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 Don't pass me by | LOANN

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Message(#) Sujet: Don't pass me by | LOANN Dim 17 Avr 2011 - 22:28



Loann & Cléo


Don't pass me by.




Quittant la chambre d'hôtel, que Pride mettait à sa disposition pour ses longues nuits de boulot, après s'être changée et mise en tenue de travail Cléo redescendit la rue pour se poster à son endroit habituel. Nous étions en début de soirée, et il y avait pas mal de passage encore, à cause du club de son patron qui attirait des foules d'hommes riches et en manque de sensations. Mais à cette heure-ci, elle ne faisait pas encore beaucoup de clients. La plupart préféraient aller s'échauffer les sens devant des filles à moitié nues, avant de venir assouvir leurs fantasmes sur la pauvre Cléo. Payée bien moins que les stripteaseuses, elle faisait pourtant un boulot bien plus ingrat. La vie était injuste, mais ça, ce n'était pas une grande nouvelle pour elle. Habituée au pire, elle avait apprit à ne jamais se plaindre et à toujours se démerder toute seule. Mais ce soir-là, elle avait peur. Sa lèvre encore abimée et l'œil encore sombre à cause du poing qu'elle avait reçue, même le maquillage n'avait pas réussit à totalement le camoufler. Souffrante et inquiète, elle était retournée travailler alors que la veille, elle s'était faite violemment agressée par Boris alors qu'elle lui avait refusé son lit parce qu'il avait déjà des dettes. Et là, tel un héros, Loann était arrivé. Sortant de nul part, totalement inconnus l'un pour l'autre, il s'était emparé d'elle et l'avait ramener sous son toit pour la soigner. Et il avait prit soin d'elle comme personne ne l'avait fait depuis des années. Excepté peut-être Dylan, mais la situation n'était pas la même. Jamais un homme ne s'était montré aussi tendre et respectueux à son égard. Véritablement soucieux de son état, il lui avait offert l'assiette et le logis pour une nuit, lui cédant son lit sans hésiter. Cléo, de nature réticente avec les hommes, s'était cette fois-ci totalement laissé aller, trop fatiguée et fragile pour lutter. Emmitouflée dans les vêtements du garçon, elle s'était endormie contre lui, épuisée et rassurée. Le lendemain matin, elle se réveilla dans le lit du garçon, seule alors qu'en bas, l'attendait déjà un petit déjeuner royal. Depuis qu'elle avait quitté la maison de Loann, elle n'avait cessé de penser à lui, troublée par tant d'attention et de gentillesse, alors qu'il n'avait pas eut le moindre geste ou regard déplacé. Et elle qui rêvait depuis qu'elle avait 18 ans qu'on la voit comme une femme, une vraie femme, elle qui rêvait du prince charmant, elle n'avait pu faire autrement que de chavirer devant un tel homme. Et pourtant, rien jusqu'à ce soir n'aurait pu prédire qu'ils se reverraient...

Le premier client arriva, trouvant une Cléo assez distraite et désintéressée. Disparaissant presque une demi-heure dans l'hôtel, ils ressortirent l'un après l'autre, sans un regard, prenant des routes différentes. Cléo reprit sa place, se camouflant dans l'ombre d'une ruelle naissante, le visage triste et fatigué. S'appuyant contre le mur, elle croisa ses bras sur sa poitrine, grelottante. Chassant du revers de la main une larme de dégout qui était venue se faufiler sur ses joues dorées, elle posa une main sur son ventre alors que l'angoisse ne faisait qu'augmenter. Et si Boris revenait ? Et s'il venait terminer ce qu'il avait commencé hier ? Et s'il était armé ? Et s'il n'était pas seul ? Incapable de se calmer, Cléo sentit une deuxième puis une troisième larme s'écouler. De peur cette fois-ci. Ses entrailles se tordaient douloureusement, tandis que sa gorge se serrait à tel point qu'elle en arrivait à manquer d'air. Le cœur à la limite de l'explosion, venant cogner contre sa poitrine jusqu'à la faire souffrir elle se mit à réfléchir à toute allure. S'en aller, rester ? Pour aller où, pour faire quoi ? Si elle ne ramenait pas d'argent à Pride, il n'allait pas être content... Pas content du tout. Et s'il y a bien une chose qu'elle ne voulait pas, c'était se mettre son mac à dos. Elle avait besoin de lui. Se prenant la tête entre les deux mains alors qu'elle ne savait plus quoi faire, Cléo soupira à maintes reprises, stressée. Se mordant la lèvre inférieure jusqu'à s'en faire mal, elle finit par retourner à l'hôtel se changer pour renfiler son jean foncé et son petit pull blanc, elle posa son sac de sport sur ses épaules et s'en alla.

Le pas rapide, elle ne réfléchissait pas. Rejoignant sa voiture, elle rentra dedans précipitamment et démarra en trombe, en direction de Lemon Street. Elle savait pertinemment où elle allait, et elle savait qu'il valait mieux qu'elle n'y songe pas. Sinon, elle aurait rapidement fait demi-tour se disant qu'elle perdait la tête et qu'il valait encore mieux se faire frapper par Boris jusqu'au sang, que de se faire jeter par Pride. Elle coupa ses feux et son moteur alors qu'elle garait sa voiture devant une maison qu'elle avait quitté le matin même. Celle de Loann. Le souffle tremblant, elle resta quelques instants dans sa voiture, hésitante. Pourquoi lui ? Qu'est-ce qu'elle allait lui dire ? Et qu'est-ce qui lui disait qu'il avait envie de la revoir ? Il l'avait déjà eut sur le dos toute une nuit, il avait peut-être envie d'être débarrassé d'elle de façon définitive à présent... Soupirant de désespoir, elle finit par sortir de sa voiture, fermant sa portière sans bruit. Puis, elle gravit les quelques marches qui menaient jusque sur le perron. Et là, elle s'immobilisa devant la porte. Elle avait cachée ses mains dans son pull, les bras le long du corps. Et maintenant ? Bon sang, mais pourquoi avait-elle eut l'idée stupide de s'en aller si vite pour venir ici ? Et puis, elle n'allait tout de même pas le déranger à une heure pareille ? Toutes les lumières étaient éteintes... Confuse, elle décida finalement de faire demi-tour et de retourner bosser. C'était la meilleure chose à faire. Et qu'importe qu'elle crève d'envie de retourner se réfugier dans les bras de cet homme qu'elle connaissait à peine mais qu'elle avait déjà placé sur un piédestal tant elle le trouvait merveilleux. Seulement, elle n'eut pas le temps de retourner à sa voiture, qu'une autre venait de se garer juste derrière la sienne. Inquiète, Cléo s'arrêta alors qu'elle était en train de redescendre les marches. Ses palpitations semblèrent cesser brusquement, redoutant le pire. Et qu'elle ne fut pas sa surprise en découvrant Loann au volant ! Sortant à son tour de la voiture, Cléo restait presque hébétée. Alors que cela semblait stupide, après tout, il était chez lui... C'était plutôt à lui d'être surprit de la voir ici. Gênée et ne se doutant pas une seconde qu'en réalité, il l'avait suivit depuis le début, veillant sur elle dans l'ombre de la nuit, elle baissa la tête, n'osant plus bouger. Finalement, alors qu'il s'approchait elle souffla : « Je... Bonsoir. » Ne sachant que dire, elle ajouta finalement d'une petite voix discrète : « Ne t'en fais pas, je n'ai pas sonné, ni frappé, ta tante doit encore dormir. » Plus soucieuse du sommeil de la tante de ce semi-inconnu que de sa survie, c'était du Cléo tout craché. Mais un tel altruisme frôlait ici l'inconscience quand on savait le danger qui planait autour d'elle si elle retournait travailler.


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Message(#) Sujet: Re: Don't pass me by | LOANN Dim 24 Avr 2011 - 16:09


Ce fut avec un pincement au cœur, qu’il observa la prostituée pénétrer dans une immense villa à quelques pas de son domicile. Cléo, jeune femme aussi douce que surprenante, avait attisé son intérêt dès lors qu’il l’eut sauvé des griffes d’un alcoolique. Altruiste, le jeune homme l’avait soigné et hébergé. Habituellement personnel et désintéressé, cet ange brun aux rétines ambrées n’avait aucunement satisfait sa curiosité et désireux d’en apprendre davantage sur elle, Loann s’interrogea. Comment pouvait-elle se permettre de loger dans un si joli logement alors que son travail la rendait si vulnérable et malheureuse ? Tirant le rideau de la cuisine, il poussa un soupir contrarié alors que sa tante apparu dans son champ de vision. « Tout va bien ? » Inquiète, la vieille dame s’approcha de son neveu avant de déposer une main tremblante sur son épaule massive. Fronçant les sourcils, son air dubitatif n’étonna en rien l’ancienne infirmière. Sa voix suave et posée résonna dans la pièce et le jeune consultant renchérit. « Disons que je m’inquiète pour elle. Je crains que l’autre ivrogne ramène ses fesses ce soir. » Le regard océan de son interlocutrice se voulu rassurant, et dans un simple murmure, sa tante s’avéra être de bons conseils. « Et pourquoi tu ne lui rendrais pas visite ce soir ? Simplement pour t’assurer qu’elle se porte bien ! » Avalant d’une unique gorgée son verre de jus de fruits, la vieille dame s’empara de son panier avant de quitter la demeure. « Je pense revenir en début d’après-midi. A ce soir, si je ne te revois pas d’ici là. » Acquiesçant, Loann toisa sa tante qui emprunta prestement l’artère principale du quartier d’Ocean Grove. La matinée était déjà bien entamée, si bien qu’il décida d’aller courir. Il n’avait pas encore déversé les cendres de son père et étrangement, il n’était pas prêt à le faire. Toutes ses pensées étaient tournées vers Cléo et vers ses craintes de la revoir tremblante et à demi-nue sur le pavé sombre. Comment un homme pouvait-il assouvir ses pulsions sans prendre conscience du mal-être de sa proie ? Et même si Loann était un homme fier, sûr de lui, arrogant et coureur de jupons, recourir aux services d’une prostituée ne rentrait pas dans ses mœurs qu’il qualifiait de respectables. Coucher pour de l’argent, la société était désormais pourrie jusqu’à la moelle. Bientôt, ses foulées se firent plus grandes et élancées, retrouvant son rythme, le séduisant consultant poursuivit sa course vers l’assurance et la vérité. Cléo détestait son métier, il l’avait bien vu lorsqu’elle avait supplié son assaillant de ne pas lui faire de mal, sa méfiance était sans égard, sans nom. Il se devait de la protéger, mais comment ? Recourir à ses services charnels pour une nuit entière ? Jamais de la vie, inutile de se rabaisser à ça, son charme était suffisant pour ne pas avoir à endurer un tel affront, mais au moins, la belle serait en sécurité. Ou alors, la surveiller, sans se faire prendre, ainsi, le jeune homme interviendrait en cas de problèmes. Cette option lui semblait alléchante, si bien qu’il réserva sa soirée afin de prendre soin de sa superbe protégée.

Les mains enfouies au fond de ses poches, Loann pénétra dans un bar miteux. Rejoignant le quartier glauque de la veille, il perçut habilement la silhouette frêle de la jeune femme. Prenant appui sur un mur, Cléo tenta maladroitement de cacher ses courbes divines enveloppées d’un drap de soie aux couleurs de la nuit. Le satin de sa robe outrageusement courte, attisait les désirs pervers d’hommes trop lâches pour aller quémander leurs dus. Resserrant ses doigts puissants sur le verre, Loann vint s’asseoir près de l’immense baie vitrée qui lui assurait une vue imprenable sur la belle ingénue. Et ainsi, pendant des heures, il ne la quitta pas du regard. Il détesta les hommes repoussants qui osaient l’approcher pour tenter quelques frasques lubriques et vicieuses. Cléo, soumise, se contentait de sourire, dissimulant avec panache sa tristesse et son désespoir. Épuisé par cette soudaine jalousie qui s’emparait de ses sens, il termina son verre d’une simple gorgée. Loann replongea dans de sombres pensées alors qu’un homme d’une cinquantaine d’années s’approcha de la baie vitrée. « Putain, mates moi un peu ce cul, j’peux plus attendre, j’vais m’la faire cette trainée. » lança-t-il hilare au consultant. Alors qu’il se retournait, titubant, le jeune homme en rage l’obligea à se rasseoir. Écrasant sa main puissante sur son épaule, son rival aux yeux exorbités se tût .Visiblement, ce salaud était bourré et en plus de manquer de tact, il était scandaleusement grossier. Ses rétines enflammées accompagnèrent la virulence de ses propos et dans une colère sans pareille, Loann se voulu menaçant. « Cuve ta vinasse et rentre chez toi, ce soir elle est pour moi ! » Les yeux furtifs de la victime toisèrent la belle et un rictus vicieux se dessina sur son visage rongé par l’alcool. « Trop tard, elle se barre ta putain ! »

Quittant le bar d’un pas rapide, le jeune homme constata que sa protégée abandonnait sa clientèle. Vêtue d’un jean et d’un pull, la belle pénétra prestement dans sa voiture, elle démarra en trombe et quitta le quartier. Un sourire satisfait parcouru le visage du consultant, Cléo était à présent saine et sauve, elle rentrait chez elle. Loann assura le trajet du retour, le cœur déjà plus léger. Personne n’avait abusé de la belle brune et son assaillant n’était pas revenu. Empruntant l’artère principale du quartier résidentiel, sa surprise fut immense lorsqu’il découvrit que Cléo se tenait devant l’imposante porte d’entrée de son lieu d’habitation. D’abord muet, il gara son véhicule non loin du sien avant de descendre et de lui faire face. D’abord gênée, la magnifique jeune femme s’excusa. « Ne t'en fais pas, je n'ai pas sonné, ni frappé, ta tante doit encore dormir. » Haussant les épaules, un léger sourire se dessina sur ses lèvres masculines, détaché, il ajouta « Allez monte. » Désignant sa superbe voiture, il toisa par la suite cet ange brun qui visiblement hésitait à le suivre. « Je ne vais pas te manger, monte, ça te dis d'aller te changer les idées ? » Assenant ses propos d’un ultime clin d’œil, il grimpa dans l’habitacle, rapidement suivit par cette sublime créature.
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Message(#) Sujet: Re: Don't pass me by | LOANN Ven 29 Avr 2011 - 19:21



Loann & Cléo
Don't pass me by.




Plus Loann s'approchait d'elle, plus la jeune femme pensait qu'elle avait eut l'idée la plus stupide du monde en revenant ici. Elle n'avait pas le droit de lui imposer sa présence comme ça. Elle lui serait éternellement reconnaissante pour ce qu'il avait fait pour elle la nuit dernière, et elle ne pouvait nier le fait d'être totalement troublée par cet homme, mais rien n'indiquait qu'il le soit aussi. Certainement avait-il agit seulement en bonne conscience, la ramenant chez lui comme il l'aurait fait avec un animal blessé sur le bord de la route. C'était pourquoi elle se sentait aussi mal finalement. Elle s'était laissée emporter par ses émotions, ne prenant même pas la peine de réfléchir à ses actes. C'était du Cléo tout craché ça. Se plantant devant elle, il resta néanmoins silencieux, posant sur elle un regard calme et visiblement curieux. La jolie brune sentit comme une douleur au niveau de la poitrine, alors que la présence de Loann l'intimidait toujours autant sans qu'elle ne puisse expliquer pourquoi. Le saluant poliment, elle lui expliqua ensuite qu'elle n'avait pas fait le moindre bruit et donc pas réveillé sa tante si c'était ce qui l'inquiétait. Ce qu'elle aurait parfaitement comprit d'ailleurs. Relevant les yeux vers lui, elle laissa ses prunelles se perdre sur la perfection de ses traits, retrouvant avec soulagement l'homme mystérieux et doux de la veille. Son regard se posant délicatement dans le sien, son rythme cardiaque reprit une allure plus normale alors qu'elle éprouvait une sensation nouvelle de sécurité et d'apaisement juste grâce à la présence de Loann. Elle se décontracta sensiblement, continuant cependant d'entremêler nerveusement ses doigts, signe qu'elle redoutait la prise de parole du garçon. Allait-il la jeter ? Il semblait bien trop serein pour ça, néanmoins elle n'arrivait pas à se rassurer véritablement, s'imaginant déjà les pires des scénarios. A croire qu'au fil des années Cléo avait développé un esprit légèrement paranoïaque et mélodramatique sur les bords. Mais pouvait-on vraiment le lui reprocher quand on savait ce qu'elle traversait parfois ? Ce serait difficile.

Haussant les épaules en souriant, son interlocuteur finit par lâcher : « Allez monte. » Pardon ? Surprise, Cléo tiqua légèrement. Elle releva le menton et le toisa avec interrogation, les sourcils froncés, sans comprendre. C'était tout ce qu'il trouvait à dire ? Bon, au moins il ne l'avait pas repoussé et ça c'était déjà un immense soulagement. Elle resta stoïque, pas certaine de comprendre ce qu'il attendait d'elle à cet instant. Elle le fixait, presque avec une lueur de crainte crépitant dans les yeux. Et ça ne passa pas inaperçu puisqu'il s'empressa alors d'ajouter : « Je ne vais pas te manger, monte, ça te dis d'aller te changer les idées ? » Un point pour lui. C'était vrai après tout, pourquoi se méfiait-elle encore de lui ? Il s'était montré des plus corrects et respectueux jusqu'à présent et puis, c'était chez lui qu'elle était venue ce soir et chez personne d'autre. Alors elle n'allait pas s'en aller maintenant, ce serait trop bête. Son petit clin d'œil la laissa perplexe quelques instants, surprise de le voir adopter un tel comportement. Jusqu'à lors il lui avait plutôt montré un homme calme et pondéré, et voilà qu'il se faisait presque charmeur. Elle passa néanmoins outre sa déstabilisation et décida de le suivre. Elle n'avait rien à perdre de toute façon. Et étrangement, l'idée de passer du temps avec lui l'enchantait plus qu'elle ne l'aurait souhaitée. Elle s'installa à l'avant et déposa son sac sur la banquette arrière avant de boucler sa ceinture, silencieuse. Encore une fois, Loann se montrait parfait. Pas de questions, aucune indiscrétion, rien. Mais s'il lui demandait quoi que ce soit, elle répondrait sans poser de problèmes. Après tout, elle lui devait bien ça, encore une fois. Cela faisait deux soirs de suite qu'il lui évitait de mal finir, de façon différente certes, mais l'intention était là et c'était tout ce qui comptait à ses yeux. Soufflant discrètement, elle se permit d'ouvrir un peu la fenêtre avant de laisser rentrer l'air chaud de cette douce nuit.

Puis, elle tourna la tête vers Loann alors que celui-ci mettait le contact avant de quitter sa place pour rejoindre la route. Un sourire reconnaissant planait sur les lèvres sensuelles de Cléo. Elle laissa son regard se perdre sur la route quelques instants, songeuse. Puis, après s'être éclaircie la voix elle se lança : « Merci beaucoup Loann, c'est vraiment très... Gentil. » Puis elle baissa la tête et son sourire s'effaça instantanément. Un air grave mélangé à la tristesse venait d'assombrir son visage. Se tordant nerveusement les doigts, elle ajouta à mi-voix : « Je suis désolé... Ça fait deux fois que je te dérange en pleine nuit, tu devais certainement avoir autre chose à faire. » Les mots se bloquèrent dans sa gorge alors qu'elle relevait ses prunelles pour observer Loann. Finalement, d'une voix étranglée elle murmura : « Promis c'est... C'est la dernière fois.» Elle soupira prestement, presque dégoûtée d'elle-même d'avoir à dire ça. A vrai dire, depuis qu'elle était partie bosser cette nuit elle n'avait eut qu'une envie : venir se réfugier dans les bras de son sauveur. Elle ne le connaissait pas, elle ne savait rien de lui. Tout ce qu'elle savait c'était qu'elle appréciait sa présence et qu'avec lui, tous ses malheurs semblaient s'envoler, comme si plus rien n'avait d'importance. Elle n'avait encore jamais ressentit une telle sensation de bien-être depuis qu'elle faisait ce métier. A cette pensée, un sourire rêveur glissa sur ses lèvres alors qu'elle fixait à nouveau la route, le regard emprunt d'une grande nostalgie.



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Message(#) Sujet: Re: Don't pass me by | LOANN Mer 4 Mai 2011 - 18:18

La présence de Cléo l’étonnait sincèrement. Du moins, il l’avait toutefois suivi dans les affres d’un quartier morbide à souhait, mais pourquoi était-elle revenue auprès de lui ? Loann avait longuement cru, et à son grand regret, qu’il ne la reverrait jamais. La jolie jeune femme avait sans doute besoin de tranquillité et de protection. Encore choquée par l’attitude de son client, son regard fuyant trahissait la noirceur de ses émotions. Les yeux bruns du consultant se posèrent sur la maisonnée endormie et un mince sourire éclaira son visage. Il était inutile de réveiller sa tante et prestement, il se rapprocha de son superbe véhicule. L’invitant à monter, Cléo demeura d’abord silencieuse et dubitative. Compréhensif, Loann prit soin de la rassurer, puis convaincue, la belle s’exécuta. Prenant place dans l’habitacle, il attendit patiemment qu’elle en face de même. Déposant son sac sur la banquette arrière, Cléo agrafa sa ceinture et le jeune homme fit vrombir le moteur. Quittant la sérénité du quartier résidentiel de Miami, il ne sut d’abord pas vraiment où aller. Opter pour un endroit calme pourrait effrayer l’ange brun, se retrouver seule avec un homme semblait relever du cauchemar pour elle, mais à l’inverse, choisir une destination animée et peuplée pourrait éveiller tout soupçon, et si quelqu’un la reconnaissait alors qu’elle était censée fouler le pavé d’un quartier glauque ? Mauvaise option. Songeur, Loann poursuivit son chemin. « Merci beaucoup Loann, c'est vraiment très... Gentil. » La voix cristalline de sa compagne, le tira de ses pensées. Un frêle sourire se dessinait son visage angélique et reconnaissante, elle renchérit. « Je suis désolé... Ça fait deux fois que je te dérange en pleine nuit, tu devais certainement avoir autre chose à faire. » Par ses quelques confessions, la jolie brune se révéla touchante. Pour Loann, il lui était définitivement impossible de lui révéler qu’il l’avait suivi pour la protéger. L’ange ne devait rien savoir, c’était mieux ainsi. Haussant les épaules, tentant vainement de répliquer, sa protégée murmura. « Promis c'est... C'est la dernière fois.» Ne sachant pas quoi répondre, ses yeux bruns quittèrent la voie monotone et infiniment droite pour toiser la beauté de ses traits féminins. Et, dans un marmonnement sincère, il reprit. « Je préfère te savoir en sécurité. Tu n’as pas à t’excuser, tu as eu raison de venir. La maison t’est ouverte si tu as besoin et tu sais que je suis là en cas d’ennui. »

Ponctuant ses propos par un énième sourire maladroit, Loann réalisa, que face à cette divine créature, il perdait de son flegme et de son aisance. Habituellement séducteur aux mœurs volages, il se plaisait à fréquenter la gente féminine. Posant chacune de ses victimes sur un piédestal pour une nuit, il oubliait constamment de les rappeler, au petit matin venu. Réel goujat à l’égo démesuré, aucune d’elle n’était, à son avis, digne de lui. Mais voilà qu’avec Cléo, tout était différent. Redevenu silencieux, il gara toutefois son véhicule. Ensemble, ils avaient parcouru quelques kilomètres, rejoignant ainsi Miami Beach, ville voisine de la superbe métropole. Éteignant le moteur, le jeune homme sortit du véhicule avant d’observer les lieux, l’air malicieux. Grande référence en matière de tourisme, cette petite entité bien distincte du centre-ville était avant tout un lieu de rendez-vous entre un père et son fils. Ce fut également sur cette plage, que Loann connu les divines sensations du kitesurf. Poussant un soupir de soulagement, il s’approcha de la belle brune qui venait de le rejoindre. L’invitant à marcher sur la promenade de South Beach, les deux jeunes gens demeurèrent silencieux. Rapidement, une petite pagode bordée de guirlandes lumineuses apparût dans leur champ de vision. Charismatique, le consultant ralentit le pas avant de prendre une nouvelle fois la parole. « Je venais me promener ici avec mon père quand j’étais petit. J’aimais beaucoup cet endroit. » Refusant toute faiblesse, Loann chassa habilement cette nostalgie qui martelait son esprit et dardant sa protégée, il ajouta « Je connais un restaurant dans le centre où ils servent les meilleurs tacos, si tu préfères boire quelque chose, cette petite pagode sert d’excellents milk-shake. Alors ? Quelle est ta préférence ? »

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Message(#) Sujet: Re: Don't pass me by | LOANN Ven 6 Mai 2011 - 19:23



Loann & Cléo
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Pas une seule fois Cléo n'aurait pu imaginer que Loann l'avait suivit pour veiller sur elle cette nuit. Déjà, parce qu'elle était quasiment persuadée que les gens se foutaient bien de savoir les risques qu'il y avait à exercer ce métier. Ensuite, parce que finalement ils ne se connaissaient pas. Et pour finir, parce qu'elle ne doutait pas une seconde du fait qu'il ait bien mieux à faire de ses soirées que de moisir dans sa voiture à s'assurer qu'elle ne risquait rien. Un bel homme comme lui devait certainement passer ses soirées en bonne compagnie, en tout bien tout honneur évidemment. Elle l'imaginait mal arpenter les trottoirs avec quelques billets en poche... D'ailleurs, peut-être même qu'il était fiancé, ou marié. Ou juste casé. Ça ne l'étonnerait pas, bien au contraire. Il semblait si parfait en apparence que les filles devaient se bousculer pour tomber à ses pieds. Cette idée lui arracha un petit sourire amusé. Mais rapidement, ce sourire s'effaça, laissant place à une mine plus grave. Elle réalisait qu'elle, elle ne ferait jamais partit de ces femmes qui ont la chance d'avoir à leurs côtés des hommes merveilleux. Pourquoi ? Quel homme accepterait de fréquenter une prostitué ? Non, il ne fallait pas se voiler la face, ça n'arriverait pas. Ça n'existait que dans les histoires à l'eau de rose ça. Dans la vrai vie, les putes finissent toutes seules, ou avec leur mac, ou avec un gros alcoolique vicieux qui les exploite. C'était une suite logique et Cléo savait qu'elle n'y échapperait pas. C'était pourquoi elle préférait rester toute seule et ne rencontrer personne. Elle était mieux seule. Et de toute façon, le seul homme de sa vie restait et resterait Enzo, son petit garçon.

« Je préfère te savoir en sécurité. Tu n’as pas à t’excuser, tu as eu raison de venir. La maison t’est ouverte si tu as besoin et tu sais que je suis là en cas d’ennui. » Cléo sortit de ses pensées et tourna la tête vers lui, leurs regards se croisant durant un bref instant, avant qu'il ne reporte son attention sur la route. Silencieuse, la brune ne le lâchait plus du regard, touchée et surprise à la fois par ses paroles. Tout ceci semblait si... Irréel ! Ce qu'il lui disait s'apparentait plus à un discours que Dylan aurait pu tenir par exemple, car ils se connaissaient depuis un moment maintenant et qu'ils étaient particulièrement proche. Mais lui, Loann... Ils se connaissaient depuis à peine 24h et il lui disait avec un naturel renversant qu'elle pouvait compter sur lui, et que sa maison lui était grande ouverte si elle avait besoin d'aide. Elle en arrivait presque à avoir du mal à le croire. Cette situation était complètement déboussolante. Elle d'ordinaire si farouche et méfiante, elle n'avait pas hésité à revenir vers lui et à grimper dans sa voiture sans poser de questions, confiante, alors qu'elle ne savait rien de lui. Alors, pourquoi ? Pourquoi cette envie folle de lui faire confiance de façon aveugle ? Pourquoi penser qu'à ses côtés, elle était intouchable ? Ses questions restaient sans réponse et c'est pourquoi elle se contenta de souffler un discret « Merci. » en baissant les yeux pour venir fixer ses mains qu'elle avait jointes sur ses cuisses. Elle avait encore un peu de mal à réaliser tout ça. Il préférait la savoir en sécurité ? Mais elle ne l'était pas. Jamais. Enfin, jamais quand elle sortait bosser. Pride était son mac, certes, et si elle avait besoin de lui parce qu'un client ne payait pas, ou qu'il l'emmerdait etc, il intervenait. Mais sinon, au quotidien, il n'était pas vraiment présent. Elle l'avait choisit uniquement pour se protéger de Luke si jamais il la retrouvait un jour. Et ce jour allait d'ailleurs arriver plus vite qu'elle ne l'aurait espéré. Luke lui, avait toujours véritablement veillé sur elle. Dès qu'un client se faisait trop insistant, ou violent, un des hommes de Luke surgissait de nul part et chassait l'opportun. Ce temps-là était révolu et d'une certaine façon, elle n'allait pas s'en plaindre. Elle se portait mieux maintenant qu'elle était loin de son ancien mac.

Cléo n'avait pas fait attention à la route qu'il avait emprunté, se laissant bercer au rythme du ronronnement du moteur. Quand il gara sa voiture, elle posa son regard autour d'elle, cherchant à identifier les lieux. Mais ça ne lui disait rien. Il fallait dire qu'elle n'était là que depuis quelques mois, et au vu du peu d'amis qu'elle s'était fait, elle n'avait jamais quitté OG. Elle sortit de la voiture à son tour, le regard brillant de curiosité. C'était beau, c'était calme. Un mince sourire vint éclaircir son visage, alors qu'elle contournait la voiture pour le rejoindre. Sa carrure se découpait dans l'obscurité de la nuit, le rendant encore plus imposant et mystérieux qu'il ne l'était déjà. Fascinée, elle posait sur lui un regard captivé, attendant qu'il lui explique la suite du programme. « Je venais me promener ici avec mon père quand j’étais petit. J’aimais beaucoup cet endroit. » Cléo cligna des yeux à plusieurs reprises, songeuse. Le fait qu'il lui parle de ça au passé témoignait bien du fait qu'il n'était pas revenu ici avec son père depuis un moment. Disputes ? Mort ? Déménagement ? Qui sait, tout était possible. Elle se contenta de lui sourire, se disant qu'il avait bien eu de la chance de connaître ses parents lui. Combien de fois en avant-elle rêvé elle ? Se promener avec ses parents, main dans la main. Mais ce n'était qu'un songe. Merveilleux certes, mais un songe malgré tout. Elle soupira, cachant plus difficilement que lui ses faiblesses. « Je comprend facilement pourquoi. C'est magnifique.. » Elle esquissa un petit sourire maladroit avant de détourner les yeux pour fixer le large. « Je connais un restaurant dans le centre où ils servent les meilleurs tacos, si tu préfères boire quelque chose, cette petite pagode sert d’excellents milk-shake. Alors ? Quelle est ta préférence ? » Apercevant à son tour les petites lumières colorées, la jeune femme sentit comme une bouffée de chaleur s'emparer d'elle. Retrouvant un visage rayonnant elle se mit en marche et lâcha d'un ton jovial : « Je vote pour les milkshakes ! »

Ils prirent alors la direction de la pagode au look dépaysant. A l'intérieur, l'ambiance semblait plutôt festive et chaleureuse. Plusieurs groupes d'amis s'y étaient réfugiés et partageaient d'humbles boissons. Plus ils s'en approchaient, plus les rires des gens leurs parvenaient. Les bras croisés sous la poitrine, elle jetait de petites œillades dans la direction de Loann qui la surplombait largement. Se tordant quasiment le cou à chaque fois alors qu'elle essayait d'être discrète, elle réalisa finalement qu'elle était tout, sauf discrète. Cette idée l'amusa et elle dû se concentrer pour ne pas rire de sa bêtise. Une véritable adolescente. Marchant côte à côte sur le trottoir étroit, leurs bras et leurs épaules se frôlaient continuellement, lui arrachant parfois quelques frémissements. Elle se mordit la lèvre inférieure, gênée de cette réaction physique qu'elle ne parvenait pas à contrôler. Arrivé à bon port, ils grimpèrent d'un même pas la marche qui menait à la petite porte d'entrée qu'il suffisait de pousser légèrement pour la faire s'ouvrir. Mais ils posèrent leur main sur la porte en même temps et au même endroit. Cléo s'empourpra et retira presque aussitôt sa main, gênée. Elle toussota et souffla : « Désolé. » Elle passa une main nerveuse dans ses cheveux, les ramenant en arrière. Elle osa doucement remonter ses yeux jusque dans les siens et lui offrir un maigre sourire qui trahissait son trouble. Son cœur prenant un rythme plus rapide, elle ne cessait de se surprendre. Décidément, ce Loann réveillait en elle des choses qu'elle pensait ne plus jamais connaître. Comme quoi, ne jamais dire jamais. Ils rentrèrent dans la bâtisse et aussitôt la chaleur des lieux lui redonna confiance. Quand soudain, elle vira blême. Mon dieu... Elle n'avait pas d'argent sur elle ! Excepté ce qu'elle avait gagné avec son unique client de la soirée, mais elle avait laissé les quelques billets dans la voiture de Loann. Et de toute façon, son butin était bien maigre quand on savait que Pride lui prenait 70% de ses recettes. Lui attrapant le bras pour l'arrêter, elle se sentait stupide. Elle ne voulait surtout pas qu'il croit qu'elle profitait de lui et de son argent. Confuse, elle bredouilla alors : « Attend je... J'ai oublié mon argent dans ta voiture. » Elle baissa les yeux, terminant sa phrase dans un murmure. Bon sang, qu'elle était sotte parfois !



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Message(#) Sujet: Re: Don't pass me by | LOANN Lun 16 Mai 2011 - 23:41

« Je vote pour les milkshakes ! » Dardant la jolie jeune femme d’un air amusé, Loann ne tarda pas à suivre ses pas enjoués. Optant pour quelques sucreries à l’instar de spécialités mexicaines, le consultant ne pût qu’approuver et partager sa gourmandise. Empruntant la petite balade qui les conduisait à la pagode, son regard brun et sombre se perdit dans les méandres de ses souvenirs. Voilà plusieurs semaines que son père était décédé et pourtant, il n’avait pas trouvé le courage de répandre ses cendres dans l’océan. Après tout, il était revenu à Miami dans cet ultime but. Aujourd’hui, les choses étaient devenues si compliquées : Cléo, son sauvetage, sa tante, cette magnifique opportunité de travailler pour un laboratoire pharmaceutique. Que devait-il faire ? Tout abandonner et retourner auprès de sa sœur ou profiter du peu de temps imparti, pour réaliser rêves, vengeance et fantasmes ? Le choix n’était malheureusement pas simple. Plongeant ses mains masculines dans ses poches, un mince sourire satisfait se dessina sur son visage. Le regard insistant de la jeune prostituée, qui se voulait discret, le toisait avec intensité. Ne sachant pas comment réagir, et souhaitant éviter de la froisser, ses yeux mordorés se rivèrent sur le sol, envoyant ainsi au tapis, son égo démesuré. Cléo le troublait, pourtant habitué à la gente féminine et doté d’une nature habilement séductrice, le consultant perdait de son flegme et de son aisance avec elle. Ce fut dans un silence religieux, qu’ensemble, ils foulèrent le palier de la sublime pagode illuminée. Relevant du réflexe, la main habile du jeune homme vint se poser sur la poignée et ce, en même temps que celle de sa compagne. Frôlant la douceur de sa peau, l’ange brun retint un souffle alors que Loann plantait un regard, ravagé par les flammes, dans ses yeux de biche. Dieu qu’elle était belle lorsqu’elle s’empourprait pudiquement. Dieu qu’elle était elle, une douce déesse ambrée, vulnérable et profondément humaine. Cléo ne méritait pas sa condition et Loann voyait en elle, une étincelle, une rage de vivre qui lui permettrait de quitter ce monde de débauche et de perversité. Entre eux, la tension était électrique, retirant sa main avec véhémence, au comble du gêne, Cléo bafouilla avant de rougir ardemment. « Désolé. »

Loann la savait désormais chamboulée et désireux d’outrepasser cette retenue, il lui assura un sourire sincère avant de l’inviter à pénétrer dans les lieux. Survivante de l’ouragan, cette petite pagode s’avérait identique à ses souvenirs. Tout était là, les photos, la décoration typique d’une cabane de surfeurs des années 60’s, une ambiance chaleureuse et feutrée, des couleurs pétaradantes et cette musique … Une vague de souvenirs brûlants assaillit son esprit bien trop enfiévré. Le sourire aux lèvres, il désigna à la belle inconnue, une table, quelque peu en retrait. S’avançant doucement vers celle-ci, Cléo le retint cependant. « Attend je... J'ai oublié mon argent dans ta voiture. » Haussant les épaules face à l’inconfort de la jolie brune, il l’attira vers la table haute avant de l’inviter à prendre place. Charmeur, Loann l’invitait de bon cœur, il lui était inutile et vraiment déplacé de vouloir payer sa part. Toutefois, l’attitude de son ange le séduisit davantage. « Ne me fais pas cet affront s’il te plaît » Malicieux et bienveillant, il lui tendit une carte pour qu’elle puisse faire son choix.

Après avoir passé commande auprès d’un serveur et consommé une large partie de leurs douceurs, le jeune homme toisa la belle qui sirotait lentement son milk-shake. Véritablement curieux et attiré par cette divine créature, il imagina divers facteurs qui l’avaient plongé dans le monde de la prostitution. Manque d’argent ? Décès ? Abandon ? Dépendances au sexe et à la luxure ? Non, tout cela ne ressemblait en rien à son étonnante victime. Puis, refusant toute idée reçue, il s’adressa à elle, clairement, de but en blanc. « Parles moi de toi. Qu’est-ce qui t’a fait revenir chez moi ce soir ? Tu avais pourtant mentionné que tu habitais pas loin non ?» Conscient qu’il tirait sur la corde sensible, Loann souhaitait connaître la vérité et non pas passer pour un être égoïste et satisfait. Un mince sourire se dessina sur ses lèvres alors que la belle fuyait déjà son regard, rougissante. Et dans un soupir désespérément conquis, le séduisant jeune homme libéra quelques mots qui firent l’effet d’une bombe. « Tu es très belle Cléo. »
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Message(#) Sujet: Re: Don't pass me by | LOANN Dim 22 Mai 2011 - 22:09



Loann & Cléo
Don't pass me by.




Loann restait d'un calme déroutant et sécurisant à la fois. Quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle dise, il semblait toujours détendu et conciliant. Cette attitude, bien que légèrement surprenante avait le don d'apaiser l'agitation qui la malmenait et la faisait se sentir mieux. Comme si son calme et sa maîtrise la protégeait de tout, coûte que coûte. Et après tout ce qu'elle avait déjà traversé, Cléo ne pouvait faire autrement que de savourer cette appréciable sensation de plénitude. Elle avait beau être troublée, chamboulée et s'empourprer pour un rien, elle était bien à ses côtés. Chose qui était assez inattendue quand on savait que ce n'était que la deuxième fois qu'ils se voyaient. Mais si elle était venu frapper chez lui ce soir encore, ce n'était pas anodin évidemment. Néanmoins, il n'y avait rien de suffisamment concret pour l'expliquer malgré tout. Elle se contentait donc d'essayer de profiter de ce moment de répit, sans penser aux conséquences néfastes -du fait qu'elle ne toucherait pas un centime- de son changement de programme improvisé. Qu'importe, qu'est-ce qu'un peu de risques contre un tel bonheur ? A cet instant, il lui semblait que rien ne pouvait venir gâcher ce moment. A moins de tomber sur Pride ou quelque chose dans le genre, mais il y avait très très peu de chances, voir aucune même, pour que son mac vienne fréquenter ce genre de lieu isolé quand on savait qu'il avait un club de striptease au bout des doigts. Elle l'imaginait mal venir prendre du bon temps dans cet endroit et profiter des festivités avec quelques copains marins. Bref, à première vue la nuit qui les attendait semblait parfaite. Et c'était pourquoi elle préférait chasser de son esprit tout ce qui prenait des allures négatives pour se concentrer uniquement sur Loann et la sensation de liberté qu'il lui offrait. Comme si elle avait le contrôle de sa vie. Comme si...

Après le petit incident de la porte, Cléo s'excusa platement ce qui, encore une fois, se contenta de faire sourire Loann sans qu'il n'ajoute quoi que ce soit. Ne tenant visiblement pas à la mettre plus mal à l'aise qu'elle ne l'était déjà. Et elle l'en remerciait grandement d'ailleurs. Elle le laissa passer devant, ne connaissant pas les lieux et le fonctionnement de cet endroit original. Les yeux au bord de l'émerveillement, elle regardait partout autour d'elle, séduite par cette décoration colorée qui vous réchauffait le cœur. L'ambiance qui y régnait vous donnait la sensation d'être de la famille, comme si vous aviez toujours été un habitué. Et pendant quelques secondes, elle se sentit parfaitement bien. Aucune ombre au tableau. Évidemment, ce fut de courte durée. Elle remarqua tout d'abord que la présence masculine dominait largement, ce qui eu le don de la gêner sensiblement, jamais totalement rassurée lorsqu'elle était entourée d'autant d'hommes. Une habitude qui faisait à présent partit de son inconscient. Malheureusement. Elle posa alors son regard au sol, se concentrant sur où elle mettait les pieds, à l'affût d'une marche invisible. C'est au même moment qu'elle réalisa ne pas avoir un sous sur elle, le tout étant resté dans la voiture. Affreusement confuse, elle interrompit donc Loann dans son avancée pour le lui signaler. Le garçon se contenta d'hausser les épaules, toujours aussi agréable et séduisant. Elle voulut insister, mais il ne lui en laissa pas l'occasion, l'entrainant vers une table haut pour deux, où ils prirent place. Cette situation la mettait dans un véritable embarras et elle n'aimait pas ça. Cherchant à la rassurer et à la détendre, le brun finit par déclarer : « Ne me fais pas cet affront s’il te plaît. » Elle échappa son regard du sien et s'empara de la carte qu'il lui tendait, d'abord silencieuse. Elle ouvrit la carte et commença à la parcourir, mais elle s'arrêta bien vite et planta son regard mordoré dans le sien. D'une voix anxieuse, elle avoua : « Je ne veux pas que tu crois que je profite de toi Loann. C'est vraiment... embarrassant. » Elle aurait presque pu dire : humiliant. Oui, humiliant d'être la pauvre petite prostituée sans un sous face à un homme aussi classieux et respectable qu'était Loann. Cependant, toute discussion semblait impossible, le garçon s'entêtant à vouloir l'inviter. Certes elle lui était reconnaissante de ce geste qui une fois encore, prouvait de sa grande générosité. Mais la situation restait délicate pour Cléo.

Ils commandèrent leur boisson et ce fut un silence nullement gênant qui s'installa alors entre eux. Curieuse, Cléo recommença à observer les lieux, se concentrant cette fois-ci plus sur les gens qui comblait la petite salle. Tous ici semblaient ravit de se retrouver et de partager un moment aussi convivial. Une jalousie piquante assombrit son regard, alors qu'elle ne pouvait cacher l'envie qui brillait dans ses prunelles. Et dire que pendant que tout ces gens-là profitaient joyeusement d'un milkshake ou autre, elle faisait le tapin. Le sort était décidément bien sévère avec elle. Les boissons arrivèrent et elle se sortit de cette légère torpeur pour offrir un sourire reconnaissant à Loann avant d'entamer son milkshake. Savourant ce délicieux mélange, elle essayait de ne pas trop laisser ses yeux se poser sur son interlocuteur, ne voulant pas le mettre mal à l'aise à le fixer comme elle avait trop souvent tendance à le faire. Mais c'était tout simplement plus fort qu'elle. Ses prunelles étaient comme irrésistiblement attirées par sa personne, comme un aimant. Et elle devait faire un véritable effort pour éviter ça. Cependant, elle pu enfin cesser cette lutte incessante lorsqu'il reprit la parole. « Parles moi de toi. Qu’est-ce qui t’a fait revenir chez moi ce soir ? Tu avais pourtant mentionné que tu habitais pas loin non ? » Prise de court, Cléo se figea, surprise. A vrai dire, elle ne s'était pas vraiment attendu à ça. Elle aurait dû se douter qu'il finirait par lui poser la question et c'était tout à fait légitime. Mais elle ne pouvait s'empêcher de ressentir un profond malaise alors qu'elle se savait incapable de lui expliquer véritablement ce qui l'avait conduit jusqu'à chez lui. Elle-même n'en savait trop rien ! Alors comment l'expliquer... Mais ce qui la déstabilisa le plus fut le "parle-moi de toi". Lui parler d'elle ? Mon dieu, mais pour lui dire quoi ? Non pas qu'elle n'avait rien à raconter, mais sa vie n'avait rien d'un sujet agréable et elle n'avait pas du tout envie de plomber la soirée. Et de toute façon, elle n'aimait guère parler d'elle. Confuse, ses joues s'empourprèrent à nouveau alors que son regard déviait dans le vide. Elle bredouilla quelques mots incompréhensible et sans véritable sens de toute façon, ne sachant plus ou se mettre ni par où commencer. Mais il n'avait pas finit de la surprendre. « Tu es très belle Cléo. » Cléo se pétrifia complètement, comme prise de panique. Elle tourna lentement la tête vers Loann, le visage tiré par la surprise. Elle lâcha alors : « Quoi ?! » Son ton avait presque été agressif. Elle resta encore quelques secondes à le toiser du regard avant que ses muscles ne lâchent. Son visage se décomposa en quelques secondes à peine et elle le cacha dans ses mains, honteuse, ridicule. Il venait de lui faire un compliment tout ce qu'il y a de plus charmant, et elle n'avait su réagir autrement que de se mettre sur la défensive, comme s'il l'agressait. Secouant la tête de droite à gauche elle articula entre ses mains : « Excuse-moi Loann, je... Je suis trop bête. » Oui, à cet instant elle se sentait vraiment bête.

Expliquer la raison de cette réaction aurait été longue et difficile. Pour résumer, disons qu'elle n'était plus vraiment habituée à entendre de vrais compliments, que les seuls qu'elle entendait provenaient de ses clients et qu'inconsciemment, l'entendre lui dire ça avait eut sur elle l'effet d'un électrochoc. Pendant quelques secondes elle avait pensée que Loann se moquait d'elle depuis le début, et qu'il espérait pouvoir avoir recours à ses services gratuitement. Difficile de faire confiance aux hommes en faisant un tel boulot. Mais elle s'en voulait d'avoir douté de lui, ne serait-ce que pendant quelques secondes. Elle déglutit et soupira, retirant ses mains de son visage pour les poser autour de son verre. Elle passa brièvement sa langue sur ses lèvres et reprit son souffle. Elle se décida finalement à relever ses yeux pour les déposer dans ceux du garçon visiblement plein d'incompréhension. Elle lui offrit un sourire maladroit et souffla enfin : « Désolé, mais c'est que.. » Elle plissa un peu les yeux, signe qu'elle cherchait ses mots. « .. c'est que je n'ai plus l'habitude d'entendre ça sans que.. Enfin, tu comprends quoi ? » Elle haussa les sourcils en signe d'interrogation, le regard confus. Depuis qu'elle faisait ce métier, elle n'était plus jamais sortit avec un homme. Alors oui, elle n'avait plus l'habitude des compliments sincères et véritables. Reprenant quelques gorgées de sa boisson, elle attendit de se calmer un peu avant de se décider à répondre à ses questions. « Pourquoi je suis venue te voir... ? » Son regard se perdit dans celui du garçon, subjuguée par sa prestance et la beauté de ses traits. Elle haussa faiblement les épaules. « Pour être tout à fait franche... Je ne sais pas exactement. J'avais peur que Boris ne revienne, mais je n'arrivais pas à me résoudre à rentrer chez moi. J'aurais trop culpabilisé et puis je... Oh non ! Oh non c'est pas vrai ! » A force de jouer avec son verre, Cléo avait finit par le renverser sur la table, le liquide s'écoulant rapidement jusque sur Loann. Cléo redressa son verre et descendit de sa chaise, s'emparant des serviettes dont ils disposaient pour tenter de rattraper sa connerie. En déposant tout d'abord une sur ce qu'il restait sur la table afin d'éviter que ça ne coule encore, elle déposa les autres sur le t-shirt de Loann. Confuse, elle bredouilla : « Je suis tellement désolée Loann, j'aurais dû faire plus attention, je sais pas ce qui m'a prit je n'suis pas aussi maladroite d'habitude. Y a qu'à moi que ça peut arriver ce genre de trucs, j'ai vraiment la poisse parfois. Oh non mais franchement... J'espère que les tâches vont partir... » S'affairant avec empressement, Cléo ne s'arrêtait plus de parler. Une façon comme une autre d'évacuer la gêne. « Si elles ne partent pas et que tu dois amener ton t-shirt chez le teinturier dis le moi, je te payerais le frais, c'est la moindre des choses. J'ai vraiment pas fait exprès, mais j'aurais dû faire plus attention, ce genre d'incident arrive si vite ! Si au moins c'était tombé sur moi plutôt que sur toi, je suis vraiment, vraiment gênée là... »




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Message(#) Sujet: Re: Don't pass me by | LOANN Jeu 2 Juin 2011 - 14:29

Loann s’était exprimé sans vraiment le vouloir. Charmeur et totalement séduit par cette divine créature, il avait laissé parler ses émotions, chose qu’il faisait habituellement avec brio. Séduire les femmes s’avérait être un défi constant, et bercé par ce désir de conquête, Loann excellait dans le domaine. Pourtant, en compagnie de Cléo, le jeune consultant faisait preuve d’une maladresse pathétique. Baissant les yeux, il maudit cet élan romanesque alors que la surprise de la belle prostituée éclata brusquement. « Quoi ?! » Haussant les épaules, pliant sous l’agressivité de Cléo, le jeune homme ne su d’abord quoi répondre, curieux d’en savoir davantage sur la condition de sa protégée, il souhaitait cependant, ne lui faire aucun tord. L’attitude de son interlocutrice l’interloqua, s’était-il révélé indélicat ? Suffocante, la crainte disparu de son regard mordoré pour laisser place à la honte. « Excuse-moi Loann, je... Je suis trop bête. » Terminant son verre avec hâte et sans mot dire, le jeune homme trouva la situation plus ou moins étrange. En quoi complimenter une femme était un crime ? Même s’il était passé pour un débutant avec une telle réplique, il l’avait toutefois, pensé très sincèrement. La jolie Cléo semblait perdue, cherchant quelques bribes de phrases qui l’aideraient à exprimer ses états d’âme, puis, elle reposa ses mains frêles autour du verre. « Désolée, mais c'est que que je n'ai plus l'habitude d'entendre ça sans que… Enfin, tu comprends quoi ? » Evidemment, tout devenait clair, limpide. Elle était l’objet de toutes convoitises, une femme aux courbes divines capable de rendre un homme fou par un simple mouvement de hanche, une déesse sensuelle prônant les plaisirs de la chair, une femme fatale mais tout aussi écorchée. Elle était tout et rien en même temps. Sa condition était en réalité misérable, les hommes abusaient d’elle, sans réellement apprendre à déceler cette petite part de mystère qui la rendait si attachante et superbement humaine. Pour Loann, avoir recourt à une prostituée était impensable, inimaginable. Effectivement, il aimait séduire, charmer et croire que rien ne pouvait être acquit avec les divinités du sexe opposé. L’envoûtement était un art difficile mais tellement salvateur lorsque l’on était capable de le maîtriser. Poussant un léger soupir, Loann se résigna, et d’une voix douce, il renchérit. « Je suis désolé, j’aurais pas dû dire ça. » Quel manque de tact. La douce jeune femme hésita un court instant avant de reprendre la parole. « Pourquoi je suis venue te voir... ? » L’encourageant peu à peu à se dévoiler, Loann acquiesça tendrement à ses propos et un léger sourire se dessina sur son visage masculin. « Pour être tout à fait franche... Je ne sais pas exactement. J'avais peur que Boris ne revienne, mais je n'arrivais pas à me résoudre à rentrer chez moi. J'aurais trop culpabilisé et puis je... Oh non ! Oh non c'est pas vrai ! »

Le consultant n’eut pas le temps de réagir que déjà, un épais liquide coloré vint tacher son tee-shirt. Dans son exaltation, Cléo venait de renverser son verre. Honteuse, celle-ci ne tarda pas à quitter son siège avant de se poster devant lui, rougissante. Sa main fine mais tremblante, s’empara d’une petite pile de serviettes qu’elle apposa délicatement sur son torse. Désireuse de se faire pardonner, Cléo se confondit en excuses. « Je suis tellement désolée Loann, j'aurais dû faire plus attention, je sais pas ce qui m'a prit je n'suis pas aussi maladroite d'habitude. Y a qu'à moi que ça peut arriver ce genre de trucs, j'ai vraiment la poisse parfois. Oh non mais franchement... J'espère que les tâches vont partir... » Bienveillant et quelque peu amusé par cette situation des plus déroutantes, Loann ne prit pas la chose au sérieux. Souhaitant la rassurer, un mince murmure s’échappa de ses lèvres. « Cléo ! » Les doigts fins de la belle glissèrent tout contre sa peau et la tension en devint délicieuse. Électrique, elle poursuivit. « Si elles ne partent pas et que tu dois amener ton t-shirt chez le teinturier dis le moi, je te payerai le frais, c'est la moindre des choses. J'ai vraiment pas fait exprès, mais j'aurais dû faire plus attention, ce genre d'incident arrive si vite ! Si au moins c'était tombé sur moi plutôt que sur toi, je suis vraiment, vraiment gênée là... » Elle était si près de lui qu’il pouvait apprécier la saveur sucrée de son souffle au creux de son épaule. Muet, il la toisa avec intensité. La main cavalière du jeune homme vint frôler sa peau de lait, jusqu’à se nicher au creux de son cou. Et exerçant une douce pression, sur cette partie si désirable de son corps, il la pria de se calmer. « Cléo, ce n’est qu’un tee-shirt … » L’ange brun lui fit face, encore honteuse de cette attitude enfantine, et sur un plateau d’argent, elle lui offrit la splendeur d’un regard sincère et subjugué. Frissonnante, elle sembla apprécier la quiétude de cet instant volé. Pourtant, si proche de cette créature céleste, Loann baissa les yeux, rompant ainsi ce lien charnel, avant de s’emparer de sa main délicate. « Suis-moi. » Une lueur malicieuse se dessina dans ses rétines enflammées et prestement, ils quittèrent la pagode. Une fois dehors, le jeune homme prit soin de contourner la petite cabane. Effectivement, loin de toutes lumières, un petit robinet trônait fièrement sur un mur à la peinture écaillée. Ouvrant celui-ci à la volée, le consultant retira son tee-shirt taché, avant de le rincer. Sous les yeux attentifs de sa protégée, il l'essora avant de le poser sur un immense tronc d'arbre. Puis, toisant la belle prostituée, il n'hésita pas à se rapprocher d'elle avant d'ajouter, vaillamment. « Tu as eu raison de venir, je refuse que l'on te fasse du mal.»
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Message(#) Sujet: Re: Don't pass me by | LOANN Mer 8 Juin 2011 - 16:22



Loann & Cléo
Don't pass me by.




« Je suis désolé, j’aurais pas dû dire ça. » Cléo ne voulait pas le faire culpabiliser, après tout il n'y avait pas de mal. N'importe qu'elle femme aurait été enchantée d'entendre pareil compliment venant d'un homme tel que Loann. Mais Cléo se montrait encore un peu trop farouche et méfiante, voyant le mal à chaque coin de rue et redoutant que tous les hommes soient les mêmes au final. Elle appréciait tant la compagnie du jeune homme qu'elle redoutait un peu plus à chaque instant que tout ceci ne soit qu'une illusion. Comme si soudainement lui aussi, il allait vouloir d'elle plus que quelques paroles. Elle savait qu'il fallait qu'elle se calme et qu'elle arrête de s'imaginer le pire tout le temps, mais ce n'était pas évident et elle ne maitrisait pas ça. Un peu trop impulsive et naturelle, ses réactions n'étaient pas contrôlées la plupart du temps. Elle lui offrit alors un petit sourire maladroit, s'excusant une nouvelle fois et lui montrant qu'elle ne lui en voulait pas, qu'il n'avait pas à s'excuser. Soudainement, elle se sentit confuse mais pour une toute autre raison. Non pas parce qu'elle craignait un retournement de situation ou quoi que ce soit dans le genre, mais bel et bien parce qu'elle réalisait seulement de ce qu'il venait de lui dire. Il la trouvait belle. Cette pensée lui arracha alors un timide sourire alors que ses yeux se perdaient dans le vague. Il la trouvait belle malgré sa lèvre et son œil encore blessés, malgré le fait qu'elle ne soit qu'une prostituée de bas étage. Cela lui fit chaud au cœur et elle retrouva son calme, à nouveau confiante en sa compagnie.

Mais les choses se précipitèrent alors. Cléo renversa son verre sur la table et celui-ci s'écoula rapidement jusque sur Loann. Paniquée et honteuse, la brune se leva aussitôt et se précipita sur lui en tant de rattraper ses dégâts avec une simple serviette. Cléo commença alors à parler sans s'arrêter, affreusement gênée de cet incident dont elle était responsable. Tapotant son t-shirt avec les serviettes pour absorber le surplus du liquide, elle parlait sans le regarder, débitant un nombre de mots impressionnants à la seconde, et totalement incapable de s'arrêter. Elle prenait soin de ne pas le regarder, bien trop honteuse de sa maladresse. « Cléo ! » Souffla-t-il en souriant dans l'espoir de la faire se calmer, mais en vain. Reprenant de plus belle, Cléo recommença à parler à une vitesse folle, toujours penchée sur le jeune homme pour tenter de réparer ses bêtises. Son rythme cardiaque atteignait des piques et ses gestes étaient tremblants, signe de sa grande nervosité. Mais Cléo finit par s'interrompre brusquement alors qu'elle sentait la main du beau brun se glisser dans sa nuque. Elle se figea et un long frisson la parcouru, la rendant rougissante. Ce frisson n'avait rien de comparable avec ceux qu'elle avaient d'ordinaire. Ce n'était ni de la crainte, ni du dégoût, ni de lassitude. Non c'était tout autre chose et elle ne parvenait pas à mettre de mots dessus, bien trop troublée par cette réaction inattendue. Elle devint soudainement muette alors qu'elle se redressait lentement pour faire face à Loann, qui pour sa part était toujours aussi calme et sûr de lui. « Cléo, ce n’est qu’un tee-shirt … » Elle posa doucement ses prunelles dans les siennes, réalisant alors le ridicule de la situation. Il fallait vraiment qu'elle apprenne à se contrôler, ça devenait gênant à force. Reposant les serviettes sur la table, elle entrouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais rien n'en sortit. Finalement elle la referma lentement et se passa une main nerveuse sur le front en soupirant, esquissant un léger sourire confus. Décidément... Loann finit par détourner les yeux et retira sa main puissante de son cou, la jeune femme se sentit soudainement fébrile, comme si elle venait de perdre l'équilibre. Elle aurait voulu s'emparer de sa main pour la remettre là où elle était, ce contact lui faisant un bien fou, un bien qu'elle n'aurait jamais soupçonné pouvoir ressentir un jour. Elle resta cependant immobile, soufflant un simple : « Désolé, je ne sais pas ce qui m'a pris.. »

« Suis-moi. » Déclara-t-il, le regard pétillant de malice et un sourire rassurant sur les lèvres. Cléo plissa les yeux, curieuse. Lorsqu'elle sentit sa main s'emparer de la sienne, son sang ne fit qu'un tour et elle prit un coup de chaud alors qu'elle avait l'impression qu'on venait de lui couper le souffle pendant un instant. Elle se mordilla la lèvre inférieure et se dépêcha de s'élancer derrière lui en silence, posant son regard ambré sur le dos viril du garçon. Un sourire qu'elle ne pouvait réprimer vint étirer ses lèvres pulpeuses alors qu'elle resserrait la pression de ses doigts sur la main de Loann. Sa main semblait si petite, perdue dans la sienne si forte, et elle se sentait tout simplement hors de danger. Ce contact ne lui donnait pas la nausée et il y avait bien longtemps qu'elle n'avait pas touché un homme sans avoir envie de s'enfuir. Ils sortirent de la pagode et l'air frais de cette nuit eu le don de l'apaiser et de la calmer, faisant redescendre la température certainement trop élevé de son corps. Contournant la bâtisse, ils se retrouvèrent plongé dans une douce obscurité ou seule la lumière pâle de la lune venait dessiner les contours de leur silhouette. Appréciant le calme des lieux, elle relâcha la main de Loann doucement, celui-ci faisant de même. Là, il retira son t-shirt, dévoilant un torse parfaitement dessiné. Ne s'attendant pas à ça, Cléo se figea quelques secondes, le regard fixé sur le torse dénudé du brun. Mal à l'aise, elle finit par détourner ses yeux et croisa ses bras sur sa poitrine en reprenant son souffle. Elle le laissa terminer sans souffler un mot, encore un peu déstabilisée par tout ce qu'il se passait ce soir. Quand il s'approcha d'elle elle releva brusquement la tête, s'immobilisant. Elle déglutit alors que son regard se perdait un instant sur son buste avant de remonter rapidement vers ses yeux. Elle ne savait pas d'où ça venait, mais Loann exerçait sur elle une certaine attraction qu'elle n'arrivait pas à expliquer. Admirative et fascinée par le mystère qui planait autour de lui, elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait. « Tu as eu raison de venir, je refuse que l'on te fasse du mal. » Le cœur de la jeune femme s'emballa aussitôt alors que sa bouche s'entrouvrait légèrement en signe de surprise. Son regard trahissait l'émotion qui venait de s'emparer d'elle, ne s'attendant pas à de telles paroles. La proximité de leur corps ne l'aidant pas vraiment à se ressaisir, elle tenta alors de parler : « .... Je.. » Ses lèvres tremblèrent alors que les mots se bloquaient dans sa gorge. Finalement, elle baissa brusquement la tête en riant discrètement. Se passant une main dans ses longs cheveux, elle secoua la tête de gauche à droite, un sourire délicat illuminant son visage. Elle finit par relever le visage pour reposer ses prunelles dans celles de Loann. Effectuant une petite moue, elle demanda alors : « Pourquoi ? » Elle marqua une pause avant de reprendre : « Pourquoi tu fais tout ça pour moi ? J'veux dire... Tu ne me connais pas. Ça t'arrive souvent de loger une prostituée et de lui payer un coup à boire le lendemain en tout bien tout honneur ? » Cléo restait souriante et douce, ne voulant surtout pas l'offenser puisque ce n'était pas son but. Mais elle ne comprenait vraiment pas ce qu'il se passait. Jamais quelqu'un n'avait été aussi gentil avec elle, excepté Dylan mais la situation était différente. Elle finit par hausser les épaules et chassa l'air du revers de la main en détournant son regard, son sourire disparu et elle soupira : « Non oublie... je sais que je t'ai forcé la main en revenant ce soir. Tu ne me dois rien, navrée. » Elle déglutit alors que son regard restait figé dans le vide, cherchant à faire abstraction de la présence de Loann qui la mettait de toute façon dans tous ses états.



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Message(#) Sujet: Re: Don't pass me by | LOANN Mar 28 Juin 2011 - 22:20

Pieusement perdu dans ses pensées, le jeune homme bien trop occupé à nettoyer son tee-shirt sembla ignorer l’intérêt certain, qu’éprouvait Cléo à son égard. L’eau claire ruissela sur le tissu et muet, Loann s’affaira, amusé par la présence timide de sa douce. Loin de s’imaginer qu’il passerait une telle soirée, celui-ci l’appréciait à sa juste mesure. La jeune prostituée était une femme pleines de surprises et cette étrange nuit, en était l’illustration parfaite. Ils restèrent ainsi, dans l’obscurité, quelques instants. Seule la respiration saccadée de l’ange brun jurait avec les soupirs calmes du consultant. Puis, détournant les yeux vers sa protégée, Loann s’approcha d’elle, après avoir étendu son malheureux tee-shirt, sur un tronc d’un palmier plié par l’ouragan. Le trouble de Cléo s’affirma et une étrange torpeur s’installa entre eux. « .... Je.. » Sa voix claire résonna et attentif, il haussa les épaules lorsqu’elle se résigna. Finalement, la belle reprit la parole avec ferveur. « Pourquoi ? » Effectivement, c’était une question louable. Quiconque aurait pût croire qu’une vile machination se tramait derrière cette gentillesse et au fond, Cléo avait eu raison de se méfier de lui. Cependant, altruiste, il avait décidé de changer, la mort tragique et soudaine de son père y était malheureusement, pour beaucoup. Protéger cette jeune femme était devenu vital, et incontrôlable, Loann ressentait le besoin de l’avoir pour lui et non pas de la savoir dans les bras pervers de ses abominables clients. L’idée d’user des charmes d’une prostituée ne faisait pas partie de ses principes et trop arrogant pour cela, il méprisait ceux qui ne partageaient pas son avis. Une femme se devait d’être respectée, et non pas devenir le jouet de quelques larbins incapables de séduire un être du sexe opposé. Poussant un léger soupir, il chercha les mots, quelques phrases à la fois sincères mais subtilement masquées afin que la brebis ne prenne pas peur. Loann voulu parler, mais cette divine créature le coupa en plein élan. « Pourquoi tu fais tout ça pour moi ? J'veux dire... Tu ne me connais pas. Ça t'arrive souvent de loger une prostituée et de lui payer un coup à boire le lendemain en tout bien tout honneur ? » Dieu que son sourire était envoutant, malgré les quelques plaies qui parcouraient son visage d’ange, celui-ci ne se permettait aucun défaut. Dessinée par une plume céleste, cette enchanteresse au regard ambré représentait l’objet de toutes convoitises. Ses boucles brunes enlacées par la puissance de la brise, caressait une peau laiteuse victime de tant de péchés. A ce moment précis, sous le regard complice d’une pleine lune, il aurait voulu lui faire la cour, la séduire amoureusement et lui prouver qu’elle était la plus magnifique des femmes qu’il n’avait jamais rencontré jusqu’à présent. Poussé par une folle attirance, il aurait souhaité la prendre aux creux de ses bras et la rassurer, lui dire qu’aucun homme ne pourrait à nouveau la toucher sans son consentement. Il aurait tant souhaité gouter à ses lèvres pulpeuses et brillantes et ainsi sceller un sentiment amouraché. Pourtant, Loann n’en fit rien, et retenu par une étrange appréhension, il calma ses ardeurs et ne laissa transparaître qu’un sentiment de compassion. « Non oublie... je sais que je t'ai forcé la main en revenant ce soir. Tu ne me dois rien, navrée. »

Sous ses excuses, le jeune consultant baissa le regard. Elle ne lui avait pas forcé la main, bien au contraire, il l’avait recueilli avec plaisir. Quel monstre aurait pût abandonner un tel oiseau de paradis sous les griffes d’un ivrogne méprisable ? Certainement pas Loann, et attaché à ses convictions, il se plaisait d’endosser le rôle du prince charmant. Rejetant toutes mauvaises techniques de séduction, il ne lui voulait que du bien. Passant ses doigts puissants sur sa nuque, ceux-ci pressèrent sa peau jusqu’à le détendre d’une douleur naissante et poussa un nouveau soupir, il prit la parole, d’une voix suave et réconfortante. « Cléo, arrête de te sentir redevable. Je fais ça parce que je t’apprécie et parce que depuis que je t’ai sauvé, j’ai besoin de te savoir en sécurité. Je sais de quoi ils sont capables et maintenant je refuse que tu subisses de telles humiliations. Tu vaux mieux que ça, et je ne veux pas entendre des excuses minables qui me soutiennent que tu ne peux échapper à tout ça. Je peux t’aider et tu le sais alors arrête de te détruire avec des hommes qui ne méritent même pas de poser les yeux sur toi. » Dans son élan, Loann s’était dangereusement approché de cette superbe victime. Un sentiment d’impuissance martela son esprit déjà trop embrumé. Son cœur s’apaisa et visiblement plus calme, il renchérit. « Je ne sais pas pourquoi tout ça tombe sur toi, il est vrai que je ne te connais pas mais je ne peux pas l’expliquer. Je suis désolé Cléo. Mais si tout ça t’insupporte, il suffit de me le dire et j’arrêterais de vouloir te protéger de ces monstres. » Après tout, c’était peut-être la meilleure des choses à faire, cette jeune femme ne lui devait rien, et à ses yeux mordorés, il n’était rien. Totalement déboussolé et incapable d’expliquer cette attirance fusionnelle qu’il ressentait pour cette divine créature, il s’approcha du palmier massif, s’empara de son tee-shirt encore trempé avant de lui faire face, solennel. « Nous devrions rentrer … »
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Message(#) Sujet: Re: Don't pass me by | LOANN Lun 11 Juil 2011 - 15:04



Loann & Cléo
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Une tension encore inconnue pour Cléo se faisait ressentir de plus en plus nettement entre les deux protagonistes. Dépassée par les évènements, elle ne savait plus sur quel pied danser et ce qu'elle devait penser de tout ça. Se méfier de Loann était-il vraiment légitime ? Après tout, jusqu'à présent il ne lui avait apporté que du bon. Certes il était difficile de juger la chose alors que ce n'était que la deuxième fois qu'ils se voyaient, mais sans qu'elle puisse expliquer pourquoi, tout ceci lui semblait très évident et tout ce qu'il y avait de plus sain. Son cœur ne l'avait jamais appelé à être sur ses gardes aux côtés de Loann, bien au contraire. Elle avait toujours ressentit un apaisement certain ainsi qu'un sentiment de sécurité qu'elle n'avait plus connu depuis ses 18 ans. Mais sa raison venait contrecarrer ses sentiments, lui imposant de rester distante et de ne pas s'attacher au beau brun, bien que cela soit déjà un peu trop tard. Perdue et tiraillée entre ces deux opposés, Cléo se sentait impuissante et était incapable d'y voir clair. Et de toute façon, comment le pourrait-elle alors que son palpitant s'emballait et que des centaines de papillons semblaient s'envoler dans son corps, tandis que son esprit bloquait complètement et s'imaginait les pires scénarios ? Impossible de se dépêtrer de cette situation complexe. Frémissante, ses yeux se perdaient sur le torse de Loann et elle se surprenait à apprécier cette vision, elle qui depuis tant d'années ne regardait même plus les corps des hommes, blasée. Mais là, il éveillait chez elle des choses oubliées, voir même qui lui étaient totalement inconnues, ce qui la perturbait d'autant plus. Séduite, elle retint son souffle lorsqu'il s'approcha d'elle, fléchissant sous l'appréhension d'un éventuel contact physique. Bien loin d'en être répugnée, elle était plutôt complètement troublée et savait qu'elle faiblirait sous le charme du brun, se faisant facilement sienne. Et comme à chaque fois, sa raison intervint et lui redonna un semblant d'assurance, la faisant se tenir droite comme un "i" pour camoufler toutes traces de faiblesse. Mais son regard admiratif et craintif à la fois parlait pour elle, la trahissant sans états-d'âmes. Les lèvres closes, elle avait relever ses prunelles pour les poser dans celles de son héros, n'essayant même pas d'imaginer ce qu'il allait dire. Peut-être que sa réponse l'aiderait à clarifier les choses et à mettre de l'ordre dans son esprit, lui permettant de faire un choix entre le cœur et la raison. Calme, doux et rassurant, la voix chaude du garçon parvint à ses oreilles comme une délivrance : « Cléo, arrête de te sentir redevable. Je fais ça parce que je t’apprécie et parce que depuis que je t’ai sauvé, j’ai besoin de te savoir en sécurité. Je sais de quoi ils sont capables et maintenant je refuse que tu subisses de telles humiliations. Tu vaux mieux que ça, et je ne veux pas entendre des excuses minables qui me soutiennent que tu ne peux échapper à tout ça. Je peux t’aider et tu le sais alors arrête de te détruire avec des hommes qui ne méritent même pas de poser les yeux sur toi. » Émue, Cléo resta muette pendant un moment. Sa raison semblait s'effacer peu à peu pour laisser place à une attirance de plus en plus évidente. Cela semblait peut-être facile de séduire Cléo, mais comment rester insensible face à de telles révélations ? Déboussolée, elle le fixait en silence alors qu'une vague d'un bonheur intense la submergeait. Quand elle regardait Loann, c'était comme retrouver l'espoir qu'elle avait perdu depuis des années déjà. Même si elle doutait fortement qu'il puisse l'aider à se tirer de là puisqu'il n'avait pas tous les détails de sa vie, le simple fait de savoir qu'il désirait lui venir en aide suffisait à la combler. A cet instant, Cléo était persuadée que seul Loann méritait de poser les yeux sur elle. C'était impossible qu'il lui dise tout ça dans le simple but de la berner ensuite, n'est-ce pas ? Cléo ne pouvait se résoudre à croire ça en effet. Sa raison avait eut tord de se méfier de lui, voilà tout. Elle baissa les yeux un instant, perdant ses mots. Elle aurait voulu lui dire quelque chose à la hauteur de ses paroles, mais elle ne trouvait rien. Finalement, elle releva lentement la tête, un sourire tendre et éclatant à la fois sur les lèvres, le regard brillant d'émotion. Elle souffla : « Merci Loann... J'aimerais que tous les hommes soient comme toi. Le monde se porterait mieux. » Cléo était bien loin de se douter que Loann était en vérité un véritable homme à femmes, et que jusqu'à lors il avait toujours enchainé les conquêtes, aimant le jeu de la séduction. Cléo était incapable de l'imaginer ainsi, c'était tout à fait impossible pour elle. Loann était une personne merveilleuse, la meilleure chose qui lui soit arrivé depuis 8 ans.

« Je ne sais pas pourquoi tout ça tombe sur toi, il est vrai que je ne te connais pas mais je ne peux pas l’expliquer. Je suis désolé Cléo. Mais si tout ça t’insupporte, il suffit de me le dire et j’arrêterais de vouloir te protéger de ces monstres. » Quoi ? Surprise, Cléo écarquilla les yeux avant de froncer les sourcils, la lèvre inférieure tombante. Jamais elle n'avait évoqué le fait qu'elle voulait qu'il cesse tout ça, la preuve en était que c'était elle qui était venu le voir cette nuit-là. Bien au contraire, elle désirait sa présence plus que tout. Le simple bémol était qu'elle ne voulait pas empiéter sur sa vie et ne voulait pas non plus le mêler à tout ça. Il ne méritait pas de se plonger dans les méandres de la vie d'une prostituée de rue. Mais Cléo ne se sentait pas la force de le repousser pour le préserver, comme elle le faisait toujours d'ordinaire. Non là, elle avait besoin de savoir qu'il veillait sur elle, qu'elle avait quelque part où aller en cas de coup dur. Besoin de savoir qu'à n'importe quelle heure, des bras l'attendaient, prêt à l'accueillir pour la réconforter. Alors qu'il se retournait, elle murmura d'une voix étranglée : « Non... » Non je ne veux pas que tu arrêtes. Voilà ce qu'elle aurait voulu lui hurler, mais elle n'en fit rien. Elle le regarda récupérer son t-shirt, silencieuse. Elle aurait voulu le retenir et lui dire tout ce qui oppressait son cœur, mais elle ne savait pas comment s'y prendre. T-shirt en main, il s'approcha d'elle et déclara qu'ils feraient mieux de rentrer. Oui, sûrement... Mais à cet instant, ce qu'il disait lui semblait bien lointain. Ses yeux étaient rivé sur ses lèvres alors que son souffle s'accélérait progressivement, son palpitant faisant de même. Hésitante, ce fut à son tour de s'approcher de lui. Après quelques secondes à se regarder dans le blanc des yeux, Cléo leva doucement sa main droite et laissa glisser ses doigts sur la joue de Loann, dans une infime caresse. Elle semblait comme déconnectée de la réalité, dévorée par une envie folle qu'elle essayait de contenir. Jusqu'à ce qu'elle craqua. Se hissant sur la pointe des pieds, la brune vint s'emparer des lèvres de Loann dans un geste rapide, ne lui laissant pas le temps de l'éviter. Ses doigts descendirent jusque dans sa nuque et exercèrent une très maigre pression, désirant seulement qu'il ne s'éloigne pas d'elle. Confuse, Cléo mit rapidement fin à cet échange opportun alors que ses joues s'empourpraient. Elle recula d'un pas, fixant ses pieds. Elle passa sa main dans ses cheveux, rabattant une mèche de cheveux derrière son oreille. Jamais un baiser ne lui avait procuré autant de frissons, son cœur ayant manqué de s'arrêter face à ce trop plein d'émotions. Gênée, elle bafouilla : « Pardon... » Et même si elle était réellement désolé de lui avoir imposé ça, elle ne parvenait pas à regretter. Une sensation puissante venait de l'envahir, entre légèreté et trouble, elle devait se contenir pour s'empêcher de sourire bêtement, complètement subjuguée.



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Message(#) Sujet: Re: Don't pass me by | LOANN Lun 15 Aoû 2011 - 10:39

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