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 HELLO STRANGER ● joe

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Roxcy Hollister
a champagne supernova in the sky.
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♦ Posts : 1645
Multinicks : nora, ridley.
♦ Credits : api, tumblr.

Status : living the married life.
Address : n°1650, parkside street.
Job/Studies : female version of Bear Grylls — french teacher at the Miami University (part-time).
Quote : « my death will probably be caused by being sarcastic at the wrong time. »
Activité(s) de quartier : roller derby.


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Message(#) Sujet: HELLO STRANGER ● joe Jeu 22 Avr 2010 - 18:28



HELLO STRANGER

joe cotton and bluenn henighan


L’ouverture d’un nouveau Casino impliquait forcément une inauguration, une fête digne de ce milieu. Et réunir quelques vedettes semblait indispensable pour l’occasion, et pour cause, Bluenn reçu un fameux carton d’invitation pour une soirée privée au « Gold Empire ». Tout était donc mis en œuvre pour faire connaître le nouvel établissement, et il était nécessaire d’en mettre plein la vue. C’était donc digne d’un show à l’Américaine. Pour être tout à fait honnête, la jeune actrice avait tout d’abord pensé à jeter le carton à la poubelle, elle n’avait guère la tête à s’amuser et il était – en plus – notifier qu’il fallait venir déguiser. Déjà que le simple fait de s’y rendre ne l’enthousiasmait pas tant que cela, se déguiser pour y participer était le comble. Non pas que jouer le jeu ne l’amuserait pas, bien au contraire mais encore fallait-il qu’elle soit motivée par cette soirée. Finalement, c’est en grande partie grâce (ou à cause) à Abbey qu’elle se décida de faire quelques recherches pour trouver une tenue. « Ça ne coute rien de s’y rendre. Je suis certaine que tu vas t’y amuser et tu verras très certainement des visages connus. Il faut que tu sortes ! » lui avait-elle lancé avec pour mission de la convaincre. Elle avait réussi son coup puisque Bluenn se retrouva alors face à un costume de lapine qui ressemblait davantage à la tenue de Playboy qu'à autre chose. Limite comme choix, mais c’était apparemment ce qui collerait au thème de la fête d’après les petites notes du carton d’invitation. La soirée était apparemment en rapport avec Alice In Wonderland, une promesse d'originalité concernant le décor ou les déguisements. Baisser les bras ne lui ressemblait pas, ce n’était certainement pas maintenant qu’elle allait commencer, surtout pour une petite fête où elle ne sera pas obligée de rester jusqu’à la fin. Heureusement pour elle que sa colocataire et amie y était conviée aussi, au moins elle saurait sur qui compter en cas de pépin.
Elle avait beau porter le titre d’actrice et vivre dans le monde du cinéma, elle n’en restait pas moins une jeune femme simple, naturelle et manquant cruellement de confiance en elle. Douée pour le cacher, c’était pourtant un sacré complexe qui subsistait à l’intérieur d’elle-même.

Lorsqu’elle avança vers le miroir, un hoquet de surprise sortit de sa bouche. Ses mains se mirent à parcourir sa tenue moulante tandis que ses yeux fixaient son reflet avec stupeur. Cela ne lui ressemblait pas, même si elle savait jouer de ses charmes. Mais après tout, elle n’aurait qu’à adosser un certain rôle pour la soirée, c’était son job. Reprenant ses esprits et faisant un travail de respiration une bonne dizaine de fois, elle quitta enfin sa chambre pour rejoindre la limousine qui les attendait. Alors qu’Abbey lui demanda de ne pas prendre de veste de peur qu’elle cache sa tenue, Bluenn avait fini par obtenir gain de cause et emporta avec elle un gilet qu’elle ne mettrait qu’en dehors de Casino. L’arrivée sur les lieux était – comme elle s’y attendait – une arrivée toute en couleur. Tapis rouge, projecteurs, photographes. Toute la bonne société était présente ainsi que les gens servant à faire de la publicité, des gens comme elle et Abbey plus précisément. Un sourire de son amie et elle reprit confiance en elle alors qu’elle sortait de la limousine pour affronter le monde extérieur. En d’autre terme, elle redevenait Bluenn Henighan, la généreuse actrice grimpant petit à petit les marches d’Hollywood. Flash, cris, tout était bien présent pour lui rappeler l’autre côté plus ou moins agréable selon les humeurs, de son métier. Mais hors de question de mélanger le beau monde. Bluenn et Abbey furent immédiatement redirigée vers l’une des salles privées alors qu’elles croisèrent toutes sortes de personnes : acteurs, auteurs, chanteurs, hommes d’affaires, banquiers… ceux qui réussissent financièrement leur vie, en somme.
La jeune actrice retrouva peu à peu du poil de la bête, davantage lorsqu’elle pénétra dans le lieu où elle et son amie était attendue. Et c’était parti les sourires hypocrites, les « tout va bien ne vous en faites pas » et autre ânerie du genre. C’était la règle première dans ce type de soirée : faire semblant, être quelqu’un d’autre. Un jeu d’enfant pour des personnes sachant jouer la comédie, une chance pour Bluenn qui n’avait aucunement envie que l’on s’attarde sur des détails de sa vie. Pour survivre dans cette ambiance, c’était indispensable, quitte à se brûler les ailes mais Bluenn connaissait ses limites et elle ne faisait pas ce qu’elle faisait pour entendre parler d’elle à chaque coin de rue ou pour s’exhiber dans tous les magazines people. Une des raisons pour laquelle elle avait fait une pause d’ailleurs, un sujet qui ne manquerait pas non plus à être abordé durant la soirée non plus. « Vous êtes sur un projet ? » La jeune femme blonde sourit faiblement. « Il se pourrait bien. Mais vous savez que je ne dois rien dire si c’était le cas. » Son interlocutrice se mit à rire, mais la déception de ne posséder aucun scoop se voyait sur son visage, en revanche Bluenn bouillonnait à l’intérieur. Elle s’excusa alors auprès d’elle et s’éclipsa tout aussi vite dans les toilettes pour femme. Elle s’enferma dans l’une des cabines et prit une profonde inspiration. Elle regrettait d’être venue mais maintenant qu’elle y était, elle devait assurée. Elle retourna donc auprès de toutes ces personnes dont les visages lui étaient pas familier ou très peu. Elle se força même à rire aux blagues qui étaient loin d’être drôles, esquiva les conversations qui commençaient à tourner autour du business du Cinéma et trouva réconfort au bar où elle commanda une boisson bien forte. Elle avait besoin d’air, très rapidement, autrement elle ne tarderait pas à exploser. Elle ne se sentait pas à l’aise, ni dans cette tenue de lapine, ni dans ce lieu. Elle vida son verre en quelques secondes et fit en sorte de s’éloigner de tout ce monde en cherchant une sortie de secours. Il n’était pas envisageable de passer par l’entrée, on la verrait. Empruntant des couloirs réservés aux personnels, elle poussa un soupir de soulagement en apercevant la fameuse porte qui la libèrerait de cette prison. Lorsqu’elle la poussa, elle profita de l’air frais qui la fit frissonner mais la fit se sentir vivante, bien mieux. Mais elle ressentit aussitôt la fraicheur d’une sombre soirée. « Mince, mon gilet » siffla-t-elle entre ses dents en regardant derrière elle. Elle avait oublié de prendre son vêtement et elle n’avait clairement pas la force ni le courage de rebrousser chemin. Il suffisait qu’une personne la remarque pour que cela gâche son évasion. Tant pis, elle allait devoir trouver rapidement un taxi pour rejoindre Ocean Grove. Marchant d’un pas rapide dans la petite rue déserte, elle ouvrit sa pochette et prit son téléphone portable. Elle envoya alors un texto à Abbey en la prévenant qu’il était inutile qu’elle l’attende pour rentrer, elle voulait la rassurer en quelque sorte. S’éloignant peu à peu du Gold Empire, elle croisa les bras de façon à garder un peu de chaleur contre elle et c’était sans doute un geste révélateur sur l’envie de cacher de sa tenue légère. Au bout de quelques minutes elle s’arrêta et fixa le bout de la route dans l’espoir de voir un véhicule arriver qui l’éloignerait le plus loin possible de cet endroit mais elle détourna aussi le regard en direction d’un bruit sourd, un objet venait de tomber au sol à quelques pas d’elle. Bluenn s’avança et attrapa ce qui était en réalité des clés puis chercha des yeux la personne qui les avait perdu. « Attendez, monsieur ! » s’exclama-t-elle en voyant un homme. Elle ne mit pas longtemps à le rattraper et de sa main, tapota son épaule, il se retourna. « Vous avez perdu vos clés. » Elle était alors bien loin de s’imaginer que le Casino aurait été certainement préférable à ces rues abandonnées.

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Message(#) Sujet: Re: HELLO STRANGER ● joe Sam 24 Avr 2010 - 21:07

C'était ridicule. Le comble du comble. Assis à mon bureau, roulant doucement sur mon siège tout en continuant de lire l'invitation que venait de me tendre mon assistante-boniche (ou devrais-je dire « étudiante stagiaire », mais où est la différence ?), je n'avais de cesse de penser que cette ironie du sort était assez grossière. Mais peut-être intéressante. En effet, moi qui parcourais très régulièrement des centaines de kilomètres en avion pour rejoindre Las Vegas et profiter de leurs casinos, voilà que j'allais avoir l'honneur de participer à l'inauguration d'un bâtiment dédié aux jeux, ici, à Miami. Pourtant, quelque chose me chiffonnait : je n'allais pas pouvoir y briller comme j'en avais l'habitude. C'était simple : si je me prenais la tête à voyager aussi loin, ce n'était pas parce que ce que je faisais pouvait être fait en tout impunité n'importe où. Je vous vois venir : non, je ne suis pas un voleur de casinos. Disons simplement que j'aime la discrétion et en l'occurrence, en faire preuve dans la ville qui abrite votre logement et votre job n'est pas la tache la plus aisée. J'allais donc devoir faire profil bas. Cela ne voulait pas dire que j'allais décliner l'invitation : il faudrait être idiot pour refuser de se présenter à une fête aussi grandiose, tout le gratin des personnalités influentes de Miami allait très certainement y être. J'y avais évidemment ma place, hors de la question de l'abandonner en faveur de qui que ce soit. J'allais juste ne pas toucher à un seul jeu. Avec soin, je rangeai donc le carton d'invitation dans mon attaché-case et me re-concentrai sur mon travail.

Lorsque arriva enfin le fameux soir du vingt avril, je ressenti une pointe d'excitation dans le ventre. Ce n'était pas la soirée en elle-même qui me rendait impatient mais plutôt l'idée que très bientôt, un véritable casino digne de ce nom serait fréquentable à Miami. Je n'avais toujours pas décidé si j'allais prendre le risque d'en devenir un habitué mais juste le sentiment de savoir que des roulettes, des machines à sous, des milliers de paquets de cartes et autres tapis feutrés à quelques minutes en voiture de chez moi me rendait fiévreux. Inutile de le nier : lorsqu'on a goûté une fois au jeu, impossible de ne pas se sentir charmer à vie par son ambiance. Face au miroir de ma chambre, je peaufinai donc mon look choisi pour la soirée. Il était stipulé sur le carton qu'il fallait être déguisé, puisqu'il s'agissait d'une soirée privée et je n'avais donc pas essayé de sauter cette information. Après tout, quoi de plus excitant que de se glisser dans la peau d'une autre personne ? De se mettre à l'abri derrière un masque et de dérouter son monde ? Certainement j'en savais quelque chose. Ainsi, j'avais réussi à me dégoter un costume de chapelier relativement « fou » (en sommes, je n'avais gardé du mythique costume que le chapeau haut-de-forme et un nœud de papillon sombre démesuré). Pas de doute : je remplissais parfaitement les critères de la soirée. Me fichant pas mal du ridicule auquel j'allais sans doute me confronter, j'attrapai alors mon imperméable brun et sortais de ma demeure, direction mon véhicule. Une Porche clinquante et pollueuse à s'en damner. En moins d'un quart d'heure, j'eus donc l'honneur d'arriver à la soirée une heure après son ouverture officielle. Abandonnant ma voiture au portier en lui intimant l'ordre d'en prendre extrêmement soin, je me dirigeais tout droit vers l'entrée sans même jeter le moindre coup d'œil autour de moi. Je savais de toute manière qu'aucun des paparazzis présents ne lèveraient leurs objectifs sur moi. Par contre, une fois arrivé sur le seuil de l'entrée, je ne pénétrai pas immédiatement à l'intérieur, malgré la voix qui me pressait. Un signe de la main dédaigneux eut raison d'elle et elle se tut tandis que mon regard était comme captivé par le spectacle scandaleux qui se mouvait devant mes yeux. Deux starlettes du grand écran, l'une blonde, l'autre brune, vêtues toutes deux de manière aguichantes se trémoussaient sur le tapis rouge, au grand plaisir des photographes. Instantanément, une bouffée de chaleur m'enveloppa. Ce n'était pas de l'excitation, loin de là. D'avantage du dégoût et de la colère. Comprenant pourtant qu'il n'était pas envisageable de taper un scandale, je tournai les talons et franchissais l'entrée en donnant violemment mon invitation ainsi que mon imperméable à l'homme responsable du registre avant de foncer à travers la pièce sans me retourner. Il me fallait retrouver mon calme, et vite. Ce fut donc tout naturellement auprès du bar que je réussi à trouver une amorce de détente et tandis que la fête continuait à battre son plein, je commençai à peine à réaliser l'architecture de l'intérieur alors qu'en temps normal, cela aurait été fait dès mon arrivée dans les lieux. Les minutes défilèrent donc tranquillement, je me pris même à fredonner un instant l'air qui traversait les enceintes, puis à comparer les visages que je croisais avec ceux des personnages des Simpsons, avant que je ne me mette à officiellement déclarer que cette soirée était d'un ennui mortel. J'eus même le cran de le dire à haute voix : de toute façon, les personnes de mon périmètre étaient déjà toutes ivres. Abandonnant mon verre à la première personne que je croisais, je me mis à avancer avec fermeté vers la sortie. J'avais rempli ma part du marché : j'étais venu, j'avais vu, j'avais bu. Mon nom serait inscrit sur la liste des personnes ayant eu part à cette fête privée et ma réputation avait donc gagné quelques points. Une fois arrivé devant le responsable du vestiaire, je récupérai mon imperméable et offris mon chapeau ainsi que mon nœud de papillon (que j'avais retiré dès que j'aperçus que mon voisin de bar voyait déjà double) à l'homme. Il me dévisagea avec des yeux ronds, sans doute surpris de ce cadeau et j'eus pour toute réponse que ces mots. « La tenue du Chapelier Fou, un succès garanti dans les soirées SM. » M'écartant de lui en revêtant ma veste, je vis pertinemment son œil briller tandis qu'il rangea précipitamment son butin dans une armoire. Levant les yeux au ciel, je finis par faire volte-face et bousculer la porte de la liberté. Elle se claqua rapidement derrière moi et le silence partielle de la nuit de Miami soulagea mes oreilles. Je me surpris même à fermer les yeux un instant et à pencher la tête en arrière, profitant d'une brise nocturne avant de fouiller mes poches à la recherche de mon paquet de cigarettes, alors que mes pas m'éloignaient déjà du Gold Empire. Je fus alors sur le point d'en allumer une lorsque mon regard s'agrippa à la silhouette … d'une lapine. Fronçant les sourcils, mon esprit mit quelques secondes à se remémorer d'où il l'avait vu avant qu'un flash ne le prenne. Miss Henighan. Actrice de pacotilles, devant principalement son semblant de célébrité à sa capacité vertigineuse de dévoiler ses atouts physiques à l'écran. Et de toute évidence, pas que devant une caméra puisqu'elle était présente dans cette rue vide de tout objectif en tenue plus que suggestive. Retirant vivement la cigarette que j'avais pincé dans mon bec, je me mis à avancer en direction inverse à celle de la jeune femme pour une raison précise : je l'avais vu se tourner vers moi et je me retrouvai donc à avancer devant elle. C'était si simple. Je n'avais rien eu à calculer que la chance me souriait. Décidément. Négligemment, je fis donc tomber mon trousseau de clefs de ma poche et comme je m'y attendais, il ne fallut pas plus d'une minute à la jeune femme pour se précipiter dans mes filets. Son bras atteignit mon épaule et, feintant la surprise, je me retournai sur elle. Je baissai le regard sur sa main qui me tendait mes clefs avant de relever les yeux sur son visage et de sourire calmement. « Merci. Merci infiniment. » C'était fait. Levant ma main droite, je récupérai mon trousseau tout en ne quittant pas son regard d'une seconde. Mes doigts frôlèrent un instant trop longtemps les siens mais pas assez pour paraître ouvertement suspect. Désignant sèchement son accoutrement, essayant de ne pas faire sonner ma voix trop menaçante, j'ajoutai alors dans un semblant de détachement bien qu'il fut visible dans mon regard sombre que je n'étais pas totalement détendu. Néanmoins, grâce au faible éclairage de la rue, elle n'allait probablement pas le remarquer, à moins de se rapprocher d'avantage de moi, ce qui serait vraiment idiot de sa part. « Accoutrement intéressant. Pas vraiment idéal pour la température de ce soir, non ? Ce serait dommage qu'une aussi jolie personne que vous tombe malade. » Inutile de lui préciser que je fus invité à la même fête que la sienne, trop risqué si elle venait à me rechercher plus tard. Avant même qu'elle n'ait pu réagir, je me défis donc de mon imperméable et le lui tendis. Méthode idéale : elle penserait à un acte de galanterie et me collerait aux basques n'importe où je la conduirais. « Je vous en prie, il sera plus utile sur vous que sur moi. » Le regard hypocritement serviable, j'attendis qu'elle accepte mon vêtement pour pouvoir passer à l'étape suivante du petit plan qui mûrissait d'instants en instants dans mon esprit perçant.
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Message(#) Sujet: Re: HELLO STRANGER ● joe Dim 25 Avr 2010 - 1:37

« Merci. Merci infiniment. » La jeune actrice esquissa un sourire poli alors que sa propre main se tendit davantage en le voyant attraper ses clefs. Elle fut néanmoins assez déroutée par la lenteur du geste. Rien de vraiment douteux mais elle sentait son regard pénétrant sur elle, ce qui pouvait être assez gênant, surtout avec une tenue comme la sienne. Elle ne doutait pas une seule seconde qu’il pouvait se poser des questions quant à son accoutrement, c’était son droit. Elle afficha une nouvelle fois un faible sourire et récupéra sa main qu’elle plaqua contre elle en croisant les bras. Elle s’apprêtait à faire demi-tour afin de rejoindre sa place initiale mais son léger mouvement se stoppa lorsqu’elle l’entendit reprendre la parole. « Accoutrement intéressant. Pas vraiment idéal pour la température de ce soir, non ? Ce serait dommage qu'une aussi jolie personne que vous tombe malade. » Bluenn fronça un instant les sourcils et se pinça la lèvre inférieur d’un air pensif, comme si elle cherchait une réponse à lui donner. C’était certain, plus jamais elle ne remettrait ce déguisement. C’était peut-être parfait pour l’un de ses rôles mais en dehors des plateaux de cinéma, sur le dos de Bluenn Henighan, ce n’était pas du tout de son goût. Elle avait donc déjà hâte de rentrer chez elle pour enlever ses stupides oreilles et tout le reste. Comme si elle avait oublié ce qu’elle attendait dans cette rue peu active, elle jeta rapidement un coup d’œil en direction de la route : aucune voiture. Quelle poisse ! Pour une fois qu’elle avait besoin d’un taxi, voilà qu’ils se faisaient désirer. Elle n’avait aucune envie de retourner au Gold Empire et la perspective de rentrer à pied était à bannir aussi… Elle allait devoir trouver un plan de secours si un Taxi ne se présentait pas à elle rapidement. Elle commença à entrouvrir la bouche pour donner une réponse mais fut une fois de plus devancé par le jeune homme. Elle le vit alors enlever l’imperméable qu’il avait sur le dos et le tendit à Bluenn, indécise. « Je vous en prie, il sera plus utile sur vous que sur moi. » Bluenn hocha aussi la tête d’un mouvement négatif, tout comme ses mains. « Oh, non non ça ira… » Elle regarda tour à tour l’inconnu et le vêtement puis se décida finalement à l’accepter. C’était une gentille attention qu’elle ne pouvait pas refuser, elle n’avait pas envie de se montrer impolie et ce n’était pas souvent qu’elle rencontrait un homme se montrer aussi galant. Elle attrapa donc l’imperméable qu’elle mit rapidement sur elle, le changement était déjà conséquent. « Merci… » Et bien, même si elle allait attendre pour obtenir un véhicule, au moins elle n’aurait pas froid, ou pas entièrement en tout cas. Le haut de son cœur se réchauffa sans attendre et c’était agréable de ne plus sentir cette légère brise la faire frissonner. Même si elle appréciait la générosité de ce parfait inconnu, elle ne put s’empêcher d’être bizarrement surprise par son geste. Aussi surprenant que cela puisse paraître pour une jeune femme s’activant dans les aides humanitaires, elle avait toujours du mal à croire en la bonté naturelle des gens. Elle avait toujours à l’esprit qu’il y avait forcément quelque chose derrière, un intérêt personnel à assouvir. Il ne la connaissait absolument pas – ou bien il faisait semblant de ne pas savoir qui elle était – et il venait à son « secours » comme si c’était naturel. C’était peut-être bien une technique de drague douteuse comme bien d’autres. Bluenn sourit faiblement à cette pensée, encore une fois sa curiosité l’amenait à s’imaginer tout et n’importe quoi. Le trop plein d’imagination en elle pouvait aussi expliquer le fait qu’elle soit un peu sur ses gardes même si elle ne le montrait pas forcément. Voiler ses émotions et en faire apparaître d’autres étaient devenu simple avec le temps… Elle ignorait s’il comptait lui tenir compagnie ou bien s’il allait réellement lui laisser son imperméable comme un cadeau, dans tous les cas, Bluenn se remit à fixer avec attention la route. Elle savait qu’elle allait vite trouver le temps long et que revenir au Casino serait certainement la meilleure solution. Seulement, revoir tous ces gens la décourageait si facilement. Pourquoi avait-elle écouté Abbey ?! Pourquoi ne s’était-elle pas tout simplement contentée d’une petite soirée en solitaire devant son écran géant ? C’était la grande question mais commencer à regretter n’arrangerait en rien les choses, ce qui était fait était fait et maintenant, elle se retrouvait en tenue de lapine dans une rue de Miami. Elle détacha finalement ses yeux du chemin goudronné pour reposer son attention sur celui dont elle ignorait toujours le prénom. Elle était toujours quelque déstabilisée par ce qu’il dégageait, ce qui ne l’empêcha pas de commencer à jouer les curieuses. « Puisque nous y sommes, puis-je savoir à qui ai-je affaire ? » demanda-t-elle sur un ton discrètement intéressé. Question tout à fait banal mais elle avait la sensation qu'en engageant la conversation, le temps passerait plus vite et elle serait chez elle dans les minutes suivantes. Et malgré son imagination débordante, elle était bien loin de s'imaginer que son déguisement caractériserait parfaitement son rôle pour la soirée. Elle était le gentil mammifère se retrouvant face à son chasseur...

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Dernière édition par Bluenn Henighan le Dim 25 Avr 2010 - 15:58, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: HELLO STRANGER ● joe Dim 25 Avr 2010 - 13:02

Je ne fus pas inquiet en la voyant refuser avec embarras mon geste de « générosité ». Cela se lisait de manière flagrante sur son visage qu'elle mourrait d'envie de se glisser à l'intérieur de l'imperméable et de faire cesser les frissons qui parcouraient son corps de manière anarchique. Je fus évidemment conforté dans mon idée lorsqu'elle finit par accepter de se couvrir avec ma veste. La lâchant, je la regardais s'en vêtir en silence, hochant simplement la tête, l'air de rien, quand elle me remercia. C'était assez attendrissant de la voir si touchée par mon offre alors qu'il ne s'agissait de rien d'autre que du second fil de mon stratagème. Elle n'en avait évidemment aucune idée et c'était sans doute le plus délectant dans tout cela. Je pouvais même pousser le vice jusqu'à obtenir d'elle des compliments en cascades si je le voulais, mais je n'étais pas d'humeur à perdre vraiment mon temps avec elle. La soirée était séduisante mais il serait stupide de me mettre en danger et de la ruiner par excès d'orgueil. Les bras croisés contre mon torse, je me mis finalement à avancer à son rythme, le long de la route. Elle semblait déconcertée et un peu inquiète, qui ne le serait pas dans une telle situation ? Mais pas encore assez pour céder à la panique. Après tout, je n'avais véritablement pas l'allure d'un homme peu fréquentable : mon costume De Fursac et mes chaussures cirées me donnaient même l'apparence d'un « homme bien ». Je n'avais certes pas de cravate puisque je m'étais débarrassé de mon nœud de papillon mais je présumais qu'une jeune femme portant des oreilles de lapin ne se permettrait pas de m'en vouloir. Nous avancions donc ainsi depuis quelques minutes à peine, séparés d'une distance raisonnable, lorsqu'elle se décida enfin à me demander mon identité. Je faillis croire qu'elle ne me la demanderait jamais et que j'étais résolument tombé sur une cruche de première catégorie. En effet, accepter de porter sur ses épaules le vêtement d'un homme dont on ignore le nom indiquait bien à quel point votre jugeote peut être basse. Du tac-o-tac, tournant mon visage vers elle et lui présentant un sourire honnête, de ce sur lequel on peut compter, je lui répondis. « Steven. Steven McGolley, je suis chercheur en médecine. » Voilà de quoi la rassurer, non ? Pour enfoncer le clou, je me permis d'ajouter. « Je suis en ville pour une remise de prix. » Cette couverture improvisée fut pourtant récitée avec naturel, comme si j'étais réellement ce Steven. Mon esprit était tellement en éveil que je pouvais même lui inventer tout une généalogie en un claquement de doigts, si je le voulais. Mais je ne craignais pas qu'elle se mette à me poser des colles : elle était actrice, pas journaliste ou scientifique et elle n'avait probablement jamais mis les pieds dans une faculté. Nos pas nous avaient guidés jusqu'à un tournant que nous nous apprêtions à prendre lorsque j'aperçus soudainement le lieu qui allait réellement nous abriter pour un petit moment. Freinant le pas et avec une discrétion certaine, je réussis à me marcher sur mon talon gauche ce qui me fit perdre ma chaussure. Poussant un juron (rien de grossier, inutile de l'effrayer mais plutôt un « Seigneur ! »), je m'arrêtai, fis demi-tour et me baissai vers ma chaussure sans jeter de coup d'œil à ma partenaire de marche. Je savais qu'elle s'arrêterait également : après tout, elle portait ma veste et nous étions en pleine conversation. Claudiquant, je réussi à atteindre un banc se situant à proximité d'une ruelle peu éclairée et donnant sans doute sur un cul-de-sac. Peut-être même s'agissait-il de l'arrière d'un restaurant, peu importe, de toute façon. M'y asseyant, je levai ma jambe gauche, et la rechaussai avec entrain en attendant qu'Henighan vienne me rejoindre. Lorsqu'elle fut à ma hauteur, j'étais en train de relacer ma chaussure et je levai vers elle un regard embarrassé accompagné d'un faible sourire. « Décidément, ce n'est pas ma soirée. » Si elle croyait encore à une tentative de drague, elle devait au moins avoir à présent le sentiment que je n'étais pas un Don Juan rôdé puisque cette humiliation simulée n'aurait pas été digne d'un grand séducteur. Dosage parfait, en sommes : qui aurait envie de se méfier d'un homme qui perd ses clefs et ses godasses en pleine rue ? Sans doute même se moquait-elle déjà de moi au plus profond d'elle, la faisant ainsi se sentir supérieure ce qui était encore mieux. Plus haute serait sa confiance, plus forte serait la chute. Lorsque j'eus fini, je baissai ma jambe mais restai assis sur le banc et me permis de lui retourner la question des présentations, même si je savais parfaitement qui elle était. « Et vous, quel est votre prénom et la raison de votre présence dans ces rues aussi tard ? » J'apparaissais assez intéressé par ses réponses alors que c'était totalement faux. A vrai dire, ces deux questions m'ennuyaient mortellement en elles-même. Les seules questions que j'avais véritablement envie de poser étaient d'avantage du genre « Et ça fait quoi de jouer la pute en plein Miami ? » ou encore « Ça remonte à quand la dernière fois que vous avez sauté un mec ? » – sans jeu de mots par rapport à son déguisement, cela va de soi.
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Message(#) Sujet: Re: HELLO STRANGER ● joe Dim 25 Avr 2010 - 18:38

Une chance d’après Bluenn qu’être tombée sur une personne comme cet homme en face d’elle. Elle aurait pu craindre attirer les hommes les plus douteux avec son déguisement mais son apparence même ne pouvait l’inquiéter. Bien sûr, les apparences sont trompeuses et on lui a toujours appris qu’il ne fallait pas faire naïvement confiance à un inconnu mais la jeune femme ne se sentait pas en danger. Elle restait distante par prudence mais elle n’était pas plus inquiétée que cela, autrement elle n’aurait pas cherché à accepter l’imperméable et serait rentrée dans le Casino au plus vite. Mais puisque cette possibilité que sa vie soit menacée était bannie de son esprit, elle resta aux côtés du jeune homme dont elle avait demandé le prénom. Ce serait déjà plus pratique pour elle de pouvoir mettre une identité sur ce visage. « Steven. Steven McGolley, je suis chercheur en médecine (…) Je suis en ville pour une remise de prix. » Bluenn afficha un air agréablement surpris puis sourit à son interlocuteur. Un élément de plus qui lui intimait qu’elle n’avait rien à craindre d’un homme qui semble avoir une certaine renommée en plus d’être courtois. « Vraiment ? Et bien, mes félicitations. » C’était la seule chose à dire, cela devait être donc un grand moment pour lui, elle était impressionnée. Elle avait toujours eu une certaine fascination pour tout ce qui touchait à la science, un domaine encore plein de mystère. Ils continuèrent encore à marcher tranquillement lorsqu’elle se rendit compte que Steven avait ralenti le pas et s’était arrêté. Elle se tourna brusquement en l’entendant « jurer », elle put ainsi découvrir qu’il avait perdu sa chaussure dans un mouvement de maladresse. Ses lèvres affichèrent un léger sourire amusé mais tenta tant bien que mal de le cacher pour ne pas donner l’impression de se moquer. Elle fit donc chemin inverse afin de se retrouver auprès du jeune homme, qui rejoignait un banc. « Décidément, ce n'est pas ma soirée. » l’expression embarrassée qui s’était figé sur son visage arracha un sourire sincère et compatissant à la blondinette. « Ça arrive à tout le monde. » Un rire compatissant s’échappa de ses lèvres, elle ne souhaitait pas le mettre mal à l’aise, loin de là. La maladresse des gens ne faisait pas rire Bluenn dans un sens moqueur, ou du moins c’était sans méchanceté. Elle-même était maladroite, ce qui serait donc parfaitement hypocrite de porter un jugement quelconque. Au-delà des apparences et de l’étiquette qu’on avait déjà sur elle, elle était loin d’être une jeune femme ténébreuse, sensuelle à longueur de journée ou sachant parfaitement maitriser son sex-appeal. Elle savait pourtant cacher le peu de confiance en elle qu’elle avait derrière des sourires confiants et une grâce déroutante. Elle connaissait à présent les codes, elle savait en jouer. Les gens avaient pourtant beaucoup de mal à se dire qu’elle n’était pas une de ces potiches prétentieuses et capricieuses. Qu’après la sortie d’un film, elle ne prenait pas la grosse tête, qu’elle ne s’imaginait déjà pas à l’affiche d’un chef d’œuvre du siècle. C’était incontestablement mal la connaître et c’était purement déplacé de porter de tels regards à son sujet, elle qui demeurait simple à s’en damner. Oui elle était fière, fière de faire ce qu’elle aimait malgré tous les obstacles, malgré les insultes de son père lorsqu’elle était adolescente ou l’indifférence de sa mère. Elle n’était pas arrivée à ce stade par magie, elle n’a jamais connu le piston ou ce genre de facilité. Elle n’était pas non plus de celles qui couchent pour obtenir ce qu’elles veulent. Elle s’était mangée pas mal de claques et de déceptions, mais c’était cela qui lui avait permis d’aller plus loin. Et elle n’était pas prête d’arrêter en si bon chemin. « Et vous, quel est votre prénom et la raison de votre présence dans ces rues aussi tard ? » Cette question qui parut d’abord lointaine la fit sortir de ses pensées. La jeune actrice porta un regard légèrement absent à Steven mais reprit rapidement ses esprits. « Bluenn Henighan et.. » elle marqua une pause, jetant un coup d’œil derrière elle en prenant une profonde inspiration puis reprit « ... et la raison de ma présence se résume à : inauguration d’un nouveau Casino, fête privée et déguisée. Ce qui explique mon accoutrement, je ne sors bien évidemment pas comme ça en temps normal. C’est d’ailleurs la première fois et certainement la dernière. » Elle fronça les sourcils en posant ses yeux sur ses jambes dénudées puis releva la tête pour observer Steven. « Le thème était Alice in Wonderland… la soirée était loin d’être merveilleuse je vous l'assure. » lâcha-t-elle en accentuant son sourire, cette soirée était un véritable désastre en mettant en part sa rencontre avec le chercheur en science.

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Message(#) Sujet: Re: HELLO STRANGER ● joe Mer 28 Avr 2010 - 15:27

Je n'avais pas répondu à ses félicitations mais j'avais affiché une expression reconnaissante. La modestie, voilà ce qui rendait encore plus gaga les femmes. En prime, ça m'évitait de poursuivre la conversation et de prendre le risque qu'elle me demande sur quel sujet j'avais été récompensé. Non pas que je craignais de ne pas savoir quoi répondre : je n'avais juste pas envie de l'entendre piailler encore et encore diverses questions parce qu'elle n'aurait pas comprit l'intitulé du sujet fictif que je lui aurais donné. Puis vint le rire de la jeune femme lorsqu'elle me vit batailler avec ma chaussure. Bon point, elle semblait amusée, voire attendrie de ma prétendue maladresse. Tout se passait de mieux en mieux. Cette fois-ci, je soufflais une réponse, ne quittant pas mon rôle de malheureux du soir. « Mouais. Mais quand ça tombe sur soi, c'est toujours moins drôle. »
Toujours assis sur le banc, j'observai à la dérobée le profil de la jeune femme. Elle semblait perdue dans ses pensées mais ma question eut le don de la faire revenir à la réalité, même si elle paraissait encore assez confuse. Profitant de cet instant d'égarement, je glissai ma main dans la poche de mon pantalon et en ressorti un paquet d'où j'extirpai une cigarette. Je ne lui demandais pas la permission de fumer ni même ne lui en proposais une. Pourquoi l'aurais-je fais ? Si ses réponses m'auraient déplu, je les aurais simplement ignoré alors autant ne pas perdre d'énergie en fausse politesse. Coinçant ma cigarette entre mes lèvres, je levai vers elle un regard intéressé par ce qu'elle me débitait alors qu'en réalité, mon attention l'avait lâchée après le mot « Henighan ». Quelques bribes me parvinrent aux oreilles et lorsque je l'entendis nier en bloc son habitude de sortir exhibée de la sorte, je dus lutter contre une crispation nerveuse. Quelle pitoyable menteuse. Réussissant pourtant à étirer mes lèvres en un fin sourire, je secouai la tête, comme si je prenais en compte ce qu'elle venait de me dire, avant de baisser le visage et d'allumer à l'aide de mon briquet l'embout de ma clope. J'en inspirai alors une profonde bouffée, gardant un instant la fumée à l'intérieur de mes poumons pendant que je regardai Bluenn Henighan. A vrai dire, c'était d'avantage de l'observation, une longue contemplation insistante qui ne raterait sans doute pas de la mettre mal à l'aise mais qu'importe, je n'allais pas lui laisser le temps de tirer la sonnette d'alarme. Tenant ma cigarette dans ma main gauche, je me levai soudainement tout en expirant la fumée et fit un pas vers elle. Sans dire un mot, j'agrippai fermement l'un de ses bras et l'entraînai puissamment dans mon chemin. En moins de trois secondes, nous nous retrouvèrent dans l'allée sombre que j'avais repéré quelques minutes auparavant. D'un mouvement brusque, je réussi à la plaquer contre le mur et, la tenant solidement de mon bras gauche, sans avoir lâché ma cigarette, je plaçai ma main droite autour de son cou, serrant juste assez sa gorge pour lui faire comprendre qu'elle poussait un seul cri et je l'étranglais dans la seconde. La moitié de mon corps était appuyé contre le sien et il était très probable qu'elle ressentait des douleurs au niveau de son thorax, là où mon bras appuyait pour bloquer les siens et l'empêcher de se faufiler. Mon visage tout près du sien, animé à présent d'une fiévreuse impatience, je regardai avec un plaisir fou ses traits paniquer par mes gestes. Un sourire malsain vint même se poser sur mes lèvres quand je pris la parole d'une voix basse mais pas moins menaçante. « Pourquoi cet air mécontent ? Ce n'était pas le but recherché peut-être ? Tu ne t'es pas habillée précisément de la sorte pour attirer le regard des hommes ? » Mon regard se durcit alors et se baissa jusqu'à observer le reste de son corps moulé et dont les formes avantageuses invitaient définitivement à se rincer l'œil malgré l'imperméable qu'elle portait sur le dos mais qu'elle n'avait pas fermé. Je ne le fis guère longtemps puisque déjà je reposai mes yeux dans les siens et repris. « Ce n'est peut-être pas le but de voir les hommes se rapprocher de toi, de te frôler, te caresser … ? » A présent, ce fut mon bras qui bloquait jusque là son corps qui se déplaça de sorte à venir effleurer son bras vêtu, remontant vers sa mâchoire puis sa joue, la menace de ma cigarette brûlante et toujours placée entre mes doigts s'affirmant à chacun de mes gestes. Mes mains pourtant douces représentaient à présent un danger certain. Retirant finalement d'un geste sec ma main gauche de son visage, ma cigarette se consumant à un rythme tranquille, je vins la poser au niveau de ses hanches puis de sa cuisse. Relevant les yeux sur elle, j'appuyai un peu plus sur sa gorge mais uniquement pour la tenir en éveil et lui faire comprendre que c'était à son tour de parler à présent. « Ose me dire que ce n'est pas exactement ce que tu souhaitais, salope. »
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Message(#) Sujet: Re: HELLO STRANGER ● joe Mer 5 Mai 2010 - 0:12

Que le temps pouvait paraître long lorsque sur les deux, une seule personne ne semble avoir des choses à dire. Bluenn n’était pourtant pas connue pour être une très grosse pipelette mais c’était l’image qu’elle avait la sensation de donner puisque son interlocuteur ne disait plus rien. Soit il était doté d’un grand sens de l’écoute, soit il s’en fichait. Elle préféra faire comme si de rien n’était et laissa échapper un bref toussotement pour briser le silence pesant qui commençait à s’immiscer. Ses doigts s’amusaient avec la fermeture éclair de l’imperméable du jeune homme, ses yeux scrutaient avec peu d’attention la route en face d’elle. A cette allure, elle ne rentrerait pas d’aussitôt chez elle mais étant en bonne compagnie, elle n’y trouvait plus un grand intérêt à chercher. Un taxi se présenterait à elle à un moment où un autre après tout. Son visage pivota doucement en direction de Steven qui se leva soudainement, elle fronça alors les sourcils, ayant l’impression d’avoir manqué un épisode. Elle le regardait avec une attention toute particulière lorsque ses yeux s’écarquillèrent brusquement en sentant la main forte d’un homme s’en prendre à l’un de ses bras. Un hoquet de surprise sortit de sa bouche, un bruit à peine audible montrant son incompréhension soudaine face à la situation. Ni une ni deux, elle se retrouva dans une ruelle plus que sombre, obligée d’y être trainée de force par l’homme qu’elle pensait inoffensif. Comme si ce n’était pas suffisant, elle se retrouva plaquée contre un mur de brique et une grimace étira les traits de son visage, il n’y allait pas de main morte. Ses yeux à présent apeuré, se plongeaient dans le regard noir de Steven. Elle ne pouvait plus bouger et pourtant, elle gesticulait afin de se défaire de son emprise mais cela lui fit plus de mal qu’autre chose. Son visage n’était qu’à quelques centimètres du sien, elle pouvait sentit son souffle et l’odeur du tabac contre elle. Elle tenta de détourner le visage, en vain. Le bras positionné sous son cou la maintenait bien trop fermement pour qu’elle n’essaye un quelconque mouvement. Elle sentait son cœur se soulever, l’envie de crier était bien présente mais elle s’en sentait incapable, comme paralysée par la douleur qui faisait des va et viens dans le haut de son corps. Il était collé contre elle, lui faisant bien comprendre qu’elle était prise au piège. Mais comment a-t-elle pu se retrouver dans une telle situation sans s’y attendre. Pourquoi fallait-il que cela tombe sur elle. Bon sang, ce qu’elle regrettait d’avoir quitté la fête au Gold Empire en cet instant maudit. Elle voulait croire que tout ceci n’était qu’un cauchemar, qu’elle ne tarderait pas à se réveiller en sueur dans son lit mais si c’était vraiment un cauchemar, elle ne ressentirait pas la douleur. C’était donc bien réel, cet homme qui avait si bien caché son jeu allait se servir d’elle comme un jouet à ses pulsions perverses. Elle en avait nausée. « Pourquoi cet air mécontent ? Ce n'était pas le but recherché peut-être ? Tu ne t'es pas habillée précisément de la sorte pour attirer le regard des hommes ? » Elle souhaitait protester mais elle ne pouvait toujours rien dire, gênée par le bras qui la bloquait. Il était complètement fou. Cette tenue n’avait rien d’aguicheur, ce n’était qu’un costume ! Qu’un stupide costume pour une stupide fête ! Mais visiblement, il ne savait pas faire la part des choses et Bluenn allait le payer. Le regard qu’il posa sur elle eut le don de la dégouter, elle éprouva une haine à son égard. Elle ne ressentait plus aucune sympathie pour lui alors qu’il se permettait de poser ses sales pattes sur elle, la salissant pour le reste de sa vie. « Ce n'est peut-être pas le but de voir les hommes se rapprocher de toi, de te frôler, te caresser … ? » Un son de protestation sortit de sa bouche, elle tenta une nouvelle fois de se débattre mais rien à faire, il était bien trop fort. Ses yeux commencèrent à s’humidifier de colère et de peur. Elle pouvait se montrer peu impressionnable, elle n’en restait pas moins paniquée. Tout pouvait se dérouler à présent, et son imagination trouva cette situation bien propice à plusieurs scénarios pouvant vous glacer le sang. Elle voulait que tout s’arrête, quitte à mourir dans cette ruelle, elle ne voulait plus voir son visage. Sentir ses caresses était insupportable mais elle était bien plus préoccupée par la cigarette qui continuait à se consumer sous ses yeux. Elle craignait bien des choses à l’heure actuelle, elle pouvait bien croire qu’il était capable du pire, cela se voyait sur son visage. Il n’avait plus rien de quelqu’un d’abordable et de rassurant, il était devenu tout le contraire. Elle sentit sa main descendre jusqu’à sa cuisse et elle serra la mâchoire. La pression sur son cou lui fit de nouveau comprendre qu’il avait toutes les cartes en main, qu’elle n’était qu’une poupée si facile à briser entre ses doigts. « Ose me dire que ce n'est pas exactement ce que tu souhaitais, salope. » L’insulter n’était qu’une étape de plus après la brutalité ; cela allait de paire finalement. Néanmoins, elle ne se démonta pas pour autant, allant même jusqu’à le défier du regard. « Si j'étais sadomaso, ce serait certainement le cas. » siffla-t-elle avec arrogance à Steven. Il resserra alors sa main autour de son cou et le geste qui suivit allait certainement signer l’arrêt de mort de Bluenn. Puisqu’elle n’était pas dans la possibilité de se débattre grâce à ses membres, le réflexe de défense la poussa à lui cracher dessus. Si dégoutée et bouillonnant de haine à l’intérieur. Elle n’avait plus rien à perdre à présent, son destin semblait être noué et sa fin ne tarderait pas à sonner mais elle ne baisserait pas les bras. Qu’il fasse donc ce qu’il veut d’elle, ce ne sera pas sans difficulté, elle continuerait à gesticuler jusqu’à ne plus avoir de force.

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Message(#) Sujet: Re: HELLO STRANGER ● joe Mar 11 Mai 2010 - 16:12

Chacune de ses contorsions, chacune de ses crispations, chacun de ses gémissements faisaient grimper d'avantage ma ivresse. Elle ne me rendait certes pas la tache facile à essayer de se libérer toutes les deux secondes mais ça ne me gênait pas réellement : plus elles se débattent, plus je prends du plaisir. Les larmes qui luisaient dans son regard m'arrachèrent un nouveau sourire : la pauvre petite était à deux doigts de craquer et elle le méritait. Elle n'était qu'une aguicheuse, une provocatrice et une hypocrite ; qu'elle reçoive la monnaie de sa pièce ne devrait même pas la surprendre. J'avais presque envie de lui demander clairement d'arrêter sa petite comédie qui m'agaçais singulièrement mais une fois encore, je risquais de me confronter à un mur de larmes puisqu'elle n'avouerait jamais sa part de responsabilité dans cette situation. Je les connaissais ces pimbêches fourbes.
Recourbé sur elle, continuant à la bloquer au niveau de sa nuque sans la moindre baisse d'attention, je fus cependant troublé par le regard qu'elle réussit à m'envoyer lorsque je me mis à l'insulter. Un regard de fou ou de profonde imbécile. Elle osait me regarder avec défiance, d'un aplomb qui, malgré la tension qui l'animait, aurait presque pu passer pour quelque chose de louable à mes yeux. Malheureusement pour elle, elle eut le cran de pousser sa présomption bien trop loin en me crachant dessus. Geste d'une infinie saleté mais surtout d'insolence, de mépris et pire, d'humiliation. Instantanément, je me redressai et avant même de prendre le temps de m'essuyer, relâchai son cou mais ne lui laissai nullement le temps de s'enfuir car de ma main libre, je lui flanquai une gifle du dos de la main. Le soufflet puissant car impulsif claqua dans l'air et la fit vaciller. Une chance pour elle que je ne sois pas que j'ai refusé trois fois de porter une alliance à mon annulaire. « Garce ! » Malgré la colère qui venait de prendre entière possession de mon corps, je fis l'effort de l'empêcher de perdre totalement son équilibre en la retenant au niveau des clavicules. « Ne bouge pas ! » Grinçais-je entre mes dents, en essuyant avec rage mon visage. J'étais furieux, cela n'était plus à démontrer mais pas seulement contre elle. Le geste que je venais d'avoir envers elle me dérangeait. Sursaut de pitié ? Non, certainement pas ! Il s'agissait plutôt du fait que je ne comptais pas la blesser physiquement : mon stratagème était simple, il consistait à lui foutre suffisamment les pétoches pour qu'elle cesse de se trimballer dans un accoutrement de prostituée et de provoquer les hommes comme je l'avais vu faire sur le tapis rouge quelques minutes plus tôt. Le risque que je venais de prendre était incommensurable : le bleu qui allait très probablement marquer son visage serait une preuve à part entière de la réalité de cette altercation et même si je réussissais à la convaincre de garder le silence, quelqu'un finirait inévitablement par lui demander l'origine de son hématome. En temps normal, cela ne m'aurait pas effrayé : après tout, j'en avais maltraité un bon nombre avant elle. Sauf que ça n'avait jamais été dans ma ville. Je prenais toujours le soin d'agir dans des lieux éloignés de mon domicile, afin d'être certain que je ne serais pas démasqué. Ce soir, les choses risquaient donc se corser pour moi. Reprenant mes esprits et comprenant qu'il était impératif pour moi de limiter au maximum les dégâts, je la fixai avec dureté en attrapant son visage entre mes doigts, au niveau de sa mâchoire, pour la forcer à me regarder dans les yeux. J'avais besoin de toute son attention, qu'elle le veuille ou non. « Écoute-moi bien. Tu ne vas pas essayer de me rechercher et encore moins porter plainte. Et tu sais pourquoi ? Parce que si je l'apprends, tu peux être certaine que je serais le premier à te retrouver et je n'aurais aucune pitié à prendre ton déguisement au premier degré en te dépeçant comme un vulgaire gibier. » Mon regard bleu pourtant si pur vrilla le sien sans le moindre tressaillement. « Suis-je bien clair ? »
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Message(#) Sujet: Re: HELLO STRANGER ● joe Ven 28 Mai 2010 - 15:27

L’arrogance dont elle venait de faire preuve aurait une conséquence amère mais si – malgré les apparences – on ne pouvait pas se douter qu’elle possédait un caractère fort, elle ne voulait pas agir en victime. Et elle s’attendait à mettre hors de lui son agresseur, et la gifle qu’elle reçut la fit vaciller. Alors persuadée qu’elle allait percuter violemment le sol, une pression se fit au niveau de ses clavicules qui l’empêcha de s’amocher sur le goudron mais la violence du geste lui arracha un gémissement de douleur. Elle sentit le goût de sang sur sa langue et les larmes continuaient à faire couler son maquillage. « Ne bouge pas ! » cracha-t-il à Bluenn, se remettant à peine de ce qui venait de se passer. Elle ne bougeait plus, elle avait même du mal à retrouver une respiration normale, son cœur s’emballait et elle avait du mal à se concentrer sur les éléments qui l’entouraient. Elle était totalement à sa merci, soumise physiquement. Ses membres tremblaient sous la peur et le choc, elle ne saisissait pas le jeu de son agresseur et – à vrai dire – elle n’arrivait plus à réfléchir ni à penser, elle était comme déconnectée de la réalité. Épuisée, elle voulait que tout ceci s’arrête, quitte à ce que cette fin soit de perdre la vie. Il avait déjà réussi une chose : la traumatiser. Même si elle estimait être une personne forte, avec un passé qui était loin de ressembler à celle d’aujourd’hui, cet évènement dépassait tout ce qu’elle avait pu vivre auparavant. C’était la goutte d’eau, le coup de massue pour l’achever. Elle avait arrêté de se demander pourquoi elle devait vivre cela, c’était une question qui demeurerait sans réponse jusqu’à la fin de son existence. Elle semblait apparemment une proie facile, elle s’était aventurée dans les rues de Miami dans un costume plutôt léger. Tout était de sa faute, elle l’avait cherché. Elle commençait petit à petit en se persuader que si elle souffrait à l’heure actuelle, c’était parce qu’elle le méritait. La vie pouvait être mal faite, elle devra vivre avec à présent. Lorsqu’il attrapa brusquement sa mâchoire avec l’une de ses mains, elle ne gesticula pas et se contenta de l’écouter en le regarda droit dans les yeux. C’était la dernière chose dont elle se sentait capable en cette seconde. Elle fronça alors difficilement les sourcils, peu certaine d’avoir compris la signification de tous ses mots. Il lui offrait une porte de sortie, il n’allait pas s’amuser avec elle ce soir, pas plus qu’il ne l’avait déjà fait en tout cas. Elle ne se sentit pourtant pas soulagée de l’apprendre, sans doute encore beaucoup trop déboussolée. « Suis-je bien clair ? » Elle sursauta, tétanisée contre le mur qui blessait son dos. Elle ne savait plus quoi répondre, elle ignorait même si elle devait dire quelque chose, si seulement elle en était capable. Elle hocha donc légèrement la tête en un signe affirmatif, acceptant ainsi les paroles qu’il venait de lui adresser. La pression autour de son menton diminua petit à petit pour ne plus du tout exister. Elle prit une profonde inspiration bien qu’il soit encore toujours collé contre elle. Elle prenait de plus en plus conscience qu’elle devait s’échapper, là tout de suite, avant qu’il ne change d’avis. C’est dans un dernier élan de rébellion qu’elle le repoussa violemment en lui donnant un coup là où elle aurait voulu que cela fasse le plus mal mais elle ignorait où elle avait exactement visée. Elle ne prit pas la peine de vérifier qu’elle prit tout aussi vite ses jambes à son cou. Elle se mit alors à courir, encore et encore, sans chercher à rejoindre un quelconque endroit du moment qu’elle était loin de lui, de cette ruelle. Estimant s’être assez éloignée, elle regarda progressivement autour d’elle en tentant de reprendre son souffle. Elle ne reconnaissait pas la rue, mais son regard se porta sur deux phares et elle fit de grands gestes en reconnaissant l’enseigne « taxi ». Le véhicule s’arrêta et elle grimpa précipitamment à l’intérieur, comme si elle craignait que Steven la rattrape. Elle n’avait aucune idée de l’apparence qu’elle devait avoir mis à part sa tenue. D’une voix tremblante elle indiqua la destination d’Ocean Grove au chauffeur et ce dernier démarra. Elle prit énormément sur elle pour ne pas craquer et se cacha le visage grâce à l’imperméable qu’elle avait toujours sur elle. Quelques interminables minutes s’écoulèrent enfin alors qu’elle arriva devant chez elle et Abbey. Elle rejoignit rapidement l’entrée et referma la porte derrière elle en prenant soin de la verrouiller. Sans allumée, elle monta les marches de l’escalier et avança d’un pas rapide vers sa chambre puis sa salle de bain personnelle ; là où elle alluma et ferma la porte. Hésitante, elle fit un pas puis deux et se tourna vers l’immense miroir qui trônait au dessus du lavabo. Terrifiée, elle baissa les yeux en laissant échapper quelques sanglots. Ses cheveux blonds étaient en batailles, elle retira les oreilles de lapin et les jeta dans un coin de la pièce. Son visage était d’une affreuse pâleur sans compter les traces de maquillage qui lui donnaient une horrible mine. Sa lèvre inférieure était coupée et elle pouvait voir un filet de sang séché le long de son menton. Elle fit glisser l’imperméable le long de son corps, examinant ainsi des traces rouges autour de son bras, ou encore des plaques dans son dos. D’une main, elle attrapa un gant, le passa sous l’eau froide et commença doucement à nettoyer son visage avant d’avoir des gestes plus brutaux. Son corps entier se mit alors à trembler et ses yeux s’humidifièrent de nouveau. Elle poussa un cri de douleur empli aussi de colère avant de se courber au dessus du lavabo. Elle retira sa tenue de lapine comme si elle lui brulait la peau et fit couler le jet de la douche. Elle y passa une bonne demi heure, se lavant plusieurs fois le corps car même s’il ne l’avait pas violé, c’était tout comme, il l’avait souillé en osant poser ses sales mains sur elle. Elle termina finalement la soirée en se rendant dans l’immense jardin pour bruler l’imperméable qui appartenait à son agresseur. Il était hors de question qu’elle ne le garde, elle n’avait pas l’intention de porter plainte, ni même parler de cette soirée à qui que ce soit. Elle se contenterait de mentir sur les bleus qui se trouveraient à divers endroit de son corps. Elle était comédienne, ce serait donc un jeu d’enfant… Le visage de cet homme, ses yeux d’un bleu clair profond n’hanteront qu’elle à partir de maintenant.

THE END

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