AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 « Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide » (pv)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




« Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide » (pv) Vide
Message(#) Sujet: « Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide » (pv) « Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide » (pv) EmptyLun 14 Juin 2010 - 21:23

« Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide » (pv) Melanie47 « Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide » (pv) 100529085137310463
« Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide » (pv) 10052908504072696 « Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide » (pv) Melanie48

    Il avait du mal à s’imaginer sa vie sans Muse. Ils avaient étés tellement proche, ils se parlaient tellement depuis qu’elle fût arrivée à Ocean Grove, qu’aujourd’hui; il semblait avoir besoin d’elle comme jamais. Lui qui semble être réticent à se faire des amis, de peur qu’on le trahisse. D’ailleurs pour ça inutile de demander, il a une panoplie d’anecdotes à raconter. Néanmoins quand il se retrouve en sa compagnie, il semble revivre. On a l’impression qu’elle panse - au même titre que Panamee - ses blessures. Déjà quand il n’était encore que le petit copain de Victoria Blythe, Neal était proche de cette jeune femme. Au point de les voir ensemble dans un restaurant, au cinéma ou encore dans un magasin. A rire, à se parler, à se courir l’un derrière l’autre. On ne compte même plus ses innombrables moments où il aimait la chatouiller, seulement pour qu’elle déclare forfait. Ou encore quand elle était seulement son objet de dessin, son modèle. Au point de faire éclater une frustration chez Victoria, qui semblait être prise entre sa fierté, et sa jalousie. Muse et elle n’ont jamais su être amies, et Neal en connaissait la raison. Du moins, il arrivait à la deviner assez facilement. Au même titre que représentait les autres hommes pour Victoria, celle-ci avait un certain doute concernant l’attraction de Muse. Peut-être que Victoria s’était sentie quelque part rejeter, néanmoins elle n’avait rien trop dévoilée à Neal. Honnêtement du point de vu du jeune Indien, il n’y avait aucunement de l’attirance purement physique. Muse a beau être une jolie jeune femme, attentionnée et attachante - Neal a toujours vu chez elle, une personne qui lui était importante à son équilibre. Mais sans imaginer plus que cela. Peut-être parce qu’il aimait déjà à cette époque Victoria, sans forcément s’en rendre totalement compte. Sans vouloir l’avouer. Mais il n’était pas prêt à tirer définitivement un trait sur cette amitié. Pas en ce moment, pas aujourd’hui. Même si il s’éloignait inconsciemment d’elle, et des autres. Son téléphone sonna, le jeune homme mit un certain temps avant de vouloir décrocher, pas certain du destinataire. Mais qu’importe, après un soupire et des yeux ronds envers son portable, on entendit :
      « Neal Rowlands, j‘écoute… »
      ‘‘ Neal ?! C‘est Muse petit garnement. ’’
      « Ah Muse, ça fait un bail ma belle. Tu m‘appelles en privé depuis quand ? »
      ‘‘ Depuis que tu ne décroches plus quand mon nom apparaît ! ’’
      « Besoin que je t‘accompagne à un rendez-vous ? »
      ‘‘ Oui, enfin non. Je voulais juste faire un petit ciné… En tête en tête, si ça te dit… ’’
      « Ben c‘est que… »
      ‘‘ Pas de refus m‘sieur. C‘est un truc que je ne supporte pas, et tu le sais ! ’’
      « Oui, mais tu sais que… Enfin laisse tomber, je passe te prendre vers 19h ce soir ? »
      ‘‘ Parfait, à tout à l‘heure. ’’

    Ce n’était rien contre elle, si il ne décrochait plus au téléphone, c’était pour éviter qu’on lui pose toujours les mêmes questions existentielles. « Comment tu te sens ? » « Quoi de beau ? » « Est-ce que ça va ? » (…) Des questions, à ses yeux inutiles et bien trop futiles. Et puis sentir les différents remords de certains, la compassion des autres. Ou encore la jouissance des restants, non merci il n’en voulait pas. Il ne répondait plus qu’à un nombre restreint de personnes, entre autre Gabriel McAllister - puisqu’il travaillait pour lui. Pour le reste, tout dépendait de son humeur, et si il n’était pas saoule, ou occupé. En soit, il ne restait pas vraiment d’occasion. D’ailleurs, il n’avait pas croisé Muse depuis un certain bout de temps. Pas qu’il l’évitait spécialement, mais disons qu’il ne recherchait pas à forcer le hasard. Et il faut croire que la jeune femme ne traînait pas dans les bars. Néanmoins, il lui était souvent arrivé de l’emmener faire les commissions ou à un de ses rendez-vous. Et même si en ce moment, il est débordé de travail, parce qu’il additionne les trajets des habitants plus ceux de Gabriel, il lui était parfaitement possible de répondre à sa demande. C’était pourquoi il ne serait pas spécialement surpris si elle avait besoin de son aide. Finalement, il était dans sa voiture et s’apprêtait à rejoindre la jeune femme, pour essayé de passer une soirée sans alcool. Une soirée qui dès à présent, lui semble longue, et difficile à atteindre. Mais il avait promis…

    Depuis plus d‘une heure, il était avec Muse. Et si au départ, il semblait être plutôt renfermé sur lui-même et peu bavard, au fil des minutes, il avait peut-être besoin de se confier. Autour d‘un bon mac do, il s‘était empiffré comme jamais. C‘était comme si il ne mangeait plus beaucoup. C‘était le cas, Panamee - sa colocataire - vivait elle aussi une période difficile où elle s‘était renfermée sur elle. Neal l‘aidait du mieux qu‘il pouvait, un brin protecteur envers son amie. Surtout, s’occuper de son amie lui permettait de s’évader, de ne plus penser à ses problèmes. C‘était lui qui avait insisté pour qu‘elle vienne habitée chez lui. Mais quand il se retrouvait seul chez lui, il n‘avait pas le courage de faire à manger, bien trop occupé à penser, à observer les autres habitants. Voila la raison pour laquelle, il s‘était jeté sur la nourriture, la dévorant comme il ne l‘avait jamais fais. Et ce n’était pas sa gêne qui triomphera sur sa faim. Lui qui n’aime pas tellement le mac do, ni ce genre de nourriture. Bien que légèrement gourmand, il s’arrêterait volontiers pour manger en fin de soirée une glace. Mais pour ce qui est de sandwich, ce n’est pas tellement son truc. « Tu sais, je ne voulais pas te déranger avec mes histoires. » Voila l‘excuse même pour ne pas appeler ses amis. Neal n‘aimait pas devoir s‘expliquer, il n‘aimait pas qu‘on est de la compassion ou un sentiment de ce genre à son égard. Ce n‘était pas comme si il ne l‘avait pas chercher, autant l‘avouer. Et même si il aurait préféré que son couple avec Victoria tienne la route, il la comprenait. Mieux que quiconque pourrait la comprendre. Et il avait accepter assez facilement cette séparation. Pour différentes raisons. La première était sans doute parce qu‘il estimait l‘avoir cherché. La seconde, parce qu‘il est trop fière pour la retenir, se mettre à genoux ou bien se mettre à pleurer. Il était vrai que si Victoria avait attendu cette réaction, elle était mal barrée ! Car jamais, il ne pourrait être aussi faible que cela. « Et les rumeurs vont bon train sur moi, en ce moment… » Avoua-t-il, malgré lui, certainement amusé d'une certaine façon. Il était vrai que cela faisait depuis plusieurs mois qu’on parlait de sa vie assez facilement. Uniquement parce que son ami, Chris Griffith Matthews a rendu l’un de ses secrets public. Et si les jours qui ont suivis, Neal s’est senti mal à l’aise. Très vite, il a reprit du poil de la bête, en osant sortir hors de sa maison, et à vivre normalement… A quelques détails prêt. Comme par exemple, le fait qu’il ne réponde plus à son portable, qu’il ne parle plus à beaucoup de monde, et qu’il vît en décalage totale. Autres détails, il s’est mis à fumer régulièrement, et bois pratiquement tous les soirs. Il a cessé toute activité sur la mécanique, et le dessin. Il n’est pas beaucoup chez lui, préférant récolter diverses informations sur certains habitants, pour les faire couler comme on l’a coulé. Prochaine cible : Gabriel et Esteban Carson. Mais ce soir, son attention était particulièrement présente pour Muse, et seulement pour elle. « Est-ce que ma partenaire a une idée de film ? » Demanda-t-il, un sourire au lèvre en train de s’attaquer à son troisième big mac de la soirée, avec un appétit bien féroce.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




« Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide » (pv) Vide
Message(#) Sujet: Re: « Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide » (pv) « Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide » (pv) EmptyDim 18 Juil 2010 - 17:50




Ces derniers temps, Muse s’était rendue compte que sa vie sociale était au point nul. Cela faisait environ un an qu’elle habitait à Ocean Grove, et pourtant elle restait une inconnue pour la plupart des gens. Enfin pas exactement. Elle était connue pour être l’un des mannequins les plus en vogue du moment, mais sinon elle n’avait pas créé de réels liens avec son entourage, avec ses voisins etc. Et si au début, la jeune femme se fichait bien de tout ça, elle devait reconnaitre que cette solitude lui pesait. Ce manque était renforcé par le fait que son ami et ex petit ami Rhys ne lui adresse plus la parole, ce poids était bien trop lourd pour les frêles épaules de la demoiselle, qui se rendait compte qu’elle ne s’habituerait jamais à son absence. Heureusement, Muse Hannigan pouvait compter sur quelques personnes, celle-ci se comptaient malheureusement sur les doigts d’une seule main. Il y avait plus particulièrement Billy, sa chère et tendre cousine, son double, sa jumelle, sa préférence, avec qui elle partageait tout. Et puis dans un autre genre, il y avait Neal. Son coup de cœur, mais attention, son coup de cœur amical. Dès leur première rencontre le courant était aisément passé, et depuis, dès qu’ils le pouvaient, ils se voyaient. Ils aimaient se taquiner, se chercher, et étrangement, Muse lui faisait confiance, ce qui était plutôt rare, il faut bien l’admettre. Ainsi, il n’était pas rare de les voir trainer ensemble, prendre du bon temps ensemble (bande de pervers, je n’ai pas dis faire des cochoncetés ensemble, j’entends par le fait de prendre du bon temps, aller au restaurant, se balader sur la plage, aller au cinéma). Et c’était d’ailleurs dans l’intention d’aller se faire une petite toile que la jeune Hannigan pensa à son ami. Alors qu’elle glandouillait sur son canapé, une canette de soda à la main, elle se rendit compte du pathétisme de la scène. Elle prit donc son téléphone, et avant d’appeler, se mit en numéro inconnu. Ces derniers temps, Neal avait pris l’habitude de filtrer ses appels. Elle savait qu’il n’était pas au meilleur de sa forme, et se doutait qu’il filtrait tous les appels, à moins que ça ne soit que les siens… Petite hésitation, et puis finalement non, elle se lança, composa son numéro, et au bout de longues sonneries, il décrocha enfin :

« Neal Rowlands, j‘écoute… »
‘‘ Neal ?! C‘est Muse petit garnement. ’’
« Ah Muse, ça fait un bail ma belle. Tu m‘appelles en privé depuis quand ? »
‘‘ Depuis que tu ne décroches plus quand mon nom apparaît ! ’’
« Besoin que je t‘accompagne à un rendez-vous ? »
‘‘ Oui, enfin non. Je voulais juste faire un petit ciné… En tête en tête, si ça te dit… ’’
« Ben c‘est que… »
‘‘ Pas de refus m‘sieur. C‘est un truc que je ne supporte pas, et tu le sais ! ’’
« Oui, mais tu sais que… Enfin laisse tomber, je passe te prendre vers 19h ce soir ? »
‘‘ Parfait, à tout à l‘heure. ’’

Et elle avait raccroché avant qu’il ne change d’avis. Excitée comme une puce par cette soirée qui s’annonçait géniale, Muse avait été de bonne humeur tout l’après-midi. L’heure fatidique arriva enfin, et c’est vêtue d’un jean slim, et d’un petit top turquoise, qu’elle grimpa dans la voiture du garçon après avoir déposé un baiser sur sa joue. Le trajet fut plutôt long dans le sens où Neal n’était pas très bavard, pour ne pas dire silencieux. La jeune Hannigan savait qu’il traversait une période difficile, et elle n’avait pas du tout l’intention de l’accabler avec des questions qui vous emmerdent plus qu’autre chose. Non, pas de ‘ça va ?’ ‘Tu tiens le coup ?’ etc. Non, Muse resterait égale à soi-même en compagnie du garçon. Finalement, ils arrivèrent au macdo, et Neal se dérida enfin ! D’abord il s’empiffra comme jamais, ce qui amusa Muse. Pour sa part, la demoiselle ne se priva pas non plus. Elle s’enfila deux hamburgers, un grand coca, et des frites. Un sourire satisfait s’afficha sur son visage, lorsqu’elle imagina la tête de Casey sa patronne, la voyant s’empiffrer de la sorte. C’était sûr que si elle savait que Muse se rendait au mac do dans l’intention de tout dévorer, elle la tuerait. Et Hannigan devait bien admettre qu’imaginer Casey folle de rage la réjouissait. Alors qu’ils parlaient de tout et de rien, Neal lança enfin en guise d’excuse un misérable petit : « Tu sais, je ne voulais pas te déranger avec mes histoires. » Muse lui donna un coup de pied dans le tibia, histoire qu’il le sente un peu, et lui dit sur un ton mi amusé, mi agacé : « Crétin, comme si tu me dérangeais ! C’est plutôt ne pas connaitre tes petites histoires qui me dérangeait ! » Au fond d’elle, Muse ressentait plusieurs choses. D’une part elle comprenait parfaitement. Elle n’était pas du genre à chercher la pitié des gens, elle le voulait pas exposer sa vie, ni ses problèmes, elle était agacée lorsque l’on se mêlait de sa vie, et qu’on cherchait à lui remonter le moral, alors qu’au fond les gens ne comprenaient pas ce qu’elle pouvait ressentir. Néanmoins, d’autre part, elle était un peu blessée, et vexée. Elle aurait voulu que Neal parvienne à se livrer à elle, après tout, il la connaissait, assez pour savoir qu’elle n’était pas du genre à s’apitoyer, assez pour savoir qu’elle n’allait rien dire autour d’elle, qu’elle n’allait pas se servir de ses histoires, etc. Neal poursuivit sur sa lancée : « Et les rumeurs vont bon train sur moi, en ce moment… » Muse eut un petit rire amer. Les rumeurs. Dieu qu’elle connaissait tout ça. Pour le moment, elle avait été épargnée à Ocean Grove, mais elle ne savait pas encore combien de temps cela pourrait durer. Elle savait pertinemment, que du jour au lendemain, tout pouvait basculer. Cette banlieue à l’allure si calme et si paisible, regroupait en réalité de nombreuses concierges, prêtes à tout pour commérer. Ce qui avait le dont d’agacer la jeune femme. Muse haussa les épaules, et avec sa manie de parler de façon crue, et vulgaire elle répondit à Neal : « On les emmerde, leurs rumeurs ils vont se les mettre bien profond si tu vois où je veux en venir. » Cette façon de parler, surtout venant d’une jeune femme plutôt jolie, même très jolie, distinguée, mannequin, pouvait en choquer plus d’un, mais la jeune femme parlait souvent comme ça lorsque quelque chose l’agaçait, et là c’était bel et bien le cas. Alors que Neal s’attaquait à un nouveau sandwich, il lui demanda quel film elle voulait aller voir. Muse passa une main dans ses cheveux en réfléchissant et puis lui répondit : « Je sais pas trop, y a un film d’espion qui a l’air pas mal, sinon y a une comédie romantique, mais je suis pas sûre que ça soit ton truc ! » Elle lui fit un petit clin d’œil. Elle s’imagina l’espace de quelques secondes dans la salle de cinéma en train de regarder un film d’amour. Oh oui les rumeurs iraient bon train, Victoria, même si elle n’était plus avec Neal, lui en voudrait énormément, et hairait plus que jamais la jeune Hannigan. Alors qu’elle croquait dans une nouvelle frite, Muse lui demanda en retour : « T’as une envie particulière ? » Elle lui fit un sourire provocateur et le coupa avant qu’il parle : « Neal t’es écœurant ! Je t’ai déjà dis qu’on coucherait pas ensemble ! » Elle avait dis cela tellement fort, que plusieurs personnes s’étaient retournées dans leur direction, afin de voir qui était ce petit pervers. Muse lui tira la langue. Evidemment qu’il n’avait pas pensé à ça, elle aimait juste l’embêter. Elle savait très bien que dès le lendemain cette petite bombe ferait le tour du quartier, et cela l’amusait, c’était une façon de montrer à Neal que quoique les gens disent et pensent, seuls ceux qui ont vécu l’histoire connaissent la vérité, et que le reste au final, importait peu. Elle finit ses frites, se leva d’un bond, et courut en direction d’un petit présentoir où étaient accrochés des ballons gonflables. Elle en prit un rose pour elle, et un bleu pour Neal. La présence du garçon la rendait tellement heureuse qu’elle faisait l’andouille, et appréciait le fait de retomber en enfance. Elle lui tendit le ballon, et une fois qu’ils eurent fini de manger, elle lui prit la main, entrelaça ses doigts aux siens et murmura en direction du garçon : « C’est parti pour de nouvelles aventures ! »


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




« Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide » (pv) Vide
Message(#) Sujet: Re: « Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide » (pv) « Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide » (pv) EmptyVen 23 Juil 2010 - 13:28

    Il était évident que cette soirée lui ferait le plus grand bien. Même si, il n’était pas tellement ouvert au dialogue. La seule présence de son amie lui permettait de penser à autre chose, de devenir plus sociable et peut-être qu’ainsi il allait mieux dans sa peau. Néanmoins, intransigeant avec lui, il se sentait plus faible que lors de sa dernière visite. C’était comme si il marchait dans le vide, et qu’un moindre faux pas, une toute minime faute, et il tombera dans le vide. Boire l’aidait à ne pas voir les choses en face, et si autrefois il ne buvait jamais, on peut dire qu’il avait changé aujourd’hui d’optique. Peut-être que le jour où il ira mieux, il arrêtera l’alcool. Et de fumer. Qui sait. Aujourd’hui, il ne se posait pas tellement de questions, c’était à ses yeux normal de boire. ‘‘ Crétin, comme si tu me dérangeais ! C’est plutôt ne pas connaître tes petites histoires qui me dérangeait ! ’’ Il hocha la tête en souriant. Elle avait toujours su le faire rire, ou ne serait-ce qu‘attirer son attention. Malgré tout, elle était une femme pleine de rebondissement. Toujours prête à vivre pleinement son statut de femme enfant, et fatale. A rire, à bouger, à chanter, à danser. Elle a toujours attiré Neal dans ses combines de faire croire au monde entier qu‘ils formaient un couple. Et le jeune homme n‘a jamais rien fais contre cela. Non, c‘était amusant à ses yeux. Et ça leur donnait l‘occasion de mieux se connaître - à une époque où ils se connaissaient à peine. Pire, cela permettait aux deux jeunes adultes de se tester. ‘‘ On les emmerde, leurs rumeurs ils vont se les mettre bien profond si tu vois où je veux en venir. ’’ Neal connaissait suffisamment Muse pour savoir qu’elle n’appréciait pas son ancienne petite amie. Il ne savait pas pourquoi, si la jalousie y était pour quelque chose. Ou peut-être étais-ce quelque chose d’extérieur à lui. Il ne s’était jamais posé la question, car à ses yeux tout était clair. Muse était son amie. Victoria, celle avec qui il finirait sa vie. C’était comme ça et pas autrement. Mais maintenant que Vicky n’était plus avec lui, il se sentait seul, et perdu. Une âme solitaire, qui n’a besoin de personne. Pas même de Muse. Même si il apprécie toujours la jeune femme, et qu’elle fait partie des habitantes préférées du jeune Indien. Mais malheureusement, elle ne fait pas la balance. « Ses rumeurs concernent Victoria. Et je ne pense pas que tu es prête à sacrifier ta fierté pour mettre ta rancœur de côté. Muse, elle est importante pour moi… » Dit-il à voix basse concernant la dernière phrase, comme si de toute manière cela ne servirait à rien. Sa voix était tout de même plus triste que généralement. Mais il ne parlait pas froidement, ou sèchement. Non, il était dépourvu d‘intonation même. Bien sur, qu‘il ne faisait généralement pas attention aux rumeurs, il a toujours su passer outre. Avec Victoria, il en rigolait même. Mais aujourd‘hui qu‘elle n‘était plus avec lui, il n‘avait pas le cœur à en rire. Voila tout. Perdu dans ses pensées, il attrapa une frite pour la manger, pensivement, avant que Muse n‘attire une nouvelle fois son attention. Il semblait reprendre peu à peu son esprit taquin. ‘‘ Je sais pas trop, y a un film d’espion qui a l’air pas mal, sinon y a une comédie romantique, mais je suis pas sûre que ça soit ton truc ! ’’ Neal n‘était pas un homme compliqué quand il s‘agit de films. En réalité, il aime tout et rien, et ne voit aucune objection sur les différents films proposés. Bien sur, il préfère les films de guerre, et les western. Mais aller voir un film romantique ou rigolo ne le dérangeait pas. Au pire, ça l‘engouffrera encore plus dans le cyclone qui l‘emportait à petit feu. Au mieux, il trouvera les répliques et les gestes tendres débiles ! Et surtout, ils pourront continuer à faire croire qu‘il y a quelque chose entre eux. La ville en parlera, même jusqu‘à Miami, et Victoria s‘inquiétera. N‘était-ce pas le scénario parfait d‘un film romantique ? Probablement que oui. Malheureusement pour lui. Et puis dans ce genre de film, nous avons toujours un garçon plutôt macho et avec un ego surdimensionné. De quoi attirer Neal pour avoir de nouvelles idées de vengeance - lui qui ne vit plus que de ça… « Si tu me promets de ne pas te jeter sur moi à la fin du film, je suis ouvert à tous les films ! Va pour un film romantique ? » Lui dit-il assez lentement, tout en lui envoyant un baiser dans le vide, accompagné d’un clin d’œil. Cela ne pourrait pas être aussi explicite que cela. Et pourtant, il en rigolait. Malgré certains regards autour d’eux. ‘‘ T’as une envie particulière ? Demande sa jolie amie, tout en accompagnant une moue choquée, Neal t’es écœurant ! Je t’ai déjà dis qu’on coucherait pas ensemble ! ’’ Au yeux des garçons il existe deux règles. Règle numéro 1 : les garçons aiment se plaindre pour rien. Règle numéro 2 : Si on châtie un garçon, attendez vous au pire des châtiments ! En l’occurrence, elle devrait se référer à la seconde règle, sans en oublier la première… Si elle venait de laisser Neal bouche bée, il se reprit très vite, en gardant un sourire énigmatique sur ses lèvres. Ses yeux pétillants montraient une nouvelle lueur dans son regard. Et tout en croquant dans le dernier morceau de big mac qui lui restait - d‘un air remplit de malice, le jeune homme la faisait languir. Son pied se dirigea vers la jambe de la jeune femme, qu’il s‘amusa à frôler avec douceur. Alors qu‘une mère de famille les regardait de travers, Neal déplaça sa main jusque celle de Muse, en la touchant à peine avant de rétorquer, mi amusé, mi choqué. « Mais arrête de lire dans mes pensées, chérie ! » Ajouta-t-il, plutôt à l’aise mais avec un air boudeur sur le coin des lèvres. Non mais c’est vrai quoi, à la fin. C’était pénible, qu‘elle ose le crier sur tous les toits ! Sans savoir ce qu’elle allait faire, elle partit chercher un ballon, enfin deux. Comme un gamin, Neal lui saisit celui qu’elle lui présentait devant les yeux, le bleu. Il hocha la tête, en guise de merci, accompagné d’un léger sourire, avant d’emmener les plateaux à leurs places, pour sortir. ‘‘ C’est parti pour de nouvelles aventures ! ’’ Le jeune homme sentit les doigts de Muse s‘entouraient sur les siennes. Il faut avouer qu’il appréciait ce geste, et qu’il n’a jamais repoussé ses limites de ce côté. Si pour eux tout était clair, c’était un jeu qui pourrait s’avérer être dangereux. Mais ils gardent pourtant la tête sur les épaules, et surtout repoussent toujours les limites plus loin. Beaucoup, se sont souvent demandés ce qu’il y avait entre eux. Neal ne saurait pas répondre. A ses yeux, elle était comme une amie très proche, comme un petit ange qui arrive à le faire rire même quand il est décidé à bouder. Il aime la protéger, rire avec elle. C’est un petit bout en train et à deux, ils avancent toujours dans la même direction. Pourtant ce rapprochement a toujours fais jaser les voisins de Neal. Quelque part, Victoria en était jalouse et Neal n’avait pas pour optique de la rendre si vulnérable en embrassant la demoiselle devant ses yeux. Pourtant, si il en aurait l’occasion aujourd‘hui, il ne se gênerait pas, c’était certain. Mais alors qu’ils sortirent du mcdo, main dans la main, Neal arborant une statut imposante, et espiègle, il lui lâcha la main à l’extérieur du fast food, avant de s’écrier. « Le dernier arrivé devra acheter les pop corn… » Dit-il en courant vers le cinéma, laissant Muse se rendre compte de la supercherie. Déjà même si ils seraient partis en même temps, il aurait mis toutes les chances de son côté de gagner. Neal a pour habitude de faire du sport, et notamment de courir quotidiennement. Mais en plus, dans notre cas précis, le jeune Indien avait triché ? Oui c’est le mot ! Mais comprenez le, perdre face à une fille égal honte ! Alors tous les moyens sont bons…
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





« Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide » (pv) Vide
Message(#) Sujet: Re: « Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide » (pv) « Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide » (pv) Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

« Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide » (pv)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Miami - Centre ville :: Lieux divers-