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 They say "Evil". We prefer the term "Alternative System of Morality".

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Message(#) Sujet: They say "Evil". We prefer the term "Alternative System of Morality". They say "Evil". We prefer the term "Alternative System of Morality". EmptyMer 15 Déc 2010 - 21:00

    « They say "Evil". We prefer the term "Alternative System of Morality". »
    Pour une fois depuis longtemps, le silence régnait. Absolu dans le luxueux penthouse dans lequel les McAllister avaient emménagé depuis que l'ouragan avait emporté le 1407 Apple Road. Fait rare dût au départ de Romain une demi-heure plus tôt pour le parc en bas de chez eux où était donné un spectacle de marionnettes dont Samuel raffolerait. Après s'être subtilement esquivé de la sortie familiale (« Non mon ange, je suis désolé mais là ça fait vraiment petit couple. » avait argumenté le beau brun avec son plus bel air navré. Ce qui de surcroit, était vrai.) Gabriel savourait donc l'absence de bruit tout en s'affairant tranquillement à classer ses rares dossiers qui avaient survécus à l'ouragan.

    Malheureusement son précieux silence et sa concentration à déchiffrer un papier imprimé rendu baveux par le mauvais traitement de la pluie, furent interrompus par la sonnerie tonitruante du visiophone.
    Dans un soupir, Gabriel s'élança dans l'entrée en récupérant au passage son verre de Château d'Yquem sur la table basse. Un liquoreux français millésimé particulièrement à son goût. Le visage d'Almanzo, un cubain tiré à quatre épingles dans son costumes de concierge s'afficha, manifestement soucieux, sur l'écran.

    Bon Gabriel n'attendait personne. Et il doutait que Romain se fasse annoncer s'il était déjà de retour. A moins qu'il ne lui soit arrivé quelque chose ? Avant que son esprit s'égare en conjectures douteuses, une tignasse blonde bien connue apparu au côté du concierge et le sénateur reconnu d'un coup d'œil Goldie Stewart, en plein numéro de charme auprès du pauvre homme manifestement dépassé par la tornade au boucles dorées.

    « Monsieur...Sénateur, je...cette jeune femme... » balbutiait-il alors que son regard oscillait entre l'écran et les courbes de Goldie, tiraillé à l'évidence entre son devoir de concierge et la tentation typique à laquelle Stewart soumettait n'importe quel homme.

    Gabriel roula des yeux et un imperceptible sourire naquit sur ses traits. Connaissant Goldie, qu'il accepte ou refuse sa venue, elle trouverait un moyen de toquer à sa porte tôt ou tard. La jeune femme était au moins aussi bornée que lui et prête à tout pour avoir ce qu'elle désirait. Si elle voulait voir Gabriel, elle y parviendrait. Mieux valait tout de suite, tant qu'il était seul, qu'en présence de son conjoint et de son fils.

    « Laissez la entrer. » trancha t-il, mettant ainsi fin au dilemme cornélien d'Almanzo.

    L'écran s'éteignit et le sénateur s'adossa au mur, à côté de la porte, faisant tournoyer le liquide doré dans son verre tandis qu'il patientait. Revoir Goldie était à la fois inattendu et excitant. Dangereux aussi. Mais c'était là tout l'attrait qu'ils puisaient tout deux dans la relation perverse qui les unissait. Manger ou être mangé par l'autre, un jeu couvert par l'attitude sensuelle et provocatrice de la jeune femme à laquelle Gabriel répondait avec la délectation et le timbre épicé du joueur impénitent qu'il était, lorsque face à lui se dressait quelque fougueux ennemi.

    Lorsque le claquement des talons aiguilles sur le carrelage se stoppa devant sa porte, le sénateur tira le loquet et accueillit sa nemesis avec le sourire en coin d'un chat devant un bol de crème. « Je t'en prie. » souffla t-il, l'invitant à entrer.

    La sulfureuse jeune femme n'avait rien perdu de son charme ravageur. L'assurance émanait d'elle, et c'est d'une démarche chaloupée et gracieuse qu'elle s'avança dans le séjour. Gabriel lui emboita le pas avant de se diriger vers le bar et d'en sortir une coupe. « Je ne te cache pas ma surprise. » avoua t-il « Je te savais de retour, mais j'ai cru comprendre que tes talons aiguilles foulent le bitume d'Ocean Grove en compagnie d'un enfant. » Il darda un regard vers son invitée, guettant sa réaction. La nouvelle s'était répandue comme une traînée de poudre. Question d'habitude pour les Oceans Grovers. Et la nouveauté attirait l'attention de Gabriel, à plus forte raison lorsque Miss Stewart en était le centre. On en sait jamais trop sur ses semblables, surtout quand ils veulent votre peau.
    « Ne me dis pas que la maternité t'assagit et que c'est en amie que tu me viens me voir, je n'en croirais pas un traitre mot. » Son ton taquin se partageait à la méfiance, mais c'est d'un pas flânant qu'il s'approcha d'elle et balaya la tension naissante avec une adresse consommée. « Mais trinquons d'abord à nos retrouvailles. » proposa t-il. Il s'empara de la bouteille de vin dont il emplit la coupe destinée à Goldie et la lui tendit. « Un vin d'exception pour une rencontre exceptionnelle. » Puis il fit tinter son verre contre le sien et poursuivit, ses iris bleues acier impénétrables plongées dans les siennes. « Crois le ou non Goldie Stewart, tu m'as manquée. »


Dernière édition par Gabriel McAllister le Ven 17 Déc 2010 - 3:33, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: They say "Evil". We prefer the term "Alternative System of Morality". They say "Evil". We prefer the term "Alternative System of Morality". EmptyVen 17 Déc 2010 - 1:11


Comme tous les jours depuis l’arrivée de son fils et son emménagement chez Sloan, Goldie Stewart avait pris pour habitude de se lever tôt, comme toute bonne mère qui se respecte. Sauf que ce matin, elle n’avait pas eu besoin de se faire lever par les bonds de son fils sur son lit puisque Goldie avait fait apparaitre ses boucles dorées bien plus tôt que d’habitude, souhaitant profiter du calme de la maison pour une tache spécifique qui requérait calme et discrétion. Elle s’y attela dès lors qu’elle eut fini de prendre sa douche et de s’habiller. Elle de dirigea directement vers la cuisine, en essayant de faire le moins de bruit possible pour éviter qu’Austin ou Sloan ne vienne tout foutre en l’air. Elle referma la porte de la cuisine derrière elle et commença à sortir tout un attirail de saladiers et bols en tout genre. Elle continua par vider une bonne partie du réfrigérateur, déposant sur le tout sur le plan de travail, sans oublier de sortir du placard le reste qui ne se conservait pas au frais. Oui, si Goldie Stewart s’était levée aussi tôt ce matin, c’était pour préparer des muffins faits maison. La question que l’on pourrait se poser était de savoir pourquoi ; Tout le monde savait que la jeune femme n’était pas la meilleure en pâtisserie et qu’elle préférait de loin dépasser ses dollars dans des pâtisseries, mais cette fois-ci, la recette était bien différente de ceux que l’on achète tous les jours. Voyez-vous, après avoir minutieusement suivi la recette qu’elle avait trouvé dans un livre de cuisine, elle ajouta à la pâte son petit ingrédient secret qui ferait tout le charme de ces muffins ; Un poison, certes pas mortel à petite dose, mais qui allait déclencher chez sa pauvre victime, l’effet qu’elle attendait. Elle versa sa pâte dans des moules et enfourna le tout 25 bonnes minutes. Elle profita de cette longue attente pour peaufiner son plan d’attaque, parce que la personne qu’elle souhaitait atteindre n’était autre que le Sénateur de son cher Etat, Mr Gabriel McAllister. Quand l’alarme se déclencha pour annoncer que les muffins étaient prêts, elles les sortie du four et les rangea dans une petite boite en métal qui appartenait à son fils et dans lequel il rangeait son goûter pour l’école. Elle rangea tout le bazar qu’elle avait mis et remonta se cloitrer dans sa chambre avant qu’Austin ne débarque ou que Sloan vienne une fois de plus lui pourrir la vie. Elle eut quelques instants d’hésitation quant à savoir si offrir une de ses viennoiseries au jeune homme et le regarder s’étouffer serait une bonne idée pour passer le temps mais elle décida de rester raisonnable et de ne pas empoisonner Sloan, elle réservait cela à ceux qui avaient plus d’importance à ses yeux.
Il était environ 14h quand Goldie franchit les portes de l’immeuble qui abritait la nouvelle demeure de ce cher Sénateur. Sa maison avait été dévastée par l’ouragan et il avait les moyens et le statut pour se permettre de ne pas vivre dans un gymnase pourrit avec les autres habitants qui se sont retrouvés sans toit. Même si Goldie ne l’aimait pas vraiment, elle l’enviait quand même, lui, au moins, avait eu la possibilité de choisir où passer son prochain mois. Apparemment, le passage dans ce hall n’était pas fréquent puisque le concierge sursauta quand il entendit les talons aiguilles de Goldie résonner sur le carrelage au sol. Elle savait qu’elle allait devoir ruser pour arriver jusque devant la porte d’entrée de Gabriel, il était sénateur en plus de voleur. Elle s’accouda donc au comptoir de ce pauvre homme chez qui on pouvait lire sur le visage la confusion face à Goldie qui déboutonna le premier bouton de son chemisier et commença à s’ébouriffer les cheveux. « Je souhaiterais voir Gabriel McAllistair, c’est bien sa nouvelle adresse si je ne trompe pas ? » Goldie se mordit le coin gauche de la lèvre inférieure tout en soutenant le regard du concierge. Voyant qu’il ne semblait pas vraiment quoi faire, elle décida de déboutonner son deuxième bouton avant d’ajouter de sa voix la plus suave « Bien sûr, je récompenserais ce geste de la manière dont vous le souhaitez » Mais elle n’eut pas à continuer son petit jeu puisque le concierge venait d’appuyer son un bouton et le visage de Gabriel venait d’apparaitre sur l’écran posé sur le comptoir. « Monsieur...Sénateur, je...cette jeune femme... » Goldie se mit à rire doucement face à la réaction de ce charmant monsieur, et elle priait au plus profond d’elle pour que Gabriel lui dise de la laisser entrer ; Et c’est ce qu’il fit. Goldie se dirigea vers les ascenseurs, faisant un petit signe de la main au concierge avant de le quitter. Elle monta dans le premier ascenseur qui s’ouvrit devant elle, y monta et attendit d’arriver enfin au dernier étage et d’être libérée de cette cage de fer qu’elle n’appréciait pas vraiment. Elle prit une longue inspiration avant de marcher tout droit jusqu’à la porte d’entrée de sa prochaine victime. Elle n’eut pas besoin de signaler sa présence en sonnant à cette fameuse porte puisque Gabriel l’ouvrit avant qu’elle n’entreprit de le faire. Le bruit de ses talons sur le carrelage avait trahi sa présence. Elle pénétra dans cette fameuse demeure et au regard, elle fit un rapide état des lieux. Spacieux, luxueux, lumineux, frais, tout ce que Goldie aimait. Si elle n’allait pas d’ici quelques minutes ruiner totalement sa relation avec Gabriel, elle lui aurait bien demandé d’emménager et de faire jouer ses relations pour qu’elle n’ait plus à vivre sous le même toit que Sloan encore des semaines. Elle posa enfin les yeux sur son hôte, Gabriel avec qui elle entretenait une relation très spéciale. Elle était attirée par lui, elle ne pouvait pas le cacher et elle avait toujours pensé que le fait qu’il soit gai était une autre absurdité de cette ville. Elle le détestait autant qu’elle l’adorait parce que sans lui, elle n’aurait pas à explorer la facette la plus sombre et le plus manipulatrice de sa personnalité. « Je ne te cache pas ma surprise. Je te savais de retour, mais j'ai cru comprendre que tes talons aiguilles foulent le bitume d'Ocean Grove en compagnie d'un enfant. » Les nouvelles à Ocean Grove se répandait comme une trainée de poudre, les gens revenaient à peine de l’hôpital après l’ouragan et ils pleuraient encore tous la perte de leur si belle maison mais cela ne les empêchait pas de commérer. Savoir tout sur tout le monde et le répéter en déformant au passage la vérité était devenu un sport national à Ocean Grove. Mais si Goldie avait été au centre des intérêts avec cette nouvelle de maternité, Gabriel n’était pas en reste lui non plus. « Je ne suis pas seule que mère nature ait gâté d’un enfant après son passage par le biais de cet ouragan. Il parait que Mr le sénateur est papa. » Goldie lui esquissa un sourire et lui tourna le dos afin de se diriger vers l’une des baies vitrées. Elle aimait le soleil c’est ce qui l’avait attiré à Miami, elle se souvenait que quand elle avait décidé de faire son grand retour après toutes ces histoires il y a 5 ans, elle avait demandé à son père de lui trouver une maison dans un endroit tranquille où le soleil régnait en maître comme quand elle vivait à Los Angeles. Elle était loin de se douter que les catastrophes en tout genre étaient aussi une spécialité de la ville. Gabriel semblait avoir dit quelque chose mais elle n’avait pas entendu, elle était concentré sur la suite des évènements, elle imaginait comment faire en sorte que la chose se déroule comme il le fallait et qu’elle s’en sorte indemne comme toujours. Elle n’eut pas le temps de s’attarder sur la sensation de chaleur sur sa peau puisque Gabriel l’avait rejoint et lui tendait un verre. Pendant un millième de seconde, elle hésita à le prendre, après tout, elle allait l’empoisonner, pourquoi ne ferait-il pas la même chose ? Mais elle le prit dans sa main droite et trinqua avec lui, soutenant son regard. Goldie observa le liquide doré bouger sur les bords du verre après le choc. « Crois le ou non Goldie Stewart, tu m'as manquée. » Elle ne put s’empêcher de retenir un rire après avoir entendu la phrase que Gabriel venait de prononcer. « J’ai du mal à te croire en effet, mais puisque ces mêmes sentiments sont partagés alors je vais te croire Gabriel McAllistair. » Elle porta son verre à ses lèvres sans lâcher le jeune homme du regard. A peine le liquide avait-il eu atteint les papilles de la jeune femme qu’elle ne put que constater qu’il ne s’était pas trompé, ce vin était d’un très bon cru. Elle but son verre d’une traite, comme si elle cherchait à se donner du courage avant d’affronter une épreuve. Son téléphone se mit à sonner, alors elle tendit son verre vide à Gabriel et commença à le chercher dans tout le bazar que contenait son sac. Quand elle mis enfin la main dessus, elle constata que Sloan avait cherché à la joindre et qu’il lui avait laissé un message lui disant qu’il avait beau chercher partout la boite à goûter d’Austin, il ne la trouvait pas et il voulait savoir si elle ne l’avait pas vu. Bien sûr, Goldie savait pertinemment que cet après-midi, Austin et son père devait aller jouer au parc et que le gosse réclamerait sa boite parce qu’il le fait toujours. Alors c’est en fendant la surprise qu’elle sortit cette fameuse boite de son sac et la brandit comme si elle venait de trouver la huitième merveille du monde dans son sac. « Qu’on soit bien d’accord, je déteste mon rôle de mère. Ce gamin laisse tout trainer partout et je suis prête à parier que… » Elle ouvrit la boite sous les yeux de Gabriel. « Ses fameux muffins, il m’a forcé à les préparer avec lui et il a osé me faire un caprice pour qu’ils soient aux fruits secs, même si je déteste les fruits secs. Après il a osé se plaindre que je sois méchante parce que je n’ai pas voulu les goûter. » Elle tendit la boite vers Gabriel, dans un geste explicite. « Sloan m’a assuré qu’ils sont bons, mais je pourrais entendre la pluie tomber et il pourrait me confirmer qu’il pleut, j’irais vérifier ça moi-même. Difficile à croire, mais j’ai plus confiance en ton jugement. » Goldie sentit son cœur faire des bonds dans sa poitrine. Elle savait que le moment qu’elle attendait tant allait enfin arriver. Elle regardait toujours Gabriel, son plus beau sourire affiché aux lèvres mais dans sa tête sa réaction était tout autre. Elle priait pour que le Dieu des garces l’entende et face en sorte que Gabriel mette ce fichu muffin dans sa bouche pour qu’elle en finisse enfin. Ce n’était pas de gaité de cœur qu’elle allait l’empoisonner mais c’était pour se protéger et protéger son fils. Tout ce qui allait arriver à ce cher Sénateur, c’était lui qui l’avait cherché en premier.
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Message(#) Sujet: Re: They say "Evil". We prefer the term "Alternative System of Morality". They say "Evil". We prefer the term "Alternative System of Morality". EmptyDim 13 Mar 2011 - 4:19

    « Qu’on soit bien d’accord, je déteste mon rôle de mère. Ce gamin laisse tout trainer partout et je suis prête à parier que… »

    Et là, Goldie Stewart, stéréotype vivant de la blonde pulpeuse au QI négatif, brandit sous son nez une boîte de... muffins.

    Bon jusque là, la raison de sa venue demeurait tout à fait mystérieuse au yeux du sénateur. Mais étant donné ses antécédents psychologiques aussi masochistes que sadiques, le tout nappé d'une bonne couche de perversité, l'homme ne s'était pas posé trop de questions. Face à un électron libre et aussi imprévisible que Stewart, on improvise.

    « Et bin si je m'attendais à ça... » souffla Gabriel dans sa barbe de trois jours. Plus pour lui que pour Goldie, qui lui expliquait le plus naturellement du monde et comme une évidence en quoi le sénateur McAllister était de tout Miami, l'homme le plus qualifié pour jouer au goûteur. Ben voyons.

    Les sourcils froncés et les lèvres serrées en une fine ligne circonspecte, Gabriel fit circuler ses prunelles cobalt de la jolie boîboîte enfantine au sourire éclatant de la diablesse. C'est fou comme un objet s'accorde parfois si mal à son propriétaire. Voir Goldie avec sa boite à gouté, c'était improbable. Dans l'esprit de Gabriel c'était aussi contradictoire que d'imaginer Romain avec une kalachnikov. Aucun doute que si le brun voyait son pacifiste de mari débarquer avec un demi mètre d'acier renforcé prêt à cracher un un clin d'œil une salve de balles à haute vélocité, il aurait doucement commencé à paniquer. Et bien là, c'était un peu l'effet que Goldie lui faisait.

    Entre ça et le rire en fait. Elle n'était quand même pas venue là uniquement pour mettre à l'épreuve ses papilles gustatives, si ? Gabriel sonda le visage de la jeune femme en quête d'un début de crispation dans son sourire qui trahirait une blague.

    « Tu as mis du cyanure dedans c'est ça ? » demanda t-il, taquin. « Je te préviens, avec le souvenir que tu lui a laissé, le concierge pourra t'identifier sans problème si on me retrouve mort après ton départ. »

    Sur ces mots, il attrapa l'une des pâtisseries et l'examina sous toutes les coutures. Non pas qu'il s'imaginait une quelconque menace planquée dans la pâte, mais les talents de cuisinière de Goldie lui donnaient déjà plus de sueurs froides. Gabriel s'appuyait sur une théorie aussi ridicule que simple et entièrement basée sur son expérience personnelle : les fourneaux ne sont pas les amis des jeunes riches et trop occupés pour limiter l'emploi de leur cuisine rutilante à autre chose que "percer l'opercule et mettre au micro onde deux minutes".

    Et encore ça c'était en cas de vache maigre coté traiteur, si sa moitié était absent (ou qu'il boudait trop pour faire le dîner), si le téléphone était en panne, ou qu'il avait trop abusé du champagne en soirée pour composer correctement le numéro d'un quelconque livreur.

    Une fois assuré de ne pas tomber sur un faux ongle égaré par mégarde durant la préparation, Gabriel mordit du bout des dents dans le muffin... Et il dût reconnaître à Stewart un certain talent culinaire. Bon niveau mélange des saveurs ça ne se mariait pas tellement bien avec son château d'Yquem, mais si il lui suffisait de manger un gâteau pour que sa sulfureuse ennemie lui explique la vraie raison de sa visite, il était tout disposé à commettre cette faute de goût.

    « Ils sont parfaits tes muffins. » dit-il en reprenant une nouvelle bouchée. « On ne sent pas trop l'amour maternelle cela dit. »

    Il offrit à Goldie un demi sourire amusé avant d'aller s'appuyer sur un bras de fauteuil. D'un geste il l'invita à s'asseoir et poursuivit.

    « Maintenant que j'ai officiellement accepté ton offrande de paix – et j'ose espérer que c'en était une – à toi de me dire ce que tu es réellement venue chercher Boucle d'or. »

    Son ton était clairement inquisiteur. Sous ses faux semblants superficiels et enjoué, le brun s'était paré à toute éventualité. Sans paraître exagérément paranoïaque (quoique la paranoïa était selon lui, la meilleure alliée d'un sénateur), du stéréotype de la bimbo blonde sans cervelle, Goldie n'avait que l'allure. Derrière cette image, il connaissait une femme calculatrice, faîte du même bois pourri que lui. Le tout maintenant, était de savoir de quelle façon elle comptait lui empoisonner la vie.
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Message(#) Sujet: Re: They say "Evil". We prefer the term "Alternative System of Morality". They say "Evil". We prefer the term "Alternative System of Morality". EmptyJeu 17 Mar 2011 - 2:14


« Tu as mis du cyanure dedans c'est ça ? Je te préviens, avec le souvenir que tu lui as laissé, le concierge pourra t'identifier sans problème si on me retrouve mort après ton départ. » La sulfureuse blonde sentit son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine, tandis que ce charmant Gabriel tentait de plaisanter sur le sort qui lui pendait au nez. Bien sûr, ce muffin ne le tuerait pas, mais l’expédierait directement aux pays des rêves, avant d’avoir bien entendu, répondu aux questions de la belle. Celle-ci d’ailleurs ne laissait rien paraitre, affichant une mine décontractée, à l’inverse de ce qui se passait dans sa tête et dans chaque membres de son corps qui se contractaient sous la pression. Elle voulait en finir au plus vite, et pour ça, Gabriel se devait d’arrêter avec ses questions auxquelles elle ne répondit d’ailleurs pas, lui offrant seulement un sourire chaleureux qui s’affichait que très rarement sur le visage de la blonde. Et enfin, Gabriel planta ses dents dans l’une des pâtisseries, analysant le gout qu’elle avait pour donner son verdict à Goldie. Elle était soulagée, son plan se déroulait comme elle le souhaitait, Gabriel avait littéralement mordu à l’hameçon, et maintenant, il ne lui restait plus qu’à attendre que le poison fasse son effet, ce qui ne devrait pas prendre plus de quelques minutes. « Ils sont parfaits tes muffins. On ne sent pas trop l'amour maternelle cela dit. » Goldie s’empêcha de rire lorsqu’elle entendit les derniers mots du sénateur ; Ils avaient plutôt été fait avec une haine amicale, mais elle garderait ce petit détail pour elle. « Je te remercie Gabriel. La prochaine fois, j’en ferais une pleine fournée remplie d’amour rien que pour toi. » On ne décelait pas une once de cynisme dans sa voix, et pourtant, c’était bien de cela dont il s’agissait. Au lieu de ça, elle lui offrit un énième sourire et s’assit sur le fauteuil où il l’avait invité à s’assoir. « Maintenant que j'ai officiellement accepté ton offrande de paix – et j'ose espérer que c'en était une – à toi de me dire ce que tu es réellement venue chercher Boucle d'or. » Goldie planta ses prunelles vertes dans le regard du sénateur qui d’ici quelques secondes, sentirait sa tête commencer à tourner et aurait une irrémédiable envie de s’assoir. Mais en attendant, elle se ferait une joie de lui raconter la raison de sa venue. La blonde passa une main dans ses boucles dorées et poussa un léger soupir. « Tu te souviens de Jerry, l’homme à qui j’ai été fiancée et avec qui j’ai failli me marier ? » Question rhétorique quand on savait que le même homme l’avait forcé à inviter tout Ocean Grove à son mariage et que lui-même n’avait pas daigné s’y montrer, humiliant publiquement la belle blonde et la dégoutant à vie du traditionnel sacrement du mariage. « Je le déteste ! J’espère qu’il finira en enfer et que j’aurais la chance de l’y croiser et de le torturer pour l’éternité. » Goldie ne se faisait pas d’illusions, elle savait qu’elle était vouée à se damner pour toujours et que sa peau finirait par être léchée par les flammes de l’enfer. Les personnes saines d’esprits pensaient qu’elle était la création du diable venue sur Terre pour leur donner un avant-gout de l’enfer, alors ce ne serait qu’un retour au bercail pour elle. Elle observait toujours Gabriel, qui semblait perplexe face aux dires de la belle. « Mais je dois avouer que je lui serais éternellement reconnaissante pour une chose, une seule petite information qui m’a donné envie de l’épouser, la réponse à une question que je me posais depuis des mois et qui me rendais folle. Qui aurait bien pu orchestrer mon cambriolage et voler cette clef USB ? » Elle ne jouait plus, ses traits n’avaient plus rien d’amicaux, et ses pupilles fusillaient du regard le jeune sénateur. Celui-là même qui semblait mal digérer le muffin qu’il venait d’engloutir. Il porta ses mains au visage comme si sa tête commençait à le faire atrocement souffrit. « Gabriel, je pense que tu devrais t’assoir, je vais te laisser ma place et finir ma charmante histoire que tu sembles beaucoup apprécier. » Goldie se releva sur ses talons aiguilles et laissa Gabriel prendre place dans le fauteuil. Il sembla vouloir parler, surement poser une énième question idiote du genre Qu’est-ce que t’as mis dans ces muffins ? Tu m’a empoisonné sale garce ! mais elle ne lui en laissa pas le temps. « Je n’ai jamais aimé les flics, mais je dois avouer qu’en avoir un de son côté, ça aide. Il a trouvé les gros bras que t’as engagé pour faire le sale boulot à ta place et je suis allée leur rendre une petite visite. C’est fou comme la taille des muscles chez les hommes n’est pas proportionnelle à celle de leurs cerveaux. Il a suffi que je joue les blondes écervelées portant une jupe trop courte et un décoté trop plongeant pour exciter leur libido et leur délier la langue. Je leur ai demandé qu’elle est la chose la plus folle qu’ils aient jamais faite, et ils m’ont fièrement répondu, je cite : Cambrioler la maison d’une petite bourgeoise pour un sénateur. Il ne m’en a pas fallu plus pour faire le rapprochement entre mon cambriolage et notre charmant sénateur Gabriel McAllister. » Goldie attrapa le menton de celui-ci entre les doigts de sa main droite et lui secoua la tête. Elle savait qu’il devait commencer à voir trouble, à avoir envie de dormir et de se laisser sombrer, mais elle ne le laisserait pas tranquille tant qu’il ne lui dirait pas où il cachait l’objet qu’elle était venue chercher. « Je parle trop, je sais. A ton tour maintenant, où l’as-tu caché Gabriel ?» Parler lui serait difficile, mais pour s’assurer qu’il reste bien avec elle, la tigresse planta légèrement, mais suffisamment ses ongles dans la chaire de sa joue avant d’écarter sa main et d’attendre sa réponse. Elle savait que ce qu’elle faisait était dangereux, que s’il le voulait Gabriel pourrait l’envoyer derrière les barreaux pour un long moment. Mais elle était persuadée qu’il ne le ferait pas, qu’il se vengerait certes, mais à l’aide de sa propre justice. La plantureuse blonde fit un pas en arrière, jetant un coup d’œil à son sac. Elle avait réussi à affaiblir le sénateur, mais elle ne savait pas si celui-ci avait toujours la force de se relever et de la stopper dans son entreprise, qui jusque-là, fonctionnait comme elle le souhaitait. Mais au cas où, la jeune Texane avait suivi les conseils de la famille Stewart, toujours avoir de quoi se protéger sur soi, au moindre problème, t’attrapes ton flingue, tu vises et tu tires. Les remords, la pitié, toutes ses conneries n’étaient pas inscrites dans les gènes de cette famille, c’était bien pour ça qu’ils étaient aussi puissant dans l’économie du pays. Le pétrole, l’or noire qui faisait leur richesse, était le symbole parfait pour eux, et pour prospérer dans ce milieu, il fallait apprendre à laisser ses sentiments de côté.
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