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 N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ...

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N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... Vide
Message(#) Sujet: N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... EmptyMer 30 Mar 2011 - 1:47

17 MARS 2012
N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... Goldoah


FLASHBACK, 27 février 2012
17H51

« Mais puisque je te dis que c'est Rachel qui a vomi dans le lit ! J'y peux rien si ce bébé à l'estomac fragile ! Tu pourrais te montrer un peu moins ingrate, j'ai pris la peine de changer les draps avant que tu ne rentres pour t'épargner la corvée, pas pour que tu me hurles dans les oreilles que personne n'entre dans ta chambre ! Un bébé Goldie, un bébé ! Tu sais, le truc auquel devait ressembler Austin avant de devenir le portrait craché de sa harpie de mère ! Elle devait faire sa sieste, on prenait un verre avec Laurence au salon en attendant que tu reviennes, c'était plus pratique qu'elle soit au calme, excuse-là de vivre cette môme ! Et maintenant, si tu veux bien arrêter de me les briser, je vais prendre une douche ! »

Et il tourna les talons, agacé par la crise qu'elle venait de lui faire, profondément dégouté par la façon qu'elle avait de le prendre pour son chien en plus d'avoir l'audace de croire qu'il était aussi son esclave. Cela dit - et même avec le visage fermé par la colère - Noah n'en restait pas moins fier de son mensonge et de la façon dont il pensait avoir berné l'ennemie ... Avec un peu de chance, Goldie serait assez agacée pour ne pas chercher plus loin que ce qu'il venait de lui monter comme bateau. Après tout, même si le fait qu'ils aient installé Rachel dans la chambre de Goldie plutôt que dans celle de son fils était passablement étrange, tout le reste se tenait. Laurence était effectivement passée, elle avait effectivement couché la petite et ... bon, d'accord, ils avaient fait plus que prendre un verre, mais ça Goldie n'était pas sensée le savoir et rien ne le sous-entendait dans ce qu'il venait de dire. Que les draps aient été salis par leurs ébats et l'huile de massage plutôt que par le vomi de Rachel n'était en aucun cas prouvable. Éventuellement, des doutes ou des soupçons auraient pu être émis, mais encore aurait-il fallu que lui vienne à l'esprit que Laurence ait couché avec lui, alors que rien - jamais, même pas une seule fois - n'avait laisser croire à une quelconque attirance autre qu'amicalement platonique entre eux ...

02H18
Il n'arrivait pas à dormir. Aussi étrange que cela puisse paraitre, Noah avait pris le pli de sentir la chaleur d'un autre corps contre le sien le soir, ce qui - au fil des jours - était devenu une sorte de repère et d'élément de confort indispensable à des nuits paisibles et détendues. Narcisse, Jaelyn et beaucoup d'autres avant elles avaient toujours été des chauffages d'appoint rassurants et à l'odeur enivrante qui lui permettaient de sombrer dans le sommeil à l'abri des tracas, du stress ou de l'ennui puisque - en plus de sentir bon - elles avaient aussi la qualité de pouvoir donner et recevoir du plaisir en échange le soir ou Morphée n'était pas au rendez-vous ... Or, seul dans son le lit glacé qui était désormais le sien au 1593 Lemon Street, il tournait et tournait encore en maugréant et en marmonnant qu'il aurait des cernes le lendemain pour sa séance photo. Rien pour s'occuper les mains, rien pour s'occuper l'esprit, pas même quelqu'un pour lui ronronner dans l'oreille et l'endormir avec des mots doux, Dickers tournait tel un fauve en cage qui sentait sa jauge de frustration remonter en flèche malgré le fait qu'elle eut largement été calmée environ deux semaines auparavant en compagnie de son amie Laurence ...

L'irritation engendrant l'agacement et l'agacement laissant porte ouverte à l'énervement pur et simple, il finit par abandonner l'idée de dormir et se leva, ronchon, pour se rendre à l'étage inférieur où le lecteur DVD du salon lui offrirait peut-être la distraction dont il avait besoin pour se calmer et rejoindre par la suite les limbes d'un sommeil que ne serait, de toute façon, pas aussi reposant que celui qu'il aurait pu trouver après une séance de sexe torride, il le savait. Descendant l'escalier à pas de loup et simplement vêtu du caleçon avec lequel il aimait dormir, Noah se sentit grandement tenté lorsqu'il passa devant la porte de la chambre de Goldie. Owi, l'idée de la réveiller en sursaut pour lui faire payer la frustration de se sentir aussi seul dans sa vie privée était plus que tentante ... Tellement tentante à vrai dire qu'il posa la main sur la poignée de la porte et qu'il hésita, planté là, dans le noir le plus total, les idées défilant dans son esprit sur la manière la plus violente de la sortir du sommeil.

Au bout d'un moment, la crasse la plus sournoise qui soit lui vint à l'esprit et il ouvrit la porte tout doucement, bien décidé à avancer l'heure de son réveil, de pousser l'alarme au maximum et de déplacer l'engin à l'autre bout de la pièce dans l'optique de la faire taper dans le vide le lendemain matin, lorsque la sonnerie retentirait bien plus tôt que d'habitude et l'obligeant à se lever pour pouvoir mettre fin à cette fanfare. Cela dit, à peine eut-il ouvert la porte que l'atmosphère de la pièce lui parut étrangement vide. Pour avoir vécu avec elle pendant un mois entier lorsqu'ils étaient réellement ensemble, Noah aurait été capable de reconnaitre l'odeur de la jolie blonde entre mille. Or il n'y avait aucune trace de fragrance dans l'air. Rien, nada, pas même une effluve de Chanel n° 5 ! Intrigué, il glissa les doigts par l'interstice de la porte entrouverte pour presser interrupteur mural et découvrir - parfaitement déconfit - que Stewart n'était bel et bien pas présente dans la pièce et encore moins dans le lit tiré à 4 épingles. Fronçant les sourcils et déçu de ne pas la trouver là où elle aurait du être à une heure aussi tardive, il referma la porte et se traina jusqu'au salon en maugréant de plus belle. Seulement, il eut à peine le temps de s'asseoir dans le canapé qu'un bruit de serrure se fit déjà entendre ! Figé dans l'obscurité, la télécommande dans la main, Noah tendit une oreille méfiante en direction du Hall. Il lui suffit de reconnaître un claquement de talon aiguille pour deviner que la tricheuse était de retour. Aussi, porté par le vent de la révolte, il se releva et se redirigea vers l'encadrement de la porte qui séparait le salon de l'entrée. Là, le regard accusateur, les bras croisés sur son torse nu et l'épaule appuyée contre le battant, il observa Goldie s'efforcer de faire le moins de bruit possible (très certainement pour ne pas réveiller Cléo et Austin).

« C'est à cette heure-ci que tu rentres ? » Grinça-t-il, aussi menaçant qu'une ménagère de 50 ans qui viendrait de prendre son mari en flagrant délit de découchage.

Titre et paroles bann. © Cali - Je te souhaite à mon pire ennemi.


Dernière édition par Noah J. Dickers le Mer 30 Mar 2011 - 23:39, édité 1 fois
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N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... EmptyMer 30 Mar 2011 - 6:06


♠ Flash-Back | 27 FEVRIER 2012
La voix de Noah se faisait de plus en distante au fur et à mesure qu’il osait lui mentir de façon aussi délibérée et décontractée. Jouer la carte du jeune homme faussement outré par des propos qu’il juge ne pas méritait horripilait la belle blonde debout dans sa chambre. Agacée par l’intrusion de Noah dans une pièce où il avait interdiction de poser les pieds, plus il s’entêtait à s’enfoncer dans son mensonge et plus châtiment qu’elle lui réservait serait terrible. Une punition qui prenait forme dans l’esprit de la belle, alors qu’elle semblait contempler un bracelet en or blanc qu’elle avait entre les mains. Ce même bracelet qu’elle venait de trouver au sol au pied de son lit et dont elle connaissait parfaitement la propriétaire et les conditions dans lesquelles ce bijou lui avait été offert. Goldie l’avait acheté pour féliciter son amie Laurence à l’époque où celle-ci venait d’obtenir son diplôme d’avocate ; Fière que son amie est réussi dans un moment où elle-même avait échoué lamentablement, préférant se laisser guider par les plaisirs de la vie et une carrière de mannequin incertaine à l’époque. « [..] Et maintenant, si tu veux bien arrêter de me les briser, je vais prendre une douche ! » Si Goldie avait été surprise de trouver son lit arborant de nouveaux draps, le mensonge que venait de lui balancer Noah pouvait être plausible. Laurence aurait très bien perdre ce bracelet alors qu’elle était venue s’occuper de la petite Rachel, mais elle en doutait. Le doute reposait sur la serviabilité du jeune homme, elle l’imaginait mal décider rendre ce service à la blonde démoniaque qui s’arrangeait pour que sa vie, en ce moment, soit plus que lamentable. Installer Rachel dans la chambre de Goldie n’aurait pas été la première idée à laquelle aurait pensé une mère, elle aurait voulu installer son enfant dans la chambre d’un autre enfant, en l’occurrence, dans ce cas précis, celle d’Austin. Goldie profita donc de l’absence momentanée de Noah pour se rendre dans son bureau où elle alluma son ordinateur, cherchant à trouver l’élément qui ne concordait pas dans cette histoire. Elle aurait pu décider de se venger sans raison valable, mais étrangement et pour une fois, elle voulait se baser sur des faits réels et concrets. Elle observa donc avec attention une vidéo qu’elle venait d’allumer et sur laquelle on pouvait voir la chambre d’Austin, filmée vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Simple mesure de précaution et de sécurité quand on savait ce que la blonde cachait ; Et élément qu’elle cachait à tous les habitants de cette maison pour éviter les questions auxquelles elle ne répondrait pas. Et devant ses yeux s’offrait un spectacle des plus touchants d’une Laurence qui, en bonne mère attentionnée installait délicatement son bébé dans le lit d’Austin, ce qui venait confirmer ce dont elle était presque sûre : Noah avait eu la stupide idée de lui mentir et de s’envoyer en l’air dans son lit avec Laurence. Elle quitta son bureau et d’un pas assuré, prit la direction de la chambre de Noah. Goldie aurait pu en vouloir à Laurence d’avoir agi de la sorte derrière son dos, mais elle semblait reposer tous les torts sur le dos d’un seul fautif, Dickers, qui avait enfreint une règle essentiel de leur accord : Sa chasteté forcée pour lui prouver sa fidélité. C’est donc avec un plaisir non dissimulé qu’elle ouvrit la fenêtre de sa chambre et commença à jeter par celle-ci tous les objets appartenant au jeune mannequin ; Vêtements, chaussures, produits de beauté, photos, ordinateur, tout y passait et allaient s’écraser sur la pelouse verte en bas. Après avoir pris soin de vérifier qu’aucun objet ne lui avait échappé, elle s’éclaircit la voix, se postant devant la porte de la chambre. « T’es qu’un salaud, tu m’avais juré que ça n’arriverait pas, que tu m’aimais ! Tu vas le regretter, je te jure que tu vas le payer Dickers, va falloir que tu rampes à mes pieds si tu veux que j'oublie cette histoire ! » Toute la maison l’avait entendu, la fenêtre étant toujours ouverte, les commère du quartier avait eu l’explication aux affaires de Noah gisant sur la pelouse et apparemment, Noah qui adorait passer des heures à se pomponner dans la salle de bain, décida tout de même de venir voir pourquoi Goldie se mettait encore une fois à hurler. Elle l’accueillit avec un grand sourire aux lèvres, posant ses yeux verts sur sa montre. « Tu as exactement 180 secondes pour perdre une nouvelle fois ta dignité et sauver tes affaires. » La folie de la blonde pouvait frapper à toute heure et sous n’importe quelle forme, à Noah d’être plus rapide et plus malin. Mais d’ici trois minutes, les arroseurs électriques se mettraient en marche et il pourrait dire au revoir à ce qu’il chérissait tant. Pour empêcher ça, il lui suffisait de se mettre à hurler qu’il était désolé et toutes ces conneries selon lesquelles il l’aimait et qu’elle comptait plus que tout à ses yeux et de courir récupérer ses affaires ; Du moins, pas si la blonde machiavélique pensait qu’il méritait d’être puni plus sévèrement et là, elle appuierait sur un joli bouton qui enclencherait la fin pour Noah.


La seule façon qu’avait trouvé Goldie Stewart pour échapper à son quotidien infernal, c’était de sortir faire la fête, de boire de manière démesurée et de s’envoyer en l’air avec des hommes dont elle était sûre qu’ils garderaient le secret. C’était ce qu’elle avait décidé de faire ce soir, profitant de la tranquillité qui régnait dans la maison pour sortit sans que personne ne s’en aperçoive. Austin était couché, Cléo aussi et elle espérait que Noah se soit étouffé sous sa couette. C’est donc l’esprit tranquille qu’elle avait pris la direction d’une boite branchée de la ville où l’attendaient des amis à elle et avec qui elle comptait se changer les idées à coup de Tequila et de sexe. La belle blonde avait donc suivi chacune de ses règles, avaient laissé de côté la modération niveau boisson était s’était envoyée en l’air avec Esteban qu’elle avait retrouvé dans la soirée. Sa soirée s’était magnifiquement bien déroulée et elle n’avait qu’une envie, retirer ses talons aiguilles et allée retrouver la tranquillité de son lit. L’heure tardive l’a força à faire le moins de bruit possible, même si franchement, ses pas de travers sur ses centimètres de talons ne l’aidait pas. Elle chercha cinq bonnes minutes ses clefs dans son sac et quand elle les trouva enfin, elle ouvrit tant bien que mal le porte d’entrée. La maison était plongée dans le noir complet elle crut que sa vision troublée par l’alcool lui jouait des tours quand il lui sembla voir se dessiner devant elle la silhouette de Noah. Mais apparemment, le jeune mannequin se trouvait véritablement devant elle puisqu’il semblait vouloir jouer les moralisateurs de bas étage. « C'est à cette heure-ci que tu rentres ? » Elle passa devant lui, le frappant sur son épaule dénudée, faisant claquer sa main sur sa peau. Cet abrutit lui avait fait peur à jouer les espions à une heure pareille. Avant que sa soirée, qui avait si bien commencée ne se transforme en véritable cauchemar, elle retira ses chaussures, les laissant trainer au milieu du chemin. « J’ai besoin d’un dernier verre pour affronter une nouvelle discussion avec toi Dickers. » Se dirigeant vers le bar, elle attrapa la première bouteille qui lui tomba sous la main – du vin blanc qui ferait l’affaire – et elle se servit un verre avant d’aller s’assoir dans son canapé alors que sa tête commençait à tourner. Il allait de soi qu’elle n’avait pas servi Noah et qu’il était hors de question qu’il touche à cette bouteille où à toute autre qui se trouvait dans cette maison. Goldie alluma la lampe qui se trouvait à côté d’elle et elle partit à la recherche d’un miroir dans son sac, qu’elle trouva et dans lequel elle semblait observer son cou, soulevant ses boucles blondes. « Tu me rappelleras de mettre du fond de teint sur ce suçon. A moins que tu ne préfères dire au monde entier que c’est l’une de tes œuvres ? » Amusée, Goldie se mit à rire, sachant pertinemment qu’évoquer sa nuit de folie avec Noah, coincé à la maison allait l’agacer. Mais il semblerait que cette fin de soirée allait mal tourner, alors autant en profiter pour faire souffrir une fois de plus, son jouet préféré.
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N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... EmptyJeu 31 Mar 2011 - 0:46

FLASHBACK, 27 février 2012
18H21

La taille entourée d'une serviette de bain et les cheveux encore ruisselants, Noah s'observait dans le miroir en fronçant les sourcils, persuadé d'avoir perdu un peu de muscle depuis la dernière fois qu'il s'était attardé sur un état des lieux de sa petite personne. Inquiet, il se retourna et entreprit de faire rouler les muscles de ses épaules sous sa peau bronzée tout en se tordant le cou pour voir si son dos avait lui aussi souffert de cette infime perte d'envergure, certes, mais perte quand même ! Là, son inspection minutieuse se trouva sévèrement interrompue par les beuglements de Goldie. Blasé et exaspéré à la fois, il ne prêta tout d'abord pas attention au contenu du discours qu'elle semblait lui tenir depuis la pièce d'à côté, trop habitué à ce qu'elle s'égosille pour encore s'en impressionner. D'ailleurs, son esprit divagua le temps d'un instant pour lui faire penser qu'il aurait bien fait de lui offrir - pour son prochain anniversaire - ce genre de colliers électriques que l'on attachait au cou des chiens et qui leur envoyaient une décharge dès qu'ils se payaient l'arrogance d'aboyer un peu trop fort sur leur maître. Cela dit, quand les mots " Tu vas le regretter " et " va falloir que tu rampes à mes pieds " lui parvinrent aux oreilles, il consentit à sortir de la salle de bain pour voir ce qui pouvait bien la mettre dans un tel état, trop persuadé d'avoir menti assez finement pour envisager ne serait-ce que l'idée qu'elle ait pu trouver de quoi l'accuser tangiblement.

En arrivant dans sa chambre et en remarquant le sourire machiavélique qui habitait le visage de la blonde, le doute ne fut cependant plus permis. Goldie avait le regard sadique et méchant des mauvais jours, des jours où il savait par avance que la guerre était perdue et ce sans qu'elle ait même eut le temps de commencer. « Tu as exactement 180 secondes pour perdre une nouvelle fois ta dignité et sauver tes affaires. » « Mais de quoi tu parl ... » Répondit-il avec insolence avant de se décomposer totalement en se rendant compte que sa chambre venait de subir la razzia la plus totale et que la quasi totalité de ses affaires n'y étaient plus. Là, son regard agar s'attarda sur la fenêtre ouverte et la connexion se fit, aussi bien par rapport au fait qu'il retrouverait ses affaires un étage plus bas, sur la pelouse du jardin, que par rapport au fait qu'aucun voisin n'avait pu passer à côté de cette scène orchestrée de main de maître par Goldie-putain-de-salope-de-merde-un-jour-je-vais-te-tuer-tu-vas-pas-le-voir-venir-(sale-connasse). Glacé par la colère et la rancœur de se voir mis au pied du mur de cette façon, il la fusilla du regard, loin, tellement loin du Noah doux, sexy et enjôleur qu'il avait été dans les bras de Laurence. « Toi aussi tu vas me le payer Goldie, t'es qu'une salope. Non, Cléo est une salope, et pourtant elle a plus de classe que toi. Toi t'es une garce de bas étages. » Persifla-t-il les sourcils froncés et les iris lourds de nuages menaçants. Puis, deux ou trois tonalités au-dessus pour que tout le quartier l'entende, il se mit à crier : « Mais chérie, je te jure que c'est pas ce que tu crois ! Calmes-toi ! CALMES-TOI ! Je t'aime, je vais tout t'expliquer, c'est un malentendu ! JE T'AIME JE TE DIS ! » Belle, enflammée, pleine de trémolos et de sincérité apparente, la déclaration coulait comme du miel mais l'expression faciale, elle - loin du regard des commères du quartier - n'avait jamais été aussi haineuse.

Se débarrassant de sa serviette sans aucune pudeur ni aucune considération pour la présence de Goldie à portée de vue, Noah enfila la seule chose qui semblait avoir survécu au ménage de la blonde : un jean chiffonné qui avait eu la chance de s'être perdu sous le lit plutôt que dans le dressing. Avec des gestes sévères, mécaniques, froids même, il referma les boutons de ce dernier sur sa peau aussi douce que son humeur n'était dure et tourna les talons pour aller subir son humiliation dans le jardin ; tout en sachant parfaitement que derrière les rideaux apparemment immobiles des fenêtres voisines, leurs voisins aussi faussement parfaits qu'eux le regarderaient ramasser vêtements et accessoires en se retenant de jurer face à son ordinateur en lambeaux et à tout ce qui n'avait pas survécu à la chute ...

02H18
Pivotant sur lui-même afin de ne pas la quitter des yeux alors qu'elle lui passait devant pour se rendre au salon, Noah répondit par un " tssss " menaçant lorsqu'elle lui tapa sur l'épaule. La douleur, infime, n'était rien en comparaison du caractère horripilant que prenait le moindre contact physique avec la blonde depuis qu'elle s'acharnait à faire de sa vie un enfer. « J’ai besoin d’un dernier verre pour affronter une nouvelle discussion avec toi Dickers. » * Pauvre fille ... * Ironisa-t-il, amère, en se doutant bien qu'elle rentrait d'une soirée pleine d'amusement et de rebondissements alors que lui, malheureux et frustré, avait du se contenter d'un repas sans saveur et d'un aller simple pour son lit inhospitalier. Les bras toujours croisés sur son torse et l'air exaspéré de la voir tanguer légèrement en se servant à boire, il garda le silence jusqu'à ce qu'elle s'assoie dans le canapé et se mette à examiner son cou à travers son miroir de poche. « Tu me rappelleras de mettre du fond de teint sur ce suçon. A moins que tu ne préfères dire au monde entier que c’est l’une de tes œuvres ? » « Tu sais Goldie, je comprends qu'il t'ait plantée avant le mariage. C'est vrai ça, qui voudrait partager sa vie avec une teigne pareille ? » Répondit-il, pincé. " Il ", celui qui lui avait brisé le cœur, qui l'avait poussée à la dépression et qui avait fait que Noah, lorsqu'il avait connu Golide - à l'époque où ils s'aimaient pour de vrai - avait du se donner beaucoup de mal afin de la faire rire, de l'amuser et puis surtout de parvenir à gagner un peu de cette confiance qu'elle avait alors décidé de ne plus accorder à aucun homme. " Il ", l'argument mesquin, le coup en traitre, la chose qu'elle aurait bien du mal à réfuter puisque Dickers avait été la pour la voir faible et malheureuse suite à cette histoire ... « Profite pendant que t'es belle, dans 20 ans ton cul n'excusera plus ton comportement de garce auprès des gens. Tu finiras toute seule, amère, méchante et pathétique, tout comme t'es pathétique de prendre ton pied à me voir devenir fou, enfermé ici ... Tu sais quoi ? Si j'avais de l'estime pour toi je pense que j'aurais pitié. »
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N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... EmptyVen 1 Avr 2011 - 1:07


♠ Flash-Back | 27 FEVRIER 2012
« Mais chérie, je te jure que c'est pas ce que tu crois ! Calmes-toi ! CALMES-TOI ! Je t'aime, je vais tout t'expliquer, c'est un malentendu ! JE T'AIME JE TE DIS ! » Aucuns mots sur cette Terre n’auraient pu décrire le sentiment intérieur de satisfaction, de bien-être et de toute puissance que ressentait en cette instant Goldie Stewart. Et c’est avec un sourire sadique et malsain qu’elle regarda Noah s’empresser de passer quelque chose sur lui et se ruer dans les escaliers, sachant pertinemment que lorsqu’il ouvrirait la porte d’entrée, celle-ci le conduirait à une humiliation totale. Goldie se plaça derrière l’une des fenêtres du salon, de là elle pouvait voir Noah s’afférer à attraper chaque objet que la blonde avait si sauvagement jeté du premier étage. Elle aurait pu s’arrêter là, se contenter de ce qui venait de se passer, d’avoir réussi à détruire la moindre once de dignité qui aurait pu habiter le corps du jeune mannequin. Elle aurait pu, mais ce serait mal la connaitre de croire qu’elle allait laisser passer une occasion en or et qui ne se représenterait surement jamais d’enfoncer le clou une bonne fois pour toute et de montrer à Dickers qui menait la danse. Ce crétin avait réussi à rassembler toutes ses affaires, persuadé qu’il aurait le temps de les rentrer à l’abri avant que les arroseurs automatiques ne se déclenchent, et il avait raison. Mais ce dont il ne se doutait pas, c’était que le doigt fin à l’ongle parfaitement manucuré de la belle blonde venait de presser le bouton du déclenchement manuel, laissant un Noah surpris qui s’affolait dehors, cherchant au plus vite de déplacer ses affaires jusqu’à la maison. Ce qu’il parvint à faire, mais pas avant que l’eau n’ai ruiné quelques précieuses pièces de grands couturiers, des objets électroniques et certaines photos. « Ça c’était pour Cléo. » Lui lança-t-elle, comme pour justifier son geste alors que Noah venait d’entrée en trombe dans la maison. Les bras croisés sur sa poitrine, toisant le jeune homme chez qui elle put lire dans les yeux une colère ardente qui lui était destinée. Mais la blonde insolente s’en fichait bien, elle n’avait pas peur de Noah, elle le tenait, pour ainsi dire, par les couilles et il ne pouvait rien faire, si ce n’est souffrir en silence. [color=#A4006D]« Voilà de quoi t’apprendre à tenir des promesses. Et ne t’avise plus de recommencer parce que la prochaine fois, ce sera pire. » Pire ? Beaucoup auraient du mal à imaginer pire, mais la blonde machiavélique avait plus d’un tour dans son sac Chanel et elle serait prête à tout pour punir Noah au prochain écart de conduite. « Maintenant, si tu veux bien m’excuser, il faut que j’aille rendre ce bijou à sa propriétaire. » Montrant un bracelet qu’elle tenait au creux de sa main, elle tourna les talons, mais elle se retourna brusquement, ses boucles blondes retombant sur ses épaules. « Avant que j’oublie, les draps que tu as mis à laver, tu peux les bruler, ce serait être stupide de penser que je les utiliserais à nouveau. » Cette fois, c’était la bonne, Goldie se retourna et disparu à l’étage, s’enfermant dans sa chambre, heureuse et fière du coup qu’elle venait de commettre, son sourire de satisfaction illuminant son visage.


« Tu sais Goldie, je comprends qu'il t'ait plantée avant le mariage. C'est vrai ça, qui voudrait partager sa vie avec une teigne pareille ? » Arquant son sourcil gauche, Goldie laissa échapper un petit hum dédaigneux à l’adresse de Noah avant de tremper à nouveau ses lèvres dans son verre de vin blanc. Comment osait-il évoquer Jerry alors que Goldie lui avait parlé de lui à une époque où elle lui faisait confiance et où elle l’avait – stupidement – laissé la convaincre qu’il valait le coup et qu’il serait différent de Jerry. Malheureusement pour elle, Dickers s’était être une lamentable déception, rejoignant les rangs de parfait salaud, déjà occupés par les trois quarts des hommes de cette planète. « Qu’est-ce qui est pire à ton avis, s’épargner quelques semaines de mariage et un divorce qui t’amputerait d’une somme d’argent conséquente, ou se laisser avoir comme un gamine de 5 ans et croire aux contes de fées comme tu l’as fait Noah ?! Parce qu’entre nous deux, c’est toi qui est le plus à plaindre, après tout, c’est grâce à cette chère Narcisse et ta stupide idée de mariage que t’en ai arrivé là. Mais il est drôle de constater que tu as mis ton cœur entre les mains de cette femme et ta carrière entre les miennes à l’époque où on étaient ensembles et encore aujourd’hui. Me confier ce que tu as de plus cher montre que tu ne peux pas te passer de moi, je suis ton oxygène Dickers.» Goldie ironisait, mais elle savait que Noah ne pourrait pas le nier ; Ce qui comptait le plus à ses yeux, c’était sa carrière. S’il pensait qu’elle ne réussirait pas à le toucher, il se trompait, chacun son point faible, elle, son passé et ses idées de mariage qu’elle qualifiait d’honteuses et lui la preuve d’amour qu’il avait eu à l’époque envers sa dulcinée blonde. « Profite pendant que t'es belle, dans 20 ans ton cul n'excusera plus ton comportement de garce auprès des gens. » Elle aurait aimé dire que son âge n’empêchait pas sa mère de continuer à être la pire des garces sans craindre une quelconque représailles, mais elle se ravisa, se souvenant que Mme Dickers était une alliée précieuse en ces temps de guerre et qu’elle ne pouvait pas risquer de la perdre. « Tu finiras toute seule, amère, méchante et pathétique, tout comme t'es pathétique de prendre ton pied à me voir devenir fou, enfermé ici ... Tu sais quoi ? Si j'avais de l'estime pour toi je pense que j'aurais pitié. » Elle parut amusée par la dernière réplique du jeune homme ; La pitié, elle n’avait jamais voulu provoquer un tel sentiment chez quelqu’un. De son point de vu, elle était parfaite et elle se fichait bien que cette perfection et sa manière de voir les choses ne plaise pas à la majorité. Elle possédait tout ce que les gens rêveraient d’avoir, alors si la pitié résidait en cela, le monde entier courrait à sa perte. « Dit toi qu’on partage le fait d’être pathétique. Tu l’as été le jour où t’as pris ton pied en m’annonçant, et je cite : C’est fini Goldie, je te quitte, cette relation ne m’apporte plus rien, il faut que je passe à autre chose. » C’était la première fois qu’elle évoquait sa rupture avec le principal concerné, et elle ne pensait pas qu’elle aurait tant envie de le gifler que maintenant, alors qu’elle le tenait sous la main et que les rôles étaient inversés. « Quoi qu’après mûre réflexion, multiplie par cent ton sentiment de jubilation de l’époque et tu obtiendras ce que je ressens tous les jours en passant le pas de ma porte d’entrée et que je te vois affalé dans le canapé, pleurnichant sur ton pitoyable sort. » Une dernière gorgée accompagnait cette phrase, laissant la belle blonde à cours de carburant. Elle posa son verre sur la table basse, attendant une quelconque réaction de la part du jeune homme. Il avait lancé les hostilités, ce n’était qu’un juste retour des choses. S’il en était là aujourd’hui, c’était sa faute et celle de personne d’autre, encore moins celle Goldie.
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Message(#) Sujet: Re: N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... EmptyMar 5 Avr 2011 - 1:44

« Qu’est-ce qui est pire à ton avis, [...] je suis ton oxygène Dickers. » Archi crispé, Noah dut faire un effort considérable de self contrôle pour 1) ne pas traverser la pièce en toute hâte histoire de lui en coller une en pleine gueule et 2) accepter de lui laisser croire qu'elle avait parfaitement raison alors qu'elle était à des kilomètres de la vérité. Seulement voilà, il avait appris à ses dépends que faire vivre une carrière et entretenir une image de marque nécessitait bien souvent bon nombre de sacrifices. Des sacrifices qui - ici - se matérialisaient sous la forme d'une frustration monstrueuse à endosser et qu'il ne pouvait sous aucun prétexte se payer le luxe de dissiper en crachant au visage de Goldie qu'il n'avait jamais été aussi con et naïf qu'elle, qu'il n'avait jamais cru à son mariage avec Narcisse comme elle-même avait put croire au sien avec Jerry, que tout avait été prémédité dès le début et que - mieux - on l'avait payé pour ça. Dieu que la tentation était grande de réfuter son plaidoyer minable, narcissique et idéaliste, pour voir naître le dégoût et la colère sur ses traits de poupée Barbie ... Il aurait même été prêt à endosser le rôle de parfait connard qu'elle semblait lui attribuer (mais qu'il n'estimait pas être) et à rentrer dans son délire de diabolisation de sa personne juste pour le plaisir de la voir froncer le nez et se dire intérieurement qu'il était bel et bien la pire chose qu'elle ait jamais embrassé.

Sa mesquinerie, sa mégalomanie, son sadisme ridiculement exacerbé ... Plus il la regardait et moins il comprenait comment il avait pu être amoureux d'une femme qui avait aussi peu de qualités pour elle. Comment avait-il pu la trouver belle, alors qu'il la trouvait superficielle désormais ? Et comment avait-il pu la trouver adorable alors que le temps n'avait fait que lui ouvrir les yeux sur la puérilité dont elle était capable. Enfin, comment avait-il pu croire qu'à un moment ses sentiments avaient été réciproques alors qu'il était aujourd'hui évident que Goldie Stewart n'aimait et n'avait jamais aimé qu'elle-même ? Dieu qu'elle lui paraissait laide, archiatre et terne, drapée dans son habit de orgueil, de nombrilisme et d'égo sur-dimensionné. Sa mère avait beau lui avoir reproché chaque jour depuis leur précédente rupture qu'il avait perdu la femme de sa vie, plus il apprenait à fréquenter la vraie Goldie, moins il regrettait qu'elle ne le porte plus dans son cœur.

Rassuré de la savoir aussi glauquement imbue d'elle-même et persuadé qu'un jour ou l'autre ce comportement de reine de contrefaçon la ferait courir à sa perte, Noah parvint à se calmer, jouant de mépris et de moquerie à peine dissimulée pour mieux s'approcher d'elle et lui sourire tout en se penchant pour s'assurer de bien accrocher son regard. « Ça t'a fait mal que je te quitte, n'est-ce pas ? » Releva-t-il, aussi narquois qu'elle. « Si j'avais envie de la jouer aussi bas et petit que toi, je crois bien que j'aurais retourné le couteau dans la plaie en en parlant encore et encore avec un sadisme calqué sur le tiens, quitte à te faire croire que ce que tu penses est vrai. Mais, finalement, je ne vais pas m'abaisser à ce genre de petit jeu sournois. Le fait que tu mettes autant d'acharnement à me faire payer cette rupture me suffit amplement comme preuve. C'est étrange, personnellement j'aurais cru que la couche de narcissisme qui enrobait ton orgueil était plus solide que ça. J'ai même pensé, en te quittant, que tu t'en remettrais vite. Et saches que si je n'ai pas une seule seconde jubilé ou pris de plaisir à m'en aller, aujourd'hui, en te voyant aussi mauvaise et rancunière, ça m'aide à mieux supporter le calvaire que tu me fais endurer ... » Nouveau sourire, plus insolent que jamais, plus rebelle que celui de n'importe quel Che en vadrouille. « Bouffée par la rancune, rongée par la haine, t'as jamais été aussi désespérément banale qu'en cet instant. Tu sais que tu me déçois ? Te savoir beaucoup moins indifférente que ce que tu ne prétends ça casse le mythe ! » Se moqua-t-il en faisant tressauter avec mépris l'une des ses jolies boucles avant d'ajouter, sur un ton beaucoup moins provoquant mais pas pour autant moins convaincu : « Et dire que j'aurais décroché la lune pour toi à une époque ... Je n'aurais jamais cru que tu puisses panser tes plaies à l'aide de mots d'amour qui sonnent faux et d'actions obtenues sous la contrainte. A t'en croire, tu mérites mieux que ça d'habitude ... Mais, quelque part, saches que toute cette méchanceté à mon encontre m'amuse. Si ce n'était pas aussi désespéré (et désespérant) de ta part, je trouverais le fait que tu t'obstines à ce point à me faire te dire des choses que je ne pense plus depuis longtemps presque ... romantique. Et plus tu seras cruelle, moins j'aurais de scrupules à me dire que je t'ai fais du mal le jour où je suis parti. Tu ne me feras pas regretter quelque chose que tu me fais payer injustement depuis des semaines Goldie. »
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Message(#) Sujet: Re: N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... EmptyMer 20 Avr 2011 - 2:35


blablabla… Noah parlait, il parlait trop, et à mesure que les mots traversaient ses lèvres pour venir polluer l’atmosphère, Goldie s’enfonçait dans une envie malsaine de lui tirer une balle entre les deux yeux et de voir si cet air satisfait resterait à jamais gravé sur son cadavre. Vie pitoyable, mort heureuse, que demander de plus ? Qui plus est, Noah devrait faire plus attention parce que le taux d’alcoolémie prononcé de Goldie la rendait capable du pire – oui, il est possible de faire pire –. Qu’il ait raison ou tort, là n’était pas la question, la belle blonde avait certes été blessée par le départ du jeune homme, mais il ne venait pas de la percer à jour. Si elle s’acharnait à lui mener la vie dur, c’était à la fois par pure vengeance, mais c’était aussi parce que le voir souffrir chaque fois qu’il devait jouer les amants épris devant les caméras et les photographes, suffisait à égayer sa journée. Savoir qu’au fond de lui il regrettait amèrement sa décision d’avoir fait appel à la blonde démoniaque satisfaisait un plaisir malsain qu’elle ne dissimulait pas. Et sans prévenir, alors que Noah, satisfait, venait de terminer le laïus de sa vie, persuadée de la véracité de chacune de ses paroles, paroles qui avaient très certainement dû provoquer chez lui une érection de folie ; La tigresse se leva et se dirigea une nouvelle fois vers sa bouteille de vin dont elle versa le contenu dans son verre vide. Mais avant de revenir prendre place aux côtés de Dickers, elle prit au passage son ordinateur portable qu’elle posa sur la table basse. Elle l’ouvrit, l’alluma et se tourna vers Noah, un grand sourire hypocrite aux lèvres. « Crois bien ce que tu veux Noah, si ça peut t’aider à t’endormir le soir, tu as ma bénédiction. Et puis ça pourra t’aider à surmonter la douleur atroce que tu vas ressentir quand ta carrière prendra brutalement fin. » Goldie porta son verre à ses lèvres, but une gorgée de son contenu avant de le poser à son tour sur la table basse. Elle tapota sur son clavier son mot de passe et soupira. Se rappelant qu’elle devait des explications à Noah sur les dernières paroles qu’elle venait de prononcer, elle reprit la parole. « Parce que oui, grande nouvelle, tu es éphémère Noah James Dickers. Contrairement à moi, et c’est pour ça que tu as eu besoin de mon aide, tu seras très facilement remplaçable et ce plus tôt que tu ne le pense. D’ici peu, un autre crétin dans ton genre prendra ta place, jouera les divas comme tu as su le faire, et ce sera sa photo qui servira de sextoy aux ados prépubères qui crieront son nom au moment de jouir. » Et apparurent sur l’écran, deux e-mails que la blonde avait tapé il a des semaines de ça, attendant avec impatience le moment fatidique où elle appuiera sur le bouton envoyer. L’un était destiné à tous les médias et à toute la presse qui pourrait être intéressée par l’histoire croustillante de la fausse relation Noah/Goldie et l’autre, à une personne qui comptait énormément dans la vie des deux mannequins, chacun pour une raison différente. Le premier message mettrait à rude épreuve la crédibilité de Noah et lui ferait très probablement perdre l’hystérie de certaines fans et ses contrats avec quelques grandes marques qu’il représentait, ne souhaitant pas être entachées par un tel scandale. L’autre était plus personnel, plus dangereux, il relatait les faits, une vérité sur un évènement que le jeune mannequin aurait très probablement souhaité oublier et faire oublier à la blonde sadique. Dickers avait voulu jouer au plus malin, il avait eu la langue bien trop pendue, fière de lui, il aurait pourtant dû se douter qu’il le paierait. « Et si on jouait à un jeu Noah ? A quel point ma carrière compte dans ma vie ? » Ces mots à peine prononcés, Goldie cru entendre à nouveau Pride et son idée de jeu malsain et sadique auquel il avait voulu faire participer boucles d’or pour qu’elle retrouve son boulot. Si elle avait réussi à s’en sortir sans avoir à y participer et perdre toute dignité, Noah était lui, pris au piège. Et même si elle savait pertinemment que ce qu’elle faisait était malsain, immoral et sans véritables raisons apparentes, la perspective de voir à nouveau Noah perdre toute dignité, tout orgueil et toute virilité la réjouissait bien trop pour qu’elle se décide d’arrêter. C’était au tour des traits fin de la blonde de prendre cet air satisfait, le même que Noah arborait quelques secondes plus tôt.

Goldie se glissa doucement vers le jeune mannequin, d’une manière lascive et féline et vint s’approcher de son oreille où elle vint murmurer ses paroles. « Prêt à jouer ? » A cause de lui, elle vivait les pires semaines de sa vie, elles avaient même réussi à dépasser les semaines où elle avait dû vivre sous le même toit que Sloan. Quelque part, c’était une belle performance de sa part, réussir à détrôner un violeur autiste sur les bords grâce à la seule aide de son attitude de connard fini et d’ingrat en chef, si elle avait pu, elle lui aurait tiré son chapeau. Laissant ses doigts glisser sur le torse nu du jeune homme, elle s’autorisa même à planter superficiellement ses griffes dans sa peau dorée. Elle n’avait pas la moindre idée sur la manière dont allait se terminer cette soirée, mais elle était sûre d’une chose, elle était à nouveau maitre du jeu, elle possédait toute les cartes en main et Noah ne pouvait rien faire contre cela, si ce n’est, se plier aux exigences de madame en priant le seigneur que Sainte Goldie soit assez indulgente pour lui pardonner ses fautes.
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Message(#) Sujet: Re: N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... EmptyVen 22 Avr 2011 - 17:31

En la voyant se relever pour se servir un autre verre, Noah secoua légèrement la tête en signe de désillusion et décida de s'installer dans le canapé pour ne pas avoir à rester debout jusqu'à tant qu'elle-même s'écroule de fatigue ou d'ivresse. Suffisant, il la regarda faire et venir reprendre place à ses côtés sans se sentir menacé par l'apport de l'ordinateur portable sur la table basse. Mieux, il étira ses bras de part et d'autre du dossier du canapé, ce qui eut pour effet de lui donner des airs de pacha confortablement assis sur ses certitudes et - pour la première fois depuis longtemps - parfaitement serein. « Crois bien ce que tu veux Noah, si ça peut t’aider à t’endormir le soir, tu as ma bénédiction. Et puis ça pourra t’aider à surmonter la douleur atroce que tu vas ressentir quand ta carrière prendra brutalement fin. » Se contentant de répondre par un petit " hum " arrogant, Noah lui rendit son sourire hypocrite sans se départir de sa superbe. Elle ne l'impressionnait plus. Ses menaces ne l'impressionnait plus. Tout ce qu'il y avait de positif en elle avait été anéanti par les semaines de mesquineries qu'elle lui avait fait endurer et il se savait désormais assez fort pour ne pas casser sous le poids de ses délires pervers de bonne femme désespérée de la vie.

Confiant, il s'attarda à peine sur le mouvement de ses doigts lorsqu'elle pianota son mot de passe et ne sembla pas faire part d'une grande curiosité lorsqu'elle se retourna de nouveau vers lui pour lui expliquer la raison de cette agitation soudaine. « Parce que oui, grande nouvelle, tu es éphémère Noah James Dickers. Contrairement à moi ... » Noah ne put contenir un ricanement moqueur et méprisant qui en disait long sur ce qu'il pensait du caractère intemporel de l'être unique qu'elle se pensait être. « ... et c’est pour ça que tu as eu besoin de mon aide, tu seras très facilement remplaçable et ce plus tôt que tu ne le pense. D’ici peu, un autre crétin dans ton genre prendra ta place, jouera les divas comme tu as su le faire, et ce sera sa photo qui servira de sextoy aux ados prépubères qui crieront son nom au moment de jouir. » Conscient qu'il s'agissait ici d'un point sensible sur lequel il était effectivement angoissé, mais n'éprouvant plus assez d'estime envers Goldie pour se laisser atteindre par ces mots tout droit sortis de sa bouche qui ne représentait tellement rien à ses yeux, Dickers préféra concentrer son attention sur les e-mails qui venaient de s'afficher à l'écran. Au détour des virgules et des points à la ligne, il se crispa imperceptiblement ; le fait étant que ses certitudes et son mépris envers la blonde carnassière ne suffisaient pas à diminuer l'importance qu'il plaçait dans la pérennité de sa carrière et dans l'entretien de son image de marque que ces mails menaçaient de compromettre lourdement. Silencieux, il s'attarda sur la lecture du deuxième message et se maudit intérieurement d'avoir cédé le jour où sa mère avait insisté plus que de raison pour rencontrer Goldie.

« Et si on jouait à un jeu Noah ? A quel point ma carrière compte dans ma vie ? » Reportant son attention sur sa voisine en la jaugeant du coin de l'œil, Dickers amorça un mouvement de recule lorsque cette dernière se rapprocha de son oreille. En aucun cas il ne voulait voir sa peau entrer en contact avec la sienne mais le champ de mouvement qu'offrait le canapé était trop restreint pour qu'il puisse éviter que sa main crochue ne vienne lui griffer le torse. Réactif, il s'empara de son poignet et le repoussa sans lui faire mal, certes, mais sans non plus donner à son geste des connotations d'excuse silencieuse. « Elle compte plus que tu n'as jamais compté, c'est certain. » Répondit-il du tac au tac, « Alors, qu'est-ce-que tu veux cette fois-ci ? ». Froid mais réceptif, il se moquait bien qu'elle jubile de le voir disposé à répondre favorablement à sa proposition de jeu stupide. Tout ce qu'il faisait il ne le faisait ni pour elle, ni pour personne d'autre. Il le faisait pour lui, un point c'est tout. Lui et lui seul.


Dernière édition par Noah J. Dickers le Dim 26 Juin 2011 - 1:52, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... EmptySam 25 Juin 2011 - 2:01


« Elle compte plus que tu n'as jamais compté, c'est certain. » S’il pensait l’avoir blessé avec cette remarque, il n’avait pas réussi son coup. Noah l’a pensait égoïste et narcissique, mais il partageait avec elle ces même défauts envers sa carrière. « Alors, qu'est-ce-que tu veux cette fois-ci ? » Souriant, Goldie se mordit le coin inférieur gauche de la lèvre, faisant mine de réfléchir. Ce qu’elle voulait, elle le savait déjà, elle voulait le voir ramper, elle voulait le voir la supplier de ne pas détruire sa vie, elle voulait s’amuser et elle voulait que Noah soit sa marionnette, sa distraction en cette fin de soirée. Le jeune homme n’avait qu’à s’en plaindre à lui-même s’il passait une soirée des plus atroces, après tout, s’il n’avait pas décidé de tourner en rond comme un lion en cage à une heure aussi tardive, il ne serait jamais tombé sur la blonde machiavélique, et tout ceci ne serait jamais arrivé ; Ou du moins, ce serait arrivé dans quelques jours. Prenant une longue et profonde inspiration, Goldie vint planter ses pupilles vertes émeraude dans le regard froid du jeune mannequin. Cette méprise envers la jeune blonde qui émanait de chaque pore de la peau de Noah l’amusait beaucoup, et lui soutira un petit sourire satisfait. Elle pensait que c’était le moment idéal de lui tendre un piège, de l’obliger à choisir entre sa carrière et son côté petit garçon à maman mais si elle avait su que dans quelques jours, à cause de ce crétin, tout le bonheur qu’elle ressentait en ce moment même allait disparaitre, elle aurait choisi de jouer avec lui par pur esprit de vengeance. Mais en connaissant la tigresse, on savait qu’elle avait d’autres tours dans son sac et qu’elle réussirait à l’achever, comme il allait indirectement réussir à le faire en détruisant la seule chose stable que la blonde possédait dans sa vie en ce moment, sa relation avec Liam et les sentiments qu’elle éprouve à son égard.

Goldie avait remarqué que Noah ne supportait plus aucun contact physique avec elle, et même si cela ne l’enchantait pas, l’envie de jouer, de gagner et l’alcool aidant, elle était tout à fait prête à un petit sacrifice pour arriver à ses fins. Elle vint replacer sa main à l’endroit exact où elle se trouvait quelques secondes plus tôt, sur la peau étrangement chaude du torse du jeune homme et défia Noah du regard de la lui retirer une nouvelle fois.« Et si on pimentait un peu le jeu. Si ta carrière compte plus que je n’ai jamais compté pour toi, alors tu serais tout à fait prêt à un léger sacrifice pour la sauver ? Fait moi l’amour Noah et j’oublie toute cette histoire de mail, je jure d’oublier toute cette histoire de chantage et de devenir une petite fille modèle. » Contenant ses rires, Goldie offrait un visage sérieux, fixant toujours le jeune mannequin dont elle n’imaginait pas le la bataille entre le oui et le non qui devait se dérouler à cet instant dans sa petite tête. Qu’est-ce qui était le plus drôle dans ce qu’elle venait dire ? Imaginer Goldie Stewart se comporter comme une personne normale et civilisée envers Dickers – ou tout autre être humaine peuplant cette Terre - ou le probable mensonge éhonté qu’elle venait de lui servir en lui jurant de tourner la page et de lui rendre la vie plus facile. Se rapprochant un peu plus de lui, elle était fière de son coup. Il était très difficile de savoir si elle était sérieuse au sujet de son offre ou non, et elle seule savait si toute cette histoire n’était qu’un test pour Noah. Après tout, il semblait la penser désespérée de l’avoir perdu et elle lui avait annoncé de sa propre bouche qu’elle avait souffert après leur rupture. En attendant qu’il prenne sa décision, Goldie s’éloigna légèrement de lui et récupéra son verre sur la table basse. Elle en but une première gorgée avant de retourner son intention sur Noah. Haussant un sourcil, était impatiente de connaitre sa réponse. Parce qu’elle le savait peu importe la décision qu’il allait choisir de prendre, dans tout les cas, elle serait gagnante, et comme presque toujours depuis son arrivée sous ce toit, Noah serait perdant. Si au départ la blonde sulfureuse avait été rétissante à l’idée de jouer les faux amants fous amoureux l’uns de l’autre, elle devait avouer qu’elle prenait son pied à un tel point qu’elle en oublierait même tous les soucis de sa vie quotidienne. Si toutes les relations amoureuses dans lesquelles elle s’embarquait pouvaient ressembler à ça, les peines de cœur qu’elle avait connu dans le passé n’auraient pas eu lieu d’être. Se faire planter devant l’autel aurait été un énième coup bas dans un jeu malsain entre elle et son fiancé Jerry, elle serait toujours mariée avec Eliès et il ne serait pas à l’heure d’aujourd’hui porté disparu. Elle n’aurait pas constamment à se cacher et à faire attention à toutes les personnes qui s’approchent d’elle, Cléo, Austin ou sa maison. Et enfin, elle n’aurait pas eu à se mettre à dos ce très cher sénateur McAllister après ce malencontreux épisode où elle a dû l’empoisonner et le menacer. En fait, si tout le monde se contentaient de suivre les règles d’un jeu tordu en amour, où régneraient coups bas, trahisons, manipulations, mensonges, chantages et sexe, la planète s’en porterait bien mieux.
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Message(#) Sujet: Re: N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... N°1593 - Je te souhaite à mon pire ennemi ... EmptyDim 26 Juin 2011 - 2:40

Ce besoin que Goldie avait de le toucher commençait à sérieusement l'exaspérer ! Contrarié, Noah observa la vilaine paluche qu'elle reposa sur son torse et fronça les sourcils, perdu entre dégoût et incompréhension car, s'il y avait bien une chose qui était claire depuis le début - du moins lui semblait-il - c'est que Goldie ne voulait plus non plus souffrir du moindre contact physique entre eux. Pourquoi fallait-il alors qu'elle s'acharne à le crisper avec ses ongles de sorcière ? Certainement moins par esprit de contradiction que par pure envie de l'emmerder, il aurait pu le parier ... « Et si on pimentait un peu le jeu. Si ta carrière compte plus que je n’ai jamais compté pour toi, alors tu serais tout à fait prêt à un léger sacrifice pour la sauver ? Fait moi l’amour Noah et j’oublie toute cette histoire de mail, je jure d’oublier toute cette histoire de chantage et de devenir une petite fille modèle. » Interdit, Noah détailla son adversaire en silence, sans bouger, sans ciller et en respirant à peine. Tous les mouvements qui s’en suivirent (le geste de Goldie pour se resservir à boire, le fait qu’elle revienne vers lui par la suite, qu’elle se rapproche et qu’elle hausse les sourcils comme pour le presser de répondre) lui semblèrent se dérouler au ralenti ; ce qui devait probablement venir du fait qu’il réfléchissait tellement en parallèle pour peser le pour et le contre de la requête que cela lui donnait une impression de distorsion du temps.

S’il y avait bien une chose dont il savait qu’il fallait s’en méfier comme de la peste lorsqu’on n’était pas dans les petits papiers de Goldie, c’était les promesses de cette dernière. Des promesses qu’elle n’hésitait jamais à trahir si cela pouvait lui être profitable, c’était aussi certain que lui-même n’hésitait pas à trahir les siennes quand il s’agissait – en dernier recours bien souvent – de sauver sa peau … Et pourtant. Nul n’aurait pu nier qu’il avait envie d’y croire, juste pour le plaisir de pouvoir se dire qu’une fois qu’ils seraient quittes tout cet enfer sur terre serait terminé pour de bon ; qu’il faudrait toujours faire semblant, certes, mais qu’au moins la comédie se ferait dans une meilleure ambiance, voire d’un commun accord. Doux rêve, trop beau pour être vrai … Noah n’était pas assez bête pour se laisser la naïveté d’aborder la chose sous cet angle. Par contre, l’idée de considérer Goldie comme étant si désespérée de l’avoir perdue qu’elle en arrivait à un chantage aussi bassement dégradant pour son soi-disant pouvoir de séduction était, elle, bien plus attirante. Là, toute proche de lui, avec ses grands yeux de biches et sa moue de petite fille, elle était à la fois attirante d’angélisme de contrefaçon et repoussante d’hypocrisie. Il s’y serait très certainement laissé prendre s’il ne l’avait pas vu à l’œuvre à l’époque où tous deux jouaient encore dans le même camp et où leur couple de salopards leur permettait d’écraser quiconque osait se mettre en travers de leur route. Fallait-il vraiment qu’elle le prenne pour le dernier des crétins ? Qu’à cela ne tienne, il n’hésiterait pas à la prendre pour une conne elle aussi …

Gardant le silence et arborant un air contrit qui laissait sous-entendre que ce qu’il s’apprêtait à faire ne l’enchantait pas le moins du monde, Noah passa une main dans les boucles d’or de sa pire ennemie. Hésitant, lent, comme sur le point de se rétracter, il entreprit de dessiner du plat du pouce la courbe de la mâchoire de Goldie avant de se lancer et de plonger la tête dans son cou. L’odeur de son parfum, la fragrance de ses cheveux, tout ça aurait pu lui rappeler de tellement bons souvenirs si elle ne s’était pas évertuée à tout ternir par son comportement de garce irrécupérable … Toutefois, Dickers en fit abstraction le temps de la faire basculer sur le canapé et de venir se placer sur elle, ses lèvres toujours affairées à délicatement lui embrasser le cou tandis que ses mains, elles, retrouvaient instinctivement les réflexes de l’époque où « faire l’amour » devait être leur activité favorite dès qu’ils se retrouvaient seuls (voire même dans certains lieux où leur intimité était susceptible de se faire dissiper à tout moment …). Il ne l’aurait pas nié, il avait aimé Goldie. D’un amour passionné et non feint, mais d’un amour éphémère. En revanche, les traces que cet amour avait laissé ne semblaient pas l’être, elles, et c’est sans mal que Noah se souvint précisément des caresses et autres embrassades qui plaisaient tant à sa blonde d'autrefois. A une époque, il n’avait d'ailleurs eu l’impression de vivre que dans ce but : apprendre à la satisfaire, à lui donner du plaisir, à tout connaître d’elle jusque dans les moindre détails pour être certain de pouvoir lui rendre ce qu’elle savait alors lui donner. Ce soir, il recommençait, y mettant de la fougue comme autrefois, mais ce n’était pas en hommage à ce qu’ils avaient été, bien au contraire …

Lorsque sa bouche, après avoir tapissé le cou et les épaules de Goldie de baisers enflammés, revint à la hauteur de celle de la blonde, il mima de l’embrasser mais se ravisa au dernier moment, savourant le fait d’avoir à peine commencé à faire monter le désir pour la regarder dans les yeux. Là, tout en sachant que le retour de flamme serein meurtrier, il lui accorda son plus beau sourire avant de lui sortir le « Finalement … Non. Si tu avais moins pué l’alcool et le parfum immonde de je ne sais quel amant bas de gamme, j’aurais pu faire un effort. Mais là c’est trop, je suis mannequin, pas ramoneur. Cuve bien Goldie ... » sur lequel il se releva sans crier gare pour la priver de la chaleur de son corps à demi nu avant de tourner les talons et de repartir vers la porte d’entrée du salon. Avant de disparaitre, il marqua un temps de pause et se retourna avec superbe. « Envoie tes mails si ça peut te faire plaisir, mais n’essaye pas de me faire croire que ta parole vaut encore quelque chose. Quitte à me faire enculer, j’aime autant que les choses soient claires et pas emballées dans un papier cadeau de mauvais goût. »

Et il disparut pour retrouver la solitude de son lit, sachant déjà qu’il lui faudrait se démener comme un forcené le lendemain afin de rattraper les conséquences de ce refus doublé d’un affront qu’il s’était payé le luxe de s’accorder ce soir. C’était cher payé la puérilité, certes, mais la fraction de seconde durant laquelle il avait pu lire dans les yeux de Goldie le dépit de s’entendre dire non de manière aussi grossière valait bien ça.
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