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 Seeds of faith

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Seeds of faith Vide
Message(#) Sujet: Seeds of faith Seeds of faith EmptyDim 27 Juin 2010 - 19:21

Seeds of faith Eux10
seeds of faith
« Rien n'est meilleur à l'âme que de faire une âme moins triste. »



Vendredi 24 juin 2011
Inde ~ Bord du Gange


Le regard posé sur une fleur de lotus voguant au rythme du Gange, le jeune homme écoutait attentivement les derniers conseils de Baba, le chef spirituel de cette communauté en qui il avait une totale confiance. Cela faisait près d’un mois que le jeune Romain Parker n’était plus. Il avait disparu la nuit où lors d’une célébration au clair de lune, Baba l’avait libéré de ses chaînes pour l’aider à renaître. Désormais, son nom était Sohan et celui-ci voulait dire « beau » en sanskrit… car plus qu’une autre, son âme était réellement belle. En un mois de temps, le jeune docteur en biologie marine d’autre fois avait terriblement changé. Il avait abandonné ses vêtements de jeunes occidentaux pour la tenue locale, et accepté de renoncer à tous ses biens matériels, première étape pour atteindre la Rédemption et la Félicité de son âme.

« Et s’il refuse ? » demanda avec inquiétude Sohan en reportant son attention sur le vieil indien assit à ses côtés sur l’une des ghâts bordant le Gange. « Et s’il refuse de m’écouter ? »
« C’est qu’il ne t’aime pas, Sohan. »
Sohan ressentit une petite douleur au cœur à cette idée.
« Il n’est pas très ouvert à ce niveau-là. Ce n’est pas le genre d’homme à écouter son âme. »
« Tout le monde est ouvert. » assura Baba. « Il suffit de trouver la bonne clé pour décadenasser le verrou des préjugés. La déesse est également en lui. » Il posa une main sur le cœur de Romain. « Aide-le à la trouver dans son cœur. Tu es sa clé. Ne t’inquiète pas. Tout ira bien. »
« J’ai peur de l’avoir perdu. »
« Si c’est réellement ton âme sœur. Tu trouveras le moyen de le ramener parmi nous. »
Lundi 27 juin 2011
Miami ~ Bureaux sénatoriaux


Le cœur de Sohan battait à tout rompre dans sa poitrine à mesure qu’il s’approchait de l’accueil. Dans quelques minutes et cela avec un peu de chance, il serait face à l’homme qu’il aimait. Même s’il avait quitté ce dernier assez brutalement un mois auparavant, son affection et son amour pour lui n’avaient jamais cessés. Au contraire, cette soudaine séparation et cet éloignement lui avaient fait prendre conscience qu’il tenait bien plus à Gabriel qu’à n’importe quel autre homme sur terre. Le sénateur avait ce petit plus que les autres n’avaient pas. Et en sa compagnie, Sohan en oubliait beaucoup de chose… jusqu’à la douleur qui meurtrissait son âme de jour en jour. Ce fut donc pour voir Gabriel qu’il se présentait aujourd’hui à l’accueil, dans l’espoir d’obtenir l’autorisation de le rencontrer. Avec lui, Sohan avait emporté un dossier qu’il aurait dû rendre il y a déjà plusieurs semaines, histoire d’avoir simplement une raison officielle si par malheur, on lui en réclamait une.

« Monsieur Parker-Walsh ! » s’exclama avec joie Jody, une employée chargée de l’accueil dont la gaieté n’avait d’égale que ses rondeurs. « Vous êtes de retour ? Où étiez-vous passé ? »
Sohan s’arrêta devant le comptoir et il montra le fascicule qu’il tenait entre les mains.
« En Inde. Projet important. » mentit-il. « Serait-il possible de voir monsieur le sénateur ? »
Amusée, Jody se mit à glousser tout en hochant la tête.
« J’aurais pu le parier, ça ! Nouveau look ? » Elle s’empara du combiné et commença à composer le numéro du bureau de Billy. « J’appelle pour voir s’il est libre. »
« Merci. Disons que je m’adapte à la tenue locale. »

Et pour s’adapter, Sohan s’était très bien adapté. Il avait abandonné ses jeans et ses baskets pour un sarouel beigne plutôt moderne et des tongs. Une chemise blanche rendait sa tenue plutôt élégante et décontractée. Sur sa peau, de nombreux tatouages au henné, principalement au niveau des mains, des pieds et des avant-bras, avaient été peints dans l’unique but de décorer le véhicule de son âme. La pratique du mehndis était un art qui le détendait beaucoup à l’ashram. Enfin, un point rouge que l’on nommait tilak et qui servait à porter chance, ornait le centre de son front dans une symétrie parfaite. En Inde, Sohan n’était ordinairement pas si bien vêtu, mais aujourd’hui, ce n’était pas un jour comme les autres. Il venait tout de même de quitter le bureau du notaire qui avait finalisé la vente de sa maison, et il se rendait à cet instant même devant l’homme de sa vie. Il ne pouvait décemment pas s’habiller de guenilles. Il était en Amérique et ici plus qu’ailleurs, il fallait inspirer confiance et bonne impression.

« Est-ce urgent ? » questionna Jody en attendant que quelqu’un lui réponde.
« Très. » assura Sohan.
« Ok. » Elle leva l’index, indiquant par ce fait que quelqu’un venait de décrocher. « Bonjour, bonjour ! Ici Jody de l’accueil. J’ai monsieur Romain Parker-Walsh qui désirerait voir monsieur le sénateur. C’est très très urgent. Excessivement urgent même ! Du genre 2012 à nos portes ! » Elle plaça la main sur le combiné et chuchota à l’attention de Sohan avec un petit sourire espiègle. « Il vaut mieux en faire des caisses si non, ils ne vous prennent jamais au sérieux là-haut. »

Durant quelques minutes, Jody discuta avec son interlocuteur téléphonique, puis elle raccrocha, autorisant dans un même élan Sohan à monter à l’étage sénatorial. Le jeune homme la remercia, puis il prit l’un des ascenseurs. Le voyage ne lui avait jamais paru aussi long. Sohan était stressé. Il serrait dans une main le dossier qu’il comptait tendre à Gabriel, et dans l’autre la sangle de son sac en bandoulière qui pendait le long de sa cuisse. Lorsque les portes s’ouvrirent et qu’il marcha le long du couloir, il eut la désagréable impression de ne pas être le bienvenu. Les employés ici présent le dévisageaient, comme s’ils avaient tous eu vent de son aventure étouffée dans l’œuf avec le sénateur. Ce n’était qu’une fausse impression, mais elle était bien là quand même et elle lui retournait peu à peu l’estomac.

Un coup fut alors frappé à la porte du bureau du maître des lieux. Une invitation à entrer arriva quelques secondes après. Malgré son anxiété et sa crainte de se disputer avec Gabriel, Sohan tourna la poignée. Il n’était pas question de faire marche arrière. Il n’était plus question de fuir. L’heure était à la confrontation et aux explications. Lentement, il poussa donc la porte et il entra. Immédiatement, son regard fut happé par les yeux bleus glace du sénateur assit derrière son bureau. Le souffle de Sohan se coupa quelques secondes, le temps au temps de s’arrêter et de graver encore une fois à jamais dans sa mémoire le beau visage de son amant. Au pas de la porte, il dit alors afin de rompre le silence :

« Bonjour. » Il montra d’une manière hésitante le dossier qu’il tenait. « Je suis venu te rapporter ceci. Je devais te le rendre il y a un petit temps maintenant mais, j’ai… eus quelques petits imprévus. Il s’agit du dossier sur le mercure dans les Everglades. C’est le rapport que tu m’avais demandé à l'époque où... on sortait ensemble. » Il le déposa au coin du bureau, puis il fit quelques secondes de silence, silence qui mit fin tacitement à cette conversation pour enchaîner vers une autre bien plus importante : « J’espère qu’il n’est pas trop tard, Gabriel ? »

Le regard tendre qu’il venait de lui lancer et cette question posée d’un ton trop doux pour être professionnel, laissa planer volontairement le doute. Parlait-il du dossier ou simplement d’eux et de leur relation ?


Dernière édition par Romain S. Parker le Sam 17 Juil 2010 - 10:56, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: Seeds of faith Seeds of faith EmptyDim 27 Juin 2010 - 22:46

    « Qui ? » Gabriel avait très bien comprit la première fois. Seulement il avait besoin de quelques secondes supplémentaires pour apaiser l'émoi soudain déclenché à l'évocation de son nom.
    « Romain Parker-Walsh. » répéta Billy avant d'ajouter « Oui je sais, un revenant. »
    « Le motif de sa visite ? »
    « Je sais pas, il paraît juste que c'est urgent. »
    Le brun grogna quelque chose d'inaudible d'un air revêche. Qu'est ce qu'il pouvait bien y avoir d'urgent après avoir disparu quasiment un mois ? Un mois durant lequel il s'était passé et repassé le film de leur dernière rencontre afin de comprendre, si ce n'est la raison de son départ, celle de son indifférence plus venimeuse encore que la lame acérée d'une rupture fatidique. Mauvaise idée. Il n'en n'avait ressenti son absence qu'avec une plus grande acuité. Comme s'il ne sentait pas assez ridicule de souffrir autant du manque d'un homme qui se fichait éperdument de lui. D'un homme marié qui avait peut être retrouvé son mari d'ailleurs. Une question parmi toutes celle restées sans réponse. Une question à laquelle Gabriel s'était efforcé de ne plus chercher de réponse.

    « J'ai dis que tu le recevrais. » reprit Billy devant l'absence de réaction de son patron. Elle se mordilla la lèvre inférieure en avisant la paperasse dans laquelle il était manifestement plongé avant son irruption. « Ça t'ennuie pas j'espère ? Sinon je l'intercepte à mon bureau.»

    « Ça ne sera pas nécessaire. » Le sénateur la remercia d'un hochement de tête et passa les minutes qui suivirent seul, un peu plus calé dans son fauteuil de cuir, les mains croisées devant lui comme unique rempart à l'incendie qui allait de nouveau enflammer sa vie.

    Et enfin Romain parut. Un frisson aussi dérangeant qu'agréable parcouru l'échine de Gabriel sitôt qu'il redécouvrit la silhouette masculine plus séduisante encore que celle qu'il s'était si souvent remémorée. Puis il se perdit un instant dans les entrelacs des tatouages parant la peau doucement halée de son amant, avant d'être rappelé à l'ordre par le son de sa voix qui vint briser le silence.

    « Bonjour. Je suis venu te rapporter ceci. Je devais te le rendre il y a un petit temps maintenant mais, j’ai… eus quelques petits imprévus. Il s’agit du dossier sur le mercure dans les Everglades. C’est le rapport que tu m’avais demandé à l'époque où... on sortait ensemble. » Sortir ensemble, le mot était lâché. Oh il était loin d'être prêt à avoir cette conversation et il se serait tassé un peu plus dans son fauteuil si c'était possible. A quoi bon rouvrir une blessure qu'il s'était donné bien du mal – bien plus qu'il n'aurait pu l'imaginer – à panser ? « J’espère qu’il n’est pas trop tard, Gabriel ? »

    La poigne brûlante de la rancœur enserrait son estomac, mais il devait reconnaître qu'il ne voulait pas à en avoir à l'encontre du jeune homme incertain qui le regardait avec la paire d'yeux bruns les plus tendres et purs qu'il lui ait été donné de voir. Gabriel pouvait affronter les pires situations avec un calme insolent. Mais pas celle-ci. Pas Romain. Il du rassembler toute son énergie pour ne pas trahir en un regard la passion toujours présente malgré leur séparation.

    « Pas trop tard pour quoi ? Pour te rappeler que j'existe ? Pour me larguer pour de bon cette fois ?  » cracha t-il sèchement. L'orgueil et la rancune prenant peu à peu le pas sur sa faiblesse passagère. « Te donne pas cette peine. On est pas sortit ensembles, ya jamais rien eut entre nous. Tu m'as déjà prouvé ce que je valais à tes yeux. »

    Il se leva, les poings sur son bureau comme pour donner plus d'emphase au demi mensonge mêlé de résignation, qui mutilait une nouvelle fois ce cœur qu'il croyait avoir enfin cessé de battre pour Romain.

    « Tu peux reprendre ton rapport, j'ai appris à me passer de toi. » Les yeux dans les yeux, la voix assurée. Gabriel le congédiait.

    Pas explicitement car par un étrange miracle, il avait dit tout ça sans sans trop d'agressivité. Pourtant intérieurement il vivait un vrai dilemme de conscience. Le jeter dehors lui même ou affronter sa présence encore quelques secondes en quêtes d'explications ?

    Non, mieux valait opter pour la solution intermédiaire tant qu'il avait encore assez de raison pour le laisser partir une seconde fois.
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Message(#) Sujet: Re: Seeds of faith Seeds of faith EmptyLun 28 Juin 2010 - 15:57

Sans broncher (et pourtant ce n’était pas l’envie qui lui en manquait), Sohan affronta les reproches et les yeux de glace du sénateur. Même si ce qu’il lui sortait là était aussi désagréable que le regard froid qu’il posait sûr lui, le jeune homme ne se décomposa pas. Il comprenait que Gabriel ait toutes les raisons du monde de déverser sur lui sa colère et son mépris. C’était quelque chose de compréhensible. A quelle autre réaction s’attendait-il de toute façon ? Gabriel était orgueilleux, et se faire planter-là, sans aucune explication devait lui avoir laissé un goût amer en travers de la gorge. Sohan accepta donc les propos que son amant lui tenait, même si ceux-ci faisaient mal à entendre. Gabriel reniait le lien qui les avait unis durant un mois. Et pourtant, celui-ci avait bel et bien existé. Ils étaient bien sortis ensembles. Et plus qu’avec un autre, Sohan avait éprouvé un plaisir immense à flirter.

« Tu peux reprendre ton rapport, j'ai appris à me passer de toi. »

Encore un coup violent au cœur sous lequel Sohan tenta de ne pas s’effondrer. Il se mordit l’intérieur de la joue pour réprimer une forte envie de pleurer. Ses yeux s’étaient en un éclair gorgés de larmes qui menacèrent de rouler le long de ses joues. Même s’il savait que cette confrontation ne serait pas de tout repos, Sohan ne s’attendait pas à ce que les propos tenus par le sénateur soient aussi tranchants et acerbes. Heureusement, le jeune homme garda son calme. Il inspira profondément puis avec toute la sincérité du monde, il lui répondit simplement :

« Pas moi. »

Et c’était la vérité. Son séjour en Inde lui avait fait prendre conscience combien Gabriel était important pour lui. Il n’était peut-être pas le meilleur des hommes avec qui il pourrait construire une relation stable et durable, mais c’était l’homme qui faisait battre son cœur. En sa présence, Sohan oubliait tout.

« Je sais que tu as toutes les raisons du monde de m’en vouloir, mais laisses-moi au moins une chance de m’expliquer. » demanda Sohan en s’approchant du bureau sans quitter des yeux ceux du sénateur. « Mon départ, ce n’était pas contre toi. Ni contre nous. Je n’ai pas fait ça pour te faire souffrir ou te punir de quoique ce soit. J’avais simplement besoin de partir et de m’éloigner de tout. De quitter ma vie. »

Comment lui expliquer, à lui qui était si réfractaire à tout ça, le tourment dans lequel était son âme avant son départ ? Tout s’effondrait autour de lui. Il n’avait pas d’autre choix que de partir et d’embrasser une fois pour toute la déesse, celle qui lui ouvrirait la voie vers le Salut de son âme... ce Salut tant espéré.

« Tu n’as pas idée Gabriel de l’enfer qu’était ma vie avant mon départ ! » continua-t-il doucement alors qu’il laissait ses bras tomber le long de son corps. « Toi tu n’as vu que le bon côté de Romain. Le gars mignon et sympa au lit avec qui t’aimait passer du temps entre deux dossiers. Mais je n’étais pas que ça, hélas. J’étais perdu à l’époque et j’allais être damné si je ne faisais rien. » Il secoua la tête et sa voix s’éleva un peu plus fortement pour donner de l’importance à ses propos. « Alors, oui je suis parti. En Inde. Du jour au lendemain j’ai tiré un trait sur mes putains de tourments ! J’ai abandonné ma famille, mes amis, mon travail. J’ai tout renié ! Tout ! Absolument tout ! » Une brève seconde de silence. « Sauf toi au final. Et si je suis ici, c’est parce que j’ai besoin de toi dans ma vie. Je m’en suis rendu compte là-bas. J’ai pris conscience que finalement, tu n’étais pas qu’un type sympa avec qui j’aimais coucher. Tu es bien plus que ça, Gabriel. Tu es l’homme avec qui j’ai envie d’être. »

D’un air désolé et accompagné d’un soupir las, Sohan se passa une main dans les cheveux. Il pencha légèrement la tête en arrière pour ravaler ses larmes qui menacèrent encore et toujours de tomber, puis il ajouta en le regardant à nouveau, de l’autre côté du bureau :

« Je sais que je t’ai contrarié mais crois-moi, il fallait que je m’en aille ou je t’aurais fait souffrir. »


Dernière édition par Romain S. Parker le Sam 17 Juil 2010 - 10:58, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: Seeds of faith Seeds of faith EmptyMer 30 Juin 2010 - 22:49

    « Pas moi. » répondit simplement Romain à sa dernière attaque, les yeux baignés de larmes contenues. Immédiatement Gabriel dut réprimer l'envie brûlante de bondir à ses côtés, de le toucher, de le serrer contre lui.

    Il se contenta de décoller ses poings du bureau en se redressant avec raideur. Il suffisait qu'il pose le regard sur Romain, respire son parfum ou entende le son de sa voix pour voir sa résolution vaciller dangereusement. Le jeune homme avait le don d'éveiller tous les instincts protecteurs du brun avec juste une phrase ou un regard. Exactement comme celle, désarmante, qu'il venait de lui adresser. Et si Gabriel détestait cette forme d'emprise qu'il exerçait sur lui, il mourrait encore plus d'envie de se laisser bercer par la douceur de ses mots.

    « Je sais que tu as toutes les raisons du monde de m’en vouloir, mais laisses-moi au moins une chance de m’expliquer. » D'un signe de tête presque imperceptible, il l'invita à poursuivre tout en reprenant place dans son fauteuil de cuir noir. « Tu n’as pas idée Gabriel de l’enfer qu’était ma vie avant mon départ ! Toi tu n’as vu que le bon côté de Romain. Le gars mignon et sympa au lit avec qui t’aimait passer du temps entre deux dossiers. Mais je n’étais pas que ça, hélas. J’étais perdu à l’époque et j’allais être damné si je ne faisais rien. » L'intéressé fixa intensément Romain sans comprendre de quoi il parlait. Il se souvenait bien avoir apprit que son mari était un homme violent qui avait disparu en mer, mais leur relation avait été la preuve qu'il était loin de vivre ça comme l'enfer auquel il faisait actuellement référence. Il écouta malgré tout le reste de ses explications en silence.

    « Et si je suis ici, c’est parce que j’ai besoin de toi dans ma vie. Je m’en suis rendu compte là-bas. J’ai pris conscience que finalement, tu n’étais pas qu’un type sympa avec qui j’aimais coucher. Tu es bien plus que ça, Gabriel. Tu es l’homme avec qui j’ai envie d’être. » Le cœur de Gabriel manqua alors un battement. Mordu par un frisson si violent et profond qu'il aurait pu se demander si sa maladie cardiaque n'en était pas l'origine. « Je sais que je t’ai contrarié mais crois-moi, il fallait que je m’en aille ou je t’aurais fait souffrir. »

    Un instant désarçonné par les précédents propos de Romain, il prit quelques minutes pour assimiler sa dernière phrase et y formuler une réponse. « C'est ton absence qui m'a fait souffrir. » corrigea t-il finalement non sans une certaine dose d'ironie.

    « Je sais que tous les deux, on s'est mutuellement tenus à l'écart de nos problèmes personnels. Mais quoiqu'il te soit arrivé, pourquoi tu ne m'en as pas parlé ? T'es juste parti. » Nouveau reproche, teinté d'incompréhension. « Franchement Romain, est ce que tu te rend compte que t'es en train de me dire que t'es parti en Inde pour échapper à la damnation ? » Il l'observait à présent, comme s'il lui était poussé une deuxième tête. Puis incapable de rester assit plus longtemps, il fit quelques pas en direction de l'imposante baie vitrée par laquelle Basil Lane l'avait un jour photographié et se passa une main sur le visage pour rassembler ses idées. Il pouvait accepter le besoin de se retrouver. Et ce malgré les explications de Romain plus que nébuleuses sur la raison exacte de son départ.

    « Tu as quitté ta vie, dont je faisais parti au passage. » Renchérit-il sur un ton plus modéré. « Et là, tu reviens en prétendant tenir à moi parce que par un foutu miracle, une fois là bas tu t'es rendu compte que je te manquais ? » Il secoua la tête avec impuissance, comme s'il refusait d'y croire.

    « Moi je n'ai pas attendu d'être à l'autre bout du monde pour savoir que je tenais à toi. » confessa Gabriel dans un soupir déçu, alors que sa colère s'émoussait. Ses yeux azurés fixement rivés au dehors trahissant sa réticence à faire un tel aveu. Le sénateur laissa un court silence lui répondre tout en nouant pensivement ses mains dans dos, avant qu'une nouvelle fois, il ne pose un regard circonspect sur Romain. « Qu'est ce que tu attends de moi, Romain ? On s'embrasse, on oublie et on reprend là où on s'était arrêté ? »
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Message(#) Sujet: Re: Seeds of faith Seeds of faith EmptyJeu 1 Juil 2010 - 11:51

Une nouvelle fois, Sohan tenta de ne pas trop réagir face aux propos tenus par Gabriel. Son amant avait besoin de s’exprimer alors il le laissait faire, même si cela était fort désagréable de le savoir si peu enclin au pardon. Mais qu’importe. Celui-ci viendrait bien un jour ou l’autre. Il ne pouvait en être autrement de toute façon. Sohan était confiant. Il croyait en la force de leur amour. Devant la Déesse, ils étaient des âmes sœurs. A jamais et pour toujours, leurs âmes étaient destinées l’une à l’autre. C’était une conviction profonde qu’il partageait avec les disciples de l’Ashram. Si Gabriel devait passer par la phase du déni ou de la colère pour accepter qu’ils ne fassent en réalité qu’un, Sohan autorisait son amant à le blesser de ses mots acerbes. Baba lui avait enseigné un jour que parfois, il valait mieux vider entièrement une cruche de son eau croupie avant d’aller en puiser de la neuve à la rivière. S’il voulait repartir sur de bonne base avec Gabriel, Sohan devait lui laisser l’occasion d’exprimer ce qu’il avait sur le cœur, et ce même s’il aurait tant aimé que cela se passe autrement, et que tout soit plus facile entre eux.

Partir du jour au lendemain, et sans prévenir, avait été une erreur. Mais c’était une erreur que Sohan referait volontiers car sans elle, jamais il n’aurait ouvert son esprit et son cœur au pouvoir de la Déesse. Il serait encore aujourd’hui dans le brouillard, perdu, à jamais errant dans les limbes sans fond de son âme tourmentée. Il fallait parfois tout abandonner pour réaliser ce qui était le plus important à ses yeux. Et il n’y avait pas être plus chérissable pour Sohan que Gabriel McAllister. C’était le pouvoir de l’Amour véritable que Sohan désirait offrir à Gabriel aujourd’hui. Il était de son devoir d’âme sœur de sauver l’âme de l’homme qu’il aimait. Gabriel devait à son tour le suivre là-bas.

« Ça te parait si invraisemblable que cela que je puisse croire sincèrement que je possède une âme et qu’après tout ce que j’ai subi et vécu, je m’inquiète pour elle ? » demanda calmement et d’une voix douce le jeune homme. « Tu es trop cartésien, Gabriel. Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas une chose que cette chose n’existe pas. »

Sohan contourna le bureau pour s’approcher de son amant, ne s’arrêtant qu’une fois proche de lui, face à la baie vitrée. Ses yeux noisette se plongèrent alors avec conviction dans l’océan bleu des prunelles de Gabriel. Il aurait tant voulu lui faire partager ce qu’il ressentait pour la déesse qui avait sauvée son âme de la damnation éternelle. Mais pour cela le sénateur devait accepter de lâcher prise et de déposer devant eux les armes.

« Essaie d’oublier pour un instant tout ce que tu sais et tout ce que tu crois savoir, et écoute-moi sans me juger, s’il te plait. » Son corps se rapprocha du sien, si bien qu’il pouvait sentir le parfum du beau brun. « En Inde, j’ai découvert un grand pouvoir. Celui de l’Amour. Le vrai. L’unique Gabriel. Le véritable Amour. Il faut le vivre pour le comprendre. Mais je t’assure qu’il existe et si tu me laissais une chance, je te montrerais la voie à suivre pour l’atteindre à ton tour. Car quoique tu puisses en dire ou quoique tu puisses prétendre, tu en as cruellement besoin. »

Le visage de Sohan était éblouissant, comme à chaque fois qu’il parlait de ce qu’il avait découvert en Inde. Ses larmes s’étaient tarirent et elles avaient laissées la place à un regard éclatant, quasi merveilleux. Son sourire était franc, tout comme son être qui dégoulinait d’une conviction profonde. Nul doute qu’il croyait sincèrement aux enseignements de Baba, le chef spirituel de sa nouvelle communauté et l’Avatar de la Déesse sur terre.

« Si je suis ici, c’est pour t’offrir une autre vie, mon amour. Loin de tout tes tourments et de toutes ces responsabilités qui te pèsent. » Il ne put réprimer plus longtemps son besoin viscérale de le touche. Alors il osa lui caresser la barbe, prenant un plaisir immense à sentir sous ses doigts le piquant de celle-ci. « Tu ne me feras pas croire que la vie que tu vis pour l’instant te satisfait réellement. Elle t’accable de jour en jour et souille ton âme à outrance. Elle te fatigue. Et c’est pour fuir cette maudite vie semée d’embûches que tu venais te réfugier dans mes bras le plus souvent possible. Pour oublier que ton âme se perd. » Il lui accorda un regard désolé. « Encore combien de temps vas tu rester-là sans rien faire, alors que tu avances vers la damnation ? Tu es en perdition Gabriel. Et il faut que tu réagisses. »

Avec soin, Sohan sortit de son sac en bandoulière un coquillage. Il était de nacre légèrement doré et gros comme un poing. Il représentait énormément de chose pour Sohan qui les collectionnait depuis l’enfance. Ce coquillage était son préféré, et le destin avait voulu que ce soit Gabriel lui-même qui vingt ans plutôt, le lui offrit l’été de ses cinq ans.

« Tu peux me traiter de fou ou d’illuminer si ça te chante, mais tu ne peux nier qu’il y a dans cet univers des choses qui nous dépasse. Un jour, tu m’as offert ce coquillage. » Il le lui tendit. « Nous n’étions que des enfants à l’époque. Je ne peux pas croire que ce que nous vivons aujourd’hui ce n’est que le fruit du hasard. Pas vingt ans plus tard. Nous étions destinés à nous retrouver et à nous aimer. Et c’est chose faite aujourd’hui. Alors c’est vrai, je t’ai fait du mal en m’en allant et j’en suis sincèrement désolé, mais je suis là maintenant. Ne laisse pas ton ego briser le lien qui nous unis. Je te promet que je peux t’expliquer le besoin que j’ai ressentis de m’en aller. »

Son regard s’adoucit et son corps se rapprocha encore un peu plus du sien, si bien que maintenant leurs souffles pouvaient danser l’un avec l’autre. Il murmura alors, comme une prière :

« Pardonne-moi. »


Dernière édition par Romain S. Parker le Sam 17 Juil 2010 - 10:59, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Seeds of faith Seeds of faith EmptyMer 7 Juil 2010 - 17:44

    « Pardonne moi »

    Romain était trop proche de lui. Beaucoup trop proche. Gabriel sentait sa détermination se noyer dans le souffle chaud de son amant se métissant au sien. Il prit cependant délicatement le visage du jeune homme entre ses mains et déposa son front contre le sien.

    « Je te pardonne. » murmura t-il tendrement tout contre ses lèvres, après quelques secondes de flottement.

    Puis il ferma les yeux un instant, se laissant envouter par son parfum familier teinté de notes orientales. Il le désirait avec tant de ferveur que réprimer le frisson qui parcourait son corps à cet infime contact en était presque douloureux.

    « Je te pardonne d'avoir brisé le lien qui nous unissait et je ne t'en garderai pas rancune. » Il y avait dans la voix de Gabriel un mélange d'amertume et de souffrance contenue alors qu'il se détachait doucement de Romain, les lèvres serrées.

    Ce n'était pas son ego le coupable, ni sa rancune, ni sa fierté. Ce n'était pas lui qui était parti, ce n'était pas lui qui avait tout gâché et ce n'était pas à lui de prendre sur lui pour reconstruire...reconstruire quoi ? Il chassa la petite voix qui lui rappelait la connexion si vive qu'il avait ressentit avec Romain, comme avec nul autre. Ce dernier avait marqué un point en disant que Gabriel trouvait refuge dans ses bras mais ce n'était pas seulement ça. Il s'était découvert au fil des jours, avide d'en découvrir plus sur son amant mais il n'avait jamais osé. Parce qu'il était le meilleur ami de Maât, qu'il était marié, que lui était sénateur et que leur relation avait été trop intense, trop pleinement satisfaisante et que pour rien au monde il n'aurait altéré l'étincelle unique qui brûlait fiévreusement entre eux. Pourtant ils l'avaient perdue. Et pour cela, même si Gabriel pouvait pardonner à Romain, il n'en n'avait pas moins ravivé une douleur difficilement endormie.

    Il émit un léger soupir lassé et baissa finalement les yeux sur le coquillage offert, se refusant à le prendre comme si le faire revenait à, comment avait-il dit ? Ah oui, se faire offrir une autre vie loin de ses tourments. Le sénateur ne savait pas s'il devait être touché ou s'inquiéter d'une telle proposition. Mais il y avait dans la ferveur de son discours, quelque chose d'attirant et de repoussant. D'amoureusement immodéré et de malsain à la fois.

    « Je n'ai pas besoin d'être sauvé, Romain. Ni que tu me montres le prétendu véritable amour. Au cas où tu n'aurais pas encore compris, c'est de toi ici, à Miami, dont j'avais besoin. » siffla Gabriel avec humeur pour couper court à tout débat spirituel, qui dans son état ne ferait qu'attiser sa colère. Colère jusqu'ici parfaitement justifiée, mais qu'il enfouissait avec brio. Puis il prit une profonde inspiration, se forçant au calme et riva un regard orageux dans les iris passionnées de Romain. Sa patience s'affinait dangereusement et il s'en fallait de peu, oh de si peu pour que leurs retrouvailles ne virent au pugilat. Il ne voulait plus entendre parler de destinée et encore moins lutter contre le flot de sentiments contradictoires qui assaillaient son cœur et sa raison. Alors il reprit la parole, impavide, braqué mais sans animosité. « Maintenant, à moins qu'on oublie tes délires de hippie sur mon âme en perdition et qu'on se concentre sur une raison un peu moins douteuse d'être venu me débusquer dans mon bureau après un mois passé au vert, j'aimerais autant qu'on arrête de rendre les choses plus difficiles. Soit tu m'expliques pourquoi tu es parti et ce que tu compte faire maintenant que tu es de retour, soit tu t'en vas. »
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Message(#) Sujet: Re: Seeds of faith Seeds of faith EmptyJeu 8 Juil 2010 - 5:08

Le contact du front et des mains de Gabriel embrasa les sens et le corps de Sohan. Le jeune homme faillit perdre pied et le fil de ses idées. Qu’il était bon de le retrouver et de s’enivrer de l’odeur suave et masculine que dégageaient sa peau et son souffle chaud. Sohan aurait tant voulu pouvoir embrasser et serrer contre lui son amant, mais il savait qu’il n’en avait plus le droit pour l’instant. Gabriel avait beau lui pardonner d’avoir rompu le lien qui les unissait jadis, Sohan n’était pas dupe. Il connaissait suffisamment bien son amant pour déceler à travers ses mots et le timbre de sa voix, ainsi qu’à travers son regard, toute la colère et la déception qu’il tentait au mieux de dissimuler. Le beau sénateur avait toutes les raisons du monde de lui en vouloir. Sohan ne pouvait le blâmer de tenter à son tour de le blesser, et ce même inconsciemment.

La main serrée autour du coquillage que Gabriel avait refusé de saisir, Sohan faisait face au sénateur. Il tentait de sauver les apparences et de dissimuler la peine qui tiraillait son âme. Il n’aimait pas le savoir si réfractaire à ses convictions. L’utilisation du passé pour parler de leur relation lui avait fait également mal, mais Sohan se raisonna. Il ne fallait pas qu’il craque. Il devait rester fort et garder ses idées claires. Ne pas s’emporter et céder à la facilité de la colère, c’était-là la clé de la réussite.

D’un pas incertain, le jeune homme s’éloigna donc, non pas parce qu’il s’était résigné à l’idée que Gabriel puisse un jour le comprendre, mais plutôt pour laisser à ce dernier le loisir de récupérer son espace vital. Il était inutile de l’oppresser davantage.

« D’abord, appelles-moi Sohan, s’il te plait. » demanda-t-il très doucement une fois que son amant lui ait réclamé des explications sur son départ, explications qu’il allait hélas devoir attendre quelques instants supplémentaires. « Parce que c’est mon nom maintenant. » Il posa son regard noisette dans l’océan bleu azur des yeux du beau brun. « Je ne suis pas revenu Gabriel. Je m’en vais pour de bon. J’ai vendu ce matin ma maison, mes meubles, mes vêtements et j’ai quitté définitivement mon travail. Je ne possède plus rien, a part ce que tu vois-là. » Il écarta les bras pour se montrer lui-même et le sac en bandoulière qu’il portait. « Je quitte cette vie. Mais je ne pouvais pas la quitter sans te demander de venir avec moi. »

Gabriel voulait la vérité sur son retour ? Il voulait savoir pourquoi il était ici, là devant lui ? Il le savait maintenant. Romain était mort en Inde, et de ces cendres avait renaît Sohan, un jeune homme plein d’espoir. Un jeune homme qui désirait marcher dans la lumière de la Déesse en compagnie de son âme sœur. C’était pour ramener celle-ci avec lui en Inde qu’il était revenu. Il espérait sincèrement que ses mots toucheraient suffisamment Gabriel pour le convaincre de le suivre vers une vie qu’il estimait arbitrairement bien plus saine tant pour leurs corps mais également pour leurs âmes destinées l’une à l’autre.

« Il m’est arrivé une chose extraordinaire. Je veux partager cela avec toi. » Un doux sourire illumina le visage du jeune homme alors qu’il déposait sur le bureau le coquillage. Sohan débordait d’un bonheur qui semblait irradier son être. « C’est tellement fort. C’est tellement doux, si tu savais. C’est très difficile à expliquer. Il faut vraiment que tu te rendes compte par toi-même. Quand il te regarde, tout à coup en un instant, toutes tes prétentions et tes peurs s’évanouissent. En un éclair, comme ça, tout devient évident. Tu sais ce que tu dois faire de ta vie. Tu comprends que l’on peut vraiment faire le bien. Être dans la Vérité. Et être heureux. » A l’aide de quelques enjambées, il contourna le bureau pour pénétrer à nouveau l’espace vital de Gabriel et revenir à sa place initiale, son visage si proche de celui du sénateur que leurs nez s’effleurèrent et que leurs souffles ne firent plus qu’un. « Qu’est-ce que ça te ferait si je parvenais à la sérénité ? » murmura-t-il comme un secret. « Si j’arrivais à pardonner le mal qu’ils m’ont fait et le mal que j’ai fais en retour ? »

Du bout des doigts qu’il posa sur les lèvres de Gabriel, Sohan empêcha celui-ci de répondre. En fait, il n’avait pas envie de le savoir. C’était à lui de parler et de s’expliquer de toute manière. C’était à lui de faire l’effort de guider Gabriel à travers le brouillard qui les entourait et d'enfin répondre à ses questions. Il dit finalement dans un souffle triste, alors que ses yeux se remplissaient de larmes à chacun de ses mots et que son visage passa de la joie exaltée à la peine profonde et sincère :

« Ma vie ne me convenait plus, Gabriel. J’ai passé six ans à être l’esclave et le punching-ball d’un homme qui ne m’aimait pas et ne me respectait pas. Je me suis détruit à ses côtés. » Il posa une main sur le torse de son amant. « J’ai bien le droit, non ? J’ai bien le droit de croire que je mérite mieux, n’est-ce pas ? La vie qui m’attend en Inde est mieux que celle que j’ai ici. Crois-moi, je t’en prie, tu serais beaucoup plus heureux avec moi là-bas que seul ici. » Les larmes roulèrent sans honte ni pudeur sur ses joues, rendant ses yeux rouges de peine. Romain était à fleur de peau. « Tu es aveugle si tu crois être heureux au milieu de tous tes dollars. Ne vois-tu pas que tout ceci, ce n’est rien que de la poudre aux yeux ? Tu es accablé de toute part. Ce travail t’épuise. Lâches prise, et viens. » Il le supplia du regard. « Ne me laisse pas seul. Viens avec moi en Inde. »
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