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 L'un de nous est en trop et c'est toi - Feat Gaddièl & Loreena

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Message(#) Sujet: L'un de nous est en trop et c'est toi - Feat Gaddièl & Loreena Mar 7 Déc 2010 - 23:07


L'UN DE NOUS EST EN TROP ET C'EST TOI.




SCENE SE DEROULANT AVANT L'OURAGAN



La dispute avec Gaddièl avait été brève mais intense. Entre les coups qu'ils s'étaient infligé et les bouts de verre, ils étaient dans un sale état. Ils avaient finit par faire une trêve. S'ils avaient continué ça aurait vraiment mal finit pour l'un deux et il était plus raisonnable de s'en tenir là. Bien que Duke ne soit absolument pas quelqu'un de raisonnable. Mais les bouts de verre sur son visage lui faisait terriblement mal et il craignait que cela s'infecte. C'est pourquoi il avait accepté de laisser tomber. Mais ce n'était que partie remise évidemment. Cependant, il ne fallait pas trop lui en demander non plus : ils allèrent à l'hôpital chacun de leur côté et Duke se souciait bien peu de savoir si Gaddièl était en état de conduire. C'était lui et uniquement lui qui l'intéressait, et s'il pouvait arriver avant le jeune homme afin d'être soigné en priorité s'était tant mieux ! Il était donc descendu à sa voiture le plus vite possible, espérant pouvoir prendre de l'avance. Mais ce ne fut pas une mince affaire. Son visage lui faisait vraiment mal, sans parler de son bras qui avait reçu un violent coup de crosse un peu plus tôt et de son dos qui avait heurté violemment le sol, se trainant aussi dans les bouts de verres. Mais ses vêtements l'avait plus ou moins protégé de ce côté là. Tout le long du trajet il grimaça, s'énerva et manqua d'abandonner. Il grilla un feu rouge -plus par inadvertance qu'autre chose en réalité- et faillit créer un accident. Heureusement, ça n'arriva pas. Les automobilistes se contentèrent de leur klaxonner et de l'injurier. Et pour toute réponse, Duke leur fit un doigt, continuant sa route. Il arriva enfin à l'hôpital et se gara n'importe comment, manquant d'arracher le rétroviseur de la voiture voisine. Ne s'en souciant pas une seconde, il referma sa voiture derrière lui et marcha jusqu'à l'entrée, se tenant douloureusement la joue de son bras encore utilisable. Il alla au guichet mais l'infirmière qui s'y trouvait était au téléphone et ne semblait pas franchement disponible. Il lui laissait une minute pour raccrocher. Il lui lança un regard qui en disait long, mais elle l'ignora. Il n'en fallait pas plus pour le mettre hors de lui. Il se pencha au-dessus du comptoir et lui arracha le combiné des mains. Et tandis qu'il le balançait derrière elle, il s'écria : « J'ai besoin de voir un médecin putain ! Vous êtes aveugle ou quoi ? Trouvez-en moi un et vite. » Surprise, la jeune femme resta tétanisée l'espace de quelques secondes. Puis, voyant l'expression de son interlocuteur elle s'activa rapidement, bredouillant un "oui monsieur" à peine audible. Après avoir regardé quelques petits trucs dans ses papiers et son ordinateur, elle finit par dire d'une petite voix : « Tout le personnel est occupé monsieur... Je vous demanderais d'attendre sur les sièges installés là-bas s'il vous plait... Quelqu'un va venir s'occuper de vous rapidement. » Après l'avoir insulté de toutes ses forces pendant quelques secondes, il finit par se calmer et alla s'asseoir pour attendre son tour. Il était remonté, hors de lui. Comment osait-on le faire attendre LUI, alors qu'il était blessé ? Hôpital de merde.

Assit sur un des sièges, il tapait nerveusement du pied par terre et abandonna bien vite l'idée de se toucher la joue. Il restait encore quelques petits bouts de verre qu'il n'était pas parvenu à retirer lui-même et les toucher ravivait la douleur. Il soupirait et se tournait sur sa chaise toutes les deux minutes, perdant patience. Et alors qu'il allait se relever pour refaire un scandale, il aperçut Gaddièl arriver et se diriger vers l'accueil. Il lui lança un regard noir et marmonna : « Manquait plus qu'lui tiens... Fait chier. » Et tout comme lui, la jeune femme l'envoya s'asseoir sur les sièges en attendant l'arrivée de quelqu'un. Duke lui lança un regard assassin l'air de dire : de 1, tu t'assois loin de moi et de 2 je passerais avant toi. Au bout de quelques minutes la femme de l'accueil vint vers eux et déclara : « Messieurs. Une infirmière vous attend dans la salle 104, c'est au bout du couloir là-bas. » Puis elle repartit. Quoi ?! Ils allaient y aller ensemble ? Il serra ses poings. C'était quoi le truc aujourd'hui ? Quelqu'un avait décidé de lui pourrir sa journée jusqu'au bout ? Il se leva précipitamment et sans poser le moindre regard sur Gaddièl se dirigea vers le couloir indiqué. Il pénétra dans la salle 104 sans prendre la peine de frapper et déclara en regardant l'heure sur son portable : « Vous commencez par moi, j'ai pas que ça à faire de ma jour... » C'est le bruit de son portable qui s'écrasait par terre qui le ramena sur terre. Les yeux écarquillés, la bouche entrouverte on aurait cru qu'il avait vu un fantôme. Il murmura : « Loreena... Je... » Et puis, plus rien, le néant. Ses yeux ne la quittaient plus et il ne prit même pas la peine de ramasser son portable. Elle était là, devant lui. C'était elle l'infirmière qui allait s'occuper de lui. Enfin d'eux, mais à cet instant il avait complètement oublié Gaddièl. Son cœur lui arrachait douloureusement la poitrine et il sentait l'air lui manquer. Il finit par se reprendre et se baissa pour récupérer son portable, restant cependant silencieux. Qu'est-ce qu'elle faisait là ? Et comment était-ce possible ? Et pourquoi surtout, pourquoi ?! La revoir lui rappelait combien elle lui avait manqué et qu'il avait tout gâché. En l'espace de quelques secondes il avait eu l'impression de revoir toute leur relation. Même s'il avait voulu le croire, il n'avait jamais pu l'oublier. Il n'y arrivait pas. Après tout, elle restait la seule femme qu'il ait aimé jusqu'à présent. Perdu dans ses pensées et encore sous le choc il glissa machinalement son portable dans sa poche, oubliant son bras douloureux, son visage écorché et saignant ainsi que son dos tout aussi abîmé. Il n'y avait plus qu'elle. Loreena...
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Message(#) Sujet: Re: L'un de nous est en trop et c'est toi - Feat Gaddièl & Loreena Sam 11 Déc 2010 - 14:44

    * Le choc fut violent. Violent comme son portable qui s'écrasa au sol avec fracas. Violent comme mon coeur qui loupa plusieurs battements de suite. Violent comme mes poumons qui se vidèrent de tout l'air qu'ils contenaient. Violent comme un choc électrique qui vous tétanise le corps. Violent comme la vue de cet homme, si douloureuse qu'elle vous brûle les yeux. Oui, violent comme une énorme claque, un ouragan, un accident de voiture sur l'autoroute, ou un hold-up dans une banque. Et là, ce n'est pas finit, le vue de cet homme vous replonge dans un néant fait de souvenirs affreusement douloureux, mais aussi délicieusement nostalgiques. Et c'est le son de sa voix, cette voix qu'on pensait avoir réussi à oublier, qui vient terminer de mettre le foutoir dans votre tête. *


    Loreena avança dans le couloir d'un pas rapide. Les journées aux urgences étaient toutes plus épuisantes les unes que les autres, mais elles ne se ressemblaient jamais vraiment. Ce métier d'infirmière lui donnait l'impression d'exister, d'être utile. A dire vrai, elle trouvait cela bien pathétique ; se sentir exister grâce à son métier. Ces temps-ci, et depuis quelques mois déjà, Loreena avait une vie bien monotone. Quelques collègues de boulot devenus des amis avec le temps, l'acquisition d'une petite et modeste maison dans un des quartiers d'Ocean Grove, et enfin l'adoption d'un chiot pour tromper sa solitude et se prouver qu'elle pouvait s'occuper de quelque chose / quelqu'un dans sa vie personnelle au moins une fois sans que tout ne rate misérablement. Voilà à quoi se résumait sa vie. Loreena n'était pas malheureuse ; elle savait bien au fond d'elle même qu'elle fuyait inconsciemment toutes les rencontres potentiellement amoureuse. Elle se complaisait dans ce célibat qui la protégeait de toute nouvelle souffrance émotionnelle.

    La jeune femme entra dans la salle numéro 104 et fila vers le lavabo qui se trouvait au fond de la pièce. Elle releva sans précaution ses longs cheveux bruns avec une pince, et se lava précautionneusement les avant-bras, plongée dans ses rêveries. Une fois ses mains sèchées, Loreena se décala sur la droite, et s'appuya sur la table d'examen, avant de commencer à lire l'un des deux dossiers qu'on lui avait attribué pour cette salle. "Gaddièl Stherling. Multiples éclats de verre dans la cuisse droite, plaie sanglante au niveau de l'arcade sourcilière gauche, nécessitant points de suture ...". La porte s'ouvrit sans que Loreena ne lève la tête, elle terminait de lire le descriptif du dossier qu'elle avait dans les mains, mais une voix la stoppa net dans sa lecture.

      « Vous commencez par moi, j'ai pas que ça à faire de ma jour... »


    Loreena resta tête baissée et son souffle se coupa. Non, ce n'était pas possible, ce ne pouvait pas être lui, pas après tout ce temps. Elle se figea, le regard toujours rivé sur le dossier médical qu'elle tenait dans les mains, comme si elle espérait qu'on ne la reconnaisse pas, comme si elle avait peur de lever la tête et regarder la vérité en face. Du coin de l'oeil, la jeune femme vit un portable s'écraser au sol avec fracas. Ce bruit semblait était cependant occulté par les batteents de coeur de Loreena qui envahissaient tout son être.

      « Loreena... Je... » reprit la voix masculine.


    La jeune femme finit par relever doucement la tête, et l'air sembla lui manquer lorsqu'elle l'aperçut. Il la fixait intensément, alors que Loreena n'arrivait pas à garder les yeux posés sur lui plus de 3 secondes. C'était comme si la vue de cet homme qu'elle avait tant aimé finissait par lui brûler les yeux. Elle avait tant souffert en le quittant... Loreena déglutit difficilement, puis s'effaça derrière une posture professionnelle plus distante. Elle se décolla de la table d'examen, toussota un peu pour se donner du courage, puis arbora un sourire forcé mais plutôt réussi vu les circonstances, qu'elle adressa aux deux hommes qui se tenaient devant elle, sans distinction pour Duke.

      « Bonjour messieurs. Commençons par Monsieur Gaddièl Stherling », lança-t-elle d'un ton neutre en désignant le premier des deux dossiers médicaux qu'elle tenait dans les mains.


    Loreena sentait le regard de Duke posé sur elle ; alors que de son côté, son coeur balançait entre fondre en larme dans ses bras, et s'avancer puis lui administrer une énorme claque. Une chose était sûre, dans tous les cas, Duke ne ferait pas sa loi ici ! Si elle voulait commencer par Gaddièl Stherling, elle commencerait par lui. Point barre.
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Message(#) Sujet: Re: L'un de nous est en trop et c'est toi - Feat Gaddièl & Loreena Sam 11 Déc 2010 - 22:37

Gaddièl avait sortit le drapeau blanc, non, car il pensait perdre devant le photographe, mais en réalisant le sang qui coulait de son front, que la situation avait dépassé les limites de la bienséance. Car même s'il était venu faire la morale à Duke, il ne souhaitait pas finir à l'hôpital. Pourtant, en reprenant conscience de la réalité, regardant ses jambes, ses bras couverts de coupures diverses, le constat était bien inquiétant. Le consultant n'était pas douillet, mais le grand morceau de verre qui traversait son genoux, et qui appartenait anciennement à la table qu'il avait traversé, lui arrachait quelques soupirs de déplaisir. L'hôpital semblait alors la meilleure solution, et Stherling avait quitté l'appartement d'Hatflied sans demander son reste.

Pourtant une fois dans sa voiture, l'idée de se rendre aux urgences, ne le réjouissait pas. C'était un endroit qu'il ne souhaitait pas arpenter, pour des raisons personnels. Et, même si une tache grenat se formait sur son pantalon, et que du sang perlait à l'intérieur de son véhicule, il hésitait toujours. Le jeune homme chassa ses vieux démons au plus profond de son esprit et alluma le moteur, qu'il fit ronronner. Gad' se mit à conduire avec prudence, les mains crispées sur le volant. La peur d'un accident était inscrit sur son visage, mais pourquoi ? Il roula donc jusqu'à l'hôpital le plus proche, ne réfléchissant déjà plus à l'imbécilité du photographe: Pourquoi il était venu s'énerver chez lui pour remettre en cause son ouverture, mais aussi appuyer que même s'il lui arrivait d'avoir des aventures avec des hommes, il n'en restait pas un mec, qui pouvait frapper et faire mal sans avoir peur de se casser un ongle. Tout cela, il l'avait oublié le temps du trajet, pensant à des millions de choses, à ses erreurs, ses mensonges, mais aussi à...

Quand il arriva aux services des urgences, et qu'il s'approcha du comptoir pour demander de l'aide, sa jambe droite était maintenant complétement couvert d'un rouge épais. « Pardon, excusez-moi de vous déranger. J'ai eu un petit accident. Est-ce possible de voir quelqu'un ? Mais je peux attendre. », bien sûr, il n'avait pas encore croisé le regard de Duke, et c'est uniquement un marmonnement qui le tira en arrière. En se tournant, sa politesse s'envola, et ne put s'empêcher de serrer les dents en allant prendre place prêt de son homonyme. Bien loin de lui bien sûr, et pas vraiment décidé à lui adresser la parole.

La suite fut tout à fait classique, après une attente raisonnable pour Stherling, une infirmière arriva pour les conduire vers une salle d'examen. « Messieurs. Une infirmière vous attend dans la salle 104, c'est au bout du couloir là-bas. » Il remarqua bien que cela provoquait une profonde frustration chez Duke, mais il le laissa s'énerver de son côté. L'hôpital, et les conséquences de voir son passé resurgir, paniquait grandement le médium. Ce qu'il voulait, c'était se faire soigner, et disparaître au plus vite. Il laissa donc le photographe pénétrer dans cette salle 104 en premier, avec toute son arrogance qui le caractérisait. « Vous commencez par moi, j'ai pas que ça à faire de ma jour... »

Gaddièl encore dans le couloir, remarqua bien vite que quelque chose était entrain de se produire. Il n'était pas née de la dernière pluie, et connaissait ce genre de regard. Malgré que Duke soit resté dans l'embrasure de la porte, avec ce portable tombé au sol. Le grand brun s'approcha, essayant de découvrir ce qui avait pu surprendre le photographe qu'il pensait bien loin de pouvoir avoir des sentiments. La tête passant par dessus l'épaule de son voisin, il découvrit une infirmière tout à fait charmante au long cheveux qui tombait sur sa blouse. Elle semblait aussi choquée qu'Hatfield, c'était bien le signe qu'il avait quelque chose entre ses deux personnes. Cela ne faisait aucun doute pour le médium, et aucun besoin de ses dons pour deviner une histoire difficile. Alors, Duke avait un cœur ? pensa Gaddiel.

« Loreena... Je... »

C'était pas tout cela mais il voulait bien entrer, et se faire soigner, sa jambe était douloureuse, et le sang qui coulait n'avait rien d'encourageant. Il joua des coudes pour s'introduire dans la salle 104 en poussant Duke. « Pardon de déranger ce grand moment d'amour intense, mais il y a quelqu'un qui souffre ici !» Laissant ainsi tout le loisir aux tourtereaux de s'observer, avec leurs grands yeux ouverts. Il profita que Duke ramasse son portable pour s'approcher de la table d'examen. Il sourit face à cette infirmière, qui avait peut être été l'ancienne maitresse du photographe, son ancienne femme, où peut être juste un coup d'un soir qu'il n'avait pas rappelé.

« Bonjour messieurs. Commençons par Monsieur Gaddièl Stherling »

Très satisfait de cette réponse, il fit un pas tout en douceur, même si sa jambe lui donna envie de hurler. Il glissa sa main pour serrer celle de l'infirmière sans la retenir, si elle voulait fuir se rapprochement très peu professionnel. Mais il avait hâte de voir la réaction du photographe, pouvoir l'énerver, et lui faire mal, était à nouveau à l'ordre du jour. Et, cette, il regarda le badge de celle ci, cette Loreena était tout à fait séduisante, pour l'homme qu'il était, et qui pouvait tout à fait s'amouracher des filles, comme des garçons.

« Enchanté, mademoiselle ! » Il lui fit un baise main, puis lui rendit sa main, avant de monter sur la table d'examen avec difficulté, sa jambe coloré d'un beau rouge et du sang perlant de sa basket blanche. « Ou, je dois dire peut être madame ? Dans vos mains, je suis sûr que vais aller très vite mieux » Il lui sourit, puis jeta un petit regarda à Duke, emplit de défit. « C'est que j'ai été traumatisé, voyez-vous...Je viens de me faire agresser violemment par ce monsieur ici présent ! » termina t-il de dire en tirant une petite mine d'enfant battu. Il posa une main sur sa jambe et le morceau de verre qui le traversait, rajoutant beaucoup de comédie dans sa douleur, juste pour attirer l'attention et la compassion de l'infirmière.
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Message(#) Sujet: Re: L'un de nous est en trop et c'est toi - Feat Gaddièl & Loreena Mer 5 Jan 2011 - 12:34

Totalement bouleversé, le jeune homme ne savait plus comment réagir. Loreena était là en face d'elle, tout aussi pétrifié que lui de le voir. Après tout ce temps, il n'aurait jamais imaginé la revoir un jour. Ou en tout cas pas comme ça, pas "par hasard", pas à Ocean Grove. La terre n'était-elle pas assez grande pour qu'il se voit infliger ça ? La revoir c'était comme replonger dans le passé, comme revivre tous les moments avec elle mais surtout, oui surtout, c'était à nouveau ressentir la douleur assaillante et violente qui l'avait détruit après son départ. Partagé entre se faire dévorer par ses sentiments pour elle et éclater de colère, il préféra rester impassible. Il se disait que ce n'était peut-être pas le meilleur moment pour faire un scène, pour l'attraper et lui crier après, lui reprochant son départ et lui demandant comment elle avait le culot de venir travailler ici, dans la même ville que lui. Non vraiment, ce n'était pas le moment. Depuis quand Duke faisait des choix judicieux ? C'était une grande première. Restait plus qu'à voir si ça allait durer, ou pas. Loreena semblait être terriblement mal à l'aise. Elle fixait avec une force déconcertante les dossiers médicales qu'elle tenait entre ses mains, comme si en relevant les yeux, Duke aurait disparut. Mais non, il était toujours là et il comptait bien mettre certaines choses au clair.

Cependant, il fallut que cet imbécile d'eunuque intervienne et foute tout en l'air. « Pardon de déranger ce grand moment d'amour intense, mais il y a quelqu'un qui souffre ici !» Duke se tourna subitement vers lui, se retenant -on ne sait comment- de l'attraper par la gorge, de le secouer et de l'étrangler de toutes ses forces pour le faire taire. Et puis, que croyait-il ? Qu'il était le seul à souffrir ici ? Duke avait sans aucun doute bien plus mal que lui. Puisqu'à cet instant, ce n'est pas seulement une douleur physique qui l'accablait. Non, c'était le passé qui venait également torturer son esprit. Mais les paroles de Loreena le refroidirent aussitôt. « Bonjour messieurs. Commençons par Monsieur Gaddièl Stherling » Duke se raidit et son sang ne fit qu'un tour. Il reposa son regard sur elle, furieux. Elle le faisait exprès, c'était ça ? Ça l'amusait de l'ignorer ainsi et de faire passer avant lui Gaddièl ?! Elle allait lui payer ça, et très cher ! Il serra ses poings et les dents, trouvant subitement un souffle saccadé, comme s'il allait exploser d'un seul coup. Qu'est-ce qu'elle croyait ? Qu'elle allait pouvoir se cacher éternellement derrière son rôle d'infirmière ? Oh ça non, il ne lui laisserait pas ce plaisir ni cette victoire. Il avait planté son regard dans le sien, lui témoignant bien de ses futurs intentions à son égard. Qu'elle se prépare au pire, car si elle voulait jouer à ça, c'était à ses risques et périls. Duke étant bien moins moral qu'elle, il ne connaissait pas la moindre limite. Que le meilleur gagne.

Mais la suite ne fit qu'empirer. Gaddièl, qui avait parfaitement saisit ce qu'il se passait -sûrement le côté instinct féminin qui ressortait- en profita alors avec une insolence terrible. Il glissa sa main dans celle de Loreena et Duke passa par toutes les couleurs. Il fulminait devant l'audace de Gaddièl et il regrettait alors de ne pas l'avoir achevé un bon coup dans son studio. Il n'était rien qu'une vermine, un parasite, un raté. Et les "hommes" de son espèce n'avaient pas leur place sur cette terre. Lui souhaitant alors mille maux et tout le malheur du monde, Duke espéra fortement que dieu existe et entende sa prière. Mais pour le moment, s'il existait bel et bien, c'était plutôt contre lui qu'il semblait en avoir. Car voilà que maintenant, il lui faisait du baise main après avoir soufflé un : « Enchanté, mademoiselle !» Saloperie, manipulateur, profiteur ! Duke se mordit la lèvre inférieur pour ne pas devenir fou. Il se retourna, ne supportant plus de voir ce spectacle dégoûtant. Il saisit le meuble qui se trouvait derrière lui et le serra de toutes ses forces, comme si ça pouvait le calmer. Malheureusement, il n'était pas au bout de ses surprises puisque Gaddièl avait décidé de frapper fort. « Ou, je dois dire peut être madame ? Dans vos mains, je suis sûr que vais aller très vite mieux. » S'en était trop ! Duke se tourna à nouveau et fit un pas dans sa direction, menaçant. Il siffla entre ses dents : « Espèce de... ! » Il s'arrêta dans son élan, cherchant désespérément à reprendre son souffle et à se contrôler. Allongé sur la le lit, Gaddièl lui jetait ce regard insupportable, le défiant ouvertement et le provoquant avec un plaisir évident. « C'est que j'ai été traumatisé, voyez-vous...Je viens de me faire agresser violemment par ce monsieur ici présent ! » Duke changea alors subitement de comportement. Son corps se détendit et il se redressa. Une seconde, deux secondes... Puis, il éclata de rire. C'était assez étrange, car même lorsqu'il riait il conservait cet air sombre et agressif, comme s'il n'était plus capable d'exprimer quoi que ce soit d'autre. Il secoua la tête de droite à gauche et répondit : « Je dois reconnaître que tu es parfaite dans ton rôle de victime. » Il appuya bien sur le mot parfaite qu'il mit volontairement au féminin, lui rappelant alors qu'il n'était rien d'autre qu'une tapette. Il ajouta ensuite : « Néanmoins, si l'ont reprend les choses comme elles se sont exactement déroulées... Il me semble que c'est toi qui est arrivée dans mon studio avec une crosse pour tout détruire ? Oui, c'est bien ça en effet. » Il détacha alors son regard de Gaddièl pour le poser sur Loreena. Quelles retrouvailles joyeuses... On pouvait dire qu'encore une fois, elle le voyait sous son meilleur jour... Quelle poisse ! Mais il repensa alors à la phrase de Gad'. Madame... Oui, est-ce qu'elle était mariée depuis ? Il glissa son regard sur sa main, cherchant à trouver une éventuelle bague de fiançailles, le cœur battant. Puis, il déclara : « C'est regrettable qu'il n'y ait pas d'autres infirmières de libre. Car pour ma part, j'aurais plutôt tendance à douter de vos pseudos compétences. Il faut dire que si vous fuyez les blessures trop difficiles comme vous fuyez la moindre difficulté dans votre vie personnelle, ça ne doit pas être grandiose tout ça. Est-ce que vous savez au moins faire une prise de sang ? » Puisqu'elle avait décidé de l'ignorer et de faire comme si elle ne le connaissait pas, très bien. Il allait rentrer dans son jeu à moitié seulement.
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Message(#) Sujet: Re: L'un de nous est en trop et c'est toi - Feat Gaddièl & Loreena Dim 9 Jan 2011 - 17:36

« Enchanté, mademoiselle !» Loreena sentit une main attraper la sienne et l'approcher du visage de son patient. Ce geste quelque peu osé eut le mérite de détendre un peu la jeune femme et de détourner son attention de Duke. Elle regarda son interlocuteur d'un air amusé et réprima un sourire lorsqu'il reprit « Ou, je dois dire peut être madame ? Dans vos mains, je suis sûr que vais aller très vite mieux. » D'ordinaire, elle remettait en place les patients un peu trop entreprenants avec elle, mais là, la situation était différente. Et puis ce cher Gaddièl était, nul ne pouvait le nier, un homme à l'abord très charmant. Après tout, profiter innocemment d'un peu de flatterie de la part de cet homme tout en montrant à Duke qu'elle était passé à autre chose depuis leur histoire, c'était comme faire d'une pierre deux coups, comme allier vengeance et plaisir. Ce n'était pas vraiment dans la nature de Loreena que de profiter ainsi des situations, mais face à Duke, il fallait se montrer combatif et frapper fort dès le début, elle le savait mieux que personne. Elle avait finis par laisser son coeur la guider, quelques années auparavant, alors que lui et elle vivaient une histoire d'amour passionnée ; mais tout ça lui était violemment revenue en pleine figure, comme une punition après tant de laxisme.

« Pas besoin de madame ou de mademoiselle, appelez-moi Loreena »
énonça-t-elle insolemment avec un sourire en coin à son patient tout en lui indiquant le lit d'examen sur lequel il devait s'allonger pour qu'elle lui soigne ses blessures. « Espèce de... ! » ragea aussitôt Duke en stoppant son élan à quelques pas seulement de Gaddièl. Surprise, Loreena se figea quelques secondes et finit par se retourner vers son ex-copain et lui lancer un regard noir qu'elle s'efforça de maintenir aussi froid que nécessaire compte tenu de la situation, malgré leur passé commun. « C'est que j'ai été traumatisé, voyez-vous... Je viens de me faire agresser violemment par ce monsieur ici présent ! » reprit Gaddièl en pointant vigoureusement du doigt Duke. Loreena plissa les yeux et souffla d'exaspération. C'était donc Duke qui avait mis Gaddièl dans cet état ; et vice et versa. Elle aurait dû s'en douter. Même lorsqu'ils étaient ensemble, Duke avait toujours été quelqu'un d'impulsif. Elle ne comptait plus le nombre de fois où il avait cassé la gueule à des types qui avaient dragué ou regardé Loreena de trop près. La gorge de la jeune femme se serra lorsqu'il lui vint à l'esprit que ce désaccord-là provenait sûrement d'une fille.

«Je vois... Je connais bien ce genre de personnage. J'en ai cotoyé par le passé, et je peux vous assurer que vous n'avez rien à leur envier. Ils ont cette tendance à réfléchir avec leurs muscles. je dirais même qu'ils agissent puis réfléchissent après. Alors que vous, vous semblez être un homme qui pense -avec sa tête- avant d'agir, et croyez-moi c'est tout à votre honneur » lança-t-elle posément tout en imbibant généreusement des compresses de désinfectant. Au même moment, le rire de Duke retentit dans toute la pièce ; un rire complètement hors de contexte qui eut le mérite d'exaspérer encore plus la jeune femme. Elle tourna son buste de trois-quart vers l'intéressé, et haussa un sourcil en guise de réponse. « Je dois reconnaître que tu es parfaite dans ton rôle de victime. Néanmoins, si l'ont reprend les choses comme elles se sont exactement déroulées... Il me semble que c'est toi qui est arrivée dans mon studio avec une crosse pour tout détruire ? Oui, c'est bien ça en effet. » rectifia Duke en s'avançant de quelques pas. Loreena écarta l'un de ses bras afin de le garder encore un peu à l'écart, et leva les yeux au ciel. « ça suffit, je suis infirmière, je suis pas baby-sitter pour enfants bagarreurs ! » se plaignit-elle. Pendant quelques courtes secondes, la jeune femme attarda son regard sur cet homme qu'elle avait tant aimé, mais qui l'avait tout autant déçue. Elle pensait l'avoir oublié avec le temps, mais c'est comme si ses traits étaient gravés dans sa chair, au plus profond d'elle-même. Lui aussi semblait la détailler du regard, mais toujours avec cet air insondable et impossible à interpréter. Elle remarqua cependant qu'il semblait particulièrement intéressé par sa main gauche ; sûrement à la recherche d'un indice sur sa situation amoureuse actuelle. La jeune femme sentit le feu lui monter aux joues, sans savoir pourquoi elle rougissant ; elle se tourna donc à nouveau vers son charmant patient, et termina de préparer le matériel de compresses désinfectantes, d'eau stérile, et de pansements compressifs, tout en lançant des regards complices à Gaddièl.

« C'est regrettable qu'il n'y ait pas d'autres infirmières de libre. Car pour ma part, j'aurais plutôt tendance à douter de vos pseudos compétences. Il faut dire que si vous fuyez les blessures trop difficiles comme vous fuyez la moindre difficulté dans votre vie personnelle, ça ne doit pas être grandiose tout ça. Est-ce que vous savez au moins faire une prise de sang ? » lâcha durement Duke dans le dos de la jeune femme. Là, il avait vraiment fait fort. Elle tressaillit de tout son corps et dut apposer ses mains sur la lit où était allongé Gaddièl, pour ne pas tomber sous l'effet de ses jambes soudain chancelantes. Après tout ce temps, il la connaissait encore assez pour savoir sur quel sujets insister pour l'atteindre. Et combiner à la fois l'aspect professionnel de sa vie, et l'aspect personnel dramatiquement vide était un coup de maître -ou un coup mortel, tout dépend de quel point de vu on regarde la chose. Loreena tenta tant bien que mal d'enfiler une paire de gants en latex, malgré ses mains tremblantes, et prit une grande inspiration avant de répliquer « Et vous, si vous persévérez dans le mensonge comme vous persévérez dans votre attitude irrespectueuse envers autrui, votre insolence constante, votre mutisme infantil et votre violence comme unique réponse aux différentes difficultés dans votre vie personnelle, ça ne doit pas être joli à voir. Ha mais, suis-je bête, ce n'est plus une supposition puisque j'ai effectivement déjà vu cela». Un silence de mort s'installa pendant quelques instants. Loreena, satisfaite de son effet malgré le fait qu'elle n'était pas encore totalement remise de l'attaque frontale de Duke, commença à nettoyer les blessures de Gaddièl à l'aide de compresses désinfectantes, et d'une main encore fébrile.

« Alors Duke, pardonne-moi si tu estimes que tes innombrables mensonges inavoués et ton passé crapuleux ne ressemblent pour toi qu'à une simple "difficulté" à surmonter... » termina-t-elle finalement avec une pointe de tristesse dans la voix. La jeune femme souleva la chemise froissée et tachée de sang de Gaddièl et découvrit deux gros hématomes en train de se former au niveau des côtes du jeune homme ; elle fronça les sourcils et caressa son torse d'une main légère survolant les hématomes, à la recherche de possibles côtes cassées. «Monsieur Stherling, je fais le plus doucement possible, mais dites-moi si je vous fais mal, d'accord ..? » annonça-t-elle d'une voix radoucie.
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Message(#) Sujet: Re: L'un de nous est en trop et c'est toi - Feat Gaddièl & Loreena Lun 14 Fév 2011 - 22:55

Le petit manège entre Loreena et Gaddièl devenait insupportable. Déjà que Gaddièl ose faire ça le rendait dingue, mais le fait que Loreena joue le jeu était bien pire. Il serra les poings, se retenant de leur sauter dessus et de les séparer. La voir ainsi, sourire face aux charmes de l'autre folle, c'était comme un coup de poignard bien placé. Le souffle saccadé face à cette vision digne du pire des films d'horreurs, il tentait au mieux de se contenir même s'il sentait qu'il n'allait pas pouvoir tenir encore longtemps. Il voyait bien que la situation amusait Loreena et qu'elle éprouvait un certain plaisir à se comporter ainsi juste sous ses yeux. Mais une question assaillait son esprit : pourquoi ? Pourquoi est-ce que ça lui faisait tant plaisir de le faire rager comme ça ? Après tout, c'était elle qui était partie, c'était elle qui l'avait laissé alors qu'à l'époque il ne demandait qu'une chose : la garder auprès de lui, encore et encore. Pourquoi chercher à le faire souffrir aujourd'hui encore, alors qu'elle l'avait déjà suffisamment fait en partant ? Du moment ou elle avait su pour lui, il avait eu l'impression que ça lui avait suffit pour tourner la page. Qu'elle n'avait eu aucun regret en le laissant derrière elle et qu'elle avait enterré leur année de relation comme ça, d'un claquement de doigt. Alors que lui avait passé des mois à essayer de comprendre, à se morfondre, à devenir dingue. A cet instant, il lui en voulait terriblement d'oser lui faire un tel affront. Et il suffisait de croiser son regard perçant pour comprendre ce qui lui traversait l'esprit à cet instant.

Gaddièl, parfaite dans son rôle de victime déclara alors que son état était uniquement de la faute de Duke. Ce qui eu le don de l'exaspérer encore plus. Mais ce n'était rien comparé à ce que provoqua la réponse de Loreena, qui prenait soin de parler de façon générale, alors qu'il savait pertinemment qu'elle le visait : «Je vois... Je connais bien ce genre de personnage. J'en ai côtoyé par le passé, et je peux vous assurer que vous n'avez rien à leur envier. Ils ont cette tendance à réfléchir avec leurs muscles. je dirais même qu'ils agissent puis réfléchissent après. Alors que vous, vous semblez être un homme qui pense -avec sa tête- avant d'agir, et croyez-moi c'est tout à votre honneur. » Garce ! Vexé comme pas permis, il la fusilla du regard, ne cachant pas toute l'animosité qu'il éprouvait à son égard à cet instant. Il préféra ne rien ajouter à ça, sinon il savait qu'il risquait de dire quelque chose qu'il regretterait. Enfin, d'une certaine façon ça ne changerait pas beaucoup de d'habitude. Il avait souvent tendance à dire plus qu'il ne pensait, juste pour choquer. Ça lui avait déjà apporté pas mal d'ennuis, mais la plupart du temps il assumait complètement. Néanmoins là, il préférait surveiller les moindres de ses paroles. Il était hors de question de dévoiler trop de choses ou de se ridiculiser tant que Gaddièl serait là. Il décida cependant de prendre sa propre défense, et après un rire un peu tendancieux, il expliqua alors que c'était Gaddièl qui était venu lui chercher des ennuis et non pas lui -pour une fois. Propre défense ou justification face à Loreena ? En réalité, il n'aurait pas su dire. En tout cas, leur petit règlement de compte sembla lui taper sur le système, puisqu'elle déclara rapidement : « Ça suffit, je suis infirmière, je suis pas baby-sitter pour enfants bagarreurs ! » Duke souffla fortement, contrarié et toujours aussi agacé. Elle pensait véritablement pouvoir les soigner tous les deux comme si de rien était et continuer tranquillement sa petite journée ? Alors elle se trompait royalement.

Décidant de bien lui montrer qu'elle ne s'en sortirait pas comme ça, il ne tarda pas à se faire acerbe, critiquant ouvertement Loreena et y prenait un plaisir évident. Il n'eut qu'à l'observer pour voir qu'il avait visé juste. Finalement, elle n'avait pas tant changé que ça après tout ce temps. Elle avait beau être dos à lui, son frémissement ne lui avait pas échappé. Un sourire de satisfaction malsaine s'étira à la commissure de ses lèvres alors qu'elle tentait de retrouver son équilibre en s'appuyant contre le lit. Le premier coup était lancé, et il avait déjà frappé fort. Bien fait. Mais si Loreena lui avait tant plus, c'était parce qu'elle était capable aussi bien de se montrer fragile que bien plus forte que lui quand elle ne voulait pas perdre la face. Toujours dos à lui, Duke avait à présent plus de mal à cerner ses émotions. Après quelques secondes de silence, elle se mit à enfiler ses gants et répondit avec une voix maitrisée : « Et vous, si vous persévérez dans le mensonge comme vous persévérez dans votre attitude irrespectueuse envers autrui, votre insolence constante, votre mutisme infantil et votre violence comme unique réponse aux différentes difficultés dans votre vie personnelle, ça ne doit pas être joli à voir. Ha mais, suis-je bête, ce n'est plus une supposition puisque j'ai effectivement déjà vu cela. » Le visage de Duke se renferma tout de suite, laissant place à une expression interdite et froide. Il serra les dents, se retenant de l'attraper par le bras, de la retourner et de la gifler. Pourtant, elle ne méritait pas mieux après un tel affront. Mais ce n'était pas franchement le moment de faire un faux pas. Il garda alors le silence, mais son corps parlait pour lui, incapable de cacher la haine qui l'animait à cet instant.

Et si jusqu'à présent leurs paroles avaient été faites de sous-entendus, Loreena prit les choses en main et déclara très franchement, ne prenant pas de détour pour exprimer le fond de sa pensée : « Alors Duke, pardonne-moi si tu estimes que tes innombrables mensonges inavoués et ton passé crapuleux ne ressemblent pour toi qu'à une simple "difficulté" à surmonter... » Ah c'était comme ça ? Duke sentit une rancœur violente contracter tous son corps. Elle n'avait pas le droit de dire ça, pas ici, pas maintenant, pas comme ça. Il fit demi tour et s'éloigna de quelques pas, glissant ses deux mains sur son visage pour essayer de se calmer. Submergé par tout un mélange d'émotions contradictoires, il ne savait plus ou donner de la tête. Partagé entre la colère et la peine, l'envie de vengeance et les regrets, il en avait perdu la parole. Vraiment, il n'avait pas imaginé la revoir un jour et surtout pas dans de pareilles conditions. Prit au dépourvu, il en perdait tous ses moyens et son assurance désagréable. Et alors qu'elle s'occupait de Gaddièl, se mettant à l'ignorer avec superbe, une seconde infirmière pénétra dans la chambre. Et quelle infirmière ! Une magnifique créature aux courbes renversantes, au regard ambré captivant et au sourire joueur. Des cheveux courts, châtains et aux reflets cuivrés, Duke la dévora des yeux, sans gêne. Et d'ailleurs, la jeune femme ne semblait pas s'en plaindre. Elle lui lança un léger regard amusé et aguicheur, avant de s'approcher de Loreena et de lui expliquer : « Loreena, ont m'a dit de venir te filer un coup de main. La chambre d'à côté est libre, j'emmène donc... » Elle attrapa le dossier de Duke sur le bureau y jeta un bref coup d'oeil avant de poursuivre : « ...Monsieur Hatfield avec moi pour m'en occuper. » Elle tourna le dos à Duke et lança un petit clin d'œil à Loreena, ne cachant pas le fait qu'elle était plutôt enchantée de s'occuper de Duke le trouvant visiblement à son goût. Elle se retourna ensuite vers le principal concerné et déclara : « Monsieur, vous me suivez ? » Duke lui offrit un sourire charmeur avant de répondre d'une voix qui en disait long : « Avec plaisir mademoiselle... Avec plaisir. » Il lui adressa un signe pour lui demander d'attendre quelques instants. Il revint vers Loreena et se colla contre elle, alors qu'elle était toujours de dos. Il posa sa main droite sur son bras et glissa ses lèvres jusqu'à son oreille pour lui murmurer : « Si tu avais eu ne serait que l'once d'un sentiment pour moi à l'époque, tu ne serais pas partit sans me laisser une chance de m'expliquer. T'aurais jamais du essayer de te jouer de moi... » Laissant planer la menace évidente qu'il venait de lui lancer, il se recula, commençant à rejoindre l'autre infirmière. On aurait peut-être pas dit ainsi, mais lui dire ça lui avait terriblement coûté. Imaginer que Loreena ait pu ne jamais rien ressentir pour lui le blessait bien plus qu'il ne l'aurait jamais imaginé. Son cœur se comprimait dans sa poitrine, n'éprouvant même pas un véritable plaisir à filer avec l'autre infirmière et à peut-être piquer la jalousie de Loreena.

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Message(#) Sujet: Re: L'un de nous est en trop et c'est toi - Feat Gaddièl & Loreena Lun 21 Mar 2011 - 20:01

Le silence qui suivit la réplique assassine de Loreena eut le mérite de donner raison à la jeune femme. Si Duke pensait être le plus fort à ce petit jeu, il se rendait maintenant compte qu'il se mesurait à une pointure du genre. Loreena n'était pas foncièrement méchante, elle était même d'une nature plutôt douce et empathique, mais il ne fallait pas trop l'énerver. Or, Duke l'avait royalement énervée. Personne n'était aussi fort que lui pour trouver les points douloureux de chacun ; il était sans pitié et sans limite.

En y repensant, c'était vraiment triste que les retrouvailles entre ces deux-là se soient passées comme ça. Certes, chacun avait de la rancoeur envers l'autre, mais ils avaient un passé commun. Un passé commun qui avait énormément compté, à l'époque, pour Loreena. Ce qui n'était apparemment pas la cas de Duke, qui n'avait pas jugé utile de révèler à Loreena certains détails de son passé... Bref, malgré tout ça, la vue de Duke n'évoquait pas que du mépris de la part de la jeune femme. Une certaine nostalgie l'avait envahie ; mais elle avait cependant vite cèdé la place à la colère face aux réactions de Duke. Encore une fois, il avait tout gâché. Et il ne semblait même pas s'en rendre compte. Alors la phrase assassine que loreena lui avait balancé en pleine figure, c'était bien mérité ! Qu'il souffre un peu, c'était à son tour, maintenant ! Car il avait beau essayer de jouer au martyr qui s'était fait plaquer ; il y avait quand même une raison bien plus que valable pour que Monsieur se fasse larguer.

Bref. Loreena inspira un grand bol d'air, et tenta de se concentrer sur son travail. Elle continua de faire glisser ses mains sur le torse du jeune Stherling. En passant au dessus le la 5 ème côte gauche, le jeune homme se redressa et hurla de douleur. Et une côté de cassée, une. Duke était une vrai brute, quand il s'y mettait.

« Loreena, ont m'a dit de venir te filer un coup de main. La chambre d'à côté est libre, j'emmène donc... »

Loreena leva la tête et se tourna de trois-quart pour observer la personne qui venait d'entrer. Cependant, à entendre sa voix mielleuse, je connaissais déjà son identité. Livia ; 26 ans ; activité principale : croqueuse d'hommes ; passe-temps : infirmière. C'est le genre de fille qui nous fait rire, avec sa vie débridée, sa confiance en elle démesurée, sa drague incessante, son côté provocant... Mais c'est aussi le genre de fille qui a peu d'amies féminines... Comment arriver à supporter de marcher aux côtés d'une espèce de mannequin qui fait tomber les hommes comme des mouches, alors que de votre côté, votre vie sentimentale est un fiasco ? Comment ne pas tomber dans l jalousie quand elle vous explique que même le plus canon de tous les mecs de cette terre, avec qui elle a couché la veille, ne lui convient pas ? Aux côtés de ce genre de filles, on complexe.

« ...Monsieur Hatfield avec moi pour m'en occuper. »

Le coeur de Loreena fit un triple saut. Et il sembla éclater en milliers de morceaux lorsqu'elle vit très distinctement le clin d'oeil plein de sous-entendus que lui avait lancé Livia. Son corps tout entier s'était figé, commen transformé en marbre. Livia, cette maginifique jeune femme, aux magnifiques cheveux cuivrés coupés de telle manière qu'ils lui donnaient un air de rebelle mystérieuse, ses formes voluptueuses sans être grotesques, et son regard de braise... Alors qu'en face, se tenait Loreena, des longs cheveux bruns rapidement attachés avec un élastique, des formes beaucoup moins avantageuses, et le regard triste. Elle ne faisait pas le poids, et elle le savait bien. Pourtant, au fond d'elle...

« Avec plaisir mademoiselle... Avec plaisir. » annonça Duke avec un sourire répondant clairement aux discrètes avances de la jeune femme.

Et pourtant quoi ? qu'avait-elle bien pu espérer ? Sa naïveté l'étonnerait toujours..! Loreena écarquilla de grands yeux, et cligna plusieurs fois des yeux pour vérifier la véracité de la scène. Sa pire ennemie, avec son pire ex. Quel beau couple...

« Si tu avais eu ne serait-ce que l'once d'un sentiment pour moi à l'époque, tu ne serais pas partie sans me laisser une chance de m'expliquer. T'aurais jamais du essayer de te jouer de moi... » lui murmura Duke à l'oreille, l'air satisfait.

Elle fusilla le jeune homme du regard, et regarda les deux futurs tourteraux sortir de la chambre. Elle se sentait vexée, humiliée, rabaissée... Elle se sentait aussi trahie, et jalouse. Oui, jalouse que Duke préfère cette espèce de poufiasse plutôt qu'elle. Certes, elle n'avait pas les avantages physiques de Livia, certes elle n'avait pas non plus ce côté libertin... Mais elle avait... Elle avait quoi, au juste ? Pas grand chose, à vrai dire. Cependant, cela n'aurait pas dû l'affecter autant. Certes, Duke et Loreena avaient un passé commun, mais ils n'étaient plus ensemble, et ce depuis longtemps. De plus, elle savait que Livia ne serait pas la femme de la vie de Duke. Et pourtant... pourtant il y avait cette jalousie qui rongeait ses freins à grande vitesse, qui la faisaient bouillonner, qui lui soufflaient un vent de rage, un vent de défense, qui lui donnait envie de hurler, d'éjecter cette espèce de nympho en blouse de blanche, de gifler cet homme hautain, puis de l'embrasser, avant de le gifler à nouveau...

« Pas la peine, je vais m'occuper de Mr Hatfield ! Mr Stherling a des côtes cassées, il lui faut une radio, donc j'ai le temps... » lança la jeune femme à Livia, qui se trouvait déjà dans le couloir, suivie de Duke.

Loreena sa leva précipitamment, fit un signe d'attente à Gaddiel, puis avança dans le couloirs. Il faudrait au moins deux heures avant que Gaddiel puisse avoir des clichés de radio ; son argument tenait donc debout. En temps normal, elle serait donc retournée en salle de tri, pour prendre en charge le patient suivant, sauf que là, c'était différent. Duke pensait quitter la jeune femme sur cette belle phrase qui terminait de l'enfoncer six pieds sous terre, mais il allait voir ce qu'il allait voir. Sa jalousie de transformait en haine, et il allait sûrement découvrir la jeune femme sous un autre jour. Et il s'en souviendrait longtemps. Les joues de Loreena s'empourpraient, elle le sentait, à mesure que sa colère grandissait. Elle attrappa Duke par le bras, lança un regard froid à Livia, et entraîna le jeune homme dans un autre box de soins. Elle referma vigoureusement la porte, et une fois qu'elle fut sûre qu'ils étaient bien seuls, elle s'approcha de lui lui décolla une gifle monumentale.

« He bien toi, si tu avais eu ne serait-ce que l'once d'un sentiment pour moi à l'époque, tu m'aurais parlé de ton passé, sans que j'ai à le découvrir par une tierce personne !! » hurlat-elle en guise d'accompagnement avec la gifle. « T'aurais jamais du essayer de te jouer de moi... » reprit-elle, sur le même principe que la dernière phrase du jeune homme.

C'était la première fois qu'elle hurlait véritablement depuis un bon bout de temps. Et Dieu que ça faisait du bien ! Et franchement, il ne l'avait pas volé, cette claque. Il se tenait maintenant la joue, comme médusé par la réaction de la jeune femme. Son regard était noir, et ne présageait rien de bon. Cependant, et malgré tout ce qui avait bien pu se passer entre eux deux, Loreena n'avait jamais eu peur de Duke...
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Message(#) Sujet: Re: L'un de nous est en trop et c'est toi - Feat Gaddièl & Loreena

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L'un de nous est en trop et c'est toi - Feat Gaddièl & Loreena

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