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 n°3139, Apple Road ▬ you're so bad, you're so bad, you're so bad.

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Message(#) Sujet: n°3139, Apple Road ▬ you're so bad, you're so bad, you're so bad. Sam 25 Déc 2010 - 13:35


TUMBLR
YOU'RE SO BAD, YOU'RE SO BAD, YOU'RE SO BAD. YOU'RE SO BAD, YOU'RE SO BAD,
YOU'RE SO BAD (...)

STARRING BLUENN HENIGHAN AND JOE COTTON.


L'ouragan avait dévasté, détruit et blessé en masse, conduisant la vie des habitants de Miami au désarroi et à la panique mais pour moi, l'inverse s'était produit. La catastrophe avait considérablement arrangé mes affaires : mes commandes pour restauration de maison ou même de reconstruction avaient doublé en quelques heures. C'était comme Noël en avance de quelques jours et cela n'était pas prêt de s'arrêter. En effet, un nouveau cadeau tombé du ciel m'apparut au moment où je m'y attendais le moins.

Ce fut le jour où je me rendis dans un magasin de bricolage pour acheter quelques outils qui me seraient utiles pour réparer les dégâts qu'avaient subis ma demeure que je fis la rencontre de mademoiselle Kassidy. Elle se trouvait au rayon tuyauterie et bavassait avec un vendeur sur une pièce en particulier qu'elle ne trouvait pas et que le responsable du rayon ne semblait pas identifier non plus. Intrigué, je m'étais doucement rapproché du duo dont les voix commençaient à s'élever sous l'irritation réciproque. Une fois que je fus carrément à leurs côtés, ne semblant pas le moins du monde me sentir de trop, je plissai les yeux en reconnaissant les traits de la jeune femme. N'était-ce pas Abbey Kassidy, soit la colocataire de ma chère et tendre Henighan ? Comment le savais-je ? Tout simplement parce que je connais tout de la vie de l'actrice. Sans perdre un instant de plus, je me présentai donc à la demoiselle qui se trouvait face à moi. Prince Colloway, plombier. En un rien de temps, j'obtins un rendez-vous pour le lendemain et l'adresse d'une demeure que je connaissais déjà par cœur. L'âme en joie, je rentrai donc chez moi pour me connecter à Ebay et commander en urgence un ensemble de plombier – d'occasion de préférence, je n'aurais probablement pas le temps de l'user moi-même à temps.

Ainsi, quand je me rendis aux alentours de dix-sept heures au numéro 3139 d'Apple Road, j'étais vêtu et armé comme le parfait plombier que je n'étais pas. Tenue bleue nuit, casquette sombre et même badge qui présentait mon identité, tout était à sa place. La mallette rouge sang que je tenais dans ma main droite agrémentait le tout d'un professionnalisme à toute épreuve. Ce n'était donc guère surprenant de voir Kassidy m'ouvrir la porte et me faire immédiatement introduire chez elle. Ce fut dur, très dur pour moi de garder mon sang froid. Tous mes sens étaient en éveil et mes yeux balayaient vivement les pièces que je croisai. J'étais enfin chez elle. J'avais réussi à m'introduire dans sa maison sans même avoir eu à briser quoique ce soit. Ça avait été aussi facile que de voler sa sucette à un bébé. Suivant consciencieusement mon hôte, je finis par arriver dans la cuisine du rez-de-chaussé où l'évier semblait effectivement hors service. Feintant de bidouiller les robinets avec expertise, je déclarai que j'allais sûrement en avoir pour quelques minutes mais que ma facturation ne serait pas salée. La demoiselle me fit comprendre que l'argent n'était pas un problème du moment que je réussissais à tout réparer puis elle me laissa. Aussi subitement que simplement du monde, elle me quitta, m'assurant qu'elle avait une course urgente à faire mais que sa colocataire allait arriver d'une minute à l'autre, qu'elle était parfaitement au courant que j'étais là et que je n'avais donc rien à craindre. Comme si c'était moi qui devais être angoissé, douce ironie. La saluant avec politesse, je la regardai s'en aller avec un sourire narquois sur les lèvres. L'idiote venait de laisser entrer le loup dans la bergerie. Sans attendre, je retirai ma casquette, ébouriffai mes cheveux et enlevai ma veste qui me tenait trop chaud. En t-shirt, j'ouvris ma mallette et en sorti une clef à molette. Je la soupesai un moment, presque tenté de l'utiliser pour une autre activité que celle de la plomberie mais laissai rapidement tomber l'idée : la voiture de Kassidy n'avait pas encore démarré et il serait trop risqué de se faire remarquer aussitôt. Par pure curiosité, je m'accroupis donc devant les placards en dessous de l'évier, les ouvris et regardai l'assemblage. De l'eau avait fuit dans un seau que les deux femmes avaient placé par sûreté. D'un coup de la main, je l'écartai et m'allongeai sous l'évier à la place du seau. L'eau ne coulait plus puisque les robinets étaient sans doute à sec depuis de très nombreuses heures. Je me mis à inspecter de plus près les tuyaux et à commencer à resserrer quelques boulons. Je n'étais pas un plombier de profession mais je connaissais assez le domaine pour réussir à arranger momentanément n'importe quel problème lié à la plomberie. Bien entendu, je ne comptais pas régler leur problème, même si j'en étais capable : j'allais sûrement finir par coller un bout de chewing-gum pour colmater leur fuite et puis basta.

A ce moment là, à l'extérieur, une voiture démarra et une autre se gara. Mon oreille se tendit, mes mains arrêtèrent leurs mouvements et mes yeux se baissèrent dans l'attente de voir arriver les talons et le pas si familier de Bluenn Henighan. J'étais comme un gamin, en pleine nuit, caché derrière le sapin de Noël guettant l'arriver du Père Noël par la cheminée.
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Roxcy Hollister
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Status : living the married life.
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Job/Studies : female version of Bear Grylls — french teacher at the Miami University (part-time).
Quote : « my death will probably be caused by being sarcastic at the wrong time. »
Activité(s) de quartier : roller derby.


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Message(#) Sujet: Re: n°3139, Apple Road ▬ you're so bad, you're so bad, you're so bad. Lun 27 Déc 2010 - 1:17

Bluenn n'avait pas terminé ses obligations auprès de son métier qu'elle avait dû se rendre au plus vite à Miami, chez elle. La météo ne s'était pas montrée clémente envers cette partie du pays et pour cause, des dégâts importants étaient à déplorer. De nombreuses célébrités, que ce soit des acteurs ou bien des politiciens, s'étaient déplacés sur les lieux afin d'apporter une aide quelconque. Même si pour certains, c'était une manière comme une autre de donner une bonne image, toute aide était la bienvenue dans une telle situation. Forcément, Bluenn n'allait pas rester là à se tourner les pouces, surtout qu'elle avait beaucoup à faire avec les débris, déchets et autres à déblayer au plus vite. Par chance, elle n'était pas directement concernée par les réparations, sa maison était toujours sur pied même s'il y avait quelques petits détails à régler.

Après la sortir d'Abbey de l'hôpital, elles s'étaient mises d'accord pour régler ce soucis de fuite d'eau dans la cuisine toutes seules. Ce n'était clairement pas gagné d'avance mais c'était la première idée qu'elles avaient eu, avant d'appeler un professionnel. Finalement, lorsqu'Abbey revint du magasin les mains vides, Bluenn comprit rapidement que les choses s'étaient compliquées. Apparemment, elle avait eu la chance de tomber sur un plombier qui avait entendu sa conversation avec le vendeur et lui aurait gentiment proposé son aide. Elles ne s'en sortaient pas trop mal en y réfléchissant.

Le lendemain, la journée de l'actrice débuta par un grand ménage. Même si elles avaient les moyens d'engager du personnel de maison, les deux jeunes femmes ne semblaient pas vouloir suivre cette voie. Ce n'était pas un pur hasard si elles étaient amies et colocataires après tout, elles partageaient la même vision des choses, la célébrité et toutes ces petites choses qui brillent ne leur montaient pas à la tête. Elles restaient simples, en dehors d'une quelconque vie mise sous les projecteurs comme une télé réalité que l'on peut voir sur les chaines câblées. Le déjeuner passé, elle quitta la demeure pour rendre une rapide visite à Rafael et son fils, elle tenait à avoir des nouvelles du petit (et de son père) aussi souvent que possible. Elle était rapidement devenue très protectrice envers eux au fil des années. La suite de l'après-midi se déroula au CocoWalk où elle fit quelques emplettes et courses diverses pour remplir les placards. Ce n'est qu'aux alentours de dix-sept heures qu'elle revint dans le quartier. Elle croisa par ailleurs Abbey qui suivait le chemin inverse, quittant les lieux. « Le plombier est à la maison. A ce soir ! » se contenta-t-elle de lancer la brunette à Bluenn. Celle-ci acquiesça d'un mouvement de tête et continua de rouler jusqu'à sa maison. Les routes étaient déblayées, les restes de l'Ouragan trônaient encore sur certains trottoirs tandis que les camions se chargeaient de tout nettoyer. Elle détourna les yeux de tout ce désordre pour porter son attention sur la serrure de sa porte. Elle réussit à l'ouvrir avec un peu de difficulté, ses bras étant occupés par de nombreux sachets. Elle referma la porte derrière d'un coup de pied et fit claquer ses talons sur le parquet en direction de la cuisine. Elle avait entendu des bruits, elle n'était donc pas inquiète. En pénétrant dans la pièce, les paquets devant les yeux, elle ne remarqua pas tout de suite l'employé. « Bonjour ! » lâcha-t-elle simplement, la voix légèrement essoufflée. Ce n'est que lorsqu'elle déposa le tout sur le plan de travail au milieu de la pièce, et qu'elle leva les yeux vers l'évier qu'elle le vit. Ses jambes se mirent à trembler alors qu'elle fit plusieurs pas en arrière. Elle reconnaitrait ce visage et cette allure n'importe où. La frayeur et la surprise sur son visage étaient perceptibles. Elle fit encore un pas, mais fut bloqué par le mur. Elle n'osait rien dire, mais aucun son ne pouvait pas non plus sortir de sa bouche. Elle aurait pu croire à une de ces hallucinations qu'elle avait eu il y a plusieurs mois mais elle savait que ce n'était pas le cas. Il l'avait retrouvé, tout comme il l'avait fait lorsqu'elle était de l'autre côté de l'Atlantique. Cet homme était très doué et Bluenn n'était pas certaine de pouvoir supporter davantage. Il n'était pas plombier, cela semblait évident. Il était devenu tant de personnes seulement pour l'approcher que Bluenn en étaient déboussolée. Alors que pouvait-elle faire ? Fuir ? C'était la meilleure solution, il suffisait qu'elle soit rapide et elle serait hors de la maison, elle pourrait crier à l'aide, il y avait encore plusieurs personnes dans la rue. Mais si jamais elle ne réussissait pas à atteindre la porte, elle était morte. « Vous ne vous lassez pas... Qu'est-ce que vous voulez ?! » C'était une question stupide et intérieurement, elle n'avait pas du tout envie de savoir ce qu'il comptait faire d'elle.

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Message(#) Sujet: Re: n°3139, Apple Road ▬ you're so bad, you're so bad, you're so bad. Sam 1 Jan 2011 - 22:22

Dès l'instant où Bluenn pénétra dans la cuisine, je sentis l'excitation bouillir en moi de manière tout à fait exponentielle : à chacun de ses pas, une douce chaleur se propulsait dans mon corps et quand elle me salua sans m'avoir encore vu, je ne pus retenir un sourire. Cette demoiselle n'avait pas changé d'un pouce depuis notre rencontre : l'air préoccupé, le contact prévenant et cette fraîcheur toute particulière. J'aurais pu rester de longues minutes accroupi là, près de cet évier défectueux à l'observer. Elle semblait être dans une petite bulle qui bien entendu, ne tarda pas à éclater en un blop! dès que son regard croisa le mien. Et pourtant, j'étais plein de bonnes attentions : je lui souriais toujours et je n'avais pas bougé d'un poils. N'importe quelle femme dans de telles circonstances m'aurait perçu comme tout à fait charmant. Malheureusement, avec celle-ci, nos rencontres passées m'avaient marqué du seau indélébile de « Non fréquentable. ». Était-ce dommage ? Non pas vraiment, c'était même plus prudent pour elle comme pour moi qu'elle soit toujours tétanisée par ma présence. Peu importe l'identité passagère que je prendrai, je l'épouvanterai. Tout comme elle, je ne parlai pas mais gardai mes yeux fixent sur elle comme si je voulais par prévenir le moindre de ses faux pas. Par « faux pas », il faut comprendre actes insensés de rébellions ou d'évasion. La partie n'avait pas commencé, il serait idiot que la fin ait lieu avant même que je n'ai eu le temps de m'échauffer. Une fois que son dos cogna le mur opposé de la cuisine, je poussai un soupire avant de pencher ma tête sur le côté pour étirer ma nuque. Puis, sa question arriva jusqu'à moi et un demi-sourire aussi fin qu'un fil illumina mon visage. L'idée que je puisse me lasser de mes petits jeux tout personnel était une aberration : si je les commettais, c'était précisément pour leur aspect divertissant et innovant.

Sans m'annoncer, je me levai donc et tenant toujours la clef à molette entre mes mains, je fis quelques pas lents mais déterminés vers la jeune femme. Je voyais très bien qu'à chaque mètre qui disparaissait entre nous son corps se tentait et son visage trahissait sa panique mais je ne cessai pas d'avancer. Jonglant distraitement avec l'outil assez lourd entre mes deux mains, je finis par le garder uniquement dans ma main gauche tandis que l'autre venait d'attraper l'un des sacs de courses posés sur la table près de laquelle je m'étais arrêté. Évidemment, mon message était clair : j'étais armé et même si je prenais le risque de détourner mon regard pour fouiller un sac, mes sens restaient suffisamment en éveil pour la stopper à temps si elle tentait de me doubler. D'un ton détaché, je haussai les sourcils en lui répondant. « Réparer votre évier ? J'ai toujours su que laisser deux femmes cohabiter seules était une mauvaise idée. Imagine qu'un intrus s'invite dans votre maison, c'est plutôt dangereux. » Piochant dans le sac, j'en sorti une pomme toute ronde et verte acidulée que je fis pivoter entre mes doigts avant de relever un visage radieux accompagné d'un large sourire vers ma jolie Bluenn. « Oh mais attends, c'est ce qui est en train de se produire, pardi ! » Visiblement amusé par la situation, je me mis à asticoter la pomme contre ma fausse blouse de travail pour la départir d'éventuelles particules de poussière. Les robinets étant hors service, il fallait savoir improviser. Contournant la table, je m'approchai de Bluenn qui n'avait pas bougé et une fois face à elle, j'arrêtai de nettoyer ma pomme pour la lui présenter d'un geste prompt mais nullement agressif. « Elle est pour toi. Et détends-toi, ça devient ridicule ta fausse frayeur à chaque fois que je m'approche de toi. On sait tous les deux que tu es assez débrouillarde pour me fausser compagnie. » Je marquai une pause pendant laquelle mes yeux furent zébrés d'un éclair funeste au souvenir du coup qu'elle m'avait flanquée lors de notre première altercation. Comme miné par ce souvenir, j'ajoutai alors en serrant sensiblement ma clef à molette. « Même si c'est vrai que je suis peut-être un peu mieux équipé aujourd'hui. » Je fis ensuite un pas en arrière comme pour la convaincre que je ne lui ferais pas de mal tant qu'elle ne ferait pas l'idiote. Puis, d'un signe de tête, je désignai la pomme qu'elle n'avait pas croqué, naturellement. « Mange-la. Elle n'est pas empoisonnée, tu viens de l'acheter. Crois-le ou non, je suis venu en « ami » dans l'unique but de prendre de tes nouvelles. » Et de te voir une nouvelle fois t'affoler face à moi et t'entendre me supplier de t'épargner en pleurnichant comme personne ne t'aurai jamais vu faire mais ça, je le gardai pour moi. C'était quand même délectable d'avoir une telle emprise sur une starlette d'Hollywood que tout le monde percevait comme intouchable, prometteuse et magistrale, l'avoir dans la paume de ma main comme une figurine en papier que je titillerai par la flamme d'un briquet.
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Message(#) Sujet: Re: n°3139, Apple Road ▬ you're so bad, you're so bad, you're so bad. Jeu 27 Jan 2011 - 23:42

La haine. Elle n'avait jamais détesté autant quelqu'un. Ou peut-être que si, ses parents en faisaient partis mais peu importe, ce qui était certain, c'était qu'elle éprouvait un tel sentiment de haine à l'égard de Joe, qu'elle suppliait les cieux pour qu'il se taise. Elle restait pourtant tétanisée, effrayée par ce qu'il pouvait bien lui passer par la tête. C'était un homme imprévisible mais extrêmement intelligent. Il savait s'y faire, et elle avait tout à parier qu'elle n'était pas la première à subir les pulsions folles de Joe. Il était sans doute pire que ces fans obsédés par leur célébrité favorite, il se trouvait au delà de tout ce que Bluenn avait connu jusqu'ici. Elle aurait tout fait pour ne pas à avoir se trouver sur le chemin de cet homme qui, depuis son agression, faisait de sa vie un véritable cauchemar. Personne n'était au courant, qu'il s'agit de sa première rencontre avec Joe et de tout le reste. Elle n'avait pas trouvé le courage d'en parler à qui que ce soit, préférant garder ce traumatisme pour elle, quitte à davantage en souffrir. On ne pouvait dire que la présence de son agresseur à quelques pas d'elle pouvait l'aider. Elle avait bien saisi qu'il prenait un malin plaisir à la torturer, plus mentalement que physiquement même s'il n'a jamais été très tendre avec elle dans le second cas. Pourquoi elle ? Elle se posait constamment la question. Qu'avait-elle fait de mal pour mériter qu'il s'acharne autant sur sa personne ? Elle bouillonnait de l'intérieur, ne sachant que faire, se sentant si vulnérable et elle détestait cela. Même si sa vie brillait grâce à la célébrité et aux paillettes, elle n'avait rien de parfaite.
Elle le laissa parler, préférant rester muette et puis, qu'aurait-elle dit ? Les seules choses qui lui venaient à l'esprit pour le moment étaient un lot d'insultes, ce qui n'aurait absolument pas arrangé sa situation. Elle fit un mouvement de recul lorsqu'il s'approcha, pourtant toujours bloquée par le mur. Tout en gardant tous ses sens en alerte, elle tentait tant bien que mal de chercher une solution, un échappatoire. Elle refusait qu'il la détruise encore un peu plus, il avait assez joué avec elle. Elle posa son regard sur la pomme qu'il lui tendait, elle ne bougea pas d'un poil. « Même si c'est vrai que je suis peut-être un peu mieux équipé aujourd'hui. » Cela voulait tout dire, et elle n'avait qu'à regarder l'objet qu'il tenait dans son autre main pour bien saisir son sous-entendu. Il fit un pas en arrière, comme si ce simple petit mouvement allait détendre Bluenn. Il lui tendait toujours la pomme, et elle hésitait, elle savait que le contrarié pouvait être une mauvaise idée. Elle se décida donc et attrapa la pomme en faisant exprès de ne pas le toucher. Un seul contact avec la peau de Joe suffisait à la dégouter. Elle examina le fruit, elle savait qu'elle n'avait rien à craindre en le mangeant mais il restait un « cadeau » de Joe et c'était un mauvais départ. Il avait tout l'air de lui ordonner de croquer la pomme, ce qu'elle finit par faire au bout d'une poignée de secondes. Elle avala difficilement, la gorge serrée et une fois que le doux goût sucré passa, elle rompit le silence. « Nous n'avons visiblement pas la même définition du mot « amitié ». » Elle se rappela de la soirée à Paris, ce soir où il s'était fait passé pour son fiancé aux yeux de tous – et qui avait eu pour effet de mettre en pétard l'agent et meilleur de Bluenn : Rafael.  Il lui avait alors dit qu'ils pouvaient se tutoyer, même si elle avait encore un peu de mal à faire comme si elle était proche de Joe, elle suivit de nouveau ce « conseil ». Après tout ce qu'ils avaient traversés ensemble, autant laisser de côté les bonnes manières et les politesses. « Des nouvelles ?! Je dirais plutôt que c'est simplement une excuse pour savoir si je me porte bien ou si je suis au bord du suicide après ton passage... » Elle le défia une seconde du regard, elle ne cherchait pas à le provoquer même si de nature, elle pouvait être facilement arrogante avec une personne qu'elle n'appréciait pas. Inutile de jouer avec le feu en compagnie d'un homme qui était capable de la tuer sans aucune difficulté même si elle était persuadée qu'il pouvait lui briser le cou pour un oui ou pour un non. « Serait-ce de la folie de te demander qui tu es réellement ? » Elle n'était pas naïve, il y avait de forte de chance pour qu'il ignore sa question plutôt qu'il joue la carte de l'honnêteté et prenne le risque de se dévoiler. C'était aussi une façon déguisée de le garder occupé le plus longtemps possible, de peur qu'il s'ennuie et trouve cela amusant de se laisse aller à son esprit tordu.

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Message(#) Sujet: Re: n°3139, Apple Road ▬ you're so bad, you're so bad, you're so bad. Mer 9 Fév 2011 - 20:05

Un demi-arc de sourire se crayonna sur mes lèvres lorsqu’elle accepta la pomme tout en prenant bien soin d’éviter de me toucher. Ce n’était pas très discret mais ça ne me vexait pas. Si à moi cela n’aurait sans doute procuré aucune sensation, il était fort à parier qu’elle en aurait tremblé de la tête aux pieds. C’était dommage qu’elle me prive d’un tel spectacle mais quelque chose me disait que ce n’était que partie remise. Après tout, je l’avais à mon entière disposition et je n’étais pas pressé. A ma grande surprise, elle croqua la pomme le plus simplement du monde. A quoi m’étais-je attendu ? Peut-être à ce qu’elle me la lance en pleine poire. Il semblait que la petite actrice en détresse n’avait pas encore l’appétit coupé, ce qui était très intéressant. Sans faire la moindre remarque, je l’écoutai critiquer mon utilisation du mot « amitié » et bronchai à peine. Évidemment que ma notion d’amitié n’était pas la même que la sienne sinon il était certain que je ne serais pas ici à l’heure qu’il est. Je ne suis pas du genre à pleurer sur mon sort mais je sais voir la vérité en face et celle-ci n’était pas bien jolie : je n’avais pas d’ami. Pas au sens le plus vulgaire, en tout cas. J’avais énormément de contacts et les soirées mondaines, entouré de dizaines de personnes, me connaissaient mais je ne pouvais pas sortir un seul nom qui ait une véritable importance à mes yeux. Et ce n’était pas plus mal. J’avais déjà fais l’erreur à plusieurs reprises de m’ouvrir à autrui et aucun résultat satisfaisant à la clef. Certaines personnes sont faites pour être entourées, d’autres pour être solitaires et moi, pour être entouré sans ressentir quoique ce soit. Je fus surpris ensuite de l’entendre me défier et surtout, poser sur moi ses petits yeux furieux avant autant de fougue. Elle avait du beaucoup travailler là-dessus, il faut le reconnaître et rendre à César ce qui est à César. Mais évidemment, elle allait devoir en assumer les conséquences car il est bien connu que je ne supporte que difficilement qu’une femme me brave de la sorte. Je fis une moue circonspecte en astiquant d’un coin de ma manche l’outil que je tenais encore entre mes doigts avant d’arquer un sourcil quand elle me demanda franchement qui j’étais. En tout cas, je n’étais pas le Père Noël et elle pouvait continuer encore longtemps de rêver … Avec simplicité, je désignai le nom épinglé sur ma tenue de plombier. « Prince Colloway ? » Je fis un pas vers elle. « Je suis personne et tout le monde à la fois. N’est-ce pas précisément ce que vous êtes, vous autres acteurs ? Des pantins polymorphes ? Sauf que moi, je ne me cantonne pas à un territoire délimité par des caméras. Vois-tu, j’évolue sous les yeux du commun des mortels en live, ma vie entière est une scène et c’est ce qui la rend si excitante. Shakespeare n’avait pas tord. » J’approchai son visage du sien et une fois que nos nez étaient à deux doigts de se frôler, ajoutai dans un murmure, sans ciller. « C’est pour ça que tu ne peux pas défaire ton regard de moi. Je suis ce que tu rêverais d’être : l’acteur ultime. » Redressant mon buste mais ne la quittant pas des yeux, je perdis en un instant la flamme passionnée qui venait de briller dans mon regard pour une expression plus menaçante et moins intimiste. « Mais tu as raison, je suis venu dans un but précis. Autre que réparer ton évier (qui est dans un état déplorable d'ailleurs, et sans doute encore plus depuis mon passage) cela va de soi. Je suis venu vérifier que tu n’avais pas parler. » Je la toisai du regard avec dédain, la détaillant de bas en haut. « Et visiblement, c'est le cas. Apparemment, je ne suis pas le seul à ne pas avoir d'ami assez proche méritant ce genre de confession. » J'eus un sourire narquois avant de fondre sur elle sans prévenir et de la bloquer contre le mur de toute ma carrure, les bras de chaque côté de son corps, plaqués contre le mur mais ne la touchant pas encore. « Parce que tu peux être sûre que je te bousillerai si tu ouvres la bouche. Et pas uniquement toi, j'ai fais la charmante rencontre de ta colocataire, une actrice aussi, et je peux te garantir que mon imagination a crépité quand je me suis mis à imaginer son visage sous une lame de cutter. » Ma mâchoire crispée et mon regard glacial n'accordaient pas le moindre doute : je ne plaisantais pas. C'était d'ailleurs un dada de plus en plus répandu chez moi : celui d'imaginer les jeunes femmes provocatrices et chétives sous les pires torsions.
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Message(#) Sujet: Re: n°3139, Apple Road ▬ you're so bad, you're so bad, you're so bad. Lun 14 Fév 2011 - 17:45

Elle était réellement tombée sur la crème de la crème. Fou, manipulateur, intelligent mais terriblement dangereux. Elle aurait préféré se contenter d'un fan un peu trop collant plutôt qu'un homme comme lui. Elle détestait, si elle avait un moyen de le tuer avec sa malheureuse pomme, sans doute elle n'hésiterait pas une seconde mais elle n'était qu'un agneau face au loup. Pauvre victime qu'elle était, elle n'était qu'une marionnette entre les mains expertes de son agresseur. Rien que la proximité soudaine entre lui et elle la répugnait. Elle ne supportait plus son odeur, elle ne supportait plus qu'il puisse se jouer d'elle mais elle était en position de faiblesse, un seul mouvement et c'était terminé. Elle tenta par tous les moyens de faire taire les frissons qui parcouraient dans son dos. En effet, elle ne pouvait détourner le regard, car quand bien même elle s'y risquerait, il ferait en sorte qu'elle ne voit que lui. Elle était beaucoup effrayée par ce qu'il pouvait faire d'elle plutôt que par admiration envers lui. Etait-ce possible d'admirer un homme comme lui ? Bien sûr, il était brillant, il savait s'y prendre et Bluenn se trouvait toujours plus idiote d'avoir le rôle de la femme soumise. Ce n'était pas ce qu'elle était, et elle n'avait plus jamais endossé cette étiquette depuis qu'elle avait quitté l'Italie. Elle avait en face d'elle une version bien plus perverse, bien plus dérangée de son père et la colère grimpa d'un cran. S'il y avait bien un homme qu'elle haïssait plus que tout, c'était bien l'homme qui lui avait servit de père minable. Elle buvait chaque mot, chaque parole qu'il balançait mais le bruit assourdissant des battements de son coeur contre ses tempes étaient bien plus présent. Pouvait-elle se permettre d'être insolente à moins de vouloir perdre la vie ? Elle le savait capable de lui briser le cou, mais plus il l'emprisonnait à sa manière, plus elle avait envie de hurler sa libération. C'était horrible d'espérer une chose pareille, mais elle aimait tant qu'il trouve une nouvelle proie, une nouvelle femme à harceler et rabaisser plus bas que terre. Si les choses étaient plus simples, elle aurait parlé de tout ceci à la police mais elle n'avait pas trouvé le courage de franchir cette étape. La menace de Joe était bien trop efficace sur elle et c'était ce qui l'agaçait davantage. Non, elle était prise au piège, et n'était capable de rien d'autre que d'être le jouer d'un homme tyrannique. « (…) Et visiblement, c'est le cas. Apparemment, je ne suis pas le seul à ne pas avoir d'ami assez proche méritant ce genre de confession. » Elle se pinça les lèvres, les mots arrivèrent dans sa bouche avec une telle violence qu'elle devait faire en sorte de rester muette, mais c'était peine perdue. Elle aurait beau se pincer jusqu'au sang, elle ne pouvait se taire plus longtemps. « Nous sommes en rien comparable, ne me mets pas dans le même sac que toi ! » Venait-elle de signer son arrêt mort ? La fin de plusieurs mois de peur ? Ce qui était certain, quoiqu'il se passe, elle ne lui rendrait pas la tâche facile. Si elle se comportait en parfaite petite victime, elle ne lui laissera pas le plaisir lorsqu'il voudra lui faire subir son dernier jeu. Et l'instant qui suivit son arrogance, elle crut réellement que le moment était venu. Il fondit sur elle avec une telle violence qu'elle réprima une grimace de douleur. Les menaces tombèrent, toutes aussi glaçantes d'horreur que les autres. Si elle acceptait d'être son divertissement, elle refusait qu'il puisse s'en prendre aux personnes autour d'elle. « Ma bouche continuera de rester fermer à condition qu'aucune personne autour de moi ne souffre de ta présence ! » souffla-t-elle, la voix étrangement calme alors que tout son être ne demandait qu'à se laisser tomber sur le sol et maudire cet homme pour le mal qui lui faisait subir.

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Message(#) Sujet: Re: n°3139, Apple Road ▬ you're so bad, you're so bad, you're so bad. Ven 4 Mar 2011 - 22:52

Un agréable frisson parcourut mon échine lorsqu'elle haussa la voix sur moi. C'était inexplicable : à chaque fois qu'elle montrait de la résistance, cela m'excitait comme un gosse. Un peu comme si mon pantin préféré décidait enfin de se rebeller et d'agir par lui-même. Mais je devais rester vigilent, à vrai dire, je devais même redoubler d'attention parce qu'elle pouvait aller très loin. J'en avais malheureusement déjà fait l'expérience lors de notre première rencontre … Mon sourire amusé se tordit donc en une expression plus sévère et intransigeante. Elle ne voulait pas être comparée à moi, certes. Mais qu'elle ne s'aventure pas à aller plus loin. La moindre insulte à mon égard et je risquai de littéralement péter un câble. Bien sûr, je lisais parfaitement dans ses yeux qu'elle pensait aux pires jurons lorsqu'elle me regardait, elle devait même se retenir à chaque seconde de m'en lancer un au visage mais il valait mieux pour elle qu'elle s'abstienne. Je n'étais pas le genre d'homme à accepter de me faire insulter par une femme – surtout si celle-ci n'est pas un modèle de bonnes mœurs. Oui, qu'elle le veuille ou non, Bluenn gardait toujours l'image dans mon esprit de la petite lapine dévergondée et aguicheuse qui m'avait tant écœuré ce fameux soir. D'une voix doucereuse, je lui soufflai pour toute réponse un « Soit. » qui n'engageait en rien. Elle avait beau prétendre que nous n'étions pas similaires, plus les choses allaient et plus je nous trouvais de point commun … A commencer par notre solitude réciproque. Cela se voyait parfaitement qu'elle était seule. Elle pouvait s'en défendre, dire qu'elle vivait en colocation, qu'elle avait des amis et des fans par centaines mais elle restait profondément seule. Peut-être était-ce de ma faute … Mais j'avais plutôt l'impression que ce sentiment chez elle datait de bien avant ma rencontre. J'ignorais tout de son passé et de son enfance mais j'avais la forte impression qu'elle avait du dès le départ se débrouiller par ses propres moyens et ne compter que sur elle-même. Et en cela je me reconnaissais beaucoup en elle. C'était aussi sans doute pour ça que je ne cessai de revenir vers elle … Quelque chose chez elle, un mystère et une force m'attiraient irrémédiablement. Si au départ Bluenn n'avait qu'une importance minime à mes yeux (après tout, elle n'était pas la première ni la dernière femme que « j'importunais » de la sorte), aujourd'hui elle était ce qu'on pouvait appeler une obsession. Malsaine pour certains, mais censée pour moi : après tout, il s'agissait juste du seul moyen pour moi pour m'approcher d'elle. Mais halte là, je vous vois venir : je ne regrette rien. A recommencer, je ferais exactement la même chose pour une bonne et unique raison : on ne peut mieux connaître quelqu'un que dans ses instants de souffrance. Ainsi, j'étais sûr de faire partie des rares personnes qui la connaissaient le mieux. J'avais le luxe de ne pas subir le superflu des bienséances, des politesses et des hypocrisies. Entre nous, c'était brut.

Quand elle reprit la parole en guise de réponses à mes menaces, je fus étonné de m'apercevoir qu'elle faisait preuve d'un étonnant sang froid. De toute évidence, j'avais touché un point sensible chez elle : ses proches. Aussi solitaire qu'elle puisse l'être, elle ne semblait pas se faire à l'idée que je puisse m'en prendre à son entourage. Hypocrite. Ou sotte, au choix. Mais elle avait l'air convaincu et déterminé. Par pure provocation, j'eus envie de lui rire au nez mais son offre était beaucoup trop importante pour jouer avec. Elle venait de me faire la promesse qu'elle ne chercherait pas à me dénoncer ou me coincer et même si je ne faisais confiance à personne en principe, je faisais là le choix de la croire. Après tout, c'était dans son meilleur intérêt et elle ne semblait pas être assez bête pour ne pas s'en rendre compte. Après avoir porté sur elle un long regard d'évaluation, plus pour l'intimider et lui faire comprendre qu'elle n'avait pas intérêt à se jouer de moi, je m'écartai brusquement de son corps et m'essuyai les mains l'une contre l'autre comme si je venais de faire un travail manuel particulièrement délicat. Je restai à bonne distance d'elle mais je ne la regardai plus. « Condition acceptée. Tant que tu restes sage, je le serais aussi. » J'abandonnai ma clef à molette sur la table de la cuisine, près de son sac de course comme en gage de ma bonne foi puis, je me retournai vers elle avec un air joyeux et enthousiaste absolument déplacé. « Tu ne m'offres pas le thé, ou quelque chose à boire ? » Très sincèrement, je n'avais pas beaucoup d'espoir. Mais l'expression dure et calme qu'elle affichait, l'assurance nouvelle qu'elle venait de gagner m'irritaient et j'avais l'irrépressible besoin de la déstabiliser avant de clôturer cet entretien surprise. « Même si je risque d'avoir du mal à me retenir d'attraper la bouilloire pour m'amuser avant – et avec – toi. » Un sourire goguenard sur les lèvres mais rien ne plus. Je pouvais tout aussi bien plaisanter qu'être tout à fait sérieux et quelque chose me disait qu'elle n'allait pas prendre le risque de croire à une blague ; bien que cela le fut.
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Message(#) Sujet: Re: n°3139, Apple Road ▬ you're so bad, you're so bad, you're so bad. Dim 20 Mar 2011 - 21:21

Elle sentit un brin soulagée de le voir s'éloigner d'elle, tout en acceptant le contrat. Elle la fermerait comme elle le faisait depuis des mois maintenant, et lui promettait de ne pas toucher à ses proches. C'était risqué de lui faire confiance, mais avait-elle le choix ? Elle était prisonnière de ce jeu malsain, elle ne pouvait rien faire d'autre qu'espérer qu'il n'ait qu'une parole. Finirait-elle alors par s'habituer à sa présence ? Elle ignorait de quoi serait fait le futur, s'il allait continuer à l'importuner de la sorte sans qu'il ne risque quoique ce soit. Elle était affreusement fatiguée d'être constamment effrayée à l'idée de tomber sur lui. Il venait de pénétrer dans sa demeure, le seul endroit où elle pouvait encore se sentir en sécurité. Il lui avait enlevé cela aussi. Il s’immisçait dans sa vie, apparemment déterminé à y rester pour un long moment. Ne pouvait-il pas se lasser d'elle ? C'était ce qu'elle espérait au plus profond de son cœur. Elle qui avait longtemps refusé de s'afficher soumise face à son père, voilà qu'elle l'était face à cet homme. Elle détestait ce sentiment, et comme pour se rassurer, elle commençait à se dire que s'il avait voulu en finir avec elle, il l'aurait fait depuis un moment. C'était stupide. Il était imprévisible, et prenait surtout plaisir à la torturer. Il ne semblait pas pressé de mettre fin à leur petit jeu.
L’enthousiasme soudain dont faisait preuve Joe l'agaça mais l'effraya aussi. Il changeait d'attitude comme de chemise, passant d'un ton menaçant à vous faire froid dans le dos à celui de quelqu'un de parfaitement amical. Elle ne savait quoi répondre. Elle se voyait mal lui sourire et se charger de lui faire mijoter un petit truc comme elle le ferait volontiers avec un ami. En apparence – pourtant – elle était parfaitement calme. Ses capacités à jouer avec les émotions étaient bien utiles à l'heure actuelle. Intérieurement, elle était tout ce dont Joe rêverait de voir se lire sur son visage. Elle était répugnée, terrorisée et brisée ; en plus de nourrir une haine sans pareil à son égard. Il faisait ressortir son côté le plus sombre, destructeur et elle le haïssait pour cela, entre autre.
Sa nouvelle remarque eut le don de la perturbée, elle plissa les yeux comme pour l'examiner et s'attendre à ce qu'il joigne le geste à la parole mais il ne fit rien pour le moment. Son cœur se serra encore plus, elle mettait tout en œuvre pour ne pas lui montrer ne serait-ce qu'une lueur de faiblesse. Elle savait qu'il n'attendait que cela, qu'elle craque et qu'il puisse l'achever. Dans un élan que l'on pourrait qualifier de courage ou de stupidité, elle s'approcha du plan de travail, diminuant la distance entre elle et son bourreau. « Pourquoi moi ? Qu'ai-je donc de particulier pour que tu reviennes sans cesse vers moi ? » lança-t-elle subitement sur un ton curieux. Elle ne cherchait pas à échanger de belles paroles avec lui, mais elle estimait être en droit d'avoir des réponses mais s'il décidait de ne pas répondre, elle n'insisterait pas. Elle y reviendrait simplement un autre jour, sachant qu'à présent, il ne la quitterait pas de si tôt.

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Message(#) Sujet: Re: n°3139, Apple Road ▬ you're so bad, you're so bad, you're so bad. Dim 3 Avr 2011 - 16:42

Je pourrais passer des heures à l'observer. Son air effrayé, ses sourcils se fronçant, ses mimiques fugaces mais nettes lorsqu'elle tente de reprendre courage. Avec le temps, j'avais appris à traduire chacune de ses expressions sans jamais m'en lasser. Mais tout de même, je dus reconnaître que je n'avais pas prévu le mouvement qu'elle fit pour se rapprocher de moi et je m'attendais encore moins à la question qu'elle me posa. Qu'est-ce qu'il lui prenait ? N'avait-elle rien compris à tout ce que je lui disais depuis quinze minutes voire depuis que nous nous connaissions ? Les questions ne fonctionnaient pas dans ce sens. « Pourquoi pas toi ? » Lançai-je du tac-o-tac. Je la regardai avec dédain. Mes traits s'étaient fait plus agressifs et trahissaient mon ennui. « L'habitude, dirons-nous, je n'en sais rien. » Je n'avais pas bouger d'un poils mais mon attitude prouvait que je n'aimais pas des masses cette proximité retrouvée malgré moi. Je m'étais refermé sur moi-même comme un coquillage qui se faisait embêter par un élément étranger. C'était un comble : je me permettais comme personne de m'introduire dans sa vie, de la chambouler de haut en bas et de ne l'abandonner que tétaniser ou physiquement blessée mais lorsqu'elle tentait de me poser une question plus personnelle, j'étais incapable de garder le cap et d'être à la hauteur. Lui présentant mon dos en un éclair, je fis mine de revenir auprès de l'évier que j'avais laissé plongé dans un bazar sans nom. Je m'accroupis devant et commençai à triturer les tuyaux en semblant davantage vouloir les bousiller que les réparer mais mon esprit était ailleurs. Sa question me turlupinait encore. Je ne m'étais jamais demandé précisément pourquoi elle en particulier attisait toute mon attention avec autant d'application. Je l'épiais depuis des mois, je la traquais régulièrement et pourquoi ? Pour cinq minutes de contact par-ci, par-là ? C'était insensé, même pour un type comme moi. Il fallait que j'y remédie, d'un moyen ou d'un autre. Elle n'était qu'une demoiselle parmi d'autres après tout, elle ne méritait pas l'attention que je lui dévouais. Mais c'était si délicieux … Je me rendais malheureusement compte que je devenais dépendant d'elle, qu'elle éveillait chez moi un intérêt bien trop spécifique et appuyé. Drame. Jamais je n'aurais permis une telle chose avant : les femmes qui m'attiraient n'étaient pas des poupées et encore moins des « actrices ». Dégouté par moi-même, je relâchai le tuyau et me relevai brutalement. J'allais mettre un terme à ce manège tout de suite. J'allais faire cesser ces pulsions qui me poussaient inlassablement dans sa direction. Non pas pour la soulager elle, mais pour me soulager moi. Je me retournai donc une nouvelle fois vers elle avec une fougue retrouvée. C'était moi à présent qui m'avançai vers elle, un sourire mauvais aux lèvres et l'œil avide. Elle m'avait cherché et elle allait me trouver. Cette fois-ci, je ne la forçai pas à reculer mais la prit carrément par le bras pour l'attirer vers moi. Elle pouvait se débattre autant qu'elle voulait, mes doigts fermement serrés autour de son poignet ne lui laissaient aucun espoir d'évasion si elle tenait à son bras. Passant mon autre main au niveau de son visage, frôlant sa joue d'abord puis l'arc de son menton, mes doigts se placèrent avec une expertise à faire froid dans le dos sur son cou. Je ne pressai pas encore mais il était clair qu'un geste de ma part et elle s'étranglait. « Que ce soit toi ou une autre Bluenn, à quoi cela t'avancera-t-il de savoir pourquoi ? C'est ainsi et tu ferais mieux de te faire à cette idée. Ne me pose plus aucune question ou je te jure que ce sera la dernière chose que tu feras. Je suis là, un point c'est tout. A toi de combiner avec, comme les dizaines de femmes que j'ai tourmenté avant toi. Inutile de faire ta maligne. Tu n'es pas une exception, tu n'es pas la « femme qui sort du lot », tu es ma marionnette, mon jouet du moment jusqu'à ce que je me lasse, rien de plus. » Murmurai-je entre mes dents avec cruauté mais d'un calme exemplaire. J'avais retrouvé mon contrôle. Ou du moins, en étais-je convaincu. Il était hors de question qu'elle perçoive le doute à son égard qui m'avait envahi deux minutes plus tôt.
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Message(#) Sujet: Re: n°3139, Apple Road ▬ you're so bad, you're so bad, you're so bad. Ven 29 Avr 2011 - 20:36

Joe n'était pas qu'une étiquette, il ne s'agissait pas seulement d'un homme dérangé, il était bien plus que cela, il était complexe. Bluenn le savait et si par moment elle se risquait à vouloir le comprendre, le plus souvent elle ne cherchait pas à s'y aventurer. Le plus important à savoir, était qu'il était impulsif. Il aimait contrôler la situation et s'il se rendait compte qu'elle lui échappait, il mettrait tout en œuvre pour reprendre les rennes. En lui demandant pourquoi il revenait toujours vers elle, elle ne n'espérait que des réponses évasives, voire même un peu de menace. Elle n'attendait donc pas spécialement une réponse honnête de sa part, néanmoins son comportement la perturba légèrement. Il ne réagissait jamais comme elle pouvait l'imaginer. Il était donc clairement difficile pour elle d'anticiper les mouvements de son bourreau, ce n'était pas la première fois qu'il se jouait ainsi d'une femme, malheureusement.
Il s'éloigna d'elle et Bluenn en conclue qu'il désirait mettre de la distance entre eux. Elle ne bougea pas, elle se contenta de l'observer. C'est à ce moment précis qu'elle aurait pu se donner une chance de s'en débarrasser, après tout il lui avait tourné le dos. Elle pourrait aisément s'emparer d'un couteau de cuisine et en finir. Mais malgré tout le monde qu'il lui avait fait et continuait à lui faire subir, elle n'aurait jamais le courage de tuer un homme – aussi pourri qu'il puisse être. Elle était prisonnière de ses propres principes. Elle n'aurait pas non plus une seule chance en décidant de s'enfuir, elle était persuadée qu'il réussirait à l'attraper avant même qu'elle ne touche la poignée de la porte. Le plus sage, pour le moment, était donc de rester immobile, de faire doucement oublier sa présence. La peur, constamment présente en la présence de Joe, commença légèrement à redescendre alors que le silence était maitre. Elle ne baissa pourtant pas sa vigilance, elle savait qu'il était capable de tout et qu'il ne fallait pas se fier à son calme. Ne dit-on pas que le danger vient surtout de l'eau qui dort ? Ceci n'est qu'une apparence, elle ignorait ce qu'il se passait dans la tête de son agresseur. Peut-être même établissait-il un plan pour torturer davantage l'actrice. Elle connaitrait bien assez tôt son sort puisque Joe se releva soudainement. L'italienne sursauta brièvement, ses yeux s'agrandirent considérablement en le voyant s'approcher d'elle. La pression qu'elle sentit sur son poignet la fit gémir de douleur et il serrait de plus en plus. La question qu'elle lui avait posé quelques minutes plus tôt ne lui avait absolument pas plu. Elle soutint difficilement son regard alors qu'il crachait son venin avec un calme exemplaire, ce qui donnait un effet encore plus menaçant. « J'ai compris. » Elle tenta de libérer son poignet mais il la tenait toujours très fermement. « Tu me fais mal...s'il te plait... » C'était ce qu'il voulait non ? La voir le supplier, être réduite à lui demander une faveur. Comme il l'avait si bien dit, elle n'était plus qu'un jouet, une marionnette guidée par les pulsions sadiques et tordues de Joe. Elle devenait ce qu'elle détestait le plus, ce genre de femme soumise, qui se tait lorsque l'homme parle et qui exauce tous ses désirs. Elle devenait sa mère.

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Message(#) Sujet: Re: n°3139, Apple Road ▬ you're so bad, you're so bad, you're so bad. Dim 3 Juil 2011 - 2:41

Mes doigts crispés tenaient leur prise comme s'il s'agissait d'un poisson ne cessant de gigoter à la sortie d'une rivière. Mon expérience de pécheur de fortune en étant gosse, en Louisiane, semblait m'avoir laissé de bons réflexes car malgré ses différentes tentatives pour se libérer de mon emprise, Bluenn n'arrivait à rien. A strictement rien. Elle était à ma merci et ne pourrait jamais faire quoique ce soit pour changer la donne. Lorsqu'elle répondit qu'elle avait saisi le message, mon visage n'exprima pourtant aucun signe de joie ou d'autosatisfaction. Bizarrement, ça ne m'amusait plus tant que ça de la voir se soumettre aussi docilement à mes quatre volontés. J'aimais quand elle se débattait, quand elle jouait l'effarouchée parce qu'alors, j'avais l'impression d'avoir un être humain digne de mon intérêt en face de moi. Mais là, elle n'était plus qu'une poupée de chiffon abîmée, à des kilomètres de la femme impétueuse qui m'avait asséné un coup bien porté lors de notre première rencontre. Je l'avais bien maté. Et sans doute un peu trop.
Nerveux et visiblement peu satisfait de ce que j'obtenais finalement d'elle, je lâchai d'un geste brusque son poignet au bout d'interminables secondes, comme si soudainement ce contact m'horripilait. J'avais toutefois toujours une main posée au niveau de son cou mais je n'exerçai aucune pression. Conscient que je jouais avec le feu maintenant qu'elle avait les mains libres, j'encadrai sa mâchoire de ma main puissante et la forçai à lever le regard pour soutenir le mien. Nos visages étaient très proches l'un de l'autre mais à mon niveau, je ne laissai pas de place pour une quelconque attirance physique. Si je la tenais ainsi, c'était pour l'observer. L'examiner à la manière d'un médecin qui essayerait de déceler les séquelles qu'un traumatisme venait de causer sur elle. Lentement, mes lèvres prononcèrent ces mots avec un arrière goût amer de déception et de consternation. « Tu as changé. » J'avais une fleur fanée entre les mains. Techniquement, j'aurais dû m'en réjouir : j'étais arrivé à mes fins, j'avais exclu d'elle toute sa suffisance de starlette et son désir d'aguicher les hommes qu'elle croisait mais en ce faisant, j'avais aussi coupé toute vie et spontanéité en elle. Je n'étais pas au point de regretter quoique ce soit, mais je la préférai à nos débuts. Lorsqu'elle était encore difficilement domptable, lorsqu'elle était une fougueuse étrangère. Maintenant, je la connaissais par cœur et je faisais d'elle exactement ce dont je voulais ; ce n'était plus drôle. Enfin, doucement, une fois que j'eus fini de poser sur elle un regard consterné, mes doigts glissèrent le long de sa mâchoire puis de son cou et se retirèrent d'elle avant de toucher sa poitrine. Je n'avais jamais essayé de profiter d'elle sexuellement et ça n'allait pas commencer maintenant. Non pas que l'idée ne m'avait jamais traversé l'esprit, au contraire au départ, j'aurais pu éprouver du désir à son égard mais maintenant, elle n'était plus qu'un coquillage vide. Avec un sourire sans joie, j'ajoutai alors sans la lâcher du regard. « Je crois que l'on peut dire que mon travail est terminé, ici. » Évoquais-je mon faux numéro de plombier ou plus généralement ma mission de « violent donneur de leçon » avec elle ? Je ne le précisai pas mais les deux étaient envisageables à mes yeux. Il était temps pour moi de partir et pour la première fois depuis que l'on se connaissait, je n'en ressentait aucun regret. Je n'avais plus envie de la revoir, en tout cas, pas tant qu'elle serait dans cet état déplorable. Nous n'avions plus rien à faire l'un avec l'autre maintenant qu'elle était devenue une marionnette sans défense. J'avais rempli ma mission, je pouvais partir le cœur léger. Et pourtant, mon cœur ne l'était pas. J'éprouvai pour Bluenn … de la pitié. Il y a-t-il un nom pour le syndrome de l'agresseur qui se prend d'affection, qui éprouve de l'empathie pour sa victime ? Si oui, je comprenais que j'en étais atteint.
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