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 Don't touch me (lullaby)

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Message(#) Sujet: Don't touch me (lullaby) Lun 4 Mai 2009 - 22:18

    - Kay ?

    Je venais de décrocher le téléphone. La voix qui en provenait me fit sursauter de surprise. Maman. On ne s’était plus vue depuis plusieurs semaines. Comme toujours, elle se trouvait à New York avec son nouvel « ami » : un photographe espagnol de mon âge. La crise de la quarantaine probablement.

    - Maman ?!

    Etrange qu’elle me téléphone, surtout si tard, ce n’était pas du tout dans ses habitudes. Quelle heure pouvait-il être à New York ? J’avais toujours eu du mal avec les décalages horaires. C’était pour cette raison que je ne lui téléphonais jamais, je la laissais prendre cette décision, elle s’y connaissait mieux que moi. Surtout que la dernière fois où j’avais été assez stupide que pour lui téléphoner, il faisait nuit chez elle, je l’avais réveillée. Cet appel téléphonique avait par conséquent été catastrophique. J’étais jadis très proche d’elle, mais désormais, la moindre contradiction de ma part l’irritait. Rien n’était plus comment avant.

    - Kay tu es là ?

    Perdue dans mes pensées, je ne l’avais pas entendue. Sa voix était irritée, comme toujours, elle détestait perdre son temps, or c’est ce qu’elle faisait avec moi.

    - Oui, bien sûr. Tu appelles pour quelle raison ?
    - Charmante façon d’accueillir ta mère !


    Je l’irritais ? Et bien, elle, elle me tapait sur les nerfs également. Comment voulait-elle que je réagisse ? Que je pleure de joie d’entendre sa voix pour la première fois depuis si longtemps ? Il ne faut pas pousser les bouchons trop loin non plus, elle m’ignorait je faisais de même, point barre.

    - Que veux-tu ? Vas droit au but, je t’en prie !
    - Il me faut tes esquisses pour la fin de la semaine.


    Elle devait plaisanter, pour les avoir avant la fin de la semaine, je devais les envoyer demain, ce qui était purement et simplement impossible. Elle avait toujours le don de me mettre dans les pires situations.

    - Pas possible, maman. Tu le sais.
    - Ton avis m’importe peu, si je ne les ai pas pour la fin de semaine tu peux faire une croix dessus.


    J’étais furieuse, elle méritait que je lui raccroche au nez, mais lorsque je voulus reposer le combiné, j’entendis un bruit qui m’apprit qu’elle m’avait devancée. Furibonde, je lançai le téléphone sur le mur et prit mes affaires. Lorsque plus rien n’allait dans mon existence, il fallait que je sorte. M’amuser était le seul moyen d’oublier, le tout accompagné d’un petit verre de bourbon, bien entendu.
    C’est quelques minutes plus tard, que j’arrivai enfin à la boîte de nuit la plus proche. Parkwest nightclub, une boîte plutôt sympa, et qui avait l’avantage d’être très proche de chez moi. Il était déjà près de minuit, les personnes affluaient donc. Mais je n’avais pas peur de ne pas pouvoir rentrer, les billets verts de papa faisaient toujours leur effet, si besoin en était.
    Souriant aux videurs, battant des cils, je rentrai rapidement et facilement. L’endroit était bondé, tant mieux, c’était toujours plus sympa. M’avançant d’un pas rapide vers le bar, je me fis servir un verre de bourbon. J’avais toujours été sensible à la douceur de ce whisky. Avalant lentement une petite gorgée, je savourai pleinement ce gout qui descendait dans mes entrailles, je me senti immédiatement plus calme et plus euphorique. Je supportais assez mal l’alcool, au bout de trois verres, je devenais intenable ! Fermant les yeux, j’aspirais son odeur, lorsque je me fis bousculer. Sursautant, je me retournai rapidement pour rendre la monnaie de sa pièce à l’agitateur. Mais il avait disparu. Les nerfs à vif, je choisis la personne la plus proche de moi pour en faire ma victime et calmer les tensions qui boulonnaient en moi.
    La victime en l’occurrence, était une jeune femme un peu en retrait. Une brune au teint de porcelaine ; je la détestais rien qu’en la voyant. Un sourire machiavélique posé sur mes lèvres, je lui versai le contenu de mon verre dans le cou.

    - Enchantée, moi c'est Kayslee !

(nul je sais, désolée, j'ai un peu perdu l'habitude :s)
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Message(#) Sujet: Re: Don't touch me (lullaby) Ven 8 Mai 2009 - 22:17

Ça bavassait joyeusement au Parkwest Nightclub. J'étais là pour une soirée, Louise m'avait forcé à venir. Elle avait prétexté qu'elle aurait jamais le cran d'y aller toute seule. Et je l'avais accompagnée. Elle avait beau être particulièrement amicale et accueillante, Louise était assez timide. Et maintenant, je l'avais perdu de vue dans la foule. Ça sautait, ça dansait, ça criait, et les enceintes crachaient des tump tump tump tump assourdissant qui martelaient le tempo sur lequel se dandinaient des personnes pour la plupart inconnues à mes yeux. Je m'étais donc mise en retrait, près du bar, où j'avais commandé un verre de whisky que j'avais vidé tranquillement. Ma robe -joyeusement décolletée sur le devant- attirait quelques regards masculins qui s'approchaient et discutaient un court moment avec moi. Et puis, je finissais par décrocher de la discussion, pas follement passionnante. Pour le moment, une remix de 4 Minutes, de Timberlake & Madonna passait à un degré de décibels très élevé.
Je ne venais pas souvent dans la boîte de nuit. Généralement, j'étais invitée dans des fêtes chez certaines personnes, ou sur les toits. Je préférais, l'air y était plus abondant, et on ne risquait pas de faire de mauvaises rencontres -quoique, j'y croisais régulièrement et à regret Connors, cette garce. Pourtant, ce soir, j'allais me faire une amie, encore une fois, alors que pour une fois, je n'avais pas cherché les ennuis, ils m'étaient tombés dessus tout seuls. Une substance liquide coula soudainement dans mon cou, tout en trempant ma robe alors que je n'avais rien fait de mal !

    « Enchantée, moi c'est Kayslee ! »


Ça allait devenir explosif. Je venais de me retourner, et je toisais l'imprudente qui venait de faire une telle idiotie. Oh, je ne devais pas vraiment faire peur, le haut de ma robe trempé, tandis que l'odeur de l'alcool montait à mes narines. Génial, en plus, ça n'avait pas été un verre de jus d'orange qu'on m'avait galamment renversé dessus. Il allait y avoir un meurtre.

Enfin, il y aurait eu un meurtre si j'avais été d'une nature plus violente que je ne l'étais. Au contraire, j'étais généralement incapable de faire du mal à une mouche -sauf si cette mouche s'appelait Grover et qu'il m'énervait à me chatouiller comme un sombre débile- et tout ce que j'avais pu faire jusqu'à maintenant, depuis le moment où l'alcool avait coulé le long de mon cou, ça avait été de pousser un cri suraigu de surprise -qui ne put couvrir cependant pas la chanson qui était crachée par les enceintes.
Je fixais donc la peste qui avait osé s'en prendre à moi, et si les regards avaient pu tuer, elle serait morte sur le champ. Et mes lèvres formèrent distinctement les charmants mots que je me ferais un plaisir de vous transcrire en VO-sans-sous-titres : You little snivelling bitch. Un compliment, bien entendu. N'allez pas croire que j'étais de ces personnes qui insultaient des parfaits inconnus juste parce qu'ils venaient de leur foutre en l'air leur soirée. Non, pas du tout.
Elle s'appelait Kayslee. Elle n'était pas bien partie pour être mon amie. Mais j'étais adulte, et quand bien même l'envie de lui jeter mon verre -vide- à la figure pour voir si le verre s'incrustait bien dans la peau des petites typées hispaniques, je ne le ferais pas. Se comporter en adulte était particulièrement difficile dans ce genre de situations. Tous mes muscles étaient tendus, et une bonne partie de mes pensées étaient toutes dirigées vers l'assassinat de cette garce.

Au final, si elle ne s'était pas présentée sur ce ton joyeux et qu'elle n'avait pas fait ce qu'elle venait de faire, j'aurais pu prendre ça pour de la maladresse. Mais ça n'était pas le cas. Elle voulait des ennuis. Elle cherchait la querelle, et se complaisait sans doute des raisons pour se crêper le chignon avec quelconque. Aussi, noble et géniale, je n'allais pas céder à sa demande implicite. Et après l'avoir toisée de haut en bas -je la dépassais- je passais ma main dans ma nuque et observai la légère coloration rougeâtre. Du vin, en plus.
Si j'avais été aussi sanguine que mon frère, j'aurais sans doute été en train d'étrangler cette peste. Mais je me contentais d'esquisser un sourire moqueur, et je prenais la direction des toilettes, histoire de me rafraîchir et de voir si il n'y avait pas un moyen de nettoyer ma robe. Cependant, sur mon passage, j'empoignais le bras de cette dénommée Kayslee, tout en prenant soin de m'exprimer assez fort :

    « Génial, je cherchais quelqu'un pour me nettoyer ma robe ! »


Allez savoir pourquoi, en mon for intérieur, je doutais que ça ne soit la meilleure idée que j'aie eu de toute la soirée… Mais quand nous arrivâmes aux toilettes de femmes, elles étaient vides, comme si elles avaient attendu notre arrivée. Une fois la porte fermée, je reprenais :

    « Je peux savoir ce qui t'as pris ? »


Non, non. Pas de "vous", pas de respect. Pas avec ce genre de garce.


(t'inquiètes pas ma belle, ça va revenir. C'est comme le vélo, le RP, ça s'oublie pas ;] )
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Don't touch me (lullaby)

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