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 N°1591, Be a man, help me.

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Message(#) Sujet: N°1591, Be a man, help me. Mer 23 Mar 2011 - 19:40



PRIDE BERRINGTON ¤ LAWSON MCARTHUR

05:19 PM – 1591, Lemon Street



« Très bien, je vous appelle si elle rentre, n’oubliez pas de me tenir au courant surtout ! Et faites vite ! » Lawson raccrocha. Il venait d’avoir une conversation avec la police, s’ils étaient loin d’être ses amis, le propriétaire de casinos avait besoin d’eux et ne s’était pas privé de les appeler. Quelques minutes plus tôt, Flynn le frère d’Ella était arrivé paniqué chez lui, pour annoncer à Lawson qu’Ella avait disparu. Lawson n’avait pas tout compris à l’histoire, mais assez pour avoir saisi l’essentiel: Ella avait disparu. Elle était partie, avait fugué, pour une histoire de lettre ou il ne savait quoi. D’abord il avait cru à une farce, il avait juste cru qu’Ella ne répondait pas au téléphone de Flynn et à celui de Jed, mais lorsqu’il l’avait appelée, elle n’avait pas daigné décrocher non plus. Lawson s’était donc précipité dans sa chambre et avait remarqué que certaines choses avaient disparu comme son sac à dos de voyage. Tétanisé, il était resté de longues secondes sur place sans bouger, que devait-il faire ? Il n’en n’avait pas la moindre idée. Comme si on lui avait arraché un bout du cœur, Lawson ne pouvait plus respirer, il avait peur, réellement peur. Il priait pour que rien ne soit arrivé à sa fille. Oui sa fille, car désormais c’était comme cela qu’il la considérait. N’hésitant plus une seule seconde, il avait choisi de contacter la police en espérant que celle-ci pourrait lui venir en aide. Malheureusement, ils devaient encore attendre une douzaine d’heures pour se mettre à sa recherche, le délai d’une journée de disparition n’étant pas encore respecté. Lawson était hors de lui, c’était juste impensable que la police ne se mette pas à la recherche de la jeune fille dès la seconde où il avait raccroché. Flynn était déjà reparti à sa recherche, et le tuteur s’apprêtait à faire de même. Il descendit les escaliers quatre à quatre, passa dans la cuisine en laissant un mot sur la table: « Dès que tu rentres, rappelle moi ! » Il avait en effet l’espoir qu’elle était avec une copine quelque part et qu’elle n’avait pas pris la peine de décrocher son portable, même si cette probabilité semblait infime à ses yeux. Lawson prit les clés de sa voiture, grimpa dans le bolide avec une idée fixe en tête: la retrouver. Mais pas tout seul, il avait besoin d’aide, et même si cela lui coutait de le faire, il n’allait pas hésiter à demander.

Lawson se gara dans une allée derrière une sublime voiture noire, il courut jusqu’à la porte et sonna. Le propriétaire de la maison n’ouvrit pas assez vite au gout du garçon, puisque celui-ci commença à tambouriner plus ou moins violemment sur la porte. Finalement celle-ci s’ouvrit pour laisser place à un Pride Berrington agacé, et encore plus en voyant que c’était Lawson qui lui faisait face. Il fallait noter que toutes leurs rencontres se passaient très mal en général. Lawson lui dit: « Ecoute, je vais ranger ma fierté, on va mettre nos différents de côté, et on va le faire tout de suite. » Lawson allait, pour aujourd’hui du moins, oublier le fait que Berrington lui avait volé des milliers de dollars, il allait oublier ça, parce qu’il s’en fichait dans l’instant présent, et surtout parce qu’il était persuadé que Pride pourrait lui être d’une grande aide. Il connaissait Ella, et même si cela agaçait au plus haut point Lawson, il savait que l’adolescente était proche de businessman, avec un peu de chance, peut-être lui avait-elle parlé de ses endroits préférés ! Soudain, se rendant compte que Pride ne devait rien comprendre à cette visite surprise, il ajouta: « Ella a disparu. Elle est partie à cause de… D’une lettre je crois, j’ai pas très bien compris. » Oui la fameuse lettre du corbeau que Lawson n’avait jamais vue puisqu’Ella s’était arrangée pour la déchirer. Mais Pride, Pride l’avait lue comme le reste du quartier, et il avait désormais la lourde tâche de montrer à Lawson de quoi il s’agissait. Pauvre McArthur, que la nouvelle allait être difficile à apprendre et à digérer. Et même si cela faisait mal à Lawson de l’admettre il confessa à l’homme qui lui faisait face: « J’ai besoin de ton aide. Ne le fais pas pour moi, mais fais le pour Ella, je t’en prie. » Oui, il fallait définitivement qu’ils s’allient pour le bien de l’adolescente.


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Message(#) Sujet: Re: N°1591, Be a man, help me. Jeu 21 Avr 2011 - 11:57

Cette journée avait pu être comme les autres, si parmi le courrier reçu ne s'était pas dissimulée une lettre lugubre dont les mots fielleux attaquaient l'une des résidentes du quartier. Et pas n'importe laquelle, puisque celle qui se trouvait en ligne de mire n'était autre que la petite Ella Nielson, cette adolescente qui avait su lier une relation spéciale – voire miraculeuse au vu du caractère glacial de Berrington – avec lui. La braise de son regard s'était attisé au fil de sa lecture, sous la plume du Corbeau se dénouaient des mots nauséeux, immondes, ineffables. Ainsi la petite avait été abusée par son enfoiré de beau-père, et cette idée insoutenable de savoir que son corps de poupée avait été souillé par une brute écoeurante, avait pris le jeune Pride aux tripes. Une envie meurtrière vint grandir en lui, nourrissant le venin coulant déjà à flot dans ses veines bleues ; il froissa le papier d'un geste brut avant de le jeter dans la corbeille, souhaitant en découdre avec ce type abject à qui la castration lui siérait si bien. Mais que faire, si ce n'était appeler la maison blanche pour retrouver les traces d'un pédophile potentiellement condamnable par les écrits pas même fondés d'un Corbeau faisant trembler une résidence de Miami ? Que faire, si ce n'était aller voir Ella ? Et que dire... Sa langue claqua contre son palais d'agacement quand une sonnerie de téléphone le sortit de ses pensées vengeresses et nauséeuses : à l'autre bout du fil, une voix nasillarde lui rappelant qu'il avait rendez-vous avec un éminent golden boy. Une fois raccroché, Pride se mit déjà en route ; la lettre du Corbeau dormait déjà dans la corbeille à papier.

L'entrevue laborieuse s'était teintée de manipulations perfides et de ruses rhétoriques : c'était à qui parviendrait à négocier la plus grosse part du gâteau dans les prochaines actions en bourse. Débattre ainsi entre requins des affaires avaient quelque chose d'épuisant, surtout lorsque l'intéressé refoulait une certaine colère froide et violente, et qu'il devait se montrer pourtant diplomate. Ce fut donc las et quelque peu blasé que Pride rentra chez lui en cette fin d'après-midi : il eut à peine le temps de jeter sa cravate d'un geste agacé sur un fauteuil, qu'un aliéné vint sonner avec insistance à la porte. Puis, comme si quelques secondes étaient de trop pour aller ouvrir, le paranoïaque tambourina violemment contre la porte. Et ce ne fut que lorsque Pride ouvrit cette dernière que le mot 'déséquilibré' vint prendre tout son sens : il avait affaire à Lawson McArthur. Comprenant que sa perte de sang froid était probablement liée à cette foutue lettre, Berrington tenta de ne pas se faire trop mordant ; il humidifia brièvement ses lèvres et se contenta d'un soupir... voire un peu plus qu'un souffle agacé. « Quoi que tu en penses, les névrosés ne passent pas le seuil de ma maison. Ils ont des phobies disproportionnées, et des bouffées d'angoisse rien qu'en matant The Oprah Show. » Traduction littéraire sans pointe de cynisme accordée : Lawson ne passerait pas la porte. Mais ce fut une fois son ironie mordante soufflée que Pride accorda un peu plus d'attention à McArthur : ce dernier avait l'air abattu, en plus d'être possédé par une inquiétude gargantuesque. « Ecoute, je vais ranger ma fierté, on va mettre nos différents de côté, et on va le faire tout de suite. » Berrington fronça les sourcils, son air impassible se fit quelque peu plus appréhensif face aux dires de son interlocuteur. Si ce dernier montrait drapeau blanc, c'était que le problème était plus qu'inquiétant. Le jeune homme se retint néanmoins de rétorquer quant à l'ordre soufflé de Lawson, jugeant bon – une fois n'est pas coutume – de mettre son sarcasme et effectivement sa fierté de côté, pour ce cas de force majeure. Mais quel cas, par ailleurs ? « Ella a disparu. Elle est partie à cause de… D’une lettre je crois, j’ai pas très bien compris. » Le visage jusque là froid et glacial de Pride se détendit pour esquisser une moue inquiète : cette lettre avait poussé l'adolescente à fuguer. Et si Ella avait été proche de lui jusque là, Berrington se souvenait bien de leurs premières rencontres, où elle s'était montrée si craintive et méfiante avec lui... Avec du recul, il comprenait mieux : la mésange avait simplement peur des hommes, voilà qui était légitime. Un soupir passa la barrière des lèvres vermeil de Pride, tandis qu'il passait le seuil de sa porte, s'engagea sur le perron, et ferma derrière lui. « La lettre du Corbeau, oui. » souffla-t-il d'un étrange sérieux ténébreux, tandis qu'il ferma à clef, comme prêt déjà à partir à la recherche de la jeune fille. «  J’ai besoin de ton aide. Ne le fais pas pour moi, mais fais le pour Ella, je t’en prie. » « Ne me supplie pas McArthur, tu vas frôler l'apoplexie. Effectivement je le fais pour elle, pas pour toi. » D'un regard un peu trop glacial, il darda le pauvre Lawson tout en comprenant sa peur néanmoins. Pride lui-même était inquiet, mais son flegme et son impassibilité légendaires semblaient le laisser de marbre. En vérité, Berrington n'était simplement pas pourvu d'une empathie très sensible : s'il s'inquiétait énormément pour Ella, il ne ressentait pas cette peur d'une proportion égale. Sortant son téléphone de sa veste sombre, Pride composa un numéro non sans murmurer d'une voix suave, à l'égard de Lawson. « Je suppose que tu as déjà appelé ces incompétents de flics. » Ah, une grande histoire d'amour entre Pride et les autorités. Il n'ignorait pas que la petite avait du fuguer le matin même, et donc qu'il était trop tôt pour ces moustachus à casquettes tout juste bons à replacer leurs Ray Ban sur le nez, de se lancer à la recherche d'une fillette faisant sans doute sa crise ingrate d'adolescente. Instinctivement, Berrington appela donc l'un de ses indics ; ce genre d'individu avec qui il 'travaillait' pour ses activités illégales, une sale gueule mais une compétence certaine en qui il pouvait avoir confiance. « C'est Pride. J'ai besoin de toi pour retrouver les traces d'Ella Nielson, elle a fugué de chez elle. Petite blonde aux yeux bleus, quinze ans environ. » Donnant un rapide coup d'oeil à Lawson d'une méfiance discrète, Berrington se garda bien de développer des détails compromettant ce mafieux qu'il avait au bout du fil, et connaissant les rues de Miami comme sa poche. Avant que ce dernier ne raccroche, Pride ne put néanmoins que le rappeler à l'ordre. « Et n'effraie pas la petite, c'est ma nièce. » Une fois le téléphone rangé de nouveau dans sa poche, il se retourna vers l'intéressé, comme si cette conversation téléphonique n'avait jamais eu lieu. « Bien, vu le traumatisme potentiel qu'elle a subi, Ella n'est allée avoir personne. Du moins, aucun adulte puisqu'ils sont analogues à l'image de son putain de beau-père. Je pense même qu'elle a du fuir le regard des autres. Sans doute vers un endroit qu'elle connait plus ou moins pour la rassurer, ou qui fait appel à une part de son subconscient. » Une pause brève, quand agacé par Lawson, Pride reprit alors dans un charabia plus compréhensible. « Un endroit qui lui rappelle un souvenir, qu'elle en soit consciente ou non, si tu préfères. Une idée ? » Enfin, le laïus forçant sur les traits psychologiques d'un tel traumatisme prit fin, et Pride put observer à loisir Lawson réfléchir à un quelconque endroit.
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