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 N° 1591 - I BELONG TO YOU

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Message(#) Sujet: N° 1591 - I BELONG TO YOU Ven 25 Mar 2011 - 11:34


« J’estime avoir attendu trop longtemps. » Les mots de son amant ne cessaient d’assaillir son esprit tourmenté. L’image d’un Pride en proie à une jalousie sans pareille lui brisa le cœur. Mais voilà que Jaelyn avait su réagir face à ses nombreuses requêtes effrénées. Elle n’appartenait plus à Noah et ce depuis longtemps déjà. Mais comment avouer au mannequin qu’elle brûlait d’un amour ardent pour un autre ? La rupture fut directe et sincère. Refusant de jouer la carte du mensonge, la jeune architecte avait fait preuve de franchise et de compassion. Puis elle avait observé son amant quitter la pièce sans aucun remord. C’était mieux ainsi, ensemble, ils ne pouvaient que se détruire. Noah était un idéal, le protagoniste d’une aventure rocambolesque mais touchante. Pride quant à lui, représentait la passion d’un amour qui vous dévore. Il était tout et sans lui, elle n’était rien. Libérée de l’emprise du mannequin, la jeune Jaelyn était maintenant prête à revenir auprès de son amant. Et pour ce faire, elle choisit le jour de son anniversaire pour réapparaitre et ainsi s’offrir définitivement et éperdument à lui. La surprise se devait d’être totale, c’est pourquoi un sourire se dessina sur son visage de poupée lorsqu’un livreur sonna à sa porte. Le cœur en liesse, elle s’empressa d’aller lui ouvrir. Chargé d’un immense paquet, le coursier lui fit signer une décharge, puis prenant le cadeau avec précaution, elle le déposa près de l’escalier. Avec nonchalance, elle observa l’homme épuisé descendre l’immense allée jusqu’à disparaître de son champ de vision. Puis, le doute obscurcit ses traits délicats et habituellement enjoués. Cette magnifique et onéreuse guitare n’était pas le seul présent qu’elle comptait lui offrir ce soir, mais comment allait-il réagir face à l’ampleur de la situation ? Elle-même avait eu du mal à réaliser les conséquences de cette arrivée inespérée. Etait-elle prête ? Consentante ? Déterminée ? Heureuse ? Jaelyn n’en savait rien, mais avant de prendre toute décision, elle se devait de lui en parler. Ses doigts oblongs caressèrent le dossier aux teintes pastel et poussant un léger soupir, elle s’enferma dans sa salle de bain. L’ange blond se prépara avec soin, désireuse de le faire plier sous son charme sensuel, mutin et ravageur. Elle choisi sa robe avec attention, privilégiant les présents délicats et raffinés de son compagnon. Puis, son choix se porta sur un magnifique fuseau aux couleurs nuit. Attachant sa chevelure dorée et peaufinant son maquillage par une touche de rouge à lèvre, elle se dirigea vers son bureau, s’empara du dossier avant de descendre au rez-de-chaussée.

Victime d’une peur effroyable, son myocarde la fit souffrir alors qu’elle s’approchait de la demeure désespérément vide et sombre de son amant. Posant son regard azur sur la toiture rénovée, elle pria pour qu’il n’ai pas remplacé la serrure. Effectivement, dans son engouement, Jaelyn avait retrouvé la clé qu’il lui avait offerte lorsqu’elle avait emménagé chez lui. Glissant celle-ci dans son encoche, la belle poussa un soupir de soulagement lorsqu’un bruit sourd déverrouilla la porte. Craintive et silencieuse, elle pénétra à l’intérieure de la villa et sans même allumer la lumière, elle déposa la guitare déballée contre un meuble sobre et onéreux. Le dossier entre ses doigts fins, la jolie blonde alla s’asseoir sur le divan, s’armant de patience et de courage.

Songeant aux maintes façons de lui apprendre cette incroyable nouvelle, la belle ne réalisa même pas qu’une puissante voiture venait de se garer devant l’imposante demeure. Avec une prestance inégalable, Pride en sortit, et avec détachement, il pénétra à son tour dans le hall de sa propriété. Jaelyn décela, par un silence pesant, qu’il venait d’apercevoir la magnifique guitare et sans réfléchir, elle se releva. « Ce n’est pas grand-chose, mais j’espère qu’en revenant vers toi, j’aurais le droit d’apprécier encore tes compositions. Je te souhaite un joyeux anniversaire.» La surprise de son amant se décela par l’embrasement d’une flamme folle qui venait d’éclairer son regard fauve. Stupéfait de la voir ainsi, le businessman resta coi. D’une douceur incomparable, la jeune architecte s’approcha de lui, avant de le toiser avec amour et appréhension. Tremblante, elle baissa ensuite les yeux « Je veux être avec toi. Mais … » d’un geste craintif, elle lui tendit le dossier et alors qu’il s’en emparait, le couperet tomba. « Je suis enceinte Pride. D’un peu plus de huit semaines. Je l’ai appris il y a quelques jours, je t’ai apporté ce dossier qui stipule que tu es bien le père de l’enfant que je porte. Les dates coordonnent avec le jour ou tu es rentré d’Harvard. » Ses yeux clairs tentèrent de trouver du réconfort et du soutien et sans attendre sa réponse, l’ange murmura «Ne m’abandonne pas… »
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Message(#) Sujet: Re: N° 1591 - I BELONG TO YOU Ven 25 Mar 2011 - 14:46

Le 16 Mars 2o12


Une année de plus, et alors. Par la grâce de la fatalité, Pride n'avait pas eu à souffler ses vingt-cinq bougies derrières les barreaux rouillés d'une prison grisâtre... Du moins pas cette année. Et le jeune homme n'en profita pas même pour organiser une fête d'envergure : s'il était certes égocentrique à outrance, aucune once de narcissisme ne venait couler dans ses veines bleues. Préférant une attention tournée vers lui pour ses exploits et attitudes nonchalantes, et non parce que les normes sacro-saintes de la société vous obligeaient à vous réunir autour d'un gâteau écoeurant pour une bougie de plus, Berrington s'était simplement mis au travail en ce seize Mars, jugeant bon de ne rappeler personne à l'ordre. Peu lui importait les amis hypocrites et les présents de mauvais goût, tant qu'il pouvait passer la soirée avec Jaelyn : sa principale motivation à voir les heures passer plus vites était encore de se rasséréner de son ange blond à ses côtés. Du moins la prendrait-il au dépourvu en venant ce soir toquer à sa porte pour venir l'enlever et lui quémander une nuit divinement fiévreuse... Ce fut donc non sans pousser un soupir de soulagement que Pride mit pied à terre une fois arrivé chez lui : la journée harassante se suspendait néanmoins au bout du fil car le businessman gardait son précieux téléphone greffé à son oreille, même lors de la conduite nerveuse de son véhicule ; à croire que l'insouciant n'avait pas retenu la leçon de son dernier accident de voiture spectaculaire. Sa main libre et assurée passa distraitement sur le tissu de sa cravate comme il s'avançait vers son perron, murmurant des « hmm » glaçants de temps à autres, à l'adresse de son interlocuteur au bout du fil. Toujours plongé dans sa conversation visiblement sérieuse au vu du froncement de sourcils du brun ténébreux – mais tout est toujours sérieux, lorsque l'on parle affaires – Pride ouvrit sa porte d'entrée d'une main assurée, son attention ainsi tournée ailleurs ne lui permettant pas de poser ses yeux pénétrants sur le cadeau attendant sa venue. D'abord préoccupé par les dires d'un collègue businessman lui assurant que la crise lui volerait encore des actions, il posa sa veste sur le porte-manteau avant de se tourner enfin vers le présent posé à terre. Arquant les sourcils de surprise, le jeune homme souffla un bref « je te rappelle » au collègue qui tenta un dernier gémissement furtif bien que Pride lui avait déjà raccroché au nez et posé son cellulaire sur la commode. S'approchant de la guitare enfermée dans son écrin de luxe, il n'eut pas à se poser la question de qui venait ce présent symbolique, car déjà la belle Jaelyn apparut derrière lui. Deuxième surprise qui allégea le palpitant du jeune homme alors qu'il se retourna vers la demoiselle dans un sourire en coin, dès lors que celle-ci haussa sa voix chantante. « Ce n’est pas grand-chose, mais j’espère qu’en revenant vers toi, j’aurais le droit d’apprécier encore tes compositions. Je te souhaite un joyeux anniversaire.» Le seul sourire attendri du jeune homme, habituellement si mauvais et carnassier, venait à lui seul contredire les aveux de sa belle. Bien sûr que ce présent représentait quelque chose ; une symbolique toute particulière pour eux... Puisque ce fut au départ de son premier amour, que Pride avait cessé de jouer des airs de guitare. A présent revenue, il pouvait de nouveau caresser ses doigts fins sur les cordes rugueuses, comme si sa mésange ne s'était jamais envolée. Ses yeux bruns pétillants vinrent trahir un 'merci' qui ne passa pas la barrière de ses lèvres, et pourtant la façon toute entière dont il la regardait, n'était que l'image d'un amour transi qu'il portait pour elle. Dévorant et tendre, lubrique et chaste, passionnel et sensuel... Pas de mots pour leur idylle, mais seulement la force de ses pupilles pénétrantes trahissant la joie de l'avoir à ses côtés.

Et tandis que la douce s'avançait vers lui, tandis qu'il était prêt à la blottir dans le creux de ses bras afin de se faire plus conventionnel et de lui murmurer quelques remerciements suaves et de lui offrir des baisers alanguis, un dossier entra dans son champ de vision. Stupeur. Car personne n'ignore que ce genre de paperasse n'est que rarement le glas d'une bonne nouvelle : et pour preuve, la mine blême et angoissée de Jaelyn. Que se passait-il ? Fronçant les sourcils de méfiance, Pride attrapa le document non sans interroger sa belle de ses yeux fauves. « Je suis enceinte Pride. » Et la nouvelle tomba comme un couperet : incapable de murmurer un mot, le jeune homme se contenta de la toiser non sans encaisser le coup. Bien, mais de combien de temps, et de qui surtout ? Prêt à sortir une réplique cinglante car persuadé que l'enfant ainsi annoncé n'était pas le sien, Pride se sentait sur la défensive. Et sa meilleure des gardes, c'était l'attaque : fait bien connu de tous ceux qui ont eut un jour le malheur de croiser le venin de Berrington. Ainsi allait-il lui souffler qu'il n'élèverait pas l'enfant, que la chair de cette autre chair n'était pas la bienvenue ici... trahissant de ce fait une jalousie fulgurante et mauvaise. Ainsi vint le choc, puis la défensive, enfin la jalousie. Pour le moment, Pride n'ayant pas encore jeté un seul coup d'oeil au dossier, était persuadé ne pas être la cause de la relative bonne nouvelle. Fort heureusement, Jaelyn prise dans un élan courageux, fut plus rapide que lui, et apaisa les tumultes de son esprit méfiant. « D’un peu plus de huit semaines. Je l’ai appris il y a quelques jours, je t’ai apporté ce dossier qui stipule que tu es bien le père de l’enfant que je porte. Les dates coordonnent avec le jour ou tu es rentré d’Harvard. » Stupeur de nouveau : elle lui avait apporté les réponses tant désirées. De deux mois, et de lui. La nouvelle d'abord encaissée violemment vint lui faire perdre les moyens : son coeur sembla cesser de battre comme sa gorge s'assécha sous l'aplomb d'une telle annonce. Les yeux bruns du jeune homme bifurquèrent alors : pensif, il fixa un point invisible au sol alors qu'il se remémora leur nuit de retrouvailles. « Tant pis, vivons au jour le jour. » avait-il soufflé à sa belle quand, affamé par ses courbes et envieux de lui faire l'amour, il s'était laissé porté par une insouciance sans faille. Les souvenirs divins remontèrent à son esprit, autant que son estomac barbouillé s'allégea peu à peu. « Ne m’abandonne pas… » fit sa douce angoissée dont la voix penaude vint le faire sortir de sa léthargie. Relevant son regard perdu sur cette dernière, il sentit des sentiments puissants l'envahir : de son palpitant à son estomac, et fourmillant jusqu'à l'extrêmité de ses doigts... il comprit tout l'amour porté pour cet ange blond et qui lui enveloppait l'âme et le corps. Un sourire de réconfort vint se dessiner sur ses lèvres carmins, face à l'angoisse montante de Jaelyn. « Non... » murmura-t-il enfin d'une voix suave mais sereine, portant en son timbre tout l'amour... et tout le bonheur soudain qu'il encaissait avec la nouvelle. Papa, vraiment ? Ainsi la prit-il dans ses bras non sans poser le dossier qu'il n'avait pas même toisé, sur la commode auprès de son téléphone. L'homme charismatique garda ce sourire réjoui et triomphal : fier d'apprendre que c'était elle, qui porterait son enfant, il ne put que mesurer l'ampleur d'un bonheur comblé. « On va avoir une famille. » L'embrassant sur son front blanc, ses joues rosées, au coin de ses lèvres et à la courbe de son cou, ses monceaux de baiser trahissaient un enthousiasme certain qui s'élevait après une méfiance infondée. Ses mains passèrent dans ses cheveux coiffés avec raffinement, d'une tendresse infinie, sans encore oser poser la main sur le ventre de sa Jaelyn. Pas encore assez concret, Pride avait encore du mal à se faire à l'idée, et pourtant... « C'est un magnifique cadeau. » souffla l'amant transi à l'oreille de sa dulcinée. Comme quoi, même la glace peut être brisée par la grâce de la vie. Il suffit simplement de tomber sur la bonne personne.
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Message(#) Sujet: Re: N° 1591 - I BELONG TO YOU Lun 28 Mar 2011 - 22:59

La peur, l’amour, l’engouement, l’appréhension. Tout se mélangeait dans son esprit torturé, si bien que la belle cru défaillir sous la puissance de son regard soupçonneux. Emprunt d’une animosité cinglante, le jeune Berrington ne cilla cependant pas. Il doutait d’elle, de l’enfant, d’eux et Jaelyn rassembla quelques efforts surhumains pour trouver les mots qui seraient capables de le rassurer. Cet enfant était bien de lui, engendré lors d’une nuit divine mais bercée par le péché. La jolie jeune femme s’était offerte à lui, en toute innocence. Éperdument amoureuse, elle n’avait nullement songé aux conséquences et croyant à l’efficacité de son contraceptif, l’ange divin se laissa guider dans de torrides caresses. Jamais elle n’aurait pu songer tomber enceinte, mais voilà, comme le confirmait cet adage célèbre : il suffit d’une fois. Avec courage, elle apaisa les doutes de son amant et les traits habituellement sévères de celui-ci se détendirent avec douceur. La crainte assena son corps frêle d’une nouvelle vague destructrice. Et si jamais il ne voulait pas d’eux ? D’elle et de son enfant ! Son palpitant loupa un battement et fiévreuse, la belle baissa les yeux. Fuir son regard lui permettait de s’évader et portée par une amère solitude, Jaelyn devint pourtant, maîtresse de ses choix. Abandonner son enfant lui était impossible. Car même si ce petit être n’avait que quelques semaines, elle l’aimait déjà tendrement, telle une mère patiente et comblée. Seul un soupir douloureux trahi son mal-être, dieu qu’elle refusait tout abandon, elle avait tant besoin de lui, de sa protection et de son amour. Un murmure brisa l’étrange torpeur dans laquelle le couple silencieux se trouvait et le priant de ne jamais la laisser, une larme cristalline parcouru sa peau de lait. « J’ai peur, peur d’être mère, peur que tu nous laisse, peur de ne pas être à la hauteur. Mais je ne pourrais jamais y arriver sans toi. » Ses craintes lui brûlait les lèvres, pourtant, et en un seul mot, son amant apaisa mille et un tourments. « Non... » L’espoir merveilleux d’un renouveau sembla se lire sur le magnifique sourire de son compagnon. Et dans une tendresse infinie, il vint l’enserrer de ses bras puissants. Retrouvant ainsi le doux contact de sa peau ambrée et parfumée de musc et de cardamome, Jaelyn lâcha prise. « On va avoir une famille. » Souriant d’un bonheur sans faille, la jeune architecte ne put retenir quelques larmes. L’attente avait été si longue, un véritable chemin de croix, mais voilà qu’il venait de la délivrer de ce fardeau. Elle était libre, elle était mère. Pride déposa ses lèvres sur son front délicat avant de se faire plus cavalier et audacieux, ses baisers trahissaient un engouement que Jaelyn partageait. Pourtant, elle osait à peine y croire. Appréciant la puissance de ses caresses, la jeune maman perdit une nouvelle fois pied, enlacée par un futur père prévenant et attentionné. « C'est un magnifique cadeau. » murmura-t-il alors qu’elle se mordait la lèvre avec délice. Il était son tout et leur tumultueuse relation semblait poursuivre l’ordre naturel et magnifique des choses. Il était temps, elle en était persuadée. « Si tu savais à quel point j’ai eu peur que tu ne veuilles pas de nous. Maintenant je me sens si bête d’y avoir songé. » Son regard azur et perçant détailla chaque parcelle de sa peau et dans un énième sourire, ses doigts fins glissèrent sur sa joue avant de finir leur course folle sur sa nuque masculine. « Tu seras le plus formidable des pères. » N’y tenant plus et poussée par cet amour qui ne cessait de croître, la délicate jeune femme embrassa son amant avec ferveur et désir. Rien ne pouvait briser la magie de cet instant, Pride avait raison, ils allaient fonder une famille, et à ses mots, Jaelyn comprit qu’elle ne cesserait de lui appartenir.

Alors qu’elle se délectait de ce merveilleux sentiment, l’ange saisit la main de son compagnon avant de l’entrainer vers l’imposant divan qui ornait sa salle de séjour. Désignant la magnifique guitare d’un signe de tête, Jaelyn surenchérit « Et si tu me jouais un morceau ? » Elle adulait cet instrument, tout comme le merveilleux musicien qui la faisait voguer parmi les étoiles. La jeune femme avait besoin d’entendre la magnificence de ses mélodies, elle qui semblait vivre un véritable rêve éveillé. Prenant place sur le sofa, elle l’observa s’emparer avec précaution de l’objet onéreux, puis avec prestance, il ne tarda pas à la rejoindre. D’un geste lent, il sortit la guitare de son étui princier et glissa ses doigts experts sur les cordes de l’instrument. Déjà emportée par la précision et la douceur des caresses de sa peau contre le cordage soigné, un frisson parcouru son échine dénudée et délicate. Amoureuse transie, la belle Jaelyn murmura avec envie. « J’espère qu’il aura ton talent. » Son regard apaisé croisa les flammes mordorées de ses rétines fauves, et s’approchant une énième fois de son compagnon afin de lui réclamer un doux baiser, elle ajouta tendrement « Je t’aime Berrington et je ne cesserais jamais de t'aimer.» Ô temps, suspends ton vol, et laisse-moi me noyer dans son regard. Il est mon tout, mon avenir, il est ma vie.
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Message(#) Sujet: Re: N° 1591 - I BELONG TO YOU Jeu 7 Avr 2011 - 19:36

Un baiser d'une enivrante torpeur pour sceller leur amour et le début de cette vie nouvelle : bien que l'enfant n'avait pas été désiré lorsqu'il fut conçu, il apportait déjà bien être et sérénité dans le coeur trouble de Berrington. Lui qui avait bien failli être père avant de perdre l'enfant après une tragique fatalité il y a de nombreux mois déjà, ne ressentait plus les craintes et les angoisses que sa jeunesse aurait pu se poser, puisqu'il avait su y répondre à ce moment-ci. Bien au contraire, le jeune homme se sentait prêt, et investi d'une mission nouvelle : celle de prendre soin du nouvel arrivant, en plus de combler Jaelyn quand bien même il s'y attelait déjà. Rien n'était concret néanmoins, et tout demeurait en suspens, cristallisé dans leur joie soudaine et comme inattendue : Pride ne percevait pas encore qu'il allait donner la vie, que derrière une existence jalonnée d 'erreurs et de sombres méfaits, il allait devenir père. Et quel père ; sans doute loup aux crocs acérés pour mieux défendre sa meute, il était à parier que la possessivité de Pride se muerait en un instinct sauvage de protection rigoureuse. Aussi accueillit-il le baiser de sa Jaelyn avec amour, tendresse, profusion et emportement, d'une chaste caresse du bout de leurs lèvres frissonnantes qui s'en trouva soudain langoureuse par la danse de leurs langues quémandeuses. Il se détacha de la jeune femme, la toisa d'un regard voluptueux et contempla sa beauté figée dans le temps : dieu qu'elle était belle, et elle demeurerait sienne. Du moins l'espérait-il, car personne ne pouvait savoir de quoi le lendemain serait fait. Et tandis que ses yeux bruns glissèrent sur le ventre dont les rondeurs maternelles se faisaient encore discrètes, sa belle lui suggéra de lui jouer quelque morceau. Pride eut alors un bref rire léger comme un soupir, et souffla de sa voix suave un refus laissé en suspens. « Je n'ai rien joué depuis sept ans. J'ai perdu la main. » Un mensonge qui n'en était pas vraiment un : le génie de Pride concernant les mathématiques s'était en ce sens approprié le domaine musical. Un chiffre pour une note, telle était la façon dont il percevait les choses : la musique était mathématique, et ce n'étaient sans doute pas les grands penseurs grecs qui lui assureraient le contraire. Néanmoins sous le regard insistant de sa belle, l'amant céda non sans lui offrir un sourire, de ceux qui murmurent d'un tendre silence : 'tu as gagné'.

Les doigts vinrent glisser sur les cordes d'abord avec hésitation, puis avec plus de panache. Quelques notes envolées pour se refaire la main, simples mais parfaites dans leur composition. Et comme il reposa la guitare à ses côtés sur le canapé, Pride ne put s'empêcher de toiser l'instrument avec admiration : Jaelyn avait su lui faire un présent prestigieux... Mais guère plus que celui qui dormait en son ventre. « J’espère qu’il aura ton talent. » Un bref rire s'échappa des lèvres du jeune homme, comme il croisa les yeux satinés de la belle. Et, en y voyant l'envie tumultueuse qui y dormait, il ne put retenir les flammes du désir briller en retour dans ses yeux mordorés. « J'espère surtout qu'il aura ma chance. » Il était vrai que l'un des principaux atouts de Berrington, était encore de savoir se jouer de la fatalité, et toujours trouver la faille pour mieux s'en sortir. Puis après tout, l'enfant des banlieues qu'il était, pauvre et destiné à vivre dans la poussière, était aujourd'hui un homme riche, influent, et possédant à son bras une femme à la beauté enviée. « Il, ou elle... » souffla-t-il non sans poser cette fois sa main paternelle sur le ventre à peine bombé, ses doigts caressant un tissu qui, il lui semblait, était de trop. « J'aimerai savoir, si c'est une fille ou un garçon. » Et le jeune homme de froncer les sourcils, pensif. Le futur père ne prétendait pas à désirer un sexe en particulier pour leur enfant, mais à cette simple phrase, il comprit que c'étaient leurs deux vies, qui allaient changer. Former un couple était une chose, avoir un enfant en demeurait une autre ; soudain Pride commençait à comprendre l'ampleur de la situation. Il leur faudrait un toit pour tous les deux : mais Jaelyn serait-elle prête à l'accepter, alors que leur dernière tentative avait été un cuisant échec ? Par respect pour ces souvenirs encore trop jeunes, Berrington se tut, mais ne put empêcher de tenter quelques aveux. « Jaelyn, je suis un homme qui a beaucoup d'ennemis. Et pas seulement parce que le monde des affaires est ainsi, mais parce que je ne suis pas quelqu'un de bien. » Ses airs sombres mais attendris par un amour protecteur virulent, parlaient alors pour lui : l'amant lui avouait à demi-mots quelques secrets, de ceux qu'on ne préfèrerait ni dévoiler, et encore moins entendre. Ne pouvant bien sûr se confier quant à ses activités mafieuses plus que douteuses, il se contenta de la toiser d'un oeil strict, comme il sentait que sa belle allait surenchérir. « Je ne le suis pas. Et je ne voudrais pas qu'on tente de me faire du mal à travers vous. » Ne pas revivre l'enfer vécu à travers Micaela surtout ; là était le message en filigrane qui se lisait en ses yeux bruns. « Je ne te demanderais qu'une chose : que tu fasses attention à toi... Ou que tu viennes vivre à mes côtés, même si un deuxième déménagement pourrait t'être de trop. » souffla alors Pride dans un bref sourire, sans jamais quitter les yeux interrogateurs de sa Jaelyn.
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Message(#) Sujet: Re: N° 1591 - I BELONG TO YOU Mar 12 Avr 2011 - 15:33


« Je n'ai rien joué depuis sept ans. J'ai perdu la main. » Quelque peu amusée par cette fausse modestie, la jolie jeune femme l’observa avec sérieux. Un énième sourire sincère et taquin se dessina sur ses lèvres fines, alors qu’elle ajoutait, malicieuse. « Tu es un très mauvais menteur. » Contraint de se résigner sous l’attente envieuse de la belle, le businessman lui accorda une moue terriblement séduisante avant de laisser glisser ses doigts émérites sur le cordage de l’instrument. De douces notes s’en y échappèrent et de merveilleux souvenirs vinrent emplir l’imaginaire de la future maman. Rien n’avait changé, même lorsque emporté par la mélodie, ses traits masculins s’apaisaient avec grâce et magnificence. Ses yeux azurs toisèrent la beauté de son visage, et diablement doué, il la faisait fondre par quelques accords. Puis, après quelques minutes de plaisir, il déposa le magnifique instrument sur le sofa avant de rire malicieusement à ses propos. « J'espère surtout qu'il aura ma chance. » Jaelyn ne pût qu’acquiescer avec véracité. Effectivement, Pride était un miraculé, sa chance l’avait maintes fois sauvé des griffes d’un bien triste sort et même si celle-ci n’était pas infaillible, il avait toutefois survécu à un terrible accident. Apaisée, les paupières délicates de la jolie blonde se fermèrent alors, rien ne pouvait nuire à son bonheur et même si l’enfant n’était au départ pas réellement désiré, il apportait au couple, un renouveau. Leur amour renaissait de cendres douloureuses, témoins d’une relation à la base fusionnelle mais destructrice. « Il, ou elle... » Ajouta-il avec douceur alors que ses propos furent accompagnés d’une tendre caresse sur le ventre de la belle. « J'aimerai savoir, si c'est une fille ou un garçon. » Jaelyn se mordit la lèvre avec douceur, car si Pride souhaitait connaître le sexe de leur enfant, la jeune architecte ne partageait pas cet avis. Préférant la douce surprise lors de l’accouchement, elle leva les yeux, et renchérit tout en haussant les épaules. « Alors j’espère que tu sauras tenir ta langue jusqu’à la naissance du bébé. » Un clin d’œil vint parachever ses propos et alors qu’elle se glissait vers lui avec douceur, le regard soudainement fuyant de son compagnon, l’inquiéta. Surprise par son silence, ses rétines fauves en disaient trop. Le cœur de la jeune maman s’emballa, venait-il de comprendre ? Venait-il de réaliser l’ampleur de la situation ? Non, c’était totalement impossible, Pride voulait lui aussi de cet enfant, alors pourquoi revenir sur une telle décision. Haletante, elle le toisa avec crainte alors que la voix suave de son compagnon brisa cette douloureuse torpeur. « Jaelyn, je suis un homme qui a beaucoup d'ennemis. Et pas seulement parce que le monde des affaires est ainsi, mais parce que je ne suis pas quelqu'un de bien. » Face à cet aveu soudain, la jeune femme demeura silencieuse, puis elle voulu répliquer. Poussant un léger soupir qui trahit quand bien même son agacement, elle choisit de se reprendre, préférant tout d’abord écouter ce qu’il avait à lui dire. « Je ne le suis pas. Et je ne voudrais pas qu'on tente de me faire du mal à travers vous. » Hésitante, la jolie architecte fronça les sourcils, en proie à de nombreuses interrogations. « Je ne suis pas sûre de comprendre. Je veux dire, qui pourrait nous faire du mal ? Qui cherche à t’atteindre ? » Après tout, Pride Berrington était un puissant businessman mais pas assez pour que l’on en vienne à violenter ses proches. Tout à coup, Jaelyn se sentit profondément naïve, dans un premier temps, elle eut peur pour l’avenir de sa grossesse et de son bébé, puis ses rétines claires et affolées s’apaisèrent sous les derniers propos de son amant. « Je ne te demanderais qu'une chose : que tu fasses attention à toi... Ou que tu viennes vivre à mes côtés, même si un deuxième déménagement pourrait t'être de trop. » Touchée par la sincérité de cette requête, la future maman ne sut d’abord quoi répondre. Ses yeux toisèrent l’immense pièce et soudainement, elle se souvint qu’elle avait, elle aussi logé dans cette immense demeure. Leur amour n’avait cependant pas survécu à cette tentative d’emménagement et celui-ci avait semé le trouble au sein du couple. Mais peut être que cette fois serait différente ! Jaelyn était enceinte maintenant, et elle était prête à tout pour rassurer son amant troublé. Refusant toutes pensées néfastes, Jaelyn en oublia même la gravité de ses aveux. Un tendre sourire se dessina sur son visage de poupée et avec délicatesse, l’ange blond vint prendre place sur ses genoux, enroulant ainsi, ses interminables jambes autour de ses hanches masculines. Puis, elle murmura, conquise. « C’est une proposition ? » Ses doigts fins vinrent jouer avec une mèche rebelle de sa chevelure brune et déposant un léger baiser sur le bout de son nez, Jaelyn reprit. « Es-tu sûr de ta décision ? »
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Message(#) Sujet: Re: N° 1591 - I BELONG TO YOU Sam 23 Avr 2011 - 19:42

Cette fraîcheur languissante émanant de la beauté frêle de Jaelyn, apaisait son âme et envoûtait son coeur. Cette femme aux allures séraphiques, plus belle encore que les idoles tant aimées de ces prosélytes naïfs, irradiait d'une lumière diaphane autant qu'elle se pourvoyait parfois de quelques éclats plus sombres ; celle de la lubricité amoureuse. L'ange et le diable, réunis en un corps opalin et ô combien désirable, scellés par la douceur d'une main quémandeuse et noble, indivisibles par ses yeux de safre dont le verre parvenait tant à le faire languir. Un soupir désireux s'échappa des lèvres fines du jeune ténébreux comme il expira en ce même instant un souffle troublé. Avait-il le droit de mettre sa belle en danger ? Mais devait-il se résoudre à ne pas fonder de famille, par le simple prétexte d'une sécurité bancale ? L'adage mafieux certifiait bien que dès l'instant que l'un dès leurs devenait père, puisse leur progéniture être plus douée encore que le paternel afin d'éviter toute mortelle déconvenue …Des idées vives traversèrent l'esprit incisif de Pride, comme il toisait la mère de son enfant. Et à cette idée qui fit battre son palpitant d'un tambour cyclique vigoureux, il eut alors de nouveau un sourire, enfin heureux et touchant par l'humanité soudaine qu'il dégageait. Si son coeur n'était pas que de glace, seule Jaelyn parvenait à le faire fondre totalement, par l'embrasement de son amour pour elle. Ainsi sous le joug de quelques secondes rapides, Berrington en vint à une solution certes pas très éthique, mais efficace : sa Jaelyn serait mise sous protection ; il lui enverrait donc, sans qu'elle ne le sache toutefois, des gardes du corps discrets issus bien sûr de son monde mafieux. Qu'à cela ne tienne, il refusait de la voir en danger car demeurant la cible facile de potentiels ennemis dangereux. Peut-être était-ce là une précaution superflue après tout, mais à présent qu'il tenait le bonheur entre ses mains, il ne le laisserait pas filer pour cause d'inattention stupide. Sous ses pensées qui demeureraient secrètes pour sa douce Jaelyn, Pride posa ses doigts fins sur le ventre maternel, gonflant son buste viril d'une fierté non dissimulée tandis que son regard fauve épiait cette ronde félicité. Il allait être père... Le sourire subsista, l'emmenant loin de toute autre appréhension qui furent balayées par cette simple pensée le rengorgeant d'une superbe mais amoureuse suffisance.

Sa belle ingénue vint alors prendre place sur ses genoux, scellant l'attrait de leurs corps par ses jambes sveltes et interminables qui s'accaparèrent des hanches masculines. La main paternelle se fit alors plus lubrique lorsqu'elle s'épancha sur le dos gracile de sa belle, alors accompagnée par un regard licencieux que Pride plongea dans le sien. « C’est une proposition ? » Son rictus se mua en un amusement taquin et assuré, tandis qu'il se plaisait à recueillir son baiser mutin. « Es-tu sûr de ta décision ? » Le silence du jeune homme était ponctué par des oeillades tendres et désireuses, logeant des éclats de ravissement non dissimulés. Ce bonheur était le sien, le leur ; à lui, elle, leur enfant. Et personne ne viendrait plus entacher leur histoire qui commençait à peine. « C'est un ordre. » susurra le bellâtre de sa voix suave et frémissante, tandis qu'il chercha les lèvres féminines et sucrées des siennes. D'un élan tendrement amoureux, ils scellaient alors leur nouvelle vie.

[RP CLOS]
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