu'il n'y avait pas un mais bel et bien deux habitants au n° 1527 de l'avenue d'Apple Road. Et quoi de mieux que cette révélation pour le conforter dans son idée que son suspect n'œuvrait pas seul ?

Jed était pris au piège. Sur le coup, la seule envie qui s'empara de lui fut de se claquer la tête contre un mur. Les choses s'étaient à peine rétablies entre Crash et lui, la colocation avait repris avec difficultés et commençait tout juste à repartir du bon pied ; aussi doutait-il fort qu'un éventuel coup en traitre de la part du professeur puisse ne pas faire se rétracter Cooper et le blesser plus qu'il ne l'avait déjà été en apprenant la tentative de suicide de son ami et - plus tard - en découvrant qu'il avait failli remettre ça le jour de son anniversaire. Vargas avait beau ne pas le montrer explicitement, il n'en restait pas moins reconnaissant envers l'américain d'avoir bien voulu l'héberger sous son toit. Or, l'impliquer dans une histoire aussi bancale pour s'assurer que le professeur lui lâche la grappe et se reporte sur quelqu'un d'autre n'était pas le cadeau le plus approprié qu'il aurait pu lui faire en preuve de gratitude ... Ne voulant en aucun cas que son coloc trinque à sa place, Jed se fit donc la réflexion qu'il allait devoir prendre sur lui et la jouer fine dans ses réponses, quitte a en rajouter une couche afin de passer pour le prétentieux qu'il n'était pas. Il devait bien ça à Cooper ...

« Vous spéculez mal. » Répliqua-t-il, froidement avant d'ajouter, pour la forme et pour l'insolence malgré le fait qu'il se soit pas mal basé sur les apparences pour juger lui aussi : « C'est peut-être ce qui fait que vous n'êtes que prof aujourd'hui et non pas enquêteur de je-ne-sais-quoi ... Va falloir apprendre à accepter l'idée que l'habit ne fait pas le moine. J'ai fait la Sorbonne, moi, monsieur, vos cours c'est du petit lait en comparaison, pas besoin de s'y mettre à deux pour les comprendre. » Ponctuant sa phrase d'un reniflement dédaigneux, il s'inspira des attitudes qu'il avait si souvent blâmer chez ses camarades de classe lorsqu'il était effectivement étudiant à Paris pour paraitre plus pédant et plus insolent que jamais.
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Message(#) Sujet: Re: On surestime ce que l'on n'est pas et on sous-estime ce que l'on est. | JED Lun 2 Mai 2011 - 15:10

« Vous spéculez mal. » Dylan réprima un sourire alors qu’il savait que depuis le tout début leur rencontre ne s’était rempli que de mauvaises spéculations l’uns sur l’autres. Oui dans son cas c’était intentionnel, mais il savait que Jed était tellement sur la défensive qu’il préférait se rendre odieux afin de fuir toutes les personnes qui émettait un contact avec lui. Malheureusement, il en fallait beaucoup plus pour atteindre Dylan. « C'est peut-être ce qui fait que vous n'êtes que prof aujourd'hui et non pas enquêteur de je-ne-sais-quoi ... Va falloir apprendre à accepter l'idée que l'habit ne fait pas le moine. J'ai fait la Sorbonne, moi, monsieur, vos cours c'est du petit lait en comparaison, pas besoin de s'y mettre à deux pour les comprendre. » Dylan ne put cependant cette fois afficher un sourire devant le jugement du jeune homme à son égard plus particulièrement alors qu’il était convaincu qu’il était que professeur et qu’être enquêteur semblait être quelque chose de plus prestigieux à ses yeux. Ce qui était surtout dommage c’est de voir à quel point il dépensait de l’énergie à se faire détester surtout avec une telle attitude. « C’est la base. Mais avoir fait la Sorbonne n’est en soi pas tellement impressionnant. On est en Amérique, et je ne veux pas détruire vos illusions mais la justice Américaine est loin d’être semblable à la justice Française. » Se permit-il de faire un commentaire face à la vision fermée de Jed qui semblait croire qu’en un claquement de doigt il pouvait réussir n’importe quoi sous les prétextes qu’il était plus intelligent que la moyenne? Vraiment?

Tournant le dos à Jed, Dylan le délaissa sans crier gare alors qu’il descendait lentement les marches de l’amphithéâtre pour rejoindre son bureau où siégeait des centaines de copies. « Prouvez-moi que j’ai tort. » lança-t-il à l’intention de Jed sans pourtant lui jeter un coup d’œil alors qu’il cherchait la pile de feuilles qu’il avait spécialement préparé pour ce moment. Certes, Jed pouvait s’enfuir à tout moment mais Dylan ne le lâcherait pas aussi facilement. Cette option d’un deuxième complice semblait avoir refroidit assez l’adolescent pour qu’il aille jusqu’à savoir ce qu’il voulait. Et avec de la chance, Dylan aurait ce qu’il était venu chercher. Les trentaines de pages en main, Dylan revit lentement vers Jed sans se presser montrant une attitude calme et sereine comme il avait l’habitude d’avoir en classe. Ce n’était pas des commentaires désobligeants à son égard par un adolescent qui jugeait les autres - mais qui contradictoirement détestait qu’on le juge – qui mettrait Dylan en colère. « Si vraiment, et j’en doute…vous avez agit seul…» Le professeur déposa la pile de feuilles sur la table devant Jed, il ouvrit son veston pour en sortir un stylo qu’il déposa à droite de la copie. « Vous ne verrez aucun mal à remplir ceci? Après tout, vous semblez plutôt très convaincu de vos capacités. Mais il y a une différence entre prétendre et être. » Dylan referma son veston et sans plus, il se retourna pour remonter les escaliers et se diriger vers la porte d’entrée sans donner d’autres explications à Jed. Celui-ci en avait sans doute pas besoin, dans sa grande prétention. Pourtant Jed devait se tromper si c’était aussi facile qu’il le croyait. Dylan lui avait donné un examen spécial, regroupant un peu de toutes les matières et de sujets variés. Cet examen était donné aux étudiants dans un délai de 3 heures, mais pour froissé un peu l’orgueil de Jed celui-ci s’était arrangé pour lui laisser croire qu’il réussirait à le finir.. « Vous avez 30 minutes. Qui commence aussitôt que je quitte la pièce. » Dylan ne prit pas de temps inutile avant d’ouvrir la porte puis de la refermer derrière lui. Il fit quelques pas dans le couloir laissant à Jed l’espace donc il avait besoin. Il aurait été déplacé de le surveiller pendant 30 minutes par la fenêtre de la porte. 30 minutes pour lui montrer qu’il était brillant, 30 minutes encore pour lui prouver inconsciemment qu’il avait sa place dans une école comme celle-ci. Il n’attendait pas de lui qu’il réponde à toutes les questions, il voulait simplement qu’il réponde correctement à celles donc les valeurs étaient les plus élevées et qui entraient dans son champ de connaissances.
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Message(#) Sujet: Re: On surestime ce que l'on n'est pas et on sous-estime ce que l'on est. | JED Mar 3 Mai 2011 - 3:00

« C’est la base. » Bah tiens ... Si tu savais où tu peux te la foutre ta base ducon ! ... « Mais avoir fait la Sorbonne n’est en soi pas tellement impressionnant. On est en Amérique, et je ne veux pas détruire vos illusions mais la justice Américaine est loin d’être semblable à la justice Française. » Conscient qu'il se devait de tenir son rôle de gamin prétentieux, suffisant et sûr de lui au point que toute critique et que tout démenti lui glisse dessus, Jed se contenta de lever le nez et de tirer une fois de plus sur sa cigarette. De cette façon il s'assurait à la fois de feindre une insolence toujours plus méprisante, mais aussi - et surtout - de ne pas laisser sa nature profonde s'exprimer en crachant à la gueule de ce mec qu'un pays qui conspuait les gays et qui autorisait encore la peine de mort ne lui faisait en aucun cas croire que la justice de sa terre natale, bien qu'évidemment différente, fut en deça de celle de sa terre d'accueil. Impassible et assis de manière exagérément négligée, il attendait que ce sale con admette une bonne fois pour toute qu'il n'avait eu besoin de l'aide de personne pour répondre à ses devoirs. Peu lui importait qu'on le prenne pour un idiot, ce prof avait bien le droit de penser ce qu'il voulait, Vargas s'en lavait les mains. En revanche, le fait qu'on puisse associer un innocent à sa combine et le faire trinquer à sa place ne l'enchantait pas du tout. Et le comble de l'histoire c'est qu'il était prêt à parier que Crash - qui était pourtant relativement bon élève - n'aurait jamais su répondre aux devoirs qu'il avait fait pour les étudiants de Dylan.

L'ironie de la situation l'agaçait plus qu'autre chose et le fait de voir Summer tourner les talons pour retourner vers son bureau ne lui inspira rien de bon ; preuve de plus qu'il avait de l'intuition car le « Prouvez-moi que j’ai tort. » qu'il lui lança depuis l'estrade vint confirmer qu'il y avait donc bel et bien quelque chose à faire en échange d'un lâchage de grappe en bonne et due forme. Sourcils froncés, l'adolescent détailla l'emmerdeur de service qui revenait dans sa direction avec un paquet de feuilles en main. Dans un panache de fumée, il écrasa sa cigarette à demi consumée sur le pupitre le plus proche et se redressa comme s'il avait refusé que le professeur le domine de toute sa hauteur et qu'avoir le dos droit sur son banc suffirait à rééquilibrer la balance de l'ascendance physique. « Si vraiment, et j’en doute … vous avez agit seul … » Le regard de Jed, directement confronté à celui de Dylan, n'accompagna pas le mouvement que firent ses mains pour déposer le dossier devant lui. Au lieu de ça, Vargas s'obstina à ne pas ciller et à ne pas baisser les yeux ; il en allait de prouver à cet homme, de façon silencieuse, toute l'animosité qu'il ne pouvait se permettre d'exprimer verbalement. « Vous ne verrez aucun mal à remplir ceci ? Après tout, vous semblez plutôt très convaincu de vos capacités. Mais il y a une différence entre prétendre et être. » Serrant les dents pour continuer de prétendre être ce qu'il n'était pas, Jed se fit violence et parvint, au prix d'un effort personnel, à pincer les lettres et à gratifier le professeur d'un regard condescendant comme l'aurait fait n'importe quel péteux sponsorisé " Sorbonne ". Et, avant même qu'il n'ait eu le temps de trouver une astuce pour ne pas avoir à se plier à cette tâche ridicule qu'il n'avait en aucun cas envie d'effectuer, Dylan disparut, le laissant seul avec sa colère et sa rage de s'être fait coincer de la sorte par le premier de putain de ricain venu !

Mitraillant le crayon des yeux dès lors que le prof eut claqué la porte derrière lui, Jed refoula un grognement rageur. Gravement vexé par la simple présence de ces feuilles tout juste bonnes à se torcher le cul devant lui, il dédaigna l'exercice pendant cinq bonnes minutes, le temps que sa colère se tasse assez pour lui permettre de réfléchir aux conséquences d'un refus d'obtempérer ... S'il ne répondait pas à cet examen surprise, il donnait raison au prof et laissait donc sous-entendre que ce n'était pas lui mais son complice éventuel - autant dire Crash - qui avait créé le site et répondu aux devoirs sur le net. S'il répondait ... Eh bien s'il répondait, il prouvait qu'il était bel et bien l'auteur des crimes sans véritablement savoir à quelle sauce il serait mangé par la suite. Quoiqu'il put arriver, donc, il était perdant. Mais la fibre de l'amitié et de la reconnaissance l'empêchait d'entrainer quelqu'un dans sa chute. Quitte à tomber, il préférait tomber lourdement et seul que d'emporter son colocataire avec lui pour servir d'amortisseur. Alors, résigné et dégouté, il attrapa le stylo et consentit à examiner le paquet de feuilles de plus près ... Là, la première chose qui lui sauta aux yeux fut que même dopé à la caféine il n'aurait pu prétendre à tout remplir en 25 minutes, ni même en 30 d'ailleurs. Ce mec se foutait de sa gueule ! Que fallait-il en déduire ? Qu'il cherchait à le faire se planter ? Volontairement ? Qu'il était prêt à fausser les résultats dans l'unique but de jubiler en lui collant une note médiocre faute de contenu ? ... Plus les secondes passaient et plus Jed se serait bien vu foutre son poing dans la gueule de ce « Dylan Summer. Professeur de criminologie », mais quelque chose lui dît qu'il avait tout à gagner à lui clouer le bec par le biais d'un effort rédactionnel titanesque plutôt que par celui d'un coup impertinent et de toute évidence pas assez intellectuel pour le convaincre ...

Fort de cette déduction qui l'enchantait moyennement mais qui avait le mérite de le motiver, même si c'était pour de mauvaises raisons, Jed s'attaqua au tri méthodique des feuilles de façon à placer en tête de liste celles sur lesquelles étaient posées les questions aux plus gros coefficients. Tant pis pour les préférences, les affinités et les domaines de prédilection, il préférait favoriser l'amas de points en masse plutôt que le gain sporadique qui aurait au moins eu l'avantage de lui faire prendre un minimum de plaisir à la tache. Rapide, clair, efficace et brillant comme il l'avait rarement été - même lorsqu'il était encore le jeune homme de bonne famille qu'il avait été avant la mort de sa sœur - il s'appliqua à démentir les préjugés bidons du professeur en s'efforçant de penser à Crash chaque fois qu'une crampe se manifestait dans sa main ou que l'envie de retourner le pupitre devenait trop intense. Après plus d'un an de déscolarisation, tenir un stylo et gratter sur des démonstrations de culture général lui donnait l'impression bizarre de remonter le temps. Il se revoyait presque à une époque de sa vie où ses seules préoccupations avaient été de râler contre les dates de ses partiels et contre le fait que son père refusait de lui prêter sa porsche pour le week-end ; c'en était presque troublant. Cela dit, les réminiscences furent de courte durée car le temps fila comme une flèche, amenant avec lui un nouveau bruit de porte qui signala que Dylan était de retour après le temps imparti. Blasé et réellement en colère contre lui-même d'avoir à peine réussi à remplir la moitié des feuilles proposées, Jed balança le stylo d'un geste agacé, preuve silencieuse qu'il se savait capable de beaucoup mieux que le niveau d'excellence qu'il avait pourtant visé en grattant comme un forcené.

« Voilà, je les ai rempli vos maudites feuilles ! » Grinça-t-il en tendant à Dylan la pile de papiers qu'il venait de regrouper. « J'ai droit à une image peut-être ? » Ironisa-t-il, mauvais perdant.
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Message(#) Sujet: Re: On surestime ce que l'on n'est pas et on sous-estime ce que l'on est. | JED Jeu 12 Mai 2011 - 22:16

Sachant que les trente minutes qu’il avait donné à Jed serait longues, immobile dans un couloir désert de l’université, Dylan s’assit sur un banc en soupirant. Jouer au professeur condescendant qui avait toujours la réponse à tout était épuisant et avait exaspérer Dylan. C’était le genre de comportement qu’il détestait chez ses collègues et c’était aussi quelque chose qui ne le ressemblait aucunement. Mais il avait beaucoup de facilité à discerner les étudiants qui se présentait devant lui et remettre en doute les capacités de Jed en doute avait été concluant. Donc même s’il était contre le rôle qu’il s’était attribué, Dylan obtenait progressivement ce qu’il était venu chercher en provocant se rendez-vous. Mais à quel prix? S’il s’était trompé, il se demandait quel genre de conséquence il avait le droit d’attribuer pour ce genre de ‘’délit’’. Ce fut pendant au moins une vingtaine de minutes que Dylan évaluait ses possibilités et les réactions appropriées face à Jed qu’il jeta finalement un coup d’œil à sa montre en constatant qu’il ne restait plus que quelques secondes avant la fin du délai qu’il avait imposé. Se grattant l’arrière de la tête, il se releva finalement de son banc avant d’effectuer les quelques mètres qui le séparait de l’amphithéâtre. Prenant une grande respiration avant de reprendre son rôle, Dylan posa la main sur la poignée puis poussa la porte doucement. Les yeux rivés sur Jed, il le senti énervé ce qui n’était pas étonnant devant la charge de travail qu’il lui avait demandé de remplir dans des délais irréalisables.

« Voilà, je les ai rempli vos maudites feuilles ! J'ai droit à une image peut-être ? » Un faux sourire ironique se dessina sur les lèvres du professeur alors qu’il était amusé du commentaire de Jed. Agrippant le paquet de feuilles, Dylan posa les yeux sur celles-ci intrigué. Apparemment le jeune homme n’avait pas semblé très enchanté de l’exercice mais en feuilletant rapidement les feuilles agrafées entre-elles, Dylan remarqua qu’il avait répondu à certaines. Il compta rapidement le nombre de questions qu’à vue d’œil il voyait que Jed avait répondu et releva les yeux vers Jed en ne prenant pas la peine de s’attarder aux réponses. « 15 réponses sur 46. » Mentionna-t-il d’une voix posée et presque hautaine. Une attitude qui ne le ressemblait pas, mais il lui semblait que c’était cette même attitude qui avait motivée Jed à faire ce qu’il lui avait demandé. « J’ai des autocollants en forme d’étoile sur mon bureau si vous voulez être récompensé… » Dylan serra la copie dans sa main droite en descendant de quelques marches pour se diriger lentement vers son bureau ignorant le commentaire déplacer donc il avait fait preuve. Il n’appréciait pas provoquer le jeune étudiant, mais d’un coté celui-ci lui rendait bien l’ironie. « Je suis étonné tout de même, je me peut-être trompé sur votre compte. J’étais certain que vous feriez le malin et que vous auriez utilisé le corrigé de l’exercice qui était sur mon bureau bien à la vue. » Un piège dans lequel Jed n’était pas tombé et qui avait tout pour ravir Dylan. Arrivé aux cotés de son bureau, Dylan se retourna pour hocher la tête vers Jed. « Vous pouvez disposez, j’en ai terminé avec vous pour ce soir. Quelque chose me dis que vous entendrez parler encore de moi, Monsieur Vargas. » Dylan glissa doucement quelques papier dans sa mallette en souriant doucement. « Évitez de quitter la ville dans les prochaines semaines… » Ajouta-t-il finalement dans ce qui devait être une blague, mais vu son ton qu’il employait et ca grande difficulté à faire des blagues drôles, Jed pouvait le prendre comme une menace. Mais il n’en était évidemment, rien. Laissant le temps à Jed de quitter l’université sans lui donner plus d’explications sur la copie – cette même copie qu’il regarderait une fois seul. Dylan continua de s’occuper faussement comme s’il se préparait à finalement quitter cette classe pour rentrer chez lui sans se préoccuper de donner d’avantages de détails à Jed sur ce qui serait la future procédure à faire dans leur ‘’relation’’ – surtout depuis que le professeur avait démanteler son site internet et qu’il surveillerait d’un peu plus prêt les activités de l’adresse IP donc il avait réussit à avoir en utilisant son don innée pour la technologie.

Aussitôt qu’il entendit la porte de l’amphithéâtre claquer marquant le départ de Jed, Dylan jeta un coup d’œil dans la salle pour s’assurer qu’il était seul. Tranquillement, il contourna son bureau pour prendre place à sa chaise. Il s’arma d’un stylo rouge puis ouvrit la copie que Jed avait remplie, trop curieux pour prendre la peine d’attendre d’être chez lui. De toute manière l’université lui semblait être un endroit parfait pour les corrections, et il savait aussi que ça ne prendrait pas beaucoup de temps se faire une idée sur le niveau scolaire du jeune homme. Il retourna les questions en analysant d’abord celles auquel il avait répondu et un sourire se dessina sur ses lèvres en remarquant qu’il avait exactement agit comme il se l’était imaginé. Il avait choisi les questions qui valent le plus de points, quitte à délaisser celles aux valeurs moindres qui étaient parfois plus intéressantes. Dylan prit un bon moment à lire les réponses de Jed et même s’il décelait quelques erreurs mineures, il en n’était tout de même impressionné. Jouer la comédie pour paraître condescendant avait peut-être été difficile pour le jeune professeur mais en terminant de lire la copie, il jugea que le jeu en avait valu la chandelle. Le professeur prit une décision qui, il le savait, allait peut-être changer les choses chez Jed. Une décision donc le jeune homme ferait son possible pour le lui faire regretter, mais au fond de lui Dylan était déterminé à l’aider malgré tout. Il avait déjà vécu une situation semblable dans le passé, et d’un coté Jed lui faisait penser terriblement à son vieil ami qu’il avait perdu. Steven avait à maintes fois abuser de l’aide de Dylan et les choses s’étaient terminés drastiquement. Et même si Dylan ne voyait pas en Jed un futur voleur d’organes, il n’en était pas moins soucieux de l’avenir de celui-ci. De longues procédures, mais il y tenait personnellement à donner une chance d’avenir à Jed Vargas. Il ne tiendrait qu’à Jed de la saisir.


FIN
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