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 C'est généralement celui que l'on soupçonne le moins qui est coupable || YAMINA

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C'est généralement celui que l'on soupçonne le moins qui est coupable || YAMINA Vide
Message(#) Sujet: C'est généralement celui que l'on soupçonne le moins qui est coupable || YAMINA C'est généralement celui que l'on soupçonne le moins qui est coupable || YAMINA EmptyMer 20 Oct 2010 - 0:17

C'est généralement celui que l'on soupçonne le moins qui est coupable || YAMINA Sans_t16 C'est généralement celui que l'on soupçonne le moins qui est coupable || YAMINA Sans_t17
YAMINA JEZIERSKI - CLAY E. MOORE
C'est généralement celui que l'on soupçonne le moins qui est coupable.



    « John ?! ... John ?? ... JOHN !!
    - Pardon, je finissais de répondre à un mail monsieur Moore.
    - Un mail ? Bah tiens justement, parlons en de tes mails !
    - Co... Comment ça ?
    - Arrête John. Je bosse comme un fou pour faire tourner cette entreprise, tu crois vraiment qu'une telle chose passerait inaperçue ? Tu sais bien que je surveille tout ici.
    - Je suis désolé monsieur mais... vous comprenez elle habi..
    - VOUS COMPRENEZ ?! Tu te fiche de moi John ? T'es au boulot ici je te rappel et toi tu envois des mails coquins avec je ne sais qu'elle fille !
    - C'est ma fiancée monsieur.
    - Taisez-vous monsieur Lodel ! Quand Clay vouvoyait ses employés et les appelait par leur nom de famille, c'était généralement très mauvais signe. Là, je dois y aller. Mais je vous préviens, quand je reviendrais nous aurons une discussion pour savoir ce qu'il adviendra de vous. Je ne vais pas en rester là. Vous avez plutôt intérêt à être irréprochable jusqu'à mon retour. Ah ! Et si je vous revois passer encore une fois devant mon bureau pour aller prendre un café... Je n'aimerais pas être à votre place. »


Fin de la conversation. Il renvoya sèchement ce cher John de son bureau, fulminant. Clay se tuait à la tâche pour s'assurer que tout dans son entreprise serait parfait, qu'aucun débordement n'aurait lieu, qu'aucun client n'aurait à se plaindre de ses services. Et voilà que ce stupide John, qui avait juste à réceptionner les commandes, les trier, les renvoyer vers le service qui s'en occupait pour finalement faire part des réponses aux clients se mettait à faire l'amour derrière un écran d'ordinateur à sa soit disante fiancée. Bordel, mais il s'en fichait bien qu'elle soit sa fiancée, sa maîtresse ou même sa sœur ! Et si par mégarde il avait envoyé un mail à l'adresse d'un de leur client ? Pour quoi serait passé Clay dans tout ça ? Sans parler de l'image de son entreprise. Après tous les risques qu'il avait prit, c'était hors de question de laisser un idiot de bas étage tout foutre en l'air pour assouvir ses pulsions. Tout ce qu'il aimerait, c'était le foutre à la porte. Seulement, renvoyer un employé n'était -malheureusement- pas aussi simple que ça. Il y avait toujours le motif de "faute professionnelle" mais il n'était pas sûr que ce serait suffisant. Cependant, il devait trouver une solution et vite pour le mettre hors d'état de nuire. Il pensa alors à de nombreuses solutions pour le pousser à bout et l'inciter à démissionner. Clay serait gagnant sur toute la ligne car ça lui reviendrait bien moins cher ! Il pouvait par exemple prétendre ne plus avoir de travail pour lui et le laisser passer ses journées devant son écran d'ordinateur à rien faire. Lui demander de faire des photocopies pour lui, les lui faire recommencer 10 fois parce qu'elles étaient mal centré ou l'envoyer aller chercher ses cafés. Enfin bref, quand il s'agissait de pourrir quelqu'un, Clay s'en sortait pas trop mal. Non pas qu'il soit un homme méchant ou un patron horrible ! Mais voilà, Clay savait être sans scrupule quand il s'agissait de sa boîte, de sa vie, de son fric. Il y avait certaines choses qui étaient sacrées et personne n'avait le droit de venir tout gâcher. C'est donc sur ces pensées très positives qu'il quitta son bureau pour aller prendre son déjeuner, au même petit bistrot tous les midis et seul. Il aimait bien être tranquille pour manger. Il prenait généralement le journal dans un tabac-presse et le lisait en dévorant le plat du jour, servit par Pat', la serveuse. Cinquante ans, la vie derrière elle, les poumons troués par la cigarette, râleuse au possible, mais tellement sympa. En tout cas, Clay l'adorait. Et Pat' l'appréciait pas mal aussi. Un peu trop d'ailleurs, mais ça amusait Clay. Claquant bruyamment toutes les portes qui croisaient son chemin, tout le service était au courant qu'il était énervé et que ce n'était pas le moment de venir l'asticoter. Clay était un patron assez sympa, bien qu'ayant un taux de tolérance très peu élevé. Si on bossait vite et bien, il n'y avait pas de problème. Dès qu'une de ces conditions n'étaient pas respectées, alors là ce n'était plus pareil.

Mais qu'importe. Il avait remit sur son dos la veste de son costume et était partit en direction de son petit bistrot tant aimé. Il y allait toujours à pied. Il n'en était pas trop loin. Et puis ça lui permettait de prendre l'air et de décompresser. Et là, il se trouvait qu'il en avait justement besoin. Plus que les autres jours. Marchant activement, il regardait à peine autour de lui. Il connaissait tellement le chemin qu'il était devenu comme "aveugle". Il ne repérait plus les changements, connaissait parfaitement l'emplacement de chaque chose. Bref, il aurait pu y aller les yeux fermer. Mais, c'était sans compter le fait qu'il regardait surtout derrière lui. Une salle manie. Il était ainsi depuis qu'il était arrivé à Ocean Grove, après un départ un peu précipité et il y avait de quoi ! Au bout de cinq minutes de marche, il repéra une jeune femme. C'était la première fois qu'il l'a voyait. A cet instant, il l'a repéra seulement pour sa démarche et toute la classe qui émanait d'elle. Mais au fur et à mesure, ses pensées se modifièrent. A chaque fois qu'il se retournait, elle était toujours là, exactement à la même distance, empruntant le même chemin que lui sans exception. Clay sentit un certain agacement l'envahir. Alors que les premières fois il lui avait lancé des regards plutôt sympathique, c'était maintenant un regard sombre qu'il posait sur elle. Jusqu'au moment ou.. Stupeur ! La femme en question portait un appareil photo autour du coup ! Clay détourna alors la tête, fixant droit devant lui. Après l'agacement, l'angoisse. On l'avait retrouvé, il était fichu. Il déglutit lentement, ne sachant plus quoi faire. Il n'osait même plus se retourner. Il n'y avait pas de doute possible. Ils avaient essayé d'envoyer une belle femme pour détourner son attention, pour qu'il ne se doute de rien. Mais c'était raté ! Il était plus malin que ça ou pas. Il prit une grande inspiration et tenta de se calmer. Ce n'était pas le moment de paniquer ou de perdre ses moyens. Il devait réfléchir, trouver une solution. De toute évidence, s'en prendre à elle n'était pas une bonne idée. Ça éveillerait les soupçons de la population, et elle, elle devinerait aussitôt qu'il avait quelque chose à se reprocher. Et le but n'était pas du tout qu'elle confirme quoi que ce soit. Il fallait qu'il tente une autre approche Bon et bien, il n'y avait pas 50 mille façon de rentrer en contact avec elle de toute manière. Ce ne serait pas chose facile, elle risquait d'être méfiante. Mais s'il voulait gagner, il n'avait pas d'autres choix. Accélérant quelque peu, il prit de l'avance et creusa la distance entre eux. Puis, il s'arrêta et alla s'appuyer sur un des murs le long du trottoir. Il attendit que la jeune femme arrive à sa hauteur et là, il lança d'un ton naturel et audacieux :

    « Vous êtes pressée mademoiselle ? Ou, madame peut-être ? »


Cela pouvait peut-être ressembler à ces vieux plans drague que l'on voyait dans les feuilletons ratés, mais Clay n'avait pas eu le temps de se creuser la tête plus que ça. Et puis, son sourire et ses fossettes s'occuperont de faire leur effet. Ayant interpellé l'inconnue qui s'était arrêtée en réalisant que c'était à elle qu'il parlait, Clay quitta son mur et s'approcha d'elle. Clay n'avait pas la tête de ces vieux pervers en manque qui cherche absolument à emballer toutes les filles. Et il n'avait pas non plus l'allure de ces play-boy à vous faire pâlir d'ennui. Non au contraire, il était classe dans son costume trois pièces avec sa petite chemise blanche bien ajustée. Le véritable homme d'affaire, épanouie et sûr de lui. Arrivé à sa hauteur, il ajouta :

    « Si personne ne vous attend... Peut-être accepteriez-vous de manger quelque chose avec moi ?»


Clay ne perdait pas son temps avec des bagatelles. Je parle de là de tous ces vieux compliments qu'on vous ressert à tous les plats, sur "votre beauté éblouissante" ou le fait que vous soyez "totalement différente des autres femmes". Ça lui donnait presque la nausée. Les femmes devaient bien savoir que quand les hommes les abordaient, c'était parce qu'elles leur plaisaient. Il lui semblait que c'était d'une logique imparable. Maintenant, il n'avait plus qu'à attendre voir si son audace payerait ou non. Clay jetait régulièrement des petits coups d'œil vers son appareil photo. Qu'est-ce qu'une femme foutait avec un tel appareil autour du cou, en pleine rue à 12h00 ? Louche, vraiment !



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Message(#) Sujet: Re: C'est généralement celui que l'on soupçonne le moins qui est coupable || YAMINA C'est généralement celui que l'on soupçonne le moins qui est coupable || YAMINA EmptySam 23 Oct 2010 - 15:02





-Julio laisse moi tranquille.
Yamina repoussait de sa main son dogue du tibet qui avait le don de monter sur son lit le matin. C'était la manière la plus gentille qu'il avait trouvé afin de la réveiller. Il n'aboyait pas mais passait son visage sur celui de la new yorkaise sans pour autant la lâcher car elle n'aimait pas ça à son réveil. Il avait fini par le comprendre après deux mois de vie commune. Pendant deux mois elle l'avait grondé chaque matin pour qu'il arrête. Elle qui détestait être méchante avec cette magnifique créature, elle devait l'être pour ne pas se réveiller avec de la base sur son visage. Elle ne lui en tenait pas rigueur mais il devait comprendre qu'être réveillée d'une telle manière n'était pas pour elle. Chose qu'il avait trouvé triste mais la nouvelle alternative trouvé était bien meilleure. Elle aimait sentir la tête de son ami sur la sienne. Déjà huit ans que Yamina avait cette boule de poils chez elle et qu'elle ne pouvait plus s'en passer. Ce n'était d'ailleurs pas le seul qu'elle avait à la maison. Elle possède un rottweiler, un berger blanc américain ainsi qu'un chow chow. Avec eux, elle se sent en sécurité. Elle les adore plus que tout et attention, si un de ses chiens ne vous aime pas, il n'est pas dit que vous puissiez revenir dans sa maison. Ce sont ses petits créatures avant vous. Certes, ce n'est pas équitable mais sans eux, elle se sent triste et pas bien. Bien sur qu'elle les voit tous les jours mais si elle est trop longtemps sans les voir, elle ne peut s'empêcher de penser qu'il peut arriver quelque chose alors qu'ils sont gentils comme tout. Gentils oui, mais n'embêter pas notre chère Yamina sinon ils risquent de se montrer très féroce. Après tout, pour elle, ils sont tout et pour eux, elle est la douce maitresse qui s'occupent d'eux. Miss Jezierski perdit la bataille contre Julio et du sortir de son lit alors qu'elle ne le désirait pas vraiment. Elle enfila un gilet à manches longues sur son tee shirt et descendit les escaliers afin d'aller ouvrir la porte à ces messieurs dont la seule enfin étaient de sortir. C'est qu'ils ont des petites vessies. Elle les laissa passer, les regardant courir dans le jardin. Par chance, son jardin était assez grand pour ses quatre chiens.

Yamina se décida à aller prendre son petit déjeuner bien copieux comme toujours. Elle se fit cuire des tranches de bacon avec une omelette. Les céréales le matin, très peu pour elle. Ca nourrit rien ces trucs complètement chimiques. Elle, elle aime manger. Le matin, elle doit cependant prendre un jus d'orange fraichement pressé et du fromage blanc. Le temps que tout cuise, elle alla allumer la radio pour écouter les informations. C'était son petit rituel du matin tout ça. Malheureusement, son rituel tourna cours. La musique de son téléphone s'entendait malgré le crépitement du bacon dans la poêle. Elle remonta les escaliers quatre à quatre avant de décrocher.

    -Mademoiselle Jezierski?
    -Oui c'est moi.
    -Je vous appelles au sujet de votre photo qui est paru dans le journal hier. Elle est vraiment magnifique. Je voudrais que vous me preniez en photo avec tout ma famille.
    -Pardonnez moi, vous désirez quoi?
    -Une photo faites par vous de mes enfants, de mon mari et de moi.
    -Madame, je ne suis pas photographe pour des photos personnelles.
    -Mais...
    -Non, il n'y a pas de mais. Je ne prends que des photos qui m'inspirent et qui dénoncent. Prenez un autre photographe je vous prie. En tout cas, merci du compliment, bonne journée.


Yamina raccrocha sans laisser le temps à cette femme de parler. Non mais pour qui elle se prenait. Elle, faire des photos familiales? Non mais laissez la rire ou bouillonner plutôt. C'était inadmissible. D'ailleurs, comment cette femme avait elle réussit à avoir son numéro? Elle l'ignorait mais si elle le savait, il était certain qu'elle ferait un scandale à la personne qui avait osé donner son numéro sans même lui en parler.

Voilà que cela sentait le brûler. « Oh non, pas mon bacon! ». Yamina courut dans la cuisine tandis que son rottweiler aboyait à cause de l'odeur. Il devait avoir faim maintenant. Le bacon se retrouva dans la gueule de son ami le chien. Énervée, la demoiselle ne déjeuna pas et laissa tout planté sur le plan de travail. Elle mit à manger dans la gamelle de chacun de ses canidés puis alla se doucher. Un quart d'heure plus tard, elle sortait de la salle de bain en serviette avant de chercher une tenue approprié.

9h15 L'heure appropriée pour enfin sortir de la maison. Depuis les vols, elle rentrait ses chiens à chaque fois qu'elle partait, chose qu'ils n'appréciaient pas vraiment. Elle en était vraiment désolée mais n'avait pas le choix. Surtout que là, elle devait aller travailler. A neuf heure et quart seulement? C'était un des avantages d'être photographe, elle n'avait pas d'heure pour commencer ou terminer. Elle était son propre employeur et elle faisait ce qu'elle désirait dans son métier. Il y a pourtant quelques inconvénients. Elle n'était pas toujours inspirée ou n'avait pas toujours de choses intéressantes à photographier mais elle ne perdait jamais espoir car même si certaines photos n'étaient que pour elle, cela lui permettait de photographier encore et toujours. Ca lui donnait de la joie de vivre.

Plusieurs heures étaient passées lorsqu'elle entendit un homme l'interpeller. « Vous êtes pressée mademoiselle ? Ou, madame peut-être ? » Yamina n'était pas persuadée que ce soit à elle qu'il parlait. Elle regarda autour d'elle. Clay avait les yeux fixés sur elle. Elle ne comprenait pas. Désirait-il la draguer? Voulait-il lui tendre un piège quelconque? Elle l'ignorait et pour dire vrai ça lui était égal. Elle était sur le point de continuer son chemin « Si personne ne vous attend... Peut-être accepteriez-vous de manger quelque chose avec moi ? » La mexicaine lança un regard douteux vers cet homme. Pourquoi l'abordait-il? Cette question lui trottait vraiment dans la tête. Elle doutait que ce ne soit sans arrière pensées car aborder quelqu'un dans la rue sans que la personne ne vous ai fait aucun signe est louche. Vraiment louche. Cependant son ventre criait famine du à un petit déjeuner non avalé. Elle lui sourit alors. Après tout, elle ne perdait rien à aller manger avec cet homme bien habillé d'ailleurs. En faite, peut être allait-elle perdre son temps ou peut être pas, qui sait. Et puis Yamina n'aimait pas être seule bien qu'elle le soit régulièrement alors elle accepta mais à quelques conditions non explicites. « Vous serez gentil de dire mademoiselle. Les Madames seront pour plus tard » *Ou peut être jamais* pensa-t-elle. Ce n'était pas le nombre d'hommes avec qui elle était sortit qui allait lui indiquer qu'elle allait bientôt se marier. Au ça non. Et puis la bague au doigt, elle n'était pas persuadée de le voir. Les madames n'étaient donc pas de rigueur malgré l'âge de la demoiselle. Certaines personnes se diraient qu'à son âge, si elle n'a trouvé personne, c'est peine perdue mais avec ses quatre chiens, Yamina s'en contrefiche. « Un peu de compagnie pour déjeuner ne me ferra pas de mal. Ou comptez vous m'emmener? » Selon elle, c'était à Clay de trouver quel endroit serait le plus intéressant pour qu'ils déjeunent ensemble. C'était lui qui l'avait abordé donc c'était à lui de choisir. De plus, elle n'était pas difficile. Tout lui plaisait ou presque alors qu'importe le lieu choisit, il ne risquait pas vraiment de se tromper.



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Message(#) Sujet: Re: C'est généralement celui que l'on soupçonne le moins qui est coupable || YAMINA C'est généralement celui que l'on soupçonne le moins qui est coupable || YAMINA EmptyJeu 28 Oct 2010 - 11:32

La jeune inconnue était méfiante et à vrai dire, quoi de plus normal ? Vous marchez tranquillement dans la rue et soudain, un homme que vous ne connaissez pas vous aborde et vous propose d'aller manger un bout avec vous. Il y a de quoi être sceptique sur ses intentions, c'est certain. D'ailleurs, c'était une chose que Clay ne faisait jamais en temps normal. Mais là, c'était un cas d'exception, une sorte d'urgence. Il fallait qu'il sache qui était cette femme qui le suivait avec un appareil photo autour du cou. Il vit bien qu'au départ elle voulait continuer sa route. Ouai c'est ça ! Essaye de te sauver ma ptite. Mais Clay ne comptait pas abandonner et si elle lui filait entre les doigts il l'a rattraperait et la ferait parler d'une façon moins... Galante dirons-nous. Heureusement pour lui -ou pour elle peut-être plutôt- la deuxième phrase de Clay sembla faire mouche. Elle prit le temps de s'arrêter et de le regarder. Une chance qu'il présentait bien, ça allait certainement lui donner un certain avantage. On se méfie toujours un peu moins de ces hommes classes, ces hommes qui semblent sérieux et investit dans leur travail. On se dit que ça doit être des gens biens. Grossière erreur. On a tous notre lot de secrets, plus ou moins sombres. Et les gens les plus dangereux généralement, ce n'est pas écrit sur leur visage. Enfin bref, qu'importe. La situation tournait à son avantage et c'était tout ce qui comptait. Il s'était rapproché d'elle, s'arrêtant environs à un petit mètre d'elle. Elle le fixait avec insistance, certainement devait-elle être en pleine réflexion pour savoir si oui ou non elle acceptait cette proposition peu commune. « Vous serez gentil de dire mademoiselle. Les Madames seront pour plus tard » Intéressant, très intéressant. Elle avait spécifié que pour elle c'était mademoiselle, mais elle n'avait pas précisé si malgré ça elle était en couple... Ou non. Et selon lui, une femme qui n'est pas célibataire et qui se fait inviter à déjeuner par un inconnu le précise toujours afin de mettre les choses au clair. Là vraiment, c'était parfait pour lui. L'approche sera facilité. Enfin, facilité si on imaginait que Clay pouvait lui plaire et qu'elle n'était pas dans une période : je déteste tous les hommes. Cependant, le fait qu'elle est acceptée la proposition montrait bien que au moins, elle était éventuellement disponible. Clay avait les cartes en main à présent, c'était à lui de jouer... Et de gagner. Persuadé qu'elle était là pour lui, il se demandait ce à quoi elle pouvait penser à cet instant. Est-ce qu'elle se sentait piégée ? Ou est-ce qu'au contraire ça l'arrangeait bien de pouvoir rentrer en contact avec lui ? Vu sa première réaction, il pensait plutôt qu'elle aurait préféré éviter de lui parler. Alors, pourquoi accepter finalement ? Clay essayait de paraître le plus neutre possible mais il restait assez suspicieux à son sujet. Il se posait un tas de questions, se demandait s'il avait tort de faire ça ou pas. Mais maintenant c'était trop tard, il devait jouer le jeu à fond, ne pas se laisser gagner par l'angoisse et les doutes. Affichant un petit sourire charmeur il finit par répondre : « Très bien... Mademoiselle. Je saurais m'en souvenir. »

Même si elle ne l'avait pas repoussé -pas encore du moins- elle n'avait pas non plus franchement acceptée son offre. Elle s'arrêta de parler quelques secondes, semblant perdue dans quelques profondes pensées. Puis elle revint à la raison et ce fut le moment de "vérité". « Un peu de compagnie pour déjeuner ne me ferra pas de mal. Ou comptez vous m'emmener? » Le sourire de Clay s'élargit quelque peu. Il était irrésistible, c'était certain. Cette pensée l'amusa mais il tâcha de ne rien montrer de tout ça. Où est-ce qu'il allait l'emmener ? Ah, mais dans son petit bistrot tant aimé voyons ! Ce n'était peut-être pas un restaurant 5 étoiles, mais on y était vraiment bien. Il se redressa, prenant un espèce d'air victorieux -bah oui, il en était fier de sa cantine quotidienne. Il répondit avec un regard pétillant de malice -il avait souvent ce côté petit garçon qui s'émerveillait pour un rien et c'était plutôt mignon au demeurant. « Je connais un bon petit restaurant qui fera parfaitement l'affaire. J'espère que vous n'avez rien contre les ambiances familiales. » Car oui, si mademoiselle préférait les resto style guindé, prout-prout ma chère et j'ai 150 fourchettes pour chaque plat et bien c'était raté. Clay ne mangeait que très rarement dans ce genre d'établissement -uniquement pour le travail en réalité. Il aimait bien les choses plus simples, plus natures. Il appréciait pouvoir connaître le serveur (ou la serveuse), pouvoir discuter avec, plaisanter un peu etc. Surtout qu'il mangeait souvent tout seul alors c'était bien plus agréable dans de telles conditions. Et puis s'il voulait manger ses frites avec ses doigts, et bien il pouvait ! Après tout, Clay est peut-être riche à présent mais sa vie n'a pas toujours été aussi facile et il n'a pas du tout grandit dans un monde luxueux. Alors toutes les manières de ces messieurs dames et bien lui -disons le franchement- ça l'emmerde. Être poli, bien élevé, fermer la bouche quand on mange et tout ces petits trucs, oui bien sûr c'était la moindre des choses. Mais le reste, c'était si superflus et inutile. Tout ça pour se donner un "genre", pour se démarquer du "peuple". Ça lui donnait presque la nausée à vrai dire. Enfin bon. Il avait fait un petit geste de la main, l'invitant à se mettre en route et à le suivre. Et tandis qu'ils marchaient l'un à côté de l'autre, Clay reprit la parole. « Au fait, je suis Clay Moore. Et vous ? » Donner son véritable nom pouvait paraître un peu dangereux après réflexion. Car si elle avait un doute sur son identité à présent elle était certaine que c'était bien lui. Il détourna la tête, soudainement embarrassé. Non, il ne fallait pas qu'elle voit le moindre signe de faiblesse ou d'hésitation. Il prit une discrète inspiration, se reprenant en main. De nouveau il afficha son air décontracté et sûr de lui, comme s'il avait fait ça toute sa vie et que ceci lui paraissait tout à fait normal. Ils tournèrent au coin de la rue, prenant une petite rue annexe à la principale. Clay fit un léger signe de tête en avant, indiquant à Yamina que le restaurant était juste là. Une fois arrivé devant, ils descendirent les quelques marches et Clay comme tout gentleman qui se respecte, prit soin de tenir la porte à Yamina le temps qu'elle passe elle aussi. Aussitôt, on entendit une voix cassé et assez grave provenir de la salle.

    « Claaaay ! T'as 10 minutes de retard, j'me faisais du soucis mon ptit.
    - Ahh ! Patty ! C'est gentil de te faire du soucis pour moi, mais faut pas ma grande. Une table pour deux aujourd'hui s'il te plais.
    - Bah oui, j'vois ça dis donc... C'est bien la première fois que je te vois accompagné aussi loin que je me rappel. Clay échappa un petit rire nerveux tandis que la serveuse fixait Yamina en silence, une petite pointe de jalousie dans les yeux.
    - Pat'... ? La table ?
    - Ouai, ouai, ça va j'ai comprit. V'nez. »


Elle les mena jusqu'à une petite table prévue pour deux personnes. Clay ne disait rien, mais il était amusé du comportement de Patty. Celle-ci s'était toujours amusée à le draguer alors forcément, le fait qu'il soit accompagné d'une jolie jeune femme compromettait son petit rituel journalier. Elle était marrante Patty, avec ses yeux creusés, le visage marqué par le temps et sa voix de camionneuse. Pat' leur montra la table et repartit leur chercher la carte du resto. Clay, un petit sourire sur les lèvres s'expliqua auprès de son invitée : « Je suis désolé Yamina. Il ne faut pas lui en vouloir, elle est un peu déjantée mais très sympa au demeurant. » Une fois les cartes amenées, Clay demanda quel était le plat du jour, car c'était souvent ce qu'il prenait. « Aujourd'hui c'est poulet en broche et sa sauce, accompagné de haricot vert et de champignons mes ptits. » Clay hocha la tête, indiquant qu'il prendrait ça et un verre de vin rouge. Il attendit que Yamina fasse son choix à son tour. Quand Pat disparu à nouveau, Clay hésita quelques secondes. Il fallait qu'il se renseigne un peu sur elle, qu'il lui tire les vers du nez discrètement. L'air de rien, il demanda : « Alors ? Vous travaillez dans quoi ? »



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Message(#) Sujet: Re: C'est généralement celui que l'on soupçonne le moins qui est coupable || YAMINA C'est généralement celui que l'on soupçonne le moins qui est coupable || YAMINA EmptyDim 7 Nov 2010 - 0:10







Yamina était gênée d'être abordée d'une telle manière mais qui ne tente rien ne peut avancer dans la vie. Alors malgré sa réticence, elle accepta l'invitation. Si c'était un homme gentil et intelligent, elle aura probablement gagner son déjeuner. Par contre, si il s'agissait d'un homme malveillant qui la prenait pour une idiote, elle connaitrait une chose de plus sur l'homme et puis repartirait comme elle était venue. C'est à dire sans espérance et sans espoir. N'allez pas croire qu'elle n'a aucun espoir mais pour le moment, elle se fiche quelque peu des hommes. Disons plutôt qu'être célibataire ne la dérange pas. Clay lui proposait un petit restaurant, chose qui lui allait très bien. Après tout, les grands restaurants, elle n'y allait quasiment jamais. Pour autant qu'elle s'en souvienne, elle n'y allait elle aussi que pour son travail. Son ancien petit ami l'avait initié à ce genre de restaurant mais elle préférait une ambiance plus simple dans laquelle elle puisse être vraiment elle, pas une fille sophistiquée. Elle avait bien assez de son temps de travail pour faire croire qu'elle était ce genre de fille. Bien qu'elle ai changé depuis dix ans, elle n'en restait pas moins une fille sensible et simple. Yamina eu cependant un petit regard inquisiteur. « Ambiance familiale? Vous ne vous foulez pas. Mais ne vous inquiétez pas, j'aime bien ce genre d'ambiance, je trouve ça plus pratique pour apprendre à se connaître. » Elle sourit. La jeune femme pensait sincèrement qu'il voulait la connaître. Après tout, c'était pour ça que l'on invitait une personne à déjeuner. Elle était loin de se douter qu'en réalité, il pensait juste qu'elle était une espionne et qu'il fallait savoir les informations qu'elle désirait retenir de lui.

Clay se présenta. C'était une chose légitime à laquelle Yamina était sur le point d'oublier. Elle répondit donc à la présentation. « Je m'appelle Yamina, Yamina Jezierski. » Elle était naturelle et n'aimait pas dire « je m'appelle Yamina Jezierski ». Elle trouvait que ça faisait trop sec. Sec et pas très joli. Que voulez vous, c'est Yamina. Elle se demanda alors pendant combien de temps ils allaient devoir marcher. Cela ne dérangeait pas le moins du monde Yamina qui marchait déjà depuis le début de la matinée. Et puis elle ne faisait que ça toute la journée. Disons que c'était plus une question par hasard. Ils finirent par arriver et durent descendre quelques marches. Chose que la miss trouva quelque peu étrange. Tel un gentleman, Clay lui tenu la porte. En arrivant, elle regardait légèrement autour d'elle comme pour trouver une tête ou un petit quelque chose. Certes, les ambiances familiales étaient son truc mais il fallait qu'en même qu'elle puisse s'y retrouver. Toujours que l'endroit était tout à fait charmant. C'était simple et convivial tout comme Yamina aimait les endroits.

Une serveuse prononça le nom du « compagnon » de Yamina si fort qu'elle se retourna étonnée. Elle trouvait assez bizarre d'être accueillit d'une telle façon mais apparemment, Clay venait régulièrement ici et tout était légitime. Lorsque le businessman commanda une table pour deux, elle pu percevoir le regard de Patty. Elle était jalouse, cela se sentait. Etait ce de la vraie jalousie ou juste une sorte de jeu avec Clay, elle l'ignorait. Pour dire vrai, la belle ne se sentait pas vraiment concernée. Certes elle était l'invité de Clay mais elle n'en était pas pour autant une de ses conquêtes ou une conquête à venir. Elle ne le connaissait pas le moins du monde. C'était un étranger pour elle alors le fait que Patty pensait à plus l'amusait intérieurement. D'ailleurs, elle était sur le point de lui dire qu'elle pouvait le garder lorsque le désiré redemanda une table. Yamina ne pu s'empêcher de sourire. Pat' en oublierait presque son travail comme si la photographe était réellement son ennemie. Une fois emmenée à la table, Yamina croisa le regard de Clay, ce qui lui fit un peu bizarre. Son regard était gentil mais cachait quelque chose selon elle. Elle ressentait ce genre de choses, lorsque quelqu'un n'était pas vraiment honnête mais elle ne voyait pas en quoi Clay ne le serait pas. A moins que son invitation était suivit d'une pensée peu charmante mais Yamina était une grande fille et ne s'en inquiétait peu. « Elle est surtout très attirée par vous. » La jeune femme sourit. C'était la vérité, tout du moins selon elle car vu le regard lancé par la serveuse, elle doutait que ce soit rien. Et si ce n'était qu'une petite drague pour passer le temps, il était mal placé de lancer un tel regard. Tout du moins, c'était l'avis de la new yorkaise. Clay demanda le plat du jour que Yamina écouta attentivement. Elle s'attarda plus sur « mes ptits » que le plat lui même. Ces mots ne lui avaient pas été attribués depuis bien longtemps. Lorsqu'on l'appelait « ma petite », c'était toujours une personne du gang. Elle était la plus jeune et qui plus est une fille alors on la charriait toujours gentiment, sinon son frère y mettait son grain de sel bien entendu. On ne touchait pas à sa petite sœur. « Mademoiselle? Vous avez choisit? » Yamina se tira de son souvenir. Elle regarda la carte un instant puis commanda. « Euhm... La blanquette de veau m' iras très bien merci. » La latina n'avait jamais été fan de la volaille bien que sa mère en fasse régulièrement. Elle avait horreur des bêtes à plumes et donc n'aimait pas vraiment les oiseaux hormis les mésanges alors manger du poulet, elle préférait s'en abstenir. Quand aux champignons, elle en était allergique alors elle ne voyait pas l'intérêt de choisir le plat du jour qui malgré tout devait être appétissant.

Yamina attendit que la serveuse parte. Cela la mettait légèrement mal à l'aise d'être regardée par cette femme. Elle n'avait pas l'air méchante, oh ça non, mais disons qu'elle sentait une certaine envie de sa part et la photographe ne comprenait pas vraiment pourquoi. Certes Clay avait l'air sympathique mais bon, en compagnie de quelqu'un, il faut savoir se mettre à l'écart non? Le jeune homme lui demanda alors son métier. Son regard s'illumina. Parler de photos, elle adorait ça. C'était devenue sa passion, sa vie en quelque sorte. Il ne vaut d'ailleurs mieux pas la laisser prononcer un quelconque mot sur son métier sinon on en a pour la journée, ça c'est sur et certain. Elle en parla donc mais légèrement. « Je suis photographe à mon compte. Je ne peux m'empêcher de prendre quelque chose en photo, c'est une passion et une manie. Et vous? Vous faites quoi dans la vie? Avocat? » Pourquoi avocat précisément? Par ce qu'elle trouvait qu'il avait le look pour ça. Le pire c'était que si il était vraiment avocat, Yamina ne l'aimerait pas. Elle avait une sainte horreur des avocats. Les policiers, cela était pire et il ne valait mieux pas lui parler d'un policier à moins qu'elle ne se mette en colère et que vous voulez voir la furie Yamina arriver. Les avocats la mettait hors d'elle mais déjà un petit peu moins.


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