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 (trent) 3986 - the joke is on you.

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Message(#) Sujet: (trent) 3986 - the joke is on you. Ven 15 Avr 2011 - 23:09

Le calendrier de Nuala était vide, ce soir-là. Complètement, rien de prévu, du tout. Depuis combien de temps cela ne lui était-il pas arrivé ? Elle n'en savait rien. D'ordinaire, elle avait toujours quelque chose de prévu, ou en tout cas, on lui proposait toujours quelque chose. Si la jeune femme aimait passer du temps chez elle, quitte à refuser un dîner, un gala, …, elle préférait également avoir le choix. Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait rien eu de prévu que cela lui faisait une impression étrange. Pas désagréable pour autant. Elle attrapa donc tranquillement un bouquin qu'elle avait eu l'occasion d'entamer plus tôt dans la semaine, et s'installa confortablement dans un des fauteuils cosy dont elle avait fait l'acquisition récemment. Pourtant, au bout d'une demi-heure, elle n'arrivait toujours pas à se concentrer sur sa lecture, et décida d'abandonner.
Comme par hasard, ce soir, elle était d'humeur à faire la fête, ou en tout cas, à faire quelque chose hors de son appartement. Elle se dirigea vers la salle de bain à l'étage, pour prendre ne bonne douche avant de se changer. Alors qu'elle était entrain de monter les étages quatre à quatre, une idée sournoise lui traversa l'esprit. Particulièrement de bonne humeur suite à cette brillante idée, Nuala prit sa douche, chantonnante, enfila ses plus beaux sous-vêtements, et une robe légère. Attrapant son sac et ses clés, elle se précipita hors de chez elle et prit la route vers Apple Road. Elle n'en avait que pour quelques minutes, et aurait très bien pu faire le chemin à pied – le chemin aurait été des plus agréables avec une telle température – mais elle tenait absolument à être chez Trent avant lui. Ayant tout deux des emplois du temps chargés, ils n'avaient pas eu l'occasion de se voir aussi souvent qu'ils le désiraient ces derniers temps, et mis à part lorsqu'il enchaînait les tournées avec son groupe, d'aussi loin qu'elle s'en souvienne, Nuala n'avait jamais passé plus d'une semaine sans le voir. Hormis cette fois-ci, donc. Espiègle, peste ou garce, elle avait décidé de faire un « retour » dans sa vie en grandes pompes, et dont il se souviendrait, elle n'en doutait pas. La complicité qui les unissait tous deux était sans pareille, et si il arrivait parfois à Nuala de se demander si leur couple aurait pu réellement fonctionner si la distance ne les avait pas poussé un comportement... particulier, elle ne regrettait au fond rien de ce qui leur était arrivé. Leur passé avait forgé la relation qu'ils entretenaient à l'heure actuelle, et rares étaient les personnes avec qui Nuala se sentait autant à l'aise.

Arrivée devant le numéro 3986, elle décida de se garer un peu plus loin pour que Trent ne se doute nullement de sa présence, et pénétra ensuite dans la maison qu'il partageait avec Colt, son jumeau, et Dax, tout deux membres de Dopamine. Elle n'eut même pas besoin d'utiliser une clé ; tentant sa chance, elle avait appuyé sur la poignée, et la porte s'était ouverte comme par enchantement – ou plus exactement, parce que comme toujours, les garçons ne pensaient pas que fermer leur porte pouvait avoir un intérêt quelconque. D'ailleurs, les rares fois où la jeune femme se rendait chez Trent – elle préférait de loin aller dîner à l'extérieur ou qu'ils restent chez elle -, elle avait l'impression que le film « l'auberge espagnol », film français, avait été basé sur la vie de Trent Marshall qui accueillait un peu tout et n'importe qui chez lui. Fermant les yeux sur le désordre qui faisait lieu de décoration à la maison, elle se rendit directement vers la chambre de son ancien petit ami, et retira sa robe avant de s'installer dans le lit. Elle alluma la télé, et finit par tomber sur un documentaire qui se révélerait probablement assommant sur la vie des animaux dans les chenils. Alors que vingt-trois heures approchaient, elle quitta le lit pour la salle de bain, et vérifia son maquillage et sa coiffure. Trent ne devrait plus tarder - à une ou deux heures près – et elle tenait à être parfaite pour l'arrivée de ce dernier. Elle n'avait pas mis ses sous-vêtements les plus sexys, accompagnés de porte-jartelles pour rien. Elle remercia le ciel lorsque le reportage se finit, et comme si tout était fait pour coïncider, elle entendit la porte claquée à ce moment même. D'un geste rapide, elle ferma la télévision à l'aide de la télécommande, et attendit quelques secondes avant d'ouvrir la porte et de dire d'un air enjoué. « Trent, c'est toi mon coeur ? » Elle feint un air surpris et outré lorsqu'elle aperçut son ami en charmante compagnie. Rapidement, ses yeux s'humidifièrent, et c'est en mettant ses meilleures talents d'actrice en oeuvre qu'elle gifla la demoiselle, puis Trent avant de s'écrier, la voix faussement brisée : « Alors c'est comme ça que tu me traites hein ? Je te prépare une surprise, et toi, c'est comme ça que tu me traites ! Je suis qu'une conquête de plus pour toi, c'est ça ? » La conquête d'un soir du musicien, ou plus exactement sa presque conquête, voulut ouvrir la bouche, mais Nuala la foudroya du regard. « Toi, la pétasse, je te conseille de prendre la porte. » Et sans cérémonie, elle attrapa la jeune femme par le coude, et la mena vers la porte. Une fois celle-ci sortit, et la porte claquée, Nuala s'appuya contre la porte, un sourire innocent sur le visage. « Bonsoir... »
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Message(#) Sujet: Re: (trent) 3986 - the joke is on you. Dim 17 Avr 2011 - 3:27

23H16

Avançant à reculons le long de l'allée de jardin tandis que la groupie - fermement agrippée au col de sa veste - lui violait littéralement la bouche, Trent tendit un bras vers l'arrière dans l'espoir de dégotter la poignée de la porte d'entrée. Lorsque ses doigts se refermèrent sur ladite poignée, il se dépêcha de l'actionner pour attirer sa pouffiasse du soir à l'intérieur. Le coup d'œil qu'il avait échangé avec Colt au bar qu'il venait de quitter et auquel ils s'étaient rendus tous les trois avec Dax après leur journée d'enregistrement avait suffi à lui faire comprendre qu'il avait deux ou trois heures grand maximum pour rentrer tout courant à la maison, tirer cette blondasse complétement folle depuis qu'elle les avait reconnu Dax, son frère et lui au comptoir, et la foutre à la porte avant que le reste du groupe ne revienne (le but étant de ne pas incommoder les autres membres de Dopamine avec les bruits douteux que cette fille facile risquait de produire d'ici peu ...). Une fois dans le hall, il se fit plus pressant et beaucoup moins charmeur qu'il ne l'avait été en début de soirée. Exit les sourires faux, la drague habile et manipulatrice ainsi que les gestes attentionnés. En se montrant conquise, intéressée et prête à tout pour un fantasme que lui-même trouvait totalement injustifié, cette nana avait perdu tout intérêt autre que le plan cul qu'elle représentait ...

A force de tituber dans le couloir avec impatience, ils finirent pas rejoindre la porte de la chambre de Trent mais ce dernier n'eut pas le temps d'actionner la poignée que le battant s'ouvrait déjà sur un « Trent, c'est toi mon cœur ? » qui le désarçonna complétement. Coupé en plein élan, il retira sa langue de la bouche de l'inconnue dans l'optique de reprendre un peu de décence mais sa mâchoire sembla se décrocher quand il se rendit compte que la fille à moitié nue et avec de vraies fausses larmes à l'oeil qui le regardait d'un air outré n'était autre que Nuala, son ex copine. Là, si c'était encore possible, son air décomposé s'accentua d'avantage lorsque Parker les gratifia ( sa pouf' et lui) d'une paire de claques sévèrement administrées. « Alors c'est comme ça que tu me traites hein ? Je te prépare une surprise, et toi, c'est comme ça que tu me traites ! Je suis qu'une conquête de plus pour toi, c'est ça ? » Perturbé par l'incohérence de ces mots (il était certain de ne plus avoir besoin de lui répéter ce qu'elle était à ses yeux pour la simple et bonne raison qu'ils en avaient longuement parlé avant de se séparer), ses sourcils se froncèrent et, tendit que Nuala foutait à la porte la pauvre groupie qui n'y comprenait plus rien, l'idée que tout ceci puisse n'être qu'une vilaine farce commença à faire son chemin dans son esprit ...

Il fallait dire que depuis leur séparation d'un commun accord il avait un peu perdu la main et qu'il ne s'était en aucun cas attendu à ce que ce besoin de jouer et de tester refasse surface de manière aussi inopinée chez la belle. Cela dit, il n'y eut plus aucun doute possible sur le caractère provoquant et ludique de l'intervention lorsque Nuala claqua la porte sur le dos de la " pétasse " et se retourna vers lui, un sourire angélique et mutin aux lèvres. Quelle garce. Quelle magnifique garce. Il n'y avait décidément qu'elle pour s'incruster de la sorte à la maison et lui concocter un scénario aussi tordu et aussi susceptible de le prendre autant au dépourvu. Toutefois, les réflexes revinrent vite. Aussi certainement qu'on n'oublie jamais la façon de faire du vélo, Trent, lui, se savait bien incapable d'oublier la sournoiserie avec laquelle il avait l'habitude de se comporter sentimentalement parlant et qu'ils avaient ensemble poussé à l'extrême par fierté, par orgueil mais aussi, et surtout, par amour avant de se rendre compte que ce genre de jeu dangereux les ferait foncer droit dans le mur. D'ailleurs, s'il n'avait pas été émoustillé par les avances de la groupie et par le porte-jarretelles de son ex, Trent aurait très certainement eu la présence d'esprit de mettre le holà et de lui rappeler qu'elle ne lui avait pas fait part des craintes qu'elle avait eu vis à vis de leur relation, de lui et de sa capacité à toujours tout remettre en question pour venir en ce jour faire une sorte de retour en arrière sans l'avoir prévenu, en le mettant au pied du mur et tout ça au détriment éventuel de l'amitié qu'ils avaient réussi à sauver de leur amour passionnel et potentiellement destructeur.

Mais le jeu avait toujours eu un pouvoir d'attraction parfaitement enivrant sur Trent. D'autant plus enivrant lorsqu'il s'agissait de sentiments et - il fallait bien le reconnaître - encore plus quand il s'agissait de sentiments et de Nuala en parallèle. Alors, rebondissant avec adresse et en oubliant qu'ils s'étaient promis de prohiber ce genre de comportements pour le bien de leur relation, Marshall sauta à deux pieds dans le plat : « BONSOIR ?! » S'exclama-t-il d'une voix un poil plus vive que celle qui était la sienne habituellement. « Tu te fous de ma gueule ? C'est quoi ce délire de débarquer à la maison à moitié à poil, de nous coller des claques et de foutre mon dessert à la porte ?! T'es complétement fêlée Parker ! D'ailleurs qu'est ce que tu fous dans la chambre de Trent ? » Tout y était : gestuelle, mimiques faciales, intonations légèrement plus prononcées que les siennes ... En cet instant précis, Trent avait tout d'un Colt agacé et en proie à un sursaut de colère dont lui seul avait le secret mais que son double, avec le temps, avait appris à mimer parfaitement. Poussant le vice de la similitude à l'extrême, il fonça droit sur Nuala, la bouscula comme si - en bon frère qu'il était - son ensemble ne lui faisait ni chaud ni froid et ouvrit la porte comme pour rattraper la groupie qui, bien évidemment, n'était déjà plus là. « Et voilà, envolée ... » Marmonna-t-il dans sa barbe en refermant la porte et en fusillant celle qui restait du regard. « Y te manque vraiment une case hein ! Je fais quoi moi maintenant sans ma pétasse ? ... Je sais pas comment Trent a fait pour te supporter, mais putain, il a eu du courage ! »
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Message(#) Sujet: Re: (trent) 3986 - the joke is on you. Mar 19 Avr 2011 - 13:55

L'un des plus gros problèmes de Nuala est qu'elle n'avait pas ou trop peu de limites. Si on la lançait dans quelque chose, elle pouvait aller beaucoup plus loin que la plupart des gens ne s'y attendaient, et ce, sans aucune gêne. Elle ne tombait jamais dans la vulgarité, et ne commettait pas de crime – mais là encore, elle n'en avait jamais eu l'occasion, et qui sait jusqu'où la demoiselle irait pour obtenir ce qu'elle désire... Avec Trent, elle avait d'autant moins de limites qu'elle avait conscience qu'il était comme elle – du moins, quand il était en sa compagnie. Si cela avait failli leur coûter leur relation, et avouons-le, un bon paquet d'argent, ils avaient pourtant su s'arrêter à temps. Mais sur ce point, ce n'était pas leur rationalité, ou leur moralité qu'il fallait remercier, mais l'amour qu'ils se portaient. Car si aujourd'hui, seul de l'amitié unissait les deux êtres – avec un chouilla de possessivité pour Nuala -, c'était bel et bien de l'amour qui était née de leur histoire, sans que l'un ou l'autre ne s'y attende. La jeune femme avait abandonné l'idée que ça lui arrive avant un bon moment lorsqu'elle l'avait rencontré. La personne qu'elle aimait venait de lui prouver le manque de réciprocité dans leur histoire en la quittant pour partir à l'autre bout de monde. Mais comme l'on dit souvent, l'amour arrive là où on ne l'attend pas. Les choses auraient probablement pu mieux se dérouler ; Trent avait certes ce besoin de tester tout le monde, mais Nuala avait été celle qui l'avait suivi allègrement dans son jeu sans jamais poser de limite. Alors s'arrêter avant de se détruire était la chose la plus intelligente à faire. Ils avaient passé quelques mois sans vraiment se parler, juste pour la forme, mais depuis que celui-ci était à Miami, ils s'étaient rapprochés, plus que la demoiselle ne s'y attendait, et c'était une amitié... apaisée qui les unissait désormais.
Du moins jusqu'à ce que Nuala Parker décide qu'elle s'ennuyait, et qu'il était temps de lui jouer un mauvais tour. Elle ne s'inquiétait pas vraiment des conséquences – ce n'était qu'une conquête d'un soir. Si il y avait eu la moindre chance que ce soit une future petite-amie ou quelqu'un à qui Trent tenait de près ou de loin, jamais n'aurait-elle eu une telle attitude, et si elle ne lui avait jamais dit, elle ne doutait pas qu'il le sache. L'affection qu'elle lui portait, vestige de leur amour, était plus que sincère, et si ils s'étaient blessés par le passé plus qu'ils ne l'auraient du, à l'heure actuelle, ils feraient probablement tout pour se protéger.

Elle ne put réprimer un léger sursaut lorsqu'il prit la parole. Elle l'observa attentivement ; son allure, ses gestes, écouta sa voix, étudia sa chemise d'ores et déjà jonchée sur le sol... Disait-il vrai ? S'agissait-il de Colt ? Il fallait l'avouer, elle avait désormais le doute. Du moins, elle aurait pu l'avoir si elle n'avait pas trouvé le jeune homme à l'entrée de sa chambre plutôt que devant celle de son frère. C'était bien la seule chose qui le trahissait, parce qu'il fallait l'avouer, Trent savait imiter son frère à la perfection. Nuala savait de quoi elle parlait, puisque si elle connaissait par coeur Trent autant physiquement que mentalement, elle n'était pas non plus ignorante en ce qui concernait Colt. Ils ne s'étaient jamais rien passés entre eux, bien loin de là, mais ils avaient nécessairement été amené à se côtoyer un minimum, et la ressemblance dans les intonations, et les mimiques était ici frappante. Mais Trent pensait-il sincèrement l'avoir aussi facilement ? Peut être que oui, peut être que non. Peu importait lorsqu'ils jouaient, et elle le savait. Ce n'était ni plus ni moins que l'intention de tester l'autre, de voir jusqu'où il mènerait son jeu à quel moment il se trahirait de manière flagrante. Mais l'un comme l'autre était désormais des experts à ce jeu-là, et il fallait toujours pousser plus loin, plus fort pour ne pas s'ennuyer... Cela faisait quasiment un an qu'ils n'avaient pas joué, qu'ils ne s'étaient pas défiés ainsi pour voir lequel des deux serait le plus sournois, le plus pervers, mais la jeune femme reconnut immédiatement la pointe d'excitation, d'adrénaline qui l'avait poussé à aimer ce jeu autant qu'elle le détestait. Elle se laissa bousculer violemment, et sans ménagement sans rien dire – ravie de ne pas avoir gardé ses escarpins, garder son équilibre n'aurait pas été chose aisée. Elle l'observa un sourire victorieux sur le visage simuler l'outrage, la déception, et ré-haussa son décolleté avant qu'il ne se tourne vers elle à nouveau.

Elle ne pouvait que acquiescer à sa dernière remarque ; Trent avait eu du courage de la supporter, elle ne l'avait jamais nié, mais la réciproque était tout aussi vraie, et elle s'en serait probablement défendue si cela ne risquait pas de mettre fin à leur jeu. Même si... jouer l'ex-petite-amie qui se rend compte qu'elle aime encore son ex et veut passer sa vie avec lui aurait pu être tout aussi drôle.
Sans ménagement, d'un geste assuré, et déterminé, Nuala posa sa main sur le torse de Trent, et le poussa contre la porte, un sourire rempli de sous-entendu éclairant son visage. « Si ce n'est que ça, Colt... » Elle se mordit légèrement a lèvre, feignant le désir, et s'approcha un peu plus du jeune homme. « Je veux bien être ton dessert. » Comme pour prouver la véracité de ses propos, elle laissa ses mains se promener tantôt sur le torse tantôt sur le fessier du jeune homme, et le sentant se raidir, elle s'éloigna quelque peu, glissant sa main dans la sienne. « Ne t'inquiète pas. Je te promets que Trent n'en saura rien. » Et, sans un mot de plus, feignant de penser qu'il préférait l'intimité de sa chambre au vide de la salle de séjour, elle l'attira vers la chambre de Colt, et déposa un sulfureux baiser sur ses lèvres au moment où elle actionnait la poignée. Avait-il oublier que Nuala n'avait pas de limites ?
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Message(#) Sujet: Re: (trent) 3986 - the joke is on you. Ven 22 Avr 2011 - 16:42

Ce qui avait toujours été le problème du jeu et ce qui le resterait certainement toujours était de savoir comment distinguer le vrai du faux, l'honnête du malhonnête, le mensonge de la vérité. Systématiquement, de manière plus que prévisible, les choses se mettaient à dégénérer pour cette seule et unique raison : savoir définir la limite entre jeu et réalité. En cet instant précis, alors que Nuala le poussait contre la porte avec sur le visage ce qu'il reconnaissait comme étant l'air coquin et concupiscent qu'elle lui servait jadis, lorsqu'ils formaient encore un couple, Trent se trouvait une fois de plus confronté à l'éternelle question qui avait toujours donné à leur relation un côté malsain dont il était en grande partie responsable puisque c'était ses travers à lui qui avaient incité la jeune femme à s'engouffrer dans la brèche pour mieux le suivre sur les chemins de la perdition. « Si ce n'est que ça, Colt ... Je veux bien être ton dessert. » Interdit, Trent la détailla sans avoir à feindre surprise et outrage cette fois-ci et sans non plus que cela porte préjudice à son jeu d'acteur puisqu'il était sûr et certain que cette réaction qu'il venait d'avoir était la même que celle que Colt aurait eu face à la situation. Perdu à mi chemin entre perplexité, suspicion et colère de se dire que Nuala était peut-être du genre à s'offrir de la sorte à son frère, le musicien se laissa caresser sans réagir, donnant l'impression de réfléchir à la proposition comme un Colt excité l'aurait certainement fait, mais se servant en réalité de ce temps de latence pour faire un point rapide sur les enjeux de ce bluff et la façon dont il pourrait peut-être en tirer des informations capitales.

Derrière son masque de jumeau stupéfiait, un vent de révolte et de jalousie inavouée se mit à souffler violemment. Et même si sa raison lui disait de se méfier car la possibilité qu'elle puisse l'avoir reconnu n'était pas tout à fait à exclure, les sentiments et les névroses refoulés eurent vite fait d'étouffer tout raisonnement pondéré. En un éclair, il intégra l'idée qu'elle puisse effectivement le prendre pour Colt et cette simple information suffit à remettre en cause des mois de relation qu'il avait pensé exclusive à l'époque. Comment pouvait-elle sourire de la sorte en proposant au Colt qu'il mimait de coucher avec lui ? Comment pouvait-elle se permettre cet affront à la mémoire du Trent qu'elle était sensée avoir aimé ? Comment était-elle capable de lui prendre la main et de l'attirer vers la chambre de Colt alors qu'elle était sortie en petite tenue de sa chambre avec l'envie première de lui faire une surprise à lui plutôt qu'à son double ? ... Sans même s'en rendre compte, Trent se fit submerger par toutes ces années de rivalité sous-jacente où il avait toujours été question de les comparer son frère et lui et de faire un choix entre eux deux. Il en avait tellement souffert, il en avait tellement pleuré qu'il avait changé du tout ou tout, juste pour éradiquer ce problème de ressemblance et voilà qu'aujourd'hui celle qu'il avait aimé lui donner la preuve que, faute d'être unique à ses yeux, il était de surcroit remplaçable par Colt ! C'était révoltant ! « Ne t'inquiète pas. Je te promets que Trent n'en saura rien. » PAF, cette réplique agît comme une claque aux sentiments et fit se rendre compte au musicien qu'il prenait trop de temps à répondre. Paradoxalement, même si les choses prenaient une tournure extrêmement désagréable vis à vis de lui, de ses éternels problèmes d'exclusivité et d'identité unique, il n'aurait pu nier que le baiser sulfureux dont elle le gratifia à l'entrée de la chambre était on ne peut plus agréable. Aussi, torturé entre désir d'aller plus loin et dégoût de la croire consciente d'embrasser Colt, Trent ne savait plus quoi faire. Afin de se donner le temps de choisir une solution, il passa une main avide dans les cheveux de Nuala qui termina sa course en venant se ficher derrière la nuque de la jeune femme, de façon à prolonger ce baiser au goût dangereux. Trop excité pour faire marche arrière, il décida alors que la guerre qui était à prévoir pour dans les heures à venir pouvait bien attendre qu'un moment de plaisir lui ait servi de préambule. Tant pis s'il s'avérait qu'elle ait réellement cru coucher avec Colt, il en profiterait et ne manquerait pas de le lui faire payer cher par la suite ...

D'aucuns auraient qualifié cette façon de faire comme l'application de l'adage parlant de faire contre mauvaise fortune bon cœur, mais Trent, lui, savait à quel point entrer dans cette spirale infernale n'avait rien de bon. Pis que ça, il savait pertinemment que ne pas dire stop tout de suite ne ferait que décupler les effets néfastes de ce jeu une fois qu'il aurait pris fin. La preuve, la partie ne faisait de commencer et déjà il se faisait prendre à son propre piège sans même le savoir. Mais qu'à cela ne tienne, souffrir et faire souffrir pour se prouver les choses était devenue une philosophie de vie pour lui, si bien qu'il n'avait pas peur de payer de sa personne et de sa douleur pour voir jusqu'où la méprise et le défi étaient capable de les mener. Aussi poussa-t-il le battant de la porte sans ménagement avant de placer ses mains sous les fesses de Nuala et de la porter en s'arrangeant pour que ses jambes à la douceur spectaculaire s'enroulent autour de sa taille. Tandis qu'il recommençait à l'embrasser langoureusement, il avança dans l'antre de Colt en s'efforçant de ne pas penser au fait qu'il violait l'intimité de son frère en agissant de la sorte. Le besoin de savoir jusqu'où Nuala était prête à aller, ce que fut avec lui ou avec le Colt qu'il se prétendait être était plus fort que tout, plus fort même que la peur de la réponse qui risquait fort de le blesser plus qu'il ne voudrait bien l'admettre. Sans plus attendre, il la jeta sur le lit et vint se placer à califourchon au dessus d'elle, le souffle rendu irrégulier par l'intensité des baisers précédemment échangés. Là, il s'appliqua à lui dévorer le cou et la poitrine, alternant pensées personnelles complétement séduites et pensées beaucoup plus glauques telles que
" Est-ce qu'elle se dit que Colt embrasse comme moi ? Mieux que moi ? " ou " Est-ce qu'elle préfère l'idée que ce soit Colt qui la caresse plutôt que moi ? " ...


Dernière édition par Trent J. Marshall le Mer 27 Avr 2011 - 15:40, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: (trent) 3986 - the joke is on you. Mer 27 Avr 2011 - 1:17

Nuala avait toujours été plus ou moins attiré par Trent, et ne l'avait jamais caché. Il avait ce charme, et cet air mystérieux qu'elle appréciait chez un garçon. Mais elle n'avait jamais ressenti le besoin de se montrer particulièrement tactile en sa compagnie. Sa présence était largement suffisante aux yeux de la jeune femme, et il était relativement rare qu'elle ressente le besoin de se coller à lui, ou de l'embrasser parce qu'elle l'apercevait. Cela pouvait paraître comme quelque chose de négatif, mais c'était pourtant plus ou moins la raison pour laquelle Nuala avait accepté de se lancer dans cette histoire. Elle ne se sentait pas dépendante avec lui. Elle était en contrôle total de la situation, et c'est honnêtement ce dont Nuala avait à l'époque besoin suite à l'échec de sa précédente relation. Cela ne signifiait pas qu'elle n'avait jamais envie de Trent ou qu'il n'est pas aucun pouvoir sur elle, car c'était en réalité tout l'inverse... Evidemment, il y avait le pouvoir du jeu qui les poussait à aller toujours plus loin, mais il n'y avait pas seulement ça. Lorsque Trent expliquait quelque chose, ou voulait faire part d'un de ses points de vue, la jeune femme avait toujours fait du mieux qu'elle pouvait pour l'écouter, et prendre en considération ce qu'il disait. Cela pouvait paraître normal pour certains couples, mais Nuala avait pris soin d'être moins... séductrice et aguicheuse en compagnie d'autres hommes. Pourtant, cela ne l'avait jamais gêné auparavant. Elle était le genre de femmes qui adorait séduire, l'avait toujours été. Mais pour Trent Marshall, elle avait fait un effort, sans réellement comprendre ce qui l'avait poussé à agir ainsi d'ailleurs. Et plus que le pouvoir mental qu'il avait sur elle, il suffisait qu'il pose ses mains sur elle, sur ses points faibles qu'il ne connaissait que trop bien. Il savait exactement où poser ses mains, comment l'adresser, et comment la rendre folle. Il s'agit là de l'un des avantages des longues histoires ; on apprend à connaître la personne mieux que quiconque et à satisfaire leurs désirs. Et en l'occurrence, Nuala Parker savait exactement quoi faire pour rendre fou Trent. Le fait qu'elle joue sur l'identité de Colt, et sur le fait qu'elle puisse coucher avec lui sans la moindre pensée pour Trent, sans s'inquiéter du mal qu'elle lui ferait était une idée profondément ridicule. Peu importe le mal qu'il s'était fait, Trent Marshall aurait toujours une place particulière dans le coeur de Nuala, et elle ne lui ferait jamais autant de mal. Colt n'avait pas le droit de la toucher, il le savait. Mais plus que ça, cela n'aurait traversé l'esprit ni de la jeune femme ni du frère de son ex petit-ami. Tous deux connaissaient bien trop Trent pour savoir les conséquences désastreuses que cela aurait, et il n'y avait jamais réellement eu d'attirance entre les deux. Qui plus est, si Nuala n'avait rien contre l'idée de coucher avec des jumeaux, ce n'était certainement pas pour être amené à les côtoyer l'un l'autre par la suite.
Elle savait donc pertinemment qu'il n'était pas à l'aise. Elle savait pourquoi il ne répondait pas à son baiser comme il l'aurait fait, et surtout, elle savait exactement quoi faire pour faire monter en lui assez de désir pour le pousser à vouloir aller plus loin. Trent finit d'ailleurs par se laisser faire, et commença à répondre au baiser de Nuala avec passion. Il n'essaya pas de cacher qu'il connaissait son corps puisqu'il plaça sa main aux endroits les plus stimulants pour la jeune femme, la conduisant plus loin dans la chambre jusqu'à ce qu'il se jette sur elle avant de dévorer son corps. Aussi se laissa-t-elle guider, lui faisant croire qu'il maîtrisait un minimum la situation. Son regard plongé dans le sien, elle ne cilla pas une seule seconde. Elle savait parfaitement ce qu'elle faisait, et savait exactement comment cela se terminerait. Probablement pas comme Trent l'imaginait en tout cas.

Ses mains se baladaient sur le corps de Trent alors que Nuala commençait, sans réellement le savoir, à se laisser aller. Son souffle se fit plus saccadé, et honnêtement, elle n'était pas loin d'oublier leur petit jeu, et de se croire presque un an auparavant lorsqu'ils étaient encore un couple – pas du tout – comme les autres. Elle hésite à pousser le vice jusqu'à laisser s'échapper le nom de Colt de ses lèvres dans un soupir, mais cela serait aller trop loin. Si elle était prête à jouer avec Trent, elle ne souhaitait absolument pas le blesser, ou risque son amitié avec lui. Elle ne le blesserait pas à ce point, parce qu'elle savait pertinemment que cela risquait de le mettre dans une colère noire – et chacun risquait de dire des choses qu'ils ne penseraient pas. Elle laissa donc glisser ses mains jusqu'au pantalon du jeune homme et détacha sa ceinture avant de donner un coup de rein avant que ce soit elle qui à son tour se retrouve à califourchon sur ce dernier. Elle savait pertinemment ce qu'elle était entrain de faire, et si elle avait probablement plus envie de Trent en cet instant même qu'elle n'oserait se l'avouer, elle n'en oubliait pas qu'il y avait certaines limites qu'elle ne voulait pas dépasser. Elle embrassa de nouveau de le jeune homme, tout aussi passionnément et langoureusement qu'auparavant, avant de parcourir son corps de petites morsures, baisers et autres sucreries du genre. Leur échange dura encore de longues minutes, et lorsque Trent entreprit de dégrafer son soutien-gorge, la jeune femme l'en empêcha se redressant, tout en restant à califourchon sur ce dernier. « Pas si vite, Monsieur Marshall. » Elle posa un doigt sur sa bouche pour l'empêcher de protester, et déposa plusieurs baisers dans son cou avant de susurrer à son oreille. « Je prendrais sans aucun doute énormément de plaisir à coucher avec toi. » Elle marqua une pause, mordilla son oreille, et déposa un rapide baiser sur les lèvres de Trent avant de s'allonger complètement sur lui. Elle se positionna cependant de façon à pouvoir le regarder dans les yeux et ajouta, non sans jouissance mentale : « Ceci dit, si tu admettais pas que tu es Trent, ça m'arrangerait. Parce que mon cher, si tu penses que je coucherais avec ton frère, c'est que tu me connais mal. » Sa tête posée sur ses deux bras, eux même posés sur le torse de Trent, Nuala était ici tout à fait sincère. Elle adorait Colt, ce n'était pas le souci. Il était un excellent ami à elle, et elle n'avait absolument rien à lui reprocher. Mais elle se voyait mal partager quoique ce soit de plus avec lui – et d'autant plus lorsqu'on savait qu'il n'était pas totalement innocent dans la mascarade de ce soir.
Nuala était tout aussi sincère sur le fait qu'elle prendrait énormément de plaisir à coucher avec lui. Beaucoup d'ex n'en était pas capables, mais Nuala n'en faisait pas partie. Elle savait différencier sentiments et sexes, et il était plus qu'évidemment que Trent et elle ne reformeraient probablement plus jamais un couple. Ils s'aimaient sincèrement, mais ils étaient trop néfastes l'un avec l'autre, tout deux capables du pire plus que du meilleur. Cela ne signifiait pas pour la jeune femme qu'ils ne devaient plus avoir aucun contact, leur amitié en était la preuve, et une partie de jambes en l'air ne la gênerait pas plus que ça. Mais cela ne dépendait que de Trent ici. Si ils couchaient ensemble, il ne fallait que des ambiguïtés naissent par la suite. Peu importait la suite de la soirée. Nuala savait parfaitement qu'elle s'était arrêtée juste à temps – du moins, si Trent décidait de se montrer conciliant.
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Message(#) Sujet: Re: (trent) 3986 - the joke is on you. Mer 27 Avr 2011 - 16:43

Plus le désir montait, plus il devenait évident que toute cette histoire était une très mauvaise idée, tant de la part de Nuala que de la part de Trent. Ce dernier, de moins en moins maître de ses faits et gestes et de plus en plus esclave de son envie, oubliait peu à peu le risque que pouvait représenter ce passage à l'acte. Reproduire les mêmes gestes et offrir les mêmes caresses que lorsqu'ils étaient en couple tout en gardant comme acquis qu'il était sensé être Colt et non lui-même aurait forcément des répercutions néfastes sur sa capacité à toujours tout remettre en question et si les choses finissaient par dépasser le point de non retour il y avait fort à parier pour qu'il en vienne à manifester une rancœur innommable dans les jours à venir en se rabâchant sans cesse qu'en plus d'avoir cru coucher avec Colt, Nuala n'avait même pas su se rappeler à quel point la façon qu'il avait de lui faire l'amour lui était propre et en aucun cas imitable par son jumeau. Sauter le pas c'était s'exposer à une remise en question quasi totale et pourtant l'envie de pouvoir reprocher à la jeune femme ses travers était plus forte que tout ; plus forte encore que le prix à payer pour avoir la preuve hypothétique qu'elle l'avait manipulé durant tout le temps qu'avait duré leur histoire et qu'elle ne l'avait jamais aimé de l'amour unique en lequel il avait voulu croire ...

Ainsi, c'est avec une pointe de masochisme à travers le désir que Trent la laissa reprendre le dessus, tout en sachant pertinemment qu'ils fonçaient une fois de plus droit dans le mur. D'ailleurs, le fait de le savoir mais de ne rien pouvoir y faire lui fit se poser la question de savoir pourquoi il n'arrêtait pas cette mascarade tout de suite. Fallait-il simplement y voir un teste de plus et un espoir quasi désespéré que ce soit elle qui mette fin à cette douleur aussi traitresse qu'enivrante ou devait-il se rendre à l'évidence et avouer que, malgré la rupture, elle gardait pour elle le pouvoir d'obtenir ce qu'elle voulait de lui dès lors qu'elle s'appliquait à l'embrasser et à le mordre de la sorte ? Sans parvenir à résumer sa passion à une simple attirance physique, Marshall n'osait se dire qu'il y avait encore trop de sentiments pour qu'il puisse la repousser comme n'importe quel ami platonique aurait pu le faire. Tout, jusque dans la façon dont ses mains s'appliquèrent à dégrafer son soutien gorge était malsain et malvenu. Mauvaises raisons, mauvais mensonges, mauvais jeu, mauvais enjeux ... Il retrouvait avec excitation et dépit à la fois le Trent prêt à n'importe quelle folie pour voir plus loin que ce que les choses représentaient réellement.

« Pas si vite, Monsieur Marshall. » Fonçant les sourcils pour montrer sa contrariété, Trent la dévisagea sans comprendre. Une part de lui réclamait ce qu'il estimait lui revenir de droit (preuve que la possession qu'ils avaient de l'un et l'autre n'avait pas su prendre fin avec leur histoire) tandis qu'une autre s'interrogeait et cherchait à voir ce que
Nuala-Garce-Parker allait bien pouvoir trouver d'excitant à raconter à Colt avant de se le taper ... « Je prendrais sans aucun doute énormément de plaisir à coucher avec toi. » Tendu, Trent la détesta autant qu'il la désira durant le quart de seconde où il associa le " toi " au prénom de son frère. « Ceci dit, si tu admettais pas que tu es Trent, ça m'arrangerait. Parce que mon cher, si tu penses que je coucherais avec ton frère, c'est que tu me connais mal. » Interdit, comme giflé par sa remarque, le musicien cessa les caresses inconscientes dont il lui tapissait le dos et la détailla comme pour mieux s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'un mensonge de plus. Là, forcé de constater qu'elle l'avait percé à jour et que l'irruption de doutes et de colère naissante qu'il avait senti bouillir en lui s'en voyait quelque peu jugulée, il retrouva d'un coup d'un seul tout son sérieux et parvint à calmer son désir le temps de s'assurer de quelque chose qui, à ses yeux, relevait presque de l'information vitale : « Depuis quand tu sais ? » Froid, inquisiteur, il l'observa de son regard perçant avec cet air désormais mythique qui signifiait clairement qu'elle n'avait pas intérêt à lui mentir. « C'est Colt où c'est moi que tu embrassais dans l'entrée ? Répond ! » Sans prendre la peine de cacher sa jalousie, il resserra sa prise autour d'elle comme pour lui faire comprendre qu'elle ne quitterait pas ses bras possessifs avant d'avoir répondu à sa question.
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Message(#) Sujet: Re: (trent) 3986 - the joke is on you. Dim 1 Mai 2011 - 20:45

Nuala et Trent avaient des caractères trop similaires pour se supporter sur le long terme. Ils ne se voyaient pas tous les jours, et c'était en grande partie pour cette raison. Ils avaient l'esprit trop perfide pour ne pas risquer de se heurter en se voyant aussi régulièrement. En se voyant peu, ils étaient généralement plus concentrés sur comment rattraper le temps perdu que sur comment faire tourner l'autre en bourrique. Ce soir était quelque sorte l'exception, et Nuala en était l’instigatrice. Elle devait avouer ne pas avoir anticipé ce qu'il pourrait se dérouler après son intervention. Trent se montrait la plupart du temps aussi imprévisible qu'elle, et si elle aurait probablement pu envisager cette réaction en y réfléchissant sérieusement, rien ne valait la spontanéité de ces moments. L'effet de surprise, savoir rebondir sur les répliques de l'autre, et tout le reste... ce n'était ni plus ni moins qu'un jeu d'acteurs au final. Sauf que les sentiments qui existaient entre Trent et Nuala étaient beaucoup trop importants pour que ce jeu en reste un, et qu'ils finissaient toujours par s'y mêler, faisant monter la tension entre les deux êtres. Ils n'allaient jamais trop loin, l'un comme l'autre savait à quel moment mettre fin à leur prestation, et c'était la raison pour laquelle Nuala n'avait pas attendu d'avoir profité des talents de son ex-petit ami pour lui révéler la vérité. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait, mais si elle devait partager le lit de Trent ce soir-là, ou en l'occurrence le lit de Colt avec Trent, elle tenait à ce que les choses soient claires.
Trent n'avait jamais fait de réflexion à ce sujet, mais il était évident que possessif comme il était, il n'aurait jamais tolérer que Nuala puisse coucher avec son frère – si elle pouvait éviter de lui dire avec elle couchait, c'était même un plus. La réciproque avait été vraie pour Nuala jusqu'à ce qu'ils se séparent. Trent ne l'avait trompée, ce n'était pas là la question. Mais il n'avait pas intérêt à ce qu'elle apprenne qu'il avait sorti son jeu de séducteur avec une fan, ou quoique ce soit qui y ressemble. Aussi possessive que lui, elle n'avait pas hésité à lui montrer pourquoi il n'avait pas intérêt à agir ainsi. Maintenant qu'ils n'étaient plus ensemble, peu importait à Nuala. Elle tenait toujours autant à lui, mais tant qu'elle voyait qu'elle pouvait l'avoir quand elle le désirait – elle n'avait d'ailleurs pas toujours besoin de ce genre de méthodes -, cela ne lui posait pas de problèmes qu'il aille coucher à droite à gauche. Après tout, ils ne s'appartenaient plus. Plus vraiment, en tout cas.

Le corps de Trent se tendit encore plus qu'il ne l'était auparavant, et cessa de caresser le dos de Nuala. Le sourire victorieux de cette dernière s'effaça, comprenant que Trent ne la laisserait pas s'en sortir comme ça. Elle l'observa donc et attendit qu'il prenne la parole. Lorsqu'il était ainsi, soit à deux doigts d'une colère noire, mieux valait le laisser parler le premier. Il avait tendance à ne rien laisser passer, quelque chose que Nuala ne pouvait lui reprocher, et Nuala ne prendrait pas le risque de justifier son attitude. Peu importait ce qu'elle dirait, Trent était quelqu'un de franc, et direct, et lui demanderait sans détour ce qu'il désirait savoir. Elle imaginait d'ores et déjà les questions qui traversaient son esprit. Non, elle n'avait jamais couché avec Colt, non elle n'en avait jamais vu envie. Ils étaient de très bons amis, elle l'admettait sans soucis, probablement plus proches que Trent en avait conscience, mais il n'y avait jamais eu aucune ambiguité entre eux, et Nuala doutait qu'il n'y en ait jamais. « Depuis quand tu sais ? C'est Colt où c'est moi que tu embrassais dans l'entrée ? Répond ! » Alors qu'il resserrait son étreinte sur la jeune femme, celle-ci comprit qu'elle n'avait pas intérêt à le laisser deviner en l'embrassant ou quoique ce soit du genre. Elle gigota légèrement, son étreinte se révélant douloureuse, et regarda ce qu'elle avait de plus près d'un meilleur ami – et de plus loin aussi d'une certaine façon – dans le blanc des yeux, et répondit à sa question sans la moindre hésitation. « Je savais que c'était toi avant même que tu ne traverses la porte. Mais si j'avais eu le moindre doute, tu te serais trahi en demandant comment tu avais fait pour me supporter. » Elle passa une main dans les cheveux de son ami-amant-et-tant-d'autres-choses-encore et continua. « Tu sais que ni Colt ni moi ne ferions rien de tel, Trent. » Elle déposa un baiser tendre sur ses lèvres, et roula pour se retrouver à ses côtés sur le lit. Elle aurait pu prendre un air outré, et s'énerver parce qu'il la pensait capable d'une telle chose, mais Trent n'avait été du genre à faire confiance à ce sujet-là, et Nuala avait arrêté de s'en offusquer un long moment auparavant. Cela n'avait rien de plaisant, au contraire, mais à quoi bon faire une scène ? Du moment qu'il connaissait la vérité au plus profond de lui...
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Message(#) Sujet: Re: (trent) 3986 - the joke is on you. Ven 6 Mai 2011 - 16:36

Indifférent au fait de la serrer peut-être un peu trop fort et de risquer de lui faire mal, Trent attendait la réponse de Nuala avant de décider quelle tournure prendrait la suite des évènements. Aussi bête et puéril que cela pouvait paraitre, qu'ils ne soient plus ensemble ne changeait rien à l'enjeu de la conversation. Psychorigide dès lors qu'il s'agissait de sentiments, il n'avait pas l'intention de s'en moquer comme n'importe quel ex petit ami aurait pu s'en foutre. Qu'il le veuille ou non, ce qu'il avait réussi à construire avec Nuala - aussi bancal et malsain que cela ait pu être dans les pires moments de leur relation - s'imposait comme un point de repère et un point de comparaison à toute autre relation. Le fait qu'ils soient parvenus à réfréner leur passion avant que celle-ci ne les perde et qu'ils aient pu rester en bons termes par la suite avait été inattendu et parfaitement inespéré. Par amour et par respect, ils avaient su sauter du train en marche, chose dont Trent ne s'était jamais cru capable avant elle. De ce fait, il était impensable de n'accorder aucune importance et aucun crédit à ce qui allait s'en suivre comme explications, qu'elles s'avèrent convaincantes ou non, bonnes ou mauvaises. Pour que Nuala garde tout le respect dont il était capable, il fallait nécessairement qu'elle ne le déçoive pas et qu'elle lui prouve, encore et toujours, qu'il avait bien fait d'accepter de lever le pied avec elle. Jamais il n'aurait pu concilier l'idée d'avoir pris sur lui pour sauvegarder leur bonne entente si, en parallèle, il s'avérait qu'elle couchait avec son frère et qu'elle crachait sur l'hypersensibilité et l'hyperimportance qu'il accordait à la fidélité et à l'honnêteté de ses compagnes. Et même s'il n'avait jamais rechigné à tromper ou à mentir pour pousser une fille à bout et ainsi tester la sincérité de ses sentiments, il acceptait beaucoup moins bien qu'on puisse la lui faire à l'envers. Ou alors, s'il l'acceptait, c'était avec tout le mépris et la suffisance dont il était capable dès lors qu'il revenait à ses principes de base en se disant qu'il avait raison et que la trompeuse en question ne méritait pas qu'il se laisser abattre par son comportement ...

« Je savais que c'était toi avant même que tu ne traverses la porte. Mais si j'avais eu le moindre doute, tu te serais trahi en demandant comment tu avais fait pour me supporter. » Toujours aussi soupçonneux, Trent ne consentit pas à défroncer les sourcils, pas même lorsqu'elle lui passa une main dans les cheveux comme pour le rassurer. « Tu sais que ni Colt ni moi ne ferions rien de tel, Trent. » Impassible, il se laissa embrasser et relâcha son étreinte afin qu'elle puisse s'allonger à ses côtés. Sa mauvaise foi avait beau dépasser la hauteur des sommets de l'Himalaya, il n'en restait pas moins persuadé que - en effet - jamais Colt n'aurait pu lui planter ce genre de couteau dans le dos. Et, s'il acceptait d'y mettre un peu du sien, une petite voix aux accents de raison semblait lui murmurer, depuis son for intérieur, que Nuala non plus n'aurait jamais pris le risque. Que ce fut par respect ou par peur des représailles, il devait bien reconnaître que leurs longs mois de relation et d'apprentissage de l'autre pesaient assez lourd dans la balance pour un déduire qu'elle connaissait les risques d'un comportement aussi dangereusement volage ...

Cela dit, le fait d'accepter qu'il ait pu douter pour rien et qu'elle soit parvenue à l'avoir à son propre jeu ne résolvait pas tout le problème. Chipoteur en chef, il se hissa sur un coude et détailla la jeune femme d'un air beaucoup moins fiévreux que celui avait lequel il l'avait détaillée jusqu'alors. Sa beauté et le désir qu'elle savait faire naître en lui ne suffisaient pas à calmer ses crises existentielles. « Très bien, tu n'es pas venue coucher avec Colt. Et puisque, jusqu'à preuve du contraire, tu n'es pas lesbienne, j'en déduis que ce n'est pas non plus pour Dax que tu es là ... » Reprit-il en guise de mea culpa, mais le ton sur lequel il s'exprimait laissait clairement deviner que ces excuses à demi mot n'étaient faites que pour repartir à la charge dans les secondes à venir ... « Alors ? Tu m'expliques ? Pourquoi tu fais ça ? Ça t'amuse de m'attendre dans ma chambre dans cette tenue ? Qu'est ce que t'espère là, Nuala, au juste ? J'ai du mal à te suivre. Je pensais qu'on avait été clairs sur ce point, qu'est-ce tu nous fais avec ton string et tes jarretelles ? Tu me testes ? Tu reviens sur ta décision ? Tu fantasmes ? ... Joues pas à ça avec moi, je t'assure que je suis pas d'humeur ... » Du reproche dans sa voix ? Oui. De l'incompréhension ? Tout autant. Cette attitude le troublait et lui faisait se poser trop de questions. Il ne comprenait pas ce qui avait bien pu lui passer par la tête pour qu'elle en vienne à se dire
" tiens, et si j'allais me mettre en sous-vêtements dans le lit de mon ex au risque de tout faire foirer entre nous ? ". Pour tout dire, ce n'était pas tant le fait de la savoir en sous-vêtements sous son toit qui le dérangeait, le problème était bien plus profond que ça. Que voulait-elle au juste ? Du sexe ? Juste ça ? Il s'en sentait insulté, il savait pertinemment qu'ils valaient beaucoup mieux qu'une simple crampe tirée entre bons copains.
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Message(#) Sujet: Re: (trent) 3986 - the joke is on you. Sam 21 Mai 2011 - 21:02

La relation entre Nuala et Trent avait quelque chose de foncièrement malsain. Le premier problème venait sans aucun doute du fait qu'ils ne s'étaient pas quittés par manque d'amour ou par haine l'un de l'autre, mais parce qu'ils savaient pertinemment qu'ils se seraient détruits si ils avaient continué à s'aimer comme il le faisait. Le second venait du fait qu'ils avaient décidé de garder contact, et pire de rester amis. La complicité qui les unissait était toujours la même, ils étaient peut être même plus proches qu'auparavant, et le lien qui les unissait était encore plus inébranlable qu'auparavant. C'était bien là le problème. Quelque part, l'amour qu'il se portait était resté là, au plus profond d'eux même, même si ils avaient accepté de les mettre de côté jusqu'à construire une amitié dessus. Celle-ci était inattendue, complètement. Lorsqu'ils s'étaient promis de garder contact, et de toute faire pour ne pas devenir des étrangers, Nuala avait intimement persuadé que ça ne durerait qu'un temps, ou que cela se ferait pas de simples envois de mail tous les trente-six du mois. Mais le destin avait agi en leur faveur, et désormais, ils vivaient dans la même ville, et pouvaient donc se voir aussi souvent qu'ils le désiraient. Pas une seconde, cependant, ils n'avaient failli retourner ensemble, ni même souhaité tenter de nouveau les choses dans un environnement plus stable. En toute honnêteté, cela n'aurait de toute façon pas marché. Leur relation était basée sur le mensonge, et un de taille pour une jeune femme comme Nuala : les origines sociales. C'était ce qui avait commencé la descente aux enfers, lente mais intense, de leur couple. De tests en tests, ils avaient fini par se perdre. Et sans s'en rendre compte, c'était peut être ce que la jeune femme venait de relancer ce soir. Ca n'avait pas été son but le moins du monde, pourtant. Elle avait honnêtement pensé que cela ne prendrait pas de telles proportions. A l'origine, elle avait contacté Colt pour pouvoir embêter Trent, mais elle ne s'était pas imaginée qu'il réagirait ainsi, que lui aussi retomberait aussi rapidement dans cet amour du jeu. Elle aurait pu y mettre fin dès qu'il s'était fait passé pour Colt, et à son tour, Trent aurait pu tout arrêter lorsqu'elle s'était proposée d'être le dessert de son frère. Mais ni l'un ni l'autre n'avait rien fait pour arrêter ce jeu souhaitant voir jusque où l'autre serait capable d'aller. La jeune femme avait oublié à quel point leur relation pouvait vite devenir malsaine, que chaque geste, chaque parole pouvait devenir un test sur l'autre personne, ce qu'elle était, ce qu'elle recherchait et la façon dont elle voyait l'autre surtout. Mais elle fut sincèrement ravie lorsque Trent admit qu'elle était bel et bien venue là pour lui, pour le voir et personne d'autre. Evidemment, elle était légèrement agacée qu'il se sente encore et toujours forcé de remettre en doute ce qu'ils étaient, la force de l'amitié et le profond respect qu'elle avait pour lui – un respect que Nuala Parker n'était pas le genre de femme à accorder à n'importe qui. Mais d'un autre côté, Trent Marshall n'était pas non plus le genre d'homme à accorder une amitié aussi forte à n'importe qui. Elle décidait donc de passer au dessus du mieux qu'elle le pouvait au dessus de ses crises qu'elle considérait comme ridicule, et de le faire se concentrer sur autre chose.

Ce soir, cependant, le jeune homme ne semblait pas décider à vouloir passer à autre chose ce soir, et comptait aller jusqu'au bout des choses. « Alors ? Tu m'expliques ? Pourquoi tu fais ça ? Ça t'amuse de m'attendre dans ma chambre dans cette tenue ? Qu'est ce que t'espère là, Nuala, au juste ? J'ai du mal à te suivre. Je pensais qu'on avait été clairs sur ce point, qu'est-ce tu nous fais avec ton string et tes jarretelles ? Tu me testes ? Tu reviens sur ta décision ? Tu fantasmes ? ... Joues pas à ça avec moi, je t'assure que je suis pas d'humeur ... » Exaspérée, la jeune femme quitta le lit pour aller emprunter une veste et un caleçon à Colt. Elle n'avait eu aucune attention de rester dans son accoutrement à vrai dire. C'était les circonstances qui l'avaient empêchées de remettre sa robe dans des délais convenables. Elle se sentait bien plus à l'aise avec un peu plus de vêtements sur elle. Ne pas avoir le regard plein de désir de Trent entrain de dévorer son corps des yeux lui permettait sans aucun doute de mieux se concentrer. Elle s'assit alors en tailleur sur le lit de son ami et « ex beau frère », et fit signe à Trent de faire de même. « Tu devrais vraiment arrêter de tout analyser, Trent. Tu vois des choses qui n'y sont pas. » soupira-t-elle, avant de résoudre à lui expliquer tout de même. Le laisser ainsi ne servirait à rien qu'à refroidir leur relation, et à la détériorer. Elle laissa alors s'écouler quelques secondes, et prit le menton de celui-ci pour le forcer à la regarder dans les yeux. « Je m'amuse, Trent. Je suis simplement venue te faire une blague, et tu as poussé le jeu. Je ne te le reproche pas, je me suis fait prendre au jeu. On sait très bien tous les deux qu'on tient beaucoup trop l'un à l'autre pour ne pas se faire avoir si on se lance là-dedans... » Elle retira sa main, sachant pertinemment qu'elle avait désormais toute son attention. « Je ne te teste pas. Je ne reviens pas sur ta décision, et je ne fantasme pas. Mais je pense que tu sais très bien que on ne serait pas de simples amis si on n'était pas certain que on se perdrait au final, Trent. » Elle l'observa un instant, hésita. Elle se rapprocha de luiNuala, s'approcha de lui, et posa une main sur son torse. « Regarde. » Approchant son visage du sien, elle l'embrassa longuement, mais différemment cette fois. Ils n'étaient plus pris dans l'élan de la passion. Pourtant, du côté de Nuala, cela n'en était pas moins fort pour autant. Elle recula, un sourire léger sur le visage. « Tu vois, ça ne sera jamais que physique entre nous. On ne peut pas jouer l'un avec l'autre. Je ne jouerai jamais avec toi. »
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Message(#) Sujet: Re: (trent) 3986 - the joke is on you. Ven 27 Mai 2011 - 1:03

Immobile, Trent suivit des yeux la démarche de Nuala lorsque cette dernière entreprit de se rhabiller à l'aide de vêtements de Colt et ne consentit à retrouver une position assise que lorsque la jeune femme l'y incita en revenant s'installer sur le lit. « Tu devrais vraiment arrêter de tout analyser, Trent. Tu vois des choses qui n'y sont pas. » Levant le nez en signe de dédain, Trent préféra ne pas répondre et maintenir ses lèvres pincées comme pour montrer à la Nuala qu'elle pouvait garder ses conseils et que cette phrase ne répondait en rein aux questions qu'il lui avait posées. Réticent, mais néanmoins coopératif puisqu'en confiance, il la laissa lui attraper le menton et consentit à quitter son air dédaigneux pour plonger son regard dans le sien. « Je m'amuse, Trent. Je suis simplement venue te faire une blague, et tu as poussé le jeu. Je ne te le reproche pas, je me suis fait prendre au jeu. On sait très bien tous les deux qu'on tient beaucoup trop l'un à l'autre pour ne pas se faire avoir si on se lance là-dedans ... » D'accord avec cette affirmation mais n'en démordant pas quant au fait que c'était bel et bien elle qui avait tenté le diable en premier, Trent attendit qu'elle enchaine et lui explique - peut-être - pourquoi elle avait cru bon de venir s'amuser ici, avec lui, alors qu'il ne lui avait pas donné son feu vert et que cela représentait à ses yeux une liberté un peu trop envahissante de la part d'une ex qui avait elle-même été d'accord pour avouer que moins ils se laisseraient l'occasion de se faire du mal, mieux les choses pourraient rester stables et sans malentendus entre eux. « Je ne te teste pas. Je ne reviens pas sur ta décision, et je ne fantasme pas. Mais je pense que tu sais très bien que on ne serait pas de simples amis si on n'était pas certain que on se perdrait au final, Trent. » Ils étaient d'accord là-dessus. Cela dit, Trent n'arrivait toujours pas à comprendre la logique des agissements de Nuala, ça l'agaçait de plus en plus. Pour tout dire, il l'imaginait mal faire ce genre de farce à ses autres " simples " amis ... Alors pourquoi se le permettait-elle avec lui ? Quand bien même leur relation pouvait être qualifié d'intense et de particulière - plus particulière même qu'une simple amitié - il n'en restait pas moins que ce genre d'agissement dépassait (et de loin) les limites de l'entendement amical.

« Regarde. » Dès lors qu'elle posa sa main sur lui, alors qu'il n'avait toujours pas eu de réponse clair à sa question, Trent se crispa. Le fait qu'elle l'embrasse provoqua chez lui une foule d'émotions qui s'entrechoquèrent violemment, allant de l'étonnement à l'exaspération en passant par la colère mais aussi par le bien être paradoxal compte tenu de ses sourcils qui se fronçaient au fur et à mesure que la baiser se prolongeait. « Tu vois, ça ne sera jamais que physique entre nous. On ne peut pas jouer l'un avec l'autre. Je ne jouerai jamais avec toi. » « Vraiment ? » Répliqua-t-il sans parvenir à lui rendre son sourire. « Alors arrête de faire ça. Arrête de m'embrasser. Moi je t'aimais encore quand on s'est quittés et si j'accepte qu'on reste amis ce n'est pas pour m'embrouiller la tête en couchant avec toi quand t'as envie de t'amuser. » Déterminé, le regard presque dur, il la toisa comme on toise une amie qui serait en train de déraper. « Ou bien on s'aime, ou bien on en reste là. Moi ça ne m'amuse pas de te voir dans cette tenue et de ne pas savoir me contrôler quand tu m'allumes. T'es égoïste, tu penses qu'à toi. » Sur cette accusation, il se releva, descendit du lit qu'il contourna et rouvrit la porte de la chambre de son frère pour récupérer sa chemise abandonnée dans le couloir. Contrarié, blessé aussi, il tourna le dos à l'encadrement de la porte pour se rhabiller avant de se diriger vers la cuisine pour se servir un verre de soda qu'il manqua de renversé tant son esprit n'était pas du tout concentré sur le remplissage.
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Message(#) Sujet: Re: (trent) 3986 - the joke is on you. Mer 15 Juin 2011 - 0:19


La soirée prenait une tournure inattendue pour Nuala. Elle était venue passer du bon temps avec celui qu'elle considérait désormais comme son meilleur ami. Elle n'avait peut être pas choisi le meilleur moyen de faire son entrée, mais son but n'avait jamais été de les mettre dans une situation indélicate – elle n'avait pas même pensé se laisser prendre au jeu, et avait eu pour simple intention de mettre la conquête de Trent dehors, et de profiter de passer une soirée avec lui. Mais leur relation était trop intense, trop forte pour qu'ils ne sachent s'arrêter à temps, et comme d'ordinaire, quelque blague qui aurait fait rire n'importe quel autre personne normalement constituée tournait au vinaigre, et provoquait une dispute entre les deux. Nuala ne le reprochait pas vraiment à son ex. Certes, il se posait parfois beaucoup trop de questions, mais elle le connaissait par coeur à ce niveau et aurait dû anticipé sa réaction. En somme, pour elle, les torts étaient partagés. Mais cette discussion prenait un dangereux tournant, et Nuala détestait les questions qui commençaient à se poser. Ces questions-là, d'ailleurs, elle les avait enfoui derrière unr porte close de son esprit, et avait fermé le cadenas à double tour. Ils s'agissaient de questions aussi douloureuses qu'inutiles, et si tous deux venaient à en parler vraiment à coeur ouvert, Nuala était certaine que cela briserait le lien qui s'était créé entre eux, aussi fort soit-il. La jeune femme savait pertinemment ce qu'il en ressortirait de son coté. Pour une fois, il fallait donc que le jeune homme se contente des quelques réponses que la directrice artistique avait à lui offrir et n'insiste pas. Elle avait été trop loin en l'embrassant ; la jeune femme en prenait conscience alors que Trent n'hésitait pas à le lui dire – lui reprocher, même. Elle tentait de rester calme, d'écouter ses reproches avec distance, mais il l'exaspérait à toujours remettre en question sa sincérité. « Moi je t'aimais encore. » Pensait-il donc encore qu'elle l'avait quitté parce qu'elle ne l'aimait plus ? C'était tout l'inverse. Nuala Parker s'amusait de ce genre de jeux lorsqu'elle se foutait de la personne en face. Elle aurait continué jusqu'à ce que l'un des deux finisse par se brûler totalement les ailes. Si la jeune femme avait mis les olas, c'était parce qu'elle l'aimait.

Trent eut le mot de trop lorsqu'il dit de Nuala qu'elle était égoïste. Ce n'était pas tant qu'il le lui fasse remarquer – Nuala était bel et bien égoïste, et elle était la première à l'admettre. Mais il était plutôt mal placé pour le lui reprocher. Son attitude avait été on-ne-peut-plus égoïste ; il avait détruit leur relation alors qu'elle avait plus qu'un potentiel. Il avait tout remis en doute, alors que Nuala avait enfin accepté qu'une erreur en amour ne signifiait pas une succession d'erreurs. Elle aurait pu se poser avec Trent. Pas sur le moment, mais avec le temps... ça ne l'aurait pas gêné de vivre quelque chose sur le long terme avec lui – pas même sur le très long terme, avec partage d'appartements, et tout le toutim. Et oui, Nuala lui en voulait. Elle n'avait rien dit, bien évidemment. Cela ne lui ressemblait pas, mais elle savait que si ils commençaient à se lancer des reproches d'une telle envergure à la figure, ils risquaient de se perdre et c'était quelque chose que Nuala avait refusé. Cela l'agaçait, évidemment. Elle aurait préféré rester indifférente, et passer à autre chose. Mais ça n'avait pas été le cas, et voilà où ils en étaient à l'heure actuelle. Ils se retrouvaient face à leur non-dits, quelque part, et Nuala surtout face aux siens. Elle le laissa sortir de la chambre, les lèvres pincées tentant de maîtriser la colère qui montait en elle – et tout un flot de sentiments qu'elle tentait de refouler depuis plus longtemps.

Lorsqu'elle sortit de la chambre, la jeune femme n'était absolument pas calmée. Elle le rejoint à la cuisine, et prit une bouteille de vodka dans le congélateur, et alla prendre un verre dans l'étagère. « Pousse toi. » ordonna-t-elle alors qu'elle attrapait le coca. Buvant une gorgée de celui-ci à la bouteille, elle avala à la suite cul sec le verre de vodka qu'elle venait de se servir. Le goût était particulièrement désagréable lorsque pur, et inutile de préciser que son visage fit plus que grimacer lorsque le liquide brûla sa gorge. Ce n'était pas très malin, mais elle avait besoin de « courage » pour dire ce qu'elle avait à dire, et elle avait l'impression qu'elle ne pouvait plus reculer. Elle se resservit un second verre, et l'agrémenta d'un verre de vodka orange cette fois. Elle ne pouvait plus l'avaler aussi pur mais l'alcool ne montait pas aussi vite. Elle attendit quelques secondes que l'alcool ait fait un minimum d'effet, et prit la parole. Les mots qui sortirent de sa bouche furent bien plus agressifs qu'elle ne l'aurait pensé, mais elle ne maîtrisait pas vraiment le flot de paroles qu'elle lâchait. « Ne me traite pas d'égoïste, Trent ! Tu l'es autant que moi, et tu n'as certainement pas à me le reprocher. Surtout pas toi ! » Elle se décida enfin à se tourner vers lui. Lorsqu'elle posa ses yeux sur le jeune homme, elle ne put s'empêcher de pousser un juron – elle était tellement différente lorsqu'elle était avec lui, sans aucune barrière de protection. « Eh merde ! Tu me manques, Trent ! C'est aussi dur que ça de le comprendre pour toi ? » Elle se tut, sachant très bien qu'elle s'en voudrait terriblement le lendemain. Mais elle avait l'impression qu'elle devait dire tout ce qu'elle avait sur le coeur pour qu'ils puissent enfin passer à autre chose, pour qu'ils ne soient que des amis, une bonne fois pour toute. Et pourtant, la partie prépondérante de la personnalité de Nuala, celle qui était la plus sensée, et la plus contrôlée, lui susurrait, aussi fort qu'elle le pouvait, qu'elle était entrain de commettre une erreur. « J'aurai préféré t'aimer qu'en rester là. Ne viens pas me reprocher ça, Trent. C'est toi qui a tout gâché. » Son regard était toujours planté dans le sien, mais sa voix s'était calmée. Il n'y avait plus de colère, il n'y avait même pas de dédain. Elle avait le ton las d'une personne qui avoue une vérité trop longtemps cachée. « J'ai le droit d'être égoïste maintenant. Tu l'as bien été avant. »
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Message(#) Sujet: Re: (trent) 3986 - the joke is on you. Ven 24 Juin 2011 - 13:41

Lorsqu'il entendit les pas de Nuala se rapprocher derrière lui, Trent garda les yeux fixés sur un point imaginaire, son verre à la main. Il ne bougea pas, ne se retourna pas et il fallut qu'elle lui ordonne de faire de la place pour qu'il consente enfin à sortir de son immobilité effrontée. Impassible, il la regarda faire ses mélanges tout en se passant de commentaires. Tout comme elle le connaissait assez bien pour savoir qu'il ne serait pas le premier à relancer la conversation, il la connaissait suffisamment pour savoir que cette attitude vis à vis de l'alcool couvait une prise de parole imminente avec - c'était à prévoir - un enjeu plus ou moins colossal en conséquence. Aussi serra-t-il a prise qu'il avait sur son verre en attendant que le couperet tombe. La tête haute, les épaules droites, le regard ferme, Trent Marshall ne fuyait pas le clash, il le voyait venir et l'attendait de pied ferme ...

« Ne me traite pas d'égoïste, Trent ! Tu l'es autant que moi, et tu n'as certainement pas à me le reprocher. Surtout pas toi ! » Tout de suite, le visage de Trent s'assombrit, ses sourcils se froncèrent et l'aura qui émanait de lui sembla s'obscurcir. Plus que le fond de la phrase, c'était la forme et l'agressivité qui l'habitait qui le fit se raidir, il n'aimait décidément pas ce ton, surtout pas dans la bouche de Nuala. « J'aurai préféré t'aimer qu'en rester là. Ne viens pas me reprocher ça, Trent. C'est toi qui as tout gâché. » Cloitré dans son mutisme, Trent lui rendit son regard et, tandis que la lassitude perçait dans celui de Nuala, c'était de la tristesse et du mal être qui habitait le sien. Etait-ce vraiment lui qui avait tout gâché ? Où pouvait-il encore se permettre de protester en rétorquant que c'était elle qui n'avait pas été a la hauteur en décidant de couper court à cette course vers le néant, refusant par la même occasion de lui suivre, peu importe la fin tragique qui se profilait en perspective ? « J'ai le droit d'être égoïste maintenant. Tu l'as bien été avant. » Trent baissa les yeux. Mi-coupable, mi-tourmenté par ses propres questionnements existentiels, il doutait. Il doutait cruellement et cette impression de vulnérabilité l'agaçait à une vitesse exponentielle ! Son regard distant s'arrêta sur le motif du carrelage à ses pieds tandis qu'il réfléchissait a tout ce que cette peine dans les yeux de Nuala provoquait en lui et à tout ce qu'il pouvait faire pour remédier à ce problème une bonne fois pour toute, de façon à ce que plus jamais ils ne se retrouvent dans ce genre de situation si déchirante pour son palpitant. L'éventualité de se montrer ferme et rustre avec elle lui traversa l'esprit. Il s'imagina nier en bloc, rejeter la faute sur elle, l'accuser, la mépriser, l'accabler de reproches plus ou moins fondés, mais quelque chose au fond de lui l'en empêcha sans qu'il sache pourquoi. Jusqu'alors, jouer les salauds et autres enfoirés de service ne lui avait jamais posé de problèmes ... Que fallait-il en conclure ? Qu'il était encore trop amoureux d'elle pour ne serait-ce que penser à l'éventualité de lui faire du mal ? Il ne comprenait pas. Il ne comprenait pas parce que la faire souffrir durant la période où ils avaient été couple s'était révélait être sa façon à lui de l'aimer. Comment se pouvait-il qu'il n'en trouve plus la force désormais ? Avait-il franchi un point de non retour ? De ces points qui font la différence entre aimer être aimé et aimer sans rien attendre en retour ? Cette seule pensée l'effrayait plus qu'il n'aurait bien voulu l'admettre. Elle l'effrayait parce que, s'il s'avérait que c'était bien ça, alors cela voulait aussi dire qu'il était condamné à être malheureux toute sa vie maintenant que Nuala avait été claire sur le fait que plus jamais ils ne formeraient un couple et que, par conséquent, il n'aurait plus jamais de deuxième chance pour lui montrer qu'il savait être autre chose que celui qui la poussait à bout pour tester les limites de son affection envers lui ...

Plus l'idée s'insinuait en lui qu'il avait peut-être raté le coche, plus l'angoisse d'en souffrir pendant des années le prenait à la gorge et l'enfermait dans un silence à couper au couteau. La mâchoire crispée, Trent se fit violence pour redresser le regard et détailler une nouvelle fois son ex. Cette fois-ci plus de doutes, il ne parvenait pas à jubiler de voir la lassitude et la déception dans ses yeux. Ce qui jadis avait été autant de preuve d'amour que d'efforts à faire pour le supporter lui renvoyait désormais l'image sournoise et peu flatteuse de l'enfoiré qu'il avait été avec elle. Il ne supportait plus le reflet dans ses yeux, il ne supportait plus l'image qu'elle gardait de lui, quand bien même une amitié avait pu survivre à l'ouragan de leur passion. Alors, aussi bien blessé par son comportement à elle que par celui qu'il avait lui même entretenu pendant des mois à son égard mais qu'il ne pouvait désormais plus rattraper, Trent reposa son verre et contourna Nuala pour retourner dans le couloir. Fumer, boire et écouter de la musique l'aiderait à s'abrutir assez pour passer la nuit et retrouver un semblant d'orgueil le lendemain de façon à se voiler la face comme il savait si bien le faire en se persuadant que tout était de la faute de l'autre, mais certainement pas de la sienne. Cela dit, avant de passer le pas de la porte, il se retourna, le visage plus triste que jamais. « Rentre chez toi Nuala. T'as plus rien à faire ici. Bonne nuit. »

Et il se retourna. A contre cœur, bien évidemment, mais persuadé d'avoir fait le bon choix en l'incitant à partir et à cesser ce simulacre d'amitié qui, au final, brisait son cœur de musicien trop exigeant en même qu'il tourmentait le sien de directrice artistique peut-être un peu trop optimiste quant à la capacité de son ex à être un type bien , assez bien pour ne pas regretter de la voir heureuse sans lui.
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Message(#) Sujet: Re: (trent) 3986 - the joke is on you. Ven 24 Juin 2011 - 21:00


Elle aurait aimer qu'il lui dise qu'elle se trompait, qu'elle avait tort du tout au tout. Que si à l'heure actuelle, il était évident que ni l'un ni l'autre n'était prêts, ils finiraient par trouver un moyen de se retrouver d'ici quelques années. Elle ne l'assumait pas. Nuala avait fait de son mieux pour passer à autre chose. Lorsqu'ils avaient réussi à construire une amitié plus ou moins digne de ce nom, la jeune feme avait été rassurée, et c'était comme si les sentiments qu'elle avait toujours ressenti pour Trent, ainsi que l'indéniable attirance avaient disparu. Il y avait quelques signes qui ne trompaient pas vraiment, mais l'un comme l'autre avait appris à les ignorer. C'était bien plus simple ainsi. L'un comme l'autre était de toute façon bien trop fier pour dire à l'autre ce qu'ils avaient sur le coeur. C'était la raison pour laquelle ils en étaient arrivés là à l'heure actuelle, sans aucun doute. Les non-dits s'étaient accumulés jusqu'à devenir problématique, sans qu'ils ne se rendent compte. Du moins, Nuala Parker, aussi calculatrice qu'elle soit, n'avait rien vu venir. Elle pensait être entièrement satisfaite de l'amitié qu'elle partageait avec son ancien petit-ami, et ne jamais avoir besoin de plus avec lui – ils s'étaient donnés leur chance, et avaient découvert qu'ils étaient plus doués pour se détruire que pour construire quelque chose entre eux. Nuala s'était plus ou moins faite une raison, jusque ce soir. Jusqu'à ce qu'elle ose le regarder dans les yeux et lui dire qu'il lui manquait. Elle avait été sincère, avait ravalé sa fierté. Et il avait loupé le coche. Il aurait été exagéré de sa part de le lui reproche, notamment parce qu'elle venait de lui dire quelques minutes plus tôt qu'il ne se passerait plus jamais entre eux. C'est la seule chose qui l'empêcha d'ouvrir la bouche lorsqu'il lui dit qu'elle n'avait plus rien à faire ici – ça, et le choc de la violence de ces propos. Cela ne changeait rien au fait qu'elle était déçue, et blessée. C'était assez paradoxal dans la mesure où cela revenait à attendre de lui quelque chose à quoi elle n'aurait jamais renoncé pour lui – sa fierté – mais elle aurait aimé qu'ils soient assez grands, assez prêts pour s'avouer la force de leurs sentiments. Elle n'aurait jamais été jusqu'à imaginer que c'était tout autant réciproque, mais il ne faisait aucun doute sur le fait que cette discussion était tout aussi douloureuse pour lui que pour elle. Leur deux regard était transperçant de douleur alors qu'ils se regardaient pour ce qui était, sans que ni l'un ni l'autre ne le sache, la dernière fois avant un très long moment.

Il lui fallut plusieurs minutes pour réussir à bouger, et se décider à quitter la pièce. Quelque chose venait de se briser à jamais, même si la directrice artistique n'en mesurait pas encore toute la portée. Elle se sentait vidée de toute énergie, de toute envie sinon celle de ne pas se retrouver face à elle-même ce soir. Sans qu'elle ne s'en rende compte, ses pas la dirigèrent jusqu'à la chambre de Trent, mais elle n'ose pas appuyer sur la poignée, et le regarder dans les yeux. Ils avaient tous les deux besoin de temps, de digérer ce qu'il venait de se passer ce soir. Peut être finiraient-ils par reprendre contact – sûrement, avec le temps ; Nuala avait besoin de Trent dans sa vie. En attendant, elle aurait probablement toujours des nouvelles grâce à Colt, et peut être même Dax. Du moins, c'est ce à quoi la jeune femme se rattachait alors que la tristesse embrassait son corps au fur et à mesure de chaque pas qui l'éloignait de la chambre de Trent. Elle prit plusieurs grandes inspirations une fois sortie de la façon, mais rien n'y faisait. Nuala se sentait toujours aussi oppressée, comme coincée dans un étau. Elle finit par prendre sa voiture pour se diriger en ville. SI elle tentait de ne pas abuser de substances illicites trop régulièrement, quelque chose lui disait que sa consommation risquait de nettement augmenter cette semaine. Elle gara donc sa voiture dans un parking privé, et prit la dose qu'elle se réservait généralement pour le week-end. Ce soir, elle ne rentrait pas sobre le moins du monde. Mais elle ne rentrerait pas seule non plus, et c'était tout ce qui importait. Elle se promit intérieurement d'écrire à Trent dès le lendemain pour lui demander d'oublier cette soirée, mais elle savait pertinemment qu'elle était bien trop fière pour faire une telle chose – notamment lorsqu'elle n'était pas certaine que le résultat d'un tel rabaissement se solderait par quelque chose de positif. Elle poussa un long soupir, essuya une larme qui venait de pointer son nez sur sa joue, et entra dans le bar le plus proche du parking priant pour que la nuit soit courte.
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