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 La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant. (pv)

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Message(#) Sujet: La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant. (pv) Dim 25 Avr 2010 - 22:11



    Célibataire… Ou presque. Le jeune homme ne l‘avait pas été durant plusieurs mois, se préoccupant alors plus de sa jeune moitié que de n‘importe quelle autre femme. Il plaisait et le savait. Il lui arriver si souvent de se laissé draguer plus jeune. Et sa réputation n’en démordait pas. Il a de toute manière toujours eu un faible pour les femmes c’était bien connu. Il n’était d’ailleurs pas l’ami de Esteban Carson pour rien. Néanmoins une seule fille l’attirait considérablement. Il avait pourtant essayé de résister, de ne jamais céder. A cette époque, il ne pensait pas que cela soit réciproque. Et même si il tentait tout pour l’éloigner des autres hommes, il devait s’en remettre à la réalité : Victoria Blythe attire autant les hommes, que lui les demoiselles. Mais comme le destin s’en mêle, beaucoup pensent que ses deux jeunes enfants formeront le plus beau couple de la ville, il faut dire qu’ils sont natifs de cette ville et ont toujours étés meilleurs amis. Alors ne pas les penser ‘couple’ semble faire bizarre à certains. On a souvent rigolé de Neal, parce qu’il n’est pas le genre de garçons fidèle, ni à s’attacher aux premiers venus. Et le jeune Indien se cache derrière un masque pour éviter d’être pris à son tour au piège. C’était une évidence pour beaucoup, une chose inconcevable pour les deux tourtereaux. Et même quelques années après, ils vivent encore des hauts et des bas. Mais si une chose était sûr pour Neal, c’est qu’il ne veut pas l’oublier, il ne veut pas l’effacer à jamais de sa vie. Quelque part, peut-être qu’il n’a jamais cessé de l’aimer. Et pourtant il semble si hautain quand on lui parle d’elle, si dur et méprisant. Sa fierté parle pour lui. Il ne crache néanmoins pas dans la soupe, cette séparation est autant de sa faute que celle de Victoria. Et pour être franche, il ne sait même plus comment ils sont arrivés à ses paroles si dur. Certes, il aurait du lui dire qu’il y avait cette autre fille dans sa vie, Cudy Butterfly. Il aurait du lui parler de se mariage forcer, Victoria aurait peut-être pu comprendre. Peut-être, c’est ça le problème. Ce n’était pas qu’il ne lui faisait pas confiance, mais il avait peur de la perdre à jamais. La perdre pour une femme qui n’en vaut pas la peine. Et ça, il aurait tout fais pour que ça n’arrive pas. C’est-ce qu’il a fait, et il en paye aujourd’hui la lourde somme ! Une chose que Neal ignorait, c‘est qu‘il allait enfin revoir Victoria. Pour être honnête, il est revenu à Miami que depuis quelques semaines, un mois à tout cassé et il n‘avait pas eu l‘opportunité de la recroiser depuis. Peut-être pas l‘envie aussi. Il avait peur de ce qu‘elle lui dirait, peur que cela le blesse davantage. Alors il se réfugiait dans une camisole. Et il n‘avait pas chercher à lui parler. Néanmoins ne croyez pas qu‘elle reste sans protection. Se serait complètement idiot de sa part, et bête pour vous de penser cela. Mais il reste cependant à une distance suffisante pour ne pas se retrouver en face d‘elle. Quand la jeune Américaine prit son envol vers une autre destination, le jeune Rowlands l’avait observé de sa voiture. Pas elle directement, mais son avion. Il en aurait pleurer de rage et de tristesse si encore il avait un cœur, et pouvait aimer. Chose qui visiblement plus les jours passaient, plus celui-ci disparaissait. Il était totalement différent, il avait pour sur changé. Largement plus imbus de sa personne, provoquant. On l’a rarement vu comme ça et si jusque la, il paraissait absent, de nos jours Neal est bien décidé à faire parler de lui. Quitte à cracher sa haine, quitte à haïr le moindre habitant. Il n’a plus rien à perdre

    Dans sa nouvelle voiture de taxi, le bras dehors, tapotant sur la carrosserie sans y faire attention, il était en train de lire un journal. Les lunettes de soleil lui permettait de ne pas être vu, alors que nombreux sortaient de l‘aéroport. Neal était sans doute l‘un des taxi le plus reculé, et celui ne recherchant probablement pas qu‘on le voit. Les femmes qui passaient dans le coin lui jetèrent un bref regard, sourires aux lèvres. Il ne laissait personne indifférent, que ce soit en positif, ou en négatif. Bien souvent en mal en passant, mais ça l‘amusait, que voulez-vous ! Il venait fréquemment à l’aéroport, peut-être pour essayer de croiser la jeune femme - car il était certain qu’elle finirait par revenir. C’était sans doute une chose absurde et beaucoup ne comprendront pas. Mais son histoire avec Victoria est différente des autres. Ce n’était pas seulement un coup d’un soir, ou un caprice de jeunesse. Et même avec ses défauts, il était amoureux d’elle, il pourrait lui donner sa vie pour seulement la savoir en protection. Alors oui, c’était absurde et ce n’était qu’aujourd’hui qu’il se rendait compte de ses erreurs. Et si on lui aurait dis qu‘il ne resterait pas longtemps tranquille, il aurait sans doute envoyer balader la personne…


Dernière édition par Neal Rowlands le Ven 14 Mai 2010 - 6:21, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant. (pv) Lun 26 Avr 2010 - 21:50



Elle y avait cru. Elle avait cru à ce qu’il lui racontait, à ce qu’il lui promettait. De toute façon, elle-même n’avait jamais souhaité plus que ce qu’elle avait déjà. Elle avait cru aussi à leur avenir commun. Ils étaient restés un an et deux mois ensemble, cela méritait de faire rêver un petit peu, non ? Si seulement c’était la réalité. Dans son rêve, elle ne serait pas partit pendant deux mois. Elle n’est revenue que très peu de fois, juste pour une après-midi entre filles avec Hailey pour le choix de sa robe ou des fleurs ou des petits fours. Mais elle n’était pas retournée dans le quartier. Voilà deux mois que Victoria Blythe n’avait pas mit les pieds dans le quartier. A croire qu’elle prenait vite l’habitude. On pouvait la traiter de lâche ou de faible, elle s’en fichait. La jeune blonde voulait un peu se retrouver seule, faire le point et tenter de passer à autre chose. Mais en était-elle réellement capable ? Après tout, il l’avait hanté même durant sa longue absence, elle savait qu’il ne s’effacerait pas de sa mémoire aussi rapidement. Preuve concrète et matérielle qu’elle n’arrivait pas à se détacher de lui était certainement le fait qu’elle n’avait pas réussi à faire disparaitre tout ce qui aurait pu lui appartenir. Après tout, il aurait carrément fallu raser la maison, dans ces cas-là. La maison qui s’était retrouvée deux mois sans occupant. A part si un clandestin est venu s’y installer discrètement. Mais c’était une hypothèse très peu probable. Après tout, ce n’était pas comme si la maison n°1821 Lemon Street n’était pas aussi épiée que ses anciens occupants – toujours propriétaires, d’ailleurs. Mais vu que c’est Neal qui avait prit l’initiative, au moins, Victoria n’avait pas le problème de facture à régler. La jeune femme était partit migrer chez ses grands-parents, qui habitent San Fransisco, dans une jolie demeure où sa chambre était toujours prête à l’accueillir. Même si elle n’avait pas dit la cause réelle de sa visite, ses grands-parents furent ravis de la visite de leur petite-fille, « qui ne passait pas beaucoup les voir » selon leurs dires. Ceux a quoi Victoria répondit sagement qu’elle avait été submergée par le travail et que quitter Miami pour rejoindre la Californie, ce n’était pas une mince affaire. Ce n’était pas comme si il y avait tous les Etats-Unis à travers, n’est-ce pas ? Enfin, quoiqu’il en soit, la demoiselle s’est sentie presque apaisée durant son séjour là-bas. Ses grands-parents, surtout sa grand-mère, la traitaient comme une petite princesse et se retrouvaient surpris qu’elle veuille rester auprès d’eux tout le temps, même lors de leurs activités avec des amis – après tout, ce sont des personnes âgées, on ne peut pas leur soutirer leurs bonnes vieilles habitudes. Si elle ne voulait pas être seule, c’est qu’il y avait une bonne raison. Cependant, Victoria apprit peu à peu à faire bonne figure. Et cela aurait sûrement été plus compliqué et plus long si elle n’avait pas redécouvert une certaine personne lors de son séjour. On l’avait alors trainé dans les soirées les plus huppées de Los Angeles, le genre de soirées où les photographes attendent de pied de guerre devant. Par bonheur, Victoria était tellement bien accompagnée qu’elle passait toujours par-derrière, pour ne pas faire la une du papier glacée le lendemain. Elle n’avait laissé de mot à personne, ni même une adresse ou la joindre. Seul son portable restait son moyen de communication. Peut-être espérait-elle voir son nom afficher. Mais, en général, si ce n’est pas Hailey ou un de ses frères qui s’affichent sur son écran, elle ne prenait pas la peine de répondre. Elle laissait sonner, tout simplement. Son portable en main, elle le regardait vibrer puis sonner, sa grand-mère passant à ses côtés avec un panier de linges tout en lui demander « Et bien, tu ne réponds pas ? », la prenant alors par surprise. Sa petite-fille sursautait donc et reposait son engin sur la table tout en regardant sa grand-mère et en hochant la tête. « Non, ce n’est pas important. Un coup de main ? » Demande que sa grand-mère ne refusait jamais, les deux générations partaient dans le jardin, l’une blablatant et l’autre répondant silencieusement à ses phrases. Victoria s’était découverte deux façades ; la propre, celle du jour, et la plus noire, celle de la nuit. Et, si cela aurait dût l’inquiéter, elle trouvait cela totalement normal. Elle n’avait que vingt ans, elle avait toute la vie devant elle. Pourquoi s’entêter à vouloir programmer son avenir si jeune ? Oui, c’est ce qu’elle était en train de faire, il y a un an. Il y a 365 jours encore, elle était en train de rêvasser aux prénoms de leurs futurs mômes, sa main se mêlant amoureusement à celle du jeune Rowlands, qui en profitait de celle qui était libre pour lui caresser doucement les cheveux. C’était il y a encore trois mois. Mais maintenant, les choses avaient changé. Elle la première. Elle se refusait de vivre une chose pareille. Elle lui avait donné une énième chance, il s’était une nouvelle fois ramassé. Bien sûr, elle ne disait pas non plus qu’elle était blanche comme neige. Mais oui, elle rejetait toute la faute sur lui. Hors de question de se sentir coupable alors que c’était lui qui lui avait menti pendant un an. Non, la culpabilité, ce n’était pas à elle de la ressentir. C’est ce qu’elle pensait, d’autant plus qu’on n’a cessé de le lui dire pendant deux mois.

Confortée dans son idée, la jolie Blythe atterrissait à l’aéroport de Miami avait le teint le plus frais qu’elle pouvait donner. C’était à peine reconnaissable de la voir marcher la tête haute et la démarche élégante. A croire qu’elle avait passé deux mois à la moulinette pour en ressortir nouvelle et fraiche. Lunettes sur le nez, ses talons raisonnaient de façon précise sur le sol de l’aéroport. Elle n’avait pas besoin de prendre ses bagages ; ils étaient arrivés avant elle, la veille. Victoria avait suivi quelques conseils et la voilà sûre d’elle. Quand elle arriva à l’extérieur, la jeune femme marcha quelques instants, de façon plus ralentie, sillonnant les voitures disposées avant d’entendre son téléphone sonner. Elle se mit alors à fouiller dans son sac, se détachant du spectacle de la lignée parfaite qu’offraient les taxis pour s’asseoir dans l’un d’entre eux sans se poser de questions. « Ocean Grove, s’il vous plait. » Fouillant toujours dans son sac, elle s’adressa au conducteur avant de mettre la main sur son portable et de décrocher immédiatement. « Oui ? » Elle eut un fin sourire en reconnaissant la voix paniquée de son amie qui allait bientôt se marier. « Arrête de stresser, c’est mauvais pour le teint et ton moral, tu m’entends ? J’arrive dans quelques minutes. » Son regard vert monta vers le vitre alors que la voiture avait démarré, la façade de l’aéroport défilant doucement devant elle pour ensuite laisser place à de larges terrains vagues. « Ne t’inquiètes pas. (…) Oui. (…) Non, surtout pas de parme ! Parce que. Pas de parme, un point, c’est tout. Fais-moi confiance. Ma famille a eut une entreprise spécialisée dans tout ce qui organisation d'évènement alors je sais de quoi je parles. » Victoria hocha la tête tout en roulant légèrement des yeux. « Bon, tu sais ce qu’on va faire ? Tu vas rester tranquillement à éplucher la revue et noter ce qu’il te plait. Tu ne touches à rien d’autres qu’aux revues, d’accord ? Et quand j’arrive, on voit tout ça. (…) Oui, promis, je fais vite. Enfin, si Dieu le veut, comme on dit. (…) A tout de suite, ma belle. » Quand elle raccrocha, son dos se détendit sur le dossier du siège, le regard ne quittant pas le paysage des yeux. Étrangement, tout ceci ne lui avait pas vraiment manqué. C’était bien parce qu’elle adorait Hailey et qu’elle était demoiselle d’honneur qu’elle se déplaçait.
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Message(#) Sujet: Re: La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant. (pv) Mar 27 Avr 2010 - 21:37

    Cela faisait des semaines qu’il ne l’avait pas recroisé, des mois qu’il n’avait pas entendu sa voix. Si cela paraissait long pour certains, il avait finis par s’y habituer. Il avait aimé sa compagnie, il avait aimé la jeune femme ça en était certain. Mais parler de cet amour au présent était à ses yeux inconcevable. Peut-être à cause de la torture que cela lui fournissait dans tout son être. Il connaissait ses faiblesses, comme ses tords. La première était certainement de n’avoir rien dis, mais il avait réagi ainsi par peur, par non connaissance de ce que cela serait quand elle l’apprendra. Disons qu’il savait la réaction de sa jeune amie, mais faisait comme si il ne la connaissait pas. S’enterrant la tête dans le sable comme le font les autruches. Il pensait que jamais Cudy le retrouverait ou encore qu’elle n’irait jusqu’à inventer une sombre histoire pour lui faire payer sa lâcheté. Ni même que ses plus proche ‘ami’ voudrait le voir mort et enterrer. Il n’était pas père de son enfant, ce n’était pas possible. Ils avaient couchés une seule et unique fois, après être rentrés d’une soirée trop arrosée, jusque la il ne l’avait jamais touché, ni embrassé. Il niait l’existence même de ce couple. Et comme d’un coup de baguette magique, un enfant arrive. Non, ce n’était pas le père, il en était convaincu. Et même si il l’était, il ne voudrait pas prendre cette charge, il n’avait rien demandé après tout, aussi dur que cela pouvait être, il n’aimait pas cet enfant, tout comme il n’aimait pas sa mère. Sa seconde erreur, était d’avoir fais confiance à Chris Griffith-Matthews. Il était l’un des rares hommes dont Neal aurait pu avoir limite une confiance aveugle. Ou presque. Aujourd’hui, même si il s’en mord les doigts, il ne reviendra pas sur cette amitié; bien au contraire. Il est bien décidé à se venger, à faire payer le prix à Chris. Qu’à cela ne tienne, durant des semaines, des mois voir des années, mais un jour, Chris payera pour son insolence et sa stupidité… Et enfin sa troisième - et dernière erreur, était sûrement d’avoir fait croire des choses à Victoria. Bien sur qu’il l’aime et qu’il l’aimera probablement toujours, mais il est bien trop différent d’elle. Il l’a bien trop fais souffrir pour que sa famille puisse l’apprécier et les parents du jeune homme ont toujours vu cette fréquentation comme un piège, comme une mauvaise chose pour leur fils. Parce que d’une certaine manière, Victoria rendait le petit garçon qu’il était, bon. Gentil et apprécié de tous - ou exception. Hors, ils avaient besoin de lui pour reprendre sa société, ils avaient cru qu’il suffirait de l’écarter de certaines personnes pour en faire ce qu’ils voulaient. Mais Neal ne voyait pas la vie de la même manière. La société il n’en avait que faire, tout ce qui le passionne, c’est les voitures et le dessin. Et il ne s’imagine pas faire autre chose que ça. Néanmoins il n’avait jamais eu un métier à proprement parlé, non lui il voulait toucher à tout. Il avait besoin de connaître un tas de choses, il avait toujours voulu être un homme de terrain, et il recule difficilement et amèrement de ses obstacles. Certaines personnes pourraient même estimer qu’il est courageux, peut-être même prétentieux. Il l’était, c’est sur.

    ‘‘ Ocean Grove, s’il vous plait. ’’ Neal ne pu s‘empêcher de jeter un vague regard dans son rétroviseur. Tout d‘abord de manière instinctive, dès lors qu‘une personne rentre dans sa voiture, ce genre de comportement lui semble anodin. Mais machinalement, il avait compris que ce n‘est pas tant par ce geste mais plutôt à cause de cette voix. Une voix qu‘il avait reconnu, et qu‘il continuerait à reconnaître même entouré de 1000 personnes. Observateur et fin manipulateur, c‘était souvent grâce à cela qu‘il arrivait à ses fins. Malgré lui, un sourire apparu sur ses lèvres. Il était soulagé, mais à la fois torturé. Elle allait bien, elle était toujours aussi belle et aussi douce. Quand elle répondit au téléphone et qu‘elle ne lui avait jeté aucun regard, il se sentit frustré. Mais il détournait son regard de son rétroviseur, en se concentrant davantage sur la radio qui fît écho. Sur la route, pas tellement d‘encombre, bien qu‘un accident semblait avoir fais des victimes. Le jeune homme arrêta quelques secondes son regard à l‘extérieur de la voiture, soupirant faiblement tandis que sans le vouloir, il entendait tout de ce que disait sa cliente. Elle semblait être pressée… Comme souvent elle l‘était depuis toute petite, finissant par sourire à sa remarque, ne montrant aucun signe de son existence, alors qu‘elle était penchée vers le paysage. « Tu as l’air en pleine forme… » Ne put-il s’empêcher de rétorquer d’une voix cassé. Et lui dans tout ça ? Il fait aller. Il n’est pas spécialement défaitiste, ou du moins il arrive à garder la tête haute. Mais on le reconnaît difficilement, déjà qu’il n’a jamais été le genre de personne à traîner avec les autres étant môme, et c’était seulement en compagnie de Victoria qu’il faisait un effort de ‘sociabilité’. C’était donc certain qu’aujourd’hui, il prenait bien plus de recul, ne prêtant guère attention à ce qu’il se passe autour de lui. Comme si il était en période de sommeil. Seulement en apparence, détrompez-vous vous pourrez être surpris de son réveil… Mais à part ça, il ne paraissait pas fatiguer, et ses yeux brillaient souvent d’une lueur de revanche. C’était sans doute ce qui lui permettait de rester encore debout, de garder la tête froide. Quand à ses chances de retrouver le nid douillet avec la jeune Blythe ? Elles étaient minces à ses yeux. Il était d’ailleurs peut-être passer à autre chose, et il avait donné sa chance à Jeylhan, sortant alors avec elle durant quelques semaines avant de tout arrêter. C’était évident, elle ne l’aimait certainement pas comme il voudrait être aimer, et ne l’aimait pas non plus comme il devrait aimer sa petite amie. Elle n’avait été qu’un passe temps, qu’une façon parmi tant d’autres de s’échapper de la réalité. Sous le choc de sa présence, Neal ne la regardait désormais plus. Il s’était amusé à lui faire remarquer sa présence, après avoir écouter ce qu’elle disait au téléphone. Et maintenant, il se désintéressait de la situation, comme il sait si bien le faire avec les autres. Il restait le garçon froid et distant. Hautain et manipulateur.
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Message(#) Sujet: Re: La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant. (pv) Mer 28 Avr 2010 - 20:06


« Tu as l’air en pleine forme… » Victoria sentit ses doigts se crisper sur son sac, ses yeux restant bloqués vers l’extérieur. Non pas pour la beauté du paysage, comme il y a quelques secondes, mais plutôt par pétrification. Elle était totalement pétrifiée d’entendre cette voix. Elle n’avait même pas besoin de tourner la tête vers la place du conducteur pour savoir qui s’y trouvait. Et par malheur, pourquoi il était à cette fichue place ? C’était donc l’ambition de sa vie ? Devenir chauffeur de taxi ? Ne quittant pas la vitre de sa vision, la jolie blonde eut un large et grand soupir pour tenter de détendre un peu ses muscles qui s’étaient raidis un à un. Elle n’aurait pas pu rêver pire retour que celui-là. De toute la population de Miami, de tous les chauffeurs de taxis qu’il y avait devant l’aéroport, de toute la planète entière, il fallait qu’elle tombe sur lui. Obligatoirement lui. Mais pourquoi lui ? Victoria baissa alors les yeux vers le sol de la voiture, les veines de son cou pompant comme des folles le sang d’un cœur qui s’était emballé. Elle ne savait pas trop d’où venait cette pulsion soudaine, si c’était la colère ou bien encore ce qu’elle avait pu ressentir avant – mais il était clair que ce n’était pas une option envisageable. Elle ne voulait même pas penser à cela. Sa grand-mère avait déjà tenté de patauger sur ce terrain, sa petite-fille avait tiré la tête tout le reste de la journée.


« Et bien, Vicky, ta mère m’avait dit que t’étais avec ton ami, le petit Rowlands si je me rappelle bien. »
« C’est pas le moment, mamie. »
« Et pourquoi donc ? Ça ne va pas ? Il s'est passé quelque chose avec lui ? »
« Je ne veux pas en parler ! »
« Mais attends, mais où vas-tu comme ça ? Victoria ?! »


Ce n’était pas le genre de conversations à aborder et la grand-mère Sheldon l’avait bien remarqué. Aussi, n’étant tout de même pas née à la dernière pluie, elle se doutait bien que la venue de sa petite-fille n’était certainement pas par courtoisie. D’autant plus que ce n’était pas prévu et qu’elle est arrivée du jour au lendemain. Mais Victoria n’a plus jamais entendu son prénom – ou son nom – durant son séjour à San Fransisco. Elle pensait alors avoir un peu guérie et se remettre de mieux en mieux de cette rupture plutôt brutale et sans appel – même si, pendant quelques jours, elle a vainement espéré qu’il reviendrait vers elle. Cependant, son portable n’avait jamais sonné pour le bon appel alors elle laissa couler. Elle répondait à ses frères, car ils auraient capable d’appeler chez toute la famille pour savoir où était fourrée leur cadette, et puis aussi à Hailey. Hailey qui lui avait pardonné sa subite absence de six mois et qui l’avait nommé demoiselle d’honneur. Oui, durant l’espace de quelques semaines, Victoria avait vécu sans trop de gros nuages dans son ciel. Autant dire qu’elle était tombée de haut en lisant cette lettre anonyme. Elle avait songé à une mauvaise farce, une plaisanterie de mauvais goût tenu par on-ne-sait-qui. Esteban Carson fut le premier à qui elle avait songé. Même s’il se trouvait être le futur époux d’Hailey, Victoria n’en oubliait pas moins sa réputation. Et elle savait très bien qu’il ne pouvait supporter ni la jeune Blythe qui a toujours repoussé ses avances, et encore moins Neal, pour avoir eut vent de leur violente bagarre devant le Four Seasons Hotel. Il n’aurait donc pas été surprenant qu’il se cache derrière cela. Ou même Duncan Thomas. Cependant, elle restait sceptique. Si elle voulait ne pas croire à ce qui se disait sur cette feuille, elle ne pouvait s’empêcher d’être inquiète, d’avoir un soupçon et, au final, d’attendre le retour du principal concerné pour savoir le fin mot de l’histoire. Elle qui s’attendait à ce qu’il réagisse de façon incompréhensible et la réconforte dans son idée d’humour, elle fut particulièrement surprise, déçue et énervée de voir qu’il ne réagissait plus. Son visage s’était fermé et sa main se refermait avec une rage contenue sur le papier qu’il tenait dans la main. « Je crois qu’il faut que je prenne l’air. » Si Victoria se rappelle aussi bien de ces dernières minutes et surtout, de ces dernières paroles, c’est parce que c’était la dernière fois qu’elle l’entendait. Bien sûr, il est prendre l’air. Victoria aussi. En embarquant valises et chienne avec elle. Chienne qu’elle avait toutefois laissé aux bons soins de ses grands-parents, pour l’instant. La jeune fille avait alors prit le volant de sa propre voiture et ses roues l’avaient conduit jusqu’à l’autre bout du pays, au sein du cocon familial. Autant dire que retomber sur lui, le jour de son retour à Miami, elle s’en serait largement bien passée. Tout simplement parce qu’elle n’était pas prête. Pas prête à le revoir, pas prête à l’entendre de nouveau, pas prête à lui reparler, tout simplement. Alors Victoria se bloquait, laissant planer un léger silence ô combien pesant avant de se redresser un peu plus dans son siège tout en déviant un regard incertain sur le profil de son ex. « Autant que toi. Devenir chauffeur de taxi, quel prestige. J'espère au moins que tu n'envoies pas tes clients à travers le pare-brise. » Son ton était cassant et froid. Elle avait le mérite d’être directe. Ses yeux ne sourcillèrent pas et son visage était impassible. Non, elle ne laissera pas son impulsivité spontanée prendre le dessus. Victoria ne voulait pas se battre, pas maintenant, pas toute de suite. Et pourtant, ne venait-elle pas d’ouvrir les hostilités ? Après tout, il avait été responsable de son coma d’une semaine, elle aurait pu avoir la délicatesse de ne pas revenir en arrière. C'était un sujet sensible, délicat et plutôt douloureux. Mais la jolie blonde avait les nerfs un peu tendus et elle n’avait pas envie d’être délicate, drôle, passive ou gentille avec lui. Pour l’instant, tout ce qu’elle voulait, c’était qu’il la conduise là où elle était attendue, point. Ses prunelles vertes ne quittaient pas le profil du jeune Rowlands avant de glisser vers le rétroviseur, où elle croisa les siens qui l’observaient. L’air las, elle dévia une troisième fois ses yeux vers l’extérieur tout en posant son coude contre le rebord de la fenêtre et en appuyant sa tempe sur quelques doigts pour soutenir sa tête. « Le compteur tourne au mètre, pas au poids de ta salive dépensée. Alors conduis. Juste conduis. Et évites de me faire perdre de l'argent, du temps et de l'énergie. » Elle n’attendait rien de sa part. La jeune Blythe ne voulait pas de phrases toutes faites – de toute façon, elle savait que Neal n’était pas de ce genre-là, ce qui la rassurait. Victoria aimerait aussi bien qu’il se taise que sortir de cette voiture. Mais maintenant qu’elle y était, elle n’avait plus qu’à prier qu’Ocean Grove serait atteint rapidement. Et, normalement, connaissant Neal, ce n’était pas la vitesse qui devrait être un souci.

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Message(#) Sujet: Re: La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant. (pv) Jeu 29 Avr 2010 - 19:55

    Neal n’était pas une personne spécialement peureux ou avide de questions. Il n’était donc pas frustré de la savoir dans la même voiture que lui et il savait qu’il arriverait à ne pas se jeter sauvagement sur elle en guise d’absence datant de plusieurs semaines. Il avait une certaine retenue, qui plus est, il ne s’était pas gêné pour sortir avec d’autres femmes entre temps. Dans un sens il espérait qu’elle est fais de même, bien qu’il devait y reconnaître une certaine pointe de jalousie. Il avait cherché n’est-ce pas ? C’était ce qu’il se disait pour éviter de regretter. Neal Rowlands n’est pas un homme qui regrette facilement, ni qui a besoin qu’on lui répète plusieurs fois quelque chose pour le comprendre. Au contraire, il serait plutôt du genre à saisir avant même que l’on ne lui en parle. Prêt à juger certaines réactions ou paroles peut-être un peu trop durement d’ailleurs. Quoi qu’il en soit, il n’allait certainement pas se mettre à genoux, la suppliant de revenir avec lui. Oh que ça, non ! Malgré qu’ils se connaissaient depuis de nombreuses années, tout petits dirions-nous, ils ont encore beaucoup de choses à apprendre l’un de l’autre. Étant l’opposé de son interlocuteur - ou presque, il est évident qu’ils ont souvent empiéter sur le territoire de l’autre. Néanmoins Neal représentait à ce jour la force calme. Son regard rivé devant lui, ses mains tendus sur le volant, et un ton désinvolte, il continuait sa route, accélérant à chaque fois que le lui permettait la route. Un ralentissement ne lui permit pas de rouler à sa guise, pourtant on le sait tous, plus sa voiture prend de l’envol, plus Neal semble apaisé. Là, on dirait que le sort veut s’acharner sur lui. Croisant alors le regard de sa dulcinée - ou ancienne petite copine, son regard continua de la fixer comme si de rien était. Alors qu’elle avait préférait fuir le siens, néanmoins un sourire las arborait son visage. Était-il dans le fond content ? Peut-être… Il savait qu’il finirait par la recroiser un jour, elle était comme lui sur ce point : et un besoin au source s’y ressentait. Même si aucun d’eux ne souhaitaient l’avouer. Le jeune homme avait croisé à mainte reprise les anciens petits amis de la jeune femme, et il s’était avérer qu’il restait malgré la situation déplaisante, d’un calme inné. Mais il observait ses personnes, comme on surveille de l’huile sur le feu. Il ne les apprécier pas, et avouer une haine indescriptible à cette jalousie malsaine. Comme effet boule de neige, plus il se sentait en danger, il paraissait jaloux. Plus il était jaloux, plus il était haineux. A tel point qu’il aurait pu se venger uniquement pour le fait d’avoir embrasser celle qui l’a toujours aimé et rêvé d’avoir à ses côtés. Malgré qu’il prenait soin de lui faire toujours plus de mal, sans le vouloir.

    ‘‘ Autant que toi. Devenir chauffeur de taxi, quel prestige. J'espère au moins que tu n'envoies pas tes clients à travers le pare-brise.’’ Un sourire sarcastique vînt se poser sur ses lèvres, alors qu’il ne déporta à aucun moment son regard dans le rétroviseur, offrant ainsi une indifférence la plus totale à cette jeune femme assise dans sa voiture. C’était comme si elle n’avait pas parlé, comme si il ne la connaissait pas. Ou encore et le pire, comme si il se foutait de savoir ce qu’elle en pensait. Semblait-il être en pleine forme ? Avait-il réellement ce don de faire apparaître le bonheur autour de lui alors que ses connaissances semblaient s‘effondrer comme un jeu de carte le ferait ? Se faire lâcher par sa petite amie, doubler par ses soit disant ‘amis’, oh je doute que cela soit des moments agréables. Et peut-être que dans le fond, son père avait au moins eu l’intelligence que Neal n’avait visiblement pas. Lui qui se foutait ouvertement de ses amis, sauf exceptions, et qui désormais se faisait doubler par ses exceptions… Arrivait-il à la tromper si facilement, qu‘il ne s‘en rendait même pas compte ?! Certes, il était odieux, et arrivait avec exactitude à faire ressortir dans un regard de braise, l‘intensité du néant. Vous l‘aurez compris, c‘était seulement avec un regard qu‘il paraissait indifférent. Mais de manière plus concrète ? Peut-être avait-il besoin de sa présence si simplement. Peut-être avait-il besoin de ses sourires, de son rire et de sa bonne humeur quotidienne. Peut-être voulait-il retrouver l‘ancien Neal qui s‘amusait avec Victoria à se chatouiller, ou à se titiller. Néanmoins, il réussissait comme à chaque fois, à se changer les idées. Il ne voulait plus penser à elle, ni à cet ancien bonheur - si on peut dire ça ainsi. Pourquoi se battre contre un amour qui semble aux yeux de beaucoup, évident ? Parce que dans les siens, cette chose ‘évidente’ ne l’ai peut-être pas. ‘‘ Le compteur tourne au mètre, pas au poids de ta salive dépensée. Alors conduis. Juste conduis. Et évites de me faire perdre de l'argent, du temps et de l'énergie. ’’ Si Victoria l’avait manqué, sa grande humour insolite, l’avait moins bien manqué. Et c’était dans un soupir lassé et un regard totalement indifférent que le jeune homme lui lança ses yeux noirs dans le rétroviseur. Mais comme si l’argent avait une quelconque importance pour elle, la jeune femme lui rappela amèrement qu’il avait choisie une passion certainement pas très coûteuse. Comme si Neal avait besoin d’être riche pour plaire, oh non ça c’était pour ceux n’ayant pas un physique attrayant - ce qui était loin d’être lui. « Tu m‘envoies désolé de n‘être pas chirurgien ou avocat… » Répondit-il, du tact au tac; en employant un ton désinvolte et sûr de lui. Aussi ironique que léger, Neal montrait parfaitement qu‘il se fichait de connaître sa version. Il était vrai qu‘il n‘avait pas un métier à responsabilité, ni qui lui avait demandé des années d‘expérience. Mais ce n‘était pas à ses yeux le plus important. Mais aux yeux de certains, c’est évident que traîner avec ce genre de ‘racaille’ semble largement moins plaisant qu’une personne populaire et connue dans le pays entier. Depuis qu‘il était petit, il avait toujours été attiré par les voitures. Et se promenait jamais sans sa voiture miniature. Il passait des heures dans les différents concessionnaires, afin de connaître les nouveautés en matière technique, ou encore les nouveaux modèles. Et passait la plupart de son temps libre à dépanner les voisins en réparant les vélos, ou encore les bagnoles usées par le temps. Pouvait-il donc faire un autre métier ? Pas le moins du monde, même si ça ne lui rapporte pas grande chose. « Chacun son métier, chacun ses passions ! » Finit-il par dire en haussant les épaules. Une phrase banale et qu’il aurait pu s’abstenir, néanmoins il était nettement plus calme que précédemment. Il avait toujours été fier d‘être un homme de terrain, n‘ayant pas peur de se mouiller les mains pour entreprendre quelque chose. Que ce soit à ses fins personnelles, ou pour gagner de l‘argent. Peut-être aussi pour se montrer en quelque sorte. Freinant sèchement, la jeune femme aurait été à la limite de passer son corps à l‘avant de la voiture, mais il était rester imperturbable. Même si la voiture semblait gêné la circulation, puisqu'il s'était arrêté en plein milieu de la route. Le seul son sortit de sa bouche montrait alors sa supériorité. Neal Rowlands ne s'amusait plus. « Je te laisse le choix de descendre et de rentrer à pied, puisque ma présence semble te déranger… Je ne te le proposerais pas une seconde fois… Et je ne te laisse pas beaucoup de temps pour choisir, car si tu n‘as pas de temps à me consacrer, j‘en ai davantage moins que toi ! » L‘arrêt brutale de la voiture et les moqueries ironiques de son ex venaient de réveiller le jeune homme d‘un sommeil qui semblait avoir durer assez longtemps. Comme un déchirement, le ton employé était d‘une froideur et d‘une confiance en lui aveugle. Il était certain d‘être raisonnable dans ses phrases, même si il savait qu‘il n‘avait pu s‘en empêcher. D‘une manière comme d‘une autre, elle l‘avait cherchait. Et le trouverait ! C‘était ainsi avec Neal Rowlands. Sa fierté vaut le double d‘un amour pourtant encore existant pour elle. Et même si quelque part il ne voulait se résoudre à tourner cette page, il ne saurait jamais le lui avouer aussi directement.
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Message(#) Sujet: Re: La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant. (pv) Ven 30 Avr 2010 - 21:13


« Tu m‘envoies désolé de n‘être pas chirurgien ou avocat… » Son regard noir, elle n’en avait que faire. De toute façon, elle ne le regardait plus. Victoria ne pouvait pas supporter son air certainement impassible et dur qu’il avait au visage. Elle le connaissait depuis suffisamment longtemps pour savoir comme ses traits pouvaient bien être à cet instant précis. Sûrement qu’il devait être comme elle ; embêté, agacé, lassé. Que des mauvaises ondes qui faisaient descendre leur relation bien plus basse qu’ils n’avaient osé l’espérer. Quand ils étaient mômes, ils s’amusaient toujours à dire que rien ni personne ne les séparera et qu’ils seront amis pour la vie. C’est tellement plus simple, quand on est jeune. Mais évidemment, ce n’est pas à dix ans qu’on pense à passer par la case « vie de couple », même quand on a joué des centaines de fois au papa et à la maman. Tout ça n’était que des jeux, pour eux. D’ailleurs, certainement que cette partie de l’enfance leur avait joué un mauvais tour et c’était retourné contre eux. Comme on le dit, qui joue avec le feu s’y brûle. Et bien, là, on pouvait dire qu’ils étaient brûlés, voire même carbonisés tout sec. Ce n’était pas très glorieux, comme fin de relation. On était bien loin de l’époque où on râle pour un vol de bonbons soudain ou pour un titillement d’un parasite non voulu. Dans la voiture, si chacun ruminait de son côté, ils se cachaient bien de le montrer. Comme s’ils avaient décidé de faire bonne figure coûte que coûte. Alors Victoria ne bougea pas son positionnement, son regard toujours plongé dans la contemplation du paysage. « Chacun son métier, chacun ses passions ! » Dieu merci que la radio brisait les blancs qu’ils se foutaient car la jeune blonde ne réagissait sur aucune de ses paroles. Comme si elle ne l’écoutait pas, ne l’entendait pas. Elle pouvait au moins faire semblant – chose qu’elle faisait plutôt à merveille. A vrai dire, elle n’était même pas surprise qu’il est décrété de vouloir faire des voitures un quelconque métier. Et puis, il fallait bien avouer que c’était tout de même plus rassurant de le savoir chauffeur de taxi que coureur dans une de ces courses automobiles. Mais bon, avec Neal, on n’était jamais à l’abri de rien. Mais elle n’avait rien trouvé de mieux à redire, d’autant plus qu’en voulant l’attaquer, elle s’attaquait elle-même en mentionnant un passage qu’elle préférait plutôt oublier. Guère judicieux mais soit. Victoria n’avait pas envie de réfléchir plus loin, son esprit borné prenant le dessus. Alors elle clôtura ses lèvres pour obtenir ce qu’elle voulait : du calme et de la paix. Ce n’était quand même pas la lune de rouler trois pas quelqu’un d’un point A à un point B, tout de même ? Apparemment, si, à en juger par la force et la violence de l’arrêt que le conducteur fit preuve. Victoria fut projetée en avant mais, retenue par sa ceinture de sécurité, n’alla pas taper contre la tête du siège avant. Elle leva un regard mauvais à Neal qui restait les doigts collés au volant, son regard ne semblant pas plus être aimable que le sien. « Je te laisse le choix de descendre et de rentrer à pied, puisque ma présence semble te déranger… Je ne te le proposerais pas une seconde fois… Et je ne te laisse pas beaucoup de temps pour choisir, car si tu n‘as pas de temps à me consacrer, j‘en ai davantage moins que toi ! » » La jeune fille mit un moment avant d’assimiler la demande avant de lâcher un léger « Oh » affirmatif tout en détachant sa ceinture. Puisqu’il bloquait la circulation, que les gens klaxonnaient, qu’il gênait et qu’il voulait surtout l’emmerder, dans le fond, autant accentuer un peu plus le spectacle. S’il voulait se faire remarquer, ce n’était pas sans compter sur le sang qui tapait furieusement dans les veines de la demoiselle, particulièrement bien chauffée dans le mauvais sens du terme. Victoria s’approcha du creux pour tendre sa main et tapota d’un doigt un endroit plutôt précis sur le torse du jeune homme. « « N’oublie pas que là-dedans, y a un truc qui m’appartient. Et n’oublie pas non plus qu’en voulant sauver la vie, j’ai presque mis la mienne en péril. Mais ça, évidemment, t’es trop con pour le comprendre. » Ces paroles, elle avait craché. Elle aussi pouvait se montrer haineuse et méchante. Le problème, dans ce genre de situation, c’était que ses mots dépassaient souvent sa pensée. Et voilà qu’elle venait de lui sous entendre quelque chose dont elle se serait largement bien passée. Mais sa raison était totalement à l’ouest et c’était une voix froide et dure qui s’adressait au jeune homme, qui continuait à garder ses yeux fixés devant lui. Le bruit des klaxons s’accentuait de plus en plus et Victoria attrapa son sac tout en ouvrant la porte. Les deux pieds à terre, elle se pencha une dernière fois vers l’intérieur. « Ah et au faites, tu peux t’asseoir pour la note. » Et la porte fut claquée brutalement. Tournant le dos à la voiture, la jeune Blythe fit quelques pas vers le bas côté, sortant de son sac une petite boite de pilules, dans lequel elle s’en servit deux avant de les mettre dans sa bouche. Elle grimaça légèrement avant de ranger la boite. Bon et bien, maintenant ? Oui, elle n’avait pas l’air idiote, là. Dans un soupir las, Victoria sortit son portable quand elle entendit une voiture la klaxonnait. « Hey, blondie, tu veux pas v’nir faire un p’tit tour avec nous ? » La blondie en question fronça des sourcils avant de rouler des yeux et de faire comme si rien n’était en reportant son attention sur le répertoire qui défilait devant elle. Maât, Rhys, Hailey, Goldie, Dakota… « Hey, j’te cause ! » Prise d’une bouffée d’énervement, Victoria leva les yeux vers la voiture en question. « Allez-vous faire foutre. » Mais ces idiots n’avaient rien de mieux à faire que de rigoler comme des abrutis, des idiots, des attardés, bref, comme des mecs, en somme. « Oh, allez, chui sûr qu’on pourrait s’éclater. » Victoria imita un semblant de rire avant de reprendre un air coléreux. « Je suis déjà éclatée. Maintenant, barrez-vous, trouvez-vous un autre joujou et fichez-moi la paix. » Et elle se retourna tout en décidant d’appeler le plus âgé de ses frères. « Allo Maât ? Ouais, c’est Vicky. Dis, tu pourrais venir me chercher ? (…) Oui, maintenant. (…) Je suis à… HEY ! NON MAIS ÇA VA PAS ? ESPÈCE DE TARE ! » Et son poing partit plus vite que son ombre en pleine face de ce type qui venait de lui mettre la main là où il ne fallait pas. De toute façon, ça aurait même pu être ailleurs que le résultat aurait été le même ; une blonde en furie face à un mec qui se tient le nez en chancelant légèrement sous l’effet de la pression mais surtout de la surprise. Il aurait mieux fait de rester dans sa caisse, lui. « Ce n’est vraiment mais alors vraiment pas le moment de m’emmerder, c’est clair ? » Son doigt pointé vers lui, le gars se redressa légèrement du mieux qu’il pouvait pour lui lancer un agréable mot à la figure. « Salope ! T’as d’la chance qu’il fasse jour et qu’y a du monde. » Victoria lui lança un regard noir. « Je suis morte de trouille. » S’avançant vers elle, le mec voulait absolument montrer qui était viril, entre eux deux. « Crois-moi, ma jolie, tu devrais. » Elle flippait. Évidemment qu'elle flippait. Mais elle avait tout de même une certaine fierté qui lui incitait à garder la tête levée, à fixer sans relâche cet interlocuteur non désiré.
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Message(#) Sujet: Re: La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant. (pv) Sam 1 Mai 2010 - 0:32

    Elle était loin de s’imaginer le mal que cela lui procurait. Elle était loin de réellement connaître ce qu’il pouvait ressentir à cet instant présent. Peut-être parce qu’il se cachait derrière un masque, derrière une agressivité qu’elle n’avait jamais connu face à lui. Pour tout vous dire, Neal n’est pas une personne spécialement méchante, il n’aime seulement pas qu’on le cherche. Normal, me dirait-on… Il est vrai qu’il peut parfois être égoïste, ou insolent. Mais ce n’est jamais réellement recherché. C’est simplement une image qu’on lui colle trop facilement à la peau, comme si il n‘y avait que ça à retenir de lui. Et il n’en est pas spécialement conscient - ou si peu. D’une autre manière, Victoria le connaissait depuis suffisamment longtemps pour connaître le caractère de son ancien petit ami, et ainsi connaître les raisons qui pourrait aujourd’hui l’animait. Elle savait que bien souvent ses mots dépassent sa pensée, et qu’il paraît plus dur qu’il n’en a l’air. Probablement par fierté, ou quelque chose dans ce genre. Et avec deux grands frères, nous pouvons dire qu’elle en fût une grande habituée : puisque même sans eux, elle était restée avec Neal depuis toute petite. Il ne comprenait sans doute pas l’ampleur que prenait la situation, et il n’y prenait pas plus de recul que ça. Néanmoins sa passivité lui jouait des tours, puisqu’il commençait à devenir un peu moins brutal mais largement plus impatient qu’il y a quelques minutes. Les yeux rivés en face de lui, la voiture totalement stoppée en plein milieu de la route, certains arrivaient à le dépasser afin de l’engueuler. Neal n’en tenait aucune rigueur, puisqu’il n’était pas gêné pour rester sans bouger. Pas même un brusquement de visage se faisait voir, ce qui souvent énerver bien davantage les autres automobilistes. Et pour tout vous dire, il s’en fichait royalement… ! Il sentait toutefois le regard de la jeune femme sur lui mais à nouveau, il ne détourna aucunement sa silhouette, ni son regard vers elle. C’était comme si elle était transparente, ou plutôt qu’il attendait qu’elle s’en aille. Et croyez le, elle était longue à la détente ! Intérieurement, il serait difficile de vous dire à quoi il pensait, parce qu’il laissait sa tête se vidait petit à petit, sans porter de remarques même désobligeante envers mademoiselle Blythe. Elle porta sa main sur son torse, alors qu‘il n‘eut aucune réaction de recul. Il baissa seulement son regard vers son torse également, et un soupire sortie de sa bouche, l‘air de rien. ‘‘ N’oublie pas que là-dedans, y a un truc qui m’appartient. Et n’oublie pas non plus qu’en voulant sauver la vie, j’ai presque mis la mienne en péril. Mais ça, évidemment, t’es trop con pour le comprendre.’’ Elle avait raison sur ce dernier point. Il s’en foutait royalement. Et malgré qu’il lui en avait été reconnaissant pendant ses fameuses vacances, aujourd’hui la vie avait suivie son cours, quelque part leurs vies ont changés, eux avec. Il ne s’en plaignait pas, d’une certaine manière ça le rendait plus fort, plus solide. Tout ce qui ne tue pas renforce n’est-ce pas ? C’était une chose évidente ! En fait, il ne s’imaginait pas à quel point elle avait pu mettre sa vie en danger. La raison ? Parce qu’il ignore tout de l’histoire… Mais cela semble trop difficile à son tour pour le comprendre. De toute manière, il n’était pas en état de réfléchir, ni de la rembarrer. Pourvu qu’elle se casse, vite et bien, c’était à cela qu’il pensait actuellement. Il releva aussi instantanément son regard droit devant lui, en laissant une moue s’installer sur son visage. Une moue pas forcément heureuse, parce qu’elle était encore la. Et finalement, la main sur la porte, il entendit la portière s’ouvrir. Absolument pas pris d’un seul remord, le jeune homme se contenta d’enclencher la première pour repartir en trombe, faufilant son regard vers la voiture de gauche qui ne semblait pas apprécier que le jeune Rowlands se trouve en plein milieu de la route, avant de gueuler à son tour, qu’ils aillent tous se faire foutre. Entre temps, phrase à laquelle il n’avait pas plus fais attention que cela, mais Victoria s’était abaissée à la fenêtre pour rétorquer : ‘‘ Ah et au faites, tu peux t’asseoir pour la note.’’ Et elle s‘était mis à marcher dans le sens inverse de Neal. Avait-elle peur qu’il roule au pas et la supplie de monter dans sa voiture ? Plutôt crever ! Quoi qu’il en soit, il s’apprêtait à descendre de sa voiture pour casser la gueule au gros con qui s‘était arrêter à sa hauteur et qui semblait prendre plaisir à lui chercher des noises. Pour qui se prenait-il celui la ? Mais machinalement, il déporta son regard dans le rétroviseur, les mains tendus, le corps prêt à bondir, comme si il avait ressenti le mal être de Victoria. Et il aperçut son ombre, face à un mec qui ne semblait pas forcément sympathique avec elle. Alors qu‘il ne comptait pas forcément intervenir après tout chacun sa vie désormais, il l‘entendit crier. ‘‘ HEY ! NON MAIS ÇA VA PAS ? ESPÈCE DE TARE ! ’’ Aussitôt, il sorti de sa voiture sans attendre la suite, et en même temps que ses pas soient fermes et décidés, le jeune homme l‘interrompit brusquement. « Dégage de la ! » Tel Rambo, le cow boy s‘enfonça dans l‘arène, droit face à l‘homme. Avant que celui-ci d‘un ton ironique lui réponde. ‘ C‘est à moi que le minus s‘adresse ? ’ Plaisanta-t-il en regardant ses copains dans la voiture. « C‘est qu‘il a fais l‘école du cirque le Fernand ! » Et BAM, Neal venait de lui tirer un coup de point, en faisant diversion sur son prénom. Déposant son pied sur le ventre de sa victime, il le pressa toujours un peu plus contre le sol, alors que dans la voiture personne ne se déplaçait. ‘ Ah non moi c‘est Mike. ’ Souligna l‘homme, couché à terre, sans ayant une voix très puissante. Neal avait repris le sport, et surtout la musculation en plus grande quantité. Il ne lui était donc pas difficile de gagner sur ce terrain. « Ca va ? » Dit-il en se retournant vers Vicky, un mince sourire qui voulait plus la rassurer qu‘autre chose. Il lui en voulait c‘était certain. Cela dit, même si ils n‘étaient pas en ce moment en grand accord, il ne pouvait tolérer qu‘on lui fasse du mal, ou même qu‘on veuille lui en faire devant ses yeux. Qui plus est, un homme qui se bat contre Victoria, il ne faut pas abuser ! Au passage, Neal donna un violent coup de pied sur le visage de l‘homme couché qui tentait de repousser son pied. « Il ne t‘a rien fais ? » Demanda-t-il par sécurité, le corps crispé à cette image. Et ne croyez pas qu‘il en avait pour autant oublier sa victime, qu‘il surveillait en coin, malgré toute son attention portée à Victoria. Il s‘était une nouvelle fois, fais avoir ! Empoignant sa nouvelle victime par le col, Neal le releva sans aucune once de difficulté, lui procurant comme une seconde chance de venir l‘affronter, en le jetant contre une poubelle comme atterrissage. Alors qu‘il s‘était volontairement glissé entre son ex petite amie et le gars en question. Il était clair que si il voulait Victoria, il devrait passer sur son corps… Mort !
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Message(#) Sujet: Re: La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant. (pv) Mar 4 Mai 2010 - 17:13


« Dégage de la ! » » Même si elle tourna la tête et leva ses sourcils, Victoria n’était pas plus surprise que cela d’entendre sa voix parler sèchement à cette espèce d’idiot sans cervelle qui lui faisait toujours face. Celui-ci se désintéressa d’elle presque aussitôt, cherchant d’où venait cette voix, avant de voir Neal arpenter les voitures et se diriger vers elle. Il se tourna vers sa voiture où ses potes les regardaient en rigolant comme des abrutis. « C‘est à moi que le minus s‘adresse ? » Victoria fronça alors des sourcils. Voir Neal débouler de la sorte ne présageait rien de bon. Mais effectivement, l’autre ne semblait pas se rendre compte de ce qu’il allait lui attendre. « C‘est qu‘il a fait l‘école du cirque le Fernand ! » Et voilà qu’il lui en collait une. En pleine face. Une seconde. La jeune blonde se retourna légèrement, les yeux regardant vers le ciel, l’air soudainement plus embêté. D’autant plus que le « Fernand » se retrouvait au sol, le poing du jeune homme se trouvait être plus lourd que celui de la jeune blonde, ce qui ne manquait pas d’attirer les regards curieux des voitures qui passaient. « Ah non moi c‘est Mike. » Victoria eut un air désespéré face à cette réponse, air qu’elle ne manquait pas de montrer en roulant des yeux, soulignant alors de façon pertinente la débilité profonde donc la pauvre victime faisait preuve. Pourtant, tout le monde connaissait l’expression « l’arroseur arrosé. » Et bien, c’est triste de voir que certains n’écoutent pas ce qu’on leur dicte, parfois. Et voilà le résultat. Un Rowlands tenant en joug son camarade par son pied, lui jetant un regard que la jeune Blythe pensait de noir, avant de lever sa tête vers elle et tenter un fin sourire pour… En faites, elle ne savait pas trop pourquoi. « Ça va ? » Elle se contenta de relever un peu plus son sac contre elle tout en hochant la tête brièvement, silencieuse comme une carpe ou une muette. Cependant, Victoria ne put s’empêcher de sursauter légèrement quand Neal foutu un coup de pied au type allongé – le dénommé Mike – en pleine face. S’il continuait, pour sûr que sa victime finira par devoir se retourner vers l’hôpital pour arranger son nez. Voire même sa mâchoire. La jolie blonde ne s’était jamais réellement faite à cette violence que pouvait dégager Neal. Oh, bien sûr, quand elle était plus jeune, elle l’admirait sûrement pour cela. Elle, elle était une fille, elle n’était donc pas du genre à se battre. Mais voir son meilleur ami le faire, la plupart du temps pour ses beaux yeux, en plus, lui avait permis de pouvoir se protéger un peu elle-même. D’ailleurs, ce fut une protection qui s’est totalement volatilisée quand Neal est partit dans le fin fond du Michigan. Elle l’avait bien vite remarqué. Mais là, il fallait bien avouer que la tension était telle qu’elle aurait pu être tentée d’aller le calmer. Ne serait-ce que pour voir sa mâchoire se décrisper et son regard s’alléger un peu. Mais non, elle ne bougea pas de sa place, comme clouée, scotchée ou engloutie par ses racines dans le goudron. « Il ne t‘a rien fait ? » Victoria hocha une seconde fois la tête. Non, le prénommé Mike ne lui avait pas fait grand-chose, mis à part lui faire mal à quelques phalanges par les os durs qu'il avait à la tête. Il aurait certainement pu, vu le nombre de gars qu’ils étaient dans la voiture, l’embarquer. Et là, Dieu seul sait qu’ils auraient pu lui faire. Le scénario s’enchainant dans sa tête, la jeune blonde crut défaillir. Y repenser était certainement la dernière des choses à faire. Surtout là, en ce moment. Alors elle secoua sèchement la tête tout en fermant brièvement les yeux, voulant s’échapper à cette vision terrifiante qui venait de s’incruster dans son cerveau et devant ses yeux. Elle reprit le cours du présent alors que le bruit d’une masse corporelle sur un tas de ferraille se faisait entendre, signalant ainsi que le jeune Rowlands avait eut l’excellente idée de balancer l’imbécile sur sa bagnole. « Fais gaffe, tu vas lui abimer les trois neurones qui lui restent. » Et voilà, elle n’avait pas pu s’en empêcher d’en rajouter une couche. Son ton ironique était remis en jeu et son regard vert était fixé sur le type, qui grimaçait sévèrement tout en roulant vers le côté en se tenant le nez. « Vous faites bien la paire, tous les deux. Le minus devrait faire gaffe à sa jolie donzelle. On sait jamais ce qu’il peut arriver. » Décidément, c’était un coriace. Mais il ne leur laissa pas le temps de réagir qu’il s’engouffra dans la voiture, qui démarra en trombe, la porte à peine claquée. Si Victoria plissait le front, prenant cette remarque à la légère, son fort intérieur ne lui présageait rien de bon. Décidément, c’était vraiment son jour ! Elle passa la main dans ses cheveux, l’air décomposé. « Décidément, j’aurai mieux fait de rester là où j’étais. » Elle parlait plus à elle-même qu’à quelqu’un, en l’occurrence Neal. La jolie blonde se mordilla les lèvres simultanément, tout en reculant de quelques pas pour tenter d’aller s’échouer sur la bordure de la bande d’arrêt d’urgence. Victoria regarda un moment Neal, qui se trouvait trop loin d’elle pour pouvoir l’entendre, avant de soupirer faiblement tout en secouant la tête d’un air las, tout en baissant les yeux, son portable en main. Elle avait coupé la conversation, n’ayant pas eut le temps d’entendre que Maât lui rappelle qu’il ne conduisait pas et qu’il demandera à Rhys. Assise sur l’espèce de barrière qui encadrait les voies, Victoria jouait doucement avec son engin, l’air véritablement perturbé par la phrase qu’avait prononcé le type avant de partir. Oh non, elle ne voulait pas avoir un garde du corps attitré. Mais elle ne voulait pas connaitre cela de nouveau. Particulièrement sensible sur ce sujet, la jolie blonde se maudissait un peu plus d’être venue, comme elle maudissait Esteban d’avoir demandée la main d’Hailey, qu’elle maudissait aussi d’avoir oui. Elle maudissait aussi cette fichue lettre anonyme tout en la remerciant secrètement. Elle maudissait Neal de ne pas avoir fait preuve de plus de sincérité et d’attachement. Elle se maudissait elle-même d’être aussi ironique et blessante par moment, ainsi qu’impulsive. Elle maudissait la terre entière, en somme. Juste parce qu’elle venait d’être perturbée, son esprit se replongeant dans un passé qu’elle aurait aimé oublier. C’était comme si le Bon Dieu lui rappelait qu’elle aussi cachait de sombres secrets dont la population d’Ocean Grove n’imaginait pas, Neal en particulier, ses frères en second. Mais elle avait eut la délicatesse de réussir à les conserver, ou au moins à les épargner à son ex-petit-ami. Cependant, elle allait tenir encore combien de temps avant qu’une de ses vérités éclatent ? Il semblait clair qu’elle n’allait pas pouvoir continuer le rester de ses jours comme cela. A mentir, cacher, faire semblant. Victoria avait apprit à faire tout cela depuis qu’elle est gosse. On lui a toujours dit qu’elle aura toujours besoin de faire face aux évènements et d’en cacher d’autres. A vingt ans, elle arrivait déjà au bout du rouleau. Elle ne pouvait pas concevoir cacher encore des choses pareilles à son entourage. Parce que ça la bouffait sérieusement, intérieurement, psychologiquement et mentalement. Victoria semblait être perdue dans son monde, rongée soudainement par une phrase cinglante mais qui réveillait en elle une de ses plus grandes craintes.
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Message(#) Sujet: Re: La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant. (pv) Sam 8 Mai 2010 - 21:52

    C‘est une chose pathétique. Qu‘il se permette de venir l’aider. Après ce qu’il lui a fait. Après ce qu’elle lui a dit. Il ne semblait peut-être pas avoir totalement tourné la page, ceci dit; il était sur la bonne voix. Il voulait le croire en tout cas. Et il se donnait tous les moyens pour y arriver. On peut dire que cela ne lui était pas tellement difficile, étant souvent rarement touché par les gens l’entourant. Alors même si ne plus être avec Victoria ne lui avait pas été une chose facile à admettre, aujourd’hui, il voyait cette séparation sur un nouvel angle. Et qui sait, le destin lui permettra peut-être un jour de se retrouver à nouveau en couple avec elle. Bien que cette hypothèse ne semblait pas tellement effleurer son esprit. Il avait de son côté, sa nouvelle vie. Et certainement qu’elle aussi. Tout comme Neal, la jeune Blythe devait très certainement avoir une multitude de garçons à ses pieds, qui ne demandent qu’à avoir cette chance. Et peut-être qu’au fond Neal, leur laissera cette chance. Il ne savait plus exactement où il en était pour pouvoir répondre à cette question. Tout comme après tout, elle avait peut-être continuer sa vie de son côté. Et en aucun cas il se battra pour l’avoir à ses côtés. C’était finis cette histoire.

      Flash back w/ tabitha johnstone (fairway place)
      D‘une certaine façon, Neal devrait reprendre sa vie en main. Il en était conscient, mais ne savait pas par quoi commencer. Vivre de son insolence et de sa passion pour l’argent, ou tout plaquer au risque que le passé revienne un jour pointer le bout de son nez. En parlant de passer, aujourd’hui il était contraint de le vivre au jour le jour. Aussi difficile que cela soit, aussi manipulateur qu’il est; le jeune Indien aurait seulement eu besoin de plus de répondant contre son père. Et si au début, il avait rejeté l’idée de se remettre avec Butterfly, l’argent le fît tout doucement capoté. De son côté tout est clair. Il fait ce que son père lui demande pendant un an. Il touche les deux millions, partage la somme avec Cudy et il ne veux plus reprendre contact ni avec elle, ni avec le petit Nolan. C’est clair comme un et un font deux… Cudy est au courant, à première vu d’accord, puisqu’elle touchera la moitié. Pour une fois dans sa vie, il ne se comporte pas si mal que cela. Néanmoins son père ne voit pas cette histoire du même œil, puisqu‘il est certain de son côté, que l‘année qui suivra ne sera que bénéfique à ce ‘couple’ et que Neal ne saura se séparer de son fils aussi aisément qu’il ne le pense au jour d’aujourd’hui… Mais comme pour oublier cette histoire farfelue, cet arrangement complètement dépassé; Neal envoya un message à sa cousine, lui demandant de le rejoindre au bar le soir même. Chose qu’elle ne pouvait refusé, puisqu’elle lui répondit positivement, quelques instants après. ‘‘ Excuse-moi d‘être en retard… ’’ La jeune femme s’installa à son tour, en face de son cousin en lui souriant agréablement. Elle ne l’avait pas croisé depuis pas mal de temps, et le jeune homme ne répondait pratiquement plus à son portable. Au fond, elle s’inquiétait. Même si elle a toujours connu le jeune Indien comme quelqu’un d’instable pour montrer ses sentiments. Néanmoins, il fût une période, où ils se voyaient tous les jours, où il la défendait contre vent et marrée. Chose aujourd’hui, complètement absente, puisqu’elle ne le voit plus, ne le croise plus. Le pire étant de le savoir avec Cudy, car même si c’est une de ses amies, elle connaît suffisamment son cousin pour savoir que plus buté que lui, c’est assez rare. Et qu’il vit plutôt pour ses passions, et en aucun cas une passion ne peut naître après une haine si grande entre deux êtres. Du moins, elle ne saurait sans doute pas l’expliquer, mais elle était sûre qu’une chose se tramait derrière son dos. Et il était peut-être temps pour lui de comprendre qu’il devait se battre… Ou se taire, à jamais ! C’était son rôle, celui de l’aider, le guider. C’est pourquoi elle soutenait son regard, en souriant d’un air calme. « C‘pas grave… Je ne suis pas rester seul longtemps. » Lui répondit-il dans un sourire marqué par une absence visible. Neal n’était plus vraiment dans son assiette, et il avait besoin fréquemment de partir d’Ocean Grove. Il était vrai qu’il avait coupé les ponts avec tout le monde, et Tabitha sa cousine, n’avait malheureusement pas dérogé à la règle. Il était tout de même nerveux, et particulièrement pensif. Il n’en savait pas tellement la raison, ou préférait l’ignorer. Comme il avait coupé de nombreux contacts qui lui étaient à l’époque indispensable. La seule qu’il voyait fréquemment aujourd’hui, était sa fiancée, Cudy Butterfly. Qu’il disait aimé plus que tout aujourd’hui. Une chose complètement fausse, mais que beaucoup devait se résigné à comprendre. Tabitha avait beau scruté chaque gestes de son cousin, elle n’arrivait pas à percevoir la faute, ou le mensonge. Soit il arrivait à réellement cacher son jeu, soit il aimait comme par miracle. Étais-ce possible ? Un instant, elle en aurait douté… Mais alors, qu’avait-on fait de Neal, son cousin ? Et puis en le regardant de plus près, elle arriva à décerner mieux le personnage. Le regard instable, balançant de part et d’autres dans le bar, comme si il était anxieux. Les mains qui nerveusement, tapotaient sur la table. Sa jambe qui tremblait et qui par moment faisait bouger la table. Et surtout quelque chose qui ne la trompait pas : il engouffrait des verres et des verres de whisky. Hors, Neal n’aime pas le whisky ! D’ailleurs la marque sur son front le lui prouvait une nouvelle fois. Il ne voulait pas parler, ni de Cudy, ni de sa vie actuelle. Ni de son passé. Et il se coupait du monde petit à petit, par exemple Basil ne le voyait plus du tout, ni Goldie, ni Victoria. Ni elle-même… Et cela, Tabitha ne l’ignorait pas. ‘‘ Je sais que tu ne l‘as pas oublié, Neal. ’’ Le jeune homme était visiblement avec elle, mais absent pour les réponses. Il ne l‘avait pas invité pour l‘écouter se plaindre, ou lui tirer les oreilles. Pourquoi l‘avait-il invité d‘ailleurs ? Neal haussa les épaules en soupirant faiblement face à cette question qu‘il se posait pour lui-même. Il n‘avait certainement pas la réponse, mais semblerait le regretter si elle ne s‘arrêtait pas. ‘‘ Arrête de faire croire que tout va bien, à moi tu ne me le fais pas… ! ’’ Le jeune homme baissa sa tête, sans jamais croiser son regard. Que pouvait-il dire d’autre ? Tabby lui emprisonna son verre, alors qu’il comptait boire un énième verre à cul sec. Et non elle ne comptait pas le regardait se saouler. Une nouvelle fois. « Je vais très bien ! Je n‘ai jamais été au mieux de ma forme. Et ce n‘est pas d‘ma faute si tu ne le vois pas… » Répondit-il enfin, rageusement et d’un ton autoritaire. S’emportait-il ? En quelque sorte oui, même si c’était assez rare avouons le. Surtout face à elle. Surtout devant elle. Il mentait comme si souvent ses derniers temps, comme il n’y trouvaitaucun remord à le faire. Fusillant sa cousine du regard, il s’était crispé avant de jeter un regard sur les côtés. Un soupire sorti de sa bouche, et d’une manière plus calme, il continua sur sa lancé. Mais avec une voix largement plus basse. « Elle est la seule à m‘avoir plaqué. Est-ce le désir de reprendre la revanche ? » Se contenta-t-il de répondre, pour avoir le dernier mot. C’était plus une question qu’autre chose. Il ne comprenait pas comment ni pourquoi elle continuait à hanter sa mémoire, et ses pensées. Pourquoi pour la première fois, il n’arrivait pas à tourner la page. Bien sur qu’il n’allait pas bien, du moins il aurait aimé faire croire l’inverse. Mais visiblement, Tabby le connaissait trop pour ça. Ceci dit c’était impensable à ses yeux d’avouer que Victoria lui manquait. Pour lui cette fin avait été inévitable. Et aucun des deux n’avait épargné son interlocuteur, probablement la colère avait pris le dessus. Colère et frustration que l’autre ne le comprenne pas. Et ils se connaissent bien trop pour pouvoir piéger l’autre si facilement. Néanmoins, Neal continuait ses douces folies de nuit, boire et sortir. Comme si vivre comme un jeune de son âge lui convenait à présent.


    «  Je regrette déjà de l‘avoir laissé sur ses jambes ! » S’exclama-t-il à voix basse, en fronçant les sourcils. Il aurait pu aisément le rattraper avec sa bagnole pour lui faire payer d’être né; mais la présence de Victoria le raviva. Elle était malgré lui, plus importante que n’importe quel autre habitant, même si ce n’était pas facile de l’avouer. Il avança d‘un pas hésitant vers la jeune femme, tout en gardant tout de même une distance visible, montrant alors qu‘ils n‘étaient plus aussi proche l‘un de l‘autre. Peut-être aussi que cela lui permettrait de ne pas replonger une nouvelle fois, une fois qu‘ils ne se verront plus. Les mains dans les poches, la paire de lunette sur ses yeux, et le voila en train de se diriger vers sa voiture de taxi, tout en ajoutant en direction de Victoria. « C‘est le moment Victoria Blythe. Je te ramène chez toi ou comme tu veux, j’ai d’autres clients qui m’attendent. A moins que ma présence soit une tare ! » Voila qui était dis. Lui qui n‘avait encore rien dis jusque la. Il aurait voulu, mais dans le fond, à quoi bon vouloir la blesser ? Alors il s‘était abstenue. Comme il l‘avait toujours fais, face à son ancienne meilleure amie. Il a toujours pensé, qu‘elle en profitait à chaque fois, un peu trop. Et même si sa voix n‘était pas spécialement méchante, ou ironique; il n‘empêchait pas moins que sa froideur la ferait sûrement ralentir. Neal a toujours eu ce don de refroidir les gens. Et puis n’oublions pas, que c’est elle, qui est descendue de voiture. En aucun cas il ne la forçait. Il lui a seulement laissé le choix, et elle a choisit de jouer avec sa fierté. Chose qui ne l’étonnait pas tellement. Il pourrait très bien décider de la laisser ici, et de lui dire qu’elle se débrouille seule pour rentrer. Mais il lui jeta un regard, et finit par calmer ses pulsions violentes. Qui plus est, si seulement cette phrase lui passait par la tête à ce moment la, il aurait pu lui en faire part. Et partir. Mais visiblement, il n’était pas assez tordu pour commettre ce genre de connerie à celle qu’il aime- ou qu‘il a aimé autrefois. Il s’en voudrait très certainement, si il lui arrivait quelque chose. Ceci dit sa précédente phrase parlait pour lui. Déjà en l’appelant par son prénom et son nom, il lui prouvait qu’ils n’avaient désormais aucun lien affectif. Seulement qu’il la respectait pour ce qu’ils avaient vécus. Mais qu’elle n’était rien de plus à ses yeux. Et sa statut froide et imposante montrait à son tour, qu’elle ne devrait pas en attendre plus venant de sa part. Pas aujourd’hui, du moins. Et pourquoi pas, jamais ? Qu’est-ce qu’il le retenait dans le fond ? Aller savoir ! D‘autre part, Neal n‘avait pas réellement de clients attitrés, à part Gabriel McAllister mais ceci ne s‘était pas encore ébruité, et c‘était surtout par intérêt qui le ‘servait’. Néanmoins, Neal était connu pour ne pas aimé perdre de l‘argent. Et même si c‘était pour Victoria, il n‘aimait pas en perdre, voila tout ! Il était donc peut-être un peu sec, cela dit, elle ne lui laissait pas réellement le choix. Et surtout, se rabaisser, ça n‘était pas pour lui. Il comptait la ramener chez elle, et il continuera sa vie de son côté. Comme si il ne l‘avait jamais recroisé. Comme si il s‘en fichait. Voila la raison pour laquelle, il entra dans son taxi, et finit par démarrer. Attendant qu‘elle prenne sa décision.
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Message(#) Sujet: Re: La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant. (pv) Lun 10 Mai 2010 - 21:58


« C‘est le moment Victoria Blythe. Je te ramène chez toi ou comme tu veux, j’ai d’autres clients qui m’attendent. A moins que ma présence soit une tare ! » Mon dieu, il enfonçait le couteau dans la plaie. Neal avait cette manière bien spécifique à transmettre ses sentiments et émotions rien que par sa voix, c’était incroyable. Victoria ne le regardait pas, bien trop plongée dans ses pensées, et pourtant, elle était blessée rien que par la voix qu’il empruntait. « Bon sang, Victoria, à quoi tu t’attendais d’autre, de toute façon ? » ça, c’était sa conscience. Cette petite voix qui semblait être toujours là pour vous remettre dans le droit chemin quand vos pensées déviaient un peu trop. On ne savait pas d’où elle venait et qui la guidait – certainement la raison, non ? – mais elle était toujours là, toujours présente. Et évidemment, Victoria n’aurait pas pu s’attendre à autre chose. Elle avait toujours su qu’elle avait une main sur Neal que les autres n’avaient pas. Elle ne savait pas comment l’expliquer mais certainement qu’avoir passé leur enfance ensemble avait laissé des traces. Maintenant, il était temps pour elle de se libérer un peu de ce rôle qui la bousillait un peu plus. Celui de meilleure amie. Devenue ex petite amie. Si elle avait su, la jolie blonde se serait maintenue à une relation purement amicale. Mais certainement qu’elle en aurait payé les frais toute sa vie, tiraillée entre amitié et … plus si affinités, comme on dit. Et bien, maintenant, voilà qu’elle était tiraillée entre rancœur et … elle ne savait pas trop avec quoi d’autre, mais qui la bouffait tout autant. En clair, dans les deux cas, elle était perdante. De toute façon, y avait-il réellement un vainqueur dans cette histoire ? Du point de vue de Victoria, il était clair que non. Prenant son propre cas en exemple – elle ne pouvait décemment pas savoir comment Neal avait répercuté leur rupture, à supposer que cela avait donné une répercussion – elle ne se trouvait pas mieux que le jour où elle a reçu cette foutue lettre. A vrai dire, la jolie blonde ne savait plus trop si la vérité était toujours bonne à savoir. Elle s’était longtemps faite sa propre justice, par ses propres moyens, voulant à tout prix découvrir ce qui clochait chez les autres. Elle voulait trouver la faille qui lui permettrait de trouver un moyen de pression suffisamment important pour pouvoir l’utiliser mais aussi pour pouvoir se rassurer. Se rassurer que la perfection n’existait pas, que tout le monde avait des problèmes et parfois plus fort que les siens. La jeune Blythe avait souvent été vu comme cela dans le quartier. Cataloguée comme une vulgaire commère, elle était plus et moins que cela. Plus car elle allait trifouiller dans le fin fond des choses pour y trouver son bonheur, pour y déceler la vérité, et seulement la stricte vérité. Moins car elle ne s’amusait pas à raconter tout ceci sur tous les toits. Non, elle gardait tout avec elle, chez elle, au chaud, caché quelque part dans ses affaires pour ressortir la chose quand il le faut. En cas d’extrême urgence, comme elle aime bien le penser. Oui, il y a deux ans, Victoria était comme ça. Et maintenant, sa vocation a prit un lourd virage, non sans cause ni conséquence. Les conséquences étaient certainement qu’elle venait de perdre deux années de sa vie. Deux années à étudier à la faculté pour une branche qui, finalement, ne l’intéressait plus. C’était tellement idiot et stupide qu’elle puisse penser cela mais avec les multiples perturbations dans sa vie, elle n’avait pas réussi à assurer le rythme de l’université. Ses anciens professeurs trouveront sûrement que c’est du pur gâchis. Après tout, Victoria était une élève brillante, pas pour rien qu’elle était arrivée dans les meilleurs élèves de sa promotion lors des études de fin d’année. Mais là, il était clair que ses absences à répétition puis ses cours pris par correspondance avaient accélérés largement sa perte de vitesse dans ses études, au point d’être totalement démotivée à l’arrivée. La jolie blonde continuait à tourner son téléphone entre ses mains, comme si elle en profitait pour faire le bilan de sa vie. A vingt ans, faire un bilan, n’est-ce pas un peu trop tôt ? Non, on avait tous besoin de faire le point, à n’importe quel âge. Et là, Victoria se demandait à quoi tout ceci rimait. Elle était arrivée à ce stade-là pour une personne qu’elle avait quasiment rejeté – et qui la rejetait en retour, certainement en guise de revanche. La jeune Blythe avait été rudement dépendante de lui, durant un an. Non du côté financier ou travail ou quoique ce soit. Mais d’un point de vue sentimental. Elle avait passé presque autant de temps, voire plus, chez lui que chez elle – au point que ses frères se mettaient presque à se plaindre de cette absence grandissante. Et quelle plus belle représentation pouvions-nous faire que celle de Victoria Blythe assise sur la bordure de l’autoroute, signe de débauche certaine et de perte de contrôle ? Blasée, lassée, fatiguée, elle avait l’air dans un piteux état, cette gamine. Elle était en train d’avoir des pensées qui venaient de lui plomber le moral comme jamais, ses doigts crispés autour de son engin s’entêtant de cacher leur tremblotement. Si elle ne voulait pas retourner à Ocean Grove, finalement, ce n’était peut-être pas qu’à cause de Neal. Cette vilaine peur vient de lui remonter à la figure qu’elle était toute seule, en fin de compte. Maât roucoulait avec son amoureux, Rhys vivait avec Casey et elle… Et bien, elle n’avait plus qu’à aller à l’hôtel. Comme si ça lui posait un problème. Mais même l’hôtel devenait un souvenir douloureux, finalement. Décidément, elle ne trouvera donc jamais la paix ici ? C’est qu’elle doit vraiment tenir à Hailey pour se pointer ici contre son envie. A San Fransisco, tout était si simple, si tranquille. Moins de pression, plus de liberté. Beaucoup moins de souvenirs et affaiblissement de la douleur. Ou camouflage. Il en faudrait beaucoup à Victoria Blythe pour qu’elle avoue la plus grande défaite de sa vie, alors qu’elle ne s’était pas tellement battue pour. Il lui en faudrait beaucoup pour avouer qu’elle était blessée. Blessée dans son égo, oui, dans son amour propre, certainement. Mais le pire, c’était que ça l’avait poignardé en plein cœur. Et Neal avait le talent pour remuer la blessure. Naïvement, elle aurait pensé qu’elle s’en remettrait plus vite. Mais franchement, après avoir passé sept ans à tenter de l’oublier et de repousser ce manque inéluctable de sa personne, est-ce que cela va arriver en deux mois ? Pas vraiment. Pas après ce qu’ils avaient vécu. Inconcevable. Impensable. Victoria était décidément une belle idiote. Mais ils n’avaient même pas eut le temps de s’expliquer en détail. Il faut dire que la lettre était assez explicite et que, bizarrement, Neal n’était jamais très bavard dans ce genre de situation. La jolie blonde restait sur sa faim, encore un peu perdue. Mais tout ceci, cet abattement, ce découragement, elle ne le montrera pas. Elle se le refusait. Elle se le refusera à jamais. Elle avait une fierté à épousseter, une dignité à conserver et un honneur à dorer. Il était hors de question de tout laisser s’ébranler une nouvelle fois pour lui. Hors de question. Par sa faute, elle avait vécu pire que ce qu’il pouvait imaginer. Il a été source de nombreux problèmes, même s’il ne s’en rend pas compte. De toute façon, le jeune Rowlands ne savait rien de la douleur et des conséquences encourues par la jeune fille.

Victoria releva la tête ; il avait disparu de son champ de vision. Elle aussi, elle avait des secrets. Très bien conservés. Trop bien conservés. Mais ils étaient tellement pesants qu’elle savait qu’elle craquera. Ou peut-être qu’ils craqueront avant elle. Une faille est si vite ouverte. Une brèche se fend et voilà que l’inondation arrive. C’était terrible car elle ne voulait pas être inondée. Elle finirait par s’y noyer. A part si elle se bat pour rester à la surface, la tête hors de l’eau. Une faille est arrivée, il y a quelques mois. Juste sous son nez, et sous sa demande, en plus. Mais Victoria ne s’en remettait pas, elle ne voulait pas encore voir cette faille. C’était trop pour elle, elle ne le voulait pas. Son front se crispa et la jolie blonde se releva sur ses jambes, rangeant son portable et serrant son sac entre ses mains. Ses lèvres se titillant l’une contre l’autre, elle se repassait la phrase de Neal, comme si elle l’avait oublié. Ce qui était un peu le cas, tellement qu’elle fut pris d’assaut par le ton mordant et froid du jeune homme. Caressant son arcade d’un doigt, Victoria trottina rapidement vers la voiture. Hésitant un moment, elle jeta un coup d’œil à sa montre ; Hailey l’attendait, stressée comme pas deux, elle se devait d’y être. Et le plus vite sera le mieux. Tant pis, elle enverra un texto à Maât pour lui dire que c’était inutile de faire amener le middle Blythe jusqu’ici. Surtout que ce dernier aurait sûrement râlé de devoir accomplir une telle tâche. Dans un soupir qui se voulait encourageant pour elle, la demoiselle ouvrit la porte et posa son derrière sur la banquette arrière. Vous connaissez l’histoire de l’enfant qui fait une bêtise, se fait disputer et revient tout sagement ? Et bien, on ne saurait mieux expliquer la situation actuelle. « Ocean Grove. S’il te plait. » Sa voix était cassée et presque suppliante, comme si Victoria l’incitait à rouler le plus rapidement possible pour atteindre leur destination. Elle voulait en finir au plus vite, se changer les idées et partir de cette atmosphère qui pesait bien trop lourde sur ses frêles épaules. La tête lâchée, la jolie blonde accouda son front à la fenêtre, le regard fixant droit devant elle, totalement perdue dans ses songes. On avait réussi à l’ébranler en l’espace de quelques minutes et quelques mots. Personne n’est invincible. Elle la première.



Dernière édition par Victoria Blythe le Jeu 13 Mai 2010 - 22:45, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant. (pv) Mer 12 Mai 2010 - 19:19

    Bien évidemment qu’il aimait enfoncer le couteau dans la plaie. Ce n’était en rien surprenant, et Victoria devait être la première à le savoir. Taquiner, ronger jusqu’à épuisement. Sans aucune modération, parfois il en devient lourd le petit. Mais on lui pardonne ses commentaires étouffant. Dans cette histoire, il était probablement celui qui devrait s’enterrer, et se taire. Et pourtant, c’était lui qui tendait le bâton pour se faire battre. Il n’y pouvait rien, il avait besoin de paraître hautain et froid, juste pour le principe, juste pour sa satisfaction personnelle. Juste pour sa pseudo fierté masculine. Et pensait qu’il se sent mal de s’être emporté si facilement envers ce type, serait mentir tout simplement. Neal n’avait ni perdu de sa prestance, ni de sa méchanceté certaine face à ce genre de comportement et d‘individu. Il avait beau agir indifféremment envers Victoria, il ne pouvait s’empêcher de vouloir qu’on la respecte. Et la protéger comme le ferait ses frères. Assis devant son volant, ses mains étaient tendus, son corps crispés. Vous dire à quoi il pensait en ce moment même serait difficile, parce qu’il n’y faisait pas attention. Juste ses oreilles étaient en éveils, son nez aussi. Il écoutait attentivement tous ce qui se passait, comme il sentait son parfum quand elle entra à son tour dans la voiture. Malgré lui, il eut un sourire. Oui Neal souriait. Ce n’était plus l’homme froid et glacial qu’aurait pu connaître d’autres habitants, comme sa cousine, Tabitha. Mais cela, Victoria l’ignorait, et continuerait à l’ignorer encore et encore. Son regard n’était pas spécialement démonstratif, il ne cherchait pas non plus à fixer un point définie. Ceci dit, il était légèrement mal à l’aise. Mal à l’aise d’avoir attaché de l’importance à cette situation. Et pourquoi n’avait-il pas eu le cran de démarrer sa voiture quand elle en était sortie ? Pourquoi après l’avoir défendue, n’était-il pas revenu dans sa voiture aussitôt et à son tour se serait enfuie ? Pourquoi avait-il encore ce besoin de garder un œil sur elle, même si il était à des mètres de Victoria, et que dans le fond, il ne savait plus quoi penser d’eux ? Il avait tant à se reprocher, et pourtant cela ne semblait pas effleurer son esprit. Il était conscient malgré tout de son erreur. Ou de ses erreurs, même si il n’y trouvait aucun remord. C’est la vie, s’était-il toujours dis, acceptant sans mal ce destin…

      Aime, dis à l’amour que tu m’aimes,
      Dis lui de m’enlever ces chaînes,
      Dis lui que tu m’aimes,
      Je t’en prie, aime.

      Dis à l’amour comme je t’aime,
      Dis lui qu’il me réduise ma peine,
      Dis lui que je t’aime.
      Je t’aime.
      Maxim NUCCI - dis à l’amour

    ‘‘ Ocean Grove. S’il te plait. ’’ Honnêtement, il ne comprenait pas comment elle avait pu être au courant pour Cudy Butterfly. Il avait beau chercher, il ne trouvait à aucun moment une phrase contradictoire. Ou qui aurait pu la faire douter. Très vite, il s‘était alors reporté à une trahison pure et simple. Une personne accessoirement qui aurait été proche de lui, ou qu‘il l‘est encore de nos jours. Une personne qui connaissait cette histoire, et qui aurait eu le cran d‘aller jusqu‘au bout. Pour quelle motivation ? Il n‘en savait encore trop rien. Et ne pas mettre la principale concernée, Cudy ou encore son propre frère, Andreï serait regrettable. Mais Neal avait chercher plus loin, et avait alors douté de tous les gens qu‘il avait pu croisé les semaines d‘après. De toute manière, le jeune homme n‘a jamais réellement installé une quelconque confiance avec ceux qui l‘entourent. Alors à ses yeux, ce n‘était pas surprenant. Était-il devenu paranoïaque ? Probablement que oui, d‘une certaine façon. Aussi amusant que cela pouvait paraître, à le voir bouger dès qu‘un bruit retentissait dans la même pièce où il est. Mais si cela ne s‘arrêtait qu‘à la, se serait un jeu d‘enfant. Parce que ce jeu va bien plus loin, comme chercher la bagarre avec ses amis comme des inconnus. Ou encore se refermer sur lui-même, en ne prêtant aucune attention même aux gens les plus cher. Ou encore à boire à en devenir irresponsable, et alcoolo. C’était comme pris dans un tourbillon de solitude, la nuit il se réfugie dans les boites de nuits, ou dans des bars et y boit à en perdre toute notion. En quelque sorte, il est devenu irresponsable et ne semble pas avoir fais le bon choix. Comme celui de se battre pour son amour, comme celui de vouloir la reconquérir. Non à ses yeux, c’était déjà mort, et transparent. Il roulait encore et encore. Son esprit n’était pas réellement revenu à la raison, et très certainement que ce soir, il ira rejoindre ses nouveaux amis, les whiskys. La voiture ne s‘arrêtait plus, et de plus en plus vite, il s‘amusait à slalomer dans des virages dangereux. Et si sa vie ne semblait pas plus importante à ses yeux, il en avait oublié celle de Victoria. La jeune femme pourrait y reconnaître ce paysage familier, puisqu‘ils étaient enfin arriver dans leur ville natale. La seule et l‘unique, qui les avait vu grandir, se chamailler, rire. Se disputer et enfin se réconcilier sept années après. Fallait-il attendre encore cinq ans pour les revoir enfin ensemble ? Ou étais-ce une amitié perdue à jamais, comme toute celle entre les autres habitants et le jeune Indien ? Certaines personnes avaient gagner ? Les voir séparer était quelque chose que beaucoup avait longtemps désiré, alors est-ce qu‘aujourd‘hui, ses gens trouveront un remord ? Ou en jubilerons davantage ? Alors que la voiture s‘arrêta brusquement quand Victoria lui ajouta qu‘ils étaient arrivés, le jeune homme parla à son tour. Peut-être plus à lui-même qu‘autre chose, ceci étant Victoria pouvait avoir l‘impression que cela lui était destiné, puisqu‘il avait parlé à voix haute. «  Cette lettre n‘aurait jamais du arriver dans tes mains… Mais soit, j‘accepte cette… Trahison… » Conclut-il, amèrement mais sans réellement trouver ses mots. Il pesait chacun de ses mots afin de ne pas trop en dire, ou de ne pas plus la blesser. D‘une certaine façon il connaissait ses tords, et il savait de quelle manière on l‘avait trahis. Cette lettre n‘était pas anodine, et le pur hasard dans ce cas n‘existe pas. Il avait du mal à reconnaître son erreur à voix haute. L‘erreur d‘avoir fait confiance à autrui, l‘erreur de n‘avoir rien dis, l‘erreur de l‘avoir à nouveau abandonner. Son regard ne silla à aucun moment, et le silence semblait s‘être installé. Nerveusement, ses doigts tapotaient contre le volant, alors qu‘il détourna nonchalant ses yeux vers l’extérieur du véhicule, en soupirant. Il était bien loin ce temps où par un simple regard, ils échangeaient leur conversation. Ou leur chamaillerie n’était qu’un simple et vulgaire jeu. Aujourd’hui, ce n’était plus un jeu, c’est beaucoup plus. Parce qu’un jeu a toujours une fin, qui n’est pas toujours joyeuse ! « Au revoir Blythe ! » Termina-t-il, sans se retourner vers elle, et attendant qu‘elle sorte à son tour de la voiture. Ils n‘avaient à vrai dire plus rien à se dire et elle lui avait demandé de rouler le plus vite possible, chose qu‘il avait accomplie sans aucune difficulté. Sans une once de remord non plus. Plus vite elle serait arrivée, plus vite il pourra repartir. Il en était conscient.
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Message(#) Sujet: Re: La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant. (pv) Ven 14 Mai 2010 - 0:16


Victoria ignorait la source de cette lettre et, pour être franche, elle s’en fichait royalement. Tout ce qui lui importait était le contenu de cette même lettre, non l’envoyeur. D’ailleurs, elle avait prié pour que Neal lui démente cette information mais non, au contraire, il s’était braqué contre elle et avait refusé de s’expliquer. Elle n’avait jamais compris ce manque de discussion, ce blocage qui venait instantanément et ce mur froid qui lui faisait face quand elle osait aborder un sujet qu’il devait considérer comme sensible. Mais elle, comment était-elle censée savoir ce qui était sensible ou non ? Si elle avait été plus insouciante pendant un an à ses côtés, maintenant, Victoria avait l’impression qu’elle allait devoir marcher sur des œufs quand elle lui parle. Mais était-ce réellement ce qu’elle voulait, pour son futur ? Après tout, si l’un des deux rompait la conversation et le dialogue à chaque fois, il n’y avait pas à parier très longtemps en guise de pérennité. Finalement, c’était peut-être sa confiance qui défaillait. Certes, elle savait que Neal n’était pas blanc comme neige – elle était loin de l’être aussi. Et certes, ils avaient tenté de profiter de leur première année de retrouvailles pour laisser passer les points sensibles. Mais finalement, la jeune Blythe s’est remise en question. Il n’avait pas eut assez confiance en elle pour lui dire une chose pareille ? Parce que, évidemment que les choses auraient été différentes si Neal lui avait confié de sa propre personne cette histoire de fiançailles. Cependant, elle en revenait à se demander si elle avait fait quelque chose qui eut pour raison de rendre défaillant la confiance que Neal a pu avoir envers elle – mais a-t-il eut confiance en elle, déjà ? Quand son frère lui répétait qu’une relation se basait sur la confiance, finalement, il n’avait pas tord. Victoria aurait dût être son amante, sa petite copine, sa confidente, sa meilleure amie, son alliée, tout ça en même temps. Seulement, tout cela se résume qu’à une certaine affection – qui était sûre, elle, au moins, même s’ils ne se l’étaient jamais avoué réellement. Et après ? Pouvait-on vraiment bâtir une relation par de simples attachements, même si ces derniers étaient puissants ? Oui car, malgré tout, Victoria restait extrêmement reliée à Neal. Surtout mentalement, même si sa personne le réclamait souvent aussi. Tout lui manquait, mine de rien. Ses bras, ses lèvres, ses sourires, ses yeux, sa peau, ses phrases cinglantes, cette façon de vouloir toujours la narguer… Tout. Victoria eut un léger soupir pour elle-même, ses doigts soutenant un peu plus son front, l’air dépité. Son regard était plongé dans le paysage qui défilait. Et, au lieu de se sentir bien quand elle vit les premières maisons de son quartier natal, elle sentait son ventre se nouer. Un peu plus et elle se tasserait sur son siège jusqu’à disparaitre de la vision de la fenêtre. Mais bon. Elle avait décrété qu’elle ne resterait pas dormir sur place. Plutôt aller en ville. Au moins, là-bas, y avait de l’animation et de quoi lui changer les idées. Elle pourrait même demander à Hailey si elle veut venir avec elle. Après tout, à elle aussi, ça lui ferrait du bien, vu la situation. Sa jeune amie doit certainement être encore plus stressée que la dernière fois qu’elles s’étaient vues. Mais ce n’était pas Victoria qui pouvait la blâmer. Alors elle faisait preuve d’une grande patience et d’une grande compréhension vis-à-vis de son amie qui courrait à droite et à gauche. Elle sortit une nouvelle fois son portable pour assurer à Maât que la mission de Rhys n’était plus. Elle était déjà arrivée à destination. Malheureusement. Mais pourquoi elle ne retournerait pas à San Francisco juste après ? Certainement parce qu’il faudrait songer un peu de s’en aller tout le temps. Et que le mariage arrive très bientôt. Alors pourquoi s’embêter à faire plusieurs allées/retours pour rien ? Elle pourra certainement y réfléchir quand le mariage sera passé et les évènements un peu tassés. Relevant la tête, la jolie blonde plissa les yeux, tentant de reconnaitre où Hailey l’attendait. Quand Neal y arriva, elle le lui indiqua. Cependant, il ne se retourna pas. Elle lui laissa donc son dût sur le siège à ses côtés. Elle s’apprêtait à sortir, sans rien demander de plus, que sa voix la retient. « Cette lettre n‘aurait jamais du arriver dans tes mains… Mais soit, j‘accepte cette… Trahison… » Victoria resta un moment perplexe sur ce qu’il venait de dire. Trahison ? Dans le cas présent, ça ne pouvait pas être elle la traitre puisqu’elle était la victime. Mais ça ne la réconfortait pas plus ; elle aurait certainement vécu deux mois de plus dans l’ignorance, ce qui n’était guère mieux. Car visiblement, ce n’était pas un sujet dont Neal appréciait aborder. Et pourtant, elle ne demandait rien d’autre. Mais pas maintenant. La jeune Blythe ne voulait pas discuter maintenant. Il y avait assez qui l’attend pour l’après-midi. Elle ouvrit alors la porte, jugeant qu’elle n’avait rien à dire de plus. « Au revoir Blythe ! » Et la portière fut claquée d’un coup sec. Victoria grimpa rapidement les marches et toqua à la porte. Elle entendit un râlement puis un cri ravi de l’autre côté de la porte. Tentant alors de mettre ce passage de côté, la jeune fille eut alors un grand sourire face à son amie qui l’invitait – en lui arrachant presque le bras – à rentrer chez elle. « Hailey, quel plaisir de te voir ! » Enfin une tête appréciateur et qui ne lui tirerait pas la tronche. Au moins, Victoria avait l’impression de ne pas revenir pour rien. Comme quoi, les plus belles amitiés ne réussissaient pas aux chocs des histoires d’amour.
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Message(#) Sujet: Re: La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant. (pv) Ven 14 Mai 2010 - 0:17


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Message(#) Sujet: Re: La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant. (pv)

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La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant. (pv)

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