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 MAKE MY HEART A BETTER PLACE

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Message(#) Sujet: MAKE MY HEART A BETTER PLACE Ven 30 Avr 2010 - 20:11

    « MAKE MY HEART A BETTER PLACE »
    Micaela & Gabriel


    L'inauguration du Gold Empire, événement tant attendu par tout les sceptiques quant au rachat du casino par Micaela et Esteban. Convié, tant pour son statut d'homme de pouvoir à la tête de l'état, que par ses liens avec les deux propriétaires, Gabriel déambulait entre les tables de jeux, une coupe de champagne dont il tapotait impatiemment le bord, glissée entre ses doigts. Indifférent au faste luxueux, aux flashs des photographes, à l'atmosphère chic mais néanmoins bruyante des tables de jeux et machines à sous, le brun arborait une expression préoccupée sans toutefois se départir de sa démarche altière habituelle ainsi que d'une élégance sobre renforcée par son smoking noir taillé sur mesure. Marquant une pause près de l'imposante fontaine dorée, il fit courir son regard sur l'ensemble des lieux, jusqu'à ce que ses iris bleutées n'accrochent la silhouette familière de son meilleur ami accompagné d'une ravissante jeune femme. Il fendit aussitôt la foule pour rejoindre le couple et fut accueillit par un sourire avenant d'Esteban qui se fit un devoir de lui présenter la donzelle. Une certaine Miranda Summers, fille d'un prince de la finance à laquelle Gabriel n'accorda qu'une curiosité polie, avant de lui enlever leur hôte prétextant une excuse accompagnée d'un regard séducteur. De toute façon il se doutait bien qu'Esteban portait bien plus d'intérêt à son décolleté plongeant qu'à son arbre généalogique.

    Plus tôt dans la soirée

    « Tout se passe bien ? »
    « Si tout se passe bien ? Attends mec, t'as vu toutes les nanas qu'il y a ici ? » s'exclama Esteban les yeux brillants comme s'il évoquait le paradis sur terre. « Je peux t'assurer que ça passera même encore mieux pour elles quand je me serais moi même occupé de leur bien être. Ça sert à ça les salles privées ! Tu veux que je t'en loue une ? »
    L'intéressé balaya l'offre d'un geste de la main, bien qu'un sourire en coin lui échappa. Peu importe sa place dans la hiérarchie sociale, Esteban serait toujours Esteban. Inconscient perpétuel vivant d'amour et d'eau fraîche, ou plutôt dans sa version Carsonienne du proverbe : de sexe et de bière. Nouvelle gorgée de champagne « Où est Micaela ? »

    Retour au présent...

    Selon Damon, la métissée n'avait pas souhaité se montrer. Pourtant Esteban lui avait bien dit l'avoir rapidement aperçue à la réception de l'hôtel. Depuis, Gabriel tournait comme un lion en cage. « Elle n'est toujours pas redescendue ? » demanda t-il brusquement. « Pas que je sache. » fut une réponse fort peu satisfaisante pour le brun à la mine ténébreuse. Il lui fourra sa coupe de champagne dans les mains « Bon, j'y vais. »

    D'un pas vif, Gabriel rejoignit l'hôtel de luxe interne au Gold Empire. Ses mains nerveuses, plaquées à plat sur le comptoir flambant neuf dans l'attente du numéro de la chambre qu'avait emprunté la belle. « Chambre 213. » indiqua le réceptionniste. Il tourna immédiatement les talons. Pas besoin qu'on lui signale l'étage : il connaissait déjà les lieux.

    C'est une fois devant la porte de la chambre. Le petit écriteau '213' sous ses yeux pâles, que Gabriel fut saisit d'une hésitation. Avait-elle réellement besoin d'aide ? Non sa véritable inquiétude était plutôt : avait-elle besoin...de lui ? Son regard se voila d'une expression qui avait si souvent habité ses traits. Se préparant à recevoir un coup, à être rejeté. Le souvenir de leurs mots brisés attaché à chacune de ses pensées : « Qu'est ce que tu crois ? Qu'entre lui et moi c'était à la vie à la mort peut-être ? » « Non...mais j'espérais qu'entre nous, ça l'était. Manifestement je me suis trompée. »

    Pourtant d'un geste assuré, il leva le bras et toqua trois coups distincts. « Micaela, c'est moi...Gabriel. » Sa voix grave se posa, calme et claire dans le silence de l'imposant couloir désert. Il crut entendre un bruissement discret à l'intérieur et déposa une main contre la porte. Approchant son visage de celle-ci, il murmura cette fois « Ouvre moi, je t'en prie. » comme si la mexicaine se trouvait elle même tout contre la barrière de bois qui les séparait. "A la vie à la mort" c'était bien ainsi qu'avait toujours évoluée leur amitié, leur amour, cette affection indéfectible qui les poussait inexorablement l'un vers l'autre et les déchirait sans pitié. Et ce soir, c'était à lui de prouver qu'elle ne s'était pas trompée.
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Pamela Auber
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Message(#) Sujet: Re: MAKE MY HEART A BETTER PLACE Mar 4 Mai 2010 - 19:42



« Tu es sûre de ne pas vouloir être là pour la soirée? » demanda Damon avec inquiétude.
« Sûre et certaine. N’insiste pas s’il te plait. »
« Tu veux que je te dépose à la maison? »
« Non ca va aller, je rentrerai avec toi plus tard. »
« Tu vas prendre une chambre? »
Micaela hocha la tête.
« Je vais essayer de faire vite. » Assura-t-il avec calme.

Une heure et trente minutes plus tard, la mexicaine se trouvait dans la chambre 213, située au dernier étage. Seule, en rendez-vous avec elle-même, la jeune femme n’avait pas grand chose à faire, si ce n’est ressasser ses idées noires. Plaquée contre la baie vitrée qui longeait la chambre, Micaela regardait l’agitation au pied du grand bâtiment, songeant distraitement à la fête qu’elle allait manquer. Peu importe qu’elle soit censée être l’une des figures de la soirée, qu’elle se fasse taper sur les doigts le lendemain où qu’elle outrepasse l’évènement du mois. En plus d’avoir le moral en chute libre, elle vivait dextrement mal de voir son physique si atteint : elle n’avait vraiment plus la moindre chance de sauver les apparences alors à quoi bon essayer?
En soupirant, elle avait finalement quitté la vitre pour rejoindre le lit immense de la pièce. Depuis son départ de l’hôpital la veille, les douleurs dues aux contusions et autres hématomes ne faiblissaient pas. Le simple fait de se hisser sur un lit lui arrachait quelques grimaces douloureuses alors qu’elle se maudissait d’être sortie de chez elle ce fameux soir du quatorze avril. Fatiguée de répéter qu’elle allait bien, de sourire quand elle n’en avait pas l’ombre d’une envie, d’essuyer des questions de ses voisins trop curieux, la brunette se laissa partir, recroquevillée sur les parures dorées.

Après de longues minutes qu’elle n’aurait pu nombrer, Micaela fut tirée de sa léthargie par trois coups distincts portés à la porte. Elle ne serait donc définitivement jamais tranquille. A contre cœur, elle se traîna jusqu’à la porte. « Micaela, c'est moi...Gabriel. » Déclara-t-il, accompagnant sa prise de parole d'une précision inutile. Si tôt que la voix de son ami avait retenti, des frissons violents étaient venus mordre la colonne vertébrale de la mexicaine. Sa voix, elle la connaissait par cœur, l'aurait reconnue parmi des millions. Elle pouvait en dessiner les intonations et saisissait toutes les nuances de son timbre. Quand bien même la parole avait toujours était un outil de compréhension dérisoire entre eux, la belle n'en était pas moins convertie aux notes graves et délicates de sa voix. En premier lieu, elle marqua un geste de recul, frappée par l’hésitation, puis elle avança plus énergiquement jusqu’à la porte. En se montrant le plus silencieuse possible, elle se mit sur la pointe des pieds et jeta un œil au judas en se pinçant les lèvres. « Ouvre moi, je t'en prie. » insista-t-il sur un ton plus intime. Micaela retrouva sa taille normale et ferma les yeux en plaquant son front contre la porte boisée. Elle hésitait terriblement tout en demeurant incertaine des raisons. Était-ce la rancœur qui rongeait toujours son cœur, la peur d’une nouvelle confrontation qu’elle ne pourrait supporter ou peut-être l’incapacité qu’elle se savait à jouer la comédie face à lui? Malgré tout, sa main se crispa autour de la poignée dorée qu’elle abaissa finalement pour ouvrir la porte. Armée de courage et de retenue tant illusoires l‘un que l‘autre, elle planta ses yeux noirs dans le regard azuré de Gabriel. La jeune femme resta silencieuse quelques instants, simplement là, plantée à le regarder puis elle ouvrit la porte complètement et se poussa pour l'inviter à entrer. « Si c’est pour que je rejoigne la soirée dit-elle calmement, c’est peine perdue. » Elle referma ensuite la porte et avança dans la chambre pour y rejoindre Gabriel. Elle se sentait mal à l’aise et vulnérable, au bord des larmes et de la crise d’angoisse, les nerfs à fleur de peau. Nerveusement, elle soupira avant de fuir le regard perçant de son sénateur pour se le réfugier sur la baie vitrée.

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