AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité




N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] Vide
Message(#) Sujet: N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] EmptyDim 28 Mar 2010 - 6:00

    Il y a des événements dans la vie de tous les jours qui vous amène malgré vous à ressentir de la culpabilité. Que ce soit par un geste déplacé ou des mots de trop, on sait que rien ne peux réparer ce qui a déjà été fait. Les seules choses que l’on peut tenter de faire, c’est de panser les blessures ou de continuer son chemin la tête haute sans jamais regarder derrière. Car ce qui est présent sera le passé et ce qui est futur deviendra le présent.

    Citation :
      FLASHBACK


      -Alors Ferdison, t’en as fini avec se journal? Demanda l’inspecteur Marly les bras croisés au dessus de Laurence.
      -Si tu me laissais tranquille plus de 10 minutes à la fois, j’aurais déjà terminé. Laisse-moi au moins regarder l’horoscope. T’es quoi Marly? Poisson?

      Laurence rigola avant de parcourir des yeux son propre horoscope.

      -Je suis Capricorne. Ça m’étonne, en fait non.. ça m’étonne pas du tout que tu crois à se genre de conneries.
      -Capricorne, lança-t-elle en coupant l’inspecteur pour lui lire son horoscope malgré lui. Ciel compliqué: les étoiles vous mettent à l'épreuve. Vous vivrez des changements importants au cours des prochaines semaines. De fait, vous manquerez carrément de pep et de motivation ce mois-ci. Tu vois, c’est exactement la situation… Marly tu manques carrément de motivation!

      Un petit sourire en coin, elle guetta le regard de Marly qui n’apprécia pas tellement la blague.

      -La ferme Ferdison, et si tu t’occupais de cette histoire d’accident d’entraînement au fusil? Histoire que je ne passe pas ma journée à attendre que tu décides à te recycler en voyante. J’suis certain que cette femme a tiré de sang froid sur son mari... et me dis pas qu’elle va plaider qu’elle était sous l’effet de son cycle menstruel… parce que...
      -Oui oui, Marly tu me dérange là. Je te fais ça aussitôt que j’ai terminé les petites annonces.
      -Qu’est-ce que j’ai fais non de dieu pour travailler avec une gamine…?
      -Ouais, moi aussi je t’aime bien Marly.

      L’inspecteur quitta le bureau de Laurence en claquant la porte, alors qu’elle n’releva pas ses yeux de son journal. Survolant les petites annonces, ses yeux s’étaient posés sur les avis de décès. Un mot, un nom en particulier l’avait attirée. Comme face à une révélation qu’on aimerait ne jamais avoir à saisir, son bras s’était tendu jusqu’à son téléphone composant du bout des doigts un numéro qu’elle connaissait par cœur.

      -Oui, Panamee… Tu ne connaîtrais pas une certaine Jeylhan E. Johnson par hasard?


      FIN FLASHBACK

    Laurence avait lentement arrêté de peler ses légumes pour son souper, qu’elle avait les yeux rivés par dehors de sa maison. Par sa fenêtre, elle avait la vue sur les passants. Elle avait arrêté tous ses gestes en voyant Jovan Lennon marcher sur le trottoir, la tête baissée sans jeter le moindre regard à quelque chose dans son entourage. Comme une grande partie d’Ocean Grove, Laurence avait appris la mauvaise nouvelle par les journaux. La copine de Jovan Lennon s’était suicidée dans la même nuit où elle l’avait rencontrée chez Panamee. La même soirée où il l’avait embrassé puis qu’il l’avait délaissé en lui révélant l’existence de cette fille. Cette même fille qui n’était plus à l’heure actuelle. Laurence n’avait pas dormi de la nuit culpabilisant sur plusieurs niveaux. L’avocate commença à imaginer des scénarios allant de Jovan qui annonce à sa copine qu’il a embrasser une autre… et qu’elle réagit par cet acte désespéré… ou encore celui où Jovan lui avait lancer beaucoup de messages flagrant que quelque chose n’allait pas dans son couple... ce qui expliquait cette déroute avec elle. L’eau du robinet ne cessait de couler et ce fut le bruit de l’eau en ébullition dans la casserole qui la fit réagir. Fermant rapidement le robinet, tournant le rond de poêle à off, Laurence délaissa ses légumes sur le comptoir. Un mouvement rapide, elle traversa la cuisine pour sortir à l’extérieur de sa maison et rejoindre le jeune homme qui commençait à s’éloigner. Ses petits pas la menèrent jusqu’au trottoir où elle commença a accéléré le pas pour le rejoindre. «Hé… a… attend, Jovan..» tenta-t-elle d’énoncer pour qu’il s’arrête de marcher. Laurence n’avait aucune idée de ce qu’elle allait lui dire, ni de quelle manière elle allait le faire. Mais elle voulait dire quelque chose.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] EmptyDim 28 Mar 2010 - 12:52

Les quelques semaines qui avaient passé s'étaient enchainés à une vitesse effroyable. Pendant une semaine, il ne s'était pas retrouvé seul durant toute la journée, chacun ayant sans doute donné du sien pour ne jamais laissé Jovan seul. Il y avait déjà sa grand-mère, sa mamie, qui -adorant Jey- s'était retrouvée d'un grand réconfort. Elle restait là avec lui, et ne voyait quasiment plus Lucio, juste pour rester avec lui, même si, leur conversation restait courte et brève. Il y eut aussi Caleb. Même quand celui-ci devait aller travailler, il trouvait toujours un truc à faire, et demandait de l'aide à Jovan au garage. Il n'était pas fou Jovan, il savait très bien qu'il n'avait pas besoin de lui, mais qu'il espérait juste ainsi ne pas le laisser se morfondre chez lui. Alors Jovan acceptait, et allait "l'aider". Et puis, il y avait dans tout ça, les voisins, les plus sympas. Ceux-là, ils lui parlaient normalement, comme si rien de tout celà n'était passé, et jamais ils ne nommaient Jeylhan en sa présence. Et enfin, il y avait les petits commères. Comme cette vieille Abby. Ils le regardaient pour savoir comment il réagissait, ils lui parlaient, et lui demandaient d'un coup "oh alors comme ça, c'est vrai, votre copine s'est suicidée. Vous savez pourquoi elle a fait ça?". Et là, il avait l'impression qu'on lui reprochait ça. Sa culpabilité reprenait le dessus, et il avait l'impression que les gens pouvaient lire en lui comme dans un livre ouvert. C'était ça le pire.
Et Billy, il ne l'avait pas revu depuis l'enterrement, mais chaque jour, quand il pensait à Jey, il pensait à Billy, se disant qu'il n'était pas seul à souffrir de sa disparition.
Alors, depuis quelques temps, quand Jovan devait pointer le bout de son nez dehors, il ne regardait pas autour de lui, et préferait marcher tête baissée. Histoire que comme ça, personne ne veuille lui parler, personne ne vienne le voir, et personne ne lui demande comment il allait. Il était tranquille. Si quelqu'un lui parlait, et si il savait comment était cette personne, il répondait. Sinon, il passait son chemin, faisant style de ne pas l'avoir entendu.

    Il y a environ une heure de celà, alors que Jovan était tranquillement installé devant la télévision à regarder une série (Prison Break pour être précis), mamie vint le voir avec un sourire.
    - Dis Jovan, tu pourrais apporter tout ça à Lucio?

    Jovan avait relevé la tête de la télévision.
    - Quoi?
    Sa grand-mère se tenait devant lui, avec un grand sourire, et un sachet plastique entre les mains. Elle répéta alors..
    - Tu pourrais amener ça chez Lucio? J'ai fait un rosbiff, je voudrais qu'il en profite.

    Jovan, dans sa tête des mauvais jours depuis un moment déjà, lui répondit.
    - Et tu ne peux pas tout simplement l'inviter à dîner?
    Mamie fut quelque peu surprise de la réponse de Jovan, sa tête en était la preuve. Désolé de lui avoir répondu comme ça, Jovan eut un petit sourire, et dit alors.
    - Je vais y aller.
    Mais pas de gaieté de joie.


C'était ainsi qu'une heure après, il s'était retrouvé à arpenter Lemon Street, pour aller apporter du rosbiff au cher et tendre de sa grand-mère. Après une bonne quinzaine de minutes à papoter, Jovan avait pu retourner tranquillement chez lui. En passant près du 1500, Jovan entendit une voix l'appeler. Il n'y prêta pas vraiment attention, jusqu'à ce qu'il se rende compte que cette voix n'était pas inconnue. Il se détourna alors bien vite, et aperçut une jeune femme faire de petits pas rapides vers lui. Laurence.
La même Laurence qui l'avait fait culpabiliser, et qui le faisait toujours culpabiliser. Alors, la voir, en chair et en os, lui faisait un petit pincement au coeur pour Jey. Il s'en voulait d'avoir fait de ces derniers instants une femme quasi cocue. Et celle qui allait subir ça allait sans doute être Laurence. Même si elle n'y était pour rien.
En la voyant arrivé, Jovan ne prit même pas le temps de lui dire bonjour, il voulait vraiment que cette conversation se fasse rapidement: il n'avait qu'une envie, rentrer chez lui, et se poser devant la télévision. Alors le seul truc qui lui dit, ce fut un simple mot, interrogatoire.

    - Quoi? tout en la regardant.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] EmptyDim 28 Mar 2010 - 17:27

    Laurence s’était jetée à la poursuite de Jovan sans plan, sachant simplement ce qu’elle espérait faire. L’attitude brusque de Jovan face à elle, lui fit réaliser bien rapidement que l’un pour l’autre… ils n’étaient que de vulgaires inconnus. C’est pourquoi, Laurence ne put s’empêcher de garder une certaine distance entre elle et lui alors qu’il lui lançait se «Quoi ?» d’un ton si peu chaleureux qu’elle en resta surprise. Mais Laurence avait commencé à avoir l’habitude que les gens l’agressent sans raison. Son métier d’avocate lui en faisait parfois voir de toutes les couleurs. Plusieurs clients avaient fait des choses terribles et sous le coup du stress et de la peur de la suite des choses, certains lui avaient fait des menaces de mort ou encore de vengeance s’elle ne leur obtenait pas ce pourquoi on l’avait choisie. La grande différence majeure, c’est que même s’elle n’était responsable de rien l’histoire avec Jovan faisait partie de sa vraie vie. Cette même vie qu’elle devait oublier quand elle franchissait le cadre de la porte de son bureau. Laurence sentit le regard de Jovan plus insistant et surtout lourd de reproches. Ses bras se croisent sur sa poitrine alors qu’elle semblait avoir froid, elle n’avait pas pris le temps de mettre une petite veste pour affronter le vent.

      -Je voulais m’excuser… lança-t-elle un peu sur la défensive. Tu sais… pour l’autre jour…


    La jeune brune se mordilla nerveusement les lèvres alors qu’elle cherchait un moyen de lui demander ce qu’elle voulait entendre pour se sentir un peu plus tranquille. Toutes ses questions à savoir s’elle était responsable du suicide de Jeylhan ou encore que Jovan avait essayé dans quelle comprenne de lui faire réaliser qu’il y avait réellement un problème et qu’il cherchait seulement qu’on l’aide. Dans un coté plus réaliste, Laurence savait qu’elle n’avait sans doute aucune part de responsabilité. Jovan avait pris la décision de l’embrasser, même de flirter avec elle chez Panamee. Une chose lui fit ouvrir la bouche encore plus surprise.

      -Tu crois vraiment que c’est ma faute?! Que j’en suis responsable?! Énonça-t-elle choquée que l’on puisse penser une telle chose.


    Laurence espérait de tout son cœur que ce n’était pas ce que Jovan pensait. Sinon, elle pouvait bien retourner dans sa maison à préparer ses légumes et le maudire d’avoir imaginer de telles choses. Et pourtant, elle aurait tellement voulu l’aider à passer par-dessus toute cette histoire. Quelques semaines s’étaient passés et elle aurait pu mettre sa main au feu que Jovan avait erré sans réellement être là. Mais son silence étais injuste, et Laurence était bien une personne qui se battait corps et âme pour s’y conformer.

      -J’ai besoin que tu me dises que j’ai rien à faire dans tout ça. J’ai besoin que tu me dises que tu ne m’en veux pas. Que tu me dises que ça n’est jamais arrivé et que ça n’avait aucune explication. Que ce n’était pas parce que tu avais besoin de te sortir de tes problèmes… j’ai…. Besoin que tu… me dises qu’elle…Laurence détourna les yeux incapable de supporter un peu plus longtemps ceux de Jovan, à cause de se baiser…


    Elle avait l’impression qu’il allait s’enfuir, un peu comme elle l’avait fait quand ils s’étaient rencontrés. Comment aurait-elle pu rester dans une situation aussi ambigüe? Tout c’était passé un peu trop bien pour qu’elle pense qu’il avait une copine. Après tout, c’était LUI qui l’avait embrassée.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] EmptyDim 28 Mar 2010 - 17:48

Le regard que lançait Jovan sur la jeune femme en disait long. Ce regard n'était pas celui d'un homme attiré par une femme. Ce regard n'était pas celui d'un homme triste. C'était juste celui d'un homme triste, qui bien que regardant en direction d'une beauté, ne le remarquait pas. Ses yeux étaient comme vidés. Sans doute vidés de larmes et d'espoir. Il aurait aimé revoir Laurence, il aurait vraiment aimé la revoir. Mais pas maintenant, pas là. C'était encore trop frais, trop dur pour lui. Il ne voulait qu'un truc, filer d'ici, et rentrer le plus vite possible. Parce que revoir Laurence, c'était revoir cette soirée-là, c'était revoir la culpabilité, et c'était revoir Jeylhan, allongée sur le sol de sa chambre..

La jeune femme s'était approchée de lui maintenant. Elle restait néanmoins assez loin, comme si elle avait peur de sa réaction. En voyant cette distance entre les deux, Jovan eut envie de lui crier que c'était pas en restant si loin qu'elle ne devrait pas culpabiliser. Parce que pour lui, elle était tout aussi fautive : c'était tellement plus simple de rejeter la faute sur les autres. Elle croisa les bras, et parla.

    - Je voulais m'excuser...Tu sais.. pour l'autre jour.

S'excuser de quoi? D'avoir passé un bon moment alors que Jey était en train de se tuer? C'était débile. Alors Jovan, ne comprenant pas vraiment où elle voulait en venir, hocha la tête. Comme s'il disait que c'était bien. Même si il ne comprenait pas vraiment.
Il pensait que c'était tout, qu'elle allait le laisser maintenant, alors il voulut se remettre en route. Mais avant même qu'il eut le temps de faire un pas, Laurence ferdison ouvrit de nouveau la bouche.
Et ce qu'elle dit ne fit pas plaisir à Jovan.

    FLASHBACK, quelques jours auparavant.
    C'était Conner Matthews qui, aujourd'hui avait décidé de passer quelques temps avec lui. Ils avaient été se balader -comme si tout le monde s'entêtait à le faire sortir. Ils avaient même été faire quelques courses -que mamie et Lyann tenaient absolument à avoir. Tout s'était bien passé, jusqu'à ce que Jovan entendit une conversation.
    Mrs Sandford : Vous avez appris pour la jeune Jeylhan. Quelle tragédie. Il paraitraît qu'elle n'était pas heureuse avec ce Jovan.
    Mrs Martins : J'ai entendu oui. Mais j'ai aussi entendu d'autres rumeurs. Il aurait été voir ailleurs, et elle l'aurait mal pris.
    Ecarquillant les yeux, Jovan n'eut qu'une envie: aller les voir, et leur dire que non, tout ça n'était pas vrai. Même si au fond, c'était un peu la vérité.
    Conner aussi avait entendu la conversation, et ni une ni deux passa son bras devant Jovan, histoire de lui barrer la route, pour ne pas qu'il fasse de conneries.
    - Laisse tomber Jovan. Ca va passer dès qu'un autre évenement de ce type va survenir à OG.


Alors là, les paroles de Laurence l'énervèrent. C'était juste ça ce qui comptait à ses yeux? Le fait qu'elle ne soit pas coupable de sa mort? Elle se fichait éperdument du reste? L'étonnement, et le choc de ses paroles eurent raison de sa conscience. En moins de temps qu'il ne l'aurait voulu, il s'était approché d'elle. Il était en colère, énervé, et le regard qu'il lui lançait était loin d'être des plus amicals. Sa main vint s'abattre sur sa joue avant même qu'il ne se rende compte qu'il l'avait levé. Il répondit alors, d'une voix pleine d'énervement, mais relativement calme, les yeux un peu embués.

    - Alors, y a que ça qui t'interesse? De savoir que Jey ne s'est pas suicidée à cause de ce qu'il s'est passé? Il s'interrompit, un peu essouflé. Si ça peut te rassurer, nan, elle ne l'a pas su.


Et là, en disant ça, et en voyant Laurence, il se rendit compte du geste qu'il avait eu. Il venait de frapper. De frapper une femme. Ca ne lui était jamais, jamais arrivé. Et tant mieux. Il s'approcha alors d'elle, la main près de sa bouche.

    - Je.. je suis désolé. Il leva sa main vers elle, comme pour lui dire que ça irait mieux, mais le geste fut coupé. Je suis désolé, répéta-t-il.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] EmptyDim 28 Mar 2010 - 19:42

    La surprise avait été si grande que Laurence était restée figée sentant de nombreux picotements sur la joue que Jovan avait frappé. Ce n’était pas un déroulement de situation que Laurence avait imaginée. Il n’y avait aucun souvenir qui lui venait en tête sur le fait que l’on l’aille un jour frappée, ne serais-ce qu’une simple gifle par des guerres d’étudiantes. Mais Ferdison n’avait pas envie de devenir le bouc émissaire de la culpabilité que Jovan avait subit ses derniers jours. Laurence avait reculée d’un pas alors que Jovan s’était approché d’elle se confondant en excuses, légèrement effrayée qu’il reporte la main sur elle. Elle se rappela qu’elle avait fait la même chose avec lui chez Panamee en apprenant comment il l’avait utilisé comme ‘’bouche-trou’’. Étais-ce une raison pour lui de lui rendre la monnaie de sa pièce? Laurence usa de toutes ses forces pour comprendre ce que Jovan lui crachait au visage, comme s’elle était la principale responsable du suicide de Jeylhan. Elle qui n’avait jamais apprit l’existence de cette fille avant quelques semaines et même ne l’avait jamais rencontrée.

      -J’ai pas méritée tout ça…arriva-t-elle a articulée alors que ses yeux s’embrumaient par les larmes.


    La jeune fille de 24 ans n’avait qu’une seule envie, s’enfuir à toutes jambes chez elle et commencer à se morfondre sur toute cette histoire. Décidément, les événements de la vie ne nous permettaient pas de nous enfuir aussi facilement. Un jour où l’autre il fallait faire face aux choses et Laurence était bien placée pour le savoir. Même s’elle ne pouvait pas comprendre comment Jovan se sentait dans cette situation, elle savait quelles étapes il passait. Tout commençait par le choc où toutes les émotions semblent pratiquement absentes, puis vient ensuite la colère avec la culpabilité… le marchandage avec le chantage, la dépression puis finalement l’acceptation. Un énorme tourbillon d’émotions différentes dans lequel Jovan s’était entouré sans réellement le savoir ou le vouloir. Mais malgré le désir de l’aider, elle ne savait plus si c’était une bonne idée. Elle n’était pas à proprement parler une amie pour lui. Prenant une grande respiration tout en essuyant à l’avance ses larmes pour qu’elles ne tombent pas sur ses joues, Laurence plongea de nouveaux ses yeux dans ceux de Jovan y ressentant toute la douleur et la détresse que le jeune homme éprouvait.

      -On est quittes. Laissa-t-elle tombé en lui rappelant qu’elle l’avait quelques semaines auparavant giflée.


    Finalement elle osa un pas en sa direction et sans lui laisser le temps de la repousser ou de reculer, elle l’enlaça dans ses bras en le serrant. Ce n’était presque rien. Mais elle avait besoin de lui faire dissuadé toute la culpabilité qu’il pouvait bine avoir envers elle. Elle ne pouvait simplement pas lui en vouloir surtout à cause des derniers événements. Jovan avait besoin du soutien du maximum de personnes et Laurence voulait faire partie de ses personnes. Du moins, s’il le voulait lui aussi. Car elle ne forçait personne à accepter son aide ou tout simplement sa présence. Elle l’offrait et donnait la liberté à n’importe qui de refuser ou encore d’accepter.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] EmptyVen 2 Avr 2010 - 19:14

Les yeux de Jovan restaient scotchés sur la jeune femme. Il l'avait vu reculer d'un pas, et rien que ce geste lui faisait prendre conscience de ce qu'il venait d'infliger à Laurence. Les hommes qui faisaient peur aux femmes, qui osaient lever la main sur elles avaient été jusqu'ici des connards aux yeux de Jovan, et aujourd'hui, Jovan se demanda un cours instant comment il avait pu agir et se comporter comme un connard. Les yeux toujours fixés sur la jeune femme, Jovan l'écouta, et ne répondit pas de suite à ses paroles. Je n'ai pas mérité ça. Et elle avait sérieusement raison. Sa parole vint remettre en place le jeune homme. Un court instant, son esprit se remit en route. Elle n'y était pour rien, mais la revoir, c'était revivre cette soirée, et pour le moment, il n'en avait pas envie. Et n'en avait pas le courage.

Contre toute attente, la jeune femme ne lui en voulait apparemment pas vraiment. Lennon n'aurait pas vraiment pensé ça. En réagissant comme il venait de faire, il aurait plutôt comprit qu'elle se mette à hurler, qu'elle appelle à l'aide, ou qu'elle se taille en courant. Mais pas qu'elle se rapproche de lui de cette façon, et lui sorte tout en essuyant ses larmes, qu'au moins, ils étaient quittes. Un léger sourire s'accrocha sur ses lèvres. Un tout petit sourire. Chose difficile dans ces moments-là, comme si tout les muscles de la face étaient crispés et coincés sur le mot « tristesse », et que se rappeler qu'il y avait d'autres sentiments relevait de l'effort inhumain.

    - Je suis vraiment désolé, redit-il pour la troisième fois.


Elle fit quelques pas pour le rejoindre, encore contre toute-attente. Il sentit rapidement ses bras passés autour de sa taille. Son corps venir se coller contre lui. Alors il y répondit de même, passant ses bras autour de ses épaules. Il ne sait pas vraiment ce qu'il pensait à ce moment-là. Il pensait pourtant à ce que Jey pensait là-haut, si elle regardait en bas, et les voyaient tout les deux, à ce qu'elle dirait. Mais cette pensée fut vite balayée lorsqu'il se rendit compte, qu'après tout, il n'en serait pas là si elle ne l'avait pas abandonné. Il se rendait compte que le chemin vers la tranquilité allait être long, très long, et qu'il risquait d'y avoir encore plein d'embûches.

    - C'est pas malin de frapper une avocate, dit-il pour relancer une blague, et faire au final, comme si de rien n'était, faire comme si rien ne s'était passé. Il poussa légèrement la jeune femme, histoire de passer sa main sous ses yeux, pour enlever les larmes qui auraient pu sécher. Il fit un petit sourire, et rajouta un petit, merci.


Ses yeux se posèrent dans les siens, faisant un grand effort pour avoir l'air d'un homme joyeux, bien qu'il ne savait pas si ça se passait réellement sur son visage. Il fit un petit sourire, et demanda alors à la jeune femme.

    - Ca te dit, genre ce soir, ou demain d'aller manger un coup? Je t'invite.
Et terminant sa phrase, ses lèvres vinrent se poser sur les siennes. Amour? Culpabilité? Ou pardon? Il ne se posait même pas la question.

HS: ca fait feu de l'amour le dernier Siffle
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] EmptyVen 2 Avr 2010 - 22:11

    Laurence avait compris depuis qu’elle avait appris la nouvelle du suicide de Jeylhan, que Jovan aurait du mal à surmonter cette situation. Heureusement pour elle, Laurence était capable d’encaisser beaucoup plus facilement que d’autres les répercutions que ça apportait. Comme se faire crier dessus ou encore, dans la situation actuelle… se faire frapper. La jeune avocate avait reculée d’un pas devant Jovan réalisant peu à peu à quel point elle le connaissait si peu. D’un autre coté, Laurence n’était pas le genre de personne a laisser les gens qui avaient besoin d’aide derrière elle. Elle leur prenait la main, exactement comme elle faisait au quotidien dans son boulot. « C'est pas malin de frapper une avocate, …. merci. » Laurence commença à avoir du mal avec le changement aussi radical de Jovan, passant de l’homme indigné à celui où rien ne semblait s’être passé. Elle ne releva d’ailleurs rien par rapport à la tentative de blaguer sur quelque chose qui était loin d’être drôle. Ce n’était pas parce qu’elle n’avait pas semblé lui en vouloir qu’elle ne trouvait tout de même cette réaction déplacée. Elle se mordilla les lèvres, le laissant essuyée ses yeux humides sous le coup de l’émotion. « Ca te dit, genre ce soir, ou demain d'aller manger un coup? Je t'invite. » Mais elle ne s’attendit pas à ce qu’il profite de l’invitation pour s’approcher d’elle un peu plus et d’apposer ses lèvres sur les siennes. Si Laurence le laissa faire, elle ne sembla pas pour autant y retirer du plaisir. Pas comme la première fois. La situation recelait beaucoup trop de culpabilité pour les deux partis pour qu’ils puissent avoir le droit de faire tout ça à loisir. De nouveau torturée par le jeune homme, Laurence ne put s’empêcher d’être celle qui mit fin à ce baiser improvisé en osant se reculée de deux pas.

      -Qu’est-ce qui…


    Laurence semblait chercher des réponses alors que son regard se rivait sur le sol. Elle avait du mal à comprendre ce que Jovan attendait réellement d’elle. Il lui donnait l’impression qu’il avait besoin d’elle pour oublier l’autre, qu’il voulait l’inviter pour se convaincre que tout allait pour le mieux et qu’il avait passé par-dessus toute la douleur que la perte d’un être cher provoquait. Et ce n’était pas celle qu’elle voulait être.

      -Je peux pas Jovan. Je ne peux pas comme ça, pas après tout ça. Lança-t-elle faiblement, évitant les yeux de Jovan. Je voulais que tu saches que je comprenais ta douleur… mais je ne peux pas être elle. Je ne peux pas la remplacer.


    Ses mots avaient été énoncés clairement bien qu’elle savait que Jovan n’avait peut-être pas besoin de se faire retourner sur terre aussi rapidement. Elle aurait pu accepter son invitation si la situation avait été différente, s’il avait vraiment eu l’air de passé par-dessus son deuil. Que cette épreuve était derrière lui… mais Laurence avait rapidement réalisé qu’il lui restait beaucoup de chemin à faire et qu’elle ne devait pas par sa simple présence, aider les choses. Peut-être était-il plus raisonnable et rationnel de couper les ponts. De passer son chemin, laissant passer ce qui aurait pu être une histoire.

      -Je suis sans doute mieux de retourner chez moi… laissa-t-elle en suspend légèrement inquiète de la réaction de Jovan.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] EmptySam 3 Avr 2010 - 0:14

Il fallait bien avouer que l'humour n'était pas son fort et dans ce cas précisément, encore moins. Il n'avait pas dit ça parce qu'il avait peur de représailles, ça, il s'en fichait complètement. En réalité, s'il avait dit ça, c'était parce qu'il trouvait ça drôle sur le coup, bien que pour nous, il fallait avouer, c'était une mauvaise plaisanterie. Mais il n'était plus tout à fait le même. Triste, il essayait de paraître joyeux. Soufrant, il essayait de sourire. Parfois, c'était bien plus difficile. Comme par exemple, tout à l'heure. Une phrase, et hop, il s'était excité, et avait tout mal pris, allant jusqu'à réagir bizarrement, comme jamais avant, il ne l'avait fait. Et là, il essayait de reprendre le dessus, juste un peu, histoire d'essayer de passer outre ça. Et ce, même si dès qu'il ferme les yeux, il ne peut s'empêcher de revoir Jeylhan. Impossible d'oublier. Impossible de passer outre. Mais toujours possible d'essayer.

La jeune femme, sans doute surprise par ces gestes si opposés, se laissa faire un court instant, et le repoussa après. En se poussant, son regard vint se fixer sur le sol. Jovan lui, la regardait toujours. Pourquoi il avait fait ça? Aucune idée. Il se serra légèrement les lèvres, et tête légèrement baissée, continua de regarder la jeune femme. Il faisait quoi là? Il la frappe, il l'embrasse? Ca voulait dire quoi? Se rendant compte de son impuissance à se contrôler, Jovan se tut. Il était sûr qu'elle allait parler : c'était une fille, elle savait très bien faire ça.

Ca ne loupa pas. Bien qu'interloquée, elle arriva rapidement à parler, et à s'expliquer. Elle ne pouvait pas. Parce qu'elle ne pouvait pas être là. Surprit, Jovan plissa légèrement le front. Qu'est-ce qu'elle disait? Il ne voulait pas qu'elle soit elle. Elle ne pourrait jamais être elle. Rien que physiquement, elles ne se ressemblaient pas. Elle ne devait pas penser ça, il fallait qu'elle arrête. Quand ils s'étaient embrassés, une première fois, elle était là, Jey aussi, et Jovan n'avait penser qu'à Laurence. Ca montrait bien que l'embrasser, ce n'était pas retrouver une Jeylhan. Laurence s'en retourna, disant qu'elle ferait mieux de rentrer chez elle.
Jetant un coup d'oeil vers la maison à côté d'eux, Jovan crut un instant qu'elle s'était foutue de lui aussi : ce n'était pas une maison, c'était une demeure. Elle devait abriter une famille au moins. Pas une jeune belle femme célibataire. Après tout, elle était avocate, c'était peut-être normal. La voyant vouloir s'en aller, Jovan courut, et en même pas une seconde l'a rattrapa. Pour l'arrêter, son bras droit vient attraper le bras de Laurence pour la forcer à s'arrêter, la forcer à se retourner. Il se rendit alors rapidement compte que ce geste risquait de lui faire peur, et aussitôt enleva sa main de son bras.

    - Ecoute, ce n'est pas ce que je voulais, dit-il après une seconde de réflexion pour ne pas combler la vide par un "excuse-moi" devenu habituel ici.


Ses yeux se posèrent dans ceux de la jeune femme, et ses mains se glissèrent dans ses poches de pantalon. Pour ne pas qu'elle ait peur. Il lui fit un léger sourire -comme d'habitude, parce que TOUT allait bien, même si rien n'allait. Il chercha un instant ses mots (chez les hommes le parler n'était pas inné). Au bout de quelques secondes, il rouvrit la bouche.

    - Je ne veux pas que tu la remplaces. Tu sais, quand je t'ai embrassé, ce.. Il eut un léger mal à prononcer le mot suivant, ce soir-là. Je pensais à toi, pas à elle, parce que dire son prénom c'était dur. Alors, c'est vrai que t'embrasser tout de suite n'était pas une bonne idée mais, ne dis pas que je veux la remplacer. C'est pas vrai, souviens-toi que ce soir-là, c'était à toi que je pensais.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] EmptySam 3 Avr 2010 - 18:29

    Peut-être l’avait-elle devinée, mais quelque part au fond d’elle, Laurence avait sut qu’il allait la retenir de partir aussi rapidement. C’est pourquoi elle s’arrêta de marcher doucement alors que Jovan la retenait par le bras. « -Écoute, ce n'est pas ce que je voulais »Laurence avait entendue les paroles, mais elle ne savait pas où il voulait en venir. Elle finit par tourner sur elle-même et puis de regarder Jovan qui avait donné l’impression que son geste avait été déplacé. Juste en observant celui-ci qui mettait ses mains dans ses poches, Laurence se sentie plus apte à être encore devant lui. «- Je ne veux pas que tu la remplaces. Tu sais, quand je t'ai embrassé, ce.. ce soir-là. Je pensais à toi, pas à elle. Alors, c'est vrai que t'embrasser tout de suite n'était pas une bonne idée mais, ne dis pas que je veux la remplacer. Ce n’est pas vrai, souviens-toi que ce soir-là, c'était à toi que je pensais. »

      -Il faut que tu passe par-dessus tout ça Jovan… je ne veux pas être prise dans se tourbillon en ne sachant quand est-ce que j’aurai devant moi le vrai Jovan. Et visiblement, je ne peux pas t’aider à passer par-dessus…


    Laurence avait dites ses paroles avec une grande conviction et avec de la tristesse dans sa voix. Elle comprenait combien Jovan essayait de faire comme si tout allait bien, mais l’évidence était là. La perte de celle qu’il aimait était trop vive pour lui et donc il essayait d’une manière maladroite de tout laisser derrière lui. Laurence resserra ses bras se réchauffant légèrement les avant bras alors que le vent lui rappelait qu’elle aurait dût prendre la peine de mettre une veste. Mais ce n’était pas le moment pour faire des caprices. Quelque chose lui passa en tête, lui laissant le moment de se demander si c’était réellement une bonne idée… surtout après qu’il aille tenter à nouveau de l’embrasser. En d’autres circonstances plus joyeuses, Laurence se serait amusée de se geste de Jovan comme la dernière fois…juste avant le moment où elle apprit pour Jeylhan. La jeune fille se mordilla les lèvres, jetant un œil à sa maison. Elle se rappelait qu’il y avait encore ce chaudron d’eau froide qui attendait sur le four, ainsi que les légumes qui étaient à moitiés pelés.

      -Tu veux souper chez moi ce soir? Je ne veux pas que tu crois à une invitation explicite, mais plutôt une invitation à passer une soirée avec une amie et rien de plus…


    Derrière l’invitation, elle se demandait si cette invitation lui ferait du bien. Si passer une soirée à passer outre tous ses mauvais événements, et faire comme il le souhaitait de puis le début… faire comme si de rien n’était. D’une certaine manière elle cherchait à apprendre à le connaître d’avantage que les moments brefs qu’elle l’avait entrevu.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] EmptySam 3 Avr 2010 - 18:50

L'avantage avec cette jeune femme devant lui, c'était qu'elle le comprenait. Malgré tout ce qu'il pouvait faire, pouvait dire, il avait l'impression qu'elle comprenait tout, et qu'elle arrivait à le percer à jour. Chose étrange que de se sentir dévoiler. C'était sans doute évident qu'à ce moment-là, il ne se sentait pas bien, qu'il allait mal, et qu'il regrettait d'avoir fait tout ça. Tout le monde le savait, c'était bien lisible, et ce, même si il tentait de ne pas le montrer. Se cacher derrière un masque était tellement facile. Chaque OG ici le faisait, Jovan en était sûr, lui en premier. Mais cacher une chose aussi délicate aux yeux de tout le monde, c'était autre chose. Faire comme si de rien n'était, c'était faisable quand personne ne savait autour de vous. Mais là, elle le savait, comme sa voisine sans doute. Les Ocean grovers étaient trop friant de ce genre d'histoire -la preuve en est, qui n'a pas entendu parler du passage de McCallister en taule?

La jeune femme lui expliqua qu'il devait passer au-dessus de tout ça, parce que là,elle ne pouvait pas, elle ne savait pas qui elle avait devant elle. Jovan ne pouvait qu'affirmer ce qu'elle disait. C'était bien vrai, il réagissait au quart de tour, changeait d'humeur aussi soudainement, et n'était plus vraiment le Jovan souriant de d'habitude. Il avait même pensé à aller boire des verres. En tant normal, déjà, il buvait pas mal. Il se refusait à ouvrir une bouteille aujourd'hui, de peur de tomber dans l'alcoolisme pur.
Il hocha la tête à ce que la jeune femme disait. Elle pouvait l'aider, au contraire.

Puis d'un coup, Jovan entendit une question. Surprit, il ne sut pas quoi répondre. Manger avec elle ce soirr? pour une soirée entre amis, avait-elle rajouté. Il eut un léger sourire, et lui répondit alors.

    - Je croyais que tu ne pouvais pas m'aider. Alors désolé, je ne préfère pas, dit-il.


Son regard vint se poser sur la maison de la jeune femme. demeure plutôt. alors était-elle vraiment seule? Il avait bien envie de savoir. Il retourna son regard sur Laurence, et osa un petit sourire -toujours crispé-, mais un sourire.

    - Je vais te laisser, je vais retourner chez moi.


Si elle ne pouvait pas l'aider, autant qu'il s'en aille. Qu'il aille ailleurs, qu'il retourne chez lui, qu'il se pose sur le canapé, qu'il mate la télé toute la soirée, qu'il réponde au coup de telephone, qu'il s'endorme sur le sofa, bref, qu'il ne fasse rien d'interessant. Alors quand il se rendit compte de ce qu'allait être sa soirée, Jovan qui commençait déjà à faire demi-tour, se retourna de nouveau vers Laurence, et demanda.

    - Simple question, tu ferais quoi à manger si je reste? Pour un repas, juste entre amis, bien sûr, avec un petit sourire.


Changerait-il d'avis? Un peu.. Qui sait, elle cuisinait peut-être mieux que lui ou sa mamie?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] EmptyDim 4 Avr 2010 - 4:21



    Devant le sourire de Jovan, Laurence commença a guetter le moindre de ses gestes. «Je croyais que tu ne pouvais pas m'aider. Alors désolé, je ne préfère pas.» Elle avait voulu se rattraper et Jovan lui remettait visiblement ses paroles sur le nez. La jeune brune arqua un sourcil alors qu’elle remarqua que Jovan jetait un coup d’œil à sa maison. Puis elle le regardera lui tourner le dos en lui disant qu’il allait rentrer chez elle. Vaincue, Laurence lui tourna elle aussi le dos engageant quelques pas vers sa maison. Des secondes s’écoulèrent alors que Jovan vit la rattraper. Laurence se retourna vivement sur elle-même regardant Jovan surprise. «Simple question, tu ferais quoi à manger si je reste? Pour un repas, juste entre amis, bien sûr.» Son regard d’abord surpris se transforma rapidement en un regard lumineux qu’elle avait l’habitude d’avoir. Un sourire s’agrandit dans son visage alors qu’elle le regarda dans les yeux pour s’assurée qu’il ne se moquait pas d’elle.

      -J’étais entrain de préparer un ragoût de légumes aux lentilles. Et je serais vraiment contente que tu te joignes à moi, je n’ai eu personne à dîner depuis mon arrivée ici! Déclara-t-elle avec l’entrain qu’elle avait preuve quand il l’avait rencontrée.


    Laurence commençait déjà à conduire Jovan devant sa porte d’entrée alors que dans son esprit se mélangeait toutes les choses qui lui restait à préparer ni sans oublier les portions qu’elle allait devoir modifiées. Elle voulait faire les choses bien pour que Jovan passe une bonne soirée et que tout semble comme si de rien ne s’était passé. Son idée de passer une soirée entre amis lui paraissait bonne. Laurence espérait surtout que Jovan s’y tiendrais. Car avec ce qu’elle avait commencé à apprendre sur lui, il ne semblait pas capable d’être constant dans son humeur et dans ses émotions. La preuve, il arrivait à passer de la colère à la joie en quelques secondes à peine… La jeune avocate de 24 ans, ouvrit la porte de sa maison pour laisser le loisir à Jovan de découvrir l’immense maison qu’elle habitait toute seule. Cette maison avait été le cadeau de ses parents quand elle avait reçue son diplôme et qu’elle avait passé l’examen pour être une avocate. Pour les Ferdison ce genre de cadeau était habituel tant qu’on s’élevait selon les règles qu’ils imposaient à leurs enfants. Effectivement, ce n’était pas pour rien si elle avait reçue une maison et que son frère non. Avec toutes ses histoires qui avaient mal tournés, ses parents voyaient en Laurence l’espoir qu’elle continue d’être la fierté des Ferdison.

      -Tu aurais envie de boire quelque chose pendant que… je prépare tout ça? Demanda-t-elle alors qu’elle se dirigeait immédiatement vers la cuisine afin de ne pas tarder trop longtemps de préparer le souper.


    Comme elle avait un invité, Laurence s’afféra à sortir deux couverts qu’elle plaça sur son comptoir pour les placer un peu plus tard sur la table. Un coup d’œil à son évier et elle se rappela de nouveau qu’elle avait encore quelques légumes à éplucher. Bougeant à gauche et puis à droite, Laurence laissa Jovan parcourir l’entrée, le salon puis la cuisine. Il put remarquer quelques photos de famille accrochées au mur du salon, quelques cadres montrant Laurence dans son enfance ou encore une autre où l’on voit son frère puis une photo traditionnelle datant de quelques années. Deux parents parfaits, une Laurence souriante et un Clyde blasé… une photo excellente représentant exactement la famille de Laurence.

      -Je te ferai pas attendre trop longtemps… fais comme chez toi Jovan… lui souria-t-elle alors qu’elle avait les mains plongées dans l’évier tout en terminant de peler les légumes.


      N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] 100404042038137018N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] 100404042111854375

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] EmptyDim 4 Avr 2010 - 14:47

La jeune femme parut surprise de la réponse finale de Jovan. Après tout, il s'était dit qu'ils pourraient se donner une chance, juste pour une soirée entre amis. Même si, d'habitude, soirée entre amis rimait avec bière, partie de baseball ou de basket sur la console, et McDo avec Caleb. Le sourire qu'affichait Jovan en disait long sur l'air légèrement moqueur qu'il lui adressait, amusé par son si grand sourire. Un ragoût de légumes aux lentilles.. Drôle de nom, il ne connaissait même pas.

    - Je n'ai jamais mangé, lui dit-il. Un court instant il prit peur, et si, elle faisait à manger moins bien que lui ou sa mamie? et si elle était une Susan Mayer des desperate housewives, vous savez celle qui ne mange que des boites, tellement elle fait mal à manger (Jovan n'était pas un accro de cette série, mais il était déjà tombé en zappant sur un épisode ou quelqu'un se moquait gentiment de sa bouffe). Après tout, c'était trop tard pour dire quoi que ce soit, il n'allait pas se rétracter. Elle lui annonça qu'il était le premier à venir manger, et que ça lui fera plaisir de l'inviter, et amusé, il lui dit, Je tâcherais d'être un invité exemplaire alors, avec un petit sourire.


Pas de rot à table. Evidemment. Après toutes ces trêves de plaisanterie qui passaient dans l'esprit de Jovan, Laurence l'invita dans sa baraque. Jovan la suivit. Une fois la porte d'entrée passée, il fut éblouie par l'intérieur. pour une maison moderne, il voyait ça simplement : une cuisine aménagée, pas trop de bibelots sur les meubles, etc.. Mais là, ce n'était pas moderne, c'était bien plus que ça. La jeune femme lui posa une question. Il mit un certain temps avant de comprendre qu'elle lui parlait, ses yeux et son cerveau étant bien trop occupé à guetter tout autour de lui la maison de la jeune femme.

    - Pardon, je n'écoutais pas, dit-il distrait. Un coca, ça m'ira très bien. Pas d'alcool of course.


La jeune femme sortit alors des couverts supplémentaires, et les installa sur le comptoir pour sans doute les installer plus tard sur la table de la cuisine. Jovan -toujours occupé à regarder la maison- aperçut des photos de famille, et notamment, il sourit en voyant une photo de la jeune femme, quasiment bébé (c'était sans doute la jeune femme, vu l'état de la photo..). Il découvrit ainsi la tête de ses parents (sans doute, sa mère avait le même nez), et de son frère (qui n'affichait pas la même tête souriante que sa soeur). Il sourit en la voyant. La jeune femme lui indiqua qu'il n'avait qu'à faire comme chez lui, qu'elle ne le fera pas attendre trop longtemps. Alors, Jovan la prit aux pieds de la lettre et vint chercher les couverts qu'elle avait préparer. Il s'avança vers la table, et commença à installer, prenant bien soin de mettre le couteau à droite. il demanda alors..

    - Tu habites toute seule ici?


Parce que là, du coup, il se demandait chez qui il était tombé.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] EmptyDim 4 Avr 2010 - 16:59

    Les légumes furent jetés dans l’eau bouillante alors que Laurence remuait de l’autre main la viande et les lentilles qui cuisaient lentement dans la casserole. Écoutant d’une oreille Jovan tout en se retournant vers lui à maintes reprises, Laurence délaissa quelques secondes, son plat pour servir dans un verre le coca qu’il lui avait demandé. Elle avait sourit alors qu’il parlait d’être un invité exemplaire, se demandant comment il pourrait en être autrement. Laurence le remercia alors qu’il commençait déjà à installer les couverts sur la table. Elle jeta un œil à comment il faisait et sourit de plus belle en remarquant qu’il avait bien penser à la lame des couteaux qui devaient selon les règles de la bienséance se retrouver vers l’intérieur pour que personne ne se blesse accidentellement les bras. «Tu habites toute seule ici?» Pendant une seconde, Laurence se retourna vers Jovan étonnée de la question. Le ton qu’il avait utilisé s’orientait vers la surprise. Ce fut quand elle le regarda qu’elle comprit à quel point elle allait peut-être le mettre mal à l’aise. Après tout, ce n’était pas à la porter de n’importe qui d’avoir des parents aussi riche que les siens.

      -Oui… c’est un cadeau de mes parents… Ma mère a tout décorée selon les tendances d’aujourd’hui et tout… enfin.


    Sa mère qui était directrice d’un magasine de mode avait en fait engagé les meilleurs designers d’intérieur de Washington pour que la maison de leur fille soit parfaite. Laurence savait qu’elle n’aurait pas pu refuser le cadeau, autant plus qu’elle n’ait pas à se soucier de la facture d’électricité ou encore à payer le câble. Et tout ça, malgré le fait qu’elle gagnait déjà un excellent salaire avec son emploi d’avocate. Laurence s’efforça de bien mélanger les ingrédients pour le repas y allant de son instinct, ayant malheureusement perdue un peu plutôt le bout de papier qui expliquait les quantités et l’ordre dans lequel faire cuire les ingrédients. Les minutes passèrent et Laurence fut satisfaite de la texture visuelle du repas lorsqu’elle déposa le plat brûlant sur le comptoir.

      -C’est finalement prêt! Lança-t-elle triomphante.


    Laurence ouvra l’un des nombreux tiroirs de la cuisine avant d’en ouvrir un autre puis un autre. Connaissant plus ou moins bien le contenu des tiroirs tellement il y en avait, il lui prit environ plus d’une minute pour finalement trouver une louche acceptable. Laurence déposa le ragoût de légumes aux lentilles au centre de la table et invita Jovan à s’assoir en même temps qu’elle prenait place. Elle s’était servi un verre de vin rouge qu’elle proposa à Jovan, expliquant que celui-ci se mariait parfaitement avec l’arome du repas. Repas qu’elle n’avait pas encore goûter puisqu’elle attendait que Jovan y goûte en premier et lui donne ses impressions.

      -Alors dis-moi, tu fais quoi dans la vie Jovan? Demanda Laurence en engageant du mieux qu’elle le pouvait la conversation.


    Il fallait dire que le voir assis dans sa maison lui faisait réaliser à quel point elle le connaissait si peu. Elle n’avait aucune idée de ce qu’il faisait comme emploi ni encore s’il avait des frères ou sœurs. Encore moins où il pouvait bien habiter à Ocean Grove. Heureusement, ils avaient sans doute la soirée pour discuter entre amis…
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] EmptyDim 4 Avr 2010 - 19:38

Petit, quand il habitait encore à Ocean Grove, Jovan et sa famille habitait une grande maison. Maman urgentiste, Papa concertiste. Ils n'avaient jamais manqué de rien, et profitaient de leur vie bien remplie; une grande maison, pas mal de pièces -et même une salle à jouer pour le plus grand bonheur des deux petits bouts! Même quand ils avaient déménagé après le drame, leur baraque à Boston avait de l'allure. Mais ils étaient une famille, ils avaient deux gamins -puis plus qu'un, et ensuite de nouveau deux-, et avaient de ce fait besoin d'espace. Là, la demeure de Laurence était tellement imposante que pour Jovan vivre dedans toute seule était quasiment impossible. Voire même irréaliste. Alors, il avait ouvert la bouche, surprit sans doute de pouvoir constater qu'en réalité, si, elle pouvait habiter seule ici.
Il écouta la jeune femme répondre à sa question, tout en allant chercher le verre de coca qu'il lui avait demandé quelques instants plus tôt. Affirmatif, elle habitait seule ici. La suite fut encore plus incroyable aux yeux et aux oreilles de Jovan. Cadeau de ses parents. Ses parents devaient d'un être drôlement riches et importants, et de deux, devaient être vraiment fiers de leur fille pour lui faire un cadeau aussi énorme. Et en plus de cela, c'était sa mère qui avait tout organisé, et qui avait tout mis en place. S'il comprenait bien, sa fille n'avait eu juste qu'à poser ses valises dans la baraque. Les yeux légèrement grands ouverts, Jovan se reprit, et répondit alors simplement.

    - Beau cadeau ! Avec un petit sourire, tentant de garder ses yeux les plus fermés possible pour ne pas que la jeune femme pense qu'il soit surprit -bien que sa tête d'avant en disait long.


Parce que maintenant que Jovan savait que cette maison était un cadeau de ses parents, il se demandait où il avait bien pu attérir. Qui sait, peut-être des cousins éloignés des Pitt ou du président. Et du coup, à ce moment précis, il se demanda ce que lui -jeune homme n'ayant plus de contact avec sa famille, hormis sa mamie- faisait ici, dans ce palace.
Heureusement pour couper court à toutes pensées, ou toutes autres questions traversant l'esprit de Jovan, la jeune femme s'exclama sur un air de victoire que tout était fini. Cet air de victoire faisait quelque peu peur à Jovan. Et si vraiment, elle faisait mal la cuisine? Il allait bientôt être fixé de toute façon. Soit il avalerait tout sans en laisser un morceau. Soit il allait devoir ruser pour cacher le fait qu'il n'aime pas. Un mal de ventre soudain? Un coup de telephone de mamie? Il trouverait bien, si ça se trouve, ça sera très bon (même si là, la voir chercher dans la cuisine pendant un long long long moment une louche lui mettait la puce à l'oreille sur le fait qu'elle ne connaisse pas réellement sa cuisine). Elle l'invita ensuite, et il prit place, prenant garde de bien s'installer, sans mettre les coudes sur la table (si vous vous retrouviez à sa place, vous auriez fait de même). Elle lui proposa un verre de vin, et ne put malheureusement pas le refuser. Juste un verre se dit-il. A ce moment-là, il prit sa fourchette, et commença à prendre la soupe qu'elle avait concocté. Ce fut ce moment précis qu'elle choisit pour lui demander ce qu'il faisait dans la vie. Il allait paraître ridicule, lui, petit entraineur de tennis, face à cette avocate dont la maison était plus qu'énorme.

    – Je suis entraîneur de tennis, et, comme tu le sais, je m'occupe aussi d'Oliver, dit-il. Il avait presque honte de dire ça, trouvant que ça n'avait pas autant de classe qu'elle. Encore heureux qu'il s'était retenu de dire « pour boucler mes fins de mois ». Puis, il porta sa fourchette à sa bouche, et goûta la fameuse nourriture. Là, clairement, il se rendit compte qu'elle n'était pas faite pour être cuisinière : sa bouffe n'était pas bonne du tout, voire même infecte. Alors, il mastiqua, essaya de saliver pour dissoudre le goût, et tout ça, dans la délicatesse. Tout en portant son verre de coca à ses lèvres, Jovan lui dit, C'est vraiment très bon Laurence
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] EmptyDim 4 Avr 2010 - 20:17

    Laurence était bien trop occupée a terminer les préparatifs du repas pour répondre au commentaire de Jovan sur le fait que la maison était un cadeau. Il avait effectivement raison, la maison était un très beau cadeau mais Laurence trouvait que c’était peut-être un peu trop. Évidemment chaque personne qui voyait sa maison se demandait où pouvait bien être les parents de celle-ci alors qu’ils en restaient étonnés d’apprendre que la jeune fille de 24 ans possédait une maison aussi grande et luxueuse que celle-ci. Loin d’être une fille à se vanter de sa richesse, Laurence préférait éviter de mentionner qu’il y avait bien un jardinier et une femme de ménage qui venait s’occuper de la maison pendant son absence. Assise devant Jovan, Laurence guetta la première bouchée de celui-ci tout en écoutant d’une oreille intéressée ce qu’il lui confiait. Lorsqu’il lui annonça qu’il était entraîneur de tennis, elle ne put s’empêcher de l’imaginer. Il spécifia aussi le fait qu’il s’occupait d’Olivier et Laurence souri un peu plus se rappelant bien tous les moindres gestes doux que Jovan avait avec Olivier. La penser du baiser lui revit en tête et elle plongea sa fourchette dans son plat pour penser rapidement à autre chose. Ses yeux se détachèrent de Jovan que lors qu’il prononça «C’est vraiment très bon Laurence.». Un très grand sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’elle porta la nourriture à sa bouche. Le goût était moins parfait que d’habitude mais sans doute qu’il ne s’était rendu compte de rien.

      -Merci, je suis vraiment contente que ça te plaise. Je cuisine rarement, habituellement je m’ouvre des plats congelés car c’est moins long à préparer.


    Laurence avala d’autres bouchées sans vraiment réaliser à quel point s’était difficile pour Jovan de faire de même. Ses lèvres se portèrent à sa coupe de vin alors qu’elle jeta un œil à son invité. Personne n’avait dit à Laurence que sa cuisine était horrible. Ses parents l’avaient toujours couvert de compliments afin de ne pas froisser leur fille et ses efforts. Ils lui avaient offerts des cours de cuisine, mais même son professeur s’était demandé comment elle réussissait pour ne pas concevoir un plat potable. Au moins malgré que le secret de la cuisine lui fût inconnu, Laurence arrivait à exceller dans d’autres choses que la cuisine.

      -Le tennis c’est chouette, je me souviens d’y avoir joué à Harvard. Mais je ne peux pas dire que j’y ai joué souvent, j’avais beaucoup trop d’études à faire.


    Harvard, l’université où Laurence avait passé de si belles années à étudier le droit devant la fierté de ses parents. La vraie vie venait de commencer et c’est pourquoi elle avait décidé de déménager à Ocean Grove. Pour rendre visite à son frère en particulier puis de faire parti de l’un des cabinets de son père lui-même avocat.

      -Tu as des frères ou encore des sœurs?

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon] Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

N°1598 | I would not have had to. [Jovan Lennon]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Ocean Grove - Quartier Résidentiel :: Apple Road & Lemon Street-