AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps Vide
Message(#) Sujet: J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps EmptyMer 13 Avr 2011 - 22:54

Flynn. Ce rouquin hante mes pensées depuis qu'on est arrivé. Je crois que Jules a bien vu qu'il y avait quelques choses qui ne tournait pas rond chez moi, mais elle s'en fout, parce que je la suis à travers la ville aveuglément, ou presque. A chaque fois que mon regard se perd dans la foule, c'est lui que je cherche. Un regard, une coiffure, une voix, une façon de se tenir, le moindre souvenir de lui m'oriente sur des pistes improbable. Je suis alerte au moindre de ses détails qui pourraient me foutre sur sa trace. Parfois, j'ai l'impression de courir après un fantôme et finalement, qui me dis que ce n'est pas ce que je trouverais? Un Flynn complètement écervelé qui n'aurait plus rien avoir avec celui qui m'avait tourné le dos sans se retourner, m'abandonnant au bord de la route comme une vulgaire canette vidée de son contenu. Il m'avait utilisé et jeté puis il avait disparu, tout simplement. Certains optimiste vous dirons que grâce à cela, j'ai rencontré Jules... Jules. Cette bombe thermos nucléaire qui partageait mon lit était loin de me suffit. Je les voulais tout les deux, rien que pour moi, égoïstement, comme un enfant qui désire avoir le plus de jouet possible et qui ne voudrait pas les partager avec les autres. En fait, je suis un peu comme ce con d'Andy, qui sait pas choisir entre Woody et Buzz. Sauf que c'est pas moi qui irait les recyclé, non mais franchement, il est con celui là de se débarrasser de ses jouets favoris? Tsss. Non. Flynn est là, quelques part dans cette ville, il attend sagement que je lui foute la main dessus.

Jules est quelques mètres devant, zieutant la vitrine d'une bijouterie. Franchement, les marchants ont pas d'autre idée stupide que d'afficher ce genre de bijoux qui foutent des idées bizarres dans la tête des nanas. Bon, j'avoue, j'ai été con quand j'ai offert cette bague en sucrerie à Jules, lui promettant qu'un jour, elle aurait une bien plus jolie. Maintenant, c'est limite si elle veut pas que je lui passe la bague au doigt. Elle est complètement allumée cette fille. Je soupire, détournant mon regard d'elle pour éviter qu'elle ne m'entraine dans ses lubies, je coince une cigarette entre mes lèvres et l'allume. La fumée envahi mes poumons. J'ai soif bordel. Mon regard vogue ici et là, s'arrêtant de temps à autres pour soutenir le regard d'un ou l'autre curieux qui me dévisage. Il pue et transpire la méfiance. Faut croire que j'ai l'allure d'une canaille pas trop fréquentable. Ça me fait doucement sourire, m'intoxiquant un peu plus, je rempli mes poumons à nouveaux et recrache la fumée dans la tronche d'une bonne femme qui me lorgne de trop près. Elle peste, choquée de voir un jeune homme avoir ce genre de comportement. J'éclate de rire. Franchement, ces gens me font rire. Trop coincé dans leur petite vie parfaite.

Soudain, un rouquin attire mon regard dans la vitrine d'en face. Un magasin de fleur. Aha... Pas le genre de Flynn. Je me foutrais drôlement de sa gueule si je le voyais travailler dans ce genre de truc. Je traverse la rue sans me soucier de la circulation. Les voitures klaxonnent, mais je n'en ai que faire. J'avance. Jules me gueule après, mais je ne lui répond pas, bien trop occupé à scruter la vitrine. Bordel, mais c'est Flynn. J'éclate de rire. J'balance ma clope sur la route et fourre mes mains dans mes poches, près à aller faire un petit coucou à mon vieux copain. Woody. Ah moins que ce soit Buzz. Hm... Non, c'est Woody, puisque c'est le plus vieux des deux jouets. Aaaaaah mais quelle Bitch. Jules se plante devant moi, une moue boudeuse. Elle est chiante bordel, elle en a jamais marre de me faire chier? Où tu vas?Je la saisis par les épaules et je lui pointe le rouquin à l'intérieur... Bon d'accord, pas roux, blond vénitien. Enfin, on s'en fout, c'est que des cheveux, ils sont utiles que pour avoir une prise quand on s'envoie en l'air. Je crois que j'me taperais bien le vendeur. Elle se tourne et m'administre un coup de poing sur l'épaule. Je laisse échapper un juron. Non, mais quelle garce. Le pire c'est qu'elle me prend pas au sérieux. C'est dingue les femmes, finalement, elles n'en font qu'à leur tête, tu as beau leur dire n'importe quoi, elle ne croit que ce qu'elles veulent entendre. J'hausse vaguement les épaules. Tu gâches toutes ma surprise beauté, si tu allais t'acheter un truc sexy à te foutre au cul? Hein? Je le déchirerais avec plaisir. Je sors de ma poche de la tune, elle s'en empare sans se poser de question, me vole un baiser et disparaît. Aha. J'aime lui faire plaisir, surtout quand c'est avec son fric à elle. Bon, la rouquine éloigné, je peux me consacrer pleinement au mécréant qui m'a faussé compagnie pour rejoindre sa toute petite sœur. Je me demande si elle est aussi bonasse que son frère... Hm... C'est envisageable, après tout, ça serait une bien belle vengeance. Inspiration profonde, j'entre dans le magasin de fleur, un sourire narquois et malsain s'installant sur mes lèvres, je choppe une fleur au passage et prend la direction du comptoir. Je ne sais pas s'il m'a vu, probablement que non, il tirerait une autre tronche. Je tend la fleur vert lui, la balançant malicieusement sous son nez. Hey branleur, regarde ce que tu avais laissé dans mes draps. Ta petite fleur. Je suis nulle en métaphore, sauf quand il s'agit de se foutre de la gueule de quelqu'un. Pour la peine, je suis plutôt fière de moi. Je le toise, putain sa gueule de con me dégoute et pourtant, je peux pas m'empêcher d'vouloir recommencer là où on en était resté avant qu'il se barre. Ca m'gave de ne pas pouvoir avoir ce que je veux, je lui balance la fleur en question dans la gueule, un sourire qui n'en est plus un, la rage vient assiégé mon cœur. Faut croire que je suis rancunier, faut croire que je lui en veux toujours et pourtant je suis là, face à lui.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps Vide
Message(#) Sujet: Re: J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps EmptyJeu 14 Avr 2011 - 22:34

Les deux prunelles collées au plafond, la couverture remonté jusqu’aux narines et la respiration lente, Flynn ressassait le bordel qu’était sa vie. En vingt-quatre ans d’existence, il fallait avouer qu’il en avait vu et vécu des merdes. Tellement qu’on aurait pu écrire une encyclopédie Nielson en dix-huit volumes. Sans doute l’avait-il mérité. Sans doute jugeait-on, quelque part là-haut, qu’il n’était pas digne de recevoir mieux. Et il se surprenait souvent à penser qu’il n’attendait rien d’autre de toute façon. Sa vie était vouée à l’échec. Quoi qu’il fasse, quoi qu’il dise : il y aurait toujours quelque chose qui l’empêcherait d’aller plus loin dans la félicité. Sa vie avait été gâchée un matin de Noël. Sa vie s’était achevée le jour exact où son père est décédé. Une partie de lui-même était morte avec lui. La partie humaine. Ce qui le rattachait aux choses et aux gens. Il avait appris à vivre sans avec les années. Grâce à Donald, grâce à la rue et grâce à tous ces gens qu’ils avaient rencontré ici et là. Il savait qu’être humain, ça n’apportait rien de bon et qu’il fallait parfois faire fi de tout cela. Malgré tout, Flynn – ou Logan, si vous préférez – ne pouvait s’abjurer totalement de toute humanité. Il reste un enfant. Un enfant que la vie avait meurtri et parfois, les enfants font des choix qu’ils regrettent. Sauf qu’ils ne savent pas qu’il est possible de changer le mal causé, alors, ils passent à autre chose. Le jeune homme, quant à lui, était parfaitement conscience de la porté de ses actes et il avait au fond de la conviction qu’il pourrait arranger les choses. C’était pour ça qu’il avait parcouru les villes pour retrouver sa petite sœur. C’est pour ça qu’il avait étudié les fleurs et s’était trouvé un emploi. C’était pour toutes ses raisons qu’il demeurait malgré tout humain. Maladroit certes, mais au moins, il était comme tout le monde. Un peu. Par moment. Quand on ne lui demandait pas de faire preuve de trop d’émotions. Il était peut-être là, son véritable problème… S’arrachant finalement à ses pensées sinistres, Flynn sortit de son lit et se dirigea dans la salle de bain pour faire sa toilette. Cela ne lui prit qu’un court laps de temps. Contrairement à sa colocataire, il ne passait pas sa vie à admirer le résultat d’une coiffure, ou à se maquiller. Et c’était tant mieux puisqu’il n’en voyait pas l’intérêt ! Bref, une fois prêt, il ne prit pas la peine de déjeuner car il était déjà en retard pour le boulot. À force de penser à mille et une chose sans importance, il avait finit par se mettre en retard. Quittant la maison rapidement, il pressa le pas pour ne pas rater son bus. Ne nous voilons pas la face, il n’avait jamais eu l’occasion de passer le permis. Il se déplaçait comme il pouvait…

Après trente minutes, lourdes et accablantes, de transport en commun le jeune homme arriva à destination. Comme à son habitude, il salua son patron avec bonne humeur. Il avait été son premier ami, ici. Il l’avait même hébergé quelques temps, juste avant qu’il ne rencontre Jisel. Les deux hommes discutèrent plantes et autres fleurs au nom imprononçable. Chacun avait une vision différente du bouquet. Tim était la version bariolée, pleine de vie. Pour lui, les fleurs c’était l’amour, le mariage, l’amitié… Flynn quant à lui, était la version morne et sombre. Les bouquets de fleurs, aussi beaux soient-ils, n’étaient acquis que pour de prompt rétablissement, pour des visites au cimetière, pour un adieu. Pour plein de choses diverses et variées mais tout aussi inutiles que futiles. La conversation s’achevait souvent avec quelques remontrances de la part du patron. Il fallait qu’il se montre jovial avec la clientèle, sinon, il ferait fuir tout le monde ! Alors, Flynn simula un large sourire et se posta au comptoir, attendant sagement que le client vienne à lui. Mais les clients s’étaient tellement peu bousculés aux portillons que l’après-midi lui avait semblée longue. Soupirant lourdement, il ne pouvait qu’attendre. Ses bouquets étaient prêts et emballés. Il fallait juste qu’ils soient embarqués ! Ah. Et finalement un monsieur vient récupérer sa commande. Concentré, Flynn ne fait plus attention à rien si ce n’est au solde que lui doit son client. Lui tendant finalement sa monnaie, il lui sourit en lui sentant une bonne journée. Et là… C’est le choque.

Juste sous son nez ; une fleur tombe devant lui. Relevant machinalement la tête, son regard s’arrête dans celui de son locuteur. Son cœur manque un battement. Impossible. « Hey branleur, regarde ce que tu avais laissé dans mes draps. Ta petite fleur. » Son regard passait furtivement de la fleur au jeune homme. Son cœur avait désormais pris un rythme affolant. Son regard était vide mais dans son ventre, il y avait des centaines de fourmis qui lui picoraient les entrailles. Même dans le pire de ses cauchemars, une telle situation ne se produisait pas. Ca ne pouvait pas être lui. Hors de question. Il refusait obstinément d’y croire. Il ouvrit alors la bouche et d’une voix rauque il demanda : « Puis-je vous aider ? » Il se persuadait tant et si bien qu’il ne s’agissait pas de Donald qu’il lui était impossible de dire autre chose. Mais conscient qu’il ne devait pas avoir mille Donald Spiederman sur la terre, il se mordilla la lèvre inférieure et demanda : « Qu’est-ce tu fais là, Spid ? Je… Je ne suis pas parti pour que tu me retrouves. Je suis parti parce que je ne voulais plus te voir. Je pensais que c’était clair. » Il se trouvait cruel de prononcé cela avec une telle nonchalance. Bien sûr, ce n’était qu’une apparence. Son estomac faisait des noms, sa tête était sur le point d’exposer et… Il avait cette envie étrange de le retrouver, comme avant. Peut-être parce que la vie avec Spid avait été facile, par moment. Peut-être parce qu’il avait été moins douloureux de se le farcir que de voir Ella briser. Peut-être parce que malgré tout, il avait été son sauveur. Peut-être aussi parce qu’il avait eu besoin de lui pendant si longtemps et qu’il avait honte d’être parti comme il l’avait fait. « Casse-toi. » Sa voix s’était faite murmure alors qu’il baissait les yeux vers la fleur posé sous ses yeux. Il s’en empara, la porta à son nez pour en humer le parfum et finalement, il finit par la déchiqueter. Pétales par pétales et puis, la tige. Des dizaines de petits bouts verts perdus face à son regard vide qui refusait obstinément de se poser sur l’abrutit congénital qui était entré dans sa boutique.


Dernière édition par Flynn P. Nielson le Sam 16 Avr 2011 - 10:47, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps Vide
Message(#) Sujet: Re: J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps EmptyVen 15 Avr 2011 - 1:29

Puis-je vous aider ? Rien qu'à voir la gueule qu'il tire en découvrant que je l'ai retrouvée, bordel, c'est jouissif. Plutôt satisfait de mon petit effet de surprise, je pose mes fesses contre le comptoir, sans réellement lui tourner les dos puisque je me suis légèrement décalé vers la droite. Je me marre. C'est plus fort que moi, il a franchement l'air décomposé, mais il va se reprendre je le sais. Qu’est-ce tu fais là, Spid ? Je… Je ne suis pas parti pour que tu me retrouves. Je suis parti parce que je ne voulais plus te voir. Je pensais que c’était clair. Il essaye quoi ce branleur? Me faire mal? C'est trop tard et de toute façon, c'est pas comme si j'accordais la moindre importance à ce qu'il peut bien vouloir ou non, dans le cas contraire, je ne saurais probablement pas là, devant lui. Je laisse échapper un soupir, portant à nouveau mon attention vers lui en secouant la frimousse à la négative. Casse-toi. Un murmure à peine audible et cette tapette qui osait même pas me regarder, montrant à quel point ma présence le gênait, ce qui ne pouvait pas me faire plus plaisir. Je le regardais maltraiter cette pauvre fleur avec un certain amusement, comme si à travers elle, c'était moi qu'il voulait blesser. Il voulait que je foutes le camp en vitesse. Je me demandais si c'était réellement moi qui le faisait fuir ou simplement le souvenir de ce qu'il avait été qui pouvait remonter à la surface. Au fond, je m'en foutais, le résultat était le même, j'étais pas là pour lui faire plaisir, j'étais là pour lui rendre la vie impossible. J'avais pas envie de lui foutre dans le cul, c'était pas pour ce genre de connerie que j'avais traverser le pays, non, c'était pour lui, parce qu'il avait pu pouvoir se débarrasser de moi aussi facilement. Mais personne ne se débarrasse de Donald Spiederman. J'avais pourtant cru qu'il savait que je ne le laisserais pas filer aussi facilement, que ce n'était qu'une question de temps avant que je ne reviennent lui voler dans les plumes. Il n'était tout de même pas naïf au point de croire que j'allais laisser couler et simplement reprendre le cours de ma vie en oubliant toute ses années passées l'un avec l'autre.

T-t-t-t-t. T'emballes pas. Je me hissais sur le comptoir en usant de la force de mes bras, posant mon cul magnifique sur le comptoir sans la moindre gêne. Je n'avais pas peur d'attirer l'attention? Hm. Absolument pas, bien au contraire, je savais que ce genre de situation gênerait l'enfoiré de Flynn. Ma main se glissa sur le comptoir où reposait tristement les restes de la fleur que ce pauvre con avait injustement punie pour ma présence. Pauvre petite fleur. T'es pas le centre du monde, j'viens chercher des fleurs pour Jules. Elle préfèrait certainement une bague, mais bon, c'pas mon genre. Enfin, si j'veux tirer mon coup, faut bien que je fasse un peu d'effort... Hein !? Un sourire vint à nouveau se glisser sur mes lippes alors qu'elles venaient s'emparer d'une cigarette. Oh, je n'allais pas l'allumer, je savais pertinemment que l'imbécile allait s'empresser de me l'arracher de la bouche pour que je n'empeste pas sa précieuse petite boutique de fleur. Enfin, avec toi, c'était pas pareil. J'avais pas besoin de te promettre quoi que ce soit pour que tu prennes. Je m'amusais clairement, le poussant à chaque instant un peu plus dans ses retranchements. Je voulais lui faire perdre le contrôle, plus encore, je voulais qu'il sombre, qu'il s'étale de tout son long, je voulais être celui qui provoquerait sa chute. Aaaah. L'enfer, j'y terminerais probablement, mais j'embarquerais ce salop avec moi avant même qu'il ne puisse s'imaginer le paradis. Je toisais les lieux, curieusement, ayant tout de même des difficultés à croire que son beau petit cul était réduit à travailler au milieu de fleur. Dans le genre stéréotype du gay refoulé, on ne fait pas mieux. Mes jambes se balançais, mes bottines frappant le comptoir à rythme régulier. Un sifflotement s'échappait de mes lèvres, nonchalant, comme si la situation n'était pas bourrée de tension. On en était exactement là où je voulais que l'on soit. Alors, comment vas ta petite soeur? Hein? Elle a été ravie de retrouver son précieux grand frère? Faudra que tu me la présentes, à l'occasion. Un nouveau rire alors que je quittais mon perchoir pour m'éloigner de Flynn, on sait jamais, à sa place, si un mec dans mon genre parlait ainsi de ma frangine, je lui enverrais mon poing dans sa gueule. Mais bon, j'avais jamais eu de sœur... Ah si. Mouai, mais c'est pas comme si elle comptais réellement ma petite sœur. Précieuse petite fille à sa maman. Une poupée. Une véritable conasse. Elle méritait certainement pas que je me batte pour elle. Foutue salle gosse. Je tournais dans le magasin, attrapant une ou deux fleurs au bazar pour les balancer dans la direction de Flynn. Alors, qu'est ce que tu deviens à part te la jouer déesse des fleurs?. Quitte à passer pour un crétin, je savais absolument pas comment on appelait ses fameuses protectrices de la nature, tout ce que je savais, c'était que c'était des putes nymhomanes... Ah bah justement, des nymphes, voilà, c'était des nymphes. Je m'emparais d'une rose blanche, la portant à mes lèvres je la gardais ensuite entre mes mains. Des roses blanches, tu crois que cela ne ferra pas trop vierge effarouché? Parce que franchement, c'est pas franchement ce genre de fille. Je le narguais comme je le pouvais, ne sachant pas trop si mes propos l'atteignaient. J'espérais sincèrement que ca serait le cas, qu'il en sortirait blesser et meurtri. Je voulais qu'il paye et ça, c'était que le début. Hm... Oui, je lui réservais bien des surprises à lui et à sa sainte nitouche de sœur que je tenais pour responsable de son départ, comme si je ne pouvais imaginer qu'il veille simplement quitter le navire parce que la vie qu'on menait était pas rose tout les jours. Je m'approchais de la porte d'entrée du magasin, faisant mine de sortir, je lui adressais un signe de la main, un peu comme le ferrait un militaire, un militaire sans le moindre style mais bon. Il rêvait. Moi, partir? Pas tout de suite. J'allais juste tourner le panneau pour que personne vienne nous faire chier. Je fermais boutique.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps Vide
Message(#) Sujet: Re: J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps EmptySam 16 Avr 2011 - 11:30

Comment expliquer l’acharnement du ciel sur la pauvre carcasse de Flynn Parker Nielson ? Il fallait bien avouer qu’il ne devait s’agir que de cela. Quoi d’autres sinon ? On ne pouvait pas lui mettre plus de bâton des les roues. Il pensait sérieusement qu’il avait payé pour toutes ses erreurs. Il pensait que la punition avait été suffisamment grande et que, par conséquent, il n’aurait désormais plus qu’à se supporter. Mais visiblement, on n’en n’avait pas fini avec lui. Comme si, sur son front, une marque au fer rouge inscrivait les mots : doit payer. Et vous ne pouvez pas vous imaginez combien il payait. Tous les jours il payait. Quand il se regardait dans le miroir. Quand il devait supporter la personne qu’il avait été et qu’il serait sans doute pour toujours. Il avait honte. Honte de lui. Il paraît que cela ne tue pas, mais c’est sans doute une erreur d’oser le croire. La honte tuait. Du moins, elle le tuait lui. A tout petit feu. Mais rien ne pourrait le tuer d’avantage que la vue de Donald Spiederman. Surtout lorsque ce petit foiré battait des pieds et des mains pour le troublé. Comme si sa seule présence ne suffisait pas. Il débarquait comme ça. Après presque six mois de silence. Si Flynn ne l’avait jamais oublié, il s’était fait à son absence et le retrouver là était bien trop troublait pour lui. Pourquoi fallait-il toujours que sa vie se voit bousculée ? N’avait-il pas droit au bonheur, lui aussi ? Certes, il s’agissait d’une hérésie mais comme il aurait aimé s’y perdre ! « T-t-t-t-t. T'emballes pas. » Et alors qu’il se hissait aisément sur le comptoir, Flynn ne pu s’empêcher de murmurer, plus pour lui-même que pour l’intrus : « T’emballe pas ? Putain, il se fout de ma gueule en plus. » Serrant les dents, il s’empêcha de réagir aux tentatives de Donald. De toute évidence, il voulait le pousser à boue. Il voulait qu’il ait honte de sa personne. Bien sûr, c’était réussi ! Comme si l’on permettait au client de poser sur leur cul sur le comptoir pour jouer avec une fleur ! Fleur qui en plus avait été détruite. Vous avouerez que pour un fleuriste, c’était l’hôpital qui se foutait de la charité, rien de moins ! « T'es pas le centre du monde, j'viens chercher des fleurs pour Jules. Elle préfèrait certainement une bague, mais bon, c'pas mon genre. Enfin, si j'veux tirer mon coup, faut bien que je fasse un peu d'effort... Hein !? » Jules ? Inconsciemment, le jeune homme était resté bloqué sur ce nom. Jules ? Pour une raison étrange, il en était presque à la jalouser. Serrant la mâchoire, il essaye d’enfuir ce sentiment au plus profond de lui-même. Mais putain. Il n’avait jamais rien fait pour lui. À part lui casser les couilles, comme le dirait si bien Donald. Cette histoire de fleurs, de bagues l’avait tellement troublé qu’il remarqua à peine que le jeune homme avait glissé une cigarette entre ses lèvres. Son regard vagabondait ici et là, il essayait à tout prix de ne pas poser les yeux sur lui. Il ne voulait pas le voir. Il ne voulait pas supporter son sourire suffisant et ses manières de rustres. Et pourtant… C’était qui, Jules, putain ? « Enfin, avec toi, c'était pas pareil. J'avais pas besoin de te promettre quoi que ce soit pour que tu prennes. » Flynn tourna la tête vers Donald. Ses yeux étaient emplit de vide. Pourquoi fallait-il qu’il jouait à cela avec lui ? POURQUOI ? Flynn arracha finalement la cigarette des lèvres du jeune homme et, contre toute attente, l’alluma lui-même pour en tirer une bouffée. Il avait les nerfs en pelote, il lui fallait un exutoire. Recrachant la fumée dans le visage de Donald, il finit tout de même par ouvrir la bouche. « Peut-être. Mais c’n’était pas parce que t’étais un bon coup. C’est surtout que j’avais rien d’autre à foutre, tu vois ? » Le fleuriste savait pertinemment qu’il ne devait pas se laisser faire dès le début. S’il commençait déjà à baisser la tête, il ne sortirait pas de cette rencontre, indemne. Si Donald voulait se montrer blessant, Flynn ne se laisserait pas avoir aussi facilement. Même pas en rêve. Il avait certes très mal. Des tambours lui martelaient la tête. Ou n’était-ce que les bottines de Donald contre le comptoir ? Et ce sifflement aigue qu’il laissait s’échapper de ses lèvres. Nouvelle bouffée de nicotine.

« Alors, comment va ta petite sœur? Hein? Elle a été ravie de retrouver son précieux grand frère? Faudra que tu me la présentes, à l'occasion. » Flynn écrasa la cigarette sur le comptoir. Tant pis s’il le cramait, à ce train là, il allait quand même se faire virer. Ce maudit con allait lui rendre la vie impossible. Jusqu’à ce qu’il pète irrémédiablement les plombs et que sa nouvelle vie vole en éclat. Foutu con. Branleur de merde. Insolent de ses deux. « Je t’interdis de parler d’elle. Je t’interdis ne serait-ce que d’y songer. Et je te conseille de rentrer chez toi, Donnie. Enfin, si t'en as un. » Il s’était éloigné du comptoir, somme toute pour éviter quelques altercations brutales. Mais même si Flynn l’aurait voulu, jamais il ne l’aurait envoyé au tapis. Pour la simple et bonne réponse que c’était Donald Spiederman et qu’il serait son éternel obligé. Et immanquablement, le prénom de Jules ressortait dans son esprit. Il voulait savoir qui s’était. Alors dans une tentative veine il déclara : « Et puis, ma sœur doit sans doute être ravie d’avoir retrouvé son précieux grand frère, comme tu dis. Contrairement à ta pouf’ qui doit se taper le gros lourd du coin. La pauvre. Ça doit être dur pour elle. » Flynn secouait la tête avec une sorte de sourire mi-ironique, mi-faussement triste. Et avec un haussement d’épaule, il ne put s’empêcher d’ajouter : « Ouah ! J’aimerais pas être à sa place ! » Des fleurs volèrent jusqu’à lui alors qu’il continuait de serrer les dents. Pourquoi fallait-il toujours que ce mec soit aussi détestable ? Mais il savait pertinemment que ce n’était pas Donald qu’il détestait. C’était la personne qu’il était avec lui qui ne lui inspirait rien de bon. Il se trouvait presque aussi impoli que lui. Il était on ne peut plus cynique. Mais le pire dans tout ça, c’était qu’il avait l’impression de se voir dans un miroir en regardant le mec débraillé face à lui. « Alors, qu'est ce que tu deviens à part te la jouer déesse des fleurs? » Il était, décidément, toujours prêt à le rabaisser. Mais comme il se l’était promis, Flynn n’allait pas se faire marcher sur les pieds. Spiederman allait quitter la ville. Que ça lui plaise ou non. Par la force s’il le fallait. « J’ai le plaisir de te dire que moi, au moins, je gagne ma vie honnêtement. Mais ça doit être une notion que tu ne connais pas. Je veux dire… A part faire la manche, volé dans les magasins et faire tout un tas de truc puni par la loi : qu’est-ce tu fais toi, dans la vie ? Ah oui ! Je sais ! Tu emmerdes le peuple. En tout cas, t’es doué. » Flynn se mordit la lèvre après sa petite réplique assassine. Il n’aurait certainement pas du aborder un tel sujet. Il savait qu’il allait s’en manger plein la gueule. Donald se ferait un plaisir de lui rappeler que, lui aussi, avait du ramener du pain à la maison. Mais il serra la mâchoire. Portant toute son intention sur les faits et gestes de Donald. Ce dernier c’était emparé d’une rose blanche qu’il avait porté à ses lèvres. Flynn ne put s’empêcher que, malgré tout, il l’avait sans doute aimé un peu. Ca ne devait pas être de la mort, mais ça devait être plus fort qu’il le pensait. Car là encore, une pointe de jalousie allait montrer le bout de son nez. « Des roses blanches, tu crois que cela ne ferra pas trop vierge effarouché? Parce que franchement, c'est pas franchement ce genre de fille. » Flynn s’apprêtait à rétorquer quelque chose, mais il vit le jeune homme se diriger vers la porte. Et alors qu’il lui faisait un signe de la main, le cœur de Flynn se serra en une douleur incompréhensible. Comme s’il refusait qu’il parte. Alors qu’au fond, il n’attendait que cela. Cependant, il connaissait trop bien Donald et il était certain que sa petite mise en scène n’était que du bluff. Il n’allait pas le laisser aussi facilement. Et encore une fois, il lui prouva combien il avait raison. Il avait retourné le petit panneau de la porte d’entrée. Fermé. Comme s’il pouvait fermer comme bon lui semblait. Flynn quitta son comptoir et se dirigea vers la porte pour refoutre sa pancarte à l’endroit. Mais tout en s’approchant, il s’était heurté à Donald. Près l’un de l’autre, trop, Flynn sentit le souffle chaud du jeune homme le caresser le visage. Il se mordilla les lèvres tout en laissant glisser ses yeux sur celles du jeune homme. Et dire qu’il pensait que le temps ferait des ravages. Quel tort d’y avoir cru. Secouant la tête violemment, le jeune homme s’écarta de l’autre corps et remit l’annonce dans sa position initiale. « Mon patron est parti livré une commande et s’il voit ça en revenant, je vais me faire virer. Je sais que t’en as rien à foutre. T’en as jamais rien à foutre de rien. » Refermant la bouche, conscient qu’il allait sans doute dire des choses qui allait dépasser sa pensée, Flynn se demandait pourquoi il était revenu. Finalement, il ne put s’empêcher de le remettre à sa place. Comme il le devait. Peut-être un peu mollement pour ce genre de spécimen, mais ou moins, il essayait. « Tu vois, toi et moi, on est pareil au fond. Je suis peut-être pas fichu de prendre mes responsabilités mais toi, t’es pas fichu de donner une chance aux autres. » S’il avait été foutu de le faire, il arrêterait de ramasser les gens sur les trottoirs pour leur brisé leur vie. Flynn se dirigea alors vers un bac de fleurs, il se pencha et sortit une tige avec beaucoup de petites blanches. « Je suis sûre qu’une cigüe correspondra davantage à son genre de fille. Après tout, ça signifie perfidie, poison, douleur du cœur, souvenir douloureux… Je pense que ça devrait lui parler. » Flynn balança la fleur au visage du jeune homme et s’approcha de lui. Si près que son nez était pratiquement collé au sien. Il le saisit par le col de son t-shirt poisseux et murmura entre ses lèvres : « Pourquoi tu me fais l’affront de revenir si t’as trouvée une pétasse à foutre dans tes draps ? » Refusant de lâcher prise, Flynn s’accrochait à lui comme à une bouée de secours. Pourquoi fallait-il toujours que la vie soit une telle garce !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps Vide
Message(#) Sujet: Re: J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps EmptyMar 26 Avr 2011 - 19:40

T’emballe pas ? Putain, il se fout de ma gueule en plus. Si je me fous de sa gueule? Indéniablement. Enfin, parfois, je me dis quand même que c'est lui qui se fout de ma gueule. Ce pauvre branleur était en train de se faire passer pour la petite créature sans défense pourchassée par le monstre que je représentais. Non, mais franchement, si c'est pas se foutre de la gueule du monde? Ce blaireau était sortit de ma vie aussi vite qu'il n'en était rentrer, sans prendre la peine de cracher un merci pour ce que j'avais fais pour lui. A l'attendre, il valait mieux que moi. Aha. La bonne blague, je sais d'où il vient, je connais ce qu'il y a de pire en lui pour l'avoir fait ressortir. Un foutu don. Je provoquais ce phénomène partout où je passais. Donc, ok, j'étais en partie responsable de son calvaire, sauf que ce calvaire ne lui déplaisait pas tant que ça quand il ne connaissait rien d'autre. Faudrait pas que monseigneur oublie que sans moi, sa jolie petite gueule d'amour aurait pris pour son grade, sans moi, il s'en serait peut-être pas sorti. Peut-être. Mais c’n’était pas parce que t’étais un bon coup. C’est surtout que j’avais rien d’autre à foutre, tu vois ? Un rire franc vint à franchir le seuil de mes lèvres. T-t-t-t. Mon cochon, tu vas pas me faire croire qu'avec moi t'étais un mal baisé. Surtout que ton petit cul et ta bite en ont vu défiler. C'est pas comme si à part moi, t'avais pas de quoi te vider les couilles !!! Vient pas prétendre que t'aimais pas ça ma salope, on sait tout le deux que t'en redemandais. La bonne blague. Comme si j'étais le seul à l'avoir baisé. S'il croit m'atteindre avec ce genre de réflexion de merde, il se trompe vachement. En plus, rien de ce qu'il ne dit n'est vraie. Moi? Un mauvais coup? BIP. Mauvaise réponse. Le pire c'est qu'il se fait passer pour une petite chose prude qui n'a pas trempé son biscuit à droite à gauche avec n'importe qui. Il peut bien garder ce genre de connerie pour les gens d'ici, moi je savais, moi j'avais vu du Flynn dans toute sa splendeur et je savais que finalement, il ne vaut pas mieux que moi. Ce chien galeux est peut-être même pire. A se faire passer pour le gentil petit gars à la vie bien rangé alors qu'au plus profond de lui se cache une pourriture bien gerbante. Ouai, moi aussi, mais la différence c'est que je me planque pas sous des faux semblants. Bordel, mais les gens sont hypocrites, montrant uniquement ce qu'il y a de meilleur en eux. Désillusion mes amis, la vérité, c'est qu'ils mentent sur toute la ligne. Personnellement, je préfère faire confiance à un gars comme moi, qu'à un gars comme Flynn. Quoi que, là, il redevenait celui que j'avais connu, celui que j'avais façonné à mon image. Bordel que j'aimais le voir se détruire. C'était jouissif. Petite ordure, même à ce niveau il est une merde. Bon à rien. Ah mais ce petit con va en prendre pour son grade. Clope coincé entre les lèvres, il pue l'influence de ce conard de Donald Spiederman que je suis. Je me délecte de sa perdition. Une minute avec moi et le voilà replongé dans ses mauvaises habitudes.

Je t’interdis de parler d’elle. Je t’interdis ne serait-ce que d’y songer. Et je te conseille de rentrer chez toi, Donnie. Enfin, si t'en as un. Aaaah le sujet qui fâche. La petite sœur. Il court droit dans le piège que je lui avais préparé. Pas besoin d'être sournois et de cacher mes intentions, il plonge, il nourrit la haine qu'il me porte de mes paroles, se fichant pas mal de nourrir mon propre plaisir. Un sourire vient fendre mes lèvres. Comme si c'est menace m'atteigne, ça me fait ni chaud ni froid, et encore, cette interdiction me pousse droit sur les traces de cette précieuse frangine. Oh il ne faisait qu'attisé ma curiosité à l'égard de la petite poupée, parce que franchement, l'idée de me foutre dans le chemin de cette petite garce germe dans mon esprit depuis un petit temps déjà. Je sais que si je veux atteindre Flynn, c'est à travers elle que je lui ferrais le plus de mal. Puis franchement, vu la gueule du frère, ca doit pas être du gâchis, la frangine.Ouah ! J’aimerais pas être à sa place ! J't'ai dis, j'viens chercher des fleurs. Si je rentre les mains vides, elle me laissera pas la troncher dans tout les coins de la maison. Au fait? Tu fais les livraisons? Non, parce qu'on habite pas loin. Jules, un point sensible? J'm'en fout. Tout les moyens sont bon pour le toucher. Je lui portais un coup de poignard en plein cœur, encore et encore, inlassablement, je voulais qu'il paie. Je savais que le fait que j'avais ramener une donzelle pour vivre dans sa petite zone de confort ne l'enchanterait guère. C'était pas pour ça que j'avais embarqué Jules avec moi, parce que franchement, j'l'aime bien Jules, pas uniquement pour la niquer, mais c'était un petit plus. Et puis, ma sœur doit sans doute être ravie d’avoir retrouvé son précieux grand frère, comme tu dis. Contrairement à ta pouf’ qui doit se taper le gros lourd du coin. La pauvre. Ça doit être dur pour elle. Paf. Réponse servie sur un plateau d'argent. je sais qu'il déteste Jules, rien qu'à sa façon de parler d'elle. Je jubile. Pauvre type, il est si facile de jouer avec ses pieds. Face de con. Je souris, haussant vaguement les épaules. La seule chose dure chez moi, c'est ma queue. Elle s'en est pas plainte, t'inquiètes.

J’ai le plaisir de te dire que moi, au moins, je gagne ma vie honnêtement. Mais ça doit être une notion que tu ne connais pas. Je veux dire… A part faire la manche, volé dans les magasins et faire tout un tas de truc puni par la loi : qu’est-ce tu fais toi, dans la vie ? Ah oui ! Je sais ! Tu emmerdes le peuple. En tout cas, t’es doué Putain , mais c'est que cet enfoiré me prend de haut? Il croit sérieusement les conneries qu'il balançait ou il essaye de se persuader d'être différent. Il me gonfle. La veine de mon front palpite, je me glisse au sol, plaquant mon corps contre le sien, je le saisis par la gorge sans la moindre douceur, on peut même dire avec toute la brutalité dont je pouvais faire preuve. Mon nez se pose contre sa joue avec que je prend une inspiration profonde, les paupières closent durant quelques petites secondes. Pour qui tu te prends Branleur? Tu as pas craché sur le fric et tu te fichais pas mal d'où il sortait quand t'en avais besoin. Je suis pas n'importe qui. T'es ma petite salope, ma créature. Tu croyais quoi, hein? Que j'allais te laisser foutre le camp? J'pourrais faire de ta vie une véritable merde. Tu veux vraiment que j'étale ton linge sale ici? Hein? Tu veux vraiment que ta petite conasse de sœur sache ce que son grand frère chéri à fait? HEIN? Toi et moi, on est pas si différent ma salope. Tu peux faire tout ce que tu veux, tu peux tenter de l'oublier, je serais toujours là pour te rappeler à quel point tu as partagé cette vie de merde avec moi !!!! Pauvre branleur. T'es qu'un sale pisseur qui a débarqué dans la rue sans savoir ce qui l'y attendait. J'ai été là, tu me le dois et tu me le devras toujours. J'accentue la moindre de mes paroles à l'aide de ma main, faisant pression contre sa gorge, sentant les palpitations de son cœur. Je lui mord la joue et le repousse contre le compte avec violence. Ouvre les yeux, t'es une merde.


Mon patron est parti livré une commande et s’il voit ça en revenant, je vais me faire virer. Je sais que t’en as rien à foutre. T’en as jamais rien à foutre de rien Il a raison, j'en ai rien à foutre. Je me promène dans cette petite boutique et je m'amuse à foutre le bordel, faisant tomber des vases, détruisant des fleurs. Flynn a réussi à me foutre en rogne, il a de la chance que je ne lui ai pas foutu un coup de poing dans la gueule. Il me connait suffisamment pour savoir à quel point je peux me montrer agressif. Tu vois, toi et moi, on est pareil au fond. Je suis peut-être pas fichu de prendre mes responsabilités mais toi, t’es pas fichu de donner une chance aux autres. Nouvel éclat de rire, plus rauque, plus amer. Je continue à faire les cents pas. j'peux partir, mais j'en vois pas l'intérêt. Rester? C'est dangereux, pour lui, pour moi, des coups risquent de se perdre, mais j'prend le risque, je suis là pour lui faire mal, c'est pas comme s'il pouvait réellement m'en faire plus.Tu n'as pas su prendre ta chance mon cochon, tout ce que tu as su prendre, c'est dans l'cul. Élégant et gracieux, du Spid dans toute sa splendeur. Je suis sûre qu’une cigüe correspondra davantage à son genre de fille. Après tout, ça signifie perfidie, poison, douleur du cœur, souvenir douloureux… Je pense que ça devrait lui parler. Tu flattes mon égo, branleur, mais malheureusement tu n'as encore rien vu? Des menaces? Bien évidemment. Je l'ai dis, je veux faire de sa vie un enfer. Pourquoi tu me fais l’affront de revenir si t’as trouvée une pétasse à foutre dans tes draps ? Alors, c'est la pétasse qui te gène? Comme si je revenais pour te sauter. j't'ai dis, tu me dois et me devras toujours quelques choses. Je suis là pour que tu te souviennes à quel point ta vie est merdique. Je suis ton pire cauchemar. T'auras beau te réveiller, croire que ce n'est qu'un mauvais rêve, je serais là pour te ramener à la réalité.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps Vide
Message(#) Sujet: Re: J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps EmptySam 30 Avr 2011 - 2:21

La vie n’était-elle donc qu’une succession de désillusions ? Fallait-il toujours que les bons moments soient obscurcis par les pires vilenies ? Mais quel était donc l’être absurde qui gouvernait ce foutu du monde ? Il n’était juste avec personne. Certains pouvaient crier haut et fort que la vie leur souriait et que tout était parfait dans le meilleur des mondes. D’autres pouvaient se vanter de voir la roue tourner de temps à autres. Mais certains malchanceux, un peu comme Flynn sans doute, devait accepter le fait de n’être qu’un pion de trop sur l’échiquier du destin. Le sort s’emblait s’acharner sur eux. Cela était sans doute une punition qui n’arrivait que trop tard. Mais la punition était en elle-même le résultat du méfait. Ce qui, lorsqu’on y songe, est plutôt incompréhensible. Il en avait marre d’être le larbin du temps, l’esclave de la vie et le fou du désespoir. Il voulait profiter de la vie, il voulait sourire et crier au monde combien la vie était une belle fleur dont il ne fallait pas briser les pétales. Mais les rêves sont fait pour être brisé et non pas uniquement pour rêver. Et Flynn avait son propre cauchemar à trimballer, pour la reste de sa vie qui plus est, Donald Spiederman. « T-t-t-t. Mon cochon, tu vas pas me faire croire qu'avec moi t'étais un mal baisé. Surtout que ton petit cul et ta bite en ont vu défiler. C'est pas comme si à part moi, t'avais pas de quoi te vider les couilles !!! Vient pas prétendre que t'aimais pas ça ma salope, on sait tout le deux que t'en redemandais. » Le jeune homme soupira d’exaspération. En quelques mois, il avait presque pu oublier Donald et ses répliques grossières. Il avait presque oublié son odeur. Il avait presque oublié ses nombreux tics langagiers. Et puis surtout, il avait presque oublié celui qu’il avait été en sa compagnie. Certes, cela sommeillait toujours en lui mais personne n’aurait le mérite de le lui faire cracher un si gros morceaux. Mais voilà, il était revenu. Ce petit enculé avait pointé son joli petit cul et il croyait sérieusement qu’il allait lui laissé champ libre pour bousiller sa vie ? Portant alors son regard de glace sur l’intrus, un vague sourire ironique s’imposa sur ses lèvres. « Mais t’as qu’à penser ce que tu veux, ma princesse. Mais tu sais, il n’y a pas que les filles qui savent simuler. » Son but ultime était de le faire douter. Il voulait qu’il se sente en position de faiblesse. Qu’un seul instant, Spiederman comprenne que le monde ne pouvait pas toujours lui appartenir. Qu’il n’était pas l’être parfait qu’il se targuait d’être. Que finalement, lui aussi ne pourrait être qu’un pantin. Souvent dans les histoires, on oriente le lecteur vers un suspect et ce n’est qu’à la fin qu’on se rend compte de la supercherie. Flynn essayait le tout pour le tout. Si pendant un seul instant Donald venait à douter, alors il aurait gagné une bataille. Certes, pas la guerre mais au moins une partie de cette dernière. Sauf que bien sûr, il n’y croyait que très moyennement.

Et puis bien sûr, il fallait qu’il aborde le sujet le plus redouté. Ella. Pourquoi ce connard prenait-il un malin plaisir à le torturer de la sorte ? Sa présence seule suffisait à détruire Flynn de l’intérieur. Revoir cet énergumène faisait naitre en lui des sentiments partagés et affolés. Avec le temps, son absence avait réussi à le laisser de marbre. Au début, il avait eu du mal à ne plus songer à lui et à ne plus le voir dans le moindre de ses songes. Mais maintenant, tout cela était bel et bien finit ! Alors qu’il soit là ou non, ça ne devait rien changé. Sa vie était ici désormais. Avec Ella. Jisel. Et toutes ces autres personnes qu’il avait pu rencontrer et qui avait désormais plus d’importance que Spid n’en n’aurait jamais. « J't'ai dis, j'viens chercher des fleurs. Si je rentre les mains vides, elle me laissera pas la troncher dans tous les coins de la maison. Au fait? Tu fais les livraisons? Non, parce qu'on habite pas loin. » Flynn serra les dents. Il devait avoir mal entendu. Ce n’était pas possible autrement. Non, ça ne pouvait pas être possible. Ce petit branleur ne pouvait pas avoir de maison dans le quartier où lui vivait. Il ne pouvait pas côtoyer ses voisins. Il ne pouvait pas fouler les mêmes rues que lui. C’était impensable. Inconcevable ! Le fleuriste tâcha de prendre la voix la plus détachée qu’il pu avant d’énoncer clairement : « Arrête de jouer au con, Spid. T’es pas fichu d’avoir une baraque. Et puis, je ne pensais pas que les fleurs c’étaient le dernier truc qui t’arrêtait pour troncher qui que ce soit. Tu te ramollis, l’asticot ! » Il croisa alors les bras, le regard sceptique. Il espérait sérieusement que le jeune homme n’avait pas de maison et encore moins dans son propre quartier. Sinon, il devrait à nouveau fuir. C’était lâche et moche, mais qu’elles étaient les autres options ? Aucune. Il n’y avait aucun plan B avec un type de ce genre. Quoi que tu fasses : tu perds ! Comment cette nana pouvait d’ailleurs le supporter. C’était un lourdaud de première et Flynn ne se gêna pas pour le faire remarquer. Et comme toujours, il avait réponse à tout le branleur ! « La seule chose dure chez moi, c'est ma queue. Elle s'en est pas plainte, t'inquiètes. » « Oh, ta gueule. » La réplique était partie seule. Incapable de la retenir.

Mais peut-être qu’il avait été trop loin. Peut-être que les mots qu’ils osaient libérer de l’entrave de ses lèvres seraient trop dur à avaler pour un type de la rue. Pour un Donald Spiederman. Pour un putain d’imbécile heureux qui croit découvrir la vie dans un paquet de Chocapic lorsqu’il tombe sur un sabre laser. Foutu con. Foutue vie. Une pression se fait ressentir alors sur sa gorge alors que la personne qu’il redoutait le plus était désormais collée à lui. Son nez effleurant sa joue le fit bien plus grimacé que le manque d’air qu’il commençait à ressentir. Flynn avait redouté un tel contact et désormais, il ne savait plus s’il devait en être dégouté et si cela lui avait manqué. C’était ridicule. Profondément absurde. Ce n’était qu’un con. Un foutu con. Mais chaque mot qu’il prononçait lui émaciait le cœur, le lui lacerait, le lui déchiquetait en des milliers de lambeaux. Je ne suis pas ta salope, je ne suis pas ta créature, je ne suis rien qui puisse t’appartenir. L’air commençait à lui manqué alors que les mots de Donald se faisaient plus violent et l’enlacement de ses doigts plus étroits. Que le calvaire s’arrêterait-il ? Et puis soudain, la pression qui se relâche, une morsure sur la joue et une poussée qui l’envoi s’écraser sans douceur contre le comptoir. « Ouvre les yeux, t'es une merde. » Appuyé contre le comptoir, la hanche douloureuse, Flynn grimace de douleur. Et pourtant, il ne peut s’empêcher de rire. Oui, il rit. La situation n’a rien de drôle et pourtant, son rire s’élève dans toute la petite boutique. Comme il était naïf. Comme il le pensait petit et faible. Et bien sûr, il l’était. Mais ça, il n’était pas obligé de le savoir. « Je ne suis qu’une merde hein ? Ta petite salope, ta créature, un vilain petit cochon… Oh la la ! » Nouveau rire. Mais cette fois, Flynn ne se retient même pas. Il est littéralement amusé par ce que Donald peut oser dire. Pourtant, il reprend son sérieux et titubant, il rejoint le jeune homme. A son tour, il se colle à lui et fait courir ses lèvres sur la joue du jeune homme. Baiser, morsure et même petite léchouille sont au programme. Essayant sans doute de le déstabiliser. Et alors que sa bouche atteint l’oreille du malheureux, d’un ton enjoué Flynn lui susurre quelques mots. « Si c’est moi ta créature, pourquoi c’est toi qui m’a pratiquement supplié de resté, hein ? Tu m’as demandé si tu n’avais jamais compté un jour et tu veux connaître la réponse ? Oui, tu as compté. Mais tu sais quoi ? Aujourd’hui je ne vois plus en quoi. Pauvre merdeux. Tu t’es vu ? » Ses mots se faisait aussi blessant que possible. Qui eu cru que Flynn n’aurait pas abandonné depuis longtemps ? Et pourtant, il était plein de surprise !

Mais une fois encore, est-ce que cela suffirait-il pour calmer ce vaurien ? La réponse exacte resterait un éternel NON, sans doute. « Tu n'as pas su prendre ta chance mon cochon, tout ce que tu as su prendre, c'est dans l'cul. » « Toujours autant de classe, alors là, bravo ! En tout cas, il me semble que tu fais suffisamment allusion à mon cul pour comprendre qu’il te manque. C’est bête hein… je viens de le fermer pour cause de chantier ! Repasse dans cent ans, que je serai six pieds sous terre ! » Flynn se battait contre lui-même pour sortir ce genre de réplique. De toutes ses forces il luttait contre sa nature à vouloir fuir les problèmes. Il essayait aussi bien qu’il le pouvait de faire comprendre à ce petit con qu’il ne l’atteindrait pas. Et pourtant… Rien que l’allusion à cette fille lui avait martelé le cerveau de questions. Le cœur de coup. Et le dos de frissons. Il s’était agrippé à lui comme à une bouée et pourtant, cela ne semblait pas le gêner. Pourquoi ne pouvait-il pas ressentir les choses de la même façon ?! « Alors, c'est la pétasse qui te gène? Comme si je revenais pour te sauter. J't'ai dis, tu me dois et me devras toujours quelques choses. Je suis là pour que tu te souviennes à quel point ta vie est merdique. Je suis ton pire cauchemar. T'auras beau te réveiller, croire que ce n'est qu'un mauvais rêve, je serais là pour te ramener à la réalité. » Le jeune fleuriste ne pu que soupirer de nouveau et relâcha prise avant de s’approcher de la porte et de l’ouvrir à la volée : « Sort d’ici tout de suite. Tu n’as rien à foutre ici. Tu as pris un pied d’enfer à tout détruire ? J’en suis bien content pour toi, maintenant tu vas foutre le camp. Et si tu n’es pas prêt à me foutre la paix, vient on va discuter dehors. Histoire que le monde entier voit la vermine que tu es. » Flynn resta planté là, le regard froid et la main sur la poignée de la porte toujours ouverte. Il fallait que monsieur se décide vide, sinon, il appellerait les flics : c’était décidé !
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps Vide
Message(#) Sujet: Re: J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

J'ai trouvé ta petite fleur dans mes draps

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Lieux divers-