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 AND YOU SWEAR YOUR LOVE'S FOR ME ❉ AIDEN

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Message(#) Sujet: AND YOU SWEAR YOUR LOVE'S FOR ME ❉ AIDEN Dim 5 Déc 2010 - 19:06



♪ AND YOU SWEAR YOUR LOVE'S FOR ME
STARRING HAILEY CALDWELL & AIDEN LANCASTER
copyright theiconlounge@lj


    Assise en tailleur sur son lit, Hailey Caldwell venait de prendre une profonde inspiration. Dire que les nouvelles étaient bonnes serait un leurre, les nouvelles étaient mauvaises, beaucoup trop mauvaises. N'ayant pas commencé sa séance de chimiothérapie, elle avait eu le résultat d'examens établis et faits il y a quelques jours. Sa tumeur avait grossi, doublé en l'espace de quelques semaines. Elle-même n'en revenait pas, et tout espoir, toute motivation s'envolait une fois de plus. C'était un nouveau coup dur, comme si elle avait besoin de çà en ce moment. Le visage enfoui dans ses mains, elle se retenait de pleurer. Elle avait versé trop de larmes pour pouvoir craquer encore une fois, et la situation exigeait qu'elle prenne sur elle. Il allait falloir prendre un rendez-vous avec Liam ainsi que son oncologue, parler des nouveaux traitements, et surtout d'une opération. Ce que redoutait tant Hailey allait arriver. Elle n'était jamais passé sur le billard, jamais. Sa hantise envers les hôpitaux avait sans doute été un frein à toute imprudence, mais désormais, elle avait l'impression que le Baptist Hospital était un peu comme une deuxième maison. Une moue légère s'était emparée de ses lèvres, et la venue de son oncologue se fit de plus en plus attendre. Elle pensait surtout à Presley, qui allait devoir encore lui remonter le moral, mais aussi à Aiden à qui elle allait infliger une fois de plus un coup dur les concernant. Peut-être que l'opération se déroulerait bien, peut-être que cela allait être le meilleur moyen de terrasser le cancer, mais à l'heure actuelle, Hailey ne voyait rien de manière optimiste. La colère, l'anxiété, le désespoir, voilà ce qu'Hailey ressentait envers elle et envers sa putain de tumeur. Elle s'en voulait de faire subir çà à ses proches d'une force que personne ne parvenait à distinguer, son reflet dans le miroir, elle le haïssait parce qu'elle se rendait coupable de ce qu'elle avait fait alors qu'au fond, elle n'y était pour rien. Toute sa vie, elle avait tâcher d'être la plus saine possible, elle aurait compris un cancer des poumons étant une fumeuse acharnée mais cette tumeur, elle n'avait pas pu l'empêcher, elle ne l'avait pas vu venir, et surtout elle ne trouvait pas le meilleur moyen de se battre contre ce fléau qui l'envahissait doucement. Descendant du lit, elle se mit à faire les cent pas, priant pour qu'une infirmière ou un médecin arrive vite, qu'il lui donne de la morphine ou des calmants pour se calmer serait même judicieux tellement l'état dans laquelle cette nouvelle information sur son état de santé la paniquait. « Mlle Caldwell ? » Une voix fluette la sortit de ses noires pensées et Hailey s'arrêta net alors qu'elle continuait de faire les cents pas dans sa chambre. Une infirmière venait de passer la porte, plutôt timidement d'ailleurs, ce qui ne rassurait en rien Hailey sur le moment. Esquissant tout de même un bref sourire à la jeune femme pour ne pas paraitre hostile, Hailey se rapprocha de l'infirmière. « Je suis désolé de vous déranger, mais on vient de me charger de vous dire que votre séance de chimiothérapie était reportée à une date ultérieure » Avoua t-elle tout aussi timidement que la première fois qu'elle avait prononcé quelque chose. Fronçant les sourcils, Hailey se demanda quelle raison il y avait pour que sa séance soit annulée. Bien qu'elle pensait franchement que son traitement ne servait plus à grand chose, elle avait besoin de voir un médecin rapidement, histoire de ne pas faire un meurtre avant qu'elle ne sorte d'ici, quelqu'un sur qui elle avait besoin de passer ses nerfs, sa colère. Elle était paniquée et horrifiée de savoir que cette chose en elle grandissait à vue d'oeil et que le seul moyen qu'elle avait pour guérir ne pouvait pas avoir lieu aujourd'hui. « Et on peut savoir pourquoi ? » Répliqua t-elle sans mesurer le volume de sa voix. Cette pauvre infirmière allait donc être celle sur qui Hailey passerait ses nerfs, mais très vite, elle se calma quand la jeune femme prit un ton plus sérieux. « Allumez la télé, vous comprendrez ! » L'expression de son visage s'était durci, mais elle laissait Hailey sous une phrase pleine de sous-entendus et surtout inutile. Cette fille n'était décidément pas compétente. Hailey la laissa partir en levant les yeux aux ciels et en passant ses mains de manière énervée dans sa chevelure blonde. Cependant, elle suivi les directives de l'infirmière et s'exécuta. Attrapant la télécommande, elle alluma la télé et s'adossa au mur. Les images qui suivirent fut d'une rare atrocité. « Les toits des maisons se sont envolés (...) on compte énormément de blessés, mais nous ne parvenons pas à avoir un chiffre exact, (...) il est préférable de vous installer dans un coin à l'abri, (...) un ouragan est en train de sévir toute la ville, ne sortez surtout pas ! » Pamela Auber avait déployé son ton le plus grave. Horrifiée par les images qu'elle venait de voir, des voitures entassées les unes sur les autres, les secours tentant de débloquer certaines personnes, des dégâts matériels, et des pertes humaines. Il est vrai que le vent avait réellement soufflé ces derniers jours mais de là à imaginer une telle tragédie. Horrifiée, Hailey passa une main sur son front, et zappa sur toutes les autres chaînes. Des flashs spéciaux annonçant toute la tragédie qui s'abattait sur la ville. Hailey Caldwell comprit alors que l'hopital allait être réquisitionné et que son cancer, dans cette histoire, importait peu. Glissant son regard vers la fenêtre de la chambre, Hailey resta bouche bée quand elle remarqua l'intense noirceur du ciel, la vitesse à laquelle les arbres tombaient et bougeaient. Elle était témoin d'une catastrophe, et elle ne pouvait rien faire contre la nature. Soudain, la panique la reprit rapidement lorsqu'elle eut une pensée pour Aiden. Où était-il ? Sans doute chez eux avec Rose, mais personne n'était là pour constater s'il allait bien ou pas, s'il était blessé ou bien même...Non, Aiden ne pouvait pas être blessé au point de le perdre, c'était impensable et pourtant, Hailey Caldwell se rua sur son téléphone portable, tentant de joindre celui qu'elle chérissait tant, sans vain...« Allez...réponds... » Elle suppliait le jeune homme de répondre, se fichant pas mal de l'interdiction d'utiliser son téléphone dans le bâtiment, elle ressentait un vide et tenta de rappeler le jeune homme, deux puis trois fois. Sans succès.

    L'inquiétude venait de s'emparer de la jeune américaine, elle ressentait comme un vide face à l'absence de réponse de son petit-ami. Et s'il lui était arrivé quelque chose, elle ne pourrait pas s'en remettre de ne pas avoir été là pour lui. Elle espérait juste que là où il était il allait bien, et surtout qu'il ne craignait rien. Impulsive de nature, elle n'allait pas rester les bras croisés alors qu'Aiden était peut-être en danger. Elle ne supportait pas l'idée de ne pas être à ses côtés, et tout çà, c'était encore la faute de sa tumeur. Prenant ses affaires de manière rapide, elle quitta aussitôt sa chambre. Dans les couloirs, les médecins s'affairaient, les infirmières sortaient des salles où leurs pauses venaient soudainement de prendre fin. C'était son jour de congé, Aiden ne pouvait être qu'à la maison et elle n'était pas là pour lui, elle s'en mordait les doigts et les minutes dans l'ascenseur lui parurent une éternité. Elle ne pouvait pas se calmer, là c'était définitif. Elle ressentait un vide et une inquiétude, son estomac s'était serré et une énorme boule au ventre était apparue. Il était le premier à prendre soin d'elle, à être là pour elle. Il était sans doute le premier pour qui ses sentiments n'avaient jamais été aussi forts malgré le peu de temps qu'ils étaient ensemble. C'était peut-être rapide mais elle savait que l'époque où les bad-boys se succédaient à ses pieds était révolue et qu'il était tout ce qu'il lui fallait. Juste lui. Pour aller mieux et aller de l'avant. Alors s'imaginer perdre un instant cet homme avec qui elle avait pris l'habitude de se réveiller chaque matin, cet homme qui la soutenait et la protégeait contre tout, était une idée tout simplement insupportable. L'ascenseur arriva enfin à l'étage où Hailey souhaitait accéder, elle voulait croiser, ne serait-ce que cinq secondes Liam pour lui faire part de son état de panique. Le regard fuyant, Hailey jetait des regards anxieux sur les personnes autour d'elle. Pourvu que l'une d'entre elle ne soit pas Aiden, ou bien même Presley. L'étage commencait à être noir de monde, les victimes et blessés arrivaient, et certains cas n'étaient pas les meilleurs à soigner, sans doute. Elle aurait pu tourner de l'œil à la vue de cette situation, mais ne trouvant pas Liam, elle suivit son instinct et se décida qu'il était tant d'aller retrouver Aiden chez eux. Et tant pis, si elle était folle, instable et impulsive de vouloir sortir par ce temps, elle avait vécu bien pire et les catastrophes, elle connaissait. Alors ce n'était surtout pas pour voir une personne chère à son cœur la quitter.
    Au loin, une silhouette déboula d'un couloir voisin, une silhouette qui lui était tellement familière, elle reconnaissait cette expression du visage, cette démarche assurée, et cette façon de replacer sa blouse de médecin. Aiden. Il était là, saint et sauf, prêt à sauver des vies, à soigner des blessés. Elle ferma les yeux l'espace d'un instant et les rouvrit l'instant d'après. Non, elle ne rêvait pas. Il était là, vivant, et en sécurité. Ce fut alors une autre histoire pour se frayer un passage dans le hall de l'hopital, entre médecins hyperactifs, infirmières stressées et patients réclamant un soin de manière rapide. Se faisant bousculer parfois, gênant à d'autres moments, et quand la voie fut plus libre, Hailey fonça à toute vitesse sur le jeune homme, se pendant à son cou avec le plus terrible des soulagements. « Dieu merci, tu es vivant. » Dit-elle de manière assez audible pour qu'il l'entende avec tout ce vacarme. Son soulagement s'était clairement fit entendre dans sa voix. Elle était rassurée de le voir, de le sentir contre elle, de le serrer dans ses bras. Elle voulait crier au monde que l'ouragan ne l'aurait pas arrêté et qu'elle se serait battue pour le retrouver, mais elle se retint de lui hurler à quel point elle tenait à lui, profitant alors de la chaleur de ses bras qui doucement la rassurait, comme à son habitude.

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Message(#) Sujet: Re: AND YOU SWEAR YOUR LOVE'S FOR ME ❉ AIDEN Lun 20 Déc 2010 - 3:09







and you swear your love's for me.


HAILEY CALDWELL, AIDEN LANCASTER





« Lancaster, je te dérange pas ? Tant mieux, parce qu’on va avoir besoin de toi. »
Aujourd’hui était une des rares fois où Aiden s’était vu octroyer un jour de congé par l’hôpital. Malgré son ancienneté et son renom grandissants au Baptist Hospital, le jeune homme continuait à vouloir faire ses preuves à tout moment et en toutes circonstances – d’autant plus qu’à ses yeux, être médecin signifiait s’engager pour se battre pour la survie des autres. Le jeune homme travaillait donc autant que possible, si pas plus : on ne comptait pas le nombre d’heures supplémentaires qu’il avait effectuées, ni tous les congés qu’il avait sacrifiés au profit d’une urgence quelconque. Le jeune homme ne considérait pas cela comme de l’exploitation, et ne se formalisait pas de ses horaires presque indécents : certes, depuis qu’il partageait sa vie avec Hailey, et même avant, il était toujours content d’avoir un peu de temps libre, mais son sens des responsabilités venait souvent prendre le dessus et il se contentait alors de voir ceux qu’il aimait une fois le soir venu et son tour de garde terminé. Il savait que cette situation n’était pas des plus faciles à supporter, surtout pour quelqu’un qui vit avec lui tous les jours, mais il ne pouvait faire autrement : loin d’être un accro du travail, Aiden ne pouvait cependant pas se faire à l’idée que sans lui, des dizaines de personnes risquaient de mourir. Non pas qu’il se considérât comme plus compétent que ses collègues, mais il voulait être utile. Il avait peu à peu pris l’habitude de se coucher et de se lever à des heures impossibles, de tirer un trait sur les sorties régulières, et de ne pas avoir le temps de souffler sur toute une journée. Mais, étrangement, ce milieu dans lequel il évoluait quotidiennement et ces habitudes qu’il avait malgré lui fini par assimiler depuis son arrivée au Baptist Hospital lui convenaient, et, malgré le nombre de regards exaspérés que ce comportement avait suscités auprès de Hailey, Aiden ne manquait jamais un jour de travail. Tout son temps libre, ou presque, il le lui consacrait – d’autant plus que, bien qu’elle refusât d’être traitée comme une infirme, il était aux petits soins avec elle depuis la découverte de sa tumeur. Ses pensées l’accompagnaient également en permanence, car malgré l’optimisme de la belle, il savait combien elle s’inquiétait de son avenir, et lui aussi s’en faisait pour elle, soucieux de la perdre malgré tous les efforts des médecins. Aiden était furieux de ne rien pouvoir faire pour elle et de ne pas être compétent dans la branche nécessitée par la tumeur de Hailey. Alors, en attendant, il la soutenait du mieux qu’il pouvait et lui témoignait toujours tout son soutien et sa tendresse. Il voulait qu’elle sache qu’il était là pour elle, malgré les heures interminables passées au boulot. À cela s’ajoutait un autre problème à gérer, bien que le terme ne soit probablement pas le mieux choisi : Rose. La cadette d’Aiden avait fait son arrivée il y a déjà quelques semaines de cela, et malgré les efforts du jeune homme, leurs rapports étaient toujours aussi tendus. Aiden avait espéré pouvoir profiter de cette journée de congé pour tenter, une nouvelle fois, de renouer avec sa sœur, mais fut bien vite déçu en découvrant qu’elle n’était pas à la maison – et qu’elle ne répondait, d’ailleurs, pas à ses appels. Aiden n’était pas de ceux à s’inquiéter pour un rien, bien qu’il fût, en réalité, d’un naturel assez anxieux, et il n’avait jamais imposé de quelconques règles strictes à Rose. Bien entendu, il y avait quelques accords de base qui s’étaient faits implicitement, et sans lesquelles toute collaboration serait impossible. Mais Aiden n’avait pas vu l’utilité d’instaurer des règles comme un couvre-feu ou une vérification de chacune des activités de sa cadette – tout d’abord parce que ce n’était pas son genre d’agir de la sorte, ensuite, parce qu’il connaissait suffisamment Rose pour savoir qu’elle savait prendre soin d’elle et ne pas faire de bêtises, et, finalement, parce que leur relation était suffisamment tendue sans qu’un problème d’autorité ne vienne s’y ajouter. Il la laissait donc agir comme bon lui semblait, lui demandant uniquement de donner de ses nouvelles et de participer un minimum à la vie à la maison. En dehors de cela, il ne vérifiait jamais ce qu’elle faisait, non pas par manque d’intérêt, bien au contraire, mais parce qu’il savait que cela agacerait la jeune fille. Cependant, le jeune homme avait un mauvais pressentiment, et il n’aurait su dire pourquoi. Aiden n’eut guère le temps de se questionner sur les activités de Rose, ou de se reposer pour récupérer tout le sommeil qui lui manquait à cause de ses horaires éreintants, car il fut réquisitionné par l’hôpital – urgence, qu’ils disaient. Voyant là l’occasion de se changer les idées et ne plus se faire, inutilement, un sang d’encre pour Rose, Aiden répondit présent à l’appel et se rendit sur son lieu de travail.

Cependant, il ne put en aucun cas se divertir, une fois arrivé à l’hôpital : on lui annonça aussitôt, en lui montrant un écran de télévision, qu’on avait donné une alerte à l’ouragan, et que tout le monde ferait mieux de se mettre à l’abri. À nouveau, un sentiment de malaise s’empara d’Aiden. Bien que les ouragans fussent monnaie courante à Miami, et qu’il en avait déjà connus qui n’avaient jamais été trop violents, il ne sous-estimait aucunement le danger qui se profilait à l’horizon. Empreint d’une inquiétude qu’il ne parvenait pas à chasser, Aiden tenta une nouvelle fois de contacter sa sœur, sans succès. Ses pensées se tournèrent alors vers Hailey – elle devait être ici, elle devait subir une séance de chimiothérapie. Aiden aurait dû être rassuré, mais c’était sans compter le fait que toutes les opérations mineures avaient été annulées dans l’hôpital : on devait déployer un maximum de ressources pour réparer les dégâts que l’ouragan ne tarderait pas à causer. Aiden porta son regard noisette sur l’écran toujours allumé, où un nouveau flash spécial faisait défiler des images aussi spectaculaires qu’horrifiantes. Le jeune homme perçut les mots « Ocean Grove » et la panique recommença à lui tenailler le ventre. De plus en plus inquiet, Aiden héla un de ses collègues : « Ils ont fait quoi des patients dont on a annulé les rendez-vous ? » « On leur a demandé de rentre chez eux, si possible. On va avoir besoin de place, vu les dégâts que l’ouragan cause dans certains quartiers. » « Merde… » Bien entendu, cela ne devait pas être valable pour Ocean Grove, qui semblait davantage touché que les autres quartiers de Miami. Mais Aiden connaissait Hailey. Il la savait téméraire, et surtout – son cœur manqua un battement à cette pensée –elle pensait qu’il était à la maison. Aiden céda alors à la panique. Hailey était sûrement déjà partie, que ce soit pour défier les indications qui lui avaient été données, ou pour le retrouver lui. Dans les deux cas, elle était dans un danger mortel. Aiden se précipita hors de la salle où il était resté planté depuis son arrivée à l’hôpital et courut à travers les couloirs, renonçant à attendre l’ascenseur et se précipitant dans les escaliers pour rejoindre le hall de l’hôpital. Il voulait traverser celui-ci à toute vitesse pour quitter le bâtiment, malgré le ciel sombre et menaçant que l’on pouvait apercevoir à travers les baies vitrées. Plus que jamais, son estomac était tenaillé par la peur et l’inquiétude. Deux des personnes auxquelles il tenait le plus étaient peut-être en danger de mort… mais la plus jeune d’entre elles était suffisamment raisonnable que pour ne pas se mettre en danger, il le savait. En revanche, Hailey, elle devait être en route… ce qui signifiait qu’elle ne bénéficiait d’aucune protection. À cette pensée, Aiden accéléra le pas, fendant la foule compacte qui peuplait le hall.

C’est alors que, tout à coup, il sentit quelqu’un se jeter à son cou et le serrer dans ses bras. Aiden mit quelques secondes à la reconnaître. Hailey. Elle était là. Saine et sauve, contrairement à tout ce qu’il avait, à tort, imaginé. Lorsqu’il prit conscience de la situation, Aiden rendit son étreinte à la jeune femme, la serrant aussi fort qu’il le pouvait contre lui. Il nicha son visage dans le creux du cou de Hailey, inspirant son odeur familière qu’il avait craint ne plus jamais pouvoir sentir. « Dieu merci, tu es vivant. » La voix douce de la jeune femme parvint aux oreilles d’Aiden dans un chant libérateur et rassurant. Jamais le jeune homme n’aurait pu témoigner entièrement du soulagement qui l’habitait depuis qu’il avait reconnu Hailey et la serrait contre lui. « J’ai cru que… » Aiden s’interrompit dans sa phrase, reculant son visage de sa cachette pour regarder avec une tendresse infinie les yeux verts de Hailey. Il effleura la joue de la jeune femme, puis se pencha vers elle pour l’embrasser comme il ne l’avait jamais embrassée. Dans ce baiser se ressentaient tout le soulagement et la joie de la retrouver saine et sauve, après avoir cru, pendant quelques minutes, qu’il l’avait peut-être perdue à tout jamais. Le monde sembla s’arrêter autour d’eux, le hall bruyant de l’hôpital s’évanouit. Tout ce qui existait encore, c’était Hailey, serrée contre lui, saine et sauve.
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