AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Lies always catch up with us one day. [ENDED]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Lies always catch up with us one day. [ENDED] Sam 18 Déc 2010 - 0:24




« Jesus and Rock N'Roll couldn't save my immoral soul »

pride s.berrington & goldie stewart


♠ Flash-Back | 24 DECEMBRE
Comme prévu, Goldie Stewart s’était rendu dans l’état du Texas, plus précisément à Dallas, le fief de sa grande famille. La dernière fois qu’elle y avait mis les pieds, elle avait drogué délibérément sa belle-mère pour lui déclencher une fausse couche. Pour sa décharge, Goldie venait de vivre les pires jours de sa vie, son fiancé ne s’était jamais pointé à son mariage et elle avait dû faire annuler la cérémonie alors que tout le monde avait déjà pris place dans l’église. Alors apprendre que la bimbo que son père avait épousé seulement quelques mois après la mort de sa mère attendait un enfant, n’avait rien arrangé à l’état psychologique de la jeune blonde. Et quand son père eut l’audace de la forcer à ramener son joli petit corps pour les fêtes de fin d’année, elle l’avait maudit. Elle aurait été enchantée de passer ses journées avec sa famille qui l’aurait chouchouté toute la journée, mais cette fois-ci, le tableau était différent. Son frère, qu’elle détestait au plus haut point, avait décidé de gâcher le moment que sa jeune sœur préférait dans l’année. En effet, il avait décidé de fêter ses fiançailles en grande pompe la veille de noël, le jour où toute la famille Stewart serait réunie. Et comme elle s’y était attendue, Goldie avait été obligée d’écouter tous les jours pendant presqu’une semaine, les louanges que tout le monde faisait sur son frère qui représentait l’honneur de la famille. Lui, si parfait, celui qui avait décidé de prendre la tête de la compagnie familiale lorsque son père partirait à la retraite. Goldie aurait aussi été capable de poser ses fesses dans un fauteuil en cuir derrière un grand bureau et donner des ordres, mais apparemment personne ne croyait en son potentiel de chef d’une multinationale qui valait plusieurs millions et dont le secteur n’était autre que l’or noir de cette chère planète. Alors la jeune Stewart avait passé ses journées à se réconforter en avalant ses chocolats préférés et en ne trouvant que des défauts à la nouvelle fiancée de son frère. La première fois qu’elle l’avait vu elle avait su qu’elle ne s’entendrait pas avec elle, pas comme avec Micaela. Même son fils Austin avait droit à ses petits moments de gloire, dernier né de la patrie, il avait attiré l’intention de tous et avait été couvert de cadeaux. Ces fêtes n’avaient donc rien eut de réjouissant pour Goldie. La seule bonne nouvelle qu’elle avait reçu avait été l’appel de son avocat qui lui annonçait que ses papiers de divorces étaient près et n’attentaient que sa jolie signature. Elle aurait très bien pu se les faire envoyer sur place, mais l’idée de quitter cet endroit où elle n’était pas le centre de toutes les intentions était plus que réjouissante ; A Ocean Grove, elle était sûre au moins de ne pas passer inaperçu. Elle avait donc prit ce prétexte pour prendre le premier vol pour Miami, laissant derrière elle son enfer sur Terre et son fils Austin qui se sentait comme un poisson dans l’eau dans cette famille.



♠ 28 DECEMBRE

Il était hors de question pour elle de rentrer chez Sloan, qui l’aurait harcelé de questions pour savoir ce qu’elle faisait si tôt à Miami et pourquoi elle avait laissé leur fils à Dallas. Elle décida de descendre directement au Four Seasons Hotel Miami. Elle y avait loué une suite juste après l’ouragan ; Elle y stockait tout ce qu’elle n’avait pas pu amener avec elle chez Sloan. A entendre par là, des vêtements de haute couture que Sloan aurait souillé par pure méchanceté, des papiers importants et tout ce que personne à Ocean Grove ne devait voir ne serait-ce de près ou de loin. Elle passa récupérer ses papiers et avant de les signer, décida de les emmener avec elle à l’hôtel pour être sûre de ce qu’elle allait faire. La seule personne qui aurait pu la conseiller sur cette question était Aubree, c’était la seule à connaitre la vérité, mais elle ne lui avait plus donné de signes de vie depuis son overdose et son aller simple pour sa désintox. Il fallait donc qu’elle prenne cette décision seule et ça ne l’enchantait pas. Si elle avait décidé de demander le divorce, c’était parce que les services sociaux de ce pays lui avaient demandé d’arranger sa vie maintenant qu’Austin en faisait partie, mais si on lui avait laissé le choix, elle n’aurait sûrement jamais choisi de divorcer. Certes, c’est ce mariage qui avait détruit sa relation avec son fiancé de l’époque, mais ce mariage lui rappelait une Goldie de l’époque, qui a disparu il y a des mois pour laisser place à cette garce sans scrupules. Lorsqu’elle monta dans un taxi en direction de l’hôtel, elle décida d’envoyer un message à Pride. Les travaux de sa maison avaient pris du retard malgré qu’elle soit passée sur le chantier tous les jours pour leur dire d’accélérer le mouvement, le fait de vivre sous le même toit que son pire ennemi la mettait constamment sur les nerfs et maintenant ces papiers qui venaient lui pourrir la vie, si le club décidait de rouvrir ses portes à la rentrée, elle ne pouvait pas être de la partie. Elle ne connaissait pas l’étendue des dégâts, elle savait juste que pour l’instant elle se retrouvait en congés forcés, qui l’arrangeait, elle ne travaillait pas pour l’argent, mais elle aurait besoin de plus de temps avant de revenir remuer son joli petit corps devant des hommes qui fantasmaient sur des femmes qui leur étaient inaccessible. C’était ce qui l’avait attiré dans ce métier, si elle avait pris la lourde décision de quitter le mannequinat où elle avait réussi à se faire un nom, c’était parce que travailler comme stripteaseuse glorifiait son égaux. Elle adorait la sensation de donner du plaisir, de faire envie par le simple fait de s’exhiber et de faire profiter à tous des attributs dont mère nature lui avait fait cadeau. Elle sortit son portable de son sac et pianota un rapide message. « Il faut que je te parle au sujet de ma reprise du travail. Je suis sur Miami, au Four Seasons Hotel, la suite au 25eme étage. J’y serais aux alentours de 14h30. Goldie » Si Goldie avait préféré envoyer un message plutôt que de passer un coup de fil c’était pour des raisons bien spécifiques. Depuis son amnésie, Pride ne se souvenait pas de leur relation passée et elle ne lui en avait jamais rien dit. Ce qui expliquait le léger froid qu’on pouvait ressentir quand les deux jeunes gens se rencontraient au club. Chaque fois qu’elle voyait son patron l’observer, Goldie était assaillie de flashs de lui et elle dans des positions fâcheuses et bien qu’elle ne regrette en rien d’avoir été son amante, le fait qu’il l’ait oublié ne lui facilitait pas la tâche. Et puis s’il avait été au milieu d’un rendez-vous important, elle ne l’aurait pas dérangé. Quelques minutes après, elle reçut une réponse positive de la part du jeune homme, qui lui confirmait leur rendez-vous.
Elle introduisit sa carte magnétique dans la porte de sa suite, ouvrit la porte et souffla face au désordre de la pièce. Elle avait donné l’ordre que personne ne vienne faire le moindre ménage dans cette pièce, que personne ne touche à une de ses affaires, mais là tout de suite, elle regrettait légèrement son geste. Elle n’avait pas pris le temps de ranger ses affaires après l’ouragan, elle s’était contentée de jeter des piles de vêtements sur le lit, suspendre certaines robes et manteaux à des cintres et des boites de chaussures, sacs et autres accessoires trainaient au pied du lit. Dépitée face à ce spectacle, elle ferma la porte de la chambre et se dirigea vers la table du petit salon. Elle demandait toujours cette suite, elle aimait la vue qu’on avait sur la mer et l’agencement des pièces. Elle avait l’impression de vivre de nouveau dans sa maison au Texas lorsqu’elle n’était qu’une enfant et qu’elle avait à sa disposition une maison immense pour elle. Et comme à l’époque, tout lui était apporté sans qu’elle n’ait besoin de lever le petit doigt. Elle déposa son sac sur la table ainsi que ses fameux papiers de divorce. Dans cette pièce aussi trainaient par endroit des boites en cartons pleines de papiers sauvés de la pluie et dans certains on pouvait aussi y trouver des photos. Elle s’avança vers le mini bar, prit deux verres et partie en quête d’une bonne bouteille et mit la main sur une bouteille de Château Latour. Elle fut étonnée de trouver cette bouteille dans ce bar, mais elle savait que c’était l’un de ses vins préférés, elle avait surement dû le commander et n’y avoir même pas touché. Elle n’eut pas le temps de s’attarder sur la question puisque quelqu’un venait de frapper à la porte. Elle laissa la bouteille à côtés des deux verres et alla ouvrir. Lorsqu’elle ouvrit la porte et que la silhouette de Pride lui fit fasse, elle ne put s’empêcher d’afficher l’un de ses plus beaux sourires. Elle le serra quelques secondes dans ses bras et l’invita à entrer. « Bienvenue dans la suite secrète de Goldie Stewart. » Personne n’était au courant pour cette suite qu’elle louait et elle préférait que ça le reste. Elle pouvait venir s’y enfermer quand elle voulait quitter la maison de Sloan et de toute la folie qui l’entourait. Et pour être sûre qu’il ne lui fourgue pas dans les pattes leur môme, elle n’avait jamais mentionné l’existence de cette suite. Elle retourna à l’endroit où elle avait abandonné ses deux verres et la bouteille et elle versa le liquide bordeaux dans les deux verres et elle en tendit un à Pride. La dernière fois qu’ils s’étaient retrouvés tous les deux dans cette suite ils n’avaient pas pris le temps de savourer un bon vin, et ce souvenir commençait à faire perdre le fil de ses pensées à la jeune blonde qui commençait à imaginer Pride sans sa chemise. Alors sans prendre le temps de trinquer, elle porta son verre à ses lèvres et en but d’une seule gorgée la moitié. Elle se racla la gorge et finit par ouvrir la bouche. « Merci d’être venu, je sais que tu es un homme très occupé. Je voulais savoir quand le club rouvrira ses portes parce que j’ai besoin de plus de temps pour régler quelques petites choses du côté de ma vie personnelle. Alors je ne pourrais pas retourner bosser avant la fin du mois prochain. » Elle le fixait, essayant de chasser de sa tête ces images où il lui caressait le corps, lui passant la main dans les cheveux et couvrait son cou de baisers. Mais c’était plus fort qu’elle, elle n’y arrivait pas. Elle décida donc de remédier à cette situation en y faisant face comme elle avait l’habitude de le faire. Goldie Stewart était une tigresse, une véritable garce qui ne se laissait pas intimider, encore moins par la gente masculine, alors après avoir pris une longue inspiration, elle s’approcha de Pride. Cette proximité aurait pu paraitre déplacée mais pas à ses yeux. D’accord, Pride devait se demander ce qui venait de lui arriver et quelle mouche venait de la piquer, mais il ne resterait pas longtemps dans l’ignorance. Elle fit glisser sa jambe gauche sur la jambe droite de sa victime et le regarda dans les yeux, laissant ses mains se balader sur son torse. « D’accord t’es amnésique, t’as oublié une bonne partie de ta vie voire peut-être tout, mais ça on peut pas l’oublier. » Elle approcha ses lèvres et l’oreille gauche de Pride et commença à lui murmurer son doux discours « Nos deux corps l’un contre l’autre, mes mains sur ta peau, ma voie qui te dit d’y aller plus fort. On a expérimenté tant de choses tous les deux que je refuse de croire que quand tu t’envoies en l’air, mes belles boucles dorés ne te reviennent pas à l’esprit. » Elle s’écarta de son oreille, déposant au passage un baiser sur sa joue et décolla son corps du sien. Elle savait qu’il était en couple avec Muse, chose qu’elle n’avait toujours pas comprise soit dit en passant, mais dans le passé, le fait que l’un ou l’autre soit en couple ne les avait jamais empêché de se voir et de s’adonner à leur exercice préféré.


Dernière édition par Goldie Stewart le Jeu 30 Déc 2010 - 17:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Lies always catch up with us one day. [ENDED] Dim 19 Déc 2010 - 13:02

« Il faut que je te parle au sujet de ma reprise du travail. », tel était le message qui s'était affiché sur son écran en début de matinée. Le jeune homme vénal trop occupé à s'étendre dans ses tradings spéculatifs du jour, ne tarda pas néanmoins à répondre à sa belle employée : à 13h45, il lui confirma sa venue pour 14h30. Ne jamais répondre dans l'immédiat ; il faut savoir se faire désirer en plus de consacrer ses priorités à l'argent. L'attente est le plus délicieux des supplices, notamment lorsque le message paraît formel et impératif. Néanmoins, ce fut quelques interrogations ombrageuses qui vinrent résonner au sein de l'esprit de Pride, à la lecture de ce message : Goldie souhaitait-elle quitter son job ? Car en vérité, la belle blonde demeurait de loin la star de son show, aucune autre boîte ne pouvait se vanter de pouvoir compter parmi ses rangs un célèbre mannequin. Quand bien même nombre de ses filles la jalousaient, quand bien même miss boucle d'or attisait l'envie et la folie des hommes qui la toisaient s'effeuiller sans pouvoir la toucher, Goldie était bonne pour son business. Avec des pensées plus crues et moins puritaines ; elle était bonne tout simplement. Se séparer de ce petit bijou amènerait le loup ténébreux à partir à la recherche d'un autre joyau ; ce qui fatalement lui ferait perdre du temps, ce qui en toute logique lui ferait perdre de l'argent. Impensable.

Ce fut donc avec une ponctualité tout à fait discutable que Pride arriva au lieu de son rendez-vous, fidèle à lui-même et ses bien vilaines manies de ne jamais apparaître en avance ni même à l'heure prévue : le manque de ponctualité est la marque des rois. Vêtu d'un costume gris, griffé d'un grand couturier et d'une cravate soigneusement nouée, le jeune homme au port de tête princier fit bientôt face à Goldie qui vint l'accueillir par un grand sourire enchanteur et une accolade chaleureuse : le boss et ses filles entretenaient une relation tant ambiguë que leur proximité soulevait souvent des questions de moeurs. D'un léger coup d'oeil détaillant sa tenue, le jeune homme put redessiner les courbes gracieuses et félines de son hôte : des jambes élancées, une taille svelte, une peau laiteuse, un cou gracile et parfumé, des doigts oblongs dignes d'une pianiste, une bouche galbée et voluptueuse, des yeux satinés en amande. Le canon de la beauté comme l'appréciait Botticelli ; Pride découvrit alors que Goldie n'était en fait que la Vénus de ce célèbre tableau. La perfection esthétique existait, et elle se nommait Stewart. A moins que la demoiselle n'ait subi quelques expériences plastiques de la main d'un chirurgien, comme on le voyait partout dans le domaine de la mode. Refonte artificielle du corps et poudre blanche ; tels étaient les clichés de ce monde intransigeant de la beauté. « Bienvenue dans la suite secrète de Goldie Stewart. » Quelques mots pour tant de sous-entendus : la jolie blonde désirait conserver son jardin secret et n'en faire part à personne d'autre. Ainsi Pride demeurait un privilégié. Un VIP, dans le langage de Miami : il avait pénétré le sanctuaire abscons de la jolie blonde. Pénétrer l'impénétrable et s'accaparer le secret des autres, c'est un premier pas vers la jouissance et le pouvoir.

Pride s'avança donc d'une prestance ténébreuse vers le bar, son parfum épicé et envoûtant suivant son sillage, telle l'aura dangereuse de Belzebuth. Toisant la demoiselle dont les cheveux tombaient en cascade sur ses épaules tel un manteau d'or et de satin, une étrange lueur mutine vint briller dans l'alcôve ambrée de ses yeux ténébreux : si la belle lui tendait une coupe remplie d'un bon vin à la robe rouge, alors elle avait bien plus à demander qu'une simple révision de ses horaires. Preuve en était de la facilité de Goldie à vider la moitié de son verre en une gorgée sèche : Venus était-elle nerveuse en compagnie d'Asmodée ? Un sourire narquois et ténébreux se dessina au coin des lèvres rieuses de Pride, alors qu'il leva son verre dans un murmure amusé : « Santé. » fit-il avant d'en boire une gorgée et de poser sa coupe sur le bar de bois vernis. « Merci d’être venu, je sais que tu es un homme très occupé. Je voulais savoir quand le club rouvrira ses portes parce que j’ai besoin de plus de temps pour régler quelques petites choses du côté de ma vie personnelle. Alors je ne pourrais pas retourner bosser avant la fin du mois prochain. » Vraiment ? L'avait-elle fait venir simplement pour une question dont elle possédait déjà la réponse ? Bien sûr que non. Néanmoins Pride reprit son sérieux avant de se laisser embarquer dans le jeu de la jolie blonde. « Le Soho est encore en pleine reconstruction, il n'ouvrira que mi Janvier. Tu as ton délai, mais j'ose espérer que tu ne m'as pas fait déplacer simplement pour ce genre de détails, sans quoi je te conseille de souscrire un forfait téléphonique qui ne contient pas uniquement des sms illimités. » Berrington fronça alors les sourcils ; s'il y avait bien deux choses à laquelle il tenait, c'était bien sa voiture, suivie de son temps si précieux. Et savoir que la belle aurait pu régler le problème par un simple appel au lieu de lui faire perdre deux heures de son temps, lui était préjudiciable. La réponse à son appréhension menaçante fut néanmoins immédiate, car presqu'aussitôt la belle blonde s'approcha de son patron d'une démarche féline et souple, telle une tigresse ayant repérer une proie à porter de main. Presque.

Et Vénus de se faire Lilith, par le biais d'un flirt cru qui n'étonna pas tant le jeune homme au regard délicieusement carnassier. Combien de fois avait-il déjà vu Goldie sur l'estrade, se déhanchant au rythme d'une musique sensuelle et accrochant avec insolence le regard des clients, combien de fois l'avait-il observée dévorer l'âme de ses hommes en suscitant en eux un désir enflammé, combien de fois l'avait-il toisée jouer l'allumeuse, non sans qu'il n'esquisse une moue railleuse à l'encontre de ces pauvres clients quémandeurs et avides de sa chair ? A présent, la belle calquait sa danse sensuelle en glissant langoureusement sa jambe contre la sienne. Ah, délicieuse Goldie, toujours prête à faire des heures supplémentaires... D'une main puissante et confiante, il enserra doucement la hanche fine de la demoiselle, persuadé que cette dernière lui faisait du charme pour mieux lui soutirer des avantages, une prime, des requêtes sans doute. Ainsi entra-t-il dans son jeu, agréablement surpris par la proximité sensuelle de la demoiselle, mais sans pour autant céder à une appétence animale. Goldie tentait de l'appâter, pour une raison ou pour une autre. Et si l'appât était délectable – à savoir le corps divinement appétissant de la demoiselle (avez-vous déjà eu l'arrogance d'affirmer vous être délecté du corps de Venus enduit de miel ? ) – , la 'proie' elle, demeurait suspicieuse. Qu'à cela ne tienne ; malgré les charmes voluptueux de la jolie blonde, le scepticisme de Pride le rendait certes réceptif, mais pas inconscient. « D’accord t’es amnésique, t’as oublié une bonne partie de ta vie voire peut-être tout, mais ça on peut pas l’oublier. » Et le scepticisme de soudain laisser place au doute, le brun ténébreux fronça les sourcils non sans plonger dans ses pensées lorsqu'il comprit qu'elle souhaitait le ramener à un passé qu'il avait oublié. La voix cristalline et sybarite de Goldie vint se faire souffle brûlant à son oreille, lorsqu'elle évoqua leurs souvenirs teintés d'érotisme brut. « Nos deux corps l’un contre l’autre, mes mains sur ta peau, ma voie qui te dit d’y aller plus fort. On a expérimenté tant de choses tous les deux que je refuse de croire que quand tu t’envoies en l’air, mes belles boucles dorés ne te reviennent pas à l’esprit. » Ainsi donc, ils avaient été amants. Des amants actifs et adeptes de la nouveauté lubrique, à en entendre l'insolente Goldie. L'homme à femmes qu'il était ne s'en étonna guère plus que cela, ce qui le déstabilisait était en vérité, et encore une fois, cette inaptitude à se souvenir, quand les autres savaient. Elle, pouvait se remémorer leurs souffles brûlants, leurs corps vibrant sous des caresses audacieuses, la cambrure de leurs reins et leurs gémissements sensuels. Lui, ne voyait plus que le néant. Cette force oppressante de ne rien savoir, broyait sa fierté et le perturbait. Comment se guider lorsque l'on nage dans le noir le plus complet. Il avait trouvé Muse dans le rôle de la lumière éclairant les ténèbres de l'oubli ; néanmoins Pride devait se rendre à l'évidence : il ne pouvait pas perpétuellement éviter son passé. Preuve en était que Goldie s'évertuait à lui en faire référence. Finalement, un sourire charmant et charmeur vint se dessiner sur les lèvres désirables de Pride feintant d'être intouchable, avant d'attraper délicatement la main fine de la tigresse afin de lui déposer un baiser. Sombre gentleman. « Je vois. L'oubli est toujours insupportable, surtout pour une femme de ton gabarit. Je ne doute pas du fait que tous les deux avons pu avoir le plus long orgasme de notre vie, même contre un simple mur de béton...  » , fit-il en relâchant la douce main de l'appétissante et insolente jeune femme, « ...mais va droit au but. Si tu veux me faire chanter, tu peux aller te faire voir, avec ou sans moi. Si tu veux une prime ou une augmentation, ce dont je doute mais je ne mets pas cette supposition de côté, alors fais au moins l'effort de raccourcir ta jupe, de me faire tes yeux de biche et de me murmurer un pathétique 'oui boss, je vous laisserais me prendre en levrette', comme dans tous les mauvais films de Peter Berg. Même si je ne doute pas que nous l'avons déjà expérimenté. » Quitte à taper dans le cliché et pousser la demoiselle à aller droit au but, autant être fidèle à lui-même et renchérir des propos crus.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Lies always catch up with us one day. [ENDED] Lun 27 Déc 2010 - 21:54


Goldie laissa Pride déposer ses lèvres sur sa main. Bien qu’il soit un véritable séducteur, la jeune femme n’avait jamais su résister à son côté gentleman. « ...mais va droit au but. Si tu veux me faire chanter, tu peux aller te faire voir, avec ou sans moi. Si tu veux une prime ou une augmentation, ce dont je doute mais je ne mets pas cette supposition de côté, alors fais au moins l'effort de raccourcir ta jupe, de me faire tes yeux de biche et de me murmurer un pathétique 'oui boss, je vous laisserais me prendre en levrette', comme dans tous les mauvais films de Peter Berg. Même si je ne doute pas que nous l'avons déjà expérimenté. » Goldie sourit à Pride, arquant ses sourcils et se mit à rôder de sa démarche souple et sensuelle, faisant le tour du jeune homme et laissant ses doigts se promener sur son torse. Elle se retrouva derrière lui et approcha une nouvelle fois ses lèvres de l’oreille droite de sa proie. L’argent ne l’intéressait pas, il faudrait vivre sur une autre planète pour croire que Goldie Stewart jouait les stripteaseuses pour le salaire qu’elle touchait. Ce salaire ne représentait à ses yeux qu’un genre d’argent de poche, comme à l’époque où elle vivait encore chez ses parents et avait droit chaque mois à une certaine somme d’argent. Même si l’image d’elle en porte jarretelle quémandant de l’argent à son patron en échange de faveurs sexuelles était très loin de lui déplaire, ce n’était pas la raison de le venue de Mr. Berrington dans cette chambre d’hôtel. Elle se décida enfin à ouvrir la bouche et à venir susurrer ses douces paroles à l’oreille de Pride. « L’argent ne m’intéresse pas Pride, tu n’es pas sans savoir que je suis loin de manquer de ces charmants billets verts. Si j’avais voulu un plus gros salaire je serais restée mannequin ; Mais j’ai choisi de travailler pour toi parce que je suis une allumeuse qui aime provoquer les hommes. Alors quand je danse devant ces mâles qui rêveraient d’aller plus loin avec moi et qui ne le peuvent pas, je sais que chaque fois que je retire une couche de vêtements, disons le franchement, je leur provoque les meilleures érections de leurs vies. » Goldie n’avait pas peur de parler franchement et crument et elle assumait totalement le fait d’être une allumeuse. Elle aimait jouer avec son corps, exciter les hommes et dans la plupart des cas, ne jamais leur donner ce dont ils rêvent. « On peut donc oublier cette hypothèse. Et bien que nous ayons expérimenté un bon nombre de positions du Kâmasûtra ensemble, celle qui nous convenait le mieux, malgré qu’elle soit parmi les plus classiques en occident, est celle du missionnaire. » Elle revint prendre place face à Pride, se mordant le coin inférieur gauche de sa lèvre. Elle avait toujours été fan du Dieu Eros, depuis qu’elle avait appris les noms des Dieux grecques et leurs significations, il fallait donc bien qu’elle lui fasse honneur.
En revanche, lorsque le jeune homme évoquait un possible chantage de la part de la belle blonde, il se rapprochait de la vérité. Elle ne voulait pas le faire chanter, elle le respectait bien trop pour lui faire subir ce genre de chose. C’était l’un de ses rares amants avec qui elle était restée en bon terme alors non ; Et puis, elle n’aurait rien à lui demander en échange, sauf peut-être d’avoir le droit de passer du bon temps avec lui une fois par semaine, peu importe sa situation amoureuse. Ce qu’elle voulait savoir, c’était si les rumeurs qu’elle avait entendu étaient fondées. Si Pride s’était bien acoquiné avec cette charmante Muse Hannigan. Elle avait la chance de l’avoir sous la main pour elle toute seule et quitte à lui faire faire un petit voyage dans ses souvenirs oubliés, autant le faire à fond. Goldie n’était pas le genre de personnes qui se donnait rendez-vous chez sa voisine pour passer en revue toutes les nouveautés du quartier en sirotant des margaritas. Sa vie était bien trop passionnante pour lui laisser le temps de s’adonner à ce genre d’activités, c’était plutôt elle le centre d’activités de ces femmes. Mais cette nouvelle qui était tombée dans son oreille il n’y a pas si longtemps avait suscité chez elle une certaine curiosité. A l’époque où les deux jeunes gens étaient amants, Goldie se fichait bien de savoir quelle femme avait l’honneur d’être présentée comme la petite amie officielle de ce cher gentleman, mais pas cette fois. Et pour connaitre la vérité sur cette histoire, autant s’adresser au principal intéressé plutôt que d’écouter les ragots des vielles mégères d’Ocean Grove. Elle serait bien allée demander à Muse, mais Goldie ne savait pas vraiment s’y prendre avec les femmes pour leur soutirer des informations. Bien sûr, les deux jeunes femmes se connaissaient bien, elles avaient eu à plusieurs reprises l’occasion de se croiser à des castings et elles avaient sympathisé. Mais pas assez pour que la jeune Hannigan en vienne à raconter à la garce du coin sa nouvelle aventure avec le propriétaire du club où son amie travaillait. Goldie avait donc dû se rabattre sur Pride et cette décision était bien loin de la décevoir. En plus de rappeler à son patron que tous les deux avaient dans le passé partager de très bons moments ensemble, elle allait peut-être découvrir ce qui se cache derrière cette relation. Et puis, elle pouvait user de ses charmes sans craindre de se tromper, elle savait qu’elle ne le laissait pas indifférente. « Je ne te ferais jamais chanter Pride rassure toi. Par contre, cette supposition se rapproche de la raison de ta venue dans cette chambre. Je suis quasi certaine que tu n’assouviras pas mon appétit sexuel dans les minutes qui vont suivre alors j’espère que tu auras l’amabilité d’assouvir ma curiosité. » Elle le regardait droit dans les yeux et parfois, il lui rappelait son mari. Non pas dans son caractère, ni dans sa manière d’agir dans la vie courante. Plutôt par l’amusement que provoquait, à l’époque chez le jeune homme, le comportement de la tentatrice blonde.
Parce que même s’ils n’avaient jamais vécu ensemble et s’ils ne s’étaient jamais présentés aux autres comme mari et femme, Eliès et Goldie s’appréciaient énormément, allant même jusqu’à se dire oui pour la vie. Peu importe que cela ait eu lieu dans une chapelle à Las Vegas devant un sosie d’Elvis, il était le seul homme qui avait osé aller jusqu’à épouser la veuve noire d’Ocean Grove. Le seul qui s’était donné comme défis de pouvoir la supporter à longueur de journée, même si leur relations ressemblait plus à un vieux remake de The Notebook qu’à un conte de fée où tous les deux vivent heureux. Mais c’était bien plus que n’avait jamais espéré Goldie Stewart. Elle avait toujours détesté la routine, c’était une des raisons pour laquelle ses relations amoureuses ne s’étaient jamais éternisées. Alors quand elle était avec Eliès et que leur relation passait de la plus tendue à la plus passionnée, cela lui plaisait. « Muse Hannigan est bien celle que tu présentes comme ta petite amie ? » Question rhétorique puisque Goldie connaissait déjà la réponse. Mais elle ne voulait pas paraitre mal polie en se mêlant d’affaires qui ne la regardaient pas. Il fallait qu’elle amène la chose petit à petit et innocemment. Difficile pour la jeune blonde aux cheveux bouclés de jouer les innocente mais elle ferait de son mieux. « Je ne pensais pas que tu étais le genre d’homme à pardonner aussi facilement. C’est vrai, cette femme est passée d’ennemie numéro un à élue de ton cœur. Vu la façon dont tu la traitais à l’époque, j’étais persuadée que ce n’était pas seulement à cause d’une tache sur ta moquette qu’elle aurait pu avoir le malheur de faire. A moins que ce ne soit toi qui joue les maitres chanteurs avec cette jolie brune. » Jeter l’allumette et regarder le feu prendre petit à petit. Elle venait de semer le trouble dans l’esprit du jeune homme sexy et elle aimait la sensation de pouvoir. Parce qu’à la vue du visage de Pride, il n’avait aucune idée de ce qu’elle racontait. Elle avait voulu assouvir sa curiosité, mais au final, elle venait de faire un plus gros coup.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Lies always catch up with us one day. [ENDED] Mar 28 Déc 2010 - 19:57

Oh no, I know a dirty world
With the lights out it's less dangerous
Here we are now, entertain us



Il aimait les femmes félines, fatales, distinguées. Ces créatures de rêve qui n'habitent que les films hollywoodiens ou les contrées de Miami, pays de la beauté refaite et de la chirurgie esthétique. Ces dernières néanmoins demeuraient moins fraîches et spontanées, mais ne crachons pas sur des jambes fines et élancées. Goldie remplissait ces trois critères en plus d'une qualité qu'avait toujours étrangement apprécié Pride, là où les autres hommes la fuyait lorsque les jolies femmes se l'appropriait : la faculté de parler crument. Mais la belle, bien loin d'être vulgaire dans ses propos, revêtait une sensualité érotique et enivrante. Elle s'accaparait l'espace par sa démarche concupiscente, se l'appropriait par son parfum vaporeux de miel et de cannelle, envoûtait les sens par la chaleur de sa voix frémissante... Néanmoins la prestance délicieusement suggestive de Goldie, se heurtait au maintien puissant de Pride et de son aura glaçante ; ainsi la chambre ne pouvait appartenir aux deux, l'un devait plier devant l'autre. Bien avant sa perte de mémoire, la bataille inconsciente se faisait par leurs corps en sueur, vibrant l'un contre l'autre, et c'était à qui se faisait le plus charnel qui emportait le droit de s'approprier les lieux : jamais, cependant, il n'y avait eu vainqueur tant les deux jeunes gens possédaient cet esprit lubrique qui les rendaient plus licencieux que jamais. Aujourd'hui, tout se jouait sur un autre registre, car bien que la demoiselle se faisait appétissante, Pride ne doutait pas qu'elle usait et abusait de ses charmes alanguis pour mieux lui soustraire quelque chose. A savoir quoi, et pour quoi faire ; c'était en outre ce qui attisait la méfiance de Berrington, qui pourtant entrait dans son jeu et ne manquait pas de le savourer. Mais croyez-vous vraiment qu'un patron de boîte de striptease ne connaît pas les pièges et guêpiers que vous tend une femme lorsqu'elle n'use du seul pouvoir de la séduction ? Toujours se méfier de la gente féminine, spécialement des plus jolies : leurs armes plus désirables encore que tout l'or du monde, en la personnification de leurs corps de déesse, leur octroyait bien des pouvoirs. Flegmatique, Pride ne se laissa pas emporté par le tourbillon sensuel de la féline jeune femme, trop conscient pour se laisser avoir, mais ne niant pas pour autant savourer le spectacle. Il ne daigna donc pas la lâcher de son regard assuré voire carnassier, tandis que de ses jambes sveltes de gazelle elle vint tracer un cercle autour de lui. La belle lui tournait autour, dans l'espoir peut-être qu'il n'en perde la tête : bien sûr, ce serait mentir d'affirmer que Goldie n'était pas à son goût. Mais elle demeurait Goldie : magnifique blonde à la langue bien pendue, et une de ses employées avec laquelle, comme toutes les autres ou presque, il demeurait proche mais sans obscénité aucune. Jamais rien d'amoral, jamais de sous-entendus, jamais de frôlements alanguis, jamais de flirts, de regards, de paroles frémissantes, de murmures lascifs... Jamais une seule attitude qui ne sorte du domaine professionnel. Et non pas que Pride Berrington était une personne droite et honnête, mais il ne comptait pas remplir son casier judiciaire par quelques dossiers fichés ' harcèlement sexuel ' l'envoyant de nouveau à la case prison. Plus encore, malgré l'attitude joueuse d'un Pride au regard vicieux, son amour pour une femme ici-bas l'avait rendu étrangement fidèle et respectueux. Une seule femme allume votre coeur, et c'est la débauche de la dévotion... « ...Alors quand je danse devant ces mâles qui rêveraient d’aller plus loin avec moi et qui ne le peuvent pas, je sais que chaque fois que je retire une couche de vêtements, disons le franchement, je leur provoque les meilleures érections de leurs vies. » Malgré ce regard défiant qu'il gardait pour elle, ne sachant pas encore si la jolie blonde désirait ou non le faire chanter, Pride eut un bref rire disparaissant en un soupir de ses lèvres désirables. Il fallait reconnaître le talent, lorsqu'on y faisait face, et la réplique de Goldie ne pouvait que le pousser à l'approuver. Bien sûr, qu'elle faisait fantasmer les hommes lors de ses shows : c'était elle, le clou de son spectacle. C'était elle, qui les faisaient languir, les poussaient à tendre encore et toujours plus des billets verts, et les faisaient déprimer lorsque, une fois rentrés chez eux, ils se couchaient aux côtés de leurs femmes à la beauté toute relative. Accessoirement, la belle les frustrait tellement que les fidèles clients allaient assouvir leurs fantasmes perdus auprès de prostituées ramassées dans la rue : un véritable business qui avait valu à Pride d'engager Cleo pour faire les trottoirs autour de sa boîte.

La gazelle revint faire face à Pride avant d'afficher une moue sensuelle qui ne fit qu'enflammer un peu plus le regard de braise du jeune homme. Aucune envie soumise pourtant ne se miroitait dans ses rétines, mais bien plus de la bestialité à moitié retenue, quelque chose entre l'appel à la tentation et le défi cuisant. Quelque chose qui prouvait à la demoiselle, que si cette dernière souhaitait jouer sur le domaine du flirt aux effluves lubriques, Pride pouvait tout aussi bien se hisser à sa hauteur. Un jeu dangereux qui pourrait leur brûler les ailes. « On peut donc oublier cette hypothèse. Et bien que nous ayons expérimenté un bon nombre de positions du Kâmasûtra ensemble, celle qui nous convenait le mieux, malgré qu’elle soit parmi les plus classiques en occident, est celle du missionnaire. » Gentleman aux moeurs lubriques plus que discutables, il acquiesça d'un signe de tête quant aux dires de la belle blonde. « Une provocatrice qui aime donc être matée, voilà qui est intéressant. » Un rapport quant à la position dominante que pouvait avoir son corps frémissant contre le sien, mais il s'agissait bien plus là de provocation taquine et luxurieuse, et rien qui ne soit quelconque mépris. Se gardant bien de poser d'autres questions salaces, car là n'était pas le jeu, bien qu'il en avait l'envie, il la laissa continuer sur sa lancée de féline joueuse. « Je ne te ferais jamais chanter Pride rassure toi. Par contre, cette supposition se rapproche de la raison de ta venue dans cette chambre. Je suis quasi certaine que tu n’assouviras pas mon appétit sexuel dans les minutes qui vont suivre alors j’espère que tu auras l’amabilité d’assouvir ma curiosité. » Et l'homme de la toiser de haut en bas, d'une lenteur affamée tandis que ses prunelles dévoraient ses courbes d'une lueur princière. Tête légèrement baissée et yeux de braise relevés sur sa belle interlocutrice, un : « Vraiment ? » s'échappa de ses lèvres, comme il s'amusa à ne pas développer sa question rhétorique. A savoir s'il surenchérissait sur le fait qu'elle ne ferait aucun chantage, ou sur ce soit-disant désir de ne pas aller plus loin qu'une simple discussion prenant des tournures brûlantes. Entrant ainsi dans le jeu délicieux de son employée, Berrington ne se laissait guère déstabiliser, et c'était la flamme vivace de la séduction ardente qu'il ravivait sous les étincelles de Goldie. Si elle voulait le voir ployer, pour une raison ou pour une autre, alors il la ferait se courber, elle aussi... Oh, sans allusion sexuelle aucune, entendons-nous bien – aussi étrange que cela puisse paraître. Pride détestait perdre, aussi lorsqu'il se sentait sur une pente descendante, il emportait toujours une personne avec lui : la chute était bien moins douloureuse à deux. Egocentrique sans doute, quoique pour le jeune homme il s'agissait plus d'une certaine relation à la rentabilité : deux âmes dans les troubles ténébreux pour le prix d'une, n'est-ce pas aussi pour cela que le Diable aide autant Berrington ?

Mais vint enfin le moment crucial, celui où le jeu n'était plus, où l'attaque le poussait à la défensive, ou le lubrique jeune homme deviendrait impulsif et carnassier... Et pas de la plus jouissive façon qui soit pour la demoiselle. Ainsi cette dernière commença la joute verbale, par une remarque qui vint glacer les prunelles brunes qui s'étaient embrasées pour elle une seconde auparavant. « Muse Hannigan est bien celle que tu présentes comme ta petite amie ? » Plongeant les mains dans ses poches, lui offrant un air de dandy élégant, Pride redressa la tête avant de se faire froideur, fermeté et méfiance rude. Presqu'un loup prêt à mordre, par le simple emploi du prénom de Muse. Pourtant, sa voix suave demeurait étrangement, et faussement, placide. « Ma future femme. » corrigea-t-il non sans lui lancer un regard suspicieux de défi, d'un timbre ferme voulant pousser au respect. Et par ces seuls trois mots, on pouvait sentir que Berrington, alors sur ses gardes, était prêt à bondir de ses gonds s'il s'agissait de toucher à sa Muse. « Je ne pensais pas que tu étais le genre d’homme à pardonner aussi facilement. » Première phrase, premier impact. Loupant d'abord son palpitant mais attisant son incompréhension puis sa curiosité. De quoi parlait-elle ? « C’est vrai, cette femme est passée d’ennemie numéro un à élue de ton cœur. » Son port de tête puissant et sûr, vint se faire plus fragile : confus et troublé, il ne comprenait plus. Il ne comprenait pas. Un mal de crâne vint l'assaillir légèrement, tant il se perdait dans la cohue de ses pensées. Et chaque mot de Goldie effritait sa confiance. Pride fronça les sourcils, non de froideur cette fois, mais d'une moue le rendant peut-être attachant, trahissant dans tous les cas sa pleine confusion. Il entrouvrit les lèvres un très bref instant, prêt à parler, prêt à la défendre, prêt à les défendre. Mais rien : le mutisme se fit, et vint se faire compagnon de son trouble brut. « Vu la façon dont tu la traitais à l’époque, j’étais persuadée que ce n’était pas seulement à cause d’une tache sur ta moquette qu’elle aurait pu avoir le malheur de faire. A moins que ce ne soit toi qui joue les maitres chanteurs avec cette jolie brune. » Pride hocha la tête en signe de désapprobation, légèrement. Mais tout se bousculait, se noyait, et rien alors ne survivait. Quelques flashs successifs, trop flous pour être saisissables, rien de concret. Et si la mémoire lui revenait ?





FLASHBACK


Le fait qu’il ne réponde pas à son invitation n’avait pas déstabilisé Muse. Au pire des cas, elle partirait lui laissant la désagréable impression et sensation d’avoir pu louper quelque chose de bien. Alors qu’elle tournait les talons et se dirigeait vers sa voiture, Pride s’empressa de répondre : « Seulement si je peux avoir votre nom, et que vous m'expliquiez pourquoi une si ravissante demoiselle ne peut être qu'une connaissance. »
« Muse Hannigan, voilà comment l’on me nomme. » Et puis elle se décala sans plus le toucher, et s’installa. Elle croisa ses jambes, dévoilant ainsi leur longueur et leur finesse. Puis alors qu’il s’installait en face d’elle, elle poursuivit : « Et pour répondre à votre seconde question, sans doute que monsieur avait son nez trop approché de son nombril pour pouvoir me remarquer, tout comme le mien était planté sur mon ventre et m’empêchait de venir vous aborder. »





Sortant de ses brèves pensées, il n'avait suffit que d'une demi seconde pour que Pride ne reprenne ses esprits et ne recouvre sa prestance nécessaire. Il voyait où Goldie voulait en venir, aussi se contenta-t-il de lâcher un soupir avant de lever brièvement ses yeux chocolat vers le plafond. « Goldie je serais capable de traiter la personne qui tâcherait une chemise n'étant pas même la mienne, d'ignoble fasciste – pléonasme – (fit-il dans un bref regard suffisant et las), simplement parce qu'elle l'aurait fait avec du mauvais vin, en plus du fait d'oser me percuter. Et que ce soit Mère Thérésa ou le Dalaï Lama n'y changerait rien. J'ai très bien pu l'affubler de surnoms tous aussi charmants les uns des autres, simplement parce qu'un matin où j'étais mal luné, j'ai pu juger qu'elle me regardait de travers. » Avisant Goldie d'une oeillade étrangement complaisante – après tout Goldie restait bien l'une de ses employées préférées malgré tout – il continua alors sur sa lancée, toujours avec cette assurance retrouvée. « Je sais bien ce que tu essaies de faire. Mais pas avec moi Goldie, si tu t'ennuies à ce point, va plutôt me distraire en décoinçant Swinton. » affirma-t-il alors persuadé de ses propres dires, parlant d'une cruauté naturelle et magnifiquement déconcertante.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Lies always catch up with us one day. [ENDED] Mer 29 Déc 2010 - 15:16


Goldie n’avait pas relevé les mots : future femme, qui venait de sortir de la bouche de Pride. Bien sûr, comme toute personne normalement constituée, elle aurait dû s’empresser de le féliciter et de trinquer à sa future union. Mais cette annonce l’avait plutôt laissé sans voix ; Pour la toute première fois, Goldie Stewart ne savait pas quoi répondre. Jamais elle ne s’était imaginée recevoir un jour un faire-part lui annonçant qu’elle était cordialement invitée au mariage de Pride Berrington et d’une charmante demoiselle, peu importe celle qui trônait en tête du tableau de chasse du jeune homme. Depuis sa propre humiliation lors de sa cérémonie de mariage il y a quelques mois, elle ne croyait plus en l’institution que représentait le mariage. Elle s’était jurée de ne plus jamais se laisser passer la corde au cou et elle était persuadée que Pride n’était vraiment pas le genre d’homme à se laisser trainer par une femme devant l’autel pour prouver à tout le monde qu’il l’aimait d’un amour fou au point de se dire oui pour la vie. Elle en vint même jusqu’à imaginer la demande qu’il avait pu faire à Muse. Elle l’imaginait mal poser un genou à terre – bien trop cliché et ça aurait surement sali le magnifique costume qu’il devait porter pour l’occasion – sortir un écrin en velours et… Là elle bloquait, chaque femme avait des goûts bien spécifiques en matière de joaillerie ; Elle par exemple, que ce soit sa première ou sa seconde bague de fiançailles, elles étaient toutes les deux en or blanc et serties d’un énorme diamant qu’elle pouvait exhiber à la vue de tous. De ce qu’elle avait pu juger de Muse, c’était une jeune femme plutôt discrète contrairement à la blonde fougueuse, bien qu’il fût difficile d’égaler Goldie à de nombreux niveaux. Malgré le fait que cet aveu l’avait laissé sans voix, elle ne pouvait pas dire qu’il ne l’amusait pas. En fait, ça l’excitait même, parce qu’elle n’était plus en train d’user de ses charmes sur son patron pour lui soutirer des informations sur sa petite amie, mais sur sa fiancée. Et ces fiançailles venaient pimenter son petit jeu, comme si Pride était devenu une bien meilleure proie, encore plus appétissant qu’il n’avait pu l’être quelques secondes auparavant. Elle l’observait répondre à ses interrogations et au fur et à mesure qu’il parlait, un sourire charmeur se dessinait sur les lèvres de la belle blonde. « Goldie je serais capable de traiter la personne qui tâcherait une chemise n'étant pas même la mienne, d'ignoble fasciste – pléonasme – (fit-il dans un bref regard suffisant et las), simplement parce qu'elle l'aurait fait avec du mauvais vin, en plus du fait d'oser me percuter. Et que ce soit Mère Thérésa ou le Dalaï Lama n'y changerait rien. J'ai très bien pu l'affubler de surnoms tous aussi charmants les uns des autres, simplement parce qu'un matin où j'étais mal luné, j'ai pu juger qu'elle me regardait de travers. » Si ces paroles avaient eu le malheur de sortir de la bouche de n’importe quelle autre personne sur cette Terre, la belle blonde se serait emportée en s’insurgeant sur le fait qu’elle était loin d’être stupide et qu’elle savait encore faire la différence entre une petite querelle sans réelle signification et la haine qu’on pouvait vouer à une autre personne. Mais elle n’en fit rien. S’il pensait qu’il allait se débarrasser d’elle comme ça, il se trompait, elle était douée d’un répondant à toutes épreuves et bien que les paroles de celui qui lui faisait face étaient pleines de sens, il avait seulement oublié une ombre au tableau que Goldie se ferait un plaisir de lui rappeler. « Je sais bien ce que tu essaies de faire. Mais pas avec moi Goldie, si tu t'ennuies à ce point, va plutôt me distraire en décoinçant Swinton. » Elle se mit à rire et se passa une main dans ses boucles dorées, libérant une douce odeur de cannelle autour d’elle. Elle leva les yeux au ciel et se déplaça vers le bar, relâchant pour quelques secondes les yeux chocolat du jeune homme. Elle prit la bouteille de vin dans sa main et versa à nouveau le liquide dans son verre. Mais cette fois, elle prendrait tout son temps pour le savourer et apprécier son goût, ce qui pourrait être comparable à ce qu’elle réservait à Pride. Elle reporta son intention sur lui, et décida tout d’abord de répondre à son second flot de paroles. Il avait fait référence à cette charmante Ava Swinton, la seule vierge sexy et chaste dont Goldie ait entendu parler. Bien qu’elle n’ait pas la chance de la connaitre personnellement, elle savait beaucoup de chose au sujet de cette charmante jeune femme, elle avait même eu le don de l’intriguer. Mais la dévergonder serait chose facile pour la femme fatale qu’était miss Stewart. Personne ne pouvait lui résister, que ce soit pour succomber à ses charmes corporels ou à ses douces paroles. Bien que pour l’instant sa victime de choix n’était autre que Rose Lancaster, qu’elle aimait malmener avec l’aide d’Esteban et elle savait que c’était un jeu malsain auquel s’adonnait aussi son patron. Elle porta son verre à ses lèvres et avant de le reposer sur le bar, elle pencha légèrement la tête sur le côté gauche, souriant à Pride, déjà amusée par la réplique qu’elle allait lui sortir. « Me voir dévergonder cette Ava ne te distrairait pas, parce que je n’y prendrais pas mon pied vu la facilité avec laquelle je ferais passer cette fille prude et chaste à garce et démoniaque. Par contre je sais que quand je joue avec toi comme je suis en train de le faire, je suis la meilleure de tes distractions. » Elle lui jeta un regard des plus explicites, son regard de braise, fatal, celui qu’elle réserve en général aux clients du club ou à ceux qu’elle veut faire passer par la case nirvana en sa compagnie. Ava était une proie trop facile pour elle. Elle était persuadée que si cette fille aimait autant l’église c’était parce que se flageller devant le prêtre devait la faire jouir. Elle devait très certainement refouler des penchants sadomasochistes. Il suffirait à Goldie de trouver un homme grand, musclé et adepte lui aussi de la bible. Elle le revêtirait d’un slip en cuir, le munirait d’un fouet et l’enverrait comme cadeau chez la jeune Swinton qui ne pourrait pas résister aux charmes de son cadeau et à son langage cru sortit tout droit de l’Ancien Testament.

Elle posa enfin son verre après en avoir bu une nouvelle gorgée et retourna se coller à son patron si sexy. Elle n’avait jamais été gênée par la proximité physique qu’elle créait avec certaines personnes et elle n’allait pas commencer avec Pride sous prétexte qu’il était désormais pratiquement lié pour le meilleur et le pire avec sa jolie petite brune. Pour la seconde fois depuis son arrivé dans cette suite, Goldie s’octroya le droit de faire balader ses mains sur le torse du jeune homme, allant jusqu’à lui griffer doucement la peau par-dessus les couches du costume gris qu’il portait. « Pour le savoir il suffirait de lui demander. » Elle parlait mais n’avait pas pris la peine de regarder son interlocuteur dans les yeux. Elle était comme fasciné par ses mains et leurs actions. « Mais s’il y a bien une chose que j’ai apprise au fil du temps, c’est que le moment où les hommes sont les plus vulnérables c’est au lit. Pendant ou après l’acte, ça n’a aucune importance, il y a toujours quelques minutes où ils oublient de se cacher derrière leur facette de tous les jours. C’est à cet instant précis qu’ils se livrent entièrement à leurs partenaires - qu’il n’y en ait qu’une ou plusieurs. Je n’aurais pas l’impertinence de dire que je te connais par cœur Pride, mais je te connais assez pour te dire que je suis certaine que tu l’as haïssais pour tout autre chose ; Je sais faire la différence entre les différents degrés de mépris que tu voues à certaines personnes. » Elle croyait tellement en ses paroles que s’il elle ne s’était pas retenue de le faire, elle aurait rajouté un Amen haut et fort à la fin de sa phrase. Elle releva enfin les yeux pour les plonger dans ceux de Pride et laissa échapper un léger soupir. Elle n’était pas là pour le convaincre que sa future épouse n’était qu’une garce perfide et menteuse, qu’il l’a croie ou non, un jour il recouvrirait la mémoire et il sera vraiment ce qu’il en est. « Si ce n’était qu’une simple histoire de mauvais regard, elle t’en aurait parlé. Elle aurait pensé que ce serait une anecdote intéressante à raconter à vos petits-enfants : Mes enfants, vous ne croirez jamais ce que je vais vous dire ; Il fut un temps où votre grand-père me détestait parce que j’avais eu le malheur d’écorcher son nom. Mais heureusement, il est devenu amnésique et a tout oublié. J’ai donc sauté sur l’occasion pour le mettre dans mon lit sans qu’il n’ait rien à me reprocher. » Il fallait se rendre à l’évidence, Pride n’était pas au courant de leur véritable passé et Muse s’était bien gardée de l’évoquer. Ce qu’elle lui avait raconté, Goldie s’en fichait éperdument, tout ce qui la motivait maintenant c’était de savoir qu’elle avait de l’or entre les mains avec cette histoire et qu’elle continuerait à suivre ce couple de très près, rêvant du jour où Pride se réveillerait un matin avec la mémoire retrouvée. « En règle générale, les femmes ne cachent pas grand-chose aux hommes, exception faite des choses qui pourraient les faire fuir. » Et doucement, sans crier gare, elle vint déposer un baiser au coin des lèvres rouges de Pride. Lorsqu’elle décolla ses lèvres douces de celles de Pride, elle le fixa comme si elle le mettait au défi. A cet instant précis, celle à la crinière dorée était l’exacte représentation du fruit défendu. Il ne restait plus qu’à savoir maintenant si Pride succomberait à ses charmes, tel Adam qui se laissa pousser au péché par sa chère Eve.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Lies always catch up with us one day. [ENDED] Jeu 30 Déc 2010 - 16:51

Si la demoiselle avait laissé un rire cristallin s'échapper de ses lèvres cerise, voilà une réponse qui avait déplu à Pride Berrington : déjà troublé par les dires de Goldie, sa colère froide s'intensifiait sous le pouls de son coeur battant. Elle, savait. Lui ne savait rien. Encore et toujours la même rengaine, encore et toujours ces personnes qui étaient pourvues d'une vérité, la sienne qui plus est puisqu'il s'agissait de son passé, et qu'il n'avait pas. A cet instant, Pride se fit la promesse de déménager loin d'ici avec Muse, sitôt leurs engagements faits. Bien sûr, c'était égoïste de sa part vis à vis de sa dulcinée, mais il ne supportait plus de se savoir ignorant alors qu'il devrait savoir. Certes, il n'avait pas oublié que le réseau mafieux auquel il appartenait lui avait bien fait comprendre que leur désir était de le voir camper les contrées de Miami, pour une implantation en règle. Mais sa force de caractère et son ambition l'avaient toujours poussé à ne pas plier à la hiérarchie : ce qui lui valait aujourd'hui une agréable position de businessman, mais qui pourrait éventuellement lui faire perdre beaucoup. Qu'importait, le rire fluet de Goldie le confortait dans sa décision. Et l'homme charmant et charmeur de perdre ses effluves lubriques au profit d'un regard sombre et carnassier, quelque chose de mauvais, quelque chose de poignant, quelque chose qui trahissait autant sa haine que son désarroi. Comble de l'insolence, la jeune femme alla même jusqu'à marquer une pause pour mieux aller s'abreuver de vin, de gorgées lentes et voluptueuses. Si elle n'avait pas été sa danseuse la plus prestigieuse.... Quoique non, Pride était toujours persuadé pouvoir trouver toujours mieux : toujours plus, toujours plus haut, toujours plus loin. Ce n'était pas cela qui le retenait de lui renchérir une réplique cassante et des plus venimeuses, de celle qui, mesquine et sournoise, lui aurait fait comprendre avec délice qu'il ferait tout, pour que la belle n'ait un jour la syphilis, à défaut de la petite vérole. Non, Berrington devait se reprendre, ne pas céder à la colère à l'encontre de Goldie, qu'il appréciait tout de même. Son envie de propos venimeux n'étaient forgée que sur un coup de tête, sur son impulsivité, et s'il parvint à se retenir c'était non seulement parce qu'elle détenait sans doute des informations qu'il n'avait pas, mais aussi du fait qu'il ne désirait pas se brouiller à ce point avec cette dernière. Il appréciait Stewart. C'étaient ses mots, ces sous-entendus, ces troubles qu'elle semait dans son esprit à l'en rendre malade que Pride ne pouvait plus supporter, et non Goldie à proprement parler. En vérité, ce n'était pas à elle qu'il souhaitait s'en prendre. Mais à lui-même, pour se sentir si troublé. Foutue retenue.

Ainsi se contenta-t-il de la toiser, sans mettre de côté l'hypothèse de lui faire payer son attitude qu'il trouvait déplacée. Après tout, il demeurait son patron : non monsieur n'était pas tyrannique, il était juste susceptible. Et en l'occurrence, en colère. Ce fut par ailleurs également pour cela que le sombre jeune homme ne tiqua pas quant à la réplique de la jolie blonde, chantée d'un timbre de voix sensuel. Pride avait quitté son jeu à l'instant même où elle s'était ri de lui, et le businessman ne daigna pas la quitter de son regard assassin alors que la demoiselle vint s'approcher de lui de nouveau : l'amertume de Pride et son agacement de mauvais joueur eurent raison des charmes voluptueux de Goldie qui ne faisaient plus effet. D'un geste sec, le jeune homme avait fini par ôter la main féline de la douce, dont les doigts fins s'étaient plantés dans son torse à travers un tissu fin. « Mais s’il y a bien une chose que j’ai apprise au fil du temps, c’est que le moment où les hommes sont les plus vulnérables c’est au lit. Pendant ou après l’acte, ça n’a aucune importance, il y a toujours quelques minutes où ils oublient de se cacher derrière leur facette de tous les jours. C’est à cet instant précis qu’ils se livrent entièrement à leurs partenaires - qu’il n’y en ait qu’une ou plusieurs. Je n’aurais pas l’impertinence de dire que je te connais par cœur Pride, mais je te connais assez pour te dire que je suis certaine que tu l’as haïssais pour tout autre chose ; Je sais faire la différence entre les différents degrés de mépris que tu voues à certaines personnes. » La nymphe aux jambes splendides avait raison : le mépris de Pride se faisait par paliers, jamais personne au petit larcin n'avait été jugée de la même façon par Berrington que par une autre dont le 'crime' était à peine plus gros. Il vint se perdre en confusion, en pensées troubles, en questions... Peut-être avait-elle raison ; et si Muse lui cachait quelque chose, et s'il lui avait livré une part de lui-même autrefois. Dans cet autrefois qu'il avait oublié. « Je n'ai rien à livrer. » souffla-t-il de sa voix suave et glaçante, avant de détourner fermement ses prunelles brunes, un soupir las s'échappant de ses lèvres. Quel mensonge éhonté de la part d'un homme pourtant diablement mystérieux, soufflé d'un timbre désirable et envoûtant, malgré le froid polaire de ses paroles. Pride se faisait subrepticement juge de son propre procès : et quand bien même il s'agissait bien plus du procès de Muse, le jeune homme se sentait attaqué dans sa dignité. Remettre en cause son amour pour sa belle et tendre, revenait à blesser son amour propre. Quelque chose à éviter lorsqu'on négociait avec Berrigton, bien qu'il fallait avouer que Goldie était particulièrement douée pour répandre le doute en son esprit. « ...Il fut un temps où votre grand-père me détestait parce que j’avais eu le malheur d’écorcher son nom. Mais heureusement, il est devenu amnésique et a tout oublié. J’ai donc sauté sur l’occasion pour le mettre dans mon lit sans qu’il n’ait rien à me reprocher. » Cette dernière phrase acheva de le convaincre : cette conviction d'aller revenir sur les traces de son passé et de se remémorer, s'était ancrée en lui. Il irait récupérer ces souvenirs oubliés, et prouver à tous que Muse n'était en rien cette opportuniste décrite par la délicieuse Goldie... Ou peut-être était-ce un moyen de simplement vérifier ses dires, car sa confiance en Hannigan s'effritait à chaque seconde passée. Croire cette jolie blonde mangeuse d'hommes, ou sa brune éthérée qui lui apportait soutien et tendresse. Le regard ailleurs, pensif, torturé, il écoutait pourtant les dires de cette femme fatale qui semblait se délecter du jeu, malgré la froideur affichée par Pride. Car s'il perdait en confiance, il gagnait en prestance revigorée par cette colère somnolente. Ce charme brut et violent le rendait plus fascinant encore : peut-être était-ce parce que la férocité de ses origines des ghettos rehaussait le paradoxe de sa personnalité mi-gentleman mi-farouche. Il hocha alors la tête, désirant qu'elle s'arrête, qu'elle se taise, qu'elle ne cesse de respirer s'il le fallait ; et la colère en lui vint bouillir en ses veines abritant habituellement son pseudo sang froid. Mais la belle continua néanmoins. « En règle générale, les femmes ne cachent pas grand-chose aux hommes, exception faite des choses qui pourraient les faire fuir. » « Alors elles devraient. Rester des énigmes et ne pas s'offrir aux premiers venus ; ça fane leur beauté avant l'heure. » coupa-t-il dans un sifflement mauvais, ses yeux pénétrants se plantant avec brutalité dans les rétines satinées de Goldie. Petit pic pour cette dernière, plus sur le coup de la colère qu'autre chose : après tout Berrington méritait bien un prix pour avoir retenu si longtemps quelque vilaine parole. Sans doute se serait-il montré brusque dans ses paroles, si les lèvres douces de la demoiselle n'avaient pas adouci sa colère. Comment vouloir à un ange blond lorsqu'il détenait potentiellement la vérité ? (Entendons bien 'ange' par beauté fatale, et non par générosité de coeur, toutefois) Ce baiser en coin vint éteindre sa colère impulsive, bien que son trouble vis-à-vis de ses dires demeurèrent intacts. Observant Goldie qui se faisait tentatrice, Pride ne décela là qu'un jeu qu'elle avait l'habitude de faire avec ses clients : nouveau fourvoiement de la demoiselle, ce n'était certainement pas en le traitant comme un homme habituel et déjà conquis, qu'elle parviendrait à l'avoir. Surtout, si c'était un de ses énièmes stratagèmes. « Les heures supp' sont terminées. » Un dernier regard strict et implacable à la délicieuse demoiselle, et Pride tourna les talons. Sans un mot de plus, le jeune homme quitta la chambre d'hôtel, bien décidé à éclairer les étranges propos de Goldie.

- RP TERMINÉ -
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





Message(#) Sujet: Re: Lies always catch up with us one day. [ENDED]

Revenir en haut Aller en bas
 

Lies always catch up with us one day. [ENDED]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Four Seasons Hotel Miami-