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 I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew

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I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew Vide
Message(#) Sujet: I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew EmptyMer 25 Aoû 2010 - 15:45

    Avec la fin du mois d'aout qui approchait, on aurait dit que l'ensemble de la population d'Ocean Grove prenait enfin conscience que les vacances ne duraient qu'un temps, et que bientôt il faudrait retrouver son boulot ou son école pour recommencer une nouvelle année. Pas de chance pour eux. Les plages des environs étaient ainsi noires de monde, de même que les terrasses des cafés et autres restaurant, sans parler des glaciers et leurs queues interminables. Pour quelqu'un comme moi, ça faisait presque peur! Après tout, même s'il y avait du mieux, mon agoraphobie n'était pas totalement neutralisée, et par moment encore je sentais l'angoisse me gagner en compagnie des grandes foules... Mais de ce côté là, il n'y avait pas beaucoup de risque avec Bayside Street en ce moment, dont les boutiques en étaient presque à rivaliser de désolation vu le peu de gens qui venaient y faire leurs achats. J'avais donc eu tout le loisir de me promener dans les rayons du magasin de puériculture pendant que le vendeur enregistrait ma commande, m'extasiant successivement sur tout ce que je pouvais voir. Je tombais d'ailleurs en amour devant des petites peluches de lapin aux oreilles colorées et en tissus tout doux, ne résistant pas à l'envie d'en acheter deux. J'hésitais sur les couleurs, me demandant lesquels pourraient le plus plaire à des bébés, et lesquels Parfaite pourrait préférant, me décidant au final pour un vert très tendre et un jaune pastel. Le passage à la caisse fut rapide, et je signai les papiers pour valider l'achat de deux petits lits en bois que l'on nous livrerait chez nous d'ici trois semaines à un mois, ce qui était bien assez pour me laisser le temps de repeindre ce qui était jusque là mon bureau. Quand j'avais acheté la maison, en arrivant à Miami, c'était avec l'idée de n'y rester qu'un an, deux tout au plus, et je n'y avais pas fait de grands travaux. Même s'il y avait un étage, j'avais tout organisé de manière à me débrouiller sans y monter, gardant la chambre pour moi et récupérant ce qui semblait être la salle à manger pour en faire mon bureau. L'arrivée de Parfaite n'avait pas changé grand chose, juste quelques détails dans le rangement et l'aménagement, mais avec l'arrivée prochaine de deux bébés il était temps de passer aux choses sérieuses.

    Je ressorti du magasin une petite heure après y être entré, le temps passé à regarder un peu tout et n'importe quoi ayant été plus long que ce que j'avais prévu mais ce n'était pas bien grave. Parfaite était à la maison avec Tyler qui était venu lui raconter je ne savais quoi, quelque chose de drôle apparement vu comme elle rigolait quand elle lui avait demandé de venir pour mieux lui expliquer, et elle savait que je risquais d'en avoir pour un moment. Mon sac "Smiling Babies" à la main, dont la couleur bleu pâle et beige savonnette n'avait rien de très attrayante, j'étais prêt à rentrer, à pieds pour ne pas changer. Il faisait chaud mais rien ne me pressait, je n'avais donc pas à marcher rapidement comme j'avais l'habitude de le faire pour me rendre à la fac, même si c'était avec une certaine impatience que j'avais envie de montrer les peluches à Parfaite. Même si je m'étais investi dans sa grossesse depuis le début, et comment faire autrement pour ma part, depuis sa dernière échographie je me sentais encore plus euphorique.

      FLASH BACK

      (une semaine auparavant)
      - Vous voulez connaître leurs sexes?
      Le docteur s'était tourné vers le jeune couple avec un petit sourire en coin, preuve qu'elle le savait déjà. La décision entre eux avait déjà été prise, et Parfaite répondit du tac au tac en entendant la question.
      - Oh oui.
      Non seulement ils étaient curieux de savoir, mais en plus ils avaient tellement de choses à préparer et à organiser qu'il leur avait semblé préférable de savoir. De toute façon ils se doutaient un peu de la réponse vu le patrimoine génétique dont ils allaient hériter. Le docteur se retourna alors vers l'écran, et pointa une première étendue blanche.
      - Voilà le premier, c'est un garçon.
      Parfaite pencha la tête sur le côté afin de s'appuyer contre l'épaule de son mari, souriante, tandis que le docteur montrait un autre endroit.
      - Et là... c'est le second, ou plutôt la seconde. Une fille.
      Et en entendant la confirmation de ce qu'il leur semblait déjà Parfaite ne put s'empêcher de laisser couleur quelques larmes que Basil essuya en riant, plus résistant à l'émotion qu'elle.

      FIN DU FLASH BACK


    Il ne leur manquait plus qu'un nom maintenant, mais c'était peut être le plus compliqué. En tout cas on en avait déjà discuté plusieurs fois, confrontant nos listes et nos idées sans réeelement parvenir à nous mettre d'accord sur seulement six. Heureusement qu'il nous restait quelques mois!
    Et tandis que je marchais, perdu dans mes pensées, j'entendis des pas près de moi. Les gens étaient vraiment fatigants parfois, il y avait toute la rue de libre mais il fallait que quelqu'un me colle... Peut être une gentille vieille qui avait peur, et qui trouvait rassurant de suivre quelqu'un transportant un sac venant d'un magasin pour bébé, allez savoir...


Dernière édition par Basil Lane le Dim 5 Sep 2010 - 23:59, édité 1 fois
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I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew Vide
Message(#) Sujet: Re: I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew EmptyJeu 26 Aoû 2010 - 12:38

Matthew n’aimait pas trop faire les magasins ou les courses, c’était donc pour lui un véritable calvaire de devoir faire les magasins pour trouver de quoi il avait besoin. Il avait donc décidé de faire les courses alimentaires deux fois par mois et que tout le reste serait occasionnel, de temps en temps quand il avait une véritable raison de si rendre. Depuis son arrivé, il avait tenté d’élucider le mystère sur sa famille, ou était elle ? Pourquoi elles étaient parties ?

Matthew avait tenté de trouver quelques réponses, mais ce n’avait pas donné grand-chose. Son voisin qui se nommait Dakota Wayhne, avait déjà une dent contre lui parce que « soit disant » Matthew regardait trop souvent par la fenêtre quand il se trouvait dans sa chambre et dans la salle de bain. Il lui avait proposé une « bonne nuit de rigolade » mais la le voisin, lui avait également répondu qu’il préférait avoir à embrasser un balai à chiottes plutôt que de devoir toucher son corps. Matthew ne s’inquiétait pas plus que sa, il savait qu’un jour il aurait son voisin dans son lit, peut importe la méthode qu’il emploierait. Enfin pour le moment, il avait décidé de ce balader dans un endroit calme et ou il n’y avait pas une masse de gens trop admiratif devant son corps. Matthew arriva alors près d’un petit magasin, ne regardant même pas l’enseigne plus intrigué par la personne qui venait dans sortir. Matthew connaissait bien, très bien même. Basil Lane, la petite chose du vieux Lindwood, il se souvient de la manière dont le jeune avait viré le plus âgée et comment Matthew l’avait également quitté à son tour.

Matthew avait joué à la nounou avec Basil, il devait le suivre, être son confident, jusqu’aux jours ou il avait voulu plus de lui. Il s’approcha alors du jeune écrivain ce dernier étant trop occupé à regarder les vitrines autours de lui, cependant Matthew une fois près, trop près de lui, il s’arrêta. Il s’approcha alors de Basil avant de lui caresser la nuque et de lui murmurer au creux de l’oreille.

« Salut, ma petite pute. »

Basil se retourna bien sur et recula d’un pas contre un mur, Matthew avait un sourire lumineux et jubilatoire. Il n’en revenait pas de retrouver à Miami Basil Lane.

« Alors, tu as trouvé un autre vieux pour t’entretenir ? »

Matthew avait ce petit sourire en coin, il aimait tellement ce genre de situation, que pour lui c’était limite orgasmique. Bon Matthew savait parfaitement que Basil avait eu des sentiments pour le vieux, mais c’était si bon, si agréable de voir la fureur dans les yeux de son interlocuteur. Matthew s’approcha alors encore du jeune anglais.

« Je n’aurais jamais pensé, te voir dans une aussi grande ville. Mais à croire que tous les bons petits culs ne sont que dans cette ville. »

Une nouvelle fois Matthew se mis à rigoler, plantant son regard dans celui de Basil, il avait envie de jouer aujourd’hui.


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I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew Vide
Message(#) Sujet: Re: I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew EmptyVen 27 Aoû 2010 - 11:40

    Mon arrivée à Ocean grove m'avait permis de remettre les pendules à l'heure dans ma vie. J'avais besoin de tirer un trait sur un certain nombre de personnes et d'événements, pas forcément pour oublier mais au moins pour m'en éloigner un peu, reprendre mon souffle autrement. J'avais fait des choses dont je n'étais pas très fier, je devais bien le reconnaître, mais de toute façon c'était trop tard pour arranger quoi que ce soit. Je m'étais mis dans une position difficile tout seul, et j'avais fait ce que je pouvais pour en sortir. Au final ce n'était pas une réussite, comme en attestait ma fuite. Oui, mais fuite en avant quand même. Si j'étais resté, j'aurai encore plus perdu, probablement que je me serai encore plus détruit. Et puis, quand je voyais ce que j'avais réussi à reconstruire ici, je me disais que ce n'était peut être pas si mal. j'aurai pu mieux me débrouiller, ça c'était vrai, mais j'avais en partie limité les dégâts, j'en étais certain. Je ne pouvais pas sauver le monde entier, je ne pouvais pas sauver tous les gens qui en avaient besoin; alors au moins moi. Voilà à quoi m'avaient servi ces quatre années, plus encore que l'écoute de Lyann, à admettre que peut être j'avais fait le bon choix en abandonnant Londres et ma vie là-bas.

    Les pas derrière moi continuaient, au même rythme, suivant les miens. Je n'avais pas vraiment peur, mais commençai à me poser des questions sur ce que cette personne me voulais... mais je continuais à avancer, comme si de rien n'était, comme si je n'avais rien remarqué. C'est alors que je sentis vibrer dans ma poche. Craignant à un appel de Parfaite, ou de Tyler, pour m'annoncer qu'elle avait eu un problème, je m'arrêtai et sortis aussitôt mon portable, découvrant qu'il ne s'agissait que de mon ami l'opérateur qui devait avoir une nouvelle pub à m'envoyer. Même si ça me faisais râler de recevoir ce genre de courrier, je préférais encore ça à un appel concernant ma chérie. Et la personne derrière moi me rappela sa présence. Le contact de doigts froids contre ma nuque, potentiellement langoureux pour ce qu'ils y faisaient mais dont la voix qui y était associée terminant de me glacer. Salut, ma petite pute.

      FLASH BACK

      - Ah, voilà celui que je cherchais...
      Basil se retourna, se demandant qui était cette personne dont Linwood lui parlait depuis un moment, et qu'il tenait absolument à lui présentait. L'inconnu lui souriait, comme s'il le connaissait.
      - Enchanté Basil, moi c'est Matthew. J'ai entendu beaucoup de bien sur toi.
      - Ah, enchanté aussi alors.
      Et Matthew croisa le regard de Linwood, le soutenant quelques instants, comme pour le tester. La partie commençait.

      FIN DU FLASH BACK


    Qu'est-ce qu'il faisait là? Pourquoi il était là? Pourquoi lui? A la rigueur, je pouvais gérer Linwood s'il était revenu, s'il m'avait retrouvé, mais Matthew c'était pas aussi facile. Je savais qu'il était capable de tout, et ce n'était pas rassurant. Merde, déjà qu'on avait le père de Parfaite, pourquoi est-ce que lui aussi... juste maintenant... Je me retournai vers lui, même si je savais déjà que j'allais l'y trouver. C'était bien lui. Instinctivement je reculai, comme un gosse. Lui avait l'air de trouver ça très drôle, et c'était encore pire. Alors, tu as trouvé un autre vieux pour t’entretenir ? Il souriait, fier de lui. Il me dégoutait. Même si j'avais énormément de rancune pour Linwood, je ne pouvais pas accepter qu'il le salisse comme ça, comme un vieux qui aurait trop aimé les jeunes garçons puisqu'il n'était pas comme ça. Linwood n'était même pas le dixième du salaud que pouvait être Matthew. Je n’aurais jamais pensé te voir dans une aussi grande ville. Mais à croire que tous les bons petits culs ne sont que dans cette ville. Il éclata de rire, faisant un nouveau pas vers moi tandis que je reculai une nouvelle fois. Non, je ne devais pas me laisser impressionner. Je n'étais plus le gamin fragile et naïf que j'avais pu être par le passé, je en devais pas me laisser avoir. J'allais être père de famille, et la moindre des choses était que j'affronte mes peurs passées.
    Je reprenais confiance, me calmant un peu après l'horreur de la découverte. Il était là, c'était trop tard pour penser lui échapper.

      Qu'est-ce que tu me veux? Me dis pas que t'as fait tout ce chemin pour me retrouver, ça te rendrai encore plus pathétique que tu l'es déjà...

    Le son de ma voix n'était pas aussi assuré que je l'aurai voulu, et je le regrettai, mais ça faisait déjà en partie illusion. Il était hors de question que je le laisse s'introduire de nouveau dans ma vie, et encore moins dans celle de ma famille. Parfaite n'était toujours pas au courant de tout ce qui s'était passé avec Linwood, elle savait juste que j'étais sorti avec lui un peu trop longtemps et que la fin avait été difficile, le reste étant toujours resté en flottement. Elle n'avait jamais insisté pour en découvrir les détails, je n'avais jamais vraiment eu envie d'en parler. Si elle me le demandait je lui raconterais tout, je n'avais pas de raison de le lui cacher, mais l'occasion ne s'était jamais présentée. Et là, j'espérais sincèrement que cet enfoiré n'allait pas tout gâcher.


Dernière édition par Basil Lane le Sam 28 Aoû 2010 - 21:43, édité 1 fois
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I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew Vide
Message(#) Sujet: Re: I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew EmptyVen 27 Aoû 2010 - 18:55

Matthew rigolait, jubiler voir le jeune anglais de nouveau dans ses filets. Sa lui rappelait des souvenirs. Le jeune homme avait une main contre le mur et il n’était plus cas quelques centimètre de Basil, le jeune homme pouvait sentir son souffle, ce qui de sa nature assez spécial avait tendance à l’exciter. Basil avait vieillis, il était entrain de devenir un homme. Ce qui n’avait pas échappé à Matthew cette sensation de posséder ou de vouloir avait toujours été présent chez Matthew, et le fait de revoir Basil lui avait ramené de vieille idée endormis en mémoire. Le jeune homme recula d’un pas quand le jeune écrivain anglais pris la parole, la phrase de Basil se finit par un rire du garde du corps.

« Pathétique ? Tu ne tiens donc pas à ton cul toi ! »

Matthew avait un rire mauvais, avant de reprendre un visage grave et sérieux. Il n’aimait pas être insultés ou rabaissé. Matthew avait envie de jouer avec Basil de savourer le moment, comme il avait déjà fait par le passer, bien sur qu’il avait joué les gentils avec Basil. Observant les gestes de son interlocuteur, il se rappeler de l’époque où Basil était avec Linwood et que ce dernier devait jouer au baby-sitter. Matthew avait très eu cette envie d’obtenir et d’avoir Basil, c’était quelques choses qu’il devait avoir. Oui quelques choses, car dans la tête de Matthew, Basil était une chose, quelques choses avec qui on pouvait jouer, faire ce qu’on voulait avec. Il s’approcha une nouvelle fois de lui, lui chuchotant à l’oreille.

« Tu n’imagines même pas ce que j’ai envie de te faire. »

Matthew recula après avoir dis ces quelques mots, il n’avait pas finis de faire son numéro, il voulait voir la peur dans les yeux de Basil, détruire la carapace qu’il c’était forgé, le voir le supplier de ne pas aller plus loin.

« Tu n’as pas répondus à ma question. Qui est le mec qui t’entretient en ce moment ? »

Le jeune homme passa une main dans les cheveux du jeune anglais reniflant au passage son parfum, ce qui avait pour impression encore une fois d’assouvir, ses pulsions malsaines. Le jeune homme n’allait pas laissé partir aussi facilement, il avait retrouvé docile et doux, il voulait en profiter de nouveau. Matthew avait toujours été de nature calculateur, il avait toujours choisit l’approche forte et franche auprès des mecs et pour les filles, il jouait le jeu du mec amoureux. Il aimait cette sensation de puissance, c’était pour lui comme une drogue de ce sentir puissant, presque orgasmique. Matthew mesurait environ deux tête de plus que Basil et la main qu’il venait de poser contre le mur empêchait toute fuite du jeune anglais.
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I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew Vide
Message(#) Sujet: Re: I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew EmptySam 28 Aoû 2010 - 22:52

    Perdre le contrôle des événements m'avait toujours rendu fou, c'était quelque chose que je ne supportais pas. Je ne voulais pas me faire gagner par la surprise, l'imprévu, et écraser par eux. Je ne voulais plus. J'avais vu ce qu'on gagner à se laisser faire, à se dire que de toute façon tout ira bien... on perd juste ses illusions. C'était incroyable le nombre de choses que j'avais retenues de ma relation avec Linwood. Sur le coup je n'y pensais pas, je vivais et c'était tout. Les sorties avec lui, les nuits dans son appartement bizarrement silencieux malgré sa position en plein cœur de l'un des quartiers les plus animés de Londres, la chaleur de son corps allongé contre le mien, l'ombre des pales du climatiseur au plafond en train de tourner indéfiniment pendant les mois d'été, l'odeur des parfums de luxe qui l'accompagnait en permanence... Linwood m'avait fait perdre la tête à plus d'une occasion. Ceux qui ne comprenaient pas ce que je faisais avec lui ne comprenaient pas qui il était, tout simplement. Dès l'instant où j'avais croisé son regard je m'étais senti différent, parce que j'étais regardé pour la première fois de cette façon et que j'avais aimé ça. Il possédait les gens qui l'entouraient, jusqu'au bout. Avec lui je me sentais vivant, et pas juste en latence. Les cours m'ennuyaient, le lycée aussi, je n'avais pas beaucoup d'amis et me vouer entièrement à la boxe n'était pas forcément la meilleure des idées. Et d'un coup on me proposait autre chose. C'était presque comme faire un pacte avec le diable que d'avoir accepté de monter dans sa voiture le premier soir, et notre premier baiser, qui n'en était pas vraiment un pourtant, en avait scellé le contenu. De tout ce que j'avais gagné et de toute ce que j'avais perdu, je ne savais pas ce qui avait le plus de valeur. En fait tout s'était équilibré. Linwood avait ce don pour donner un air d'évidence aux choses.

    Ma réponse n'eut pas l'effet que j'espérais, et il éclata de rire. Il jubilait. J'avais reculé un peu plus que ce que je croyais, et il posa une main contre le mur derrière moi, me bloquant. Je m'étais fait avoir comme un bleu, et pourtant je le connaissais, je savais à quoi m'en tenir avec lui. Il me souriant, lubriquement bien entendu puisque de toute façon je ne voyais pas avec quoi d'autre il aurait pu penser que cette partie de son corps dont il était si fier. Y'avait pas de quoi pourtant, mais monsieur s'en enorgueillait. Pathétique ? Tu ne tiens donc pas à ton cul toi ! Après un instant à se marrer il avait repris son sérieux, je savais que j'avais touché un point sensible chez lui. Même si j'avais toujours fait mon possible pour l'éviter quand il me collait, à force de l'avoir dans mon dos j'avais réussi à apprendre quelques petits trucs à son sujet. Pas besoin de faire de longues études de psycho pour comprendre qu'il n'était pas aussi sûr de lui qu'il l'aurait voulu. Il faisait le fier, mais plus il s'énervait et plus il se trahissait. Pas de chance, moi non plus je n'étais pas aussi sûr de moi que je l'aurai voulu... Il souriait, passant sa langue sur ses lèvres d'une façon qu'il devait estimer érotisante, mais ça me dégoutait plus qu'autre chose. Tout en lui me dégoutait. Et comme s'il le savait, il s'approcha et me murmura Tu n’imagines même pas ce que j’ai envie de te faire. au creux de l'oreille. En le sentant s'approcher j'avais tourné la tête sur le côté, préférant ne pas trop me trouver à proximité de lui. Il se recula ensuite, et je sentais son regard encore appuyé sur moi. Il jouait, il se régalait, ce type était un psychopathe en puissance, comme à l'époque.

      FLASH BACK

      La soirée s'éternisait pour les rares personnes encore dans l'appartement, bien que la musique et l'ambiance se soient faites plus langoureuse. Quelques uns dormaient, succombant à la fatigues et à des mélanges douteux, d'autres profitaient de coins d'obscurité pour faire leurs petites affaires à l'abri de regards indiscrets qui auraient pu trainer. Il était tard, très tard dans le matin pour être encore éveillés, et Linwood avait gagné son lit en poussant Basil devant lui. Il était étonnant de voir qu'il avait encore assez d'énergie pour avoir envie de s'amuser avec son amant, tandis que celui-ci n'était plus aussi frais qu'il l'était quelques heures auparavant. Il s'était ennuyé, et malgré sa résistance à l'alcool légendaire il avait un peu trop bu pour assurer totalement.
      - T'es fatigué toi... Allez on va faire vite...
      Basil avait le regard légèrement vitreux mais restait encore maître de ses mouvements. Il enleva son tee-shirt, le jetant sur le bord du lit, et Linwood s'approcha de lui. Il l'embrassa, se reculant pour ensuite mieux revenir caresser le torse du jeune homme qui se cambrait au fur et à mesure que les mains descendaient. Il s'allongea finalement sur le lit, aussitôt rejoint par Linwood qui avait commencé à se déshabiller et dont les mouvements devenaient de plus en plus précis et ciblé.
      - Plus bas Lin', comme ça t'arriveras à rien...
      Basil releva brusquement la tête en entendant une voix venir de l'autre bout de la pièce. Même s'il n'avait rien vu il avait reconnu cette voix, mais il avait comme sursauté en l'entendant. Quant à son amant, il n'avait même pas pris la peine de s'interrompre, comme si ce qui venait de se produire était normal.
      - Je sais ce que je fais, je suis pas pressé tu sais...
      Si Linwood n'avait pas l'air de trouver la situation génante, son amant n'était pas du même avis que lui et se redressa, tirant le drap sur lui.
      - Qu'est-ce que tu fous là? Qu'est-ce que tu fous à nous regarder?!
      Matthew s'avança de quelques pas pour arriver à leur niveau et prit le menton de Basil dans le creux de sa main.
      - Tu viens de te répondre tout seul, je vous regardais... Je venais te voir à l'oeuvre...

      FLASH BACK


    Tu n’as pas répondus à ma question. Qui est le mec qui t’entretient en ce moment ? Et il passa la main dans mes cheveux en même temps qu'il me posait la question, et j'avais beau me détourner que le mal était fait. Je ne voulais pas qu'il me touche mais il l'avait fait. Je me sentais sale juste d'être à côté de lui, alors son contact... Mais j'étais bloqué pour l'instant, sans possibilité de fuite. Visiblement il en était resté à mon histoire avec Linwood, il ne savait rien du reste. Je préférais qu'il ignore l'existence de Parfaite, qu'il ne sache pas que j'étais avec elle, ni qu'elle était enceinte. Et je réalisai tout à coup qu'il pouvait découvrir tout ça de lui même. Le sac venant d'un magasin de puériculture, l'alliance à mon doigt... Merde, il me restait plus qu'à espérer qu'il était resté désespérement con, comme il l'était à l'époque; trop concentré sur ses petits muscles pour voir la première évidence qui lui pointait sous le nez.

      Je t'interdis de parler de Linwood comme ça, il m'a jamais entretenu et tu le sais très bien. J'ai jamais eu besoin de personne pour m'entretenir, je joue pas au gigolo comme toi, à vendre mes services!

    Se vendre, c'était ce qu'il faisait le mieux. Qu'aurait-il pu faire d'autre? La seule autre perspective que je pouvais avoir en pensant à lui était la même que j'avais eu pour Aaron a une certaine époque, acteur de film porno. Sauf que Waterson avait réussi à me prouver que je m'étais trompé sur son compte, et qu'avec Matthew je n'avais aucune illusion. Je le connaissais que trop.

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I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew Vide
Message(#) Sujet: Re: I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew EmptyDim 29 Aoû 2010 - 0:00

Matthew avait quitté le pensionnat à l’âge de 18 ans, très vite il avait décidé de « vendre son corps » en échange d’argent. Il devait jouer au garde du corps, mais les clients ou clientes généralement avaient le droit au petit supplément. Cependant la rencontre avec Linwood, changea la vie de Matthew en plusieurs points. L’homme avait été le premier à faire véritablement confiance à Matthew, en lui confiant son premier job. Il avait aussi des moments complices avec lui, de l’affection. Le jeune garde du corps passa la main qui venait de quitter les cheveux de son interlocuteur sur son entre jambe. Il avait une attitude malsaine et peut recommandable pour un jeune homme de bonne famille. Mais comme il avait toujours dit, il n’avait jamais eu de famille, il ne fallait pas rêver pour qu’il soit le petit garçon sage et doux que tous le monde aimeraient qu’il soit. Matthew regardait à droite et à gauche la ruelle était déserte, c’était tellement bon et agréable pour lui ce genre de situation qu’il s’approcha encore plus près du jeune anglais.

« Tu as gardés, cette odeur toujours aussi enivrantes. »

Matthew passa une nouvelle sa main dans les cheveux de Basil, pendant que la seconde main naviguait sur les vêtements du jeune homme. Matthew avait gardé ce sourire confiant, et dominateur, cette impression qu’il avait toujours dans ce genre de moment.

« Je pense… Que je pourrais beaucoup t’en apprendre sur Linwood et sur ses désirs. Après ton départ, il a fallut te remplacer… Et il n’a pas fallut longtemps, pour que je l’obtienne. »

Citation :
[Londres Quartier Soho – Année 2008]

Matthew sortait de la salle de bain, sans aucune pudeur traversant la grande pièce entièrement nu. Il avait toujours aimé exhiber son corps savoir que quelqu’un pouvait le regardait, cela le rendait fou. Il rentra alors dans la chambre, Linwood assit sur fauteuil le regard perdu.
« Tu ne pourrais pas t’habiller de temps en temps ? » Fis le trentenaire en soulevant son visage de son journal.
« Non, et puis avoue que sa t’excite de me voir comme ça. » Matthew s’approcha alors de Linwood en souriant, l’air mauvais qu’il aimait avoir avant de jouer avec l’anglais.
« Tu sais ce qui c’est passé avec Basil, j’aimerais quelques choses d’autre pour toi. »
Cependant le jeune homme ne laissa pas Linwood le temps de finir son explication. Il déboutonna le bouton du pantalon de Linwood le jeune homme se mis alors a genoux devant son amant, lui faisant oublié les vilaines pensées qu’il avait en tête. Enfin c’était ce qu’il pensait.
[Fin]

Matthew remarqua alors le sac de Basil, il regarda alors avec un petit sourire curieux, puis il sentit la bague à son doigt ce dernier ce mis à rire.

« Tu as mis une nana enceinte toi ? »

Le jeune homme rigola de son rire, puis il passa sa main sur l’entre-jambes de Basil sourire aux lèvres. Et son excitation aux maximum, il lui dans son oreille.

« Je me suis jamais fais un mec marié… Remarque je pourrais me faire le marié et ensuite la mariée. »

Le jeune homme frotta alors sa main contre le pantalon du jeune homme. Il n’avait aucune gêne, n’avait même pas peur de la réaction de Basil bien au contraire, c’était jubilatoire pour lui, les réactions sur le moment de ses victimes.
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I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew Vide
Message(#) Sujet: Re: I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew EmptyJeu 2 Sep 2010 - 23:58

    Tout recommençait, tout me revenait en mémoire maintenant. C'était comme des flashs, brefs et lumineux dans ma tête, des images qui défilaient. On disait qu'au moment de sa mort on revoyait défiler sa vie, et là je voyais remonter à la surface tout ce qui avait trait à Linwood. J'avais pourtant pris soin de l'oublier, me débarrassant de tout ce qu'il m'avait offert, de ses petits cadeaux comme des plus recherchés, et je n'en avais regretté aucun. Jamais. En le quittant, et en quittant Londres, j'avais tous laissé très loin derrière moi. J'avais besoin de changement, il m'avait fallut me défaire de tout ça. Oublier, tirer un trait, déculpabiliser aussi. Je n'étais pas la victime, mais pas le bourreau non plus. Ce n'était pas moi qui l'avait fait plonger, ce n'était pas moi qui avait réussi à lui tirer la tête hors de l'eau. J'avais assisté à sa descente, j'avais été le témoin muet qui ne sait pas quoi faire pour tenter d'arranger le coup, je m'étais contenté de faire ce que je pouvais à l'époque. Je l'aimais sincèrement, et même dans les pires moments je continuais à éprouver un fond de compassion pour lui. De ce que j'avais fait, je n'avais pas à avoir honte. A chaque fois que l'on avait fait l'amour, j'étais consentant. Certains pensaient qu'il me voyait juste comme un objet, et qu'il se servait de moi. Peut être. Peut être qu'il ne pensait qu'à son propre plaisir, mais je trouvais assez de satisfaction dans notre relation pour ne pas y mettre un terme, du moins pas tout de suite. Les mois de jouissance avaient finalement cédé du terrain à ceux d'ennui et d'inquiétude, mais tant pis. On ne peut pas s'investir sans payer un quelconque prix: chaque chose dans la vie transporte sa propre part de souffrance.

    J'avais envie de vomir, rien de moins. Malgré les années, Matthew me dégoutait toujours autant, et ce n'était pas prêt de changer vu son comportement. Sa main avant à peine quitté mes cheveux qu'il la passa sur son entre-jambe, et même entre mecs je trouvais ça dégueulasse. Il semblait pourtant y prendre un certain plaisir, ce que j'avais du mal à comprendre. Je le savais exhibitionniste pourtant, peut être que ça avait un rapport, mais j'avais du mal à suivre. Et puis il jeta un coup d'oeil autour de nous, et je ne pu m'empêcher de faire la même chose. Personne bien évidement, les lâches dans son genre ne faisaient jamais rien en présence de témoins; de témoins non acquis à sa cause cela va sans dire. Il se rapprocha alors, et si j'avais vu me reculer assez pour passer à travers le mur je l'aurai fait très volontiers. Et là je regrettai de ne pas être un quelconque X-Men, il y en avait bien assez pour avoir ce genre de capacité mais moi je devais me contenter de la réalité. Et de Matthew. Tu as gardé cette odeur, toujours aussi enivrante. Je tournai de nouveau la tête, tentant d'éviter le plus possible d'être en contact, ne serait-ce que visuel, avec lui. Ca eut l'air de l'amuser, et il passa une nouvelle fois la main dans mes cheveux tandis que sa seconde parlait en exploration de mon propre entre-jambe, appuyant un peu trop sur les parties sensibles pour me dissuader de faire un mouvement brusque: si je faisais ça, je me retrouvais illico à genoux, plié de douleurs. Je ravalai la bile qui me remontait dans la gorge, tentant de calmer ma respiration au mieux. Ne pas lui montrer qu'il avait le pouvoir, ne pas lui faire croire qu'il pouvait avoir une quelconque emprise sur moi. Je pense… Que je pourrais beaucoup t’en apprendre sur Linwood et sur ses désirs. Après ton départ, il a fallut te remplacer… Et il n’a pas fallut longtemps, pour que je l’obtienne. Il croyait me blesser en parlant de Linwood? Mais ce n'était pas mon souci... Je savais qu'il n'avait pas mis bien longtemps avant de se consoler dans d'autres bras plus ouverts que les miens, et plus compréhensifs aussi peut être. Je savais que le coup de notre rupture ne passait pas, et je le connaissais bien assez pour savoir qu'il n'allait pas me jurer une éternelle fidélité. Je ne le lui demandais même pas de toute façon.

      FLASH BACK

      Allongé sur son lit, les écouteurs plantés dans les oreilles sur une vieille chanson des Animals, Basil attendait patiemment que le sommeil veuille bien le gagner quand son portable vibra sur la table de chevet à côté de lui. Vu l'heure ça ne pouvait qu'être une seule et unique personne, et il coupa la musique avant de répondre, le ton de sa voix manquant clairement de douceur et d'amabilité.
      - Oui.
      A l'autre bout du fil, rien d'autre que le silence, et puis un souffle, et un murmure.
      - Basil...
      - Oui. Qu'est-ce qu'il y a?
      De nouveau le silence.
      - Lin, il est minuit passé. Si c'est pour rien dire je vais raccrocher.
      - S'il te plait... J'ai besoin... J'ai besoin de toi...
      Il y avait quelque chose de désespéré dans sa voix, quelque chose qui sonnait presque faux.
      - Je passerai en fin d'aprem, je croyais que t'avais retenu quand je te l'ai dit et...
      - C'est urgent... Je... S'il te plait...
      Il l'avait coupé en plein milieu de sa phrase, ce qui était dans ses habitudes. Et si de se montrer insistant en faisait aussi partie, c'était la première fois qu'il donnait l'impression d'être aussi près du bord du gouffre.
      - Qu'est-ce qui se passe?
      Basil commençait à douter, à envisager que son amant ait réellement un problème.
      - Lin? Qu'est-ce qu'il y a?!
      - Viens...
      Et de nouveau le silence. Basil resta quelques instants son portable à la main, puis mit fin à l'appel. Il attrapa un jean et un pull qui trainaient dans sa chambre et en sortit, tombant sur sa mère dans le couloir.
      - je dois sortir, je prends la voiture.
      - Quoi? Mais...
      Il s'était faufilé pour ne pas être directement confronté à elle, mais elle l'avait suivit et le rejoignit dans le salon tandis qu'il cherchait les clés.
      - Basil, tu m'expliques ce qui se passe là?
      - Désolé, j'ai pas trop le temps... Je... je crois que Linwood a un problème, faut que j'aille voir... Je reviens je sais pas trop quand... Désolé.
      Il eut un petit sourire triste au moment de passer la porte mais la franchit quand même, rejoignant dans la nuit londonienne la Mini Cooper de sa mère.

      FIN DU FLASH BACK


    Il y eut un petit blanc. Il ne disait rien, ne faisait rien d'autre que de me sourire en poursuivant ses caresses, l'une de ses mains ayant quitté mes cheveux pour explorer d'autres parties de mon corps tandis que la seconde ne bougeait malheureusement pas. Il devait penser que ça m'exciterait, mais il pouvait toujours compter là dessus. Je n'étais pas un pervers dans son genre, quand je me sentais mal à l'aise je ne pouvais rien faire de cette partie de mon corps. Probablement que si je jetais un oeil du côté de son bas ventre j'y verrai... non je voulais même pas y penser, c'était déjà que trop évident! Mais c'était trop tard, j'avais déjà l'image en tête. Par chance, si l'on pouvait appeler ça une chance, son rire me permit de revenir à ce qui était en face de moi; pas que ce soit plus agréable à voir, mais je préférais encore sa tête que ses couilles. Tu as mis une nana enceinte, toi ? Et il repartit dans un nouvel éclat de rire, sa main plus pressante que jamais sur mon entrejambe, ça en était presque douloureux. Sa question ne me plaisait pas, ça voulait dire qu'il avait vu, qu'il avait compris. Mais en entendant le reste... Je me suis jamais fais un mec marié… Remarque je pourrais me faire le marié et ensuite la mariée. Cette phrase associée au mouvement de sa main laissèrent échapper un léger gémissement de ma part, mais pas de plaisir, j'en étais loin. Mais là ça en était trop, je ne pouvais pas en supporter plus. Qu'il me menace je pouvais gérer, qu'il souille la mémoire de Linwood à la rigueur aussi, mais Parfaite... Qu'il approche ne serait-ce que d'un pas vers elle et ça en était fini de lui, je le castrais sur place. Et ce n'étaient pas complètement des paroles en l'air.
    Je voyais qu'il était en train d'attendre un niveau de jouissance tel qu'il ne se méfiait plus assez de mes réactions, et j'en profitai pour dégager sa main de mon entre-jambe, l'attrapant par le poignet. Il eut l'air étonné et je le repoussai en arrière, m'avançant vers lui. Je ne pouvais pas rester collé contre le mur, c'était une position qui ne me garantissait aucune sécurité. Debout au milieu d'une rue déserte ce n'était pas bien mieux, mais quand même. Je resserrai la poignée du sac de "Smiling Babies", comme pour me donner du courage. Je n'étais plus un gamin effrayé par le premier tordu venu, je n'étais plus un jeune garçon impressionable, je n'étais plus celui qui attend que ça passe en pleurant. Je n'avais plus huit ans. J'allais devenir père, et c'était désormais à moi de m'assumer et de protéger ceux qui m'étaient chers.

      N'y pense même pas! Je te laisserai pas l'approcher, je te laisserai pas la toucher!

    J'avais le souffle un peu court, mais la fureur qui m'habitait était telle que je n'y prêtait pas attention.

      Je me fous de ce que tu as pu faire avec Linwood, ça m'intéresse même pas! Amuse toi si tu veux, j'ai plus rien à voir avec lui... Et me touche plus jamais. Plus jamais.
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Message(#) Sujet: Re: I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew EmptyDim 5 Sep 2010 - 22:15

Matthew n’avait que très rarement eu le rôle de victime depuis qu’il était rentré à l’internat qu’il avait construit sa « vie d’homme », enfin sauf à une certaine période sa vie ou il avait été de bon de son montré moins imposant que prévus, surtout pendant sa phase ou il avait côtoyé Lindwood. Il y avait eu de la jalousie, de la colère, de l’incompréhension. Matthew n’arrivait pas à comprendre, puis au moment ou Basil avait fait le choix de partir, il se trouvait en position de force et il aimait sa. Cependant quelques choses avait bien du changer pour qu’il se retrouve face à Basil ?
Matthew leva sa tête qui avait été en direction de l’entre-jambe de Basil, puis le visage du jeune homme changea. Il n’avait plus l’air du jeune londonien que Matthew avait rencontré. Alors que Matthew lui, n’avait pas changé, il était resté le même. Il retira sa main de l’étreinte de Basil, il aimait ce qu’il était entrain de voir, la confiance et se regard imperturbable, Matthew jubilait intérieurement, le détruire allait être plus jouissif que jamais.

« Basil… Basil…Basil » fit le jeune homme qui avait décidé de croiser les bras sur son torche, avant de rigoler d’un air mauvais. Les menaces de Basil ne lui fait pas peur, car dans l’histoire lui, il n’avait pas grand-chose à perdre, il n’avait rien.

« Avant de faire des conneries, il serait bon de te rappeler en détail, les petites aventures que tu as pus avoir Lindwood… »

Matthew arrêta alors de sourire plongea son regard dans celui du futur père de famille, il avait connu Basil dans une partie de sa vie certainement les plus sombres et comme dit plus haut, il n’avait rien à perdre, il pouvait si il le voulait répandre son venin.

« Lane… Tu n’es qu’une pute et on sait très bien que les putes dans ton genre reviendront un jour ou l’autre de l’autre côté. Bien que ton imitation d’un homme en colère ma légèrement surpris… Mais Basil, tu n’es bon qu’à prendre par derrière. »

Matthew s’approcha alors une nouvelle fois de Basil, il n’avait pas peur et était confiant en ses capacités, c’était pourquoi une proie comme Basil allait vitre être réglé. Enfin c’était ce que pensé Matthew. Au regard de Basil quelques de grave et de douloureux aller ce produire.
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Message(#) Sujet: Re: I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew EmptyDim 5 Sep 2010 - 23:57

    Oublier n'avait jamais été une chose facile pour moi, ma mémoire l'avait toujours refusé. J'avais essayé d'oublier Linwood, j'avais essayé d'oublier Londres et ces soirées qui avaient trop mal tourné, mais rien. Plus je me débattais pour me les sortir de la tête, et plus ça s'y incrustait. J'étais un "sentimental" comme ma mère aimait à le répéter quand elle me trouvait perdu dans mes pensées après ma rupture; et si elle n'avait jamais posé la moindre question je sentais qu'elle en savait plus que ce que j'avais bien voulu lui dire. Dans les premiers temps où je sortais avec Linwood j'en parlais beaucoup avec elle, comme dans une sorte de juste retour des choses. Pendant des années j'avais assisté au ballet de ses amants, hommes d'un soir ou dont la silhouette se gravait parfois contre l'oreiller, et c'était presque devenu une habitude pour nous, au petit matin quand nous nous retrouvions que tous les deux, d'en dresser le bilan. Bien entendu, elle tenait compte de mon âge pour ce qu'elle voulait bien m'en dire et c'était surtout l'occasion de nous attraper d'interminables fou-rires, mais ça faisait partie des mes meilleurs souvenirs d'enfance. Et quand ça avait été mon tour d'entretenir une relation avec quelqu'un, c'était tout naturellement que j'avais commencé à lui en parler, là aussi en prenant soin de ne pas tout dire même si elle devait se douter de ce qui se passait entre nous. Elle avait ainsi assisté de loin à notre histoire, dans ses meilleurs et pires moments, et elle avait fait ce qu'elle pouvait quand j'avais décidé d'y mettre fin. On ne pouvait pas dire que l'on se comportait comme une mère et son fils, mais les choses nous convenaient très bien comme ça et je me souvenais encore du goût de son thé au miel qu'elle me préparait tandis que j'essayais de faire la part des choses. Même des années après, en boire une tasse me rappelai Linwood et ce moment de doute absolu dans lequel j'avais été plongé après l'avoir quitté.

    J'avais repris confiance en moi, décidé à ne pas me laisser faire sans rien dire par un enfoiré dans le genre de Matthew. Il était allé trop loin une première, et il était hors de question que je le laisse tenter quoi que ce soit de nouveau, je n'étais plus le gamin qu'il avait cru connaître à Londres. J'avais beau n'avoir rien oublié, j'avais évolué. Je me sentais fort, capable de lui tenir tête, mais la seule réaction que cela avait l'air de produire chez lui était une forme de jouissance intérieure. Même ça il ne pouvait pas le cacher. Basil… Basil…Basil... Et il éclata de rire. Entendre mon nom sortir de sa bouche m'écœurait au plus haut point, j'avais l'impression qu'il le souillait un peu plus à chaque fois qu'il le répétais. Et, son regard toujours braqué sur moi, il enchaina. Avant de faire des conneries, il serait bon de te rappeler en détail les petites aventures que tu as pus avoir Lindwood… Quoi? Il croyait me faire peur en me ressortant Linwood? Mais je n'avais pas honte de ce que j'avais pu faire avec lui, ce dont Matthew pouvait avoir conscience comme du reste; et quant à la seule chose qui pouvait me faire culpabiliser je me foutais royalement de son avis là dessus. Puis il sourit, dévoilant lentement ses dents inférieures, et je savais qu'il allait tenter de m'intimider une fois encore. Pauvre fou, alors il y croyait vraiment? Lane… Tu n’es qu’une pute et on sait très bien que les putes dans ton genre reviendront un jour ou l’autre de l’autre côté. Bien que ton imitation d’un homme en colère m'a légèrement surpris… Mais Basil, tu n’es bon qu’à prendre par derrière. OK, je m'attendais pas vraiment à ça, et j'eus un instant de doute. Un instant, un seul, et pourtant ça avait suffit pour lui et il fit un nouveau pas en ma direction. Il souriait, toujours de toutes ses forces, et il avait des airs de prédateur sur le point de fondre sur sa proie. Non, je devais me ressaisir.

      Va te faire foutre Matthew, et arrête de prendre tes désirs pour des réalités.

    L'envie de lui envoyer mon poing dans la figure me démangeait mais j'essayais de me controler, de me dire que ce n'était pas une bonne idée. Un mec dans son genre n'attendait que ça, me voir craquer, faire un faux pas, et il aurait su que ça en était fini de moi, il allait avoir tous les pouvoirs. Autant dire que c'était hors de question.

      Et arrête de me ressortir du Linwood a toutes les sauces, je sais très bien ce que j'ai fait avec lui et ma femme est au courant, tu me feras pas peur...

    Bon, peut être que Parfaite n'était pas au courant de tout mais elle savait déjà que j'étais sorti avec lui et c'était bien assez pour qu'elle se doute que l'on ne s'était pas contenté de parler littérature à longueur de journées.

      FLASH BACK

      (20 avril 2010)
      - Y'a quelque chose qui va pas?
      Penchée depuis près de cinq minutes sur sa valise sans y ranger quoi que ce soit de ce qu'elle avait emporté pour la cérémonie d'anoblissement et de la nuit à l'hotel qui devait suivre, Parfaite avait l'air perdue dans ses pensées, et Basil l'avait remarqué. Elle releva brusquement la tête et la secoua.
      - Non non, tout va bien...
      Il s'approcha et passa ses mains autour de la taille de la jeune fille, l'embrassant dans le cou.
      - Darling, qu'est-ce qui se passe...?
      Il avait un début d'idée suite à ce qui s'était passé entre eux la veille, mais avait conscience qu'il pouvait tout aussi bien tomber à côté, demander étant alors la meilleure des solutions. Elle soupira, l'air un peu gênée.
      - Je repensais à ce que tu m'as dit hier, et à ton histoire avec... Linwood c'est ça?
      Il acquiesça silencieusement.
      - Je devrai peut être pas m'en faire autant mais c'est plus fort que moi... Mon copain aime les mecs quand même! Enfin, c'est pas que ça me choque mais c'est bizarre... Oh le prend pas mal, s'il te plait...
      Elle appuya la tête contre son torse et il sourit.
      - Non je le prends pas mal, t'en fais pas. Je comprends que ça te fasse bizarre, j'aurai du t'en parler plus tôt...
      Il déposa un baiser sur le front de la jeune fille, et celle-ci releva la tête.
      - Et... c'est fini ou pas? Je veux dire... euh...
      Elle cherchait ses mots mais n'arrivait pas à trouver comment formuler sa question. Voyant qu'elle bloquait, il prit le relai.
      - Je te l'ai dit hier, y'a que toi qui m'intéresse. Y'a que toi que j'aime. Le reste je m'en fous.

      FIN DU FLASH BACK


    Matthew pouvait dire ce qu'il voulait, même si je ne me trouvais qu'avec une marge de manoeuvre limitée face à lui, je refusais de me laisser faire. Il pouvait me considérer comme une pute que je n'en étais pas une, et quand bien même il pouvait continuer à fantasmer là dessus que jamais il n'aurait affaire avec une quelconque autre partie de mon anatomie que mon poing bien lancé. Il pensait que je n'étais bon qu'à prendre que par derrière? Vraiment, il ne m'avait jamais vu à l'oeuvre autrement, et j'étais bien disposé à lui couper l'envie de penser à moi comme possible proie dont il pourrait disposer à sa guise.
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I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew Vide
Message(#) Sujet: Re: I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew EmptyJeu 9 Sep 2010 - 16:28

Matthew n’était pas rester bien longtemps avec Linwood après le départ de Basil, il avait profité de sa faiblesse, pour lui soutirer quelques petits trucs avant de s’enfuir avec un peu d’argent et des révélations bien juteuse, qu’il gardait profondément dans sa tête. Le jeune ne pouvait s’empêcher d’avoir son sourire en coin, et les phrases de Basil n’était que la pour le provoquer à l’insister à aller plus loin dans c’est pulsions malsaines. La femme de basil serait l’une des prochaines victime de Matthew, il voulait absolument croiser « la pute » qui avait sortir l’autre « pute » du trou ou elle était.

« Mes désirs pour des réalités ? »

Il éclata une nouvelle fois de rire avant d’attraper la main de basil qui tenait le sac ou se trouvait des petites choses pour bambins.

« Tu tentes de cacher, ce que tu es aux gens qui t’entoure, mais tu n’es rien d’autre qu’une petite chienne qui attends simplement de se faire dresser, tu es un esclave Lane, un larbin, une bonne poire qui ne sert à rien d’autre cas être jeter comme un tampon usagé. »

Matthew regarda alors Basil de son regard mauvais et vicieux, sa femme savait toute la vérité ? Et elle était restée avec lui ? Qu’elle conne celle-ci ! Mais ce n’était pas grave, car il y avait plusieurs vérités et de vrai mensonge. Modifier un souvenir, dire l’inverse de ce que pense l’autre, c’était devenu le jeu préféré de Matthew et il allait se faire un plaisir de tenter de détruire le couple du jeune Lane.

« Je m’occuperais de ta femme et ensuite… Je t'exposerais… »

Matthew s’approchait cette fois peut être trop prés mais il attendait une réaction violente de la part de Basil, son plaisir n’en serait que plus grand.
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Message(#) Sujet: Re: I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew EmptyVen 10 Sep 2010 - 23:54

    Je pouvais comprendre qu'on ne m'aime pas, qu'on m'en veuille ou qu'on me trouve insupportable. Je pouvais comprendre qu'on me critique, qu'on m'ignore, qu'on me jalouse, qu'on m'admire ou me voue un culte. Je pouvais comprendre beaucoup de choses, mais pas d'être insulté et méprisé. Je n'étais pas une chose, et je n'avais pas être considéré comme tel. J'avais ma fierté merde! Et pourtant, c'était l'impression que me donnait Matthew. A l'époque de Londres, il arrivait et d'un coup l'ambiance changeait. On aurait dit que tout lui appartenait; la pièce, les meubles, et les gens présents. Je n'avais jamais compris pourquoi Linwood avait tenu à le faire pénétrer dans son cercle, mais il l'avait fait. J'aurai pu poser la question, mais je ne l'avais jamais fait: peut être que je connaissais la réponse, ou alors je la redoutais. Il n'avait pas changé en tout cas. Les années ne l'avaient pas arrangé. Mes désirs pour des réalités ? Ça avait l'air de l'amuser vu le rire gras qui sortit de sa gorge. Et ce rire avait le don de me déstabiliser, je ne savais pas s'il rendait compte de son euphorie ou du fait qu'il était sur le point de me sauter dessus, pour m'étrangler ou pire. Là je ne savais pas, je ne savais toujours pas, et il en profita pour attraper ma main qui tenait le sac. J'aurai bien lâché s'il n'y avait pas eu quelque chose d'aussi précieux à l'intérieur. Ce n'étaient que des peluches, elles ne risquaient pas de s'abimer en heurtant le sol, mais c'était symbolique: si je les lâchais, alors j'avais perdu le contrôle de la situation. La pression de sa main m'était désagréable, et même plus que ça, mais je réprimai la grimace qui menaçai de sortir. Je devais tenir bon, et je tenais bon. Tu tentes de cacher ce que tu es aux gens qui t’entourent, mais tu n’es rien d’autre qu’une petite chienne qui attends simplement de se faire dresser, tu es un esclave Lane, un larbin, une bonne poire qui ne sert à rien d’autre qu'à être jetée comme un tampon usagé. Prononcé par lui, ces paroles étaient encore plus vulgaires qu'elles ne pouvaient l'être sur le papier. Il en détachait assez les mots pour s'assurer que je les entendais, que je les enregistrais et c'était insupportable. De me faire insulter, et de me faire insulter par lui. Avec Linwood j'en avait entendu des choses dans mon dos, mais je m'en foutais. Oui je couchais avec un mec, oui j'étais jeune et lui commençait à ne plus l'être tant que ça, et oui j'aimais ça. Mais de ce que disait Matthew... je n'étais rien de tout ça. Pas une pute, pas une chienne en chaleur, ni un esclave ou je ne savais quoi d'autre. Je ne l'avais jamais été, et je ne le serai jamais.

      FLASH BACK

      (décembre 2007)
      Il était tôt, le soleil commençant à peine à percer au loin derrière les stries du volet; mais personne à l'intérieur de la chambre ne pouvait s'en douter.
      - Basil?
      La voix était un murmure mais restait audible pour quiconque se trouvait dans le lit, et l'intéressé y était, bien que sans réaction.
      - Basil? Tu dors?
      Le jeune homme se retourna alors à moitié pour se retrouver allongé sur le dos.
      - Non...
      - C'était bien ce qu'il me semblait... On a un peu de temps avant de partir, allez...
      - Non.
      La réponse était sèche, sans appel, ce qui surpris Linwood.
      - Non?
      - Non.
      - Et pourquoi?
      - J'ai pas envie. C'est tout.
      - T'as jamais envie en ce moment...
      Basil soupira, ramenant la couverture vers lui avant de se rabattre sur le côté, s'éloignant au passage de son amant.

      FIN DU FLASH BACK


    Et il s'approchait de moi, assez lentement pour me faire comprendre ce qu'il y avait au fond de son regard, pour me faire douter, me faire peur. Je m’occuperai de ta femme et ensuite… Je t'exposerai… Son sourire, son sourire et ses projets... Qu'il parle de moi était une chose, qu'il parle de Parfaite en était une autre. Et je ne pouvais pas le tolérer.
    Je m'étais toujours méfié d'Aaron depuis l'instant où je l'avais découvert assis dans mon salon, mais peu à peu je m'étais convaincu que j'en faisais peut être un peu trop à son sujet. Parfaite m'avait assuré que ce n'était qu'un ami, et finalement ça semblait n'être que ça entre eux. Mais si je l'avais toléré lui pour approcher ma chérie, il était hors de question que Matthew reçoive les mêmes faveurs. Et sans qu'il semble s'être douté de la portée du coup, mon poing se referma sur sa face. Je n'avais pas cogné avec une telle hargne depuis bien longtemps, je ne savais même pas depuis quand. Même pour le prêtre je n'y étais pas allé aussi fort, il fallait donc surement remonter à l'époque où je faisais des compétitions. Y'avait pas à dire, retrouver Matthew m'avait fait remonter le temps.
    Le choc avait été rude pour lui, et un peu pour moi. Sans gant déjà c'était douloureux de frapper comme ça, mais raison de plus quand on y mettait autant de coeur que ce que j'avais fait. Il avait alors chancelé sur lui même, sa main se détachant la mien et du sac. Il était comme dans les vampes, et j'aurai presque cru qu'il allait tomber. Son cul ne méritait rien de mieux que de se retrouver sur le sol, là où était sa véritable place. Et, sans savoir s'il m'entendait ou s'il pouvait me comprendre, et je n'y pensais même pas, je plantais mes yeux vers lui. Je voulais voir, je voulais voir le moment où les connexions se feraient dans son esprit. Je voulais qu'il me voie sur le point de l'achever si le besoin s'en faisait sentir. J'avais rarement été aussi fier d'avoir fait de la boxe par le passé que maintenant.

      J'ai pas envie d'avoir à le répéter, mais tu la laisses en dehors de tout ça! T'avises pas de l'approcher ou de lui faire quoi que ce soit... parce que là je te le ferai salement payer!

    Voilà, en espérant que le message était passé cette fois. Et si ce n'était pas le cas, j'avais encore de quoi lui montrer ce dont je pouvais être capable, ce qui risquait de ne pas être très agréable pour lui.


Dernière édition par Basil Lane le Lun 13 Sep 2010 - 21:31, édité 1 fois
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I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew Vide
Message(#) Sujet: Re: I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew EmptyDim 12 Sep 2010 - 22:39

Matthew n’avait quasiment aucune phobie, il était à l’aise en hauteur, il n’avait pas l’impression d’étouffer dans des espaces clos et dans le noir il était encore plus vicieux quand pleins jours. Mais malgré tous, il en avait une c’était le sang. Il n’arrivait pas à voir le sang couler, ce qui était assez difficile dans son cas mais il avait réussit à maitriser sa peur sur les autres individus, mais pour lui c’était toujours aussi problématique. Matthew ne c’était pas attendu à recevoir un coup aussi fort en pleins visage, ce qui le fit reculer puis dans un mouvement réflexe, il mit sa mains sur sa lèvre pour empêcher le sang de couler. Mais le contact sur sa peau le dégoutait et ces yeux devenaient encore plus mauvais qu’il y a quelques instants, sa réaction n’était déjà pas très prévisible qu’allait-il faire. Le garde corps recula d’un pas, il n’avait pas peur de Basil à l’heure actuel, mais il ne pouvait pas se retrouver avec des problèmes pour avoir envoyé un jeune anglais à l’hôpital, il devait se montrer patient la vengeance était quelque chose d’agréable quand on prenait son temps.

« Lane… Je me vengerais et tu retrouveras ta position de chienne pour te faire pardonner. Tu vas en baver quand je m’occuperais vraiment de toi. Mais tu as de la chance je te laisse du répit pendant que mes deux prochaines victime n’auront pas rejoint mon lit. Je te donne ma première Victime Dakota Wayhne, mon voisin. Essaies de prévenir que je suis la uniquement pour le sauter, joue avec moi et peut être que je te laisserais tranquille »

Matthew se retourna alors vers l’allée centrale, avançant d’un pas rapide pour retourner chez lui et pouvoir arranger son visage. Il était resté très calme, enfin aussi calme qu’il le pouvait, en quittant le lieu et comme si « d’adieux » à basil il lui fit un signe obscène et avait disparu derrière une boutique de meuble ancien.
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Message(#) Sujet: Re: I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew EmptyLun 13 Sep 2010 - 22:23

    J'avais découvert Tarantino un peu par hasard, un soir où je m'étais retrouvé tout seul à la maison, ma mère ayant un rendez-vous galant. Je devais avoir une dizaine d'années et zappais encore et encore, cherchant ce que j'allais pouvoir me mettre sous la dent, et puis cette image était soudain apparue à l'écran. Un type tiré à quatre épingles avec sa chemise impeccable, une larme de rasoir à la main, tout sourire, avec cette musique sur laquelle il dansait. Le mélange m'avait intrigué, et le visage ensanglanté d'un autre type bâillonné avait achevé ma curiosité. Et d'un coup, là maintenant, sur le visage de Matthew se superposait celui de M. Blonde. Même sourire sadique, même suffisance, même envie de lui faire payer coup après coup le mal qu'il pouvait faire. Matthew était un enfoiré, au même titre que Blonde, et la vengeance n'en était que plus douce. Je venais de faire ce que j'aurai du faire des années auparavant. Pourquoi est-ce que je n'en avais pas eu le cran? J'avais peur? J'en savais rien... Quoi qu'il en soit, je l'avais laissé aller beaucoup trop loin, et là c'était ma façon de lui faire comprendre qu'il ne pouvait pas jouer avec moi impunément, comme si j'étais sa jolie petite poupée. Et qu'il se le tienne pour dit: là c'était les lèvres, la prochaine fois ça serait ailleurs, et pas moins douloureux. Je n'étais pas sadique, mais l'avoir en face de moins réveillait des pulsions dont j'ignorais tout jusqu'alors. Vieux thèmes de Tarantino tout ça, fallait croire que me voir en boucle tous ses films m'avait donné des idées: après tout, la vengeance est un plat qui se mange froid comme le dit un vieux proverbe...
    Ma main me lançait, comme s'il y avait de l'électricité à l'intérieur, et c'était une sensation que je n'avais pas éprouvée depuis bien longtemps. Ce n'était pas très agréable, je devais bien le reconnaitre, mais pas franchement déplaisant. Et puis, vu sa cause, je ne pouvais que lui trouvais de bons côtés. Si j'avais mal, alors Matthew devait souffrir le martyr. Je le lui souhaitais d'ailleurs. Le coup l'avait fait reculer, il avait l'air surpris et ça ne me faisait que plus plaisir. Il leva alors une main jusqu'à sa lèvre supérieure qui commençait à enfler, en éloignant presque aussitôt les doigts. Hou, ça lançait tant que ça? De mieux en mieux... Puis il recula d'un autre pas. Un sentiment de victoire s'empara de moi, et ce que c'était bon! Et depuis le sac, j'entendais presque les applaudissements de petits lapins, à croire que la satisfaction que l'éprouvais me faisait délirer. Et Matthew redressa la tête, me toisant de toute sa hauteur. Il croyait que j'allais avoir peur? Lane… Je me vengerai et tu retrouveras ta position de chienne pour te faire pardonner. Tu vas en baver quand je m’occuperais vraiment de toi. Mais tu as de la chance, je te laisse du répit pendant que mes deux prochaines victimes n’auront pas rejoint mon lit. Je te donne ma première victime, Dakota Wayhne, mon voisin. Essaies de prévenir que je suis là uniquement pour le sauter, joue avec moi et peut être que je te laisserais tranquille. Et ses menaces proférées il me tourna le dos, s'éloignant dans la rue après une dernière manifestation des ses bonnes manière de gentleman, un geste obscène puisqu'il semblait ne savoir faire que ça. On se serait cru dans un mauvais film d'espionnage, avec son petit chantage. Le pire c'était qu'il devait se croire malin, alors qu'il était seulement pathétique. Un type désespéré qui finirait seul pour avoir foutu en l'air les seules occasions importantes de sa vie. Je l'aurai presque plaint si je ne le détestais pas autant. Et c'était quoi cette histoire de victimes? Il voulait se faire Dakota? Le problème, là, c'était que je ne savais pas s'il m'avait prévenu en sachant que Dakota était l'un de mes plus proches amis ou juste comme ça, et c'était frustrant. Flippant aussi. Bon, j'allais devoir penser à ce que j'allais faire de cette information, mais pour l'instant je devais rentrer. Parfaite m'attendais, et là j'avais sérieusement besoin de me retrouver avec elle. C'était égoïste, mais je sentais qu'il me fallait le contact de sa peau, de ses lèvres, et puis retrouver son ventre si joliment rond. Je fis alors un pas en avant mais j'avais les jambes qui tremblaient. Évidement. J'avais fait le fort devant Matthew, mais une partie de ce que j'avais dit ou fait n'était que du cinéma. Je ne voulais pas lui montrer que j'avais peur, mais quelque chose en moi était mort de trouille et ressentait exactement la même chose que ce fameux soir. Je restai stoppé quelques instants pour me calmer, appuyé contre le mur derrière moi. J'essayais de respirer calmement, de faire le vide, mais ça ne venait pas aussi vite que je le voulais. Et puis, après quelques minutes à rester immobile, je me sentis prêt et repris la route après un dernier regard derrière moi. Je l'avais vu s'éloigner, je l'avais vu partir, mais je voulais être sûr. Et l'écho de ses menaces planait encore au dessus de moi, l'écho d'un souvenir lointain et révolu. Je ne voulais plus avoir peur, mais mes angoisses les plus anciennes revenaient toujours d'elles-mêmes.

      FLASH FORWARD

      Une dernière bouffée d'air et il passa la porte après s'être assuré qu'il n'avait pas été suivi; précaution probablement inutile mais qu'il avait préféré prendre. En l'entendant, Parfaite se retourna, le visage dépassant à peine du sommet du canapé.
      - T'es as mis du temps! Y'avait pas le modèle qu'on voulait?
      Il lui tournait le dos, posant sac et clés sur la table basse à coté de l'entrée, puis se dirigea silencieusement vers le canapé, l'air préoccupé, et s'assit à côté d'elle: évidemment, elle ne pouvait désormais que remarquer que quelque chose n'allait pas.
      - Basil? Qu'est-ce qui se passe?
      Elle avait attrapé l'une de ses mains dans les siennes et la serrait. Elle n'aimait pas le voix soucieux, et là... Il soupira avant de prendre la parole, un peu incertain dans sa façon d'enchainer les mots.
      - J'ai croisé quelqu'un que je connaissais, de Londres...
      - Pas un ami?
      - Non, plutôt le contraire. Il était très proche de Linwood, et disons qu'il a cru que ça lui donnait tous les droits. Et il a pas apprécié quand il a compris que c'était pas le cas...
      Elle secoua la tête.
      - Mais c'est de l'histoire ancienne tout ça, il a du passer à autre chose.
      Il eut un petit rire qui ressemblait plus à un hoquet qu'à autre chose, si ce n'est un semblant avorté de rictus.
      - Oh non, c'est pas son genre ça! Je suis pas resté longtemps mais ça a suffit pour que je comprenne qu'il l'avait pas encore digéré!
      Il parlait avec urgence, et elle avait un peu de mal à suivre, surtout qu'une bonne partie des données du problème londonien lui manquait. Elle se pencha alors vers lui, passant un bras autour de son cou pour tenter de l'apaiser.
      - Basil... On arrive à gérer avec mon père, on peut y arriver avec ce type aussi...
      Il se redressa brusquement, ce qui la surprit, et il l'attrapa par les épaules.
      - Promets moi! Promets-moi que si un certain Matthew XXX prend contact avec toi tu répondras pas, que tu lui diras que tu n'es pas celle qu'il cherche!
      Il la regardait droit dans les yeux, fébriles.
      - Basil, tu me fais peur...
      Il resta quelques seconds sans bouger puis regarda autour de lui, comme s'il était en train de réaliser ce qu'il faisait. Il la lâcha puis baissa la tête.
      - Je suis désolé... Je devrai pas t'inquiéter avec ça et c'est ce que je suis en train de faire.
      Il caressa alors la joue de sa femme avec tendresse et elle ferma les yeux.
      - C'est pas grave...
      - Si. Si, c'est grave. Écoute, ce type est une ordure de premier choix, mais je le laisserai pas nous gâcher la vie. Il vaut mieux que tu sois au courant, au cas où il se pointerait, mais ne t'inquiète pas inutilement d'accord? J'ai un peu tendance à exagérer, tu le sais...
      - Je sais...
      Et comme elle souriait il fit de même, puis se pencha pour l'embrasser. Il ne devait pas se laisser déstabiliser ou faire ce plaisir à Matthew de le laisser penser qu'il lui faisait peur, et c'était ce qu'elle lui avait rappelé. Et elle commençait à faire aller et venir ses mains sur le dos de son mari qui se calmait progressivement, trouvant une forme de réconfort qui était la bienvenue.

      FIN DU FLASH FORWARD
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Message(#) Sujet: Re: I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew I've been beat up, I've been thrown up, but I'm not down | Matthew EmptyLun 13 Sep 2010 - 22:23

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