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 L'ignorance est mère de tous les maux ♦ PRIDE

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Message(#) Sujet: L'ignorance est mère de tous les maux ♦ PRIDE Dim 5 Déc 2010 - 19:59



L'ignorance est mère

de tous les maux.


    PRIDE S. BERRINGTON & ROSE LANCASTER


    © miss victory ; silkstocking ; lipstick peach




Après le déluge de l'ouragan, le temps n'était toujours pas redevenu aussi calme et ensoleillé qu'à son habitude. Le ciel restait couvert et un vent frais continuait d'agiter les arbres encore debout. Mais ça n'avait pas empêché Rose de s'aventurer dehors. Si elle était encore restée une heure de plus chez elle, elle serait devenue folle. Les cours étaient annulés à cause des dégâts et chez elle ce n'était pas bien mieux. Surtout que Hailey était de plus en plus mal en point à cause de son cancer ce qui la mettait à cran et n'importe quel prétexte était bon pour que les deux jeunes femmes s'engueulent. Même si, reconnaissons-le, c'était Rose qui l'a provoquait à chaque fois. Comme si elle attendait qu'elle dérape, quelle aille trop loin et que Aiden s'en débarrasse. Bien sûr, elle rêvait et ce jour n'arriverait pas. Qu'importe, Rose ne baissait pas les bras. Hors de question d'accepter cette femme dans sa vie et celle de son frère. Rose était pourtant quelqu'un de très généreux, mais dès qu'il s'agissait de son frère les choses changeaient aussitôt. Elle avait déjà trop souffert de son absence et c'était amplement suffisant, pas la peine qu'une femme vienne se mettre au milieu de tout ça. Enfin, qu'importe. Rose après s'être bien couverte avait quitté la maison, s'aventurant au hasard dans le quartier. Elle n'avait pas la moindre idée de l'endroit où elle se rendrait. Elle comptait juste laisser son esprit divaguer, tenter de se calmer, de se mettre les idées au clair. D'accord, elle n'avait peut-être pas choisit le meilleur moment pour se lancer dans une excursion, mais il y a des moments où l'on est plus capable de faire la part des choses. Et aujourd'hui c'était de ces jours-là. Elle voulait juste sortir, avoir l'impression d'être nul part. Et puis de toute façon, ça ne pouvait pas être pire que chez elle.

Se promenant donc au hasard dans la ville, ses pensées s'échappaient lentement. Depuis qu'elle était arrivée ici, elle se sentait un peu perdue et chamboulée. Entre ses rencontres et ce qu'elle faisait, elle avait parfois l'impression de ne plus se reconnaître. Elle se retrouvait confrontée à de nombreux sentiments qu'elle aurait préféré oublier pour le moment. Comme si se retrouver à vivre avec son frère sans l'avoir vu depuis 6 ans n'était pas suffisant. Heureusement pour elle, elle avait également rencontré des gens qui lui faisait un bien fou. Tel que Harlan ou Eagan. Et pourtant, elle hésitait encore à se confier à eux pour tout ce qui touchait au domaine des "problèmes sentimentaux" dirons nous. Rose avait toujours été très discrète là dessus, n'aimant pas étaler ses sentiments. Mais là, depuis le début de l'ouragan elle n'avait pas de nouvelles d'eux et elle commençait à paniquer. Ils ne répondaient pas quand elle les appelait et elle était passée devant chez eux, il n'y avait personne. Leurs maisons étaient également dans un bien triste état et ça ne faisait qu'empirer ses craintes. C'est le cœur serré qu'elle continuait sa route, ses pensées se répercutant douloureusement les unes contre les autres, malmenant son esprit. Elle voulu s'arrêter un instant et passa sa main sur son crâne, comme si ce geste pourrait chasser tout ce qui la torturait doucement. Mais elle abandonna bien vite l'idée de s'arrêter car bientôt le froid et le vent lui piquèrent le visage et ses doigts nus. Elle recommença alors à marcher, remontant la fine écharpe qu'elle avait enroulée autour de son cou. Il fallait avouer qu'ici ils n'étaient pas vraiment habitué à avoir des températures faibles, alors les grosses vestes, bonnets et compagnie n'étaient pas franchement ce que l'on retrouvait le plus dans les dressing. Mais ça restait amplement supportable, sinon elle aurait fait demi-tour depuis bien longtemps.

Elle n'avait pas fait attention, mais au fur et à mesure qu'elle s'était éloignée de chez elle, le ciel s'était assombrit de plus en plus. Et ce qui devait arriver, arriva. Une goutte froide s'écrasa sur son nez, la faisant sursauter. Elle cligna des yeux, et bafouilla : « Qu'est-ce que... ? » Mais elle n'eut jamais le temps de finir sa phrase. La pluie s'abattit d'un coup, violemment. « Aaahh... !! » Elle remonta rapidement la capuche de son petit blouson et se mit à courir, cherchant le moindre abris potentiel. L'eau tombait avec une intensité rare, n'épargnant rien sur son passage. Et c'est là que Rose vit l'église. Intacte face à l'ouragan apparemment. La jeune fille n'hésita pas une seconde et traversa la rue à toute allure, courant se mettre au sec dans le bâtiment. Une fois fait, elle lâcha un petit soupire de soulagement et ferma les yeux, le temps de se remettre. Elle frissonna quelque peu, les pieds trempés et le reste du corps très humide. Heureusement, ici, il faisait bon. Mais l'église était totalement vide. Pas la moindre âme qui vive... Elle s'avança dans celle-ci, réalisant qu'elle n'était encore jamais venue. Rose n'était pas particulièrement croyante. A vrai dire, elle ne s'était jamais trop posée la question. Elle n'avait pas été élevée dans une famille religieuse, alors elle n'avait pas trop d'avis là-dessus. Peut-être y avait-il bien un dieu, peut-être pas. Et après tout, qu'importe ? Celui-ci ne semblait pas franchement être impatient de se montrer, alors elle n'allait certainement pas s'embarrasser d'une supposée personne. Rose était bien trop terre à terre pour ça. Elle retira son blouson qu'elle posa délicatement sur un banc avant de s'y installer à son tour. Elle entortilla ses cheveux afin de retirer l'eau superflue, mais par chance ceux-ci avaient été bien protégés par la capuche. Elle les balança par dessus ses épaules et finit par se lever. L'eau frappait le toit et le bruit raisonnait dans toute l'église. Et bien que cela semble inquiétant, c'était en même temps un bruit très... agréable, oui. Elle se dirigea vers le vitrail le plus proche et se hissa sur la pointe des pieds pour apercevoir l'extérieur. A vrai dire, elle redoutait surtout une chose : que l'ouragan ne revienne. Mais apparemment non. Le vent ne semblait pas spécialement violent. C'était surtout de l'eau. Restait plus qu'à espérer que ça ne se transforme pas en inondation. Ce serait bien leur vaine... Elle soupira, se demandant pour combien de temps elle allait être bloquée ici. En tout cas, hors de question de quitter le lieu tant qu'il pleuvrait autant. Et soudain, elle entendit la porte de l'église s'ouvrir à nouveau et se claquer. Elle se retourna, apercevant une silhouette dans l'ombre de l'entrée. Elle savait que les églises étaient censé être des lieux silencieux, mais ici elle n'allait pas déranger grand monde. Elle lança doucement, surtout pour prévenir de sa présence : « Bonjour... » Elle fit quelques pas vers le nouvel arrivant mais rapidement elle se stoppa. L'homme était sortit de l'obscurité et elle pouvait enfin apercevoir avec précision tout ses traits. Elle se redressa et se crispa et eu même un léger mouvement de recul. «Vous... ! » Sa voix s'était élevée tel un murmure d'indignation et de méfiance. A vrai dire, elle avait connu compagnie plus sympathique. Elle n'avait pas oublié son visage ni même cette soirée (ou du moins ce qu'elle s'en souvenait). Bien que son nom lui, reste un peu plus flou... Pride quelque chose il lui semblait. Elle déglutit et resta figée, ne sachant plus quoi faire. Son rythme cardiaque s'était accéléré sous la pression et ses joues virèrent au rose. Elle sentait une gêne terrible s'emparer d'elle ce qui finit par l'obliger à baisser les yeux, n'arrivant plus à le regarder. C'était la première fois qu'elle le revoyait depuis et elle s'en serait bien passée à vrai dire. Soudainement, elle se mit à prier intérieurement : faite que la pluie s'arrête vite pour qu'elle puisse filer. Pitié.


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Message(#) Sujet: Re: L'ignorance est mère de tous les maux ♦ PRIDE Dim 5 Déc 2010 - 22:49

Ce sentiment désagréable des vêtements humides vous collant à la peau, des gouttes glacées roulant avec lourdeur sur le visage, le vent soulevant d'une brise trop fraîche des cheveux gorgés d'eau : une pluie diluvienne vint s'abattre sur Miami, tel un rappel douteux quant au poids fatal de la nature sur l'être humain. Les habitants blasés, et bien plus habitués à la chaleur d'un soleil cuisant ou bien plus doux, vinrent courir se mettre à l'abri ; la démarche gauche et le sac posé pitoyablement sur leurs têtes baissées. Pride esquissa un sourire à la fois cynique et mauvais, face à cette averse inattendue, car quelques pensées sarcastiques vinrent lui traverser l'esprit : Miami semblait traverser l'épopée des dix plaies d'Egypte, tant elle se noyait sous des intempéries violentes. Quel serait le prochain châtiment ; l'invasion de taons ou la populace croulant sous des ulcères virulents ? Il fallait bien s'avouer que cette dernière hypothèse était bien jouissive lorsque l'on nourrissait bien quelque haine pour un ou deux ennemis, mais soit. Ne souhaitant pas finir trempé sous la pluie lui battant la peau, Pride Berrington passa le seuil de la première porte auprès de laquelle il passa : l'église Saint Patrick. D'un bref soupir, le jeune homme vint passer une main nerveuse dans ses cheveux alors ébouriffés, tentant de les sécher au maximum malgré l'inutilité totale de son geste. Et voilà qu'il frissonna : de froid, de fatigue... de dégoût, lorsqu'il posa ses yeux fauves sur l'immensité sacerdotale. Plissant un instant son nez de mépris, le ténébreux jeune homme fronça les sourcils sous la vision qui s'offrit à lui : car alors qu'il n'avait jamais eu foi en ces stupides paroles bibliques, voilà qu'il avait demandé refuge dans la maison de Dieu afin d'éviter un potentiel carnage ondin sur son magnifique et si couteux costume. Pourquoi croire en une divinité quelconque lorsque cette dernière vous ignore, et vous parque au milieu d'autres gamins paumés dans les tréfonds d'une banlieue poussiéreuse ? Et alors que cette pensée blasphématrice traversa son esprit, la flamme d'un cierge vint tressaillir légèrement sous un courant d'air emporté par la porte se refermant derrière lui ; un sifflement méprisant et mauvais s'échappa des lèvres carmin de Pride, visiblement rancunier envers celui que les fidèles appelaient modestement 'Notre Père'. Foutaises.

« Bonjour... » Une voix diaphane d'un timbre clair vint s'élever en écho d'entre les murs froids, suivie de pas légers dont le claquement sur le pavé résonna solennellement dans l'immensité des lieux déserts. Parce qu'en plus, dans la maison de Dieu, il fallait être poli : les salutations des inconnus venaient comme ça, de nulle part, avec gentillesse de surcroit.... Doubles foutaises. L'homme leva son regard fauve sur la silhouette frêle s'avançant vers lui, d'une oeillade d'abord agacée qui se fit soudain mutine lorsqu'il reconnut la demoiselle. Un sourire joueur vint orner les lèvres désirables d'un Pride d'humeur sadique, alors que la petite poupée s'avança vers lui : quel délicieux jeu lui procurait-elle, malgré elle.... Car si Berrington n'avait jamais fait de mal à la jeune femme, la mettant même à l'abri chez lui pour une nuit sans qu'aucune pensée ignoble ne traverse son esprit malgré l'inconscience de Rose, il ne se gênait guère pour lui faire croire qu'il lui avait volé sa virginité... Ou non. Cela dépendait des jours, ou de son humeur : feindre l'avoir touchée pour une nuit tumultueuse, ou au contraire lui affirmer d'une indifférence inhumaine qu'il n'avait jamais posé la main sur elle. Et ce dernier fait demeurait vrai : la blonde était virginale, Pride ne lui avait pas susurré de mots doux au creux de son oreille pour un instant de plaisir, il se contentait simplement de jouer avec ses nerfs. Diablement jouissif. «Vous... ! » fit alors la pauvre colombe alors que Pride s'avança vers cette dernière, la démarche certaine et le regard mutin. « Je suis un bon américain moi aussi, je viens prier autant que possible pour demander à Dieu un bon pactole, une Jeep, et tout le pétrole irakien. » souffla Pride d'un timbre cyniquement amusé, continuant de s'avancer avec prestance malgré les habits humides collés à sa peau glacée, jusqu'à atteindre la hauteur de Rose et de se stopper face à elle. « Et bien ma Rose, tu trembles... Ne sois pas si effrayée, je ne vais pas te demander d'enlever tous tes vêtements pour te réchauffer. » répliqua le sadique jeune homme au charme certain mais au sadisme exacerbé, continuant sur sa lancée d'un rictus vorace. « Je pourrais. Faire une sex tape avec toi et l'envoyer au curé de la paroisse pour le remercier de nous héberger le temps que l'averse ne passe. Mais je vais te dire un vilain secret, approche... » Et le jeune homme captivant de se pencher non sans une lueur troublante dans le regard, son sourire carnassier et délectable d'une perversion grisante : « ...ils préfèrent les petits enfants. » Ignoble ? Si peu. Bienvenue dans le monde de Berrington.
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Message(#) Sujet: Re: L'ignorance est mère de tous les maux ♦ PRIDE Jeu 9 Déc 2010 - 14:31



L'ignorance est mère

de tous les maux.


    PRIDE S. BERRINGTON & ROSE LANCASTER


    © miss victory ; silkstocking ; lipstick peach




« Je suis un bon américain moi aussi, je viens prier autant que possible pour demander à Dieu un bon pactole, une Jeep, et tout le pétrole irakien. » Rose esquissa une grimace de dégoût et recula tandis qu'il s'approchait d'elle. Cet homme était vraiment odieux. Elle secoua la tête de droite à gauche en signe de désapprobation. A vrai dire, elle n'avait pas franchement l'habitude de rencontrer des personnes tel que lui. Le fait qu'il soit le patron d'une boîte de striptease ne l'étonnait guère. Il avait parfaitement la mentalité qui collait avec. Elle finit par s'arrêter, lui faisant face. Il s'arrêta tout près d'elle ce qui eu le don de la mettre mal à l'aise. Elle n'appréciait guère cette proximité. Cet homme la gênait. Tout dans son attitude allait à l'encontre de la personnalité de Rose et le trouble qu'il occasionnait chez elle lui faisait perdre ses moyens. Elle resta cependant silencieuse, se disant que de toute façon elle pourrait bien lui dire n'importe quoi il trouverait toujours quelque chose à répondre. Et s'il pouvait éviter de parler, ça l'arrangerait. Mais tout ceci ne lui suffisait pas. Il remarqua sans mal les tremblements de Rose et cette dernière ne savait même plus si c'était à cause de ses vêtements froids et trempés ou si c'était Pride qui la mettait dans un tel état. « Et bien ma Rose, tu trembles... Ne sois pas si effrayée, je ne vais pas te demander d'enlever tous tes vêtements pour te réchauffer. » Rose se mordit l'intérieur de la joue et se surprit elle-même à ressentir cette terrible envie de lui en retourner une. Après tout, il ne méritait que ça. Et comment osait-il l'appeler "ma Rose" ? Il n'avait aucune décence, aucun respect ! Elle le fusilla du regard et préféra abandonner l'idée de se taire. « Pour commencer je ne suis pas votre Rose ! Et si je tremble... C'est uniquement parce que j'ai froid. » D'accord, Rose était tout sauf menaçante ou persuasive. Au moins elle avait réussit à lui répondre d'une voix déterminée, c'était déjà ça. La jeune fille le vouvoyait oui, et elle n'aurait pas su dire pourquoi. Était-ce parce qu'il était plus âgé qu'elle ? Parce qu'il l'impressionnait ? Ou tout simplement pour garder une certaine distance ? Peut-être un mélange des trois finalement. Son souffle était saccadé, trahissant son manque de confiance et son appréhension. Elle n'avait aucune idée de ce dont elle devait s'attendre avec lui.

Et comme si ça ne suffisait pas, le jeune homme continua sur sa lancée : « Je pourrais. Faire une sex tape avec toi et l'envoyer au curé de la paroisse pour le remercier de nous héberger le temps que l'averse ne passe. Mais je vais te dire un vilain secret, approche... » Rose écarquilla les yeux et entrouvris la bouche, indignée, choquée de ses paroles. Et soucieuse pour elle également. Cet homme semblait avoir perdu la raison pour oser dire de telles insanités. Il se pencha vers elle et un long frisson parcourut le corps de Rose. Mais elle resta totalement immobile, déglutissant avec difficulté. « ...ils préfèrent les petits enfants. » S'en était trop ! Elle posa subitement ses deux mains sur le torse de Pride et le poussa de toute ses forces afin de l'éloigner de lui. Après l'angoisse et l'indignation, c'était la colère et le dégoût qui déformait son visage. « Vous êtes... ignoble ! Tenez-vous loin de moi, je ne veux plus avoir à faire à vous. » Rose se retourna et s'éloigna de lui, marchant vers le fond de l'église. Elle s'assit alors sur les premiers bancs et passa ses mains sur son visage afin de se calmer. Elle sentait ses entrailles se tordre douloureusement dans son ventre. Et dire qu'elle avait peut-être perdue sa virginité avec lui... En fait, sans même parler de virginité, la simple idée qu'il est pu la toucher la répugnait. Elle leva les yeux vers le plafond de l'église dans un élan de désespoir. Elle croisa ses bras, toujours tremblante. Mais cette fois-ci, c'était bien le froid. Elle soupira, à bout. Il jouait avec ses nerfs, lui disant un jour qu'ils avaient bien fait l'amour et un autre qu'il ne l'avait même pas touché. Rose ne savait plus quoi penser et ça la rongeait de plus en plus. Sans même se retourner, elle se contenta de demander d'une voix lassée : « Je vous en prie... Dite-moi la vérité. » Pride savait très bien de quoi elle voulait parler, elle n'avait pas besoin de lui donner plus de détails sur la question. Elle baissa les yeux, fixant alors ses pieds. Elle sentit une boule se créer dans sa gorge lui compliquant la tâche pour parler.


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Message(#) Sujet: Re: L'ignorance est mère de tous les maux ♦ PRIDE Dim 19 Déc 2010 - 21:06

« Pour commencer je ne suis pas votre Rose ! Et si je tremble... C'est uniquement parce que j'ai froid. » Bien, accordons à la pauvre brebis la chance de laisser passer son premier mensonge : Pride ne put s'empêcher néanmoins d'arquer les sourcils dans un faux étonnement appuyé, narguant ainsi la petite blonde par un trop plein d'arrogance. Malgré ses habits humides lui collant à la peau, malgré ce désagréable sentiment de froid assaillant sa peau blanche, malgré ces gouttes d'eau ruisselant dans ses cheveux d'ébène, il ne pouvait s'empêcher de se montrer narquois. Voyez comme l'ego rend suffisant : Pride Berrington possédait une aura puissante qui se disait au-dessus de ces mortels insignifiants n'ayant, à ses yeux, pas réussi leur vie. D'apparence, le jeune homme respirait la vanité et l'orgueil, portant alors son prénom à merveille. Intérieurement, ce dernier luttait sans cesse entre ses troubles et l'envie de faire bonne figure. Personne ici-bas ne pouvait prétendre à une vie parfaite, pas même ceux qui possédaient un porte-feuille bien garni. Par ailleurs ce n'était certainement pas en foulant le sol de la maison de Dieu que Pride demanderait clémence ; ce dernier sentait surtout des frissons désagréables le long de son échine à la simple idée de se soumettre à une pseudo divinité qui n'existait pas, même pour régler ses problèmes. En vérité, si ce Dieu tant quémandé existait véritablement, il avait tout intérêt à avoir une bonne excuse. Ou alors c'était qu'il ne priait pas assez. Ne prêtant pas d'attention au plaidoyer peu convaincant de la vierge aux cheveux blonds, Pride s'amusa à lui glisser quelques obscénités cinglantes à son oreille puritaine. Il n'y avait rien de plus délicieux que de souiller une âme pure et blanche, c'était en quelque sorte tordre le cou à la colombe du Seigneur. Dieu que l'attrait du Diable était meilleur. « Vous êtes... ignoble ! » Et la blonde virginale de le pousser d'un geste sec et dégoûté : le jeune homme certes surpris, ne fit qu'un demi pas en arrière face à la force infime de la pucelle, ce qui eut le don de le faire sourire. Un léger rire railleur s'échappa des lèvres du jeune homme joueur, laissant une flamme malicieuse et narquoise s'emparer de ses pupilles chocolat, tandis que la jeune Rose lui crachait tout son dégoût au visage. « Tenez-vous loin de moi, je ne veux plus avoir à faire à vous. » Roulant ses yeux fauves vers le plafond d'un soupir las et dédaigneux, il laissa la brebis effrayée s'éloigner vers les bancs situés non loin de l'autel. Peu apte à se faire mouton parmi les moutons, Pride se décida à prendre place à son tour sur un banc de bois situé à ses côtés, ignorant la demoiselle dans une superbe indifférence. Il ne lui restait plus qu'à tuer le temps dans ces lieux austères et froids, en attendant que l'averse ne passe, ainsi enleva-t-il sa veste sombre et trempée, qu'il jeta nonchalamment sur le dos d'un banc devant lui, d'un geste négligé et suffisant. « Je vous en prie... Dite-moi la vérité. » Claquant sa langue impatiente contre son palais, Pride leva une nouvelle fois ses yeux ambrés vers le haut plafond des lieux saints, agacé par l'inaptitude de la demoiselle de garder le silence. Elle ne désirait pas jouer avec lui à son détriment, qu'à cela ne tienne. Mais qu'elle daigne au moins se taire quand, lunatique et insupportable, Berrington avait décidé qu'il bénirait son mutisme, préférant rester seul le temps que la pluie ne cesse.

Le silence se fit, volontairement mis en oeuvre par un Pride sadique qui laissa la jeune fille s'angoisser pour un rien. Passant une main dans ses cheveux humides, le jeune homme se souciait bien plus de se mettre au sec que de l'inquiétude légitime de la jeune blonde. Ce ne fut qu'après d'interminables secondes qu'il daigna élever la voix, qui vint porter jusqu'au premier rang. « La vérité. » fit-il sceptique, d'une voix méprisante mais suave. « Tout le monde la cherche, mais personne n'est capable d'y faire vraiment face. Tu la veux vraiment, ma Rose ? » Encore et toujours ce possessif, volontairement mis en avant pour faire enrager d'avantage la petite victime. D'un soupir pensif, Pride s'adossa contre le banc, son regard noisette se posant sur l'icone de la Vierge à l'enfant surplombant l'autel de pierre. « La vérité c'est que tu m'amuses beaucoup. C'est plaisant de jouer avec toi, tu trembles comme une feuille, tu blêmis comme la neige, ou tu feints l'indifférence en tentant d'être impassible comme la pierre. Tu es unique dans ton degré de victimisation ; dans le langage populaire on appelle ça le bizutage. Avoue que c'est un peu démodé. Je préfère harcèlement moral, ça sonne toujours mieux dans un casier judiciaire. » Et le jeune homme de s'adresser à la pauvre demoiselle comme s'il lui évoquait la pluie incessante du dehors, d'une légèreté si insolente qu'il accentuait ainsi la cruauté de son discours. Ses rétines fauves dévièrent alors sur la nuque gracile de Rose assise bien loin devant lui, avant de renchérir d'un ton diligent. « Si je te dis la vérité maintenant, je n'aurais plus l'occasion de jouer avec toi, et j'ai horreur de l'ennui. Mais je te propose un deal. » souffla Pride non sans esquisser un rictus malicieux, son aura s'empourprant des effluves viles et sombres d'un diable faisant sa quête dans la maison de Dieu. « Si tu me trouves une autre victime pour te remplacer, alors je te dirais la vérité. Sacrifier quelqu'un pour te sauver, c'est discutable d'un point de vue moral, mais terriblement excitant pour une vie aussi terne que peut être la tienne.  » Voyons comment s'en sortirait la blonde virginale face au contrat que lui tendait le diable.
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Message(#) Sujet: Re: L'ignorance est mère de tous les maux ♦ PRIDE Lun 3 Jan 2011 - 22:56



L'ignorance est mère

de tous les maux.


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Tout en cet homme lui provoquait dégoût et méfiance. Ses yeux mentaient sans cesse avec une assurance déconcertante, et la jeune fille ne parvenait pas à surmonter son appréhension. Rose avait certes un petit caractère, mais là, face à une telle prestance, à une telle force mentale elle se sentait devenir si faible, si fragile. Comme s'il avait le pouvoir de la briser en un claquement doigt. Comme s'il lisait en elle sans difficulté, sachant parfaitement ou frapper pour la déstabiliser et la rendre docile. Alors elle préférait fuir son regard, tenter vainement de s'échapper de ses griffes, espérant naïvement qu'il aurait pitié d'elle, qu'il lui offrirait la vérité sur un plateau avant de la laisser enfin en paix. Rose se laissait berner trop facilement par les gens, et pourtant elle s'en méfiait bien plus qu'avant depuis le départ de son frère. Parfois, elle se demandait si inconsciemment elle ne cherchait pas à se lier avec les gens à problème. Comme pour montrer à son frère et à elle-même que sans lui, elle était perdue et incapable de faire les bons choix. Qu'elle avait besoin de lui pour la conseiller et la protéger de l'hostilité de ce monde et de la perversité des Hommes. Mais ça ne fonctionnait qu'à moitié puisqu'elle s'imposait des fréquentations plus que limite qui la faisait souffrir et qu'au final, tout ce que ça créait entre elle et son frère, c'était des disputes. Mais ne dit-on pas à situation désespérée, solution désespérée ? En tout cas, cette phrase collait parfaitement à ce que vivait Rose ces derniers temps. Et pas seulement à cause de Pride, ce serait bien trop facile autrement. Elle avait donc préféré s'éloigner, comme si une simple distance suffisait à se protéger de lui et de toutes les insanités qui pouvaient sortir de sa bouche. La simple idée qu'il est pu ne serait-ce que poser ses mains sur son corps la rendait malade. Cet homme incarnait tout ce qu'elle détestait au plus profond d'elle même. Et même si elle n'était pas franchement croyante, elle priait pour qu'il ne fasse que s'amuser d'elle et qu'il ne se soit rien passé. Qu'il n'est pas abimé son corps encore vierge, qu'il ne le lui ait pas retiré son innocence dans son moment de faiblesse. Figée sur son banc, Rose sentait qu'elle allait craquer à ne pas savoir. Elle préférait encore qu'il lui avoue tout même si ce qu'il prétendait était vrai, plutôt que de la laisser se torturer l'esprit dans l'ignorance. Ça devenait insupportable. Pour certaines personnes certes, ce n'était rien, sans importance. Mais pas pour Rose, elle voulait savoir. C'était nécessaire.

Ce fut donc d'une voix suppliante qu'elle lui demanda la vérité. Et là, l'enfer commença. Un silence pesant s'installa au point de faire frémir la jeune ingénue. Elle n'osa pas se retourner, craignant bien trop de croiser ce regard si déroutant et si sombre qu'il maniait avec un naturel évident. Le froid lui fit trembler légèrement les lèvres et elle se recroquevilla quelque peu, cherchant à se réchauffer comme elle pouvait. Les secondes s'écoulaient et il n'y avait toujours pas le moindre bruit qui s'élevait, excepté celui de la pluie torrentielle qui s'abattait sur le toit de l'église et les vitraux. Et enfin, il se décida, juste avant qu'elle ne craque véritablement. « La vérité. » Rose baissa légèrement la tête, attendant une quelconque suite. Oui, la vérité ! Elle voulait la vérité, elle n'en pouvait plus. Elle avait l'impression d'être sur une corde raide, l'impression d'agoniser, de manquer d'air. Elle n'ajouta rien, ne voulant pas lui donner l'occasion de rebondir sur ses paroles et ainsi de faire diversion. « Tout le monde la cherche, mais personne n'est capable d'y faire vraiment face. Tu la veux vraiment, ma Rose ? » Et voilà qu'il recommençait avec ses "ma Rose". N'ignorant pas que tout ceci devait grandement l'amuser puisqu'elle lui avait quelques minutes plus tôt demander de ne pas l'appeler ainsi, elle préféra ne pas revenir dessus. Cependant, elle ne pu s'empêche de lever les yeux au ciel dans un soupire exaspéré. Voilà qu'il se mettait à philosopher maintenant. S'il continuait ainsi, elle irait presque jusqu'à le trouver d'un ennui mortel. Alors qu'elle répondre, il la devança. « La vérité c'est que tu m'amuses beaucoup. C'est plaisant de jouer avec toi, tu trembles comme une feuille, tu blêmis comme la neige, ou tu feints l'indifférence en tentant d'être impassible comme la pierre. Tu es unique dans ton degré de victimisation ; dans le langage populaire on appelle ça le bizutage. Avoue que c'est un peu démodé. Je préfère harcèlement moral, ça sonne toujours mieux dans un casier judiciaire. » Finalement, elle préférait quand il était ennuyeux. Elle ferma ses yeux quelques secondes, comme si ainsi elle pourrait oublier tout ce qu'il venait de dire. Comment peut-on s'amuser de la fragilité des autres ? Elle ne voyait là rien de jouissif, ni même de quoi être fier. Rose savait pertinemment qu'elle était une proie facile et il n'y avait aucun mérite à s'en prendre à elle. Le grand Pride Berrington serait-il lâche ? Là, il y avait matière à philosopher et Rose était certaine d'en tirer des conclusions affreuses à son sujet. Rose ne tarda d'ailleurs pas à lui faire part de son avis, ne doutant pas une seconde qu'il trouverait encore un moyen de rire d'elle et de son ridicule. « Non, la vérité c'est que votre incapacité à ressentir la moindre véritable compassion vous aveugle au point de vous en prendre au plus fragile. Vous manquez d'audace peut-être ? » Rose malgré ses paroles qui semblaient assurées n'avait pas osée se retourner. Le regarder était au-dessus de ses forces pour le moment elle savait qu'il ne ferait qu'une bouchée d'elle si elle trouvait le courage d'affronter son regard.

Mais, comme si ça ne suffisait pas, Pride reprit de plus belle, repoussant toujours plus loin les limites de l'acceptable. « Si je te dis la vérité maintenant, je n'aurais plus l'occasion de jouer avec toi, et j'ai horreur de l'ennui. Mais je te propose un deal. » Rose fulminait. Il était là, à lui annoncer comme si c'était chose banale qu'il s'ennuierait s'il ne pouvait plus jouer avec elle. Bon sang ! Elle n'était pas un simple jouet qu'on prend et qu'on jette comme bon lui semblait. Furieuse contre elle-même de ne pas être capable de se défendre mieux que ça, elle garda le silence. Un deal ? Elle aurait plutôt appelé ça "un pacte avec le diable", mais qu'importe les mots pour appeler ça... Elle savait déjà qu'elle courrait à sa perte si elle acceptait. Et c'est alors, que plus perfide que jamais, il proposa avec un toupet révoltant : « Si tu me trouves une autre victime pour te remplacer, alors je te dirais la vérité. Sacrifier quelqu'un pour te sauver, c'est discutable d'un point de vue moral, mais terriblement excitant pour une vie aussi terne que peut être la tienne. » Ce fut trop. Dans un sursaut, elle se retourna enfin, lui faisant face. Sur son visage, on pouvait voir à quel point elle avait honte d'entendre de pareilles paroles. Hochant catégoriquement la tête de droite à gauche, ses yeux parcouraient son visage à la recherche de la moindre trace de plaisanterie. Elle laissa quelques secondes s'écouler, comme si elle attendait qu'il se mette à rire en lui disant que ce n'était pas vrai, qu'il avait dit ça pour la tester ou une connerie du genre. Mais non, rien. Juste le silence et ces deux prunelles glaciales qui la fixait à l'en faire chavirer. Quel immonde, immonde, immonde personnage ! D'une voix plus froide qu'auparavant et laissant quelques minutes de côté son allure d'animal blessé, elle finit par répondre : « C'était une évidence, tout ce qui sort de votre bouche n'est que monstruosités. Ne comptez pas sur moi pour vous livrer un quelconque nom. Tout d'abord parce que je n'ai aucune confiance en votre parole, elle ne vaut rien. Mais également, et surtout, parce que pour rien au monde je ne souhaite à quiconque de subir vos jeux sournois. Me croyez-vous lâche au point de chercher à me décharger de vous grâce à un autre ? Vous vous trompez sur mon compte. Ma vie n'est terne en aucun point et vous risquez d'être surpris sur mon compte. J'ai enduré pire que vos enfantillages d'adolescent frustré, je sais supporter les choses sur la longueur. Vous vous lasserez avant moi. » Le silence ce fit à nouveau, tandis qu'elle reprenait son souffle. Son corps se détendit quelque peu et elle finit par se tourner à nouveau, lui offrant son dos comme conclusion finale. Elle n'avait pas monté le ton, gardant un rythme régulier et posé. De toute façon, elle n'oserait pas se mettre à hurler dans une église. Patiente, elle attendait son heure.

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Message(#) Sujet: Re: L'ignorance est mère de tous les maux ♦ PRIDE Ven 14 Jan 2011 - 22:30

« Vous manquez d'audace peut-être ? » Ah mais voilà que la brebis s'amusait à provoquer : malheureusement pour la douce, Pride avait en lui le défi coulant en ses veines. Vicieux et ardent, l'appel de la provocation et du conflit chargeait son sang bouillonnant qui d'apparence se faisait calme. Stoïque, glaçant et glacé, l'on pouvait croire de cet opportuniste gentleman qu'il ne s'emportait jamais. Aucun timbre de voix virulent, aucune intonation violente : seul son regard de braise et ses mots venimeux, susurrés d'une brise hivernale, trahissaient la colère d'un palpitant passablement décédé. Alors, il la laissa parler, un sourire en coin se dessinant au coin de ses lèvres blêmes, ses rétines mordorées se levant avec insolence vers le plafond, comme s'il provoquait consciemment cette Terre sainte qu'il foulait et l'ange en son sein qu'il martyrisait. Le calme avant la tempête, le silence avant le déluge, le Pardon avant le Jugement Dernier. Qu'elle parle, qu'elle provoque et qu'elle méprise ; son venin n'en sera que plus virulent. Certes, c'était pourtant Pride qui avait commencé à mener ce combat puéril et blessant la dignité de la demoiselle qu'il n'avait pourtant pas touché, néanmoins l'appel du jeu lui était plus délectable. Voilà pourquoi le jeune homme n'avait pas soufflé la vérité à l'ange blond : il était pourtant plus simple, et surtout plus princier, de lui avouer qu'il l'avait aidée, hébergée pour une nuit sans jamais pourtant poser sa main sur son corps virginal. Pas une pensée, pas un regard obscène, mais simplement un geste salvateur naturellement humain, qui lui ôtait ce statut de bourreau qu'il arborait actuellement. Mais cet amusement malsain, l'envie joueuse de soumettre sa victime à une torture psychologique, lui était fort distrayant. Le sadisme se faisait compagnon de la provocation en ses veines bleues. Alors le jeune homme parla : de vérité, de mensonge, d'immoralité. Ce qui visiblement, amusa beaucoup la fausse candide : tant pis pour elle, elle en paierait le prix fort. « C'était une évidence, tout ce qui sort de votre bouche n'est que monstruosités. Ne comptez pas sur moi pour vous livrer un quelconque nom. Tout d'abord parce que je n'ai aucune confiance en votre parole, elle ne vaut rien. Mais également, et surtout, parce que pour rien au monde je ne souhaite à quiconque de subir vos jeux sournois. Me croyez-vous lâche au point de chercher à me décharger de vous grâce à un autre ? Vous vous trompez sur mon compte. Ma vie n'est terne en aucun point et vous risquez d'être surpris sur mon compte. J'ai enduré pire que vos enfantillages d'adolescent frustré, je sais supporter les choses sur la longueur. Vous vous lasserez avant moi. » Une moue d'approbation méprisée se dessina sur le visage du jeune homme : l'âme plus sournoise que jamais, il se faisait détestable pour la seule jouissance de ce jeu malsain. Ses yeux noisettes se posèrent sur les vitraux colorés battus par la pluie, et les seuls mots qui s'échappèrent de ses lèvres se firent insupportables. Premier pas, avant l'insoutenable. « Quelle pluie... » Froncement de sourcils, soupir las : vraiment, il avait bien d'autres choses à faire qu'attendre que le déluge passe. Time is money, les caprices ondins du Seigneur attendront plus tard. En Afrique tiens, ils crèvent de soif et pourtant nada.... Les bondieuseries sont mal faites.

Suite à son insolence passablement agaçante, et pourtant Dieu sait qu'il trouvait la blonde ravissante et que Pride aurait aussi aimé l'avoir connue en des termes bien plus 'chaleureux', il se leva alors et s'empara de sa veste trempée. La tendant devant lui, il la secoua d'un geste sec afin de la détremper un minimum. Allait-il partir ? Pas tant qu'il n'aurait pas craché son venin à la douce enfant : si audace elle voulait, alors il lui en donnerait le spectacle. Se dirigeant d'un pas assuré mais solennel vers la demoiselle, Pride vint s'asseoir à ses côtés sans un mot, son regard ambré se posant sur la statue de marbre d'une Vierge à l'Enfant. Belle dans toute sa splendeur, nourricière dans toute sa maternité, divine dans toute l'offense qu'elle recevrait par Berrington. Car voilà que son aura vint se durcir : le jeune homme n'était plus businessman, il n'était plus demandeur d'un jeu malsain ; il était à présent mafieux, avec toute sa menace vibrant dans une voix suave. Puisque provocation il y avait, réponse rude il y aurait. « Ecoute princesse, on va jouer au plus courtois, tu veux. » fit-il non sans poser nonchalamment sa veste sombre à ses côtés, digérant visiblement mal les attaques de la jeune fille. Et comme pour un peu plus l'écoeurer dans un joug de paroles menaçantes et perverses, qui cette fois se teintaient de menaces réelles, Pride quitta son vocabulaire coutumier, brodé de belles paroles et de bienséances, pour des mots plus crus, plus violents, moins pervers que sinistres. « Continue sur tes histoires à la con d'ado frustré, et c'est moi qui te décoince en t'envoyant quelques amis qui seront ravis de fourrer leurs gros cierges entre tes jolies petites fesses. Question virginité, tu seras fixée. » Un léger regard virulent vers la demoiselle suite à ces paroles avant de lancer un coup d'oeil vers une tablée de cierges allumés. « Je te conseille d'en allumer un, sur un malentendu, ça peut marcher. » Enfin, le jeune homme sombre se lève et voilà que son visage s'éclaircit, comme il fixe les vitraux avec un sourire aux lèvres : « Enfin, ma prière a été exaucée. » souffla-t-il avec insolence en avisant l'absence de gouttes de pluie rude. « Bonne journée Rose. » rajouta alors le jeune homme dans un dernier rictus pernicieux envers la belle, comme si aucune menace n'avait été proférée, attrapant sa veste afin de sortir de ces ignobles lieux saints. Ah Audace, quand tu nous tiens.
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L'ignorance est mère de tous les maux ♦ PRIDE

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