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 N° 9971; Happy to see you again !

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Message(#) Sujet: N° 9971; Happy to see you again ! Ven 1 Avr 2011 - 15:18



NATE HEPBURN ¤ ANYA SURICH

06:39 PM – Nate's House


« On n’a pas assez de fonds pour acheter du nouveau matériel. La ville ne nous donne pas assez d’argent, il va vite falloir trouver une solution. » Le caporal-chef avait réuni tous les membres de la caserne pour une réunion spéciale. Le budget était en chute libre, et il devenait de plus en plus difficile de faire son travail dans de bonnes conditions. Il fallait trouver une solution rapidement, et pour le moment, les idées ne se bousculaient pas au portillon. Anya observait tout ça du coin de l’œil, elle savait que ses collègues pour la plupart masculin, se fichaient bien de trouver de l’argent, tant qu’ils étaient payés, c’était l’essentiel. Après quelques secondes de silence, la voix douce mais ferme d’Anya s’éleva dans la salle: « Des calendriers. » Tous se tournèrent dans sa direction, et la demoiselle sentit ses joues s’empourprer pour son plus grand malheur. Elle détestait rougir, pour elle, il s’agissait d’une marque de faiblesse, et ce n’était définitivement pas l’endroit pour se montrer faible ou fragile. Travailler dans un univers d’homme était déjà bien assez compliqué à gérer, il ne fallait pas non plus qu’elle leur tende des perches énormes pour qu’ils se moquent d’elle. Après avoir repris ses esprits, elle se rendit compte qu’ils la regardaient tous sans rien comprendre. Anya soupira et poursuivit son idée: « Pourquoi on ne ferait pas un calendrier avec les pompiers dessus ? On ferait ensuite du porte à porte pour les vendre, et les gens donneraient ce qu’ils désirent. » Des murmures s’élevèrent dans la salle tandis que des mots plus forts que d’autres surgirent un peu partout dans la pièce: « Stupide ! » « Ridicule ! » « Elle est folle ! » Anya baissa doucement le visage, elle se sentait mal d’avoir proposé une idée qui de toute évidence n’avait convaincu personne. Pourtant elle était persuadée que c’était la meilleure chose à faire. Les habitants ne refusaient jamais d’acheter un calendrier aux pompiers, pour la simple et bonne raison qu’ils leur étaient toujours reconnaissant de mettre leur vie en péril pour sauver la leur. Finalement, après quelques rires et moqueries, le caporal-chef ordonna le silence: « Sapeur Surich, je trouve l’idée plutôt intéressante. »

Et c’est comme ça que tout commença, c’est ainsi qu’Anya se vit dans l’obligation de poser au milieu de ses collègues. Il lui avait dis d’enlever ses vêtements pour vendre plus de calendrier, mais elle avait refusé. Il n’en n’était tout simplement pas question, elle n’était pas un bout de viande, merde à la fin. Une fois que le calendrier fut terminé, et tiré en de nombreux exemplaires, Anya se retrouva à la vente. En fait, elles étaient trois filles dans la caserne, trois filles qui devaient se taper le sale boulot, accompagné de trois hommes blessés qui ne pouvaient rien faire d’autre. Chacun avait son quartier, et c’est ainsi qu’Anya fut assignée à son propre quartier: Ocean Grove. L’idée de faire du porte à porte en tenue de pompier ne l’enchantait guère mais après tout pourquoi pas. C’était son idée, elle n’avait plus cas assumer. Les premiers jours cela avait été plutôt amusant. Les gens étaient souriants, respectueux et achetaient volontiers. Même si cela faisait un peu plus d’un an qu’elle habitait ici, la jeune femme connaissait encore peu de monde, c’était donc un bon moyen pour elle de se faire connaitre dans sa rue. Ce soir là, il ne lui restait plus que deux maisons à faire. Les calendriers dans les mains, elle monta l’allée d’une maison, devant le seuil de la porte, elle frappa et attendit la tête légèrement baissée qu’on vienne lui ouvrir la porte. Le soleil commençait à se coucher et il commençait à faire nuit. Finalement, la jeune fille entendit la clé dans la serrure tourner, et la porte s’ouvrir. Sans vraiment regarder elle commença à parler: « Bonjour, c’est pour les cal… » Anya venait de relever le visage vers l’inconnu qui n’en n’était pas un. Stupéfaite, elle avait perdu ses mots. Devant elle se trouvait Nate Hepburn. Oui c’était lui, dans toute sa splendeur, il n’y avait aucun doute là-dessus, même s’ils ne s’étaient pas vu depuis des années, elle n’avait jamais pu l’oublier. Prenant conscience de qui lui faisait face, elle laissa tomber ses calendriers par terre et se jeta dans les bras de son ami. Emotive comme elle était, elle ne parvint pas à retenir ses larmes plus de cinq secondes. Et tandis qu’elle était accrochée au cou du garçon, elle lui glissa à l’oreille entre deux sanglots: « Mon dieu, je ne pensais pas te revoir un jour ! » Elle se décala de lui, les yeux brillants d’émotion et l’observa de la tête aux pieds. Non il n’avait pas changé, il était toujours aussi parfait. Ne tenant plus elle se rejeta une nouvelle fois dans ses bras. La vague de souvenirs qui l’assaillait lui faisait perdre toute contenance et sérénité dans un murmure plus que sincère elle lui dit: « Tu m’as tellement manqué. »




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Message(#) Sujet: Re: N° 9971; Happy to see you again ! Mer 1 Juin 2011 - 5:40

    Il y avait maintenant cinq semaines qu’il avait pris la décision de rester à Miami. Ce n’avait pas été chose facile, mais il avait en quelque sorte pardonné à Faith en réalisant qu’il n’avait plus qu’elle. C’était triste à dire, car ce n’était pas nécessairement une personne sur qui il pouvait compter, mais c’était comme cela. Il préférait encore rester auprès d’elle et refaire sa vie que de s’isoler quelque part au pays et recommencer tout à zéro. Et puis, il s’était habitué à la chaleur constante alors le nord l’intéressait plus ou moins. Ainsi, pour la première fois en très longtemps, il se sentait bien de nouveau. Il avait l’impression que tout était à sa place : il rejouait enfin au basket dans une équipe universitaire et c’était un réel plaisir, il recommençait les cours et même s’il n’avait jamais été du genre studieux, Nate aimait retrouver une certaine routine. Il s’était créer un nouveau cercle d’amis, il fréquentait même une jeune femme du nom d’Evy et il avait retrouvé sa relation avec Faith. Tous deux avaient réussis à aménager une sorte de mini bar dans la maison, ils avaient également une table de billard. Ils n’étaient pas encore tout à fait au point niveau adaptation, il faut dire qu’il y avait certaines règles de quartier qu’ils ne respectaient pas encore, par lâcheté, surtout. Ils n’avaient toujours pas tondu leur pelouse et n’avait pas appelé, comme tous les autres, le mec de l’entretient. Ainsi, leur pelouse était infesté de pissenlit et les plantes des anciens propriétaires étaient desséchées, pendantes. Leur cours était dans un état épouvantable, car s’ils n’avaient pas eu le choix de réparer la toiture, l’état arrière de la maison avait été négligé. Il faut dire qu’ils n’avaient pas l’habitude, venant tous deux de NY, ils n’avaient jamais eu de jardin et tout cela, si ce n’est dans leur propriété secondaire mais encore, ils avaient quelqu’un pour s’occuper de cela. Et en Californie, c’était assez simple; il n’y avait qu’un balcon qui donnait sur l’océan. Certes, un petit bout de terrain paraissait tout autour, mais personne ne les embêtait pour qu’ils s’en occupent. Ainsi, malgré quelques désagréments- les voisins pouvaient être vraiment ennuyeux- ils s’en sortaient bien. La veille, c’était l’anniversaire de Faith et le jeune homme avait eu la chance de l’avoir pour lui quelques instants. Ils n’avaient rien fait de particulièrement excitant, Nate était un peu fatigué de sa journée alors il avait simplement commandé du chinois et ils avaient bu et joué au billard jusqu’à ce que vers les onze heures, les jolie blonde l’abandonne pour rejoindre des amis. Il ne l’avait pas entendu rentrer et en fait, elle n’était pas revenue pour lui nuit.

    C’est donc avec une minuscule gueule de bois que le garçon se leva le lendemain- c’est-à-dire aujourd’hui- et qu’il s’était préparé une omelette aux légumes pour déjeuner. Il avait mangé tout en perdant du temps sur le net, puis il était sorti faire sa course matinale. Il était passé dix heures et il ne rencontra personne sur le chemin. Il faut préciser que comme lui, plusieurs personnes couraient tous les jours et il s’était pris d’amitié pour deux ou trois d’entre eux et faisait souvent un bout de chemin accompagné. Il revint à la maison et prit une douche. C’était samedi et il n’avait rien de prévu alors il alla à la plage, prendre un peu de soleil. Il n’avait pas envie de voir des gens, ce qui lui arrivait très rarement, mais c’était surtout parce qu’il ne se sentait pas extrêmement bien et qu’il préférait prendre cela relaxe. Il serait peut-être resté chez lui à faire une sieste, à regarder la télévision, mais c’était l’une des plus belles journées de l’été alors il s’était forcé pour aller dehors. Il s’était endormi et s’était réveillé avec le corps entièrement enterré. Il était passé cinq heures alors la majorité des gens avaient quittés et il ne sut pas quel enfant s’était amusé de la sorte. Il poussa un grand soupir, ayant à peine la force de se sortir de là. Il plongea dans l’océan et y resta un bout de temps, nageant contre le courant pour sortir de cet état amorphe où il avait été plongé toute la journée. Puis, il rentra chez eux et se doucha de nouveau. Il mit s’habilla correctement puisque sa copine et lui avaient prévu de passer la fin de soirée ensemble- elle avait un souper en famille jusqu’à environ 9h. En attendant, il se prépara des pâtes et s’installa devant la télé pour les manger.

    Lorsqu’on cogna à la porte, le garçon fronça les sourcils, portant sa main à la hauteur de ses yeux. Il ne comprenait pas. Il était encore tôt, Evy ne pouvait pas être déjà là, surtout qu’elle l’aurait appelé avant de venir. Il baissa le son du téléviseur et alla ouvrir. Une pompier se tenait devant sa porte, elle commença à parler et lorsqu’elle releva la tête, elle sembla prise d’une crise d’hystérie et lui sauta dans les bras en pleurant. Nate resta perplexe, il la tenait contre lui et ne comprenait pas. Il faut dire que si lui n’avait pas changé le moins du monde, Anya elle, était complètement différente. À l’époque, il l’appelait punaise tellement elle était chétive. Elle ne se souciait pas de son apparence et se tenait beaucoup avec des garçons, elle n’avait rien de féminin. La personne qui se trouvait devant lui était une femme, une très belle femme. Elle s’éloigna et le dévisagea, et le basketteur lui rendit la pareille. Puis, avant de se jeter de nouveau dans ses bras, elle enleva de son visage les cheveux qui lui bloquait le visage et ce mouvement unique- elle ne tassait pas seulement le mèche de cheveux, elle la tournait autour de son doigt avant de la remettre derrière son oreille- lui permit de la reconnaître. Bien sûr, il était encore un peu mal à l’aise de sa réaction, n’ayant plus pensé à elle depuis, well… depuis qu’il était parti de NY. Il eut tout de même un sourire et augmenta la pression contre le corps de la jeune femme en disant : « Wow, la punaise ». Elle eut un rire et ils se détachèrent l’un de l’autre. Nate l’invita à entrer et ils s’installèrent sur le divan. Le jeune homme n’en revenait simplement pas, il était assez perturbé par l’apparence de son amie. Surtout lorsqu’elle retira son habit de pompier et se retrouva en jeans et en camisole- elle qui n’avait pas eu de seins jusqu’à l’âge de 16 ans, avait désormais une poitrine absolument incroyable. Elle remarqua peut-être le regard de Nate, car elle croisa les bras sur sa poitrine, le visage légèrement empourpré. Elle lui demanda s’il n’avait pas une veste à lui prêter, elle prétexta avoir froid et le garçon alla lui chercher une de ses vestes. En revenant, il lui dit : « T’as pas à être gênée, je suis désolé c’est juste que… » Puis il ne poursuivit pas sa phrase, pensant que lui dire à quel point ils étaient beaux ne l’aideraient certainement pas à être plus à l’aise. Il lui sourit et lui proposa à boire. Elle accepta et il revint avec deux bières. Puis, il lui demanda ce qu’elle devenait…
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Message(#) Sujet: Re: N° 9971; Happy to see you again ! Sam 18 Juin 2011 - 18:24

Si Nate n’avait pas pensé à Anya depuis qu’il était parti de New-York, la jeune femme, elle, avait souvent pensé à lui. De nature nostalgique, elle aimait passer du temps à se remémorer de nombreux souvenirs. Emotive comme pas deux, il n’était pas rare de la voir verser une petite larme, émue par ses souvenirs, ou au contraire, de l’entendre rire toute seule au milieu d’une rue en se rappelant d’un moment drôle. Blottie dans les bras de celui qui fut durant de longues années son meilleur ami, Anya se souvenait de nombreuses choses. Elle se rappelait de leurs parties de football, de Nate essayant de lui apprendre le basket, elle se souvenait de leurs soirées passées sur le toit d’un café qu’ils fréquentaient souvent, elle se souvenait de leurs fous rires, de leurs disputes, peu nombreuses mais bien présentes, elle se souvenait de lui, de leurs moments de complicité, de leur amitié. Serrée contre lui, elle avait les yeux clos, savourant ces retrouvailles qu’elle avait tant espérées mais dont elle avait finalement abandonné l’idée. Les bras de son ami se resserrèrent autour de son corps, et la chaleur humaine qu’il dégageait vint comme réchauffer son cœur. Lorsqu’il lui dit: « Wow, la punaise » Anya ne put s’empêcher de rire. Elle avait oublié ce surnom, elle ne se souvenait plus qu’il l’appelait de la sorte, et elle devait bien admettre que cela lui faisait un bien fou de l’entendre à nouveau. Enfin, elle daigna se décoller de lui, un sourire heureux et ravi accroché à son visage. Nate ne perdit pas de temps pour l’inviter à entrer chez lui. Elle se baissa pour ramasser les calendriers qu’elle avait fait tomber et suivit le garçon jusqu’au salon. Elle ne regardait même pas la maison, elle n’observait pas la décoration, elle était bien trop concentré sur le basketteur, c’était comme si elle était en plein rêve, elle n’arrivait pas à se rendre compte concrètement qu’elle était chez lui et qu’il habitait désormais à quelques pas de chez elle. Elle finit par poser ses affaires sur la table basse, puis enleva sa veste de sapeur pompier, laissant ainsi découvrir les courbes de son corps et sa poitrine importante. La demoiselle s’installa sur le divan, et c’est à ce moment là qu’elle se rendit compte de la portée du regard du jeune Hepburn. Celui-ci venait en effet de s’apercevoir de la métamorphose physique d’Anya. Soudain gênée, elle se sentit rougir légèrement et finit par croiser ses bras sur sa poitrine pour tenter de cacher ses seins. C’était parfaitement ridicule, elle en avait conscience mais c’était plus fort qu’elle. Elle ne s’était jamais sentie gênée vis-à-vis de Nate, pour quoi que ce soit, mais là, chez lui, après toutes ces années, ses complexes étaient plus forts que leurs retrouvailles. Tentant de reprendre le dessus sur cette gêne passagère, la jolie brune demanda d’une voix un peu gênée: « Je… J’ai un peu froid, t’aurais pas une veste à me prêter ? » Nate se leva rapidement pour aller chercher une veste de survêtement, et en lui tendant il lui dit: « T’as pas à être gênée, je suis désolé c’est juste que… » Anya croisa son regard, et tout en enfilant la veste qui sentait son odeur, le même parfum que lorsqu’ils étaient jeunes, elle remonta la fermeture et lui dit avec un petit sourire: « C’est juste que physiquement j’ai changé… Je suis devenue une fille, avoue que tu ne t’y attendais pas ! » Et elle lui fit un petit clin d’œil. A sa dernière phrase Anya s’était remémoré brièvement sa jeunesse, et il était normal que Nate soit surpris par ce nouveau physique, elle n’était plus aussi frêle et aussi garçon manqué, au contraire, elle avait des formes, et était devenue féminine malgré le métier d’homme qu’elle exerçait. Nate alla ensuite chercher deux bières, et lui demanda ce qu’elle était devenue. Après avoir bu une gorgée, elle lui répondit de façon naturelle: « Et bien comme tu l’as sans doute compris, je suis devenue sapeur pompier. Je sais pas comment j’en suis arrivée là, c’était comme une évidence je crois. J’ai fait de l’humanitaire en Afrique et je me suis rendue compte que j’avais besoin d’aider les gens, vraiment besoin de les aider. » Elle haussa les épaules devant cette révélation qui semblait tout droit tirée d’un film alors qu’en réalité, elle était plus que sincère. Elle porta la canette de bière jusqu’à ses lèvres et lui demanda: « Et toi alors ? Raconte moi ! Tu es enfin devenu basketteur professionnel, ou tu suis toujours des études ? » Depuis tout petit, Nate avait un rêve, celui de devenir pro, Anya s’en souvenait parfaitement. Combien d’heures avait-elle passé à l’observer s’entrainer ? Enormément ! Si bien qu’elle connaissait par cœur les règles de ce sport. Elle était vraiment curieuse de savoir s’il avait continué sur cette voie ou si au contraire il avait changé. Et pour la première fois depuis qu’elle était arrivée, la jeune fille regarda autour d’elle. Elle se rendit alors compte que la maison était immense, beaucoup trop grande pour une seule personne. Curieuse elle le questionna: « Tu vis seul ici ? » Et au moment où elle posa sa question, elle aperçut un chandail féminin posé sur un fauteuil un peu plus loin. Un sourire amusé apparut sur son visage, et elle pointa du menton le morceau de tissu: « Apparemment non. Tu vis avec ta copine ? Il va falloir que tu me la présentes ! » Anya était vraiment à l’aise, c’était comme s’ils ne s’étaient jamais quittés. Elle venait de retrouver son meilleur ami, et comme elle le laissait entendre, elle comptait reprendre ce qui lui appartenait de droit, à savoir: une place dans la vie du jeune Nate Hepburn.
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Message(#) Sujet: Re: N° 9971; Happy to see you again ! Mar 26 Juil 2011 - 19:40

    « C’est juste que physiquement j’ai changé… » Nate ne fit aucun commentaire, mais il est vrai qu’il ne s’était jamais attendu à une telle transformation. En réalité, le jeune homme n’avait jamais vu Anya de cette manière et c’est ce qui était si beau dans leur relation passée. La moitié des filles de son ancien groupe étaient sortie avec lui et les autres étaient secrètement amoureuses du basketteur. Avec Anya pourtant, ils étaient simplement les meilleurs amis du monde. Il ne comptait sur personne d’autre qu’elle, il ne se confiait qu’à elle. Elle n’avait jamais agi avec lui comme les autres; comme si elles n’étaient pas elles-mêmes et n’étaient que ce qu’elles croyaient qu’il voulait qu’elles soient. Elle n’était pas gênée d’avoir l’air ridicule en sa présence ni de lui tenir tête. Ils avaient été extrêmement proches. Les fois où il était allé chez elle en plein milieu de la nuit, simplement pour qu’ils se promènent dans la ville de New-York endormie. Évidemment, il l’entrainait souvent dans des plans pas possible. Un soir, il l’avait amené à la piscine municipale et ils avaient pris un bain de minuit- en sous vêtement- riant comme de vrais gamins. Ils s’étaient arrosés, s’étaient poursuivis. Pas une seule fois il n’y avait eu de regards prolongés, ni de toucher déplacer, aucun d’eux n’avait tenté des rapprochements. Ce n’était pas qu’elle n’était pas jolie à cette époque- bien qu’elle l’était moins que maintenant- mais c’était surtout parce qu’il la connaissait depuis qu’il était né. Elle habitait à quelques pas de chez lui, ils avaient été aux mêmes écoles et avaient toujours eu le même cercle d’amis. En fait, ils étaient ceux qui n’étaient jamais partis. C’était arrivé souvent qu’une chicane fasse en sorte que deux ou trois personnes ne fasse plus parti du groupe, ou qu’un déménagement en éloigne d’autres. Anya et Nate étaient toujours là, ensemble. Lorsque la jeune fille était sortie avec Anthony et qu’il l’avait laissé parce qu’il la trouvait trop coincé. Lorsqu’il avait monté tout le monde contre elle, pour être certain de ne pas être celui qui se retrouverait seul après la rupture, Nate était resté avec elle. Ils s’étaient fait d’autres amis, c’est tout. Il ne comptait plus le nombre de match de basket auxquels elle avait assisté, probablement qu’elle n’en avait manqué un seul, lorsque sa grand-mère était à l’hôpital.
    Et bien qu’en quittant New-York aussi brusquement, Nate n’avait pas songé à ceux qu’ils laissaient derrière, il réalisait à quel point ces gens de son enfance lui avait manqué. Il n’avait jamais rappelé, il avait littéralement tiré un trait sur son passé, avait oublié ceux qui avaient alors compté pour lui. Il considérait cela plus facile, sans doute. Le fait de revoir sa meilleure amie lui faisait un bien fou, cela faisait remonter à la surface une époque bien lointaine. Il avait toujours considéré son temps en Californie comme les plus belles années de sa vie, mais il en doutait maintenant.

    Assis confortablement dans son fauteuil, Nate regardait Anya. Elle était en train de lui raconter ce qui s’était passé avec elle et il la trouvait si différente. Il ne s’agissait pas seulement du physique, c’était plutôt… Il n’avait plus l’impression de la connaître. Certes, il était toujours aussi à l’aise en sa compagnie, mais… Elle s’informa alors de ce qu’advenait sa carrière de basket et il éclata de rire : « Je suis encore aux études, en science politique. C’est intéressant, mais comme mon but est encore de jouer pro, ça ne me sert pas à grand-chose. Je dois seulement conserver une bonne moyenne pour continuer à jouer dans l’équipe de l’université et continuer de me faire voir par des recruteurs. » Il la regardait observer l’appartement et réalisa qu’il était réellement attiré par elle. Enfin, il ne venait pas réellement de réaliser, il avait pu s’en apercevoir dès qu’il l’avait vu. Seulement, il se rendait compte que la vision qu’il avait toujours eue d’elle avait changé. Il était capable de s’imaginer coucher avec elle, il avait envie de le faire. Il but une gorgé pour essayer de ne pas l’imaginer toute nue, mais elle lui demanda s’il vivait avec sa petite amie et il faillit s’étouffer avec l’alcool qu’il avait en bouche. Le résultat fût qu’il recracha le tout sur le plancher, en toussant pour reprendre son souffle. « Quoi? Non, non t’es malade! » Il s’essuya la bouche et se racla la gorge. « Je suis vraiment loin d’être prêt à emménager avec une fille. Ou plutôt, avec une fille que je fréquenterais. C’est seulement une amie, rien de plus, je t’assure! » Il s’en voulu de tant vouloir la convaincre, comme si cela avait réellement de l’importance qu’elle sache qu’il n’était pas en couple. Ou enfin, il l’était, mais ce n’était tellement pas sérieux que ça ne comptait pas. Il termina sa bière, furieux contre lui-même de la désirer et d’ainsi changer ce que leur relation avait été. Cela compliquait effectivement les choses, car il ne pouvait s’empêcher de la déshabiller du regard et il devait faire de grand effort pour ne pas la draguer. Et cela le rendait quelque peu mal à l’aise, car il ne sentait pas cette attirance réciproque. Bien sûr, il aurait probablement pu tenter de changer la donne, mais cela aurait carrément brisé leur relation. Car Nate s’était juré de ne plus avoir de relation stable, il en avait trop souffert. Et s’il parvenait à la fréquenter un moment, il finirait par la laisser tomber et il y aurait du ressentiment et… Le jeune homme se gratta la nuque et détourna les yeux. Il posa son regard sur la porte patio afin de cesser de penser à cela. Il eut un sourire triste qu’elle ne vit pas en voyant une cours banale et en lambeau plutôt que la plage. Il se tourna de nouveau vers Anya lorsqu’il la sentit bouger. Elle venait probablement de réaliser l’heure qu’il était et la principale raison de sa venue, car elle venait de se lever. Elle s’excusait, mais devait continuer sa tournée. Nate se leva à son tour et sortit de sa poche un vingt dollars qu’il lui tendit pour un calendrier. Elle eut un grand sourire et lui en tendit un, cherchant à lui rendre le change alors qu’il le feuilletait rapidement. Il eut un air déçu et lui montra sa photo : « T’es pas en maillot? Alors là, je veux être remboursé! » Et il eut un rire. Elle voulut lui rendre sa monnaie, mais il refusa. Ils se dirigèrent vers la porte d’entrée et Nate était en train de lui demander de repasser bientôt lorsqu’elle lui proposa de l’accompagner pour la vente : « On ira boire un verre après, ou quelque chose comme cela ». Elle lui sourit, il sourit également, mais un peu mal à l’aise. Il n’avait pas réellement envie. Elle le supplia, comme elle seule savait le fait et il finit par accepter. Elle lui ordonna alors d’enlever son chandail, ce qu’il fit avec plaisir. Puis, elle lui mit son casque sur la tête et satisfaite, elle déclara : « Comme cela, les filles aussi vont vouloir m’acheter des calendriers! » Le jeune homme éclata de rire et la suivit dehors.
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