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 Certaines personnes ne s'oublient jamais [1598 LM - Laurence]

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Message(#) Sujet: Certaines personnes ne s'oublient jamais [1598 LM - Laurence] Jeu 24 Mar 2011 - 15:54

Certaines personnes ne s'oublient jamais ♥





Assise dans sa voiture, Noelina ne trouvait pas le courage d'en sortir. Cachée derrière ses lunettes de soleil, elle fixait la maison devant laquelle elle s'était garée. Celle de Laurence. Ce n'était pas l'envie de la retrouver qui manquait, bien au contraire ! Une joie sans limite l'avait envahie lorsqu'elle avait apprit qu'elle vivait ici elle aussi. Non, ce qui l'empêchait de franchir le pas c'était la réaction qu'allait avoir son amie. Enfin, ancienne amie. Elle l'avait lâchement repoussé, coupant tous contacts avec elle à l'époque ou Pride était partit. Elle l'avait fait sans lui donner la moindre explication. A présent, avec le recul elle se rendait compte de combien elle avait été injuste et égoïste de réagir ainsi. Tout ça parce qu'elle avait voulu couper tout ce qui se rapportait à Pride et que Laurence et lui s'entendaient plutôt bien à l'époque. Et aujourd'hui, elle s'en mordait les doigts. Parce qu'après tout ce qu'elle avait vécu avec Laurence, elle ne pouvait pas faire une croix sur elle comme ça. Elle regrettait et la jeune femme lui manquait terriblement. Après tout, elles avaient grandit ensemble. Elles avaient tout partagé. Et Noelina se demandait encore comment elle avait réussit à se passer d'elle à l'époque. Si elle pouvait tout recommencer, il était certain qu'elle ne referait pas deux fois la même erreur. Aujourd'hui, elle voulait retrouver son amie. Ou au moins, tout lui expliquer. Elle avait le droit de savoir.

Prenant une grande inspiration, elle finit par quitter la voiture en claquant discrètement la portière. L'appréhension lui comprimait la poitrine et elle resta plusieurs minutes devant sa porte sans oser franchir le pas. Elle ferma les yeux et vint poser son doigt sur la sonnette, sonnant trois petits coups. Elle retira ses lunettes de soleil et attendit qu'elle vienne lui ouvrir. Enfin, elle ou quelqu'un d'autre. Elle ne savait plus rien de Laurence et peut-être que celle-ci était mariée, ou au moins fiancée. Est-ce qu'elle était mère ? Avocate comme elle l'avait toujours rêvé ? Est-ce qu'elle était heureuse ? Un tas de questions s'entremêlaient dans son esprit déjà fébrile. Elle avait peur. Elle savait que son amie pourrait lui claquer la porte au nez, la rejeter, l'incendier et encore un tas de choses sur le même principe. Et elle comprendrait, elle ne lui en voudrait pas. Même si évidemment, ce serait dur à encaisser. Mais le pire, c'était si Laurence refusait de lui pardonner et qu'elle ne puisse rien changer à ça. Oui, ça, c'était vraiment le pire. Alors, droite comme un "i" sur le perron de la maison de Laurence, Noelina attendait. Elle avait prié la veille pour que tout se passe bien. Et là encore, elle priait. Il fallait qu'elle lui pardonne. Elle lui manquait trop et elle voulait retrouver son amie. Elle voulait que tout redevienne comme avant, même si c'était certainement trop demandé. Elle réajusta la chemise blanche qu'elle portait avec un jean foncé et passa une main nerveuse dans ses cheveux blonds qu'elle avait légèrement ondulés le matin même. Prier, il ne lui restait plus que ça.









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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne s'oublient jamais [1598 LM - Laurence] Dim 27 Mar 2011 - 1:26

Les cheveux ébouriffés, la jeune mère s’écrasa épuisée à la chaise de la cuisine en réalisant à quel point s’était bien plus difficile d’élever une petite fille toute seule. Rachel s’était époumonée presque toute la nuit, refusant de s’endormir et donner quelques heures de répits à Laurence. Finalement après de longues tentatives; Laurence avait réussit à l’endormir puis à essayer de faire fonctionner la laveuse – bien qu’elle doutait que les vêtements qui en ressortiraient seraient encore intactes, de la bonne taille et surtout de la bonne couleur. Bon sang, ce qu’elle aurait donné pour avoir de nouveau l’aide d’une femme de ménage et d’une nounou. Toute son enfance elle avait eu quelqu’un pour s’occuper d’elle quand sa mère était trop préoccupée par le travail. Maintenant que Rachel commençait finalement à grandir, elle pourrait bientôt reprendre sa carrière pour la faire avancer. Avec toute la mauvaise publicité que la prison lui avait apporté, il lui faudrait du temps pour recommencer la seule chose quelle faisait bien – être avocate. Perdue dans ses pensées, la sonnette de la maison se fit entendre, la faisant sursauter. Un soupir s’échappa de ses lèvres alors qu’elle prit quelques secondes avant de daigner se lever et se diriger vers la porte d’entrée. Elle pria intérieurement pour que ça ne soit pas Jovan qui vienne lui réclamer de voir sa fille – ou celle qui pouvait peut-être sa fille. De sa main droite, elle tourna la poignée de la porte alors que de l’autre main elle la déverrouilla. Laurence ouvrit la porte en posant les yeux sur celle qui s’y présentait. « Ouii..?!» fut tout ce qui sorti de sa bouche alors que pendant quelques secondes elle toisa l’inconnue en étant sur de la connaître de quelque part. Une seconde, puis une autre; ses yeux s’agrandirent sous la surprise alors qu’elle reconnu ses longs cheveux blond, se visage angélique.

« Lina, qu’est-ce que tu fais ici? » demanda-t-elle sans un accueil très chaleureux, plutôt très surprise de revoir ce fantôme du passé. Une amie qu’elle avait finie par oublier tant que la rancœur avait été forte par sa disparition soudaine. Maintenant qu’elle l’avait sous les yeux, Laurence ne savait pas si elle avait envie de remuer ce genre d’amitié méfiante plus que jamais qu’un jour ou l’autre Noelina décide de couper injustement les ponts avec elle. Elles qui avaient été pendant de longues années les meilleures amies du monde. La main sur la porte, Laurence passa rapidement une main dans ses cheveux pour paraître moins négligée qu’elle l’était et surtout pour cacher le fait que les choses n’étaient plus ce qu’elles avaient été dans le passé. Simples. Les lèvres mordillées, elle finit par céder puis à ouvrir la porte pour laisser celle-ci entrer dans sa nouvelle maison fraichement construite et décorée par les contacts de Jay. Qu’aurait-elle fait sans lui? « Du café? » retrouvant ses bonnes manières, tout en utilisant un ton plus formel que personnel, Laurence referma la porte derrières elles n’attendant plus qu’une chose de la part de Noelina. Des explications. Et pas n’importe lesquelles. De bonnes explications.



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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne s'oublient jamais [1598 LM - Laurence] Mar 29 Mar 2011 - 1:43


    « Ouii..?!»

Fit la brunette qui venait d'ouvrir la porte. Tant d'années s'étaient écoulées depuis et Laurence avait tellement changée. Bien que Noelina l'aurait reconnu entre mille. Muette à cause de l'émotion et de l'appréhension, la jeune blonde la dévisagea, le regard émut et honteux à la fois. Elle déglutit alors que son cœur se serrait dans sa poitrine. Et maintenant ? Que dire, que faire ? Noelina avait pourtant préparé un tas de phrases toutes faites, mais maintenant qu'elle se retrouvait devant elle, plus un seul mot ne voulait passer ses lèvres. Elle posa sa main sur sa poitrine, au niveau de son cœur ne cachant pas son désarroi et le fait qu'elle était complètement chamboulée de la revoir. Elle aurait voulu se jeter dans ses bras et lui demander pardon. Et tout se serait arrangé, comme lorsqu'elles étaient enfants. Mais à présent, elles étaient adultes et ça, ça ne marchait plus. Malheureusement. Finalement, une fois la surprise passée, c'est Laurence qui reprit la parole en première. « Lina, qu’est-ce que tu fais ici ? » Sa voix était froide mais Noelina n'en tint pas compte. Après tout, ce n'était pas très surprenant quand on savait comment elles s'étaient "quittées". Et la blondinette ne lui en tiendrait pas rigueur si Laurence décidait de déverser sa rancœur sur elle. Au contraire même, si c'était nécessaire pour qu'elle puisse lui pardonner par la suite, Noelina était prête à tout entendre ! Noelina ne répondit pas de suite, prenant le temps de l'observer avec plus d'attention. Laurence qui avait toujours été -tout comme elle- tirée à quatre épingles semblait aujourd'hui moins... Enfin, ce n'était plus pareil. Mais elle ne fit pas la moindre remarque sur cette observation, craignant de toucher une corde sensible. Elle allait enfin se décider à reprendre la parole, mais son amie la devança et finit par lui ouvrir la porte, l'invitant à rentrer. Troublée mais heureuse, Noelina lui offrit un sourire reconnaissant et n'hésita pas une seconde, s'engouffrant dans la demeure de la jeune femme.

« Du café ? » Noelina se retourna vers Laurence. Elle joignit ses deux mains devant elle, se tenant bien, comme une petite fille modèle. Ce qu'elle avait toujours été. Elle hocha faiblement la tête et répondit d'une voix discrète : « Avec un nuage de lait, comme toujours. » Oui, ou sous-entendu, comme avant. Comme avant que Noelina ne décide de la rayer de sa vie. Ou autrement dit, qu'elle fasse une énorme connerie qu'elle n'avait cessée de regretter jusqu'à présent. Elle suivit Laurence dans la cuisine, en profitant pour observer la maison qui semblait particulièrement récente. En même temps, dans un tel quartier difficile de trouver des maisons anciennes. Elle était d'ailleurs ravie de voir que Laurence semblait avoir réussit sa vie, en apparence du moins. Disons que financièrement, tout semblait bien aller pour elle. N'osant pas s'asseoir ou faire quoi que ce soit, elle finit par souffler : « Si... Si je te dérange, je peux repasser une autre fois tu sais. » Quelque chose attira alors son attention. Là dans la cuisine, visiblement tombé sur une chaise sans que personne ne s'en aperçoive une peluche pour enfant trônait fièrement. Noelina s'approcha et s'en empara, le souffle coupé. Elle releva les yeux vers Laurence, le regard pétillant. « Laurence tu... Tu es maman ?! » Un large sourire se dessina alors sur ses lèvres, ravie pour son amie. Laurence, maman ? C'était merveilleux ! Noelina porta la peluche à son cœur, la tenant avec douceur entre ses mains porcelaines. Mais Noelina se calma bien vite, réalisant qu'il n'était pas vraiment le moment de parler d'autres choses que d'elle et de ce qu'il s'était passé il y a de ça de nombreuses années maintenant. Noelina finit par abaisser les yeux, reposant la peluche sur la table. D'une petite voix qui trahissait sa culpabilité elle finit par avouer : « Je rêve de ce jour depuis des années... J'ai fais une énorme erreur Laurence et je regrette tellement. Penses-tu pouvoir me pardonner.. un jour ? » Elle leva les yeux vers elle, visiblement abattue. Vivre sans Laurence c'était vivre en sachant qu'il lui manquait quelque chose. Elle avait toujours été la seule à ne pas la repousser, elle avait été un peu sa seule amie. Celle avec qui elle partageait tout. Et en la repoussant, elle s'était condamnée à grandir seule. Une des rares personnes qui avait tant compter pour elle et qui ne lui avait jamais fait de mal.
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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne s'oublient jamais [1598 LM - Laurence] Mer 30 Mar 2011 - 19:14

Se dirigeant lentement vers la cuisine, Laurence laissa Noelina la suivre ou si le désire lui passait par la tête d’observer la décoration – Laurence ne pouvait en être que très fière après tout Jay et son équipe avait fait un travail formidable. « Avec un nuage de lait, comme toujours. » Laurence hocha la tête en se rappelant que lors qu’elles étaient ensemble à l’université, elles commandaient l’une pour l’autre sans se poser de question. C’était le bon temps, les études, les devoirs et les copines. S’afférant à sortir les tasses en porcelaines et à préparer le dit café, elle jeta un coup d’œil discret à Noelina qui selon elle n’avait pas changée d’une miette. Elle était toujours cette belle blonde donc les garçons tombaient amoureux, cette même blonde polie et courtoise. Une amie donc elle avait appris à vivre sans elle car du jour au lendemain elle avait disparue sans mots, sans lettres… sans rien. « Si... Si je te dérange, je peux repasser une autre fois tu sais. » Se dirigeant vers le réfrigérateur, Laurence se pencha pour sortir le lait et soupira avec un sourire. « Tu me déranges pas… » Murmura-t-elle à son tour ne sachant pas comment réagir face à son invitée. Patientant que le café se filtre dans la cafetière – heureusement elle avait au moins appris le fonctionnement de celle-ci avant de se retrouver toute seule – Laurence rapprocha les tasses et versa dans la sienne du sucre. « Laurence tu... Tu es maman ?! » Distraite, Laurence se retourna vers Noelina qui tenait entre ses mains une peluche qui devait traîner quelque part dans le salon trahissant son nouveau rôle de mère. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’elle était au moins fière de quelque chose, sa petite fille Rachel qui était d’une beauté époustouflante. « D’une petite fille de 2 mois. » répondit-elle avant de se concentrer de nouveau sur le café qui était finalement prêt. Empoignant la poignée de la cafetière agilement, elle versa le liquide brûlant dans les deux tasses donc l’une, où elle versa du lait pour le préparer exactement comme Noelina l’aimait. Les tasses furent déposées sur la table où Laurence prit place d’un coté, déposant la tasse pour son amie de l’autre coté face à elle, histoire qu’elles discutent.

Assise silencieusement, Laurence plongea ses yeux dans ceux de Noelina prête à l’écouter et comprendre ses motivations. Après tout, est-ce qu’on pouvait vraiment réapparaître après quelques années après une disparition incongrue? « Je rêve de ce jour depuis des années... J'ai fais une énorme erreur Laurence et je regrette tellement. Penses-tu pouvoir me pardonner.. un jour ? » Laurence porta à ses lèvres une gorgée de café, un réflexe qu’elle avait toujours eu. Lorsqu’elle voulait réfléchir ou gagner du temps, boire était un excellent moyen pour lui proposer tout ça. Soupirant, Laurence déposa la tasse sur la table en rejoignant ses mains devant elle. « Je regrette aussi Lina… Mais tu sais qu’on ne m’as rien dit? Tu débarques du jour au lendemain et tu me demande de te pardonner. De quoi au juste? » Elle laissa sa question en suspend alors que toutes les deux savaient la réponse. « De m’avoir abandonnée à Harvard? D’avoir carrément disparue sans explications? » Demanda-t-elle sincèrement sans être trop brusque. Elle avait sa dose de disputes pour l’année. Elle détourna ses yeux de Noelina en baissant la tête vers le contenu chaud de sa tasse. « C’est pas comme ça que c’était supposé se passé » murmura-t-elle à la mélancolie des souvenirs sur leurs projets communs qu’ils avaient imaginés; ayant des enfants en même temps qui avec de la chance pourraient être un garçon et une petite fille – et ils se marieraient peut-être un jour.

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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne s'oublient jamais [1598 LM - Laurence] Mar 5 Avr 2011 - 15:23


« Tu me déranges pas… » Souffla-t-elle avec un mince sourire sur les lèvres. Noelina se contenta de hocher faiblement la tête, la regardant s'affairer pour leur préparer un café. La jeune blonde était un peu déboussolée par la situation. Connaissant Laurence elle s'était attendue à des retrouvailles plus... mouvementées dirons-nous. Mais non, son amie restait calme et montrait ô combien elle était bien éduquée. Tout comme Noelina. En même temps, leurs familles étant amies, elles partageaient forcément les mêmes valeurs. Attendant que son amie termine de préparer leurs boissons, Noelina avait jeté un coup d'œil autour d'elle et ce fut comme ça qu'elle trouva la fameuse peluche. Demandant alors à Laurence si elle était mère, celle-ci se retourna dans sa direction, un sourire ravissant sur les lèvres. « D’une petite fille de 2 mois. » Visiblement, la jeune mère était des plus ravies. Et il y avait de quoi ! Laurence, maman... C'était vraiment merveilleux. Mais tandis que Laurence déposait les deux tasses sur la table où Noelina avait finit par prendre place, son regard se voila. De tristesse, de nostalgie. Elle s'était brusquement souvenue des conversations qu'elles avaient eu plus jeunes. Elles s'étaient promis de rester liées à jamais, et que même si elles n'avaient pas de liens de sang, leurs enfants pourront considérer l'autre comme une tante. Mais Noelina avait tout fichu en l'air. Et il était peut-être trop tard pour se rattraper à présent.

Noelina aurait aimé parler durant des heures de sa petite fille, de tout savoir d'elle, de la voir, de pouvoir la tenir dans ses bras et ce genre de choses encore. Mais ce n'était pas vraiment le moment. Laurence la fixait sans ciller, déterminée et blessée visiblement. Lina déglutit et se lança timidement, pas vraiment fière d'elle. Laurence resta imperturbable et porta sa tasse à ses lèvres pour y boire quelques gorgées. Mal à l'aise, la blonde fit de même, avec précaution car le liquide était brûlant. Elle avait dû mal à soutenir le regard de son interlocutrice tant elle culpabilisait. Et finalement, Laurence l'assena de paroles dures et intransigeantes : « Je regrette aussi Lina… Mais tu sais qu’on ne m’as rien dit? Tu débarques du jour au lendemain et tu me demande de te pardonner. De quoi au juste? » Noelina déglutit, muette. « De m’avoir abandonnée à Harvard? D’avoir carrément disparue sans explications? » Noelina finit par baisser les yeux et se mordit violemment l'intérieur de la lèvre. Se retrouver face à son amie l'obligeait à faire face à ses erreurs. De plus, voir la peine qu'elle éprouvait la rongeait. Dans un murmure, la brune termina : « C’est pas comme ça que c’était supposé se passé. » Non, c'était certain. Rien n'aurait dû se passer ainsi. Et Noelina n'avait pas voulu ça. Elle à l'époque, tout ce qu'elle voulait c'était continuer sa vie avec Pride, et continuer d'évoluer auprès de sa seule amie de l'époque. Mais Pride avait tout gâché. Se passant une main nerveuse dans les cheveux, elle recommença ensuite à boire plusieurs gorgées, alors que le café lui brûlait la gorge. Elle reposa la tasse, la gardant bien en main. Elle releva la tête, pour reposer son regard dans celui de la jeune femme. D'une voix faible et tremblante, signe de sa honte et de la difficulté à raconter ça, elle commença : « Je ne voulais pas non plus que ça se passe comme ça, crois moi Laurence. Tu me connais, je n'aime pas faire de mal aux gens. » Marquant une très brève pause, elle reprit ensuite : « Il fallait que je coupe tous les contacts que j'avais à l'époque. Car tout me rappelait Pride... Et je n'arrivais plus à sortir la tête de l'eau. » Seulement voilà, Laurence ne savait pas du tout ce qu'il s'était passé entre elle et Pride. Elle ne savait pas pourquoi ils s'étaient quittés. Baissant à nouveau la tête, Noelina termina enfin : « Il m'a dit qu'il voulait partir avec moi. Il avait tout prévu pour qu'on s'enfuit loin de mes parents. Un million de dollar. C'est la somme que j'ai versé sur son compte à sa demande. Ça nous aurait permis d'avoir une belle vie, tranquille. C'est lui qui me l'avait demandé. Et il est partit... Sans moi. Je suis restée quatre heures à l'aéroport à l'attendre. Je ne voulais pas voir la vérité en face. Ce n'était pas moi qu'il voulait, c'était mon argent. Sauf que moi, j'étais folle de lui. Il était mon premier copain et je me voyais finir mes jours avec lui. Lui, non. » Au fil de ses explications, sa voix était devenue de plus en plus dure et froide, alors que son visage se crispait. Maintenant, tout ceci était derrière elle. Elle ne pleurait plus pour lui depuis un moment. Maintenant, elle le détestait comme elle n'avait jamais haït personne. Son prénom seul suffisait à la mettre en colère et elle rêvait d'une vengeance digne de ce qu'il lui avait fait endurer.

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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne s'oublient jamais [1598 LM - Laurence] Jeu 7 Avr 2011 - 22:09

« Je ne voulais pas non plus que ça se passe comme ça, crois moi Laurence. Tu me connais, je n'aime pas faire de mal aux gens. » Laurence dût admettre que ce n’était pas du tout le genre de Noelina de faire du mal aux gens. Mais qu’est-ce qu’elle en savait réellement après toutes ses années? Avait-elle changé au point qu’elle ne la reconnaisse plus? Après tout, Noelina avait disparue du jour au lendemain. Elle l’avait abandonnée. Qu’arriverait-il si elles se rendaient compte qu’elles n’avaient plus rien en commun comme dans le passé? Elle avait changée. Elle était mère, avait son propre cabinet d’avocat. Ne sachant pas quoi penser, Laurence continua de boire quelques gorgées du café qu’elle avait préparé appréciant de sentir le liquide chaud descendre dans sa gorge. « Il fallait que je coupe tous les contacts que j'avais à l'époque. Car tout me rappelait Pride... Et je n'arrivais plus à sortir la tête de l'eau. » Maintenant qu’elle le lui rappelait, Laurence se souvenait très bien du couple que Pride et Noelina formaient dans le passé. Un couple donc elle se serait sans doute opposé dans le présent. Après tout, Pride n’était pas la personne la plus fréquentable et en qui l’on pouvait avoir totalement confiance. Mais elle l’appréciât beaucoup dans un sens, surtout par le fait qu’il gardait un œil sur son frère à sa place. Mais elle continuait de voir cette ouverture d’un club de striptease d’un très mauvais œil. « Il m'a dit qu'il voulait partir avec moi. Il avait tout prévu pour qu'on s’enfuie loin de mes parents. Un million de dollar. C'est la somme que j'ai versé sur son compte à sa demande. Ça nous aurait permis d'avoir une belle vie, tranquille. C'est lui qui me l'avait demandé. Et il est partit... Sans moi. Je suis restée quatre heures à l'aéroport à l'attendre. Je ne voulais pas voir la vérité en face. Ce n'était pas moi qu'il voulait, c'était mon argent. Sauf que moi, j'étais folle de lui. Il était mon premier copain et je me voyais finir mes jours avec lui. Lui, non. » Ce fut plus qu’un air étonné que Laurence jeta à Noelina au fil de ses explications. Elle se massa le front quelques instants ayant réellement du mal à croire tout ce qu’elle venait d’apprendre au sujet de la rupture du couple. Voilà que toutes les lumières s’allumaient et que les questions trouvaient leurs réponses. De nombreuses questions fusaient dans son esprit maintenant qu’elle apprenait le rôle de Pride dans la disparition de sa meilleure amie.

Repoussant de quelques centimètres sa tasse de café, Laurence posa ses yeux dans ceux de Noelina soupirant face à tous ses aveux auxquels elle ne savait pas quelle attitude qui était la meilleure à adopter. Elle se sentait désolée pour son amie, et elle se sentait stupide. Comment révéler à Noelina que Pride – qui juste qu’ici semblait plutôt bien se tenir maintenant qu’il avait fait de la prison pour vol de banque – avait été celui à qui elle avait demandé si le rôle de parrain pour la petite Rachel lui conviendrait. « Tu aurais dût m’en parler, Lina. J’aurais pu faire quelque chose. Peut-être mon père. Il était le meilleur avocat de Washington – et il l’est encore! » Mais ça faisait un bon moment et Laurence ne s’imaginait pas dans des poursuites judiciaires contre Pride. Et elle souhaitait de tout son cœur que Noelina ne soit pas revenue à Ocean Grove pour lui demander une telle faveur. « Pourquoi est-ce que tu es à Ocean Grove, Lina? Tu sais qu’il habite ici…? » De simples questions qui lui figurait ce que Noelina était venue chercher en arrivant dans cette ville. Elle n’avait pas vécu ce que Noelina avait vécu dans sa relation avec Pride, mais un coté d’elle voulait prendre le parti de Pride alors que l’autre se mettait à la place de Noelina et trouvait que Pride était allé trop loin en profitant d’elle. Troublée, Laurence reprit entre ses doigts sa tasse qu’elle porta à ses lèvres délicatement ne détournant plus son regard de son invitée.
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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne s'oublient jamais [1598 LM - Laurence] Mar 12 Avr 2011 - 21:18


Noelina avait donc parlé sans retenue. De toute façon, elle était arrivée à un point ou seule la vérité pourrait peut-être lui permettre d'être pardonnée par la seule personne qui avait véritablement été son amie, la seule personne qui avait vraiment compté à ses yeux et qui lui manquait depuis maintenant des années. Si Laurence elle, avait certainement réussit à tirer un trait sur elle depuis, en colère contre sa disparition inexpliquée, pour Noelina c'était totalement différent. Chaque jour elle s'était demandée ce qu'elle était en train de faire à cet instant précis, ce qu'elle était devenue, est-ce qu'elle était heureuse.. Est-ce qu'elle pensait à elle encore parfois. Tout un tas de questions semblables à celles-ci encore. Et tout ça, sans moyen de reprendre contact avec elle. Parce qu'elle n'osait pas appeler ses parents pour avoir ses coordonnées et parce qu'elle n'osait pas non plus s'imposer dans sa vie actuelle. Et ça, Noelina n'aurait pas sût dire si c'était lâche et égoïste, ou si au contraire c'était honorable de vouloir l'épargner d'un retour aussi brusque. Elle s'était souvent posé la question, sans parvenir à trouver une réponse. Et aujourd'hui, il était trop tard de toute façon. Enfin bon, Noelina lui avait donc tout avoué d'une seule traite, n'omettant pas un seul détail. Elle voulait que Laurence sache tout, absolument tout. Et son amie resta d'ailleurs un petit moment silencieuse, visiblement perplexe par cette révélation inattendue. Elle se massa le front un instant, alors que Noelina elle se tordait nerveusement les mains l'une contre l'autre.

Portant sa tasse à ses lèvres, la jeune blonde avait baissé le regard alors qu'elle buvait de longues gorgées, attendant sa sentence non pas sans impatience. Silencieuse, elle laissait le temps à son amie d'encaisser tout ça et d'y réfléchir avant de formuler une quelconque réponse. Noelina ne pouvait nier le fait qu'elle espérait de toutes ses forces que Laurence trouverait la bonté de lui pardonner et qu'elles pourraient réapprendre à se connaître après toutes ses années, dans l'espoir de peut-être retrouver leur ancienne relation. De retrouver cette complicité et cette confiance hors paire qu'elles avaient eut autrefois. Et finalement, Laurence se lança. « Tu aurais dût m’en parler, Lina. J’aurais pu faire quelque chose. Peut-être mon père. Il était le meilleur avocat de Washington – et il l’est encore ! » Pas de colère dans sa voix. C'était déjà un soulagement énorme pour la jeune femme. Reconnaissante pour sa proposition, Noelina lui offrit un tendre sourire avant de répondre : « Je sais Laurence, merci. Mais même si la somme d'argent qu'il nous a volé est énorme, le soucis n'était pas là. Enfin, pas pour moi en tout cas. Ce que je désirais, ce n'était pas de le laisser croupir en prison tu sais.. Je voulais qu'il souffre comme il m'a fait souffrir. » Baissant le regard, elle échappa un soupire nostalgique et blasé. Oui et pour le moment, elle n'avait pas encore eut sa vengeance, bien qu'elle y travaillait et qu'elle ait d'ailleurs trouvé une idée qui lui semblait parfaite... Laurence reprit alors la parole, la questionnant. « Pourquoi est-ce que tu es à Ocean Grove, Lina? Tu sais qu’il habite ici…? » Son visage s'assombrit à nouveau alors qu'elle s'était mise à fixer le vide avec détermination, comme si elle repensait à un tas de choses qui la mettait violemment en colère. D'une voix sèche et détachée, elle répondit : « Oui, je sais. C'est pour ça que je suis là. » Pour lui faire payer, pour obtenir sa vengeance, pour calmer sa peine et sa colère, pour pouvoir apaiser la haine qui grondait en elle. Elle détourna la tête pour la reposer sur Laurence, et d'une voix calme et légèrement froide malgré tout, elle lui demanda : « Tu as gardé contact avec lui ? » Oh non certes, elle ne lui en voudrait pas si c'était le cas. Elle ne pouvait pas savoir tout ce qu'il s'était passé, tout ce qu'il avait fait. Elle avait juste besoin de savoir si oui ou non, ils se côtoyaient encore. Afin d'éventuellement partager avec elle les projets qu'elle avait pour son "ex-fiancé".

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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne s'oublient jamais [1598 LM - Laurence] Ven 15 Avr 2011 - 16:14

« Je sais Laurence, merci. Mais même si la somme d'argent qu'il nous a volé est énorme, le soucis n'était pas là. Enfin, pas pour moi en tout cas. Ce que je désirais, ce n'était pas de le laisser croupir en prison tu sais.. Je voulais qu'il souffre comme il m'a fait souffrir. » Laurence soupira alors qu’elle se connaissait suffisamment pour savoir que si Noelina le lui avait confié, elle aurait tout fait pour que Noelina rassemble les preuves et poursuivre Pride en justice. Malheureusement, une telle poursuite aurait eu de nombreuses conséquences, à commencer par son frère qui aurait définitivement arrêté de lui adresser la parole. Déjà, leurs contacts étaient rares et plutôt maladroits – Laurence n’arrivait plus à essayer de le voir plus souvent. Clyde avait sa vie et il refusait qu’elle en fasse partie. C’était pour ça qu’elle avait demandé à Pride d’être le parrain de Rachel. Elle l’avait toujours apprécié, le considérant comme une bonne personne malgré cet incident de vol de banque… Enfin incident était un grand mot. Laurence savait parfaitement qu’il avait tout manigancé avec l’aide de son frère. Mais c’était aussi facile de les arrêter que de mettre une bouteille d’alcool dans les mains d’un alcoolique et lui dire de ne pas boire la bouteille. « Oui, je sais. C'est pour ça que je suis là. » Elle avait donc raison, elle n’était pas ici à Ocean Grove pour autre chose que la vengeance contre Pride. La question qui demeurait s’était de savoir ce qu’elle attendait d’elle. Des noms? Des adresses? Un plan? Hochant la tête avant de porter sa tasse à ses lèvres – pendant 5 brèves secondes, Laurence senti un pincement au cœur alors qu’elle avait l’impression que si Noelina était revenue ce n’était que pour la vengeance. Pas pour la revoir. Peut-être devait-elle lui faire confiance… même si c’était difficile. « Tu as gardé contact avec lui ? » Laurence déglutit faiblement sous la voix sèche et froide de Noelina. Oui, elle avait changé. Comme elle.

Inspirant profondément, Laurence secoua la tête positivement partagée entre l’angoisse et la honte d’avoir garder contact. Mais elle ne lui avait rien dit. Rien. Comment aurait-elle pu le deviner? « Oui. » répondit-elle d’une voix pas totalement convaincue que répondre positivement à ce genre de question était une bonne chose. Mais Laurence n’aurait pas su mentir à Noelina, et celle-ci s’en serait rendue compte bien rapidement. « Tu me places dans une situation difficile, Lina. » Elle était sincère. Laurence aurait préférer ne pas avoir à tout apprendre ça – surtout si tard… Désormais qu’elle savait, elle ne pouvait qu’avoir de la rancœur face à Pride qui avait trahis son amie. Délicatement, Laurence termina sa tasse de café avant de la repousser devant elle. Assez de caféine aujourd’hui, elle venait à peine de terminer son quatrième de la journée. Pas étonnant quand on voyait à quel rythme sa fille pouvait se réveiller à n’importe quelle heure de la nuit simplement pour avoir son attention. Mal à l’aise, Laurence rejoignit ses mains l’une dans l’autre avant de reposer son regard sur amie. « Si tu m’avais tout dit… ça aurait tout changé Lina. Maintenant je m’en veux. » De nouveau un silence. Laurence s’en voulait de ne pas avoir compris à travers les lignes, de ne pas avoir anticipé la fuite de son amie et par-dessus tout, d’avoir été aussi aveugle sur la nature de Pride. « C’est le parrain de Rachel. » Voilà. C’était dit et Laurence savait très bien que ce n’était pas le genre de révélation qui lui ferait très plaisir. Surtout si elle souhaitait se venger de Pride. Malheureusement, Noelina arrivait à un moment très heureux dans la vie de Pride… et Laurence avait l’impression qu’elle était ici pour tout détruire.
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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne s'oublient jamais [1598 LM - Laurence] Jeu 28 Avr 2011 - 18:07


Noelina ne voulait nullement mettre son amie dans une situation délicate, ni lui demander de faire un choix entre elle et Pride si jamais elle avait gardée contact avec lui. Car des deux, c'était elle qui l'avait la plus faite souffrir et non pas Pride. Et pour ça, elle ne pouvait lui en vouloir. Au fur et à mesure qu'elle parlait, elle sentait Laurence se fermer un peu plus et carrément, il lui semblait déceler une certaine gêne dans son regard. Noelina ne fit pas la moindre remarque, mais elle restait pour le moins curieuse. Fronçant les sourcils, elle la fixa intensément, comme si d'un simple regard elle allait découvrir ce qu'elle lui cachait. Enfin, "cachait" était un bien grand mot étant donné qu'elles se reparlaient depuis à peine quelques minutes seulement. Finalement, après lui avoir demandé si elle fréquentait toujours Pride, son amie lâcha un simple « Oui. » presque hésitant. Même si elle n'avait pas le droit de lui en vouloir pour ça, étant donné qu'elle ne savait absolument rien de cette histoire, Lina ne put s'empêcher de ressentir un pincement au cœur. Mais à vrai dire, c'était plus contre Pride qu'autre chose. Ce pourri n'avait même pas prit la peine de lui parler de tout ça et il continuait bien tranquillement de la voir, comme si de rien était alors qu'il savait parfaitement l'amitié qui les liait. Pour sûr qu'un jour son hypocrisie se retournerait contre lui, et ce jour-là Noelina espérait être présente pour savourer sa chute. La jeune femme contenta de hocher faiblement la tête avant de porter son café à ses lèvres, s'accordant quelques secondes de répit ou elle tenta de reprendre ses esprits. Mais Noelina n'avait pas encore entendu le pire pour l'instant.

« Tu me places dans une situation difficile, Lina. » La blonde releva les yeux et les posa sur son amie, presque honteuse. Elle lui offrit un petit rictus désolé, consciente de ce que ses révélations allaient impliquer pour Laurence. Mais son but n'avait jamais été de la mettre à mal face au garçon. Elle avait juste voulu qu'elle sache pourquoi elle était partie il y a toutes ces années. Elle était venue ici, juste en espérant qu'elle lui pardonne son erreur et pour ça, la seule solution avait été de lui dire la vérité. Mais elle ne s'était pas doutée elle non plus qu'elle avait gardé contact avec Pride. Sa main trembla légèrement contre sa tasse, alors qu'elle avait envie d'attraper celle de son amie et de la lui serrer tendrement en signe de réconfort. Mais elle ne fit rien, craignant d'être trop rapide alors que Laurence ne semblait toujours pas lui avoir accordé son pardon. Ce qui était d'ailleurs on ne peut plus compréhensible. Noelina se contenta alors de lui répondre à mi-voix : « Ne t'en fais pas Laurence, je ne te demande rien. Et certainement pas de faire un choix. » Et même si elle le pensait sincèrement, ça lui coûtait de lui dire ça. Bien sûr qu'elle aurait aimé que Laurence fasse un choix et que ce soit elle qui l'emporte. Mais elle ne pouvait lui imposer une telle chose après tout ce temps. Et de toute façon, il n'était même pas dit qu'elle "gagne". Il valait donc mieux s'abstenir et rester à sa place. « Si tu m’avais tout dit… ça aurait tout changé Lina. Maintenant je m’en veux. » Noelina fronça les sourcils et la fixa sans comprendre. Elle s'en voulait ? De quoi ? D'avoir gardé contact avec lui ? Elle ne devait pas, elle ne pouvait pas savoir encore une fois. Mais l'air grave de Laurence lui laissa deviner qu'il y avait autre chose. Soudainement inquiète, Lina fut bientôt mal à l'aise face au silence de son amie. D'une voix encourageante et hésitante à la fois elle demanda simplement : « Lau' ? Qu'est-ce qu'il y a... ? » Espérant ainsi lui faire cracher le morceau. Ça ne pouvait pas être si dramatique, si ? Si. « C’est le parrain de Rachel. » Le visage de poupée de Noelina se referma aussitôt, laissant seulement apparaître un air grave, contrarié et fâché même. Les lèvres pincées, elle serra ses mains de toutes ses forces autour de la tasse pour ne pas céder à la colère. Laurence n'y était pour rien, elle n'avait pas le droit de lui en vouloir à elle ! Ne cessait-elle de se répéter silencieusement. Mais cette nouvelle avait l'effet d'une bombe et sa haine contre Pride augmenta encore d'un cran. Elle resta de longues secondes silencieuse, ayant presque envie de prendre ses affaires et de partir tout de suite ruminer sa peine, sa déception et sa colère chez elle. Mais c'était incontestablement une très mauvaise idée. Elle était ici pour tenter de regagner l'amitié de son amie et ce n'était pas du tout le moment de faire une scène. Elle ferma les yeux et poussa un long soupire, essayant de se calmer. Elle répondit, toujours aussi froide : « Tu ne pouvais pas savoir Lau'... Tu ne pouvais pas savoir. » Sa phrase se terminant dans un murmure, elle rouvrit les yeux et tenta d'adoucir ses traits.

Terminant d'une traite ce qui lui restait de café, elle ajouta finalement : « Je... Je crois qu'on va changer de sujet, c'est préférable. Je n'ai absolument pas envie d'en savoir plus pour le moment. Je ne suis pas venue pour ça. » Elle passa une main nerveuse dans ses cheveux clairs et après un nouveau soupire elle demanda, essayant de retrouver le sourire : « Bon et dis moi, on peut la voir cette Rachel ? Ou elle dort peut-être... ? » Oui, depuis que Lina savait que Laurence avait eut une fille, elle mourrait d'envie de la voir. Elle demanda alors, curieuse : « Et... qui est le père ? » Elle lui offrit un petit sourire joviale, ne se doutant pas une seconde qu'elle venait de mettre le doigt sur un point extrêmement sensible. Elle espérait seulement que Laurence ne se soit pas déjà mariée... Elle voulait être là dans ce qui était censé être le plus beau jour de la vie de son amie. A première vue, pas de bague de fiançailles. Tant mieux.


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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne s'oublient jamais [1598 LM - Laurence] Ven 6 Mai 2011 - 6:43

Retenant silencieusement son souffle, Laurence sentit une boule dans sa gorge alors qu’elle était capable de ressentir toute la colère de son amie face à ses révélations. Elle se mordilla les lèvres et profita du silence qui s’était installée entre elles pour se lever de sa chaise et d’aller empoigner la cafetière. Laurence revit doucement à la table où elle versa une petite quantité de café dans sa tasse vide, évitant soigneusement de jeter un regard analytique à son amie. Noelina avait vécu de sombres moments avec Pride et elle ne semblait pas avoir réussit à aller de l’avant. La tête baissée devant son amie, elle eu l’impression que sans le vouloir sa décision l’avait extrêmement déçue même si elle pouvait essayer de prétendre le contraire. Laurence essaya tant bien que mal de se mettre à la place de Noelina en s’imaginant quelle réaction qu’elle aurait eu si on avait essayer de l’arnaquer de la sorte – car simplement s’imaginer sortir avec Pride était beaucoup trop digne d’un film de science-fiction. Évidemment, elle aurait traqué l’arnaqueur avec l’aide de son père tout simplement pour récupérer ce qu’il lui avait pris puis elle aurait tout fait pour qu’il se retrouve derrière les barreaux. Elle aurait jubilé de le lui faire payer devant un tribunal rempli de juges impartiaux qui auraient condamné sans hésiter le malfaiteur. « Tu ne pouvais pas savoir Lau'... Tu ne pouvais pas savoir. » Se mordillant l’intérieur de la lèvre, Laurence ne pouvant que de supporter la colère palpable de Noelina sans trouver les mots jutes pour la réconforter. Elle ne pouvait tout simplement pas. Le temps, les événements et tout le reste les avait séparées pour de si longues années que Laurence ne savait même pas si la jeune femme devant elle était bien celle qu’elle avait connue. Muette, elle posa doucement ses yeux sur Noelina qui encore énervée rageait à terminer rapidement sa tasse de café. Laurence se voyait très mal lui dire que c’était sa faute dans un sens puisqu’elle avait disparue sans lui donner d’explications, mais elle tenait beaucoup à son amie et la revoir devant elle lui donnait le goût de la retenir. « Je... Je crois qu'on va changer de sujet, c'est préférable. Je n'ai absolument pas envie d'en savoir plus pour le moment. Je ne suis pas venue pour ça. » Laurence hocha la tête ne sachant plus où se mettre. « Bon et dis moi, on peut la voir cette Rachel ? Ou elle dort peut-être... ? »

Un sourire se dessina lentement sur ses lèvres alors que Noelina savait comment changer facilement le sujet. Quoi de mieux que de poser des questions sur sa fille, cette petite princesse qu’elle n’avait jamais vue et à qui elle aurait sans doute eu le rôle de marraine si elle avait encore été dans sa vie. « Elle dort à l’étage, mais je peux aller la chercher. Tu vas voir, tu vas l’adorer! Elle est merveilleuse... » Décrivait-elle d’une voix admirative alors que Laurence reculait doucement sa chaise pour se lever de table et d’envisager d’aller chercher la petite Rachel. « Et... qui est le père ? » Elle se crispa une seconde sous la surprise de la question de son amie, sachant que c’était une question très légitime et pourtant Laurence aurait payé cher pour que l’on ne lui remettre pas en face la paternité de sa fille. Reposant ses mains sur le rebord de la table, Laurence arrêta son mouvement pour soupirer et puis passer une main dans ses cheveux osant à peine de jeter un œil à Noelina. Elle s’imaginait déjà un air outré, dégoûtée peut-être même.. Et pourtant, elle avait envie de lui dire. Noelina avait été absente si longtemps que Laurence se sentait presque moins mal de lui raconter les choses en sachant qu’elle ne connaissait pas les hommes impliqués dans cette situation qu’elle allait devoir affronter un jour ou l’autre. « Il est professeur de tennis… » Elle laissa en suspend sa phrase ne sachant pas exactement comment elle avait décider de lui dévoiler ses doutes. Une seconde respiration et elle rouvrit la bouche. « .. Ou bien c’est un avocat. » Honteuse, Laurence baissa la tête devant son amie alors qu’elle avait user de beaucoup de courage pour réussir à dire à voix haute ses doutes à savoir qu’elle était encore plus confuse que d’habitude. Elle évitait au maximum de faire le test, en le remettant toujours au lendemain. Elle avait peur de la réponse. D’être soulagée. D’être déçue. En fait, elle ne savait plus quelle réaction elle aurait réellement en apprenant que l’un n’était pas le père. Lequel était mieux? Lequel elle préférait? Lequel serait un bon père pour Rachel? À qui elle ressemblerait en grandissant? « Ma vie est catastrophique, si tu veux tout savoir. Si tu savais comment parfois je regrette de ne pas être à Washington. Les choses étaient plus simples. » Les lèvres pincées, Laurence releva finalement les yeux en appréhendant le regard de son amie face à ses confidences, évasives mais qui semblaient être un bon préambule à toute cette cascade d’événements qui lui était tomber dessus depuis qu’elle avait rencontrer Jovan Lennon.
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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne s'oublient jamais [1598 LM - Laurence] Mar 7 Juin 2011 - 15:27


Laurence ne savait visiblement plus trop où se mettre face à Noelina. Il fallait dire que la situation était assez compliquée et tendue. Mais Noelina ne lui en voulait pas, encore une fois c'était sur Pride que sa colère se focalisait. Même à des kilomètres de lui, il parvenait encore à lui pourrir la vie. Elle se demandait à présent comment elle avait pu tomber sous le charme de se bellâtre manipulateur et égoïste. Elle était décidément bien sotte et elle avait payé cher de sa naïveté. Mais pour le moment, elle ne voulait plus trop songer à ça, elle n'était vraiment pas venue voir Laurence pour parler de Pride. Non, elle voulait retrouver son amie et tenter de recoller les morceaux si c'était encore possible. Et à première vue, il semblerait que oui. Laurence ne lui avait pas claqué la porte au nez, elle ne s'était pas montrée excessivement désagréable avec elle, aucun signe d'animosité ni quoi que ce soit dans le genre. Même si Noelina avait conscience qu'elles ne retrouveraient peut-être jamais leur complicité d'antan, la compter parmi ses proches seraient toujours mieux que rien. Elle lui avait tant manqué, et elle se demandait encore si Laurence avait ressentit la même chose ou si elle était vite habituée à son absence...

'Lina prit donc l'initiative de changer de sujet, et son amie ne se fit pas prier. La blonde s'aventura alors sur un terrain qui, normalement, ne risquait rien : Rachel. Elle était impatiente d'en savoir plus, de pouvoir la voir, de faire sa connaissance, et même si Laurence l'acceptait à nouveau dans sa vie, de pouvoir la voir grandir. Et même si Noelina ne pouvait avoir le rôle de marraine désormais, ça ne l'empêcherait pas de se comporter comme telle. Demandant alors si on pouvait la voir, Laurence se mit à sourire, visiblement fière d'être la mère de ce bout d'chou. Elle commença à se lever tout en répondant : « Elle dort à l’étage, mais je peux aller la chercher. Tu vas voir, tu vas l’adorer! Elle est merveilleuse... » Noelina l'imita, ravie et persuadée à son tour qu'elle allait l'adorer. Comment ne le pourrait-elle pas ? Elle était la fille de Laurence après tout. Mais elle eu alors la mauvaise idée de demander qui était le père, ne se doutant pas un instant de ce qu'elle allait déclencher. Laurence pâli alors, cessant son mouvement pour finalement se laisser retomber sur sa chaise. Debout, Noelina se raidit et la fixa, interrogative. La jeune femme redouta alors un instant que le père ne se soit fait la malle en apprenant la grossesse de Laurence. Le visage angélique de 'Lina s'assombrit à cette pensée, qui oserait faire une telle chose ? C'était totalement immoral et irresponsable, nul doute que si cette personne n'allait pas se confesser elle passerait l'éternité à brûler sauvagement dans les flammes de l'enfer.

Mais Noelina était loin de ce qu'elle imaginait. La voix faible, son regard semblait vouloir éviter à tout prit celui de l'héritière, alors qu'elle avouait : « Il est professeur de tennis… » La blonde fronça légèrement les sourcils alors que son petit nez se retroussait dans un signe d'incompréhension. Est-ce que Laurence avait honte de lui parler du père de Rachel parce que sa situation sociale semblait être loin de la leur ? Non impossible, Laurence savait pertinemment que Noelina n'était pas ce genre de personnes. Jamais elle n'aurait osé juger quelqu'un sur pareils critères, elle se fichait bien de ce genre de choses. Mais la vérité finit par venir, tombant lourdement. « .. Ou bien c’est un avocat. » D'abord dans le flou, Noelina plissa les yeux, signe qu'elle ne comprenait pas ce qu'elle voulait dire. Et puis, cela fit comme un "tilt" dans son esprit. Elle se redressa alors, écarquillant les yeux et ouvrant grand la bouche, stupéfaite. Elle vint placer sa main droite devant sa bouche et s'exclama : « Laurence ! » Comment avait-elle pu avoir des relations avec deux hommes différents dans une même période ? Et est-ce qu'elle était célibataire à cette époque ou est-ce qu'elle avait trompé l'un d'eux ? Un tas de questions fusèrent dans son esprit puritain alors qu'elle se laissait lourdement retomber sur la chaise, en face de son amie. Se prenant la tête entre les mains, elle ferma les yeux un instant alors qu'elle secouait la tête de gauche à droite en signe de désespoir. Comment en était-elle arrivée là ? Déjà que pour Noelina il était difficile de concevoir que l'on puisse avoir un enfant avec le mariage, alors là, c'était la totale pour elle ! En temps normal, Noelina lui aurait certainement fait la morale pendant un moment avant de prendre les choses en main pour la tirer de ce mauvais pas. Mais là, elle ne se sentait pas en droit de lui faire la moindre remarque. Elle n'avait plus ce droit après tout ce temps et ce qu'elle avait fait. Elle soupira, et murmura d'une voix lasse : « J'en reviens pas... »

« Ma vie est catastrophique, si tu veux tout savoir. Si tu savais comment parfois je regrette de ne pas être à Washington. Les choses étaient plus simples. » Noelina releva le visage vers Laurence, interdite. Elle la fixa quelques secondes, silencieuse. Il était vraie que leur période à Washington avait été douce et facile. Mais les choses avaient changées à présent, et la nostalgie ne résolvait rien. Noelina n'étant plus du genre à se laisser abattre, elle avait à présent la faculté de réagir rapidement face aux situations les plus délicates. Prenant une grande inspiration, se tint sur sa chaise droite comme un "i" et joignit ses mains avant de les déposer devant elle sur la table, prenant appui sur cette dernière. Elle demanda alors, assez confuse malgré tout : « Oui, mais on est plus à Washington Lau' et on a grandit depuis. Comment une telle chose a pu arriver Laurence ? Ce n'était pourtant pas ton genre... » Noelina réalisait brusquement qu'elle avait certainement manqué plus de choses qu'elle ne l'avait crue encore. Après un deuxième soupire, elle reprit la parole, plus déterminée et sûre d'elle : « Il faut que tu fasses un test Laurence. Tu n'as pas le choix. Tu dois le faire, pour toi, pour eux, et pour Rachel. Elle a le droit de savoir qui est son père Laurence. » Elle posait sur son amie un regard sérieux, tout en tentant de rester aussi douce que possible, ne voulant pas la froisser ni la braquer. Mais elle savait qu'elle avait raison, Rachel avait le droit de savoir qui était son père...


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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne s'oublient jamais [1598 LM - Laurence] Jeu 9 Juin 2011 - 19:12

« Laurence ! » Se massant lentement le front, Laurence prit la peine de prendre une grande respiration. Toute cette histoire de ne pas savoir qui était le père de Rachel lui donnait de sérieuses nausées. « J'en reviens pas... » Elle accusa le commentaire de Noelina sachant que ce genre d’annonce ne lui ressemblait pas, mais dans les deux dernières années elle avait eu l’impression d’avoir changé énormément. D’abord il y avait tant d’efforts à faire contrairement à quand elle était chez ses parents qui s’occupaient de tout afin de faire montrer sa carrière. Et tomber amoureuse de Jovan avait faillit tout détruire. « Oui, mais on est plus à Washington Lau' et on a grandit depuis. » « Tu crois que je le sais pas ? » « Comment une telle chose a pu arriver Laurence ? » « C’est compliquer comment c’est arrivé. » Murmura-t-elle entre ses dents alors qu’elle n’osait plus jeter un coup d’œil à son ancienne amie, trop honteuse pour lui raconter tous les détails. Car effectivement, lui raconter que tout avait d’abord commencer quand elle avait décider de quitter Jovan lorsqu’elle avait apprit pour le fait qu’il avait déjà fait de la prison… qu’elle était aller voir Tray pour trouver du réconfort et que par la suite les choses avaient totalement dégénérés… Ne ferait qu’en aucun cas arranger sa situation. « Ce n'était pourtant pas ton genre...» Soupirant la jeune mère appuya sa tête sur ses poings fixant toujours plus intensément la table. « J’ai pas décidé du jour au lendemain que ça serait mon style de vie, ‘Lina. » Répliqua-t-elle d’un ton amer alors que le commentaire de Noelina lui donnait l’impression qu’elle croyait que Laurence avait choisi que ça lui arrive. Elle avait eu un coup de malchance et elle essayait de vivre avec les conséquences. « Il faut que tu fasses un test Laurence. Tu n'as pas le choix. Tu dois le faire, pour toi, pour eux, et pour Rachel. Elle a le droit de savoir qui est son père Laurence. » Face à l’insistance de Noelina, Laurence ne put s’empêcher que d’avoir un sourire amer face à l’évidence de ses propos. Évidemment qu’elle devait savoir qui était le père de Rachel, comment elle pourrait continuer à mentir à sa petite princesse toute sa vie? Jovan et Tray la détestait, elle ne souhaitait pas que sa fille se range de leurs cotés aussitôt qu’elle pourrait pleinement prendre conscience de toute l’histoire autour du questionnement de sa paternité. « Ça fait à peine 30 minutes que tu es réapparue ‘Lina et tu trouve que ça te donne le droit de me dire quoi faire? » répliqua-t-elle plus fortement qu’elle ne l’aurait voulu. Elle détestait qu’on lui dise quoi faire, comment le faire et pourquoi le faire. Elle savait qu’il fallait qu’elle fasse le test. Elle n’était pas aussi idiote. Un jour ou l’autre, Jovan et Tray allaient vouloir lui rendre des comptes et la question à l’issue de faire le test ne serait plus d’actualité. Laurence allait devoir faire le test un jour où l’autre, mais l’appréhension du résultat suffisait à lui seul pour qu’elle prenne peur et décide à chaque fois de remettre à la semaine prochaine. D’attendre encore un peu. Juste un petit peu.

Muette, alors qu’elle se considérait légèrement injuste à l’égard de son amie, ca ne changeait tout de même pas en quelques secondes toute la peine et le sentiment d’abandon que Laurence avait ressenti lorsque Noelina avait brusquement décidé de quitter sa vie. Elle avait compris par ses confidences l’histoire avec Berrington, mais elle n’arrivait simplement pas à se mettre suffisamment à sa place pour comprendre comment elle avait pu partir sans lui dire ce qui lui était arrivé. Alors, pouvait-elle vraiment lui en vouloir de se réserver face à accepter qu’elle critique d’avantage sa situation, sans compter de lui remettre en plein visage ce qu’elle savait déjà? « Tu veux que je sois honnête ‘Lina? » Laurence n’attendit pas réellement un signe de la part de son interlocutrice qu’elle continua d’enchaîner : « Ça fait des années que tu as tout simplement disparue, et du jour au lendemain tu débarques en me disant que tu veux tout rattraper? » Elle rejoignit ses deux mains avant de lui offrir le regard le plus sérieux donc elle était capable. « Alors dans combien de temps je dois m’attendre à ce que tu repartes encore une fois? Tu es pas à Ocean Grove parce que tu voulais reprendre contact avec moi. Alors qu’est-ce que ça peut te faire qui est le père de Rachel? Sérieusement, tu peux me dire que tu es ici exclusivement pour te venger. Je ne suis pas aveugle, tu sais. » Prise d’un élan de rancœur, Laurence se tue alors qu’elle prenait rapidement conscience de l’impact de ses propos. Rien ne lui faisait plus plaisir que de revoir Noelina rappliquer dans sa vie, mais d’une autre part elle avait peur qu’au moment où elle allait s’y faire à la voir plusieurs jours par semaines sans compter toutes leurs confidences… qu’elle allait de nouveau être déçue et blessée si elle en venait à disparaître une seconde fois. Et les choses étaient bien loin d’être aussi facile et simple que lorsqu’elles étaient de jeunes étudiantes, les yeux brillants de rêves.
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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne s'oublient jamais [1598 LM - Laurence] Jeu 30 Juin 2011 - 16:57


« Tu crois que je le sais pas ? » Noelina resta impassible, un peu surprise du ton qu'elle employait avec elle. « C’est compliquer comment c’est arrivé. » Ça, elle n'en doutait pas une seconde. Mais elle avait encore un peu de mal à réaliser ce que vivait Laurence. Elle n'avait jamais imaginé que cette situation puisse arriver à son amie. Noelina était parfois un peu trop rigide d'esprit, mais son éducation religieuse y était pour beaucoup. Elle ne pensait pas à mal et ne voulait pas blesser son amie, mais elle ne pouvait pas faire comme si de rien était non plus et en rire. Tromper, c'était pêcher. Et même si elle avait conscience que Laurence n'appréhendait pas du tout la religion de la même façon qu'elle, ça ne changeait rien à sa vision des choses. Laurence gardait les yeux baissés, comme honteuse de ce qui était arrivé, ce qui ne faisait qu'inquiéter un peu plus Noelina. Elle aurait aimé que son amie détaille un peu plus les évènements, mais à première vue elle n'en avait guère envie. La jeune blonde ne pourrait la forcer à parler, ce n'était d'ailleurs pas son but. De toute façon, elle n'avait pas le droit d'exiger quoi que ce soit de sa part alors qu'elle venait tout juste de réapparaitre. Mais l'envie de lui apporter son aide et son soutient était bien trop forte et elle peinait à se retenir. Un peu dépassée par cette annonce, Noelina lui souffla que tout ceci ne lui ressemblait pas, ne cachant pas sa surprise, voir même une petite pointe de déception. « J’ai pas décidé du jour au lendemain que ça serait mon style de vie, ‘Lina. » Évidemment. Un peu confuse Lina baissa la tête à son tour, ne voulant pas que Laurence se sente jugée. Elle se doutait bien que Laurence n'avait pas voulu de tout ça -du moins elle l'espérait- et que les évènements avaient dû la dépasser, l'empêchant de prendre du recul et de réfléchir correctement aux bonnes décisions à prendre. Mais Noelina ne pouvait s'empêcher de se questionner. Ça ne faisait pas l'ombre d'un doute, elle ne cesserait pas de douter tant que Laurence ne lui aurait pas tout expliqué de façon claire. Ce qui ne risquait pas d'arriver de si tôt malheureusement.

Cherchant à lui apporter un peu d'aide dans sa prise de décision, Noelina se permit de lui conseiller de façon assez vive d'aller faire un test. C'était le seul moyen de se tirer de cet enlisement. Certes la vérité pourrait faire mal, mais le doute n'avait jamais fait de bien non plus. Au moins, elle saurait où elle allait et comment s'en sortir. Là, elle fonçait droit dans le mur. Et la pauvre enfant, innocente dans tout ça, avait bien le droit de savoir qui était son père en effet. Seulement voilà, Laurence n'apprécia pas du tout les paroles de son amie. Son visage se ferma alors qu'elle relevait les yeux pour poser sur elle un regard dur et accusateur. Noelina blêmit légèrement, honteuse. Elle n'avait pas voulu l'offenser, ce n'était vraiment pas son but. Quiconque qui connaissait Noelina le savait, elle était certainement la personne la plus gentille et la plus altruiste qui soit. La voix sèche de son interlocutrice trancha alors le nouveau silence : « Ça fait à peine 30 minutes que tu es réapparue ‘Lina et tu trouve que ça te donne le droit de me dire quoi faire? » Gênée, elle baissa la tête. Fixant ses pieds, elle bredouilla : « Je... Non mais.. » Cherchant ses mots, elle finit par relever lentement le visage, son regard se faisant réticent pour se poser dans celui de la brune. « Je voulais juste t'aider Lau'... Je me suis dit que si.. Non, oublie. » Déçue et peinée de se faire jeter ainsi, elle détourna ses prunelles pour les poser dans le vide alors que son cœur se serrait. Oui, il semblerait qu'elle soit allée trop loin trop vite. Mais elle n'avait jamais pensé à mal ! L'amitié qu'elle éprouvait pour Laurence ne s'était jamais tarie, et la revoir avait subitement réveillé tout ça, décuplant la sensation de manque et l'envie de tout rattraper. Ce n'était peut-être pas si réciproque que ça finalement. Laurence lui en voulait beaucoup, ça crevait les yeux. Et Noelina n'était pas sûre d'avoir la force de lutter contre ses rejets. Mais le pire était encore à venir. « Tu veux que je sois honnête ‘Lina? » L'intéressée osa enfin soutenir le regard de son amie, alors qu'elle redoutait le pire. Au vu de ses traits, la suite ne présageait rien de bon. Noelina resta silencieuse, se préparant à encaisser les paroles de son amie, qu'elles quelle soient. Elle se mordilla la lèvre inférieure, ne pouvant contenir l'appréhension qui la submergeait face aux futurs révélations. « Ça fait des années que tu as tout simplement disparue, et du jour au lendemain tu débarques en me disant que tu veux tout rattraper? » Oui, c'était exactement ça. Elle comprenait que c'était dur à digérer pour Laurence, et si elle ne voulait plus d'elle... Elle s'en irait et s'en mordrait les doigts jusqu'à la fin. Voyant qu'elle n'en avait pas terminé, Lina resta silencieuse, ses joues s'empourprant légèrement. « Alors dans combien de temps je dois m’attendre à ce que tu repartes encore une fois? Tu es pas à Ocean Grove parce que tu voulais reprendre contact avec moi. Alors qu’est-ce que ça peut te faire qui est le père de Rachel? Sérieusement, tu peux me dire que tu es ici exclusivement pour te venger. Je ne suis pas aveugle, tu sais. » Ses paroles lui firent l'effet d'un poignard dans le dos. La bouche entrouverte, les yeux désespérés, la jolie blonde était comme stupéfaite. Muette, elle se leva brusquement, comme si elle allait s'en aller. Mais elle se contenta de prendre appuie sur la table, la gorge nouée, les yeux désemparé. Elles restèrent ainsi à se dévisager en silence pendant un moment et Noelina finit par se retourner, croisant ses bras sur sa poitrine alors qu'elle se mordit violemment les lèvres. Elle était blessée que Laurence tienne de tels propos, mais pouvait-elle réellement lui en vouloir ? Il semblerait que non, ce serait mal venu de sa part... Elle finit par lui refaire face, l'âme en peine et cela se voyait. Sa voix était nerveuse et étranglée par une gêne évidente : « Écoutes... Je comprend que tu m'en veuilles, mais je n'ai jamais cherché à te faire du mal. C'était... c'était un accident Laurence. J'ai... je.. » S'emmêlant les pinceaux elle finit par soupirer et se laissa retomber lourdement sur la chaise, se prenant la tête entre les mains et la secouant de façon nonchalante. Elle prit une inspiration et continua : « A la base, je ne savais pas que tu étais à Miami. Alors oui, je suis venue exclusivement pour me venger. Mais maintenant, les choses ont changé... Tu es là. Je n'ai jamais eu le courage de te rechercher, me disant que je n'avais pas le droit de revenir comme ça. Mais le fait de savoir que tu vivais dans la même ville que moi... Je ne pouvais pas fermer les yeux là-dessus. J'ai changé un peu moi aussi, je suis moins fragile qu'avant. Je ne t'abandonnerais pas une deuxième fois. Je ne referais jamais deux fois la même erreur. » Le visage toujours aussi morfond par la peine, elle finit par se relever et attrapa son sac. Elle déclara tristement : « Je suis désolée pour ce que je t'ai dit. Je ne voulais pas me mêler de ce qui ne me regardais pas, j'avais juste envie de te venir en aide. Comme avant... Je vais y aller, je crois que je tombe mal. Si.. Si tu veux, je te laisse mon numéro et si un jour tu as envie qu'on se voit, tu n'auras qu'à m'appeler. » Droite comme un "i", elle planta son regard dans le sien en attente d'une réponse, redoutant encore une fois de se voir essuyer un refus de sa part, ce qui signifierait clairement que tout était foutu pour elles.

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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne s'oublient jamais [1598 LM - Laurence] Jeu 7 Juil 2011 - 17:49

Laurence savait pertinemment qu’elle y était allée très fort en agressant de la sorte Noelina, mais elle n’avait pas pu s’y en empêcher. N’illustrant pas à quel point elle était peinée de voir Noelina essayer de se défendre à savoir qu’elle voulait simplement l’aider, Laurence avait croisé les bras comme si sa décision était prise et qu’elle ne reviendrait pas sur ses paroles. Car malgré la manière peu diplomate qu’elle avait énoncé les choses, Laurence était certaine d’avoir raison. Si Noelina avait disparue sans jamais lui donner des nouvelles, alors elle comprendrait avec raison à quel point elle était réticente à la retrouver dans sa vie. Surtout si elle lui rappelait à quel point elle avait fait une connerie. Mais elle se consolait au moins de ne pas avoir trompé Jovan puis qu’ils n’étaient plus ensemble à ce moment. Évidemment, rien n’excusait le fait qu’elle ai essayé de faire signer un document à Tray qui dans l’éventualité où il serait le père il renoncerait à ses droits paternels au profit de Jovan. Qui aurait été – selon elle – un meilleur père pour Rachel. « Écoutes... Je comprend que tu m'en veuilles, mais je n'ai jamais cherché à te faire du mal. C'était... c'était un accident Laurence. J'ai... je.. A la base, je ne savais pas que tu étais à Miami. Alors oui, je suis venue exclusivement pour me venger. Mais maintenant, les choses ont changé... […]Je ne referais jamais deux fois la même erreur. » Laurence fit taire la mauvaise voix en elle qui lui donnait le goût de mentionner à Noelina qu’elle avait bien hâte de voir ça. On ne pouvait pas disparaître du jour au lendemain et croire que tout pouvait revenir à la normale. La suivant des yeux alors qu’elle attrapait son sac, Laurence eu tout de même un pincement au cœur face à la manière qu’elle traitait son invité… « Je suis désolée pour ce que je t'ai dit. Je ne voulais pas me mêler de ce qui ne me regardais pas, j'avais juste envie de te venir en aide. Comme avant... Je vais y aller, je crois que je tombe mal. Si.. Si tu veux, je te laisse mon numéro et si un jour tu as envie qu'on se voit, tu n'auras qu'à m'appeler. » Muette, Laurence acquiesça faiblement de la tête avant de se lever pour rejoindre la commode de l’entrée. Elle y prit un carré de papier avec un stylo qu’elle tendit avec lenteur à Noelina sans savoir trop quoi lui dire. Laurence avait besoin de temps pour remettre les choses sur pied dans sa vie, et elle n’avait pas besoin d’une seconde déception que la disparition après une once d’espoir de sa chère et ancienne amie. Patientant qu’elle lui redonne le bout de papier sur lequel elle y avait inscrit son numéro de téléphone, Laurence le déposa finalement sur la commode sans savoir si elle décrocherait se téléphone dans les prochains jours ou si elle patienterait d’avantage. « Fait attention à toi, Noelina. » Fut tout ce qu’elle trouva à lui dire alors qu’elle tirait d’un geste lent la poignée de la porte d’entrée afin de signifier docilement qu’il était mieux qu’elle parte pour l’instant. La porte refermée, Laurence s’y adossa une seconde en soupirant fortement alors qu’elle se retrouvait de nouveau toute seule dans cette immense maison à refuser l’aide qu’on lui apportait. Puis alors qu’elle posait dans le coin de sa tête les questionnements sur ce qu’elle ferait face à toute cette histoire, les choses furent moins importantes quand le téléphone sonna. Sans doute étais-ce Jovan. Mais même avec tous ce que Noelina aurait souhaité faire, il n’y avait pas grand-chose qui pouvait changer le pétrin dans lequel elle était. Ni à quel point elle souhaitait se voiler toujours d’avantage les yeux.

FIN
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Certaines personnes ne s'oublient jamais [1598 LM - Laurence]

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