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 #3987 ~ some are born to sweet delight, some are born to the endless night

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Message(#) Sujet: #3987 ~ some are born to sweet delight, some are born to the endless night Jeu 6 Jan 2011 - 16:48

Le cri qui s'échappe de la bouche de Lilly-Haze Fawkes lorsqu'elle réalise qu'elle avait bel et bien affaire à une coupure d'internet aurait pu réveiller des morts-vivants et à plus forte raison des vivants endormis, si on n'avait pas pris la peine d'insonoriser sa chambre au moment même où elle était entrée dans cette difficile période qu'est adolescence. Officiellement, cette mesure n'avait été prise qu'en raison de la passion aussi soudaine qu'éphèmère de la jeune fille pour la guitare basse ; officieusement, Kate Fawkes en avait juste par dessus la tête d'entendre sans cesse ses charmants voisins lui faire cette même remarque dénuée, évidemment, de tout reproche « et bien dites donc, elle en a de la voix votre fille... elle ferait une sacré chanteuse, avec une puissance pareille ! » ce à quoi Madame Fawkes acquiesçait poliment en tentant tant bien que mal de camoufler les envies de meurtre qui la titillaient dans de tels instants. Mais je m'égare, revenons à l'instant présent.

Les cheveux en bataille à force d'avoir, à de trop nombreuses reprises, fourragé sa chevelure de ses doigts crispés, Haze dévisage une dernière fois son écran, donne un coup de pied dans son unité centrale (qui a vu bien pire, à en juger par sa forme on-ne-peut-plus conceptuelle) avant de finalement capituler dans un feulement de rage.

« DEXTER, JE TE HAIS ! »

Dexter étant, à l'évidence, son ordinateur. Son ordinateur principal, s'il est utile de le préciser. Vaguement débrouillarde (et uniquemment dans ce genre de circonstances), la jeune Fawkes s'empare de son ordinateur portable, enfile ses pantoufles en forme de lapins à toute allure et dévale les escaliers, sans regard en arrière, sans regard non plus vers l'horloge de la cuisine qui indique 02:46 AM, sans regard vers le miroir qui, lui, lui indique qu'elle n'a rien de plus qu'un boxer gris et un débardeur qui laisse deviner que son dernier repas ingurgité fut constitué de pizza et de bière. Arrivée en bas, elle ouvre la porte d'entrée avec précipitation et la referme derrière elle d'une seule main, l'autre étant occupée à tenir le portable en cours d'allumage. À petits pas grotesquement hâtifs elle se rapproche de la maison d'une de ses voisines (de loin celle qu'elle apprécie le plus), Rhiannon Tägtgren, Rhirhi pour les intimes (ou juste pour Haze, en fait), en courbant le dos dans ce qui se veut être une attitude furtive. Bien tenté Lilly-Haze, t'y étais presque. Quelques pianotements de doigts plus tard, cette créature crépusculaire qu'est la Hazel Fawkes se rend compte que la connexion de son amie fonctionne bien mais est sécurisée, et que, bien sûr, ça ne doit pas être difficile de passer outre, mais ne serait-ce pas là enfreindre une sorte de règle du sis' code (en partant du principe que le sis' code est l'équivalent féminin du bro' code) ? Alors, pleine de bons principes et d'un sincère sentiment d'amitié pour Rhiannon, la jeune Fawkes contourne la maison jusqu'à avoir la fenêtre de la chambre de son amie en ligne de mire, et entreprend d'attirer son attention à coups de cailloux.
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Message(#) Sujet: Re: #3987 ~ some are born to sweet delight, some are born to the endless night Ven 7 Jan 2011 - 0:17

Dormir. Rhiannon adorait ça et pas seulement pour les doux rêves magnifiques ou sensuels qu’elle pouvait faire une fois bien au chaud sous sa couette mais plus précisément pour cette sensation de plénitude et de repos qui vous envahit à chaque lever au petit matin. Pour elle, le sommeil était sacré et le profaner relevait de la haute-trahison. Un simple bruit, un léger courant d’air ou le moindre rayon de lumière indésirable pouvait en quelques millisecondes la rendre irascible et invivable pour la journée entière, chose que personne n’avait envie de voir ni de subir, croyez-moi. Ses parents l’avaient appris à leur dépend autrefois et savait que même en cas de force majeur, réveiller leur fille devait se faire en douceur. Quant à ses ex petits-amis, aucun n’avait jamais vraiment passé avec succès le test de la nuit en sa compagnie, qui se révélait pourtant être un critère de choix dans la liste des ‘choses indispensables chez un homme’ de Rhiannon. Une fois, sa grand-mère lui avait baratiné des inepties selon lesquelles le rapport au sommeil était du à ses origines, un grand n’importe quoi certes mais un discours qui lui avait pourtant servi d’excuses plus d’une fois.

Cette nuit-là donc, Rhiannon, qui n’était pas sortie et n’avait pas non plus eu à travailler des heures sur un td barbant, avait décidé de rejoindre son havre de paix après avoir visionné un film très étrange du pourtant très applaudi Soderbergh sur la vie d’une escort girl un peu paumée. Le film aidant, il ne fut pas difficile pour elle de trouver le sommeil et de s’adonner donc à l’une de ses activités inavouées préférées. Jusqu’à ce que… Jusqu’à ce que des petits bruits grinçants se firent entendre entrainait son réveil après s’être introduit dans son rêve sous forme de plus de diamants… allez savoir pourquoi. Le temps de reprendre ses esprits, elle se rendit compte que quelqu’un était entrain de lancer des cailloux sur sa fenêtre et ça, ce n’était pas drôle du tout. Tout en s’extirpant difficilement de son lit, elle s’approcha de la fenêtre et découvrit avec surprise que la personne sous celle-ci était loin d’être un Roméo… mais plutôt Hazel, en culotte avec une coiffure totalement aléatoire et bien sûr, un ordinateur dans la main. « Tu te fous de moi là, tu me réveilles en lançant des cailloux à ma fenêtre ! On a plus quinze ans, t’es au courant au moins ? En plus il est quelle heure là… » Rhiannon se retourna pour s’informer de l’heure que son réveil indiquait et c’est avec une vitesse folle qu’elle retrouva Hazel dans son champ de vision. « 2H50 DU MATIN ! TU TE FOUS DE MOI ! Il se passe quoi ? Ta maison est en feu ? Va falloir au moins ça Hazel là ! » dit-elle en chuchotant assez fort pour que cette criminelle l’entende mais pas assez pour réveiller les voisins...


Dernière édition par Rhiannon Tägtgren le Lun 10 Jan 2011 - 18:37, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: #3987 ~ some are born to sweet delight, some are born to the endless night Ven 7 Jan 2011 - 23:08

Plus Hazel s'éclatait la rate à jeter des cailloux contre la fenêtre de son amie, plus elle était en proie à de terribles doutes. Était-ce vraiment la bonne fenêtre ? Et était-ce vraiment la bonne maison ? Dans le noir, elles se ressemblent tellement toutes... Déjà qu'en plein jour la différence n'était pas spécialement marquée (c'est la caractéristique de ce genre de beaux quartiers, l'excentricité y est mal perçue) mais alors la nuit tombée c'était encore pire. Hazel disposait pourtant à son avantage d'une très bonne vision nocturne (rien de tel en guise d'entraînement que les nombreuses razzias dans la cuisine qu'elle effectuait une fois que toute la petite maisonnée était sagement couchée -pivoter entre les différents piliers du salon sans marcher sur la queue du chien se révélait être en effet un exercice particulièrement ardu et pas à la portée de tout le monde) mais elle aurait admis elle-même qu'elle n'était pas à l'abri d'une erreur si elle n'avait pas été aussi désagréablement butée. Alors, sans être vraiment certaine de réveiller la bonne personne (avait-elle seulement conscience du fait qu'elle était en train de réveiller quelqu'un ?) elle continue à faire migrer les graviers de l'allée jusqu'à la fenêtre de Rhia, trop heureuse de réaliser qu'elle se débrouillait plutôt pas mal quand il s'agit de viser pour avoir d'autres préoccupations en tête.

Alors quand Rhiannon apparaît finalement dans son champ de vision, c'est une expression de joie intense qui se fait sa place sur le faciès mal débarbouillé de Lilly-Haze ; appelez ça naïveté, insouciance, ou individualisme poussé(e) à l'extrême, mais la jeune Fawkes n'imaginait pas un seul instant qu'elle puisse déranger. Son air heureux se ternit un peu quand elle remarque que son amie n'a pas l'air de partager sa bonne humeur, mais elle ne capte pas pour autant. « Justement, t'es pas nostalgique de nos quinze ans ? C'était le bon vieux temps ! Sérieux, ça fait combien de temps que j'ai pas lancé de graviers à ta fenêtre... Ça t'a pas manqué ? » Selon toutes vraisemblances, Hazel avait mis de côté le fait qu'adolescente elle était plutôt du genre boutonneuse et enrobée -ce dernier point ne s'était d'ailleurs pas arrangé lorsque ses parents avaient divorcé- et que cette période de sa vie constituait tout de même, globalement, la pire expérience de son existence.

Rhiannon s'éclipse, Rhiannon revient, et là Hazel verdit un petit peu. Elle déglutit avec difficulté -ça y est, elle a compris qu'elle a fait quelque chose de travers- avant de lever ses yeux de biches en mode chat potté vers la jolie blonde. Dans sa tête, ça file à toute allure (tout est relatif, on ne l'aura jamais assez précisé) ; il faut qu'elle trouve un truc à dire ! Alors, comme elle a pas trop d'imagination non plus, la jeune fille saisit au vol la perche que son amie lui tend et, mi-pleine d'assurance, mi-bégayante, elle explique : « Euh ouais, ma maison est un feu, t'as vu tout juste -tu devrais être devin, c'est un truc de ouf. D'ailleurs c'est dommage que le pin là cache la vue tu verrais les flammes sont impressionnantes, hum. Mémorables ouais, je crois que je me souviendrais de ce truc toute ma vie. Y'aurait moyen que tu me prêtes ton wifi, pour que je prévienne mon père ? » Les lèvres pincées, elle observe minutieusement Rhiannon ; va-t-elle gober le truc ou non ? (Il n'y a qu'Hazel pour se poser une pareille question.) « Et, euh, tu pourrais descendre m'ouvrir ? J'ai peur qu'un violeur en série vienne m'attaquer là. Tu sais comment les gens ont, euh, du mal à résister à mon corps. » Elle roule des yeux, puis soutient le regard de la jeune Tätgren, avant de sautiller nerveusement sur place. « Allez, Rhirhi, c'est pas un truc de filles ça le 'si t'as besoin de moi à 3h du mat' y'a pas de soucis je serais là pour toi' allez, j'utilise pas ce joker souvent, pitié. » Tout en se mordant la lèvre inférieure, elle lève une dernière fois les yeux vers Rhiannon, et tente encore d'imiter le regard adorablement suppliant du chat potté -y'a pas à dire, l'effet est vraiment pas le même.
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Message(#) Sujet: Re: #3987 ~ some are born to sweet delight, some are born to the endless night Lun 10 Jan 2011 - 22:41


L’esprit embrumé par le sommeil encore peu dissipé, Rhiannon regardait Hazel avec bien peu de sympathie. Etait-ce vraiment possible que son amie d’enfance la réveille à 2h50 du matin, en lançant des graviers sur sa fenêtre tout en n’étant vêtue que de son pyjama et en portant son ordinateur portable ce qui ne présageait d’ailleurs rien de bon ? Il semblait en tout cas que ce soit le cas au grand dam de la douce endormie. Partagée entre l’envie de l’envoyer balader et le désir d’en savoir plus, Rhiannon continuait à fixer son amie et à l’écouter déblatérer des excuses tout à fait fantaisistes comme elle en avait l’habitude. Parfois, la jeune femme se demandait si Hazel aurait pu être un peu plus proche de la normalité si elle avait laissé au placard son ordinateur. Parce qu’il fallait se rendre à l’évidence, jouer à World of Warcraft ou installer plus de mémoire vive sur son pc n’aidaient en rien dans l’accomplissement d’une carrière professionnelle ou dans la mise en place d’un réseau social efficace, la preuve étant que réveiller une amie en pleine nuit pour une raison peu acceptable, n’en doutait Rhiannon, n’était absolument pas un problème pour elle.

« Non Hazel, je ne suis pas nostalgique et d’ailleurs, tu ne faisais pas ça quand on avait quinze ans, tu passais par la porte, comme une personne civilisée ! » Sortant lentement de sa torpeur, Rhiannon commençait petit à petit à retrouver toutes ses capacités, dont celle de pouvoir engueuler comme il se doit la traîtresse aux graviers. Ne sachant pas vraiment quelle était l’excuse de son amie pour l’avoir réveillée en pleine nuit, la jeune femme resta perchée bien au chaud à sa fenêtre, attendant les explications d’Hazel (qui seraient, elle en était persuadée, aussi fantaisistes que d’habitude). Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle ne fut pas déçue. Le bon côté de l’histoire c’est que Rhiannon n’avait peut-être pas été réveillée pour rien à la vue du spectacle comique qu’Hazel Fawkes lui présentait si tardivement. Mais le moment clé du dialogue fut bien certainement l’entrée en matière du doux mot ‘wifi’, un mot pour lequel Hazel avait du très certainement ériger un autel qu’elle avait caché derrière un faux fond dans son placard… « J’en étais sûre Hazel, j’étais sûre que cet ordinateur dans tes bras n’était pas le fruit du hasard, sûre que tu allais venir me faire chier pour un truc de geek. Non mais vraiment, t’as pas autre chose à faire à cette heure-ci comme… je sais pas… dormir ? Ou baiser, après tout je m’en fous de ce que tu fais mais pas un truc où la caractéristique ‘wifi’ est demandée, c’est trop demander ?! » Et concernant la suite, cette histoire de violeur fou de son corps, Rhiannon préféra ne rien dire, cela valait d’ailleurs mieux pour tout le monde ! Mais à présent, elle allait devoir prendre une décision, celle de laisser entrer chez elle cette folle geek qui allait lui pourrir le reste de sa nuit ou bien la laisser en plan pour lui faire comprendre que de telles choses ne se faisaient pas dans un monde civilisé. Malgré son envie irrésistible de retrouver la douce compagnie de ses oreillers moelleux, Rhiannon décida délibérément de ruiner sa nuit et cela, Hazel le devait seulement à cette amitié qu’elles essayaient depuis peu de remettre sur pieds. Autrefois très bonnes amies, leurs chemins s’étaient lentement mais surement éloignés jusqu’à ce qu’elles n’aient plus aucun contact l’une avec l’autre et s’en vraiment s’en rendre compte, le vide laissé par ce fâcheux événements les avait plus affectées que prévu. Depuis quelques semaines donc, les anciennes amies essayaient de se rabibocher espérant également, chacune de leur côté, apporter quelque chose de plus à la vie de l’autre. Cette nuit-là, Hazel ne devait son salut qu’à cette amitié que Rhiannon voulait conserver et la jeune blonde espérait qu’Hazel le comprendrait. Pourtant, il était hors de question qu’Hazel s’en tire aussi facilement. « Non, c’est pas un truc de filles. C’est un truc de mec amoureux transi et je suis pas amoureuse transie de toi alors non ça marche pas. Tu vas rester dehors encore un moment, ce sera ma petite vengeance personnelle ma vieille ! »
Toujours bien au chaud et emmitouflée dans sa couette, Rhiannon se délectait du doux spectacle auquel elle était entrain d’assister et pendant environ cinq minutes, elle laissa Hazel se repentir de ses fautes. Rhiannon n’ayant pas un mauvais fond, elle ne put rire longtemps du sort de son amie et après quelques minutes, elle quitta le rebord de sa fenêtre pour aller ouvrir à Hazel tout à l’acceuillant d’une tape sur le cuir chevelu. « Et pas un mot, mes parents dorment ! » lui chuchota-t-elle en refermant délicatement la porte.
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Message(#) Sujet: Re: #3987 ~ some are born to sweet delight, some are born to the endless night Jeu 27 Jan 2011 - 23:12

Elle en bas, Rhiannon en haut, Hazel se sentait un peu comme un Roméo en devenir, à ce détail près que Juliette, dans la pièce de théâtre de Shakespeare, n'avait probablement pas le regard aussi meurtrier que Rhia en ce instant précis. Bon, maintenant que vous faites la réflexion, il y a probablement d'autres détails qui ne collent pas. À commencer par la maîtrise lacunaire qu'a Hazel de sa propre langue, qui est bien loin des beaux discours de Roméo, et un regard avisé sur la situation permettrait également de rendre rapidement compte du fait que le contexte est en l'occurrence tout à fait différent, et que Hazel ne se trouve pas ici pour compter fleurette à dame Tägtgren mais plutôt pour lui raconter des salades (restons dans le registre végétal tant qu'à faire) concernant la raison de sa présence devant chez elle en cette heure fort matinale.

« Ben figure-toi que je serais bien passée par la porte, mais j'présupposais juste qu'elle devait être fermée à clef, et dans la précipitation, tu sais, l'incendie, tout ça, j'ai pas pensé à prendre mes outils de crochetage. »

La tête encore un peu dans les nuages, comme à l'accoutumée en réalité (d'où la pertinence de son surnom 'Haze'), la jeune brunette songeait avec un sourire attendri à sa voleuse Nyocteh, son premier personnage sur WoW, qui avait effectivement avec elle toujours ses outils de crochetage. Oh, ce que Hazel pouvait admirer Nyocteh ! Elle est si belle, avec sa peau brillante, ses cheveux blancs comme neige et ses adorables oreilles d'elfe de la nuit. Oui, Lilly-Haze aurait adoré avoir des oreilles de ce type. En ce qui concerne les cheveux blancs, elle avait au moins l'assurance que ça viendrait, plus tard, bien plus tard.

Mais Rhiannon se fâche, et Hazel oublie momentanément (ça ne saurait durer) Nyocteh, et tous ses autres personnages, pour se consacrer à un autre personnage, haut en couleur, et beaucoup moins virtuel, qui le foudroie du regard du haut de sa fenêtre. D'ailleurs, quand Rhia mentionne l'Ordinateur, Haze a la réflexe de resserrer son étreinte sur lui dans un élan protecteur, comme pour lui dire (à son Ordinateur) 'ne t'inquiète pas, quoiqu'elle dise, je suis là, je te protège'. C'est qu'elle l'aime son Dexter. Malgré ce qu'elle a prétendu quatre posts plus haut, dans un phénoménal accès de colère.

« Dormir ? Mais si je dors la nuit, j'aurais plus rien à faire pendant la journée... ? Et baiser ? Oh... Je n'ai pas encore tout à fait cerné l'intérêt de cette activité. Et, sincèrement, je crois pas que l'humanité m'en voudra de ne pas chercher à me reproduire... »

Suite à cette dernière remarque, la jeune Fawkes laisse planer un temps de silence, comme si elle cherchait à méditer plus longuement ce dernier point. Comme si. Parce que, systématiquement, quand on combine les termes Hazel et réflexion, c'est soit parce que l'on cherche à émettre une hypothèse relevant probablement de la fiction, soit parce que l'on cherche à décrire une impression, un jeu d'apparence ou une illusion. Mais vraiment, vraiment, rien de très concret.

« Enfin, excuse-moi, j'espère que je ne t'interrompais pas en plein coït, au moins ? » s'enquit-elle poliment, alors qu'elle vient de réaliser que cela restait de l'ordre de la possibilité.

Parfois, ce serait bien qu'elle ait comme des intuitions qu'elle ferait mieux de fermer sa gueule. Mais Hazel n'a jamais eu d'intuition de ce genre. Si tant est qu'elle est déjà eu une intuition tout court, d'ailleurs. Enfin, c'est comme ça qu'on l'aime, non ? Non ? Non, visiblement non. Sans avoir demandé quoi que ce soit, l'apprentie plombière se prend un vilain râteau en pleine tronche quand Rhia lui déclare ne pas en pincer pour elle. Immédiatement, Hazel a le réflexe d'esquisser une moue boudeuse sur son petit minois, cherchant à prendre un air vaguement attristé.

« Quoi, mes sentiments sont pas partagés ? Oh, merde, ça... Ça craint totalement. Et moi qui venais te chanter la sérénade, j'ai même sorti ma lingerie coquine, t'as vu ? » fait-elle part en désignant du regard son vieux boxer délavé gris terne et son débardeur informe taché.

Mais Hazel est habituée aux punitions, et elle se plie docilement à la volonté de son tyran d'amie. Faut dire qu'il fait pas si froid dehors, l'avantage de vivre à Miami, et de toute façon la jeune fille n'est pas très sensible aux écarts de température ; elle n'y prête tout simplement pas attention. C'est ce que c'est une bête d'adaptation la petite. Finalement, Rhiannon vient la délivrer de sa solitude et Haze ne peut s'empêcher de laisser échapper un petit soupir de soulagement quand elle lui ouvre la porte.

« Aaah, enfin ! Oh, non, ne t'inquiète pas, je peux être, genre, très furtive quand je m'y mets. commence-t-elle en entrant prudemment à la suite de son amie. Tu m'offres un chocolat chaud pour me remettre de mes émotions ? Je trouverais ça très amical de ta part. Oh, je peux le préparer, sinon, et t'en faire un... » ajoute-t-elle brusquement en prévention d'un éventuel retour de flamme.
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Message(#) Sujet: Re: #3987 ~ some are born to sweet delight, some are born to the endless night Mer 16 Fév 2011 - 14:56


Avec toutes les âneries qu’Hazel pouvait et allait lui raconter, Rhia préféra adopter une attitude passive histoire de mettre au repos sa voix qui en aurait certainement besoin, levant les yeux au ciel à chaque allusion touchant de près ou de loin les incendies, coïts ou autres sentiments lesbiens. Hazel vivait dans un autre monde, un monde dans lequel le sommeil ne semblait pas exister, ni la notions d’heures tardives. A un autre moment de la journée, Rhiannon aurait certainement ri de ses répliques humoristiques mais il était 3 heures du matin et elle venait d’être violemment tirée de son sommeil, traitrise impardonnable. Alors qu’elle pensait son monologue terminée, la jeune blonde fut plus que surprise d’entendre sa réplique concernant la baise et la question qui s’en suivit. Rhiannon n’était pas prude, loin de là et parfois même un peu exhibitionniste sur les bords mais bizarrement, cette conversation ne la mettait pas vraiment à l’aise, très certainement à cause de l’utilisation du mot coït, le mot le plus moche qu’on est jamais inventé. En plus de ça, il avait une connotation animale qui ne lui plaisait pas tout autant d’ailleurs que les images qui lui venaient à l’esprit. « S’il te plait, utilises un autre mot… Celui-là, il est dégueulasse franchement… Ah tu me dégoutes, m’étonnes pas qui tu n’es pas saisi l’intérêt de la chose ! Si tu sors ce mot à un mec, il est clair qu’il y mettra moins d’entrain… »

Pourtant, encore une fois, Rhia passa l’éponge et oublia tout ça parce qu’elle connaissait assez Hazel pour savoir qu’elle ne le faisait pas exprès et que son cerveau avait parfois quelques bugs… Du coup, elle adopta à nouveau son attitude silencieuse et ne fit même aucun commentaire concernant la lingerie coquine de son amie. Encore un indice qui laissait comprendre sa non-implication dans une vie sexuelle épanouie. Tout en descendant les escaliers, elle se demanda alors une nouvelle fois si ouvrir sa porte à Hazel était une bonne chose surtout qu’à présent, sa nuit était fichue. Elles allaient parler, genre 10 minutes et puis l’invitée surprise finirait par allumer son ordinateur et serait finalement indisponible pour cause de massacre de gnomes ou autres trucs de geek. Refermant la porte, elle commença donc déjà à regretter son geste lorsqu’elle entendit parler de furtivité. Hazel, furtive ? Bien sûr… Quant au chocolat chaud, elle pouvait aller se brosser… « Pas de chocolat chaux, ça va faire un boucan d’enfer et mon père se réveille pour un rien. T’auras droit à des gâteaux, je crois que j’ai une boîte dans ma chambre, genre sous mon lit, jsuis pas sûre. Tu connais le chemin, suis-moi ! » Elles montèrent alors vers la chambre de Rhia encore décorée comme celle d’une adolescente, chose à laquelle Rhia aurait bien voulu remédier si elle ne s’était pas rendu compte qu’il était plus judicieux de garder son argent pour son futur appartement. Elle referma la porte derrière elle et retourna sur son lit, sous sa couette, assise contre sa multitude de coussins. « Bon alors, c’est quoi l’urgence ? Laisse-moi deviner… Coupure d’internet ! »
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Message(#) Sujet: Re: #3987 ~ some are born to sweet delight, some are born to the endless night Ven 4 Mar 2011 - 23:11

Il n'est en réalité absolument pas surprenant que Hazel ait recours à des termes comme « coït » quand il s'agit de parler de sexualité. Si on ne pouvait décidemment pas traiter la jeune femme de « prude » il était néanmoins assez clair qu'elle ne tenait pas en haute estime l'acte sexuel et qu'à ses yeux, cela relevait plus du comportement animal qu'autre chose. Comme un enfant, Haze se cache les yeux quand deux personnes s'embrassent à la télé, et grimace de dégoût quand ils commencent à se dévêtir mutuellement, se mettant éventuellement à crier dans le même temps "Berk, le sexe c'est dégueulasse !"... Interloquée, la jeune et bizarrement innocente Fawkes lance un coup d'oeil en biais à son amie quand celle-ci la réprimande et lui recommande de ne plus utiliser ces quatres petites lettres combinées qui semblaient vraiment la dégoûter. « J'dois utiliser quel mot alors ? Tu préfères rapport sexuel ? Moi j'aime bien coït. Je le trouve très propre comme mot. Limite aseptisé. J'sais pas, y'a un truc, genre, dans la consonnance, t'as limite l'impression qu'il sort du laboratoire. » Si elle aimait bien ce terme, c'est aussi parce que c'est celui que Sheldon Cooper utilise en permanence quand il a besoin d'évoquer le sujet. Mais Haze doute que ça soit une bonne idée d'expliquer là tout de suite à Rhiannon que Sheldon est un personnage d'une de ses séries préférées, The Big Bang Theory. Une série de geeks, soit dit en passant. « L'intérêt de la chose, l'intérêt de la chose... Je suis sûre que les orgasmes c'est pas si bien que ça non plus. J'ai vu une citation de Britney Spears à ce sujet, elle disait un truc, hum... Attends que je me rappelle... Ah oui ! Elle disait qu'un bon chocolat est meilleur qu'un orgasme. Alors je préfère écouter la voix de la sagesse et en rester au chocolat. Aucun risque de me faire infecter par une MST en plus. » Mine de rien, Hazel est très fière de sa petite réplique ; évoquer la notion de MST lui donne l'impression d'être une jeune branchée et « au courant » et elle trouve cela très plaisant, un peu comme parfois, au repas du soir, quand elle arrive à caser deux-trois infos qu'elle a chopé à la va-vite dans Google Actualités.

Si notre plombière favorite (ce titre honorifique n'étant pas si flatteur que ça, étant donné la concurrence...) fut un peu dépitée d'apprendre qu'elle n'aurait pas droit à un bon chocolat chaud, elle retrouva cependant son sourire et son enthousiasme habituels dès que Rhiannon mentionna une boîte de gâteaux qui les attendait dans la chambre de cette dernière. Salivant d'avance, Haze suit furtivement (sisi) sa petite rillette d'amûûûûr dans les escaliers tout en continuant de tenir fermement son Ordinateur bien coincé dans ses bras. Une fois arrivée sur place, elle prend directement ses aises et s'assoit sur le lit de Rhia, juste à côté de ses pieds, et pose Dexter là où elle peut. Quand Rhia l'interroge quant au sujet de sa visite, Lilly-Haze hésite quelques secondes avant de répondre. « Hum, je ne sais pas si je dois être vexée par le fait que t'as pas l'air d'envisager une seule seconde que j'ai pu dire la vérité ou si je dois être, genre, toute guillerette parce qu'au fond tu me connais si bien. Ah c'est beau l'amitié. Mais, euh, hum, je ne parlerai qu'en présence de mes petits gâteaux. » Et elle esquisse alors un immense sourire, assez semblable à celui du chat du Cheschire, en tapotant ses cuisses avec la paume de ses mains dans une tentative vaine de se débarasser de son impatience. C'est difficile pour elle de se maîtriser, alors qu'elle n'a qu'une envie c'est de se jeter sous le lit pour partir à la chasse de cette boîte de gâteaux promise, mais elle se sent légèrement en sursit et cherche à se rattraper comme elle peut. Puis, sachant qu'elle-même a tendance à pousser ses vêtements sales sous son lit, chez elle, elle craint un peu que Rhia en fasse de même et ne tient pas plus que ça à tomber sur du linge usagé, au fond.
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Message(#) Sujet: Re: #3987 ~ some are born to sweet delight, some are born to the endless night Lun 14 Mar 2011 - 20:40

Des personnes barrées ou complètement folles, Rhia en connaissait. Et même pas mal. Mais Hazel, elle, était un met de choix, un personnage hors-norme qui se révélait parfait pour toute personne souhaitant passer une soirée dénuée de toute logique et/ou se laisser aller aux élucubrations les plus fantaisistes. Elle ne pouvait le nier, son amie avait une imagination débordante qui pouvait parfois faire penser à une douce folie mais elle avait bien toute sa tête ce qui l’amenait bien souvent à préférer s’immerger dans un monde virtuel plutôt que dans le monde réel, chose pouvant refléter une certaine intelligence en considérant certaines joies de la vie... Le seul souci avec cette fuite plus ou moins consciente, c’est qu’Hazel avait tendance parfois à oublier les conventions sociales, chose qui amenait ce soir-là Rhia à chercher une boîte de gâteaux sous son lit au lieu de dormir, bien emmitouflée sous sa couette à rêver de bellâtres quelconques. Préférant garder cette stratégie de repli qui était de ne pas encourager Hazel à partir dans des raisonnements plus que douteux, Rhia resta silencieuse à la plupart des interventions de son amie espérant pouvoir honorer sa promesse rapidement, c'est-à-dire trouver ce maudit paquet de biscuits. Les fesses en l’air et les jambes tout aussi mal placées, la jeune fille essayait avec efforts d’attraper un paquet de biscuits au chocolat pas encore entamé (heureusement) qui se baladait depuis quelques mois sous son lit histoire de satisfaire une quelconque fringale nocturne. Elle restait silencieuse mais ne perdait pas pour autant une seule miette du discours toujours très récréatif de son amie qui venait à présent de s’attaquer au sujet de l’orgasme, le tout mêlé avec Britney Spears et du chocolat. Il était impressionnant de voir à quel point Hazel était capable de placer les mots les plus inattendus dans une conversation bien précise et tout ceci fit lâcher un petit rire à Rhia qui venait avec triomphe de récupérer ce paquet récalcitrant. Elle tendit alors le paquet à son amie et ne manqua pas de lui faire quelques recommandations de rigueur… « Tiens, t’as de la chance, il est pas entamé. Par contre, tu mets pas de miettes dans le lit s’il te plait et aussi, par pitié, pas d’orgasme avec ce chocolat ! Ce serait vraiment trop bizarre ! »

La chair de poule l’ayant atteinte, Rhiannon se glissa avec hâte sous sa couette dans le but de sentir à nouveau cette douce chaleur qu’elle appréciait tant. Il est clair que celle de la peau d’un bellâtre venait en premier dans sa liste mais dans l’impossibilité de se procurer un homme pour le reste de la nuit, elle décida que la couette ferait l’affaire. « Bon alors maintenant, tu as les gâteaux donc parle, je t’en prie. De toute façon, je vais t’avouer un truc. T’habites à quoi ? 200 mêtres ?! Du coup, si ta maison était en feu, tout le quartier serait déjà devant ta maison entrain de monter les hypothèses les plus farfelues concernant la cause de ce désastre ou bien tout simplement pour se délecter du malheur des autres. Sans parler des pompiers qui seraient déjà là, avec leurs sirènes et leurs lances à eau. Dommage d’ailleurs, j’aurais bien joué avec une lance à eau moi… » finit-elle en lançant un regard lourd de sens à Hazel qui ferait certainement mine de ne rien comprendre ce qui rendait la chose bien plus amusante. « Sinon alors, tu fais quoi en ce moment ? T’as trouvé un boulot je suppose pour que ta mère t’ait pas encore fichue à la porte ? Tu fais quoi, raconte ! » Rhia se retourna alors tapotant ses coussins et les calant contre son dos afin d’être dans la position optimale pour écouter les malheurs d’Hazel. Cela faisait mine de rien un bon moment qu’elles ne s’étaient pas vues et elles avaient du louper un grand nombre d’événements dans la vie de chacune.
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Message(#) Sujet: Re: #3987 ~ some are born to sweet delight, some are born to the endless night Lun 18 Avr 2011 - 18:46

Et pendant que Rhiannon part en expédition sous le lit, Hazel en profite pour installer un peu mieux son ordinateur en tassant la couette autour de lui pour lui faire un peu de place. Même si actuellement Dexter n'est plus au centre de ses préoccupations (les gâteaux l'emportent haut la main sur ce coup là) il lui est juste littéralement impossible de faire abstraction complète de son portable, tout comme elle a du mal à ne pas zieuter le popotin de Rhia d'un air espiègle. Oui, elle meurt d'envie de lui pincer les fesses. Non, elle ne va pas le faire. Il faut qu'elle se retienne. Tout en prenant sa respiration (comme si le fait d'être en apnée pendant les prochaines secondes allait l'empêcher de vouloir taquiner son amie), Haze se met à pirater le wifi local sans se poser plus de question d'éthique que cela. Certes, dans la mesure où elle a déjà réveillé la jeune Tätgren au beau milieu de la nuit, elle pourrait très bien aller jusqu'à lui demander le mot de passe de son réseau - elle n'est probablement plus à ça près. Mais, bonne âme tout d'un coup, Hazel épargne à sa vieille pote cette question inutile. Finalement, Rhiannon émerge au moment même où Lilly-Haze se connecte sur WoW et lui tend le paquet de biscuit, détournant ainsi momentanément l'attention de la jeune geek. « Tiens, t’as de la chance, il est pas entamé. Par contre, tu mets pas de miettes dans le lit s’il te plait et aussi, par pitié, pas d’orgasme avec ce chocolat ! Ce serait vraiment trop bizarre ! » Vorace, Hazel s'empare immédiatement du paquet et l'ouvre un peu violemment, projetant au passage deux biscuits dans les airs, dont elle ne parvient à récupérer que la moitié - c'est à dire un seul - avant l'impact avec le lit. Soucieuse de ne pas énerver Rhiannon plus qu'elle ne l'a déjà fait, elle ramasse de suite le biscuit tombé sur la couette et picore les miettes unes par une pour n'en lancer aucune, avant d'engouffrer un des deux gâteaux dans son impressionnante cavité buccale. La bouche pleine, elle tend gentiment le paquet vers Rhia, l'air enthousiaste et affable. « T'en veux ? Et je vais faire de mon mieux pour contenir mes ardeurs, mais je promets rien. » Sourire angélique.

Le deuxième gâteau englouti, là voilà déjà qui commence à pousser de léger cris entremêlés de gémissements sans équivoque. « Oh mon dieu, ces gâteaux sont trop bons, oh Rhia, oui, où est-ce que tu les as acheté ? Han, oui, c'est bon... » Incapable de garder son sérieux bien longtemps, elle explose aussitôt de rire avant de se resservir en petits gâteaux. « Bon alors maintenant, tu as les gâteaux donc parle, je t’en prie. De toute façon, je vais t’avouer un truc. T’habites à quoi ? 200 mêtres ?! Du coup, si ta maison était en feu, tout le quartier serait déjà devant ta maison entrain de monter les hypothèses les plus farfelues concernant la cause de ce désastre ou bien tout simplement pour se délecter du malheur des autres. Sans parler des pompiers qui seraient déjà là, avec leurs sirènes et leurs lances à eau. Dommage d’ailleurs, j’aurais bien joué avec une lance à eau moi… » À l'entente de cette dernière allusion, Haze ne peut s'empêcher de rouler des yeux. « Mais en fait t'es complètement obsédée. T'es en manque ? » demande-t-elle, subtilement... « Sinon alors, tu fais quoi en ce moment ? T’as trouvé un boulot je suppose pour que ta mère t’ait pas encore fichue à la porte ? Tu fais quoi, raconte ! » La question qui tue. Piochant dans le paquet à gâteau d'une main, tapotant sur son clavier de l'autre, Hazel se mord pensivement la lèvre inférieure en cherchant par où commencer. « Ben actuellement je suis plombière. Lol quoi. Mais je ne crois pas que ça durer longtemps. Je suis à deux doigts de me faire virer je crois. Et j'ai aucune idée de ce que je vais faire après. J'veux dire, je suis tellement inutile comme fille, je vois pas trop en quoi... En quoi je peux contribuer à la société, tu vois ? Et ma mère va me tuer quand elle va réaliser que je suis un vrai cas social et qu'elle pourra jamais se débarrasser de moi. J'ai de la chance encore, parce que Wendy est pas une cafteuse et elle a pas encore dit à Maman que je sèche souvent le boulot. Mais quand tout ça va me retomber sur la gueule, ça va faire mal. » Grimaçant pour ponctuer sa phrase, Hazel avale le gâteau qu'elle tenait en main avant de poursuivre : « Enfin la routine, je foire ma vie quoi. Je commence à être douée pour ça. J'l'ai ptêtre toujours été au fond - c'est inné. Et toi, quoi de neuf ? Je sais même pas dans quoi tu bosses en fait. Et t'as un copain et tout en ce moment ? » Pour une fois, la jolie brune tentait d'avoir une conversation de filles. Elle avait déjà dans l'idée d'aborder d'autres sujets féminins tels que l'épilation et les menstruations une fois qu'elles en auraient fini avec le domaine sentimental. Tout un programme en perspective.
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Message(#) Sujet: Re: #3987 ~ some are born to sweet delight, some are born to the endless night Sam 23 Avr 2011 - 14:45

3 heures du matin (on ne le rappellera jamais assez tant cette donnée est importante), un paquet de gâteaux et une tarée vorace, le spectacle valait presque le coup d’œil. Malgré tout, il allait en falloir un peu plus pour Rhiannon afin de qualifier cette soirée d’’interessante’. Après s’être quasiment faite arracher la main à cause d’un paquet de gâteaux qui trainait depuis des semaines dans sa réserve anti repas merdique (ce qui d’ailleurs lui faisait penser qu’un rapide regard vers la date de péremption n’aurait pas été de trop avant de se dire que ce n’était pas ça qui aurait la peau d’Hazel), la jeune fille attendait patiemment d’en savoir plus afin de pimenter un peu sa soirée. Sa nuit, rectification.

D’aussi loin qu’elle s’en souvienne, les histoires de vie d’Hazel avaient toujours semblées sortir d’un film de science-fiction, voir d’epic fantasy, sans parler de son talent naturel pour les surjouer. Mais ce qui était sûr en ce moment précis, c’était qu’Hazel semblait tout bonnement affamé à voir à la vitesse à laquelle elle enfournait gâteau sur gâteau dans sa bouche. Bouche bée, Rhia ne lui répondit même pas lorsque son amie lui proposa de se joindre à elle préférant un hochement de tête qui lui faisait économiser de précieux mots. Une expression faciale rapidement remplacée par un petit air blasée lorsqu’Hazel se lança dans une simulation (très mauvaise d’ailleurs) de ce qu’on aurait pu rapprocher à un possible plaisir physique. « T’es grave ma pauvre quand même… Des gâteaux quoi… » Pourtant, et malgré cette tentative d’imitation, la prude revint rapidement au galop lorsqu’il s’agit de ses chères lances à eau. « Attends, c’est toi l’obsédée ! Une lance à eau, c’est bien, avec la chaleur qu’il fait en ce moment et tout… Je vois pas où tu vas chercher tout ça franchement, pfff ! » se contenta-t-elle de répondre avec un air innocent, niant toute possible allusion salace que bien sûr, elle n’avait pas voulu faire… « Surtout que je ne suis absolument pas en manque. Mais merci de te soucier de ma vie sexuelle même si j’avoue que c’est un peu déstabilisant que quelqu’un, autre que moi, s’en préoccupe. » Si déstabilisant d’ailleurs que Rhiannon fut contente que l’on enchaîne sur un autre sujet qui en l’occurrence ne la concernait pas intimement. Un sujet d’ailleurs qui valait le coup vu l’étrangeté des propos qu’Hazel. Comment avait-elle bien pu arriver à devenir plombière ? Cela échappait totalement à Rhia qui pouvait trouver sans mal où Hazel pourrait faire carrière… « Plombière ? Haha laisse moi rire deux minutes ! Mais QUI t’as donné cette idée complètement débile ? Depuis quand tu sais te servir de tes mains toi… C’est clair que ça va te retomber sur la gueule comme tu le dis vu à quel point ta mère est chiante sur ce sujet. Mais attends, j’ai un scoop pour toi, pas besoin d’aller à l’agence d’emploi, je vais faire leur boulot. C’est pas dur en même temps d’ailleurs… Ne crois pas que je ne t’ai pas vu pirater mon réseau et te connecter subrepticement à ton jeu de geek là avec les elfes de la nuit et les autres créatures bizarres. Pourquoi tu bosserais pas là-dedans ? Dans l’informatique ? Imagine ! Tu serais PAYEE pour passer tes journées sur des ordis… C’est pas ton rêve ça ? » C’était pourtant logique, non ? Pour une fille qui passait ses journées sur internet, à fouiner ici et là, à booster sa bécane pour que son Dexter soit toujours plus efficace… A croire que la réflexion, c’était pas son truc.
« Moi et bien je suis toujours à la fac, en biologie mais ça me gave. Je pense arrêter pour ne faire que du dessin. Je sais que c’est risqué mais j’ai quelques contacts maintenant et en bossant à temps complet, je me dis que ça peut être viable. Et non, je n’ai pas de copain. Des exs en contact mais pas de mec ‘exclusif’. J’ai le temps pour ça et puis, vu le degré de débilité de la plupart, j’ai pas tellement envie de m’en coltiner un 24/24… Mais fais pas semblant, je sais que tu t’en fous hein… » Néanmoins, elle appréciait les efforts d’Hazel même si elle ne savait pas vraiment où tout ça allait les mener…
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Message(#) Sujet: Re: #3987 ~ some are born to sweet delight, some are born to the endless night Dim 1 Mai 2011 - 16:52

Tout comme Rhiannon, Hazel n'avait pas le moins du monde pensé à partir en quête d'une quelconque date de péremption, pour la simple et bonne raison que le paquet aurait pu être périmé depuis un an sans que cela ne l'empêche de dévorer tout son contenu. S'il y avait eu de la moisissure sur les biscuits, elle y aurait peut-être réfléchi à deux fois, mais dans le cas contraire elle estimait toute prudence inutile. Lilly-Haze faisait parti de ces gamins intenables qui mangent sans se poser de questions les bonbons trouvés par terre, qui coincent entre leurs lèvres un brin d'herbe qui a aussi bien pu être arrosé par un chien plus tôt dans la matinée et qui sont capables de lécher à peu près n'importe quelle surface minérale, végétale ou animale pour peu qu'on l'y mette au défi. Paradoxalement, la jeune fille était très rarement malade. Et elle se plaisait à croire que le rude traitement qu'elle avait infligé à ses défenses naturelles depuis sa naissance y était pour quelque chose.

« T’es grave ma pauvre quand même… Des gâteaux quoi… » Fière d'elle pour peu de choses au fond, Hazel étire la commissure de ses lèvres en un immense sourire maculé de quelques miettes chocolatées. « Attends, c’est toi l’obsédée ! Une lance à eau, c’est bien, avec la chaleur qu’il fait en ce moment et tout… Je vois pas où tu vas chercher tout ça franchement, pfff ! » Sidérée, Haze ouvre grand les yeux et la bouche en signe de protestation et darde son index en l'air en l'agitant de gauche à droite, ayant visiblement l'air de réfuter les propos de son amie. « Ttttut tut tut ! Je n'y crois pas un mot mademoiselle Tätgren. À d'autres ! Je vois clair dans ton petit jeu, tu sais. Et j'ai tout à fait saisi que la lance à eau, est, euh... Une métaphase, voilà, et que cette métaphase désigne, implicitement, le pénis masculin. [...] Non pas qu'il y en ait de féminin, d'ailleurs, en fait...  Enfin, je crois pas ? » Brusquement, la jeune femme se pose la question. Elle avait entendu dire que le clitoris était une sorte de pénis atrophié, un « reste » mais elle se demandait si c'était le bon moment pour demander des renseignements complémentaires à ce sujet à Rhiannon. Curieusement, Hazel connaissait pas mal de choses touchant au domaine théoriquement scientifique. Elle avait d'ailleurs vraisemblablement entendu parler de mitose plus fréquemment que de littérature dans sa vie. « Surtout que je ne suis absolument pas en manque. Mais merci de te soucier de ma vie sexuelle même si j’avoue que c’est un peu déstabilisant que quelqu’un, autre que moi, s’en préoccupe. » Sans capter l'ironie subtile des propos de la jolie blonde, Haze incline gentiment la tête de côté en souriant amicalement. « C'est normal. Tu es mon amie, je tiens à ce que tu sois épanouie. Sur tous les plans. Mais j'arrête de m'en préoccuper si tu préfères, je croyais juste que... Je sais pas, je pensais que les filles devaient parler un peu de ça, tu vois. Pour... être des filles et tout... » Pour plus de clarté, Hazel accompagne son explication de grands gestes de mains qui ne signifient pas grand chose de plus, avant de replacer ses petites mimines là où elles se trouvaient précédemment : l'une dans le paquet de gâteau et l'autre sur son clavier.

Les deux jeunes femmes abordent un sujet moins drôle mais dans lequel Lilly-Haze se sent néanmoins plus à l'aise : leurs boulots respectifs. Attentive, elle écoute le petit laïus de son amie sans trouver à y redire. « Et bien, j'y ai déjà pensé en fait. Mais le truc, c'est que dans l'informatique, ils demandent souvent des diplômes spécifiques etc. Et je touche un peu à tout, mais je pense pas pouvoir programmer quoi que ce soit. Et j'ai rien qui soit vraiment reconnu, tu vois ? Faudrait que je fasse des études, mais j'en suis incapable. Et bon, y'a moyen que je perce sans diplôme, sans doute, mais ça va pas être évident... » Vaguement inquiète, la jeune Fawkes se surprend à se mordiller légèrement la lèvre inférieure. Elle pourrait toujours y aller avec son bagou naturel et réclamer un poste dans un magasin d'informatique. Certes, elle n'avait aucun diplôme, mais ses connaissances acquises sur le tas ou plus spécifiquement sur la toile pourraient lui être d'un grand secours. Enfin, ça resterait un forme de travail, et elle, elle voulait seulement s'amuser. « La semaine prochaine justement, je pense sérieusement me mettre à ce nouveau plan, trouver un job qui me botte vraiment. Je me suis décidée à passer un casting pour être présentatrice pour un programme télé de jeux-vidéos. Je serais payée pour tester des jeux-vidéos, grosso modo... Mais bon, rien ne me garantit d'avoir le poste, y'aura plein de candidats j'imagine... J'en parle pas trop, du coup. Mais on verra bien ce que ça donne ! » Pas vraiment certaine de son coup, Haze se disait qu'au moins y aller serait une bonne expérience, et que tenter quelque chose serait déjà une forme d'évolution pour elle. Un petit pas pour l'humanité, un grand pas pour Hazel. « Je te conseillerais aussi d'abandonner la fac, mais je sais pas si je suis vraiment de bons conseils. Mais si tu peux vivre d'un truc qui te plaît, lance-toi, c'est sûr ! Au pire, je te laisserai vivre dans mon grenier quand je serai riche et célèbre. » Un grand sourire vient s'emparer des lèvres de la jeune fille, qui ne perdait pas espoir mine de rien. « Hey, je m'en fous pas ! … Bon ok, un tout petit peu. Mais, hmm, genre, d'un point de vue sociologique je trouve ça intéressant. Et je te comprends, l'exclusivité c'est ennuyant. Parfois, je sais que j'aime bien quêter avec des gens qui ne sont pas de ma guilde, par exemple. […] Bon, ok, ça a peut-être rien à voir... » Ouais, peut-être...
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Message(#) Sujet: Re: #3987 ~ some are born to sweet delight, some are born to the endless night Dim 22 Mai 2011 - 17:28

Comment le mot pénis avait pu se glisser dans leur conversation, Rhiannon n’en savait rien. Enfin, si elle avait fait le lien mais à cette heure extrêmement matinale, son cerveau semblait ne pas vouloir effectuer certaines connexions neuronales qui auraient pu se révéler bien pratiques… Regardant son amie avec une surprise non dissimulée, elle lui fit les gros yeux et étouffa un rire qui aurait pu réveiller ses parents. « Pénis. Pénis ? Dis-donc, je vois que ton vocabulaire est très fleuri ma chère Hazel ! Entre pénis, coït… C’est quoi la suite ? En fait non, je ne veux pas connaître la suite. Par pitié… Non, tais-toi ! » Rhiannon espérait au fond d’elle que sa supplique ne serait pas vaine car son seuil d’acceptabilité de mots incongrus avait déjà été atteint et bien que loin d’être prude, elle avait toujours eu du mal à trouver ces mots normaux et tout à fait à leur place dans une conversation non sexuelle. Rhia n’avait jamais été de ces filles qui racontent sans aucune honte ou gène leurs ébats sexuels avec leurs partenaires à leurs copines. Elle trouvait ça complètement déplacé et carrément vulgaire. Certes, elle était comme toutes les filles et il lui arrivait d’en parler mais aller dans les détails, jamais. Alors le faire avec Hazel n’était certainement pas au programme. Non, certainement pas. « Je voudrais pas te vexer mais de toute façon, je ne suis pas en général ce genre de filles qui exposent leur vie sexuelle à tout va. C’est quand même privé ces choses-là ! Mais tu as raison, certaines filles le font et si tu en as envie, grand bien t’en fasse mais je te prierai de trouver une autre interlocutrice pour ça, parce que bon… J’ai assez de mes histoires à moi tu vois ! » dit-elle en riant légèrement histoire de nuancer son intervention qui pourrait facilement être mal interprétée. Ah les joies de la nuance, une chose que peu de personnes comprennent malheureusement à moins de dire tout haut et bien intelligiblement un gros LOL ! Mais passons.

La conversation changea alors de ton pour se rapprocher d’un sujet plus sérieux, celui du boulot. Toutes les deux dans une transition de leur vie, Rhiannon et Hazel avaient de quoi se dire et dans ce genre de situations, le moindre conseil était toujours le bienvenue. Malgré cette idée qu’elle considérait comme bonne, Rhiannon ne put qu’acquiescer ce que lui disait Hazel concernant les diplômes. Il est clair que dans certaines professions, ils sont irrémédiablement indispensables et de simples prédispositions ne font pas tout. Néanmoins, la jeune geek n’avait pas dit son dernier mot et cachait quelques idées dans son sac. « Ah mais c’est super ça ! Pas besoin de diplômes, juste des connaissances sur le domaine ! Et c’est pas ce qui te manque, si je peux me permettre… Mais oui, tu as raison de pas en parler de trop, sinon les gens vont t’emmerder avec ça, t’en parler tout le temps et si ça fonctionne pas, ce que je ne te souhaite pas bien sûr, t’auras doublement les boules… Un peu comme moi et le dessin, c’est vrai que ça va être difficile et c’est pour ça que garder les études pour le moment, ça m’aide un peu parce que ça me permets de dire que je suis étudiante et pas dessinatrice. Mais il va bien falloir que je me lance à un moment, sinon je ne saurais jamais si ça marchera ! » Il est clair que sans se lancer, Rhiannon ne pourra jamais avoir de certitude concernant la viabilité d’une telle carrière. Pourtant, d’ordinaire optimiste, la jeune femme ne s’inquiétait pas trop tout comme pour son amie qui avec un tel tempérament réussirait, elle en était sûre. Répondant par une petite grimace à son offre plus que généreuse d’hébergement futur, Rhiannon remarqua alors quelques bruits dans la maison mais décida de ne pas y faire attention. Il pouvait tout aussi bien s’agir de son chien qui avait décidé de se faire une petite balade nocturne que de sa mère se levant pour boire un verre de lait (agrémenté de quelques cookies bien sûr). « Tu sais Hazel, le monde ne fonctionne pas comme World of Warcraft ! Tu t’en rends compte de ça ? Un peu quand même non ? » Elle ria une nouvelle fois, taquinant son amie comme elle le faisait si souvent. C’est alors que la porte de sa chambre s’ouvrit et qu’un jeune homme fit irruption tout aussi étonné de se trouver face à Rhia et Hazel que l’était les deux jeunes filles. « Punaise, c’est quoi ce bordel ? T’es bi maintenant ? » Il s’agissait en fait de Max, un ami de la jeune fille à qui elle avait donné un double de sa clé (elle avait une confiance sans borne en lui) afin de… s’amuser un peu dirons-nous. « MAX ! » dit alors Rhia dans un cri étouffé. « Mais qu’est ce que tu fous là ? T’as vu l’heure ? T’es pas fou de venir alors que mes parents sont là ! » « Ben jsais pas, je rentrais de soirée, j’ai vu la lumière, jme suis dit qu’on pourrait… Salut. » dit-il alors à Hazel, comprenant qu’il n’était peut-être pas le bienvenue. Rhia remarqua alors les regards interloqués de ses amis et se hâta de rétablir la vérité. « Max, voici Hazel. Hazel, voici Max. C’est un copain de la fac qui… euh… t’as pigé. Et c’est une amie d’enfance, point barre. » Cette nuit tournait à la véritable foire et le réveil du lendemain allait définitivement être dur dur…
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Message(#) Sujet: Re: #3987 ~ some are born to sweet delight, some are born to the endless night Mer 22 Juin 2011 - 0:42

Pas sûre de comprendre la remarque de Rhiannon, Hazel se demande en quoi la floralité de son vocabulaire (diantre, qu'est-ce que ça pouvait bien vouloir dire ?) avait à voir avec des mots pareils. Tout le monde les utilise, non ? Et puis, elle prenait des pincettes, non ? C'est à dire qu'elle avait bien fait attention à ne pas employer le registre familier pour ne pas gêner son amie, alors quand cette dernière ironise justement son utilisation des termes délicats qu'elle venait d'employer, elle est dépassée. Après coup, elle songe qu'elle aurait pu employer des métastases, comme Rhia avec sa lance, ça aurait peut-être été subtil. Mais vraiment, elle ne savait plus ce qu'il lui fallait faire pour se comporter comme une dame du monde. « Oh, je suis rassurée que tu n'ais pas besoin de, tu sais, communiquer, et, partager ce... Ce genre de trucs. Précise Hazel, au cas où c'est nécessaire. Tu sais ça ne se voit peut-être pas, mais je suis un peu sortie de ma zone de confort. Ça me dépasse tellement tous ces trucs... » Concluant cette petite discussion avec un roulement d'yeux équivoques, la jolie brune continue de picorer dans le paquet, satisfaite de son intervention. Elle avait bien prouvé à Rhiannon qu'elle est une amie pleine d'attention et capable de curiosité amicale, et elle pouvait tout à fait s'imaginer que, si Rhia et elle avaient été deux sims, elles auraient à l'heure actuelle des tas de petits « + » verts autour de leur visage et leur barre de Vie Sociale serait remplie de vert également. Bien au courant de ce qui arrive quand ses différentes barres vitales virent au rouge, Lilly-Haze s'efforçait de les maintenir de la bonne couleur. Il fallait surtout veiller sur sa barre de Vie Sociale, qu'elle avait effectivement tendance à négliger. Les Sims deviennent marteaux au bout d'un moment, et même si Haze trouverait ça fun qu'un ami imaginaire en forme de lapin géant tombe du ciel pour lui regonfler le moral, elle préférait tout de même éviter d'avoir recours à de telles extrémités.

« Tu sais, j'ai raté tellement de trucs dans ma vie, je suis rodée, c'est pas trop louper une opportunité de job qui m'effraie. s'explique la jeune femme en souriant. Ma mère voit pas les choses pareil. Puis j'aime pas quand elle et Wendy s'enthousiasment à fond pour moi, elles veulent juste m'encourager mais moi j'ai juste peur qu'elles y croient et que ça les rende tristes. En fait je suis mega noble comme fille, je veux juste leur épargner des soucis supplémentaires... » annonce-t-elle tout d'un coup, comme si l'idée venait de pousser dans son esprit connu pour sa fertilité... Ce qui était probablement le cas, d'ailleurs. « J'aimerais bien voir tes dessins un jour. Je crois en avoir déjà vu, mais y'a longtemps. Et là j'ai envie de dire que tu réussiras, mais la vérité c'est que j'en sais fichtrement rien, surtout sans y connaître quoi que ce soit. » ajoute-t-elle avec un haussement d'épaule, sans réfléchir à ce qu'elle était supposée dire pour l'encourager.

Rhiannon la taquine au sujet de WoW et bizarrement, Haze ne réagit pas avec la même exubérance que d'habitude. Elle se contente d'un sourire en biais et d'un vague haussement d'épaule, tandis que son regard fait le tour de la pièce avant de se reposer sur Rhia. « Ouais, j'sais bien. Admet-elle à contre-coeur. WoW c'est mieux. Y'a pas de crimes sexuels sur WoW. Jamais entendu parler d'un viol de trollesse. Jamais d'accidents de voitures, y'a bien quelques soucis d'aeronefs parfois, mais bon, dès le moment où on peut ressusciter les gens, y'a plus rien de vraiment problématique. » C'était la première fois depuis bien longtemps qu'elle exprimait un avis aussi négatif sur le monde dans lequel elle vit. Et ce monde l'insupporte pourtant. Elle s'isole des informations, coupe toujours les journaux TV, évite de regards les actualités Google, mais d'une manière ou d'une autre, elle finit par prendre connaissances de toutes ces choses qui la dérangent, et auxquelles elle ne peut rien changer. Alors elle ferme les yeux, ou s'enfuie, c'est son truc, on ne le lui enlèvera pas.

Heureusement, l'arrivée inattendue d'un jeune homme vient égayer un peu l'ambiance, et Hazel esquisse un immense sourire dès qu'elle le voit arriver. Elle suit leur échange avec attention, vraiment amusée par la tournure que les choses prennent. « Oui j'ai pigé. Confirme-t-elle à Rhiannon avant de se tourner vers ledit Max : Tu venais en espérant que vous... » Sans terminer sa phrase, elle lève ses mains devant son visage et effectue un geste équivoque, du moins pour elle : les poings fermés, elle épargne juste ses deux index dont les deux bouts se rejoignent tandis qu'elle les fait légèrement frotter l'un contre l'autre. Elle arrête son cinéma et fait ensuite un clin d'oeil à Rhia en lui soufflant : « T'as vu, je deviens subtile. » ce qui est de la subtilité pour Lillian Hazel Fawkes ne l'est peut-être pas pour tout le monde, c'est sûr. Plus ou moins désintéressée par ce qui peut se passer sur son ordinateur, elle y jette un rapide coup d'oeil pour vérifier que le heal ne s'est pas repointé, avant de reporter son attention sur les deux jeunes gens. « Quoi ? s'écrit soudainement Hazel, faussement choquée du ton catégorique que Rhiannon avait utilisé pour parler d'elle. Je ne suis qu'une amie d'enfance pour toi, c'est ça ? Après tout... Tout ce qui s'est passé... ? Et ce soir, ce... Ça ne comptait pas pour toi ? » bredouille-t-elle en y mettant l'émotion, autant qu'elle le pouvait. Toujours prétendument outragée, elle se relève et descend du lit, passant rapidement sa main sur ses cuisses nues pour y déloger les quelques miettes de cookies qui lui avait échappées. « JE NE SUIS QU'UN OBJET SEXUEL À TES YEUX ? » lâche-t-elle, peut-être un peu trop fort, avant de jeter un oreiller sur la jeune Tätgren (pas trop fort tout de même, notons qu'elle est venue dans l'optique de se réconcilier avec sa vieille amie et que ce serait idiot de gâcher tous ses efforts dans cette dernière scène). Fusionnant avec son rôle d'amante éplorée, elle laisse échapper un petit cri essoufflé proche de la jérémiade qu'elle souhaitait faire passer pour un sanglot, avant d'essuyer ses yeux secs du revers de la main droite.
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Message(#) Sujet: Re: #3987 ~ some are born to sweet delight, some are born to the endless night Sam 6 Aoû 2011 - 19:57

Alors que leur conversation était plus futile qu’autre chose, Hazel prit un virage assez sérré pour finalement se retrouver entrain de parler de sa famille et de l’espoir qu’elle mettait en elle. Tout n’était pas toujours facile dans la vie et Hazel, qui avait tout de même eu un bon nombre de mauvaises expériences professionnelles, aurait pu en témoigner. Rhiannon fut attendrie de voir qu’en réalité, Hazel n’était pas une geek que se fichait réellement de la vie qu’elle menait une fois décollée de son écran d’ordinateur et surtout qu’elle se souciait de sa famille qui avait toujours cru en elle malgré son manque flagrant de bonne volonté, il faut bien le dire aussi. « Il n’y a pas de raison de toute façon pour que ça ne fonctionne pas, si tu es consciente de tout ça déjà, ça ira déjà mieux ! Faute avouée, à moitié pardonnée comme on dit ! Sinon, pour mes dessins, et bien pourquoi pas mais je vais attendre d’en refaire d’autres parce que ceux que j’ai là sont vieux et immondes ! » Elle marqua alors un temps d’arrêt comme pour revenir sur une base plus sérieuse. « Mais de toute façon, je sais bien que le dessin est un domaine très difficile. Je veux dire par là que tout est une histoire de goût et je ne suis pas le genre de personnes qui disent dessiner pour eux. C’est quand même plus valorisant de savoir que d’autres personnes, qui ne te connaissent pas, aiment ton travail de façon objective. Parce que c’est sur que ta mère va aimer, c’est sur que ton petit copain va aimer mais sont-ils vraiment sincères au fond ? Enfin bref, je m’égare… » C’était là que se trouvait la plus grande peur de Rhia : être la seule à apprécier son style. Il y avait peu de chances, c’est clair mais elle n’était pas sûre d’elle et ce n’était qu’en se lançant et en voyant comment tout cela se profilait qu’elle saurait si cette activité était viable.

Puis Hazel reprit son discours sur World of Warcraft et bien que Rhia n’y connaisse rien, elle comprit subitement, grâce à l’explication d’Hazel, pourquoi tant de gens semblaient aimer se réfugier dans ces mondes virtuels. Ses arguments se tenaient en fin de compte et étrangement, Rhia se surprit à être d’accord avec son amie. Autant vous dire donc à quel point elle était fatiguée… Mais le clou de la soirée restait à venir et c’est Max, toujours aussi discret, qui devint sans vraiment le vouloir l’attraction de la soirée. Déjà, toute cette situation ne donnait pas tellement bonne réputation à Rhia et ensuite, la jeune femme se demandait bien comment elle allait enfin pouvoir dormir alors que pas une mais deux personnes squattaient à présent sa chambre. Sans parler de ses parents, qui dormaient tranquillement (ou pas d’ailleurs vu le boucan qui se faisait entendre dans cette maison) à quelques dizaines de mètres… Et le summum dans tout ça fut certainement la magnifique interprétation gestuelle de Hazel qui se croyait… subtile ? « Le mot est mal choisi… » répondit alors Rhia qui ne put s’empêcher de rougir sous l’effet de la honte (chose dont elle n’était pas habituée…) pour ensuite lever les yeux au ciel face aux rêves éveillés (un peu glauques d’ailleurs) de son amie d’enfance. La scène était comique et aurait pu se trouver au scénario d’une bonne vieille telenovela mais tout cela se passer à Ocean Grove et non à Buenos Aires… Partagée entre l’envie de pleurer de honte ou de rire aux éclats, Rhia ne savait comment réagir et se dit qu’il allait falloir faire le ménage rapidement pour qu’elle y voie plus clair. Elle décida donc de s’occuper de Max dans un premier temps, pensant qu’il serait bien plus facile à déloger qu’Hazel (et également pour sauver les apparences, parce que bon, là…). « Bon, y’a trop de monde dans cette chambre pour une heure comme celle-ci ! Max, c’est bien gentil mais… tu rentres chez toi… allez hop, dehors ! Je t’appelle demain en espérant que je ne serais pas morte de fatigue d’ici là. » Se levant alors de son lit, elle le prit par le bras et le dirigea vers la porte de sortie de la maison. Elle vérifia bien qu’il soit parti et attendit même d’entendre sa moto repartir au loin pour s’occuper ensuite d’Hazel.

« Bon, ça devient carrément fou ce soir… Et il est… » Elle se pencha alors en direction de son réveil. « 4 HEURES DU MATIN ! J’avais pas vu le temps passé… Bon, tu fais quoi là sur ton ordi ? » S’approchant de l’ordinateur d’Hazel, elle y découvrit alors une espèce de gnome géant semblant s’en prendre à une créature non identifiée et crut être en pleine séance d’hallucinations… « Y’a un gros machin qui tape sur un machin plus petit là dans ton ordi… Mais… Bref. Il est quatre heures du matin Hazel, tu crois pas que tu pourrais reprendre ton jeu demain dans la matinée ? Et dormir par exemple ? Je veux pas te mettre à la porte mais je suis totalement vidée de mes forces ! »
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Message(#) Sujet: Re: #3987 ~ some are born to sweet delight, some are born to the endless night Sam 3 Sep 2011 - 21:33

Hazel acquiesce vivement tout au long du discours de sa vieille amie : elle comprend ce qu'elle veut dire, pour l'avoir déjà ressenti de la même manière. Ses proches se sont toujours montrés doux envers elle, comme si ils se faisaient un devoir de la valoriser, ou la consoler, elle ne savait pas très bien. On pointait toujours du doigt ce qu'elle réussissait, et on s'extasiait à son sujet pour des raisons mineures et pour le moins insignifiantes, mais qui, appliquées à Hazel, prenaient une toute autre envergure. La jeune femme avait compris qu'on faisait ça pour la réconforter, mais souvent elle avait la sensation qu'on la félicitait parce qu'elle savait lacer ses chaussures seule alors qu'à côté Wendy ne se faisait pas spécialement congratuler en dépit de ses notes excellentes et ses nombreux succès dans des domaines aussi divers que variés. Quelque part en cours de route, c'était devenu terriblement vexant d'être valorisée.

Assise en tailleur sur le lit, Haze ne perd pas une miette du spectacle, et ne manque pas de se marrer devant l'expression pantoise de Max et la gêne de Rhiannon ; quand cette dernière finit par flanquer le jeune homme à la porte, c'est le clou du spectacle et notre geek favorite, très amusée, esquisse un grand sourire tout en se doutant qu'elle est la prochaine à y passer. Aussi n'est-elle pas surprise quand Rhia lui propose retourner chez elle profiter de sa nuit en dormant par exemple. Inhabituellement docile, Hazel quitte son jeu et éteint son ordinateur relativement rapidement. « De toute façon le heal ne revenait pas, et un des DPS a fini par se casser, je crois qu'on ne l'aurait jamais terminé ce donjon... » explique-t-elle en secouant la tête, légèrement consternée. « C'était sympa de te voir en tout cas, on se refait ça quand tu veux ! » Tout sourire, la jolie brune se dirige vers la sortie avec un dernier signe de la main amical pour celle qui avait réussi à la supporter aussi longtemps sans la chasser instinctivement comme l'aurait fait toute personne de bon sens.


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Message(#) Sujet: Re: #3987 ~ some are born to sweet delight, some are born to the endless night

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