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 ✩ that's the way the cookie crumbles.

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Message(#) Sujet: ✩ that's the way the cookie crumbles. Dim 17 Avr 2011 - 2:51

that's the way the cookie crumbles.
FEAT. FLYNN P. NIELSON & DOLLY MISSONI.



Bip! Bip! Bip! fit le four du 3001, Lemon Street pendant une bonne dizaine de minutes. Sinaya s'était absentée et Dolly … et bien, elle s'était égarée quelque part dans sa cave, de sorte qu'elle n'entendit pas les appels incessants de l'alarme en provenance de la cuisine. Ce ne fut que lorsqu'elle remonta l'escalier et qu'elle arriva dans son hall d'entrée qu'elle se souvint de sa cuisson en cours. Ni une, ni deux, elle se précipita vers le four et extirpa le plateau fumant, une serviette entre les doigts mais pas assez épaisse pour l'épargner entièrement. Résultat des courses : elle balança sur le plan de travail plus qu'elle ne déposa les cookies qu'elle venait de préparer. Ils étaient brûlants et fortement rosis sur les bords mais Dolly sembla soulagée, pensant avoir fait preuve d'un timing exemplaire. Sauf que ce n'était pas vraiment le cas et qu'ils présentaient un aspect suspicieux. Qu'importe ! Elle ferait passer les coins noircis pour des résidus de pépites de chocolat noir. Satisfaite de son travail de pâtissière, elle abandonna les cookies pour qu'ils refroidissent un peu et monta à l'étage pour se préparer. Il n'y avait plus de temps à perdre et plus tôt l'épreuve qu'elle s'apprêtait à affronter arriverait, plutôt elle pourrait tirer un trait là-dessus.
Parce que la visite qu'elle comptait effectuer était une véritable épreuve à ses yeux. Plus difficile qu'un discours devant une assemblée de scientifiques, plus difficile même que d'avoir à subir les idioties de son voisin Dickers : Dolly devait reconnaître qu'elle avait eu tord. Qu'elle s'était trompée et que son erreur avait causé des conséquences fâcheuses, en particulier pour la personne incriminée. En effet, l'arachnologue s'était laissée tromper par les apparences. Par les temps qui courent, elle avait prit Flynn Nielson pour un rôdeur et un malfrat potentiel. Sans attendre, elle avait donc contacté le 911 et la police ne tarda pas à interpeller en grandes pompes le jeune homme qui se révéla, une fois au commissariat, être totalement en règle. Ce n'était pas quelque chose qui arrivait souvent à Dolly (non pas qu'elle ne se trompait jamais mais c'était plutôt le fait de le reconnaître qui était d'une extrême rareté) et elle devait avouer qu'elle ne savait pas très bien comment s'y prendre à présent. Embarrassée, dans un premier temps, elle songea à se faire la plus petite possible jusqu'à ce que l'histoire se tasse et que sa « victime » oublie ce qu'elle lui avait fait subir mais c'était impossible. Flynn était le frère de la protégée de Lawson, espérer ne pas croiser sa route pendant plusieurs semaines était insensé. La jeune femme s'était donc fait une raison et fit ce qu'elle pensait être le plus commun dans ce genre de situation : des cookies faits maison. Sans doute avait-elle trop regardé d'épisodes de Ma Sorcière Bien-Aimée sur le poste de son laboratoire que son assistant laissait tout le temps allumé. Quoiqu'il en soit, à dix-huit heures pétantes, elle sortit de chez elle, son panier en osier plein à craquer de cookies semi-brûlés au bras et apprêtée comme si elle allait à une tea-party de la reine d'Angleterre elle-même. Elle en faisait trop mais ne s'en rendait même pas compte. Une fois de plus, les excuses n'étaient pas du tout son genre et elle avait donc cru bon de « piquer » à Samantha Stevens sa douceur et sa sociabilité le temps d'une soirée. A pieds, elle se rendit sur la rue voisine et la descendit jusqu'au numéro 1563. Lorsqu'elle y fut, elle prit une profonde inspiration à la lecture du nom sur la boîte aux lettres et poussa le portail pour se faufiler sur la propriété en direction de la porte d'entrée. La maison semblait calme de l'extérieur, c'était plutôt bon signe. Elle sonna donc et attendit, sage comme une image qu'on vienne lui ouvrir bien que son cœur battait la chamade et qu'elle commençait à se demander s'il n'était pas plus pratique d'abandonner son panier là, sur le paillasson, et de gigoter son nez dans l'espoir qu'un pouf! la fasse disparaître, elle et son embarras.
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Message(#) Sujet: Re: ✩ that's the way the cookie crumbles. Dim 17 Avr 2011 - 22:06

Ennui quand tu nous tiens… Installé sur le canapé du salon, un pot de glace à la main, Flynn regardait la télé d’un œil distrait. Disons que les séries actuelles avaient le don de l’énerver. Il ne comprenait pas qu’on puisse montrer autant d’atrocité. Pourquoi fallait-il toujours que les scénaristes tombent dans les drames tout ce qu’il y a de plus sanglant ? La télé avait pour but de distraire n’importe qui, non ? Au lieu de ça, elle vendait des cauchemars atroces et des scènes tout ce qu’il y a de plus vomitifs. Le jeune homme avait d’ailleurs bien du mal à manger sa glace en regardant le corps déchiqueté d’une adolescente. Il s’imaginait dans une situation semblable où la jeune fille serait Ella… Avec tout ce qui avait pu leur arriver, ce genre de chose pouvait encore être au programme ! Après tout, dès qu’il pensait avoir résolu un problème, un nouveau survenait. Pourquoi pas, donc ? Recrachant sa cuillère dans le pot, il le déposa sur la table avec pour seule ambition de la soirée : le regarder fondre. C’était tout aussi dégoûtant, mais au moins, il n’aurait pas à s’imaginer des scénarios trop glauques pour lui. Il éteignit d’ailleurs la télé pour ne pas être troublé dans sa contemplation. Bien sûr, ce n’était qu’une excuse. À vrai dire, son esprit s’échappait ici et là, à la rechercher d’une quelconque délivrance à tous les maux qu’il devait supporter au quotidien. Et au fond, ça marchait relativement bien. Jusqu’à ce qu’on mette fin à sa charmante petite soirée. La sonnette de la maison se fit entendre dans un tintement agaçant. Soupirant, Flynn ne bougea pourtant pas ses fesses du canapé. C’était surement des vendeurs de… Portant son regard sur l’horloge accroché au mur, il fit la moue. Il n’y avait pas de vendeur à des heures pareilles. Où alors, ils lui prouveraient qu’ils n’avaient aucune vie. Bien qu’il n’avait besoin d’aucune preuve pour le songer. Avec une lenteur extrême, il se dirigea vers la porte et se gratta la nuque, une fois arrivé devant. Et s’il laissait la porte fermé ? Après tout, il pouvait ne pas être là. Mais étant bien trop civilisé, il tourna tout de même la poigné et ouvrit la porte.

Arquant un sourcil, Flynn toisa la personne face à lui. Pendant un laps de temps qui lui paru une éternité, il se demanda où il l’avait déjà vue. Ses cheveux, ses yeux,… Ca lui rappelait vaguement quelqu’un mais il ne parvenait à savoir qui exactement. Son regard glissa de haut en bas et s’arrêta un court instant sur le panier que la jeune femme tenait. Il se mordilla alors la lèvre inférieure. Ça y est. Il savait exactement qui était cette femme et à vrai dire, il avait un peu peur de savoir ce qu’elle foutait là. La jaugeant avec ostentation, Flynn haussa finalement les sourcils et demanda d’une voix froide : « Ouais ? Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? » Il n’avait pas été des plus sympathique en ouvrant cette porte, il fallait l’avouer. Mais cette femme l’avait vraiment agacé. Le prendre pour un voyou. C’était un comble ! Lorsqu’il avait vécu dans la rue, qu’il avait fait la manche et qu’il avait même volé deux ou trois petites choses : on ne l’avait jamais pincé ! Et encore moins coffré ! Et puis, arrivé ici, en tout bien tout honneur : on l’avait gentiment présenté aux uniformes du quartier. Il avait été plus que vexé. Il n’avait pas l’impression d’avoir une allure de voyou ou de… Qu’est-ce qu’elle avait cru au juste ? Soudainement agacé, plus qu’il ne l’imaginait à vrai dire, Flynn passa la tête par la porte. Droite. Gauche. Un petit sourire ironique vint alors ce planter sur son visage : « Bah alors ma p’tite dame, vous avez pas amenez vos copains cette fois ? » Jouant le jeu du parfait crétin, le jeune homme espérait la faire fuir. Elle ne s’attendait tout de même à ce qu’il l’invite à prendre le thé, tout de même ? De toute façon, c’était clair et net dans sa tête : cette femme ne mettrait jamais les pieds chez lui. Avec ou sans flics. Croisant les bras, Flynn s’adossa à la porte. Il essayait sans doute de l’intimider mais… Il n’était pas très doué pour cela !
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Message(#) Sujet: Re: ✩ that's the way the cookie crumbles. Dim 24 Avr 2011 - 18:42

Le temps qu'il mit avant de lui ouvrir n'irrita pas à la jeune femme. Au contraire, chaque seconde avant de voir l'hôte des lieux se présenter à elle ressemblait à une bénédiction à ses yeux. Elle était plus stressée qu'un rat de laboratoire et redoutait le déroulement de cette rencontre. Elle se savait peu douée pour les relations sociales avec les autres, on lui avait à plusieurs reprises fait cette remarque mais tous ses efforts n'y faisaient rien : elle était toujours incomprise. Chacun de ses gestes, de ses mots et même de ses silences étaient mal interprétés et la faisaient passer pour une peste. S'en rendait-elle totalement compte ? Non, puisqu'elle ne le faisait pas exprès. Elle ressentait simplement les conséquences sans réussir totalement à les justifier.
Lorsque la porte s'ouvrit, Dolly se redressa brusquement, aborda un large sourire toujours emprunté à une starlette du petit écran et qu'elle garda longtemps, même après que son voisin ait posé sur elle un regard méfiant et qu'il lui ait demandé sans détour la raison de sa présence ici. Elle hésita un moment sur la conduite à avoir car ce n'était pas dans ses habitudes de venir quémander le pardon au pied de la porte d'un inconnu. Au termes de quelques minutes d'un silence gênant pendant lequel la scientifique cherchait ses mots, elle se décida à parler. Malheureusement, elle n'eut pas le temps de s'exprimer car son voisin choisit cet instant précis pour faire une nouvelle intervention. Écarquillant les yeux, elle perdit son sourire et s'éloigna d'un pas lorsqu'il se pencha en avant pour regarder en direction de la rue. Que cherchait-il ? Perdue, elle finit par comprendre où il voulait en venir quand il dit « copains » mais elle ne saisit pas qu'il s'agissait d'ironie. Avec un petit sourire amusé, elle se permit donc de le reprendre avec politesse mais ascendance. « Non, les policiers n'étaient pas mes amis. J'ai fait appel à eux en composant leur numéro au téléphone … Sans doute encore plus efficace que si j'avais eu à appeler réellement des amis à moi. » … Qui se comptaient sur les doigts d'une main mais ça, elle ne le dit pas. Assimilant cet échange pour un « briseur de glace », elle retrouva son aplomb et fit un pas en avant pour retrouver sa place initiale. Là, elle leva devant elle son panier et l'agita sous le nez de son voisin. « Des cookies pour vous ! » Elle lui sourit tendrement avant de s'agiter doucement sur place, de toute évidence s'impatientant d'être invitée. Pour presser la marche, elle se permit alors d'ajouter d'une voix limpide et sans détour. « J'ai cru comprendre qu'apporter de la nourriture à autrui entraînait la permission d'entrer chez lui. » Elle colla donc le panier contre le torse de Nielson et l'abandonna dans ses bras avant de se faufiler sans prévenir à l'intérieur de l'habitat. De toute évidence, elle n'avait pas très envie que les voisins s'interrogent sur sa venue chez lui. C'était déjà bien assez humiliant de l'avoir accusé à tord, inutile que tout le quartier en soit au courant. Bien sûr, elle ne poussa pas son audace au point d'aller plus loin que le hall d'entrée. Croisant les mains derrière son dos, elle se balançait tranquillement d'avant en arrière, le visage paisible mais parfois trahit par quelques tics de nervosité tel qu'un pincement de lèvre ou un regard fuyant. Elle ne savait pas par où commencer et pensa alors judicieux de commenter encore et encore ses cookies. « Ils sont faits maison, d'après une recette assez compliquée, toutefois. Je suis douée, Ella les a validés, j'en avais fait pour Lawson une fois et elle les avait appréciés. Ella est bien votre sœur, n'est-ce pas ? Vous devez donc connaître Lawson ... » Sans s'en rendre compte, elle s'était emballée et sautait de sujet en sujet avec une facilité et une rapidité déconcertante. De toute évidence, tout était bon pour tourner autour du pot et reculer au maximum l'instant où elle aurait à demander officiellement son pardon.
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Message(#) Sujet: Re: ✩ that's the way the cookie crumbles. Lun 25 Avr 2011 - 22:21

Si en ouvrant la porte Flynn avait été surpris, cela ne l’empêcha d’être fidèle à lui-même en de telle circonstance. Il fallait avouer qu’il n’avait pas vraiment apprécié de se faire chauffer les oreilles par plusieurs flics. Pour rien. C’était ça qui l’agaçait le plus. Evidemment, il ne pouvait pas s’empêcher de se montrer peu condescendant envers la jeune femme. Et même si la voir reculer le gêna, il ne pouvait pas s’empêcher de penser qu’elle l’avait un tout petit peu cherché. De plus, il ne comprenait pas ce qu’elle foutait là et il n’était pas certains de le vouloir. Il n’avait rien d’un rancunier mais il oubliait difficilement des petites incartades de ce genre. « Non, les policiers n'étaient pas mes amis. J'ai fait appel à eux en composant leur numéro au téléphone … Sans doute encore plus efficace que si j'avais eu à appeler réellement des amis à moi. » Flynn hallucina face à cette réponse. En plus, elle osait se moquer de lui ?! C’était ce dont il était persuadé et si les chosaient continuaient sur cette voie, il aurait bien du mal à supporter la suite de la conversation. Il n’était pas du genre à refermer la porte au nez de quelqu’un mais il n’aimait pas être pris pour cible. Et il fallait avouer que tout dans cette rencontre lui semblait joué. Cette sensation d’un confort qu’il ressentait était surtout dû au fait qu’il ne savait pas à quoi s’attendre avec cette jeune femme. Certes, ça ne pourrait jamais être pire que leur première contre alors… A quoi bon se fermer totalement ? Flynn se fit donc violence pour sourire. Il la vit alors soulever son panier et l’ajouter sous son nez avec sourire tendre. « Des cookies pour vous ! » Flynn regarda le panier sans trop oser y toucher. Peut-être y avait-elle mis du poison ? Peut-être en voulait-elle à sa vie ? Il n’en savait rien et il préférait l’ignorer aussi longtemps que possible. Il ne se départit de son sourire et resta un peu hébété devant la jeune fille qui semblait attendre quelque chose de lui. Non ! Il avait dit que… « J'ai cru comprendre qu'apporter de la nourriture à autrui entraînait la permission d'entrer chez lui. » Elle lui refourgua le panier entre les bras qu’il attrapa de justesse et se faufila par le petit interstice qu’il avait laissé entre lui et le chambranle de la porte. « Mais je vous en prie, faites comme chez vous ! » Marmonna-t-il entre ses dents. Il n’avait aucunement l’intention d’éterniser cette conversation et maintenant c’était trop tard ! Il referma donc la porte derrière lui, le panier pendant mollement au bout de son bras. Tout deux plantés dans le hall d’entrée, Flynn ne pensa même pas une seule seconde à lui faire le tour du propriétaire. De toute façon, elle n’allait pas s’attarder. C’était un fait. Qu’elle le veuille ou non, c’était lui qui décidait. Pourtant, à la voir se dandiner paisiblement, il venait à se demander si sa visite n’était pas plus de la curiosité que de l’amabilité. Elle s’était donc déplacée dans l’unique but de vérifier qu’il avait bel et bien un toit ? C’était grotesque ! Ca ne pouvait être ça. « Ils sont faits maison, d'après une recette assez compliquée, toutefois. Je suis douée, Ella les a validés, j'en avais fait pour Lawson une fois et elle les avait appréciés. Ella est bien votre sœur, n'est-ce pas ? Vous devez donc connaître Lawson ... » Flynn se gratta la nuque de sa main libre et son regard s’apparentait à peu de chose près à un : « Euuuuuuuh.. ». Le jeune pris l’un des petits cookies et l’approcha de son nez pour en humer son parfum délicat de brulure. Miam ! S’il avait été plus poli, il aurait fait honneur à son présent mais… « Je… Vous voulez boire quelque chose peut-être ? » Il avait l’impression étrange qu’elle était tout sauf dans son assiette, il l’amena alors à la cuisine ou il déposa le panier sur la table et resta debout alors qu’il lui présenta une chaise de bout des doigts. « Oui. Je suis le frère d’Ella… On se connaît ? AH ! Mais ça doit être vous la tarée des araignées ?! » Flynn avait laissé échappé un petit rire. Il n’avait pas voulu être vexant en utilisant ses termes. Il trouvait juste cela très bizarre qu’on puisse aimer les araignées de la sorte. Pour aller jusqu’au bout de sa vanne, il osa même un : « Et quoi… Spiderman c’est votre keaffe, alors ? » Mais pour ne pas trop s’écarter du sujet, le jeune homme sortit deux verres de l’armoire qu’il déposa sur la table. Il posa sur elle un regard interrogateur, attendant qu’elle décline ce dont elle aurait besoin. Rien, ce serait bien. Ca lui éviterait de devoir se la coltiner trop longtemps. Ce n’est pas qu’il ne l’aimait pas… C’est qu’il avait peur que les flics surgissent d’on ne sait où pour s’emparer de lui. « Je ne connais pas encore Lawson. Ou très peu. Disons qu’on ne sait pas vu dans la meilleure des circonstances… » Flynn tourna le dos pour ne pas montrer l’éclat de détresse dans ses yeux lorsqu’il resongea à la fuite d’Ella…
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Message(#) Sujet: Re: ✩ that's the way the cookie crumbles. Ven 3 Juin 2011 - 22:18

Le regard de la jeune femme n'avait cessé de fixer le visage de son hôte comme si elle s'attendait à ce que d'un instant à l'autre il lui montre qu'il était prêt à recevoir ses excuses ou au contraire, qu'il soit prit d'un élan de fureur à son égard et qu'il la foute dehors. Évidemment, aucun des deux scénarios ne se produisit pour la simple et bonne raison que Dolly était de toute manière très mauvaise pour interpréter les signes et les émotions chez autrui. Pourtant, elle parut déçue quand elle le vit renifler le biscuit sans le fourrer dans sa bouche. Elle ne se trompait pas beaucoup en traduisant ce signe comme mauvais, non ? Regardant avec tristesse sa main remettre le cookie dans le panier, elle sursauta légèrement quand il lui demanda si elle voulait à boire. Elle hocha donc – un peu trop – vivement la tête et le suivit l'instant d'après jusqu'à la cuisine. Elle alla s'installer sur la chaise qu'il venait de lui présenter et fronça les sourcils lorsqu'il fut prit d'un fou rire en comprenant son identité. Elle ne voyait pas ce qui était drôle là-dedans, et puis le terme de « tarée » était totalement mal venu puisque précisément, ce n'était pas la folie mais la science et le savoir qui animaient ses activités. Piquée au vif, elle était sur le point de lui répondre avec sècheresse, oubliant qu'elle était là pour se faire pardonner et qu'elle devait faire bonne figure, mais s'adoucit dès lors qu'il se mit à lui parler de « Spiderman » et de « keaffe ». Gné ? Son regard posé sur Nielson devint soudainement vide, comme si elle faisait face à une énigme plus qu'ardue. Il lui fallut un moment pour cligner des yeux et retrouver ses moyens. Elle avait eu l'impression qu'il lui avait parlé en une autre langue. Retrouvant sa contenance, elle s'éclaircit la voix et répondit avec cette fierté naturelle chez elle – bien qu'elle aurait du s'en passer à cet instant. « Non, je n'ai pas de Spiderman ni de keaffe personnels. A vrai dire, je ne pense pas en vouloir un jour. » Jolie réponse à côté de la plaque mais son regard droit et déterminé prouvait qu'elle n'avait pas du tout conscience de la nature insensée de sa réponse.

Et pourtant, la minute d'après, son attitude changea du tout au tout. De femme désorientée, elle passa à demoiselle avide d'informations supplémentaires. Il connaissait plus ou moins Lawson, mais ça ne s'était pas bien passé ? Il ne lui en fallait pas plus pour l'intriguer voire carrément la passionner. Posant ses coudes subitement sur la table, elle se hissa au bout de sa chaise pour faire face franchement au jeune homme, le menton bloqué entre ses deux mains dans une position typique de collégienne assise devant un professeur de littérature particulièrement sexy. « Vous vous êtes disputés ? Il a été violent avec vous ? Il peut être très colérique, en effet. » Voilà que ça la reprenait : cette incapacité à rester focaliser sur le but premier de sa visite ici. Il faut dire que les excuses n'avaient jamais été son fort et qu'elle redoutait terriblement l'instant où elle aurait à les formuler parce que cela signifiait, selon elle, à la fois se rabaisser en avouant être fautive et affronter le risque de voir ses excuses refusées. Elle ne connaissait pas du tout ce jeune homme et elle n'avait donc aucune idée de son degré de rancœur. Ainsi, elle repoussait, plus ou moins consciemment, l'échéance fatale où elle aurait à lui expliquer la véritable raison de sa venue chez lui.
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