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 Please don't leave me !

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Message(#) Sujet: Please don't leave me ! Ven 3 Déc 2010 - 22:13


« Every man passes his life in the search after friendship. »



tabitha johnstone & goldie stewart






FlashBack:
Deux heures auparavant


« Allo, Mlle Stewart ? »
« Oui, qui est-ce ? »
« Mr Anderson, avocat de la famille Stevenson. J’ai malheureusement une triste nouvelle à vous annoncer, hier, la famille a été victime d’un accident de voiture et j’ai la lourde tâche de vous annoncer que Mr et Mme Stevenson ont succombé à leurs blessures. En revanche, leur fils, Austin Stevenson s’en est sorti et il ne souffre que de blessures superficielles. On en arrive au deuxième but de cet appel, ce matin j’ai dû lire leur testament pour savoir à qui il confiait la garde de leur fils en cas d’accident et il s’avère qu’ils avaient décidé après vous avoir rencontré, de faire de vous et de Mr Weisel les tuteurs légaux de leur fils. »
« Je…je ne comprends pas, qu’est-ce que cela veut dire concrètement ? »
« Que d’ici cinq jours, Austin viendra vivre chez vous et que les papiers officiels de toute cette procédure seront envoyés à votre avocat pour officialiser cette situation. Une assistante sociale vous accompagnera aussi pendant quelques temps pour s’assurer de la bonne intégration de l’enfant dans sa nouvelle famille et vous aider avec celle nouvelle situation qui s’offre à vous. Il va falloir… »


L’ouragan s’en était allé aussi vite qu’il était apparu et avait laissé derrière les traces d’une nouvelle tragédie qui mettrait beaucoup de temps pour cicatriser. Goldie s’était remise de ses émotions et avait mis de côté dans sa tête l’information sur elle en future mère pour se concentrer sur les évènements présents. Bien sûr, elle avait essayé d’appeler des tas d’Ocean Grovers sur leur portable en vain alors elle avait décidé de remonter aux urgences et d’attendre d’avoir des nouvelles, dans l’espoir que tous ceux qui traverseront ces portes ne soient que très légèrement blessés voir même pas du tout. Elle savait qu’elle gênait les médecins à déambuler comme ça au milieu des lits des blessés amenés en urgence et des médecins qui s’afféraient et essayer de créer un semblant de calme dans cette confusion totale. C’est alors que Goldie s’arrêta net dans sa quête puisqu’elle venait d’assister au plus terrible des spectacles qui pouvait arriver, Tabby était allongée dans un lit et elle était inconsciente. Le belle blonde s’approcha rapidement du lit mais fut écarter par un médecin qui lui demanda de s’écarter. « Qu’est-ce qu’il lui est arrivé, oh mon Dieu Tabby ouvre les yeux je t’en prie, pas toi, pas après Neal, pitié ! » Les larmes qu’elle avait réussi à retenir face aux nombreux blessés et à la vue de la souffrance de certaines personnes finirent par couler sur ses deux joues parfaites. « Mademoiselle écartez-vous, il nous faut de l’espace pour pouvoir faire notre travail correctement. Votre amie va s’en sortir, mais il faut que vous alliez attendre dans la salle d’attente, nous vous préviendrons dès que nous aurons en aurons fini avec elle. » Goldie n’eut pas le temps de protester que déjà elle était escorter par une interne vers la salle d’attente déjà pleine à craquer. Des gens étaient assis et pleuraient en silence, certains faisaient les cents pas et d’autres encore hurlaient après le corps médical qui venait donner des informations mais qui ne satisfaisaient pas les concernés. Goldie elle se mêla à la foule, avec toujours dans la tête l’image de Tabby allongé dans son lit et elle se demandait dans combien de temps une infirmière allait venir la voir pour lui annoncer que l’une des personnes qu’elle aime le plus au monde la demande à son chevet. A la T.V, des flashs infos sur l’ouragan passaient en boucles sur toutes les chaines d’information. Elle avait causé beaucoup de dégâts matériaux et pour l’instant, fort heureusement, peu de dégâts humains. Elle voulut détourner les yeux de l’écran, interpelée par un enfant qui apparemment cherchait sa mère, mais elle n’en cru pas ses yeux lorsqu’elle vit à nouveau cette journaliste Pamela Auber qui avait déjà couvert la prise d’otage à l’époque et qui se trouvait à Ocean Grove, plus précisément devant la maison de Goldie. La jeune femme reste bouche bée devant les images qui lui parvenait, devant l’ampleur des dégâts qu’avait subi sa maison. Plus de toit, sa maison n’avait plus de toit et le côté latéral de celle-ci avait pour moitié été arraché ; Mais ce qui la laissa encore plus sous le choc, c’était sa commode qui se trouvait quelques mètres derrières la journaliste ; Mais le pire, c’était qu’elle s’était renversée et à ses pieds on pouvait voir étaler au sol ses petites culottes, soutien-gorge, nuisettes et autres sous-vêtements, sans oublier cette paire de menotte accrochée à l’une des poignée. Alors sans réfléchir, Goldie retrouva l’usage de la voix pour exprimer sa surprise. « Oh mon Dieu, tous les Etats-Unis sont en trains d’observer mes petites culottes et mes objets de jeux sexuels. ». Bien sûr cette remarque était risible, stupide et inappropriée à la situation mais cette phrase lui permettait de se rendre compte de la futilité de ses biens matériaux face à la peur de perdre Tabby. Le petit garçon qui l’avait interpellé avant qu’elle ne soit subjuguée par ces images de sa maison et de ses effets personnels étalés sous les yeux de tous, avait finalement retrouvé sa mère au milieu du chaos qui régnait dans cette salle. Goldie s’était demandée à quelle hauteur elle devait mesurer les dégâts qu’avait subi sa maison et maintenant qu’elle le savait, elle n’avait pas le cœur d’appeler le meilleur entrepreneur de la ville qui être la première d’avoir la chance de se payer ses services ; Mais sans nouvelles de Tabby elle n’avait qu’une chose en tête, attendre d’avoir de bonnes nouvelles sur l’état de son amie avant de penser à autre chose.
Elle avait attendu deux autres heures avant qu’une infirmière entre enfin dans cette maudite salle afin de demander si quelqu’un était là pour Tabitha Johnstone. Goldie se leva, le cœur lourd et la respiration difficile, elle ne savait pas ce que l’infirmière allait lui annoncer mais elle priait pour que ce soit une bonne nouvelle. Elle lui demanda de la suivre et elles traversèrent la salle des urgences, où encore plus de personnes s’y étaient regroupées et pour la plupart elles pleuraient des proches qui avaient succombé à leurs blessures et le sang était omni présent au milieu de ce sombre tableau. Elles arrivèrent dans un couloir beaucoup plus calme où se trouvaient des chambres et l’infirmière ouvrit une porte, laissa entrer Goldie et lui annonça que Tabby ne devrait plus tarder à se réveiller et qu’elle ne pouvait pas lui donner de plus amples informations parce qu’elle ne faisait pas partie de la famille ; Ce qui était tout comme pour Goldie qui considérait Tabby comme une sœur. Elle s’assit sur le fauteuil au chevet de Tabby allongée sur ce lit froid et branchée à plusieurs monitors. Elle attrapa sa main et entrelaça ses doigts avec les siens. « Tabby je t’en supplie ouvre les yeux. Juste avant que cette catastrophe ne nous frappe j’ai reçu la plus merveilleuse des nouvelles mais je ne peux pas m’en réjouir tant que tu ne te réveilles pas. » Elle prit avec sa main libre la télécommande qui était posée sur un petit meuble à côté d’elle et elle l’alluma. Pas besoin de chercher pour avoir des nouvelles suites à l’ouragan, toutes les chaines en faisait leur une. « Tabby regarde, c’est mes sous-vêtements qui passent à la télévision, je suis sûre que tu t’en voudrais de rater ça alors pitié ouvre les yeux. » Goldie ne supporterait pas que Tabby la laisse alors même si elle n’était pas la meilleure des croyantes, elle commença à prier pour Dieu l’entende et lui laisse Tabby encore des années et des années.
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Message(#) Sujet: Re: Please don't leave me ! Ven 10 Déc 2010 - 11:09



La vie était parfois étrange et surtout bourrée d’imprévus. Par exemple, ce violent ouragan était un fort imprévu pour la tranquille bourgade d’Ocean Grove. Personne ne s’était attendu à tel rafale, ni les autorités locales ni la météo nationale. Personne ne semblait apte à détecter les problèmes quand ils pointent leur bout du nez. Et il fallut que cela tombe le jour où Tabitha avait enfin décidé, de bon gré – ou plutôt parce que Tobias l’y avait forcé – de se rendre au supermarché du coin pour faire quelques achats de première nécessité. Une autre cliente, qui semblait aussi passionné et contemplative devant les boites de conserves qui s’étalaient en hauteur, telle une montagne bien ordonnée, fut surprise par l’ouragan qui les bloquèrent dans le magasin. Les secousses étaient telles que la montagne de boites de conserve dégringola sur les deux demoiselles qui l’observaient quelques minutes auparavant. Tabitha trébucha maladroitement tout en essayant de se protéger avec ses bras. Les gens autour se bousculaient et criaient. Elle criait avec eux. Mais sans pouvoir beaucoup bouger, au risque de glisser. Puis, ce fut l’arrêt. L’arrêt du cœur, de la vie. Une crise cardiaque alors que l’ouragan emportait tout sur son passage.

« Et celle-là, qu’est-ce qu’elle a ? »
« Arrêt cardiaque et fracture à la cheville gauche. »
« Okay, emmenez-la au bloc. »

Le brancard sillonna rapidement les couloirs interminables. La jeune fille qui était allongée dedans semblait sans vie. Aucun souffle ne dépassait de ses lèvres et elle était aussi pâle que la neige. Les urgentistes avaient l’habitude de voir des arrêts cardiaques. C’était fréquent. Mais une personne aussi jeune que semblait l’être cette jeune fille, c’était un brin déstabilisant. Si cette même jeune fille avait ouvert les yeux, elle aurait pu voir les têtes de ses sauveurs qui se précipitaient vers le bloc. Elle aurait aussi pu apercevoir les autres brancards ou des gens attendant dans les couloirs. D’autres blessés s’étaient entassés dans les chambres et sûrement que le personnel devait être plus que débordé. Le monde était affolé tandis que la nature reprenait ses droits. C’était toujours la même chose.

« Tabitha Johnstone, 21 ans, arrêt cardiaque et fracture à la cheville gauche. »
« Arrêt cardiaque ? A 21 ans ? »
« Surprenant, n’est-ce pas ? »
« Déconcertant même. Bon allez les gars ! »

Tabitha fut tripotée par un bon nombre de chirurgiens et d’infirmières avant d’être mise dans une chambre, loin de la jungle des couloirs, des portants et des béquilles. Un bandage entourait sa cheville alors que son cœur avait réussi à être relancé. Son pouls était régulier. « Il n’y a plus qu’à attendre qu’elle se réveille maintenant » avait dit le médecin. C’était une ambiance silencieuse, trop silencieuse qui enveloppait la jeune fille. On pourrait croire qu’elle dormait, tout simplement, si elle n’était pas reliée à une machine qui contrôlait chaque pulsation de son cœur. Si Tabby avait ouvert les yeux, elle aurait pu voir Goldie entrer dans sa chambre. Comment se faisait-il que Goldie était déjà sur place ? Avait-elle subi une quelconque blessure elle aussi ? Pourquoi avait-elle ce visage si dramatique ? Pourquoi semblait-elle apeurée et désemparée ? Tabitha aurait pu avoir ces réflexions lui traverser l’esprit si jamais elle l’avait vu. Mais ses yeux restaient clos, la laissant plonger dans la noirceur d’un sommeil sans fin. Le contact de sa peau froide avec les doigts chauds de son amie n’eut pas plus d’effets. « Tabby je t’en supplie ouvre les yeux. Juste avant que cette catastrophe ne nous frappe, j’ai reçu la plus merveilleuse des nouvelles mais je ne peux pas m’en réjouir tant que tu ne te réveilles pas. » On dit que parler à une personne qui était dans le coma – ou endormi – permettait de le garder en vie. Des brides de syllabes se répercutaient contre les parois de son esprit mais sans pour autant l’extraire de son sommeil. La voix de Goldie semblait lointaine, presque surréaliste. Une mouche qui volerait par là et on l’entendrait sans aucun problème. Enfin, avant que la jeune Stewart prenne l’initiative d’allumer la télévision, qui faisait défiler des images apocalyptiques sur l’état du quartier. Ce quartier auquel Tabitha s’était attachée, un peu involontairement et inconsciemment. On savait ce qu’il y régnait – mensonge, trahison et tous ces trucs-là – mais on s’y attache quand même. Les valeurs sûres y sont présentes et l’amitié de Tabitha envers Goldie en était une des plus énumérables. « Tabby regarde, c’est mes sous-vêtements qui passent à la télévision, je suis sûre que tu t’en voudrais de rater ça alors pitié ouvre les yeux. » Elle aurait rit, certainement. Tabitha aurait probablement rigolé face à la dérision du sujet. Mais c’était Goldie Stewart dans toute sa splendeur. Elle était l’opposée exacte de la jeune Johnstone et pourtant, elle était certainement la compagnie féminine que Tabby appréciait le plus. Elle n’en avait pas beaucoup, il faut bien l’avouer. Mais Goldie était une attraction à elle toute seule, Tabitha n’avait pas besoin d’une autre pour la compléter. Si Stewart était une aguicheuse qui aime attirer l’attention – et aussi s’attirer les foudres de ses voisins – Tabitha ne voudrait pas qu’elle change. Peut-être qu’elle était un peu égoïste à apprécier le fait que Goldie l’appréciait plus qu’une autre. Qu’elle, la petite Johnstone, avait réussi à se faire apprécier et aimer de Goldie Stewart, désignée comme la fille de joie du quartier. Des caractères radicalement opposés mais qui, au final, faisaient leur force. C’était ce changement de personnalité qui faisait qu’elles se complétaient et qu’elles réussissaient à fournir à l’autre ce qui leur manquait. Goldie apportait à Tabby la frivolité qui lui manquait. A l’inverse, Tabitha était là pour calmer Goldie, qui se laissait souvent vite emballer et souvent pour pas grand-chose. Tabby était la tête et Goldie était le corps. Aussi simple que bonjour. Elles étaient un binôme parfait, que même un ouragan ne séparera pas. « To… » La jeune Johnstone eut un fin soupir où elle tenta de parler, alors qu’elle commençait à gigoter le bout de ses doigts. Les traits de son visage semblait être en mouvement mais ses yeux restaient clos alors que sa tête tomba sur le côté, là où elle pouvait sentir une présence. « Tob… » Mais le reste fut perdu de nouveau et Tabitha se sentait lassée. « Eau… » Aller au delà d’une syllable semblait trop périlleux. Et elle sentait sa gorge qui lui piquait, en plus d’être desséchée. Ses paupières restaient lourdes, malgré ses quelques essais de les relever. Comme si tout semblait bien trop difficile à accomplir. Son esprit était un peu embrumé et le bruit de la télévision bourdonnait furieusement dans sa tête, ce qui lui fit plisser le front. Que s’était-il passé ?

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