AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Please, be my heroe ▬ LOANN

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Please, be my heroe ▬ LOANN Mar 15 Mar 2011 - 16:40



Please, be

my heroe.


    LOANN E. ELPHINSTON & CLEO L. OFERSEN


    © moi






FLASHBACK, 1h auparavant aux alentours du Soho's 1515.
Encore une longue nuit attendait Cléo. Le cœur lourd, elle se rendait sur son "lieu" de travail qui oscillait entre trottoir et hôtel. Une nuit qu'elle passerait en compagnie de pleins d'hommes et pourtant, elle se sentirait plus seule que jamais. Comme à chaque fois. Parce qu'ils ne la voient pas, qu'elle n'existe pas à leurs yeux. Elle n'est pas une femme, rien qu'un objet de désir. Et plus le temps passe, plus Cléo à l'impression de s'effacer. Son âme se terre au plus profond d'elle-même, devenant alors seulement un corps, quelque chose. Et plus rien n'a d'importance. Petit à petit, sa colère et sa rage s'atténuent, abandonnant l'idée de se sortir de là, de se battre. Elle suit le cours de sa vie, blasée, contrainte, soumise. Plus le temps passe, plus elle se fait à l'idée qu'elle ne pourra plus jamais revoir son fils. Les espoirs s'envolent et elle se résigne. Elle qui avait toujours été une battante pourtant. Mais aujourd'hui, elle ne peut plus se battre toute seule.
Revêtue d'une robe courte bleue nuit, aux bretelles légères et tombantes, elle prend place. Elle oublie tout, elle fait le vide. Elle se force elle-même à devenir cet objet qu'ils voient tous en elle, pour éviter d'avoir envie de vomir tant elle se dégoûte. Pour se dire qu'ils salissent son corps oui, mais pas "elle", pas son âme. Histoire de garder un semblant de dignité encore. Les heures passent, les clients ne se font pas encore très nombreux à cette heure-ci. Il faut attendre encore un peu, que certains commencent à quitter le Soho's. Mais elle n'est pas pressée. De toute façon, maintenant qu'elle vit chez Goldie elle est soulagée financièrement parlant. La jeune femme est si généreuse avec elle. Cléo se raccroche de toute ses forces à cette blonde dynamique, il ne lui reste qu'elle. Elle est comme une bouffée d'oxygène dans ce cauchemar permanent. Jamais elle ne la remerciera assez pour ce qu'elle fait pour elle.
Réajustant sa robe, Cléo quittait l'hôtel et retournait gagner sa place alors que son client s'échappait dans la nuit après ces quelques minutes de "plaisir" non partagé d'ailleurs. Ses talons claquaient dans la nuit et sa silhouette frêle se dessinait petit à petit alors qu'elle s'approchait de la lumière d'un lampadaire. Et bientôt, des bruits de pas s'avancèrent vers elle. Cléo soupira, elle n'aura même pas eu le temps de souffler un peu. Mais son visage s'assombrit en apercevant l'homme. Elle posa ses deux mains sur sa taille, l'air sévère et lâcha d'une voix agacée : « Boris ! Qu'est-ce que tu fais ici merde ? » L'homme s'arrêta à quelques centimètres d'elle et souffla d'une voix malsaine : « A ton avis ? » Énervée, Cléo le repoussa violemment en s'écriant : « Rentre chez toi Boris ! C'est hors de question ! Tu me dois encore du fric. Tant que t'auras pas payé ce qu'il reste, tu peux toujours crever pour coucher avec moi. » Boris, c'était un habitué. Il venait souvent réclamer les services de Cléo. Mais ça faisait déjà deux fois qu'il ne lui payait pas toute la somme prévue. Pride lui avait donc ordonné de ne plus rien faire avec lui tant qu'il n'aurait pas remboursé ce qu'il devait. Et Cléo n'allait pas refuser l'idée d'échapper à un homme. Mais Boris n'apprécia pas visiblement. Il s'empara du poignet de Cléo et le lui tordit. Elle échappa un cri de surprise et de douleur, posant son autre main sur celle de Boris. Gémissant elle ordonna : « T'es malade ?! Lâche-moi, tu m'fais mal ! » Il lui tordit encore plus le bras, l'obligeant alors à poser un genoux à terre. Il se pencha légèrement en avant. « Tu vas commencer par te calmer d'accord ? Et ensuite, tu vas faire ce que je te dis, point. Sinon, il va t'arriver des malheurs ma Cléo. » Elle n'avait qu'une envie à cet instant, lui cracher à la figure. Mais consciente qu'elle risquait gros à faire ça, elle dû s'abstenir. Mais la rage bouillonnait en elle. S'il croyait pouvoir la soumettre comme ça, il se fourrait le doigt dans l'œil et jusqu'au coude. Cléo avait vu pire, il y a bien longtemps qu'elle ne se laissait plus impressionner. Excepté si l'homme était armé, évidemment. Il l'a relâcha et la jeune femme se redressa, se malaxant le poignet douloureux. Ne le regardant pas, elle grommela : « Va t'faire foutre. » Aussitôt après ça, Boris lui infligea un violent coup de poing au visage. Cléo perdit l'équilibre et se retrouva par terre, sonnée. Sa joue lui faisait horriblement mal et quelques larmes perlèrent aux coins de ses yeux alors qu'elle se mordait la lèvre. Elle comprit que Boris ne comptait pas en rester là, et une certaine angoisse commença à pointer le bout de son nez. Elle déglutit et se releva précipitamment. Boris s'avança vers elle, menaçant. Cléo ne trouva pas d'autres solutions que de prendre ses jambes à son cou et de filer. Elle tourna les talons et se mit à courir dans la rue, n'ayant aucune idée de là où elle pourrait aller. Mais ses petites jambes montées sur des talons ne l'aidèrent pas vraiment. En quelques secondes à peine Boris l'avait rattrapé. La plaquant violemment contre le mur, il colla son corps au sien, haletant. Effrayée, elle se débattait comme elle pouvait, gémissant des "non" plaintifs, le suppliant de la lâcher. Mais il ne voulait rien entendre. Il posa une de ses mains sur sa bouche pour la faire taire, alors qu'il glissait l'autre sous sa robe. Refusant de se laisser faire ainsi, elle lui mordit violemment la main qu'il avait posé sur ses lèvres. Il étouffa un cri, se reculant légèrement et retirant sa main blessée. Elle en profita pour se dégager de lui et tenter de filer à nouveau. Mais il fut plus rapide et l'attrapa par le bras, si fort qu'elle avait l'impression que son sang ne pouvait plus y circuler. Il la projeta de nouveau contre le mur, son dos s'écorchant contre la pierre froide. Il plaça une de ses mains sur son cou, la bloquant ainsi. Son autre main parcourant de nouveau son corps alors qu'il tentait de l'embrasser. Le souffle un peu coupé par sa main, Cléo était légèrement désorientée. Elle gesticulait autant qu'elle pouvait, mais ça n'aboutissait pas à grand chose. Quelques larmes de douleur avaient finit par couler sur ses joues maquillées. Et puis, des bruis de pas. Ne réfléchissant pas plus longtemps, Cléo se mit à crier, appelant à l'aide. « Tais-toi ! » Hurla Boris. Et comme elle ne s'exécutait pas, il la relâcha et lui décocha un nouveau coup de poing, au niveau de la mâchoire ce coup-là. Un filet de sang s'en échappa et fut projeté au sol. Titubant, Cléo eu du mal à garder son équilibre. Elle posa sa main sur sa bouche saignante, sanglotante. Mais il ne la fit pas taire pour autant. Dans un dernier espoir, elle appela à nouveau à l'aide. C'est là que Boris, visiblement très agacé la poussa violemment en arrière. Elle trébucha et tomba, sa tête cognant le bitume. Et ce fut le noir complet.



Cléo lâcha un long râlement de douleur. Sa tête lui faisait terriblement mal et un goût amer emplissait sa bouche. Clignant des yeux à plusieurs reprises elle passa sa main sur son crâne, gémissant doucement. Les idées embrouillées, elle n'avait plus conscience de rien. Elle ne savait plus ce qu'il s'était passé, quel jour on était, où elle était, qu'elle heure il était. Elle avait juste mal, très mal. Déglutissant elle resta un long moment allongée, reprenant doucement ses esprits. Petit à petit, les souvenirs revinrent. Boris, l'agression, sa chute. Et là, ce fut la peur qui l'envahit. Où était elle ? Est-ce que Boris avait profité qu'elle perde connaissance pour l'emporter ? Le cœur battant, elle se redressa sur le lit, lentement car sa tête tournait encore beaucoup. Elle regarda autour d'elle. Elle était allongée sur un grand lit, dans une chambre inconnue. Tremblante, elle finit par réussir à se lever. Elle plissa les yeux et grimaça, sa tête l'étourdissait et l'empêchait de trouver un bon équilibre. Elle hésitait entre rester terrée ici et attendre que quelqu'un vienne, à ses risques et périls. Ou bien tenter de s'enfuir. Elle s'approcha de la fenêtre. Trop haute, elle ne pouvait pas sauter. Après une grande inspiration, elle se dirigea vers la porte. Elle l'ouvrit sans bruit et attendit quelques secondes. Tout était calme dans la maison. Elle avança alors dans un long couloir, plongé dans l'obscurité. Visiblement, il faisait encore nuit. Elle passa devant un miroir et s'y arrêta quelques instants, constatant avec horreur son visage. Son œil gauche avait prit une couleur violet très foncé, alors que sa lèvre inférieure était très gonflée. Mais, elle fut surprise de constater qu'on l'avait soignée. Ses blessures étaient désinfectées et elle avait un léger pansement blanc au niveau de l'arcade gauche. Elle fit glisser ses doigts sur ses blessures, désespérée. Elle se tourna alors, découvrant non pas sans horreur que son dos était complètement rouge et éraflé. Mais une fois encore, soigné. Il devait donc en être de même pour sa blessure à la tête, bien qu'avec ses cheveux elle ne puisse pas le voir.

Mais un bruit la fit sursauter. Quelqu'un sortait d'une pièce à quelques mètres d'elle. Elle attrapa le vase qui se trouvait devant elle posé sur la commode en guise d'arme de défense. Une grand silhouette masculine apparut alors dans l'ombre du couloir. Le cœur battant, Cléo recula de plusieurs pas. L'homme l'avait vu et s'avançait vers elle. Paniquée, elle mit sa main libre en avant, lui faisant signe de s'arrêter. Ce n'était pas Boris. Ce dernier était plus volumineux on va dire. Mais ça ne la rassura pas pour autant. D'une voix agressive et tremblante à la fois elle menaça : « N'avancez pas ! Je vous préviens, j'hésiterais pas à vous briser le vase sur la tête. » Elle marqua une pause, avant de demander, toujours sur le qui-vive : « Vous êtes qui ? Et j'suis où ? Et attention ! Essayez pas de m'embobiner. » Son cœur battait à tout rompre et son souffle se faisait entrecoupé sous l'appréhension. Décidément, quelle soirée....
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Please, be my heroe ▬ LOANN Mer 16 Mar 2011 - 23:07

FLASHBACK.
La débauche, la décadence, l’envie de se perdre dans les méandres d’une vie que l’on ne peut prendre pour exemple. Seul le vice demeurait salvateur, mais voilà, Loann se devait de préserver sa réputation et ainsi, honorer la mémoire de son père. Quelle connerie. Son retour dans la métropole n’était pas passé inaperçu et dès les premiers jours, le jeune homme réalisa que les mêmes personnes foulaient les allées de Greynolds Park. Ce quartier n’avait aucunement changé et ses jardins puaient toujours autant l’hypocrisie et l’imposture. L’impétueux Elphinston s’était juré de quitter la ville rapidement, mais malheureusement, il n’avait pas encore trouvé le courage de déposer les cendres de son défunt père. La faiblesse du jeune homme était sans pareille, et même s’il refuser de ciller et encore moins de l’admettre, la tristesse causée par la perte d’un être cher brisa tout rempart. Sa carapace, sa si fidèle armure n’était plus, écorché vif, il pleurait la disparition de son modèle, de son mentor. Empruntant l’immense artère principale, Loann, à bord de son véhicule, ne tarda pas à se garer non loin d’un club aux allures burlesques et scandaleuses. Verrouillant son onéreuse voiture, le jeune homme darda d’un regard sombre, les portes de ce paradis aux mœurs libertines. L’alcool et les plaisirs de la chair seraient capables d’apaiser ses tourments, pourtant, un remord assena son esprit d’un violent coup. Le sexe ne soulagerait sa peine qu’un court instant et après que la belle se soit rhabillée, Loann demeurerait toujours aussi seul. Mauvaise décision, le show d’une stripteaseuse ne serait pas suffisant et encore moins salvateur. Détournant sa course, le brillant consultant acheva celle-ci dans un bar. Et sans plus tarder, il se retrouva assit au comptoir accompagné d’un verre de whisky et d’une superbe blonde à l’accent australien. Détaillant avec appétit la cambrure de ses reins qu’elle mettait superbement en évidence, un léger sourire malicieux vint éclairer son visage habituellement morose. Revenant ainsi sur ses positions, Loann se laissa séduire par son charme ravageur et délicieusement pétillant. La belle ne manquait pas d’audace et sa proposition se fit plus qu’explicite. Norah avait besoin d’extase et Loann avait besoin de réconfort. Celui-ci la toisa une nouvelle fois alors que la blonde entremêlait ses doigts avides dans les siens. La décadence avait du bon et conscient qu’une superbe partie de plaisir s’offrait à eux, il surprit le serveur qui lui adressa un clin d’œil enjoué. Haussant les épaules face à la bêtise de cet homme au physique ingrat, il conduisit la belle à l’extérieur du bar. Calmant la hardiesse de la jeune effrontée, Loann la pria de bien vouloir la suivre jusqu’au véhicule, garé à quelques rues de là. Leur marche nocturne se fit en silence, lorsqu’un cri fendit les airs. Stoppant sa course alors que l’étrangère retenait un nouveau cri de surprise, le jeune homme aux aguets toisa les nombreuses ruelles sombres qui s’offraient à eux. Mais rien n’attira sa curiosité, sans prêter attention à la belle australienne qui marchait sur ses pas, Loann se remit en marche lorsqu’un nouveau cri résonna entre les murs d’une venelle mal éclairée. « Tais-toi ! » La véracité de ses hurlements s’accompagna d’un violent coup de poing qui s’écrasa sur le visage d’une jeune femme. Cillant sous la bestialité de cet affront, l’innocente caressa sa lèvre endolorie avant de murmurer un ultime appel au secours. Rageant de colère et pliant sous la peine d’une telle inhumanité, Loann s’approcha avec hargne de son agresseur, cependant celui-ci fut plus rapide et assena la belle brune d’un coup fatal. Elle s’effondra sur le sol dans un bruit sourd, mais Cléo ne se releva pas. La mâchoire serrée, Loann demeura muet d’effroi et lorsqu’il fit face à son assaillant, son poing gauche, lancé à la manière d’un féroce uppercut lui brisa le nez. Le dénommé Boris, déjà trop imprégné d’un alcool fort, s’écroula sur le bitume, le visage en sang. Le coup que lui avait porté Loann fut direct et inévitable et dans un gémissement, l’alcoolique voulu se relever, mais un nouveau choc lui arracha un cri strident. Souhaitant l’achever, le jeune homme venait de lui donner un coup de pied dans le ventre, mais rien ne semblait atténuer sa colère. Alors qu’il lui lançait un regard brûlant, le consultant s’empara de la jolie victime avant de l’installer dans sa voiture, oubliant volontairement l’australienne aux mœurs légères sur le pavé.


Poussant la porte de son pied, Loann pénétra à l’intérieur de la demeure de sa tante. Vêtue d’une robe de chambre claire, Tante Mary poussa un soupir d’effroi à la vue du corps ensanglanté de Cléo. « Mon Dieu, que s’est-il passé ? » Refusant de la conduire aux urgences, tout simplement parce qu’il détestait les hôpitaux, le jeune homme la conduisit dans les bras de Mary, une ancienne et valeureuse infirmière. « Une agression …» Prenant la direction de sa chambre, il la déposa sur le lit avec douceur. Tante Mary sur ses talons, poussa un deuxième cri, qui lui glaça le sang. Alors qu’elle toisait l’accoutrement de la jolie brune, elle s’offusqua. « Loann, c’est une prostituée ! » Son regard mordoré et enflammé la pria de se taire. « Et alors ? » Répliqua-t-il d’une froideur polaire. « Tu dois l'aider, c’est tout ce que je te demande » Résignée, la vieille femme s’exécuta sous les yeux attentifs d’un jeune homme emplit de remords. Tante Mary soigna ses plaies et par chance, sa tête ne saignait plus. Avec douceur, elle pansa son dos couvert d’éraflures et pour terminer, l’infirmière déposa un peu de glace sur sa lèvre tuméfiée. Loann n’avait rien perdu de la scène et durant celle-ci, il avait apprécié la douceur de son visage, la perfection de ses traits et la magnificence de ses courbes. Appuyé contre le mur, il se perdit dans la douce volupté de sa peau ambrée, elle semblait si vulnérable, si fragile mais divinement sensuelle. Sa respiration régulière trahissait pourtant une étrange quiétude et c’est ainsi que Loann comprit qu’il l’avait enlevé des griffes d’hommes corrompus et insatisfaits.

Sous les requêtes incessantes de sa tante, le jeune homme finit par quitter la chambre où la belle endormie se reposait. Rassuré de la savoir ainsi saine et sauve, il parla toutefois un long moment avec Mary. Alors qu’elle regardait la télévision, Loann s’éclipsa, une bouteille d’eau et un morceau de glace en main. Parcourant le couloir de l’étage, il sursauta lorsqu’une ombre fendit sur lui. « N'avancez pas ! Je vous préviens, j'hésiterais pas à vous briser le vase sur la tête. » Armée d’un précieux vase, la belle, tremblante, reprit. « Vous êtes qui ? Et j'suis où ? Et attention ! Essayez pas de m'embobiner. » Un léger sourire malicieux venait de s’ancrer sur ses lèvres masculines, il s’approcha d’elle avec douceur, s’empara du vase qu’il reposa sur le meuble. « Je ne ferais pas ça si j’étais toi. » Face à sa fragilité déconcertante, Loann ne pût s’empêcher d’ajouter « Un simple merci aurait suffit, tiens, mets ça sur ta lèvre … » Bienveillant, le jeune homme lui tendit un morceau de glace sans la quitter du regard.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Please, be my heroe ▬ LOANN Sam 19 Mar 2011 - 18:53



Please, be

my heroe.


    LOANN E. ELPHINSTON & CLEO L. OFERSEN


    © moi








La silhouette ne semblait pas vouloir écouter ses menaces. L'homme s'approcha et le cœur de Cléo rata un battement, s'imaginant déjà les pires scénarios. Bon sang, pourquoi fallait-il toujours que ça tombe sur elle ce genre d'histoire ? D'ordinaire, ça n'arrive qu'aux "autres". Mais alors elle non, elle collectionnait les situations improbables et angoissantes. Et encore ça, c'était sans parler de sa manie à toujours faire les plus mauvais choix. Mais le moment n'était pas vraiment à la réflexion. Pétrifiée, Cléo ne brisa pas le vase sur l'homme comme elle venait de le lui dire. Elle resta totalement immobile alors qu'il le lui prenait doucement des mains pour le reposer sur le meuble. L'homme était d'un calme déconcertant et elle ne savait pas si ça devait attiser sa méfiance ou au contraire, la rassurer. Le souffle tremblant elle osait à peine relever les yeux vers lui. Mais tant qu'à faire qu'il lui arrive des malheurs, autant qu'elle sache à quoi ressemblait son agresseur. Courageuse, elle se redressa et planta son regard dans le sien, l'air de dire : tu ne me fais pas peur. Et le visage qu'elle découvrit dans cette obscurité la laissa perplexe. Bien que la situation ne s'y prêtait pas du tout, elle ne put s'empêcher d'admirer la beauté de ses traits masculins. Cette vision la troubla alors qu'elle ne savait plus quoi faire de ses deux mains. Elle aurait voulu dire quelque chose, mais les mots se bloquaient dans sa gorge, la laissant alors silencieuse. De nombreuses questions se heurtaient encore dans son esprit, mais elle prit la résolution d'attendre un peu avant de l'ensevelir sous ses paroles. Étrangement, elle se retrouva gênée face à son regard insistant et finit par détourner le sien. Confuse, elle était tiraillée entre la peur et la curiosité à présent. Son cœur continuait de s'affoler sous la pression, mais en apparence elle semblait avoir retrouvé un certain calme alors qu'elle ne savait plus à quoi s'attendre. « Je ne ferais pas ça si j’étais toi. » Si son ton n'avait pas été aussi calme et doux, Cléo aurait pensé qu'il la menaçait. Peut-être était-ce le cas finalement ? Non, visiblement pas. D'accord, elle ne l'assommerait pas avec un vase il avait gagné. Mais qu'il ne s'approche pas trop malgré tout. Et le fait qu'il l'ait tutoyée la laissait songeuse également, ne sachant pas comment interpréter ça.

Et alors qu'elle se perdait dans un tas de pensées inutiles, il reprit la parole. Mais elle le vit surtout lever le bras pour le tendre dans sa direction. Elle qui était toujours sur le qui-vive ne pu se retenir et recula brusquement d'un pas, imposant une nouvelle distance entre eux. « Un simple merci aurait suffit, tiens, mets ça sur ta lèvre … » Elle fronça les sourcils et abaissa son regard pour voir qu'il ne faisait que lui tendre un glaçon pour sa lèvre. Un peu honteuse d'avoir réagit de façon aussi radicale, elle passa une main derrière sa nuque, gênée. Hésitante, elle finit par se laisser tenter et attrapa le glaçon qu'il lui tendait prenant bien soin d'éviter tout contact avec lui. Puis elle posa la glace sur sa lèvre et frémit quelques secondes au contact si froid sur sa peau. Elle ferma les paupières et soupira, ne pouvant nier le bien que ça lui faisait. Mais elle se reprit bien vite, revenant à la réalité. Bon et maintenant ? Il n'avait toujours pas répondu à ses questions et elle ne savait pas de quoi elle devait le remercier. Certainement de l'avoir soignée en fait. Oui mais alors une autre série de question venait défiler dans sa tête. Pourquoi avait-il fait ça ? Retrouvant un peu d'assurance alors qu'elle avait l'impression que le danger s'éloignait progressivement, elle reprit d'une voix déterminée et exigeante : « Vous n'avez toujours pas répondu à mes questions. » Cléo préférait le vouvoyer. Ça la rassurait et lui donnait l'impression d'établir une barrière à ne pas franchir sans son autorisation. Agacée d'être plongée dans la pénombre, elle aperçut un interrupteur sur sa gauche. Ne le lâchant pas des yeux, elle s'éloigna pour aller l'activer. Le couloir se retrouva alors illuminé et la jeune femme dû cligner des yeux à quelques reprises pour s'habituer à cette nouvelle intensité de lumière.

Reposant son regard sur l'inconnu, elle ne put s'empêcher de fixer ses prunelles avec attention. Ses yeux glissèrent ensuite sur le reste de son visage qu'elle pouvait à présent détailler avec plus de précisions. Et ce qu'elle découvrait n'en était que meilleur. Elle restait froide et distante, camouflant au fond d'elle ce trouble surprenant qu'il provoquait en elle. En tout cas, rien de ce qu'il dégageait ne semblait se rapprocher à de l'agressivité ni à de quelconques mauvaises attentions à son égard. Son rythme cardiaque ralentissait doucement alors que son corps se détendait également, cessant de se crisper à chacune de ses respirations. Se dégageant du mur pour revenir se mettre en face de lui, mais toujours à plusieurs pas, elle reprit : « Je recommence. Qui êtes-vous ? Où suis-je ? Et pourquoi je suis ici ? » Et ce coup-là, il avait intérêt à rassembler ses idées et à lui répondre. Ne pas savoir était terriblement angoissant. Peut-être même encore pire que lorsqu'on savait ce qui nous attendait. Elle changea son glaçon de main car cette dernière s'engourdissait légèrement et elle l'essuya pour chasser l'eau fondu contre sa robe. Et elle se sentit de nouveau mal à l'aise. Elle avait pourtant l'habitude de porter cette tenue devant des hommes. Mais là, elle avait honte. Elle baissa les yeux et chercha à descendre un peu sa robe le long de ses cuisses avec sa main libre. Malheureusement, celle-ci n'était pas élastique et si elle avait réussit à gagner un centimètre, c'était déjà miraculeux.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Please, be my heroe ▬ LOANN Dim 27 Mar 2011 - 14:55

Alors qu’il s’approchait d’elle avec douceur, le jeune homme décela une lueur effrayée dans les dorures de son regard. Visiblement stupéfaite de se retrouver dans une telle situation et armée d’un vase onéreux, Cléo baissa les yeux alors que Loann reposait délicatement l’objet sur un meuble bien trop bariolé à son goût. Le jeune homme demeura silencieux alors que la belle, en proie à de nombreuses réflexions, toisait un point imaginaire, désireuse d’éviter tout contact visuel. La soirée mouvementée prenait une toute autre tournure et bienveillant, il lui tendit un glaçon enveloppé dans un mouchoir immaculé. Habituellement égoïste et refusant toutes bonnes mœurs à caractère trop humaniste, Loann ne regrettait étonnamment pas de l’avoir secouru. C’était comme si, depuis la mort de son père, il avait besoin de se rendre utile et serviable envers autrui. Après tout, l’étonnante victime n’avait pas à se plaindre. A cette heure-ci, elle agoniserait toujours, sous les griffes de son assaillant, s’il n’était pas intervenu. Essayant tant bien que mal de détendre quelque peu l’atmosphère, le jeune consultant maladroit ne fit qu’attiser son gêne et son doute. Pourtant, la jolie brune accepta le petit morceau de glace qu’il lui tendait. Prenant soin de ne pas frôler sa peau, Cléo s’en empara prestement. Alors qu’un sourire amusé se dessinait sur son visage masculin, il l’observa avec attention, poser cet infime morceau glacé sur sa lèvre douloureuse.

Croisant ses bras puissants, il vint ensuite s’appuyer contre le mur sans la quitter du regard. La jeune prostituée savoura les bienfaits de la glace mais bien vite, elle retrouva l’ensemble de ses esprits. « Vous n'avez toujours pas répondu à mes questions. » renchérit t’elle avec détermination. Ses rétines ambrées le défièrent mais le jeune consultant demeura particulièrement calme et avenant. Poussant un léger soupir, Loann choisit le silence, il n’avait pas envie de se dévoiler mais, il partagea toutefois le malaise de la belle. Se retrouver dans une maison inconnue, face à un homme qui pourrait une nouvelle fois la violenter obligea Cléo à rester sur la défensive. Loann ne craignait pas l’inconnu, au contraire, il appréciait en lui les bienfaits salvateurs d’une incroyable adrénaline. Harassée par la pénombre des lieux et par cette promiscuité, la divine brune appuya violemment sur l’interrupteur et rendit ainsi à la pièce, la chaleur d’une douce lumière. Dans une grâce féline, Cléo vint se poster face à lui, et gardant toutefois une certaine distance, elle l’assena de nouvelles interrogations. « Je recommence. Qui êtes-vous ? Où suis-je ? Et pourquoi je suis ici ? »

Résigné de lui devoir de nombreuses explications, le jeune consultant privilégia le sang-froid au détriment d’un agacement grandissant. D’un caractère habituellement impétueux, la douceur de sa protégée calma ses ardeurs, et ravalant sa fougue, un sourire sincère se dessina sur ses lèvres masculines. Cléo était une femme attachante, terriblement séduisante et surtout incroyablement choquée par les précédents évènements qui l’avait mise en danger. Opter pour l’agacement ne s’avérait pas être une bonne stratégie. Ainsi, Loann osa un pas en sa direction et remarquant qu’elle ne cillait pas, il vint lui faire face avec prévenance. « Tu n’as rien à craindre de moi. Je t’ai trouvé agonisante sur le pavé tout à l’heure, tu as reçu un sérieux coup à la tête. Alors je t’ai ramené ici. Tu es sur Lemon Street et c’est ma tante qui t’a soigné. Elle est en bas si tu veux vérifier que je ne te mens pas. » Sa profession lui importait peu, du moins il ne prêta pas attention au gène qu’elle éprouvait de se retrouver ainsi face à lui et en tenue légère. D’un geste lent, le jeune homme la contourna ce qui lui procura une nouvelle vague de méfiance. « Je ne vais pas te faire de mal. » murmura t’il d’une voix suave et protectrice. Il détailla chaque parcelle mutilée de sa peau de lait et une rancœur mêlée à une violence sans pareille, emprisonna ses sens. Comment un homme pouvait-il être capable de blesser un tel ange ? Il ne méritait aucun traitement de faveur et Loann pria pour que son agresseur garde en mémoire leur affrontement et la superbe correction qui lui avait estropié le visage. Ses doigts puissants mais hésitants caressèrent ses plaies, et dans un frisson, la belle soupira. « Les blessures sont superficielles, tu te sentiras vite mieux. Même si tu n’es pas prise de vertiges, il te faudra aller à l’hôpital, c’est plus sûr. » Achevant son inspection minutieuse mais aucunement malintentionnée, le jeune homme vint lui faire face. « Des vêtements sont à ta disposition dans la chambre. Et si tu as soif ou même faim, je serais en bas. » Baissant les yeux telle une révérence courtoise, Loann lui tourna le dos avant de descendre vers la cuisine, désespérément piégé par la beauté de ses courbes et la sensualité de ses traits.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Please, be my heroe ▬ LOANN Mar 29 Mar 2011 - 15:43



Please, be

my heroe.


    LOANN E. ELPHINSTON & CLEO L. OFERSEN


    © moi








Impressionnée par la carrure de l'homme, Cléo ne parvenait toujours pas à se rassurer sur son compte. Elle avait rencontré tant de malades au cours de sa vie qu'à présent, elle se méfiait comme de la peste des apparences les plus dociles et les plus calmes. Continuant de le toiser, elle éprouva cependant un certain malaise face à son regard insistant. Il ne la quittait pas des yeux et la jeune femme ne savait plus sur quel pied danser face à ça. Il n'y eut pas un seul instant ou l'homme détourna les yeux, lui laissant quelques secondes de répits. Non, il la fixait inlassablement et Cléo en arriva à ne plus pouvoir soutenir ses yeux mordants. Pourtant, il n'émanait aucune agressivité de lui, mais son trop plein de calme et d'assurance la laissait perplexe et attisait sa méfiance. Surtout, ne pas baisser sa garde. Et lorsqu'elle alluma la lumière, ça devint encore plus difficile à supporter pour elle. Sans parler de sa gêne évidente, qu'elle ne cherchait même pas à cacher, causée par sa tenue affriolante. Sans même comprendre pourquoi, elle aurait préféré que cet homme ne la voit jamais ainsi. Qu'il ne voit pas qu'elle n'était qu'une vulgaire prostituée de rue. Une femme qu'on paye pour quelques minutes de plaisir. Enfin, un plaisir non partagé évidemment. C'était son gagne pain, tandis que pour ses clients elle n'était qu'une distraction encore présentable dû à son jeune âge. Elle savait qu'elle devait en "profiter", que bientôt les regards se poseront moins sur elle, qu'elle vieillirait et que les clients la laisseront moisir dans sa ruelle sombre alors qu'ils iront glisser leurs doigts quémandeurs sur la peau d'une plus jeune. Finalement, c'était peut-être ce qui pourrait lui arriver de mieux... Une jeunesse et une beauté volées, salies. Pour finalement se retrouver seule pour faire face à son déclin. Qu'elle triste vie. Songeuse, la jeune femme abaissa les yeux quelques instants alors qu'elle réalisait ô combien elle avait été stupide à 18 ans. Elle avait foutue sa vie en l'air et elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même. Parfois, comme à cet instant, elle se détestait et se disait même que c'était bien fait pour elle.

C'est le soupire de l'inconnu qui lui fit redresser la tête. Oh, elle l'agaçait peut-être ? Fronçant les sourcils, elle lui lança un regard impatient. S'il n'était pas content, il n'avait qu'à la laisser filer immédiatement. Et d'ailleurs, il n'aurait même pas dû la ramener chez lui. Alors tant pis pour lui, maintenant qu'elle était là et qu'il se trouvait en face d'elle il lui devait des explications. Elle avait le droit de savoir. Il était venu s'appuyer contre le mur, croisant ses bras puissants contre son torse. Respirant calmement, la brune attendait qu'il se décide enfin à dire quelque chose. Pitié, qu'il fasse vite. Une certaine angoisse recommençait à pointer en elle alors qu'elle sentait ses mains devenir moites sous l'appréhension et les doutes. « Tu n’as rien à craindre de moi. Je t’ai trouvé agonisante sur le pavé tout à l’heure, tu as reçu un sérieux coup à la tête. Alors je t’ai ramené ici. Tu es sur Lemon Street et c’est ma tante qui t’a soigné. Elle est en bas si tu veux vérifier que je ne te mens pas. » Lemon Street ! Elle était sur Lemon Street ! Un lâcha un soupire de soulagement, réalisant qu'elle était peut-être chez un voisin de Goldie et que donc, elle se trouvait tout prêt de chez elle et que si elle se retrouvait à devoir fuir elle savait où aller. Elle passa une main nerveuse sur son front, reprenant ses esprits. Bon, ça c'était déjà une bonne nouvelle et la pression redescendit d'un cran. Puis, se repassant sa phrase en tête elle commença à véritablement se calmer. Ce qu'il disait tenait la route et il se pouvait tout à fait qu'il dise la vérité. Boris l'avait en effet violemment poussée à terre, ce qui avait provoqué son trou noir jusqu'à ce qu'elle ce réveille ici. Posant ses deux mains sur ses hanches, son corps se décontractait alors qu'elle se forçait à penser que tout le monde n'était pas forcément mauvais sur cette terre et qu'il existait bel et bien des gens bien intentionné. Et visiblement, c'était le cas de son "sauveur". Bien qu'elle ignorait encore qu'il avait infligé une correction à Boris. Pour elle, il s'était contenté de la ramasser par terre. Mais c'était déjà beaucoup à ses yeux. Après tout, qui pouvait bien se soucier du sort d'une prostituée ? Elle posa sur lui un regard reconnaissant, son air craintif ayant presque entièrement disparu. Elle ne pouvait s'empêcher de rester sur ses gardes, après tout, elle n'était sûre de rien. Et c'était d'ailleurs ce petit doute qui subsistait qui l'empêcha de prendre la parole pour le remercier. Mais il était vrai que si la tante du brun existait belle et bien, ça aurait le don de la rassurer définitivement.

Néanmoins, son corps se crispa à nouveau alors qu'il s'avança vers elle et la contourna. Droite comme un "i", elle ne bougeait plus. Son souffle s'était de nouveau accéléré tout comme son myocarde. Visualisant sa nouvelle crainte, le jeune homme souffla alors d'une voix qui se voulait rassurante. « Je ne vais pas te faire de mal. » Cléo se mordit doucement l'intérieur de la joue, s'obligeant à rester immobile et décidant de lui accorder sa confiance pour le moment. Sa voix suave la déstabilisait et la troublait, la laissant fébrile. Elle se sentait si fragile à côté de lui. Lui si grand, si fort. Alors qu'elle, petite et fine, elle ressemblait à un animal blessé. Et sans qu'elle ne puisse expliquer pourquoi, maintenant que sa peur semblait avoir disparue, le gabarit de son sauveur ne l'écrasait plus. Non au contraire. Une sensation de protection l'envahit alors, comme si rien ne pouvait lui arriver ici. Un peu confuse face à ce changement soudain de sensation, il la tira à nouveau de ses pensées alors qu'il frôlait sa peau meurtrie de ses doigts agiles. Cléo ferma les yeux et se redressa. Un long frisson lui parcourut le dos et lui arracha un discret soupire de bien-être. Surprise de l'effet que lui procurait ce contact, elle resta muette alors que ses paupières se rouvraient lentement. Elle posa son regard dans le vide, perdue. Et l'effet de surprise ne fit que s'accroître lorsqu'il retira ses doigts de sa peau et qu'elle sentit une violente sensation de manque lui retourner les entrailles. Elle avait comme l'envie de lui demander de ne plus s'arrêter. Comme si cette simple inspection de ses blessures avait été pour elle comme une tendre caresse qui lui redonna pendant un court instant l'impression d'avoir droit à mieux que cette vie. Elle secoua légèrement la tête de droite à gauche, se traitant d'idiote en silence.

« Les blessures sont superficielles, tu te sentiras vite mieux. Même si tu n’es pas prise de vertiges, il te faudra aller à l’hôpital, c’est plus sûr. » Cette phrase eu le don de lui soustraire un léger rire sarcastique. Juste l'espace de quelques millièmes de secondes. La naïveté de ses paroles la firent sourire de façon amer. Et tandis qu'il lui refaisait face, Cléo lâcha simplement, ne cachant pas toute la rage qu'elle éprouvait. Oh pas contre lui, évidemment ! Contre elle, contre son métier, contre cette société. « Comme si j'avais les moyens d'aller à l'hôpital. Je n'ai même pas d'assurance, rien. Non, oubliez, je me débrouillerais très bien toute seule. » Replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle secoua légèrement la tête, un peu dépitée. De toute façon, elle savait très bien ce qui allait se passer dès qu'elle rentrerait chez Goldie... La belle blonde allait paniquer pour elle et lui payerait sans doute un médecin privé, passant outre ses interdictions. De toute façon, elle pouvait bien lui dire ce qu'elle voulait, Goldie n'en faisait toujours qu'à sa tête. « Des vêtements sont à ta disposition dans la chambre. Et si tu as soif ou même faim, je serais en bas. » Cléo le regarda s'éloigner dans le couloir, un peu déboussolée. Cet homme était une énigme à lui tout seul et la jeune femme ne savait plus quoi penser de lui. Elle resta de longues secondes dans le couloir, immobile. Et finalement, elle décida de se bouger. Elle avait décidé qu'ici, elle ne risquait rien. Néanmoins, elle se voyait mal rester ici, squattant la chambre de son sauveur comme un parasite. Elle décida de commencer par aller se changer, comme il le lui avait gentiment proposé.

Ouvrant les portes de la penderie, elle n'osa cependant pas trop fouiller dedans. Elle attrapa prestement un tee-shirt à manche courte blanc et simple et un jogging bleu nuit qui évidemment, était bien trop grand pour elle. Se regardant dans la glace, elle se retint de rire. Elle avait l'air fine là-dedans. Mais qu'importe, c'était toujours mieux que sa micro-robe. Prenant une grande inspiration, elle finit par se décider et quitta la chambre pour regagner les escaliers. Elle les descendit sans bruit, se faisant discrète. Elle arriva alors dans le salon, où se trouvait l'inconnu et sa tante. N'osant pas rentrer plus que ça, elle se racla la gorge pour attirer leur attention et prévenir de sa présence. Un peu gênée lorsque leurs regards se posèrent sur elle, elle finit par se lancer, s'adressant au deux : « Je... Je voulais vous remercier. Pour m'avoir soignée et gardée ici le temps que je me réveille. Et pour les vêtements aussi. Je m'occuperais de les laver et de vous les rapporter. J'habite dans la rue également... » Et là, grande question existentielle : comment une prostituée de bas étage faisait pour se loger dans un tel quartier ? Mais ça, ça ne les regardait pas. Elle passa une main nerveuse dans ses cheveux, ne sachant plus trop quoi faire ou quoi dire. A vrai dire, elle mourrait de faim et de soif, mais elle ne voulait surtout pas les déranger. Le mieux serait qu'elle rentre immédiatement chez elle -enfin chez Goldie- mais elle préférait attendre le lendemain, qu'au moins ses blessures aux visages aient dégonflées un peu. Histoire de moins l'alarmer... Cependant, elle avait conscience qu'elle ne pouvait pas leur imposer sa présence. Décidant alors d'être polie au moins, elle s'avança vers la fameuse tante et lui tendit la main pour la lui serrer avant de se présenter : « Je suis Cléo, madame. Et je suis sincèrement désolé de vous déranger ainsi, en plein milieu de la nuit... Je ferais peut-être mieux de rentrer. » Elle se recula alors d'un pas, jetant un bref coup d'œil au neveu. C'était comme si tout son corps voulait le fuir, mais que son esprit, lui, était irrésistiblement attiré par lui. Contraste déstabilisant qui finit par la faire taire. Décidément, drôle de soirée.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Please, be my heroe ▬ LOANN Jeu 7 Avr 2011 - 0:55

Lâchant difficilement du regard la beauté de son visage ambré, le jeune consultant lui offrit quelques instants de répit. Victime des affres d’un alcoolique notoire, la jolie brune devait sûrement être morte de fatigue et préférant la laisser se reposer, Loann vint retrouver sa tante, toujours inquiète du sort de la belle prostituée. Il frôla les marches avec douceur, en laissant cette magnifique jeune femme à ses réflexions. Cependant, son attitude l’interloqua, il ignorait tout d’elle, alors pourquoi prendre la mouche lorsqu’il lui suggéra d’aller à l’hôpital ? Fronçant les sourcils avec sérieux, le jeune homme ne pût empêcher, une étonnante idée, germer dans son esprit. Son attirance inexplicable pour la belle, le poussa à vouloir lui payer l’ensemble de ses frais médicaux. Il lui devait bien ça et magnanime, Loann souhaitait l’aider jusqu’au bout. Lentement, il s’approcha de sa tante qui regardait d’un œil distrait un jeu télévisé. Loann posa une main sur son épaule et la vieille femme sursauta. « Alors ? Comment va-t-elle ? » Le désarroi se lisait dans son regard fatigué et vitreux et poussant un léger soupir son neveu tenta de l’apaiser. « Elle va mieux, mais elle est toujours sous le choc. Va te reposer, tu es épuisée ! » Hochant négativement la tête avec ferveur, sa tante croisa les bras. « Non, elle va descendre, j’en suis sûre. » Pliant sous sa détermination, le jeune consultant vint s’assoir près d’elle, non sans lui avoir apporté un verre d’eau. Les yeux rivés sur l’écran, ses pensées demeuraient ailleurs, à l’étage, auprès de cette magnifique inconnue aussi mystérieuse que séduisante. Que pouvait-elle bien faire ? Allait-elle devoir affronter les dangers de la rue une fois qu’elle aurait quitté la protection de cette villa ? Se refusant d’être la proie de quelques douloureuses pensées, Loann se surprit à éprouver un sentiment de culpabilité mêlée à une venimeuse frustration. Il n’était pas arrivé à temps pour sauver son visage délicat d’un coup puissant et destructeur, une haine sans égal parcouru son échine et seule la silhouette de la belle prostituée l’apaisa. L’ange brun apparut dans l’encadrement de la porte et timide, elle pénétra dans le salon. « Je... Je voulais vous remercier. Pour m'avoir soignée et gardée ici le temps que je me réveille. Et pour les vêtements aussi. Je m'occuperais de les laver et de vous les rapporter. J'habite dans la rue également... » Sa voix claire tira la vieille femme de son mutisme et heureuse de la voir sur pied, elle se retourna brusquement. Un sourire malicieux se dessina sur les lèvres masculines du jeune homme, Cléo, dans une telle tenue était décidément très attachante. Ne bougeant pas du fauteuil, il toisa sa tante qui s’approchait de la belle prostituée. « Je suis Cléo, madame. Et je suis sincèrement désolé de vous déranger ainsi, en plein milieu de la nuit... Je ferais peut-être mieux de rentrer. » Son visage délicat fût l’objet d’une minutieuse inspection car même si ses blessures demeuraient superficielles, celles-ci pouvaient s’aggraver à tout moment. Posant ses mains bienveillantes sur ses épaules maintenant recouvertes d’un épais tissu, la vieille femme lui adressa un sourire sincère et réconfortant. « Ne dis pas de bêtises Cléo, tu es la bienvenue et je te prie de rester pour la nuit. Tu dois te reposer. » Désignant le jeune homme d’un bref signe de tête, elle surenchérit « Loann veillera sur toi, et tu peux garder sa chambre, il dormira sur le canapé. Ma pauvre chérie ! Tu dois être affamée … tu as faim ? » Discrète, Cléo acquiesça et sans attendre une réponse complémentaire, elle s’adressa au jeune consultant. « Peux-tu veiller sur elle ? Je suis épuisée. »

Avec douceur, Loann observa longuement sa tante qui gravissait les marches avec difficulté. Bientôt, Cléo et lui furent les seules âmes qui erraient dans la villa. Il se dirigea vers la cuisine et pria la jeune prostituée de bien vouloir le rejoindre. Une fois assise, il lui tendit un petit plateau orné de quelques sandwichs, un grand verre d’eau et une poignée de médicaments qui pourraient apaiser ses maux. Croisant les bras tout en s’appuyant sur le mur immaculé de la pièce, le jeune homme observa la belle manger avec appétit. « Pardonnes son côté maternel, c'est assez pesant, mais elle est adorable ... Je suis désolé, c’est tout ce qu’il restait, j’espère que ça te conviendra. » Quelque peu gêné, le beau brun ne sût vraiment pas quoi lui dire et silencieux, rien ne le fit sortir de son mutisme. Une fois que Cléo eut terminé son repas, il lui proposa de s’assoir sur le canapé afin de regarder la télévision. L’idée en soi était ridicule, mais étrangement, Loann souhaitait sincèrement la garder le plus longtemps possible près de lui. Assit en face d’elle, sur un canapé, il lui tendit avec douceur une couverture pour la protéger de la fraicheur de la nuit. Puis, il ajouta dans un murmure suave mais sincère. « Je suis soulagé de voir que tu vas mieux … » Puis, reposant ses yeux mordorés sur l’écran coloré, il se perdit dans les méandres d’une fatigue naissante.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Please, be my heroe ▬ LOANN Lun 11 Avr 2011 - 9:40



Please, be

my heroe.


    LOANN E. ELPHINSTON & CLEO L. OFERSEN


    © moi








Cléo resta immobile lorsque la vieille femme se leva pour s'approcher d'elle et poser ses mains sur ses épaules. Elle avait tout d'abord redouté sa réaction, imaginant que la dame ne serait pas des plus ravies d'héberger une prostituée sous ton toit. Mais visiblement, elle avait fait fausse route sur son compte. Un léger silence s'installa, le temps qu'elle inspecte ses blessures, comme pour vérifier que cela ne soit pas trop grave. Patiente, la jeune brune attendait le verdict, si verdict il y avait. Et finalement, tout semblait aller pour le mieux puisqu'elle ne fit pas le moindre commentaire dessus. Tant mieux, Cléo se serait retrouvée bien embêtée si elle avait dû se rendre à l'hôpital. Et puis, douce et chaleureuse, la tante prit la parole : « Ne dis pas de bêtises Cléo, tu es la bienvenue et je te prie de rester pour la nuit. Tu dois te reposer. » La jeune femme déglutit, touchée par tant de gentillesse et d'attention. Cette femme lui rappelait sa grand-mère et aussitôt, son cœur se comprima dans sa poitrine. Depuis combien de temps n'avait-elle pas prit de ses nouvelles ? Des mois certainement... Et elle se sentait honteuse. Car même après l'avoir quittée, l'avoir trahie, l'avoir déçue, lui avoir mentit, oui, même après tout ça et de nombreuses années, sa grand-mère avait été là pour la tirer d'un mauvais pas. Et voilà comment elle l'a remerciait... En faisant silence radio. Honteuse à ces pensées, Cléo abaissa les yeux, se détachant du regard bienveillant de son interlocutrice. Ce fut seulement quand elle reprit la parole que la brune ressortit de ses pensées pour se replonger dans l'instant présent. « Loann veillera sur toi, et tu peux garder sa chambre, il dormira sur le canapé. Ma pauvre chérie ! Tu dois être affamée … tu as faim ? » Véritablement touchée par cette attention inespérée, Cléo lui sourit faiblement, reconnaissante et hocha lentement la tête pour approuver. Oh ça oui, elle mourrait de faim même ! Relâchant ses épaules, elle ajouta finalement : « Peux-tu veiller sur elle ? Je suis épuisée. » Loann... Alors c'était donc ça le prénom de son sauveur ? Un prénom fluide, significatif d'un caractère bien marqué certainement, tandis que le "l" apportait un peu de douceur. Oui, c'était exactement son inconnu. Le regard porté sur la vieille femme, ce ne fut que lorsqu'elle disparut totalement qu'elle se retourna vers le fameux Loann, curieuse et craintive quant à la suite de cette nuit.

Il se leva alors, sous les yeux attentifs et admiratifs de Cléo. Elle le suivit dans la cuisine lorsqu'il l'y invita et prit place sur l'une des chaises autour de la table. Lui proposer son aide, ne rien faire.. ? Un peu gênée, elle opta pour le silence total et la passivité. Et tandis qu'il se mouvait à droite à gauche pour lui proposer quelque chose, Cléo ne le lâchait pas du regard. Celui-ci glissait de part et d'autre sur son corps, observant le moindre de ses gestes, ainsi que ses expressions et ses prunelles ambrées. Il semblait si fort, et si doux à la fois. La jeune femme ne parvenait plus à se détacher de lui, complètement captivée et fascinée même. Il finit par lui déposer un plateau joliment garnis, ainsi que quelques médicaments pour apaiser ses douleurs. Cléo se mit à fixer le plateau, un peu décontenancée. C'était comme si elle ne comprenait pas. En tant normal, les gens auraient éventuellement appelé la police et les pompiers, même si la plupart ne s'en seraient pas mêlé et auraient fait l'autruche avant de continuer leur route. Mais lui, non. Il l'avait récupérée par terre, emmené chez lui, soigné, donné des vêtements, à manger, des médicaments et ont lui proposait même de rester passer la nuit ici. Cléo n'était pas habituée à tant de gentillesse si bien qu'elle peinait à y croire. Elle était à la limite de se demander s'il n'y avait pas un piège au final. Percevant son trouble, Loann lui fit relever la tête alors qu'il prenait la parole : « Pardonnes son côté maternel, c'est assez pesant, mais elle est adorable ... Je suis désolé, c’est tout ce qu’il restait, j’espère que ça te conviendra. » Un peu surprise qu'il s'excuse pour tout ça, alors qu'elle trouvait tout parfaitement merveilleux, elle posa tout d'abord sur lui un regard curieux et confus à la fois. Et finalement, elle lui offrit un tendre sourire, ne cachant pas toute la reconnaissance qu'elle éprouvait à leur égard. Mise en confiance, Cléo en oublia son appréhension et cessa de le vouvoyer sans même s'en rendre compte tant c'était venu naturellement : « Oh non, surtout, ne t'excuse pas. Ta tante est adorable, tu n'imagines pas combien ça peut me faire plaisir qu'elle se soit montrée si chaleureuse et soucieuse, sans me juger pour... mon métier. » Elle déglutit à ces derniers mots. Est-ce qu'on pouvait vraiment appeler ça un métier ? Elle en arrivait à douter parfois. C'était tellement humiliant et peu moral... Elle ajouta finalement : « Et de même pour ce repas, il est parfait. C'est vraiment gentil de me l'offrir... » Esquissant un dernier sourire maladroit, Cléo avala alors les quelques médicaments qu'il lui avait donné avant de mordre dans son sandwich. Bon sang que ça faisait du bien de s'alimenter un peu ! Savourant avec délice ce repas improvisé, elle ne pipa plus mots, se contentant d'échanger quelques regards avec Loann. Et elle ne pouvait nier l'évidence : cet homme la troublait. Pourtant, des hommes elle en voyait défiler Cléo ! Et la plupart d'entre eux ne lui faisait pas le moindre effet tant elle en était dégoutée. Mais là, peut-être était-ce parce qu'il l'avait sauvée sans chercher à profiter d'elle par la suite, mais en tout cas, il ne la laissait pas indifférente. Elle en était à la limite de perdre tous ses moyens face à lui. Totalement obnubilée par la beauté de ses traits et par la présence qu'il dégageait, Cléo se sentait bien, apaisée.

Une fois son repas engloutit dans sa totalité, il lui proposa d'aller se reposer un moment devant la télévision, avec lui. Cléo accepta aussitôt, ravie de pouvoir passer un instant avec lui. Même s'ils ne se disaient rien, même s'ils ne se connaissaient pas. Elle ne voulait pas retourner travailler ce soir et elle savait que Pride n'allait pas être content car elle n'avait pas gagné grand chose du coup, mais cette réalité difficile lui semblait bien loin à cet instant. Le suivant de près, elle s'installa dans le canapé et se mordit l'intérieur de la lèvre lorsqu'il la recouvrit d'une couverture. C'était presque trop beau pour être vrai. Douce, elle se contenta de murmurer un simple « Merci. » Des plus sincères. Puis, se fut à son tour de lui murmurer d'une voix des plus envoutantes, lui provoquant un léger frisson : « Je suis soulagé de voir que tu vas mieux … » Vraiment ? Il l'était vraiment ou il disait ça en gage de politesse ? Non, visiblement il le pensait. Charmée et émue, Cléo lui offrit un sourire des plus doux et des plus reconnaissants alors que ses yeux pétillaient. Et tandis que lui reposait son regard sur l'écran de la télévision, elle, ses prunelles restaient fixées sur le visage magnifique de celui qu'elle voyait à présent comme un héros, ou même, comme un prince charmant des temps modernes. Oui, Cléo avait toujours conservé, bien camouflé au fond d'elle, ce côté romantique qu'ont les petites filles. Fatiguée elle aussi, elle ne put luter longtemps. Ses paupières se faisant de plus en plus lourdes, elle finit par les fermer totalement, se laisser bercer par le bruit de la télévision et la présence de Loann qui la rassurait bien plus qu'il ne pouvait se l'imaginer. Le sommeil s'emparant de son corps, elle se laissa glisser sur le côté, déposant doucement sa tête sur l'épaule de Loann alors qu'elle se rapprochait inconsciemment de lui pour venir se blottir, cherchant un réconfort qu'elle n'avait plus depuis des années déjà. Elle déposa sa main sur son torse, s'agrippant doucement à son tee-shirt, comme pour dire : ne me laisse pas toute seule. Mais son esprit était déjà loin, se perdant progressivement dans un monde de rêves alors qu'elle s'était complètement assoupie contre lui, signe qu'elle se sentait en sécurité à présent...




Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





Message(#) Sujet: Re: Please, be my heroe ▬ LOANN

Revenir en haut Aller en bas
 

Please, be my heroe ▬ LOANN

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Apple Road, Lemon Street & Le chantier-