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 Relax and sip upon my champagne.

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Relax and sip upon my champagne. Vide
Message(#) Sujet: Relax and sip upon my champagne. Relax and sip upon my champagne. EmptyVen 4 Fév 2011 - 23:13


Oh baby for all it's worth
I swear I'll be the first to blow your mind.





Les lieux huppés de Miami n'étaient guère différents que ceux de New York ou de Paris : faste à profusion, luxe oppressant et suintant par tous les pores des murs et des robes haute-couture, les mêmes conversations, la même superficialité des non moeurs bourgeoises. Ici et là, quelques têtes qui se penchent pour respirer un peu de cocaïne : geste stupide, les riches savent à présent que même les pauvres peuvent en consommer : ils ne sont plus dans le coup. Des serveurs au dos raidi et à l'expression figée, déambulent entre les tables ; extérieurement, ces boys semblent dévoués à leur travail. Intérieurement, ils craquent de ne pouvoir répondre à ces clients fortunés, pourris gâtés et hautains à outrance. Voilà en vérité comment se dresse l'univers des plus riches : l'argent fait ce que vous êtes, à un cents près vous pouvez être plus estimé qu'un autre, et on se donne du mal à rire à vos blagues racistes ou capitalistes à outrance. Un système pourri jusqu'à la moëlle en somme ; voilà ce qui avait de quoi nourrir le cynisme légendaire de Pride, qui aimait avant tout se délecter du champagne servi, et des magnifiques demoiselles qui peuplaient les lieux. Pendues au bras d'un millionnaire octogénaire, ou tentant de se dénicher le prochain Bill Gates, qu'importait : leurs jambes interminables et leurs courbes de rêve, suffisaient à aiguiser son appétit pour une nuit. Car depuis que le businessman avait ôté sa bague de fiançailles, depuis qu'il avait récupéré son doux statut indépendant de célibataire, il replongeait dans les affres des mauvaises moeurs du libertinage. La sensation d'avoir été dupé et d'avoir failli mourir asphyxié dans les filets d'une femme qu'il avait faussement aimé, poussait le jeune homme à profiter des bonnes grâces de la vie. Sa facette lubrique avait repris ses droits, au même titre que ses pulsions carnassières : le prédateur refaisait surface et s'affamait de quelques proies d'une nuit. Gazelles peu farouches et délectables, voilà ce qui constituait son menu libidineux ces derniers temps. Outre Jaelyn qui obsédait ses pensées, la crainte de retomber dans un tourbillon de sentiments amenait Pride vers les voies de la séduction et des plaisirs de la chair. Ainsi, ses yeux fauves parcouraient la salle avec discrétion, ses rétines pénétrantes toisant les lieux tout en absorbant les détails. Détournant son regard ambré non sans un froncement de nez méprisant lorsque certaines silhouettes féminines qu'il trouvait ingrates semblaient porter son dévolu sur lui, Pride soupira entre deux gorgées de champagne frais. Ce soir, pas de demoiselle à son bras, pas d'amis ni de clients de son cher business, lui seulement pour arpenter les mondes de la nuit. Âme en peine et troublée, plus que prédateur aux aguets prêt à bondir sur n'importe quelle proie ; il noyait son amertume dans le clair de champagne, entre deux bulles dorées et les sourires séducteurs reçus par les jolies filles passant à sa portée. Mais Berrington était un élitiste, de ceux qui jugent au physique, autant qu'au charme certain. Pas de fille vulgaire à son bras, pas de demoiselle aux courbes parfaites mais au visage laissant à désirer ; seulement des créatures de rêve. Beauté et charisme, tel était son crédo.

Ses pupilles accrochèrent soudain la grâce radieuse d'une femme à la beauté rare, accoudée au loin au bar lustré et translucide. Le barmaid lui-même n'avait eu de cesse d'essuyer trois fois le même verre tout en toisant d'un sourire niais, la magnifique créature au sourire triste. Etait-elle seule, ou accompagnée ? … Peu importait. Ses yeux affamés ne daignant pas se détourner de la nymphe, Pride se leva de sa table, une main assurée attrapant au passage une fleur parfumée dormant dans l'un des nombreux vases surchargés servant au faste de la décoration, et se dirigea vers la sublime demoiselle. Et lorsqu'elle se retourna, il put percevoir dans le fond de ses yeux maquillés, quelque trouble indicible et peiné. Le même que le sien. L'âme en peine en avait-elle trouvé une autre ? La seconde de silence passée, Pride esquissa un sourire désirable et envoûtant, lui tendant la rose d'un regard mutin et séducteur. « Puis-je vous offrir une rose ? » souffla-t-il de sa voix suave et exquise à l'encontre de la sublime jeune femme. Offrir une rose plutôt qu'un verre. Charmer, avant d'enivrer. C'était ça aussi, le secret d'un dandy séducteur.

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Message(#) Sujet: Re: Relax and sip upon my champagne. Relax and sip upon my champagne. EmptySam 5 Fév 2011 - 18:39

Bien qu’elle n’osait l’avouer, la vie bourgeoise et huppée des grands businessmen et autres célébrités fascinait Vaiana. Quittant l’Afrique du Sud pour une vie moins pathétique et sclérosée, elle avait débarqué à Philadelphie où sa destinée ne connu pas un meilleur sort. Bercée par la décadence et la bassesse du monde actuel, la jolie jeune femme, pour unique emploi, s’était retrouvée piégée dans un cabaret lubrique et miteux. Condamnée à assouvir les désirs d’hommes riches et influents, celle-ci endossa le rôle privilégié mais ô combien maudit d’escort-girl. Bien qu’être le centre de toutes les attentions masculines était profondément flatteur, Vaiana se plaisait à jouer ce rôle de femme fatale, mais la lassitude eu rapidement raison d’elle. Demeurer prisonnière de leurs filets ne rassasia pas son envie sauvage de liberté et sans crier gare, elle quitta la métropole pour la chaleur sensuelle de Miami. Après, tout le reste demeurait sans importance. Damon l’avait accueilli à bras ouverts et Clay s’était même proposé de lui offrir un emploi. Tant d’attentions qu’elle portait dans son cœur avec sincérité et émotion. Pourtant, tout ceci ne pouvait satisfaire la jolie brune. Elle aspirait à mieux, préférant les soirées mondaines et l’élite de Miami aux ragots incessants de ses collègues de travail, Vaiana réalisa qu’au plus profond d’elle, sa vie ne devait pas se dérouler derrière un bureau mais bien sous les projecteurs d’une vie dorée et délicieusement pervertie. Foulant le sol cramoisi d’un bar luxueux, la jolie jeune femme vint prendre place près du comptoir ou elle prit commande. Le serveur s’exécuta avec prestance et rapidité et dans un sourire profondément niais, il lui servit un cosmopolitan. Vaiana le remercia d’un regard suave avant de porter le verre à ses lèvres maquillées. Ses yeux clairs toisèrent l’ambiance feutrée d’une soirée bien trop tranquille. L’élite de Miami était plus ou moins présente et des rires gras s’échappaient d’un groupe de businessmen bien trop occupés à parler affaires et finances. Les femmes drapées de haute-couture s’abreuvaient avec délice de mille et un cocktails enivrants. Prédatrices, elles se plaisaient à charmer la gent masculine, prônant la sensualité pour toute arme de séduction. Un sourire triste parcouru son visage de porcelaine, et seule, Vaiana termina son verre. Dieu qu’elle aurait tant aimé être à leur place, pour ainsi se pavaner auprès des hommes aisés et en attirer plus d’un dans ses filets. Il était loin, effacé, le temps où on lui offrait des diamants, du luxe, pour quelques parties de jambes en l’air. Ne plus avoir l’exclusivité à leurs yeux se révélait dans son cœur sauvage, être un échec cuisant. Était-elle encore capable de séduire, d’attirer des regards emplit d’appétence et de stimuler d’autres envies coquines et lubriques ? Poussant un léger soupir, son visage habituellement enjoué devint morose et profondément sombre. Ses doigts fins se resserrèrent sur le verre trahissant une haine sans égal. La luxure lui manquait, l’alcool qui coulait à flots de même que les robes onéreuses qui drapaient son corps aux courbes charnelles. Farouche, Vaiana recherchait la chaleur qu’un homme pourrait provoquer en son corps meurtri lorsqu’il la prendrait avec véhémence et envie. Elle avait déjà tout perdu, que pouvait-elle attendre de mieux ? Perdue dans de paradoxales pensées, son regard aux teintes océanes se porta sur les traits virils d’un homme qui vint à sa rencontre. D’un pas assuré, le séduisant jeune homme aux allures carnassières lui tendit une magnifique fleur et avec une distinction charmeuse, il poursuivit. « Puis-je vous offrir une rose ? »

Quelque peu surprise par cette attitude cavalière mais plaisante, un sourire séducteur se dessina sur son visage de poupée. Son regard indompté se porta une nouvelle fois sur la sublime rose qu’il venait de lui tendre, et avec douceur, Vaiana s’en empara. Les yeux mordorés du jeune homme dégageaient un étrange trouble, fauve, il la toisa avec délectation mais son âme en peine trahissait une colère sans nom. La jolie jeune femme se mordit la lèvre avec envie, avant d’ajouter quelque peu taquine. « Et bien, quelle originalité. D’habitude c’est un verre que l’on m’offre. » Appréciant son charisme et sa prestance animale, Vaiana réalisa qu’elle ne demeurait pas seule prédatrice. Sa recherche assoiffée des plaisirs de la chair était partagée par ce dandy corrupteur et pour son plus grand plaisir, la belle endossa le rôle enjôleur qu’elle avait tant aimé. Tout deux perdus dans les méandres d’une vie qui les dépassaient, la décadence et le sexe demeuraient leur seul refuge. Croisant ses interminables jambes dénudées, Vaiana débuta un jeu sournois et lubrique. Envoutante, elle prit une nouvelle fois la parole. « Alors ... et si tu me disais de quoi tu avais réellement envie. Ça nous éviterait toutes ces politesses qui s’avèrent être d’une banalité à pleurer » Désormais les dés d’un jeu concupiscent étaient jetés. Perversion quand tu nous tiens …
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Message(#) Sujet: Re: Relax and sip upon my champagne. Relax and sip upon my champagne. EmptyDim 6 Fév 2011 - 21:07

« Et bien, quelle originalité. D’habitude c’est un verre que l’on m’offre. » 'D'habitude'. Voilà un mot qui n'est pas coutumier ; de ceux qui vous trahissent malgré vous. Car la belle vient d'avouer à demi-mots qu'il n'est pas rare, loin de là, qu'elle ne se fasse courtiser. Ce n'est pas un scoop, en vérité ; car à moins que la magnifique jeune femme ne soit celle d'un puissant millionnaire, Pride se doutait bien sûr que son interlocutrice devait attirer les regards affamés autant que les longs discours plombés de compliments et teintés d'un flirt alambiqué. Le jeune homme redressa la tête d'un rictus joueur et enivrant, conscient que son charisme brut se heurtait aux charmes sensuels féminins : cette demoiselle avait du magnétisme à revendre. Bien plus que ses conquêtes d'une nuit habituelle, bien moins que celle qui obsédait ses pensées : si l'amour rend aveugle, l'obsession rend fanatique. « Je préfère parler d'audace. Je laisse l'originalité aux artistes. » Ah quel bon coeur, Mr Berrington, que de laisser cela aux peintres et aux poètes : mais il est vrai que pour le jeune homme, l'originalité n'était pas tant synonyme de surprise. L'audace, elle, avait ce goût d'adrénaline et de dangerosité qui lui seyait si bien. Toisant la belle dans ses yeux félins, il n'y avait rien d'autre qu'il ne pouvait faire, si ce n'était qu'attendre. Attendre que la demoiselle ne soit offusquée ou ne soit charmée, attendre qu'elle détourne la tête ou qu'elle lui offre une oeillade en retour, attendre de savoir, si cette créature de rêve sera à lui pour cette nuit. Ou bien les nuits suivantes, qu'importait tant qu'il pouvait tout oublier grâce aux plaisirs de la chair. Certains supportaient les enfers de leur vie par l'alcool, la drogue, ou autres dépendances aléatoires vous détruisant le corps, jusqu'à le rendre amorphe. Pride quant à lui s'évertuait à tuer son âme par le péché de luxure, dépendant des courbes féminines et affamé de leurs soupirs sensuel, c'était ainsi qu'il se rendait tributaire. C'était ainsi qu'il se rendait humain ; séducteur gentleman collectionnant les demoiselles, s'amusant parfois à leur briser le coeur, ignorant parfois qu'il le faisait sans même le vouloir vraiment. Comme le diable est monstre, lorsqu'il fait du mal sans le savoir encore. Enfin, le jeune homme ténébreux esquissa un bref sourire concupiscent lorsqu'il vit la jeune femme se mordre la lèvre avec avidité ; les envies charnelles avaient été divulguées par leurs comportements respectifs ainsi que la tension ardente régnant entre les deux âmes perdues. Ce fut par ailleurs la nymphe qui vint rompre les procédés habituels d'un flirt pridien en vigueur ; jamais, le jeune homme n'était tombé sur une jeune femme aussi directe, passant outre l'étape enivrante de ces badinages un peu crus. « Alors ... et si tu me disais de quoi tu avais réellement envie. Ça nous éviterait toutes ces politesses qui s’avèrent être d’une banalité à pleurer » Un sourire amusé se dessina sur le visage caustique du jeune homme ; se délectant de la franchise de la demoiselle, Pride vint prendre appui nonchalamment contre le bar, son dos posé contre celui-ci alors qu'il toisait la salle d'un regard incisif. « Tout comme j'aimerais savoir ce qu'une femme comme vous vient chercher ici. Le prochain Bill Gates peut-être ? » Plissant le nez brièvement, d'une moue qui lui conférait un charme mutin, il rajouta avec dérision. « Ou Mark Zuckerberg. Il faut savoir renouveler les noms que l'on glisse dans les conversations, si on veut faire partie de la très haute. » ajouta-t-il dans un bref sourire qu'il offrir à la demoiselle, raillant ainsi le monde des riches qu'ils côtoyaient pourtant. « Nous savons tous les deux qu'en venant vous chercher, je viens chercher l'orgasme d'une nuit. C'est idéal pour la carthasis ; du sexe pour se libérer de ses passions. Ca, c'est pour la touche poétique. » souffla-t-il de sa voix suave, haussant les épaules tout en esquissant une moue joueuse et mutine. « Je pourrais tout aussi bien dire que j'ai seulement envie de te prendre toute une nuit. Ca, c'est pour le côté obscène. Restons tout de même civilisés. » acheva-t-il alors, pour ainsi faire comprendre à la belle qu'il aimait ces fameuses politesses brodées de charme et de flirt poussé, qui constituaient à ses yeux un jeu délicieux. Parachevant alors son laïus, Pride s'empara de sa main frêle et y déposa un baiser bref avant de se présenter : « Pride Berrington. Puis-je avoir votre nom avant que mes banalités ne vous arrachent des larmes ? » fit alors le jeune homme non sans se redresser avec assurance, une lueur mutine brillant dans l'alcôve de ses yeux bruns.
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Message(#) Sujet: Re: Relax and sip upon my champagne. Relax and sip upon my champagne. EmptySam 19 Fév 2011 - 17:05

« Je préfère parler d'audace. Je laisse l'originalité aux artistes. » Et bien, avec de simples paroles courtoises ce jeune homme avait su habilement attirer son attention. Habituellement, les courtisans de Vaiana optaient pour quelques phrases ridicules et peinant à la séduire, celle-ci finissait par se désintéresser tragiquement d’eux. Ah quoi bon perdre son temps avec de maladroits friqués. La belle aimait flirter pour pouvoir ensuite endosser un rôle d’une femme dominatrice et inaccessible, mais aucun de ses cavaliers n’avaient su relever le doux défi de la surprendre. Bien trop exigeante, la jeune sud-africaine, refusait de se livrer à n’importe qui. Du moins, elle avait le choix de ne plus agir de la sorte. Retrouvant sa liberté, Vaiana recherchait désormais le plaisir des sens et pour ainsi, partager un moment follement érotique avec un homme audacieux et subtil. Ce soir, la jolie brune avait capturé l’oiseau rare et plongeant dans ses filets, le dandy semblait partager cette même aspiration. Ses yeux clairs se posèrent sur son visage aux charmes ravageurs et caressant avec délicatesse les pétales pourpres de ses doigts fins, un sourire se dessina sur son visage. Vaiana était une personne franche et allant droit au but, elle ne réalisa même pas qu’elle pouvait parfois se révéler bien trop entreprenante. Mais cela ne sembla pas décourager son compagnon, qui reprit avec amusement. « Tout comme j'aimerais savoir ce qu'une femme comme vous vient chercher ici. Le prochain Bill Gates peut-être ? » S’appuyant avec nonchalance contre le bar aux finitions contemporaines, son cavalier observa avec détachement l’étendue du beau-monde qui s’encanaillait de façon grivoise, tout comme eux. « Ou Mark Zuckerberg. Il faut savoir renouveler les noms que l'on glisse dans les conversations, si on veut faire partie de la très haute. » Prenant ses aises, la jolie jeune femme toisa à son tour l’attroupement de rivales vêtues de parures Chanel et autres couturiers de renom. Poussant un léger soupir lorsqu’elles caquetèrent telle des gallinacés, Vaiana s’empara de son verre avant de le terminer avec avidité. L’alcool sucré lui brûla les lèvres mais une étrange chaleur parcouru son corps de porcelaine. Pourtant, celle-ci ne répondit pas à ses interrogations. Consciente qu’il savait pertinemment ce qu’elle recherchait, le businessman d’une voix suave, confirma sa position. « Nous savons tous les deux qu'en venant vous chercher, je viens chercher l'orgasme d'une nuit. C'est idéal pour la catharsis ; du sexe pour se libérer de ses passions. Ça, c'est pour la touche poétique. » Amusée par de tels propos, Vaiana ne pût feindre un intérêt grandissant pour le jeune homme, elle aimait son assurance et sa témérité. « Je pourrais tout aussi bien dire que j'ai seulement envie de te prendre toute une nuit. Ça, c'est pour le côté obscène. Restons tout de même civilisés. » Bafouée par de lubriques désirs, son échine dénudée fut parcouru d’un brûlant frisson. Sans crainte d’exposer le côté trivial de ses envies, son cavalier se révéla à la hauteur de toutes ses espérances. Pinçant avec malice sa lèvre inférieure maquillée, la sulfureuse Vaiana ajouta dans un murmure que lui seul pouvait percevoir. « De peur de faire fuir l’ange peut-être ? Il m’en faudrait bien plus. »

C’est alors que l’audacieux jeune homme s’empara de sa main fine avant d’y déposer un baiser galant et délicat. Ses pupilles fauves se délectèrent de son charisme sulfureux. « Pride Berrington. Puis-je avoir votre nom avant que mes banalités ne vous arrachent des larmes ? » Mais reposant ses doigts habituellement carnassiers, sur ses cuisses satinées, Vaiana hésita un court instant avant de se présenter à son tour. Oubliant son habituel nom de scène qui lui donnait une image burlesque et profondément cocasse, elle garda une touche de mystère en lui avouant uniquement son deuxième prénom. « Roxanne, et pour ce soir ce sera uniquement Roxanne. » Enfiévrée, l’étonnante sud-africaine, fut emportée par quelques envies lascives, et désireuse de quitter ce bar ou ils demeuraient à la portée de nombreux regards, celle-ci s’approcha dangereusement du prédateur. « Avec moins lyrisme, certes, je t'offre tout de même un verre. Je dois fatalement me rendre dans ma suite et je t’y attends dans cinq minutes… » Affublée d’un sourire emplit d’appétence, Vaiana griffonna habilement le numéro de sa chambre avant de lui tendre le morceau de papier avec discrétion. « … à moins que tu n’es changé d’avis. Ce qui, en passant, serait fortement regrettable pour nous deux. » Lançant un regard courtois au serveur qui n’avait rien perdu de leur échange, l’effrontée quitta son siège sans perdre de vue son compagnon. Puis d’une démarche suave mais distinguée, elle quitta la salle, laissant à l’impétueux Berrington, le soin de savourer sa peau satinée et la finesse de ses courbes divines.
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Message(#) Sujet: Re: Relax and sip upon my champagne. Relax and sip upon my champagne. EmptyLun 28 Fév 2011 - 23:12

Roxane fut le délicieux prénom donné en retour par cette grâce féline : et si la demoiselle ne daignait pas décliner sa véritable identité, elle avait su jouer sur la sensualité d'une connotation explicite. Roxane, ou la tentation incarnée ; celle qui ignore si son goût prononcé pour la luxure, jusqu'à en jeter son corps divin en pâture aux hommes avides, est un bien qui la transcende, ou un mal qui l'abat. Et si certes, quelques uns auraient qualifié ce pseudonyme de cliché, Pride se délecta au contraire de toute la poésie audacieuse dont la belle faisait preuve, cachée derrière ses yeux chagrinés et son sourire envoûtant. L'homme conquis se redressa sous la bénédiction de la belle enfiévrée, qui en acceptant de lui souffler un nom, aussi artificiel soit-il, admettait de lui offrir une nuit lubrique par quelques paroles en filigrane. Et la belle, de se pencher lascivement vers le prédateur au regard pénétrant, prête à se faire happer par les encens orientaux d'une nuit chaude et agitée. « Avec moins lyrisme, certes, je t'offre tout de même un verre. Je dois fatalement me rendre dans ma suite et je t’y attends dans cinq minutes… » Le contact rude d'un stylo griffonnant sèchement sur un morceau de papier se fit entendre avant que Roxane au regard de braise ne tende à son promis d'une nuit, le numéro de sa chambre. Certaines têtes curieuses dévièrent vers le couple atypique dont la prestance portée en étendard irradiait avec force et impétuosité. Des regards envieux se posèrent sur les courbes féminines dont les traits félins ondulaient sous quelques gestes souples, quand des froncements de sourcils eurent tôt fait de trahir un agacement certain de la part de ces mâles pour Berrington, qui avait su approcher la belle à la beauté sauvage. Ce dernier approuva par ailleurs galamment d'un signe de tête : quand bien même l'inconnue aurait été à lui pour une nuit, elle n'en demeurait pas moins une femme délicieuse et délicieusement respectable, ne serait-ce que par l'effronterie sensuelle dont elle faisait preuve. Ainsi demeura-t-il gentleman malgré le discours échangé : si d'apparence les deux jeunes gens demeuraient subtils et raffinés, le fond de leur conversation n'en demeurait pas moins le négoce d'une nuit sauvage et incorrecte entre deux corps ne se connaissant pas encore. « … à moins que tu n’es changé d’avis. Ce qui, en passant, serait fortement regrettable pour nous deux. » « J'y serais. » souffla-t-il d'une voix suave et désirable, comme il hocha lestement d'un simple signe de tête afin d'appuyer ses dires. Sous cette confirmation susurrée d'un timbre exquis, la belle put quitter la salle, sous le regard envieux de nombre d'hommes cupides de ces courbes séduisantes.

Ce fut néanmoins sans quitter son flegme légendaire que le jeune homme profita du verre offert par la belle inconnue, savourant l'alcool sec lui brûlant la gorge, autant que la nuit fiévreuse qui s'engageait. Le verre ainsi vidé fut posé sur le comptoir d'une main leste, avant que l'intéressé ne sorte à son tour des lieux d'une démarche princière : visiblement habitué à de telles transactions charnelles, Pride n'était soumis ni à une crainte passagère, ni à une bouffée de remords. Si certains auraient pu y voir la négoce vulgaire d'un corps pour un autre, le jeune homme n'y percevait que l'abandon d'une nuit, le temps d'exalter un coeur et un esprit troublés. De sa démarche confiante, le brun ténébreux gagna ainsi la chambre de la belle tumultueuse qui n'avait pas trouvé porte close : celle-ci demeurait en effet entrouverte lorsque le soupirant vint y poser sa main, la poussant alors d'un geste lent. Le seuil s'offrit à lui, élargissant sa vision sur une suite luxueuse à la lumière tamisée, dont la silhouette élancée de Roxane se découpait avec grâce et volupté. Passant ainsi la porte qu'il referma derrière lui, l'homme affamé ne daigna plus détourner son regard fauve du dos gracile que la belle lui offrait : d'un pas de loup, il s'avança non sans dégager un parfum sensuel, le toucher de ses doigts fins venant caresser subtilement le tissu de sa robe comme il fit le tour de la demoiselle. Et, se trouvant enfin face à elle, près, si près de la belle enviée qu'il pouvait sentir son souffle chaud sur sa peau, voilà qu'il l'embrassa d'un baiser alangui dont l'envie fiévreuse vint mourir sur ses lèvres cerises. Se redressant alors, Pride plongea ses yeux mordorés dans les siens, contemplant l'immensité chagrinée de ses yeux de satin. « Qu'est-ce que tu cherches. » souffla-t-il d'un murmure sybarite alors qu'il posa ses doigts quémandeur sur le menton fin de la demoiselle. « En te donnant ainsi, qu'espères-tu recevoir. » Car si la belle se donnait corps et âme, à l'instar de Pride, sans doute cherchait-elle également à combler quelques troubles, autant que son comparse masculin pouvait le faire.
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Message(#) Sujet: Re: Relax and sip upon my champagne. Relax and sip upon my champagne. EmptyMar 8 Mar 2011 - 18:03


« J’y serais. » Dans un murmure suave emplit d’une détermination sans égal, la belle sud-africaine réalisa alors, que dans ce subtil jeu grivois, Pride n’était plus la proie, mais bel et bien un prédateur affamé. Se perdant dans son propre jeu, Vaiana venait de réveiller son instinct avide de plaisirs charnels. Après tout, elle l’avait dûment cherché et croire qu’elle craignait qu’il ne la possède s’avérait être un piteux mensonge, l’effarouchée n’avait peur de rien, ni même de la violence de leurs futurs et certes probables ébats. La caresse de sa peau ambrée, ses soupirs rauques et sensuels, cette flamme fugace éclairant son regard de braise, voilà ce qu’elle recherchait, le plaisir d’une nuit afin d’oublier sa misérable existence. Avec légèreté, la jolie jeune femme glissa le petit bout de papier près du verre qu’elle venait de lui offrir, et dans un regard, pour le moins explicite, elle le contourna d’une prestance ravageuse, avant de quitter l’immense salle. Consciente qu’elle représentait l’objet de toutes convoitises, Vaiana toisa une rivale qui la jalousait avec ferveur. Elle était indomptable, sauvage et seuls les plus farouches méritaient récompense. Et ce soir, Pride Berrington avait attisé sa curiosité, d’un désir ardent et fougueux. Empruntant avec grâce, le majestueux escalier drapé de parures écarlates et dorées, la décadente Vaiana se refusa tout remord. Princesse déchue, les couleurs royales du hall lui rappelait vicieusement sa gloire passée. Du sexe pour oublier, voilà quel était son unique leitmotiv. Foulant l’immense couloir d’une démarche hâtive, elle pénétra dans l’enceinte de la luxueuse chambre en prenant soin de laisser la porte entrouverte. Ses yeux clairs vinrent caresser la pâleur des murs immaculés avant de se perdre dans l’immensité d’une nuit sombre mais salvatrice. Ainsi, face à la fenêtre, elle remarqua dans son trouble reflet que son compagnon d’infortune n’avait pas failli à sa promesse. Un sourire satisfait vint se dessiner sur son visage d’opaline alors que les doigts cavaliers de Pride frôlèrent le tissu de sa robe raffinée. Lui faisant face, son impétueux amant frôla ses lèvres fines avant de les embrasser avec envie et plaisir. Pliant sous le poids du désir, elle mit cependant fin au baiser non sans lui mordre la lèvre inférieure avec délectation. Alors qu’elle choisit le mutisme, le beau brun, qui la toisait avec fascination, s’interrogea. « Qu’est-ce que tu cherches ? » Baissant les yeux, Pride l’obligea toutefois à soutenir son regard fauve, ses doigts délicatement posés sur son menton. « En te donnant ainsi, qu’espères-tu recevoir ? » Son trouble n’avait en rien échappé au businessman, qui sans équivoque, souhaitait lui faire partager son chagrin. Pride avait raison, que recherchait-elle ? L’abandon d’une nuit sans doute, histoire de ne pas demeurer seule, victime d’un reflet et d’une apparence sclérosés qui ne lui convenaient désespérément plus. Vaiana n’était qu’une ombre, voguant dans les méandres décadents d’une Amérique qui lui était néfaste et encore inconnue. Avec douceur, elle se détacha de son amant d’une nuit, ses rétines aux teintes océanes transpiraient d’une tristesse mélancolique. Alors qu’elle s’approchait d’une petite table basse ou étaient disposés deux coupes ainsi qu’une bouteille de champagne, Vaiana servit le businessman avec attention. Puis, une fois que les deux verres furent remplit du délicieux nectar pétillant, elle lui tendit la coupe avant d’ajouter. « La vie est une chienne, et nous sommes tous les deux ses victimes. Je pense chercher la même chose que toi. J’essaie d’oublier ce que je suis car je me déteste ... mais j’ai peur de rester seule … et toi tu es ici parce que tu ne parviens pas à l’oublier » La jolie blonde n’était pas dupe, consciente qu’une autre femme tourmentait le cœur de son compagnon, elle reprit avec douceur. « Tes yeux ne mentent pas … » Appréciant la fraicheur du nectar alcoolisé, Vaiana reposa son verre avant de contourner lascivement le businessman, la tension qui régnait entre les deux êtres était si érotique. Ne le quittant pas d’un regard enfiévré, elle posa sa main délicate sur son torse avant de frôler de ses lèvres, la peau ambrée de sa nuque. « Je peux être elle …» Plus audacieuses, celles-ci vinrent mordiller le lobe de son oreille « où alors, être une autre. » Un sourire parsema son visage angélique d’une malice irrésistible et abusant de sa faiblesse, la scandaleuse Vaiana murmura « Et si tu me prenais avec autant d’intensité que lorsque tu lui fais l’amour.» Pulsions lubriques délicieusement partagées, qu’il était bon de se perdre dans ses soupirs. Puis, l’effarouchée s’empara de sa main puissante qu’elle fit remonter le long de sa cuisse galbée. Ainsi, sous l’étoffe de sa robe sombre, ses doigts audacieux vinrent caresser la dentelle d’une lingerie affriolante. Retenant un soupir de plaisir à ce simple contact, ses yeux brûlants le prièrent de la prendre sur le champ et ce avec violence et passion.
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Relax and sip upon my champagne. Vide
Message(#) Sujet: Re: Relax and sip upon my champagne. Relax and sip upon my champagne. EmptyDim 13 Mar 2011 - 19:11

Ah, deux coeurs ankylosés par les sentiments tortionnaires, courbant sous le poids d'une passion excessive, d'une souffrance zélée, d'une fougue fiévreuse. Si désespérément beaux dans leurs douleurs sublimées, quand à deux ils se toisaient dans une miséricorde humaine. Secrets mais confidents, différents mais semblables : voilà que les amants d'une nuit se retrouvaient par la force d'une même union, celle de l'empathie douloureuse, quand crucifiant leurs coeurs il se laissaient aller à la débauche lubrique pour soulager leurs âmes. Submergées par la lumière faiblarde de la suite luxueuse, leurs silhouettes se dessinaient dans une obscurité latente comme ils se rapprochaient pour mieux s'abandonner corps et âmes. Mais la belle touchée par les mots justes du sombre prince, vint s'en détourner pour mieux s'approcher du champagne censé annihiler la raison de leurs esprits : peine perdue cependant, car sobres ou ivres les deux jeunes gens demeuraient les mêmes, se noyant dans l'ivresse d'une douleur délicieuse, et la tempérance des sentiments. Attrapant la coupe ainsi tendue par la somptueuse demoiselle désenchantée, Pride la toisa de ses pupilles pénétrantes et fauves, relevant sa tête brune sous l'impulsion d'une élégance raffinée mais mordante. Sa main libre glissa dans une poche de son pantalon au tissu fin, quand attentif et observateur, il écoutait les paroles de la douce amie se faisant évangiles. « ... mais j’ai peur de rester seule … et toi tu es ici parce que tu ne parviens pas à l’oublier » Le sens du détail de la demoiselle vint attiser les flammes ombrageuses naissant dans ses prunelles mordorées, comme il fronça légèrement les sourcils dans l'attente de la suite du discours. Fier et stoïque, Pride buvait les paroles de l'amante d'un soir sans même avoir encore trempé ses lèvres blêmes dans les bulles dorées : la douceur de la beauté féminine demeurait bien plus attrayante que l'amertume d'un alcool précieux. « Tes yeux ne mentent pas … » Un sourire carnassier vint s'apposer sur les lèvres du prédateur, comme il la toisait d'un regard lubrique et avide de plaisirs coupables. « Jamais. » souffla l'intéressé non sans jouer de ses yeux effectivement lubriquement sincères, qui plongeaient dans le regard satiné de sa compagne d'infortune. Ainsi, sans jamais ciller ni sans détourner ses pupilles pénétrantes, Pride porta sa coupe à ses lèvres insatiables quand la belle vint le toiser d'une cupidité fiévreuse.

Et la belle de le contourner, dans une danse improvisée de quelques pas silencieux, sa main féline caressant le torse du jeune homme dont l'appétence charnelle embrasait ses passions, ses membres, son souffle court, son palpitant décédé. Un frémissement naissant de la cambrure puissante de ses reins et venant mourir à sa nuque, vint parcourir son échine lorsque les lèvres désirables de la demoiselle vinrent frôler son cou. Emporté dans une transe sensuelle, le brun ténébreux accueillit les caresses voluptueuses dans un abandon emporté, sa main audacieuse venant se poser avec possessivité sur la hanche aguicheuse. Bientôt, ses doigts conquérants vinrent jouer avec le tissus, s'enfonçant finalement dans la chair blanche de l'affriolante créature, dans un état second de cannibalisme charnel, lubrique, fiévreux. « Je peux être elle …» Oui, sois elle pour qu'enfin son désir ne se consume, dans une explosion de tendre bestialité, d'affectueuse violence, de douceur languissante... Ne serait-ce que pour une nuit, il souhaitait se perdre dans quelques illusions ; croire posséder Jaelyn, l'aimer et la détruire par la puissance d'un désir dévastateur et enflammé. Lui faire du mal par la force haineuse de ses yeux mordorés, autant que la combler par des caresses tendres et transies... « où alors, être une autre. » D'un murmure alangui arrachant un soupir fiévreux au jeune homme, ce dernier se retourna vers la belle, plantant ses yeux de prédateur affamé dans les siens. Eveillant ainsi le démon lubrique en lui et ses pulsions magnifiquement douloureuses et violentes, Vaiana faisait à présent face à la voracité légendaire de Pride. « Et si tu me prenais avec autant d’intensité que lorsque tu lui fais l’amour. » Sa main conquérante ainsi quémandée sur la cuisse blanche de la nymphe, il la remonta jusqu'à blasphémer le fin tissus brodé de dentelles et faisant barrière à son intimité. Ses doigts pourtant audacieux vinrent passer outre, comme il la toisait toujours de cette lueur vorace et sauvage. Du substitut amoureux, voilà ce que la belle lui offrait et qu'il pouvait lui rendre en retour : car pour mieux combler sa compagne d'infortune, voilà que le galant jeune homme aux moeurs libertines vint chercher ses lèvres dans un frôlement, son souffle brûlant glissant sur le galbe rebondi de ces dernières : « Je vais t'aimer comme personne avant moi n'a jamais osé le faire. Pour cette nuit. » Puis, dans un élan princier, mêlant la tendresse passionnelle à la fougue du désir sauvage, Pride l'amena jusqu'au lit n'attendant plus que la course effrontée de leurs corps.

Au petit matin, il ne sera question ni de catin désabusée, ni de don juan honteux souhaitant la fuir. Tous deux s'étaient éveillés dans les bras l'un de l'autre, sans amertume, sans gêne, sans trouble, sans confusion. Les deux âmes s'étant comprises pour une nuit et pour leurs douleurs à venir, apprécieraient la délectation d'un réveil singulier, avant de devoir se quitter par quelques regards audacieux.

- FIN -
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