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 Darling, you can't live your life singing songs in exile | Parfaite

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Message(#) Sujet: Darling, you can't live your life singing songs in exile | Parfaite Sam 28 Nov 2009 - 23:55

      In endless rain I've been walking
      Like a poet feeling pain
      Trying to find the answers
      Trying to hide the tears
      But it was just a circle
      That never ends
      When the rain stops, I'll turn the page
      The page of the first chapter

      FLASH BACK
      Comme recroquevillée contre lui, ses sanglots se calment peu à peu tandis qu'ils ne forment plus qu'un. Mais comme dans le mythe antique, il y a toujours une séparation qui se produit, aucun état aussi doux ne peut durer éternellement.
      Je t'aime...
      Elle relève brusquement la tête, comme paniquée par ce qu'elle vient de dire, et recule. Un instant d'hésitation tandis qu'elle fuit le regard du jeune homme, et elle part en courant. Lui n'a pas le temps de s'élancer à sa suite ni même de prononcer son nom, le temps de rien faire, juste de voir venir la crise d'angoisse qui va le terrasser.
      FIN DU FLASH BACK

    Ce qui nous est précieux ne saute pas aux yeux, il faut du temps pour le réaliser, parfois même attendre de le perdre pour en avoir pleinement conscience. On s'imagine ne dépendre de rien, vivre sans attaches, être libre et s'en satisfaire, mais vient le moment cruel du Jugement Dernier et l'on découvre que tout cela n'était que du vent. Le matérialiste pleure sur les sentiments qu'il a laissé s'effondrer, et le passionné ne peut que courir après les dernières traces de ses souvenirs emportés par tout ce qu'il a abandonné dans de vieux cartons. Car si tout n'a pas la même valeur, ce que l'on éprouve s'équilibre toujours à un moment ou à un autre.

    Sous le ciel dangereusement gris où les nuages filaient à toute allure, la plage était quasiment déserte. Seuls quelques oiseaux de passage lissant leurs plumes avant de reprendre leur envol et un jeune homme allongé à même le sable, plongé dans la lecture d'une édition de poche de "Gatsby le magnifique" de Fitzgerald, visiblement lue et relue à de trop nombreuses reprises. Arrivé à la dernière page, il ferma les yeux et prononça à mi-voix ce dernier paragraphe qu'il connaissait par cœur: "Gatsby croyait en la lumière verte, en l'extatique avenir qui d'année en année recule devant nous. Il nous a échappé? Qu'importe! Demain nous courrons plus vite, nos bras s'étendrons plus loin... Et un beau matin...
    C'est ainsi que nous avançons, barques luttant contre un courant qui nous rejette sans cesse vers le passé.
    "
    Combien de fois avait-il réellement lu ce livre? Il ne les comptait même plus. La première fois, il s'en souvenait, c'était pour un cours de littérature, quand il était au lycée. Il l'avait acheté sans réelle conviction et l'avait dévoré en une nuit, oubliant au passage de dormir. Ça avait été comme de se prendre une claque, sauf qu'elle laissait des traces beaucoup plus tenaces. Et il en avait gonflé des gens avec, en parlant à tord et à travers, tentant de justifier quelque chose qui par nature ne pouvait pas l'être. On ne peut réellement parler des choses que l'on aime, ou alors de manière artificielle, et ce qu'il ressentait vis à vis de ce livre, c'était pour de vrai. Une certaine personne lui avait d'ailleurs donné le surnom de "Gatsby". "Tu sais Basil, comme Gatsby tu aimes les choses à en défaillir." lui avait-il dit, et Basil l'avait prit comme un compliment, trop jeune pour appréhender le poids caché derrière ces mots. Il s'imaginait tout comprendre et une telle phrase faisait partie du lot. Ce n'était qu'une fois chaque élément disséqué que la valeur seconde était apparue, avec une aigreur qui ne l'avait pas même froissé. Aimer comme Gatsby, c'était parfait.
    Et d'un coup le ciel se perfora, lâchant ses premières gouttes, froides et sèches. Le jeune homme réprima avec difficulté une grimace et se releva, partit en courant. Le temps qu'il rejoigne l'espèce de kiosque gris qui imposait sa désagréable présence sur la plage il s'était déjà fait gagner par l'averse, mais il était arrivé à l'abri. Il passa la main dans ses cheveux, essayant de faire partir le plus de gouttes possible, vérifiant au passage que son Gatsby n'avait pas subit trop de dégâts: non, ça allait. A cinq minutes près les choses auraient pu être bien plus embêtantes, mais là ça allait.
    Le regard fixé sur la pluie tombant du ciel, il souriait légèrement, imaginant ce qui se trouvait là bas au loin derrière ces voiles d'eau quand entendit bouger à quelques mètres derrière lui. Quelqu'un? C'est vrai qu'il n'avait pas fait attention en arrivant, trop préoccupé par sa tentative pour ne pas se retrouver tremper. Une fois concentré sur quelque chose, il voyait rarement le reste. Il se retourna alors en direction du bruit et ses yeux trouvèrent immédiatement la silhouette assise en arrière plan.
      Parfaite?...

      Am I wrong to be hurt
      Am I wrong to feel pain
      Am I wrong to be in the rain
      Am I wrong to wish the night won't end
      Am I wrong to cry
      But I know, it's not wrong to sing The Last Song
      Cause forever fades

      FLASH BACK
      Allongé sur son lit, les yeux rivés sur le plafond et les écouteurs ancrés dans les oreilles, Basil laisse passer le temps autour de lui et les Rolling Stones qui tournent en boucle depuis un moment déjà. Retour à "Gimme Shelter", une de ses préférées, sauf que si Mick Jagger est parfait pour de nombreuses choses, il ne l'est pas vraiment pour penser. Trop envoutant. Trop tentant.
      Et d'un coup les chiffres du réveil qui claquent dans un bruit sec. 03:00.
      Merde.
      Basil arrache l'oreiller à côté de lui et le balance contre la fenêtre qui ne filtre plus que la lueur des lampadaires extérieurs. Sans eux il ferait nuit noire dans la rue et dans la pièce. Sans eux, l'heure affichée serait moins cruelle, l'insomnie moins flagrante.
      FIN DU FLASH BACK

    Son ton était presque dur, presque blessant, ne trahissant rien d'autre qu'une certaine tension de sa part.
    La question était inutile, il savait que c'était elle. Il n'en était même pas étonné. Elle avait le don d'apparaitre aux moments où il l'attendait le moins, qu'elle soit incarnée ou juste une illusion de son esprit fatigué. Depuis sa fuite, souvent lorsqu'il cherchait désespérément le sommeil, il avait l'impression de la voir apparaitre et s'assoir sur le rebord du lit. Mais elle restait muette, affichant une sorte de petite moue triste quand il lui posait la question qui le hantait tant. "Tu étais sérieuse?" Elle ne lui apportait aucune réponse tout comme lui n'en trouvait pas. Rien dans son comportement ne lui paraissait annoncer cette déclaration, mais il lui semblait pourtant avoir raté quelque chose, sinon rien n'aurait eu de sens. Et c'était cette absence de sens qui le perturbait autant. Et comme à chaque fois elle se manifestait chez lui par cette foutue insomnie. Lyann en était en partie venue à bout, mais leur séparation associéee au reste avait remis tous les compteurs à zéro. Il était peut être temps pour un nouveau départ.
      I see red
      I see blue
      But the silver lining gradually takes over
      When the morning begins
      I'll be in the next chapter.
      The Last Song - X Japan
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Message(#) Sujet: Re: Darling, you can't live your life singing songs in exile | Parfaite Sam 5 Déc 2009 - 14:32

    Cela devait faire une semaine que j'avais dit les mots à Basil, les mots qui n'étaient pas aussi facile que j'avais pu le penser, je ne l'avais jamais dit, je n'avais jamais pu prononcer cette minuscule phrase, jamais à un homme, ce qui avec le recul ne pouvait pas du tout me surprendre, mais encore moins à ma famille, ma mère n'avait eu le droit à de l'affection de ma part, celle qui avait compris bien avant nous ce que faisait notre père et avait du quitter la famille, maintenant je comprend pourquoi elle était partie, pour nous protégé par amour pour mon frère et moi. Mon frère, la relation avec lui avait changé depuis que j'avais pris conscience de nombreux vice dans ma famille, il avait été d'un parfait soutient et nous avions fait ensemble toutes les démarches, mon père allait enfin être punis pour ses crimes. Cependant, je ne pouvais m'empêcher de me sentir triste, comme si je m'étais poignardé moi même, tout les biens de mon père avait été cédé à mon frère de son vivant, nous avions pas compris pourquoi, mais maintenant, nous le savions. Mon frère avait décidé de garder la maison jusqu'à ce qu'on puisse trouver un autre moyen de se loger, car il était pour nous hors de question de rester vivre sous le toit de la honte.
    J'avais donc envoyé plusieurs candidature pour différent emploi, chaque personne qui me recevait m'envoyait l'image de la peste que j'avais été pendant des années, est je ne pouvais leurs en vouloir. J'étais une garce, un monstre, quelqu'un d'aussi cruel que moi ne pouvait espérer trouver la joie et le bonheur.
    La plage, j'y allais régulièrement James mon frère m'emmener régulièrement puis venait me rechercher, il ne me posait pour le moment aucunes questions et j'appréciais vraiment son geste, je n'avais pas parlé, je n'avais dit aucun mot depuis trois jours. Je m'enfonçais la tête dans mes genoux, une fois assise dans le sable, un sweat à capuche sur la tête. Personne n'aurait pus me reconnaître, personne n'aurait pu penser que c'était moi sous ces vêtement, et la encore sa me rassuré de savoir cela.
    Jusqu'aux moment ou j'entendis, la voix, cette voix. Celle qui n'avait pas eu le temps de donner une réponse, celle qui maintenant me faisait tellement peur d'entendre, je ne voulais pas l'entendre parler et ce ton dans sa voix, il n'était pas de bonne humeur, je n'avais seulement cas relever la tête pour le voir, mais même cette effort fus trop dure, trop dure de voir ce visage. Je ne savais pas si j'allais le voir souriant ou en colère, et je ne pouvais pas plonger mon regard dans le sien, j'en était vraiment incapable.
    Cependant, il le fallait je relevait la tête fixant son regard qui une nouvelle fois me fis perdre pied et oublier pourquoi j'en étais venus juste là...
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Message(#) Sujet: Re: Darling, you can't live your life singing songs in exile | Parfaite Dim 6 Déc 2009 - 16:25


    Nous ne révélons que très rarement toute la vérité de notre nature aux regards extérieurs des gens autour de nous. Nous ne voulons pas qu'ils lisent en nous, qu'ils sachent le fond de notre pensée et tout ce qui constitue nos faiblesses. Car il n'y a pas d'autre raison à se dissimuler derrière de si brillants masques. Ce que nous cachons c'est nos peurs, nos doutes, tout ce qui nous rend humains et imparfaits; ce pour quoi nous nous battons tant pour que ça ne ressurgisse pas à la surface. Ça ne ferait que trop mal.

    Elle était là, assise à l'abri de la pluie à même le sable, son sweat a capuche rabattu sur la tête. N'importe qui en passant n'aurait pas fait attention à elle, ou alors sans la reconnaître. La plupart des gens ne la voyaient que comme la Parfaite toute de rose vêtue, maquillage impeccable et brushing assorti, cherchant à attirer l'attention sur elle tant qu'elle n'avait pas jeté son dévolu sur quelqu'un en particulier, mas je devais être une des rares personnes, peut être même la seule, à pouvoir dire sans hésiter que c'était bien elle. Cette silhouette, et ce morceau de visage qui pointait dans l'obscurité... il n'y avait aucun doute là dessus.
    Planté devant elle, je sentis mon cœur s'accélérer, comme au moment où l'on réalise que l'on fait peut être une connerie. Depuis l'autre jour, ce fameux jour, je n'avais pas eu de nouvelles de sa part, mais le contraire était juste aussi puisque je n'avais rien fait à part regarder mon portable plus souvent qu'à l'habitude, les heures de cours me paraissant durer à chaque fois une nouvelle éternité. Pourquoi attendre quand on sait que rien ne se passera à moins que l'on ne donne un petit coup de pouce au destin? Mais j'avais attendu, ne parvenant à me décider ni à l'appeler, ni à me rendre chez elle. Je n'aurais pas su quoi lui dire, et j'avais surtout l'impression que ça aurait été une erreur à rajouter à la longue liste de notre relation. Un malentendu de plus, je n'étais pas à ça près.
    Et puis elle leva lentement les yeux vers moi. Et puis rien. J'attendais un mot, une parole, un signe de tête, n'importe quoi, mais elle ne fit rien. Juste me regarder. Je ne devais pas craquer, pas flancher cette fois. On se retrouvait là, un peu par hasard, alors tant qu'à faire il fallait que l'on règle certains détails. Je n'étais pas en colère contre elle, mais juste fatigué de ce petit jeu auquel elle me paraissait participer. Un coup on pouvait avoir une véritable discussion ensemble, un coup elle s'effondrait en pleurs dans mes bras, et puis un autre elle s'enfermait dans un mutisme que je ne lui connaissais pas. On passait de bons moments ensemble mais on en était arrivé à un moment où je me demandais comment les choses allaient pouvoir s'arranger. Je ne comprenais pas ce qu'elle cherchait, ce qu'elle attendait de moi. Une déclaration d'amour en retour? Si seulement elle ne s'était pas enfuie on aurait pu avoir une occasion de mettre les choses au clair, mais là, maintenant, ce n'était pas vraiment ce que j'avais en tête. Je voulais juste retrouver la Parfaite que je connaissais, celle que j'avais appris à connaitre et à apprécier.

      Alors c'est ça?

    Je n'avais jamais réellement été patient, incapable de me comporter autrement que comme un enfant à qui l'on a promis un cadeau et qui ne supporte pas l'attente qui le sépare du moment où il l'aura enfin. Je n'étais qu'un gamin trop gâte, ma mère pouvait être fière de moi, elle avait complètement raté mon éducation de ce point de vue. Je laissais s'échapper un soupir, jetant un coup d'œil à ce qui se passait en dehors de ce kiosque. Il pleuvait toujours, et même un peu plus fort depuis que je m'y étais réfugié.

      On va rester là tous les deux, à attendre que la pluie s'arrête sans se dire un mot?

    Je n'avais pas envie de la brusquer ou de la forcer à me parler. Si elle souhaitait réellement se taire, alors nous passerions dix, vingt, trente minutes -qui sait- dans le plus complet silence. Je serai déçu bien évidement, mais au moins cela mettrait les choses au clair, dans un sens comme dans l'autre. Pourtant j'avais posé cette question, comme l'on se parle à soi-même pour s'assurer que l'on a rien oublié. Et j'espérais qu'elle me répondrais; je n'aimais pas à avoir à faire des monologues et elle était la personne la mieux placée pour me donner la réplique.
    "Tu étais sérieuse?". La question me brulait les lèvres faute de pouvoir être posée ou d'avoir trouvé une réponse depuis son aveu. Je n'avais jamais dit "je t'aime" à une personne dont je n'étais pas sûr des sentiments, alors même si je m'imaginais plus ou moins l'état dans lequel elle devait être je ne pouvais réellement le connaitre et ça m'intriguais. Il y avait une sorte de curiosité malsaine qui me poussait à savoir jusqu'où les choses pourraient aller si je ne faisais rien pour les changer de moi même. En passant du temps avec moi elle était devenue une "autre" Parfaite, et j'en avais l'illustration sous les yeux. Et à cause de moi, elle se retrouvait à demi-cachée sous ses vêtements, avec peut être plus de choses à me reprocher que je ne pouvais lui en trouver, à moins que je ne délire encore un peu plus...
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Message(#) Sujet: Re: Darling, you can't live your life singing songs in exile | Parfaite Ven 11 Déc 2009 - 0:19

J'avais eu tellement de difficulté à ressortir après avoir mes sentiments, mon père était en prison la relation que j'avais avec mon frère c'était beaucoup renforcé, le fait d'arrêter de jouer les filles pourris gâtée avait peut être aidé ?
Mon cœur était torturé et j'avais pourtant toujours pensé n'avoir jamais à souffrir, devoir réellement aimer quelqu'un, la peur de se faire jeter, c'était des choses que j'avais toujours contrôler et cette fois ci mes sentiments était maitre de moi.

[15 Novembre 2009 – 1o Heures o6 ]

La porte des Garbage frappaient fort, les domestiques courraient dans tout les sens, Monsieur Adam Garbage sortait de son bureau, un cigare à la bouche voulant voir qui pouvait frapper aussi fort, il ne voulait pas qu'on le dérange pendant ces jours de congés.

« Nous aimerions parler à Monsieur Garbage ? »
dix une voix grave.

Un homme d'une quarentaine d'année, habillé d'un long manteau couleur crème, une barbe légèrement rasé. L'homme sortit de sa poche quelque chose avant de montrer ceci au père des jumeaux.

«  Inspecteur, John Cooper, Monsieur Garbage, je vous demande de me suivre au poste !! »
« Pourquoi je ferrais sa ? »
«  Je pense qu'il serait préférable, de me suivre sans faire d'histoire monsieur, il serait bon de ne pas sa devant vos enfants. »
« Je n'est rien à cacher à mes enfants !! »

Une petite voix, aigu, fière et sans peur sortit de la porte de la cuisine.

« Tu es sur ? Je pense qu'il serait bon de demander au personne que tu accueilles dans ton « club » »


Parfaite avait prit la parole, et avait fait le signe parfaitement significatif au niveau du mot club. La jeune fille balanca devant son père, un énorme dossier, son frère arriva alors à coter d'elle, cette dernière ayant les larmes aux yeux son frère la serra contre son coeur.

« Enfant de putin, salle petit traite. Vous allez voir ce que vous allez prendre. »

Les réflexes fut rapide, le policier rattrapa le père fou de rage et le frère se mit devant la sœur.

[ Retour au présent ]

Je relevé la tête vers Basil, je ne savais pas quoi lui dire, j'avais trahis l'homme qui m'avait éduquer et celui que j'aimais aller me passer entre les doigts seulement par peur.


Basil... Je... Je suis désolé... Je suis égoiste, je suis un montre. J'aurais du t'expliquer, je n'aurais jamais du me montré aussi faible, ce sentiment me rend faible et je ne veux pas...

Cependant quand je fixai de nouveau son visage, bien qu'il soit fermer et sévère je ne pouvais m'empêcher de le trouver, séduisant,magnifique.

Je t'aime, je sais que je t'aime, et je sais aussi que je ne te mérite pas...
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Message(#) Sujet: Re: Darling, you can't live your life singing songs in exile | Parfaite Mar 15 Déc 2009 - 22:54

    Personne n'aime vraiment les surprises contrairement à ce que l'on a tendance à affirmer. On aime seulement les "bonnes" surprises. Celles qui vous rappellent que l'on tient à vous, que vous êtes quelqu'un de formidable et que votre vie est à la hauteur des espérances que vous avez posé dessus; celles qui donnent un sens à votre existence, vous permettent de vous relever une fois tombé à terre et vous redonnent la confiance que vous aviez perdue. Mais quand on ne sait pas dans quelle catégorie les classer? Quand on a le pressentiment qu'elles vous mettent plus en danger qu'autre chose? Alors on esquisse un sourire pour ne pas montrer la failler qu'elles viennent d'ouvrir en nous, au moins le temps de comprendre ce qui est en train de nous tomber dessus.

    Je ne savais plus exactement à combien de temps remontait notre dernière rencontre, trop longtemps sûrement, mais tout était allé si vite en l'espace de quelques mois que ça n'avait plus réellement d'importance. Un jour de plus, un jour de moins, quelques minutes qui s'ajoutent à d'autres écoulées, juste quelques battements de cœur supplémentaires.
    Basil... Je... Je suis désolé... Je suis égoïste, je suis un monstre. J'aurais du t'expliquer, je n'aurais jamais du me montrer aussi faible, ce sentiment me rend faible et je ne veux pas... Je tournais la tête vers elle au premier mot qu'elle prononça. Cette voix, j'avoue que j'avais cru que je quitterai les lieux sans l'entendre à nouveau. J'étais têtu et elle l'était aussi, on aurait pu rester là en silence, enfermés chacun de notre côté dans nos propres pensées, ruminant le fait que l'autre ne dise rien. Deux en cause, deux en faute, deux qui n'auraient rien fait. Mais une fois de plus elle parvenait à me surprendre. Je m'étonnais peut être pour un rien, mais qu'importe. Je hochais très légèrement la tête en l'écoutant. Oui, elle était égoïste. Oui, elle aurait du m'expliquer. Mais elle n'était pas un monstre, et loin d'être faible. Elle délirait. Il y avait plein de mots pour la caractériser, mais "faible" ne me serait jamais venu à l'esprit, ça n'aurait pas été la Parfaite que je connaissais. D'ailleurs, cette fille en face de moi, par moment j'avais l'impression que ce n'était pas elle. Je ne la connaissais pas comme ça. Je ne voulais pas croire qu'elle était aussi comme ça.
    Je t'aime, je sais que je t'aime, et je sais aussi que je ne te mérite pas... Je la coupai avant qu'elle n'ait eu le temps de dire autre chose, le ton un peu brusque à cause de la stupeur que me causaient ses paroles.

      Tu te fous de moi?

    C'était moi qui avait voulu qu'elle parle, mais pas pour dire ça. Je ne voulais pas l'entendre dire des trucs de ce genre, parce qu'elle se trompait. Et sur elle, et sur moi. Et ça, je ne l'admettais pas.

      Tu crois vraiment que si c'était ce que j'avais pensé j'aurai perdu mon temps avec toi? Léger silence J'aurai peut être couché avec toi ce soir-là, et puis c'est tout. Et c'est ce que j'ai fait?

    La réponse à ma question allait d'elle même et nous la connaissions tous les deux, mais il fallait que je mette les choses au clair. Je m'emportais un peu, j'en avais conscience, mais je n'aimais pas la tournure que prenaient les choses. Comment pouvait-elle aussi mal me connaitre?
    Et ses "je t'aime" répétés me paraissaient terriblement lointains par rapport au reste. Je les entendais, et d'une certaine façon ils m'apaisaient. Même si j'étais incapable d'y répondre, c'était ça d'acquis, ça de gagné sur toutes ses heures de doute. Et dans une autre situation, je me serai peut être damné pour en entendre autant.
    Et je la fixais, ne détachant plus mon regard d'elle. J'en étais arrivé au moment où plus rien ne comptait autour de nous, toute mon attention étant concentrée sur ce qui se passait là. J'avais tendance à me disperser, à penser à autre chose tout en parlant avec les gens, ou a regarder par la fenêtre dès qu'il y en avait une à proximité, mais là j'étais comme dans un espace clos où plus rien d'autre n'avait d'importance.

      Non.
      Je pensais que tu l'aurais compris, mais faut croire que tu as tellement changé que tu en es même plus capable.

    Il y avait une part d'injustice dans mes propos. Je lui reprochais presque ce qu'elle avait fait pour moi. Elle avait tenté de devenir meilleure par rapport à ce qu'elle devait s'imaginer être mon idéal, et fait des efforts, pour y parvenir, et moi je la remballais. Tout simplement parce que ce n'était pas ce que j'attendais d'elle, et que je n'avais pas envie que ce personnage dans lequel elle s'enfermait devienne celui qu'elle allait incarner pour le restant de ses jours. Ça aurait été trop triste. Il faut croire qu'on fond, la seule chose que je désirais réellement, c'était qu'elle cesse de se cacher derrière des créations qui la détruisaient plus qu'autre chose, que ce soit cette nouvelle attitude qu'elle se donnait, ou celle qu'elle avait quand on s'était rencontré.
    Mais d'ailleurs, pourquoi avais-je refusé de coucher avec elle alors qu'elle s'offrait à moi ce soir-là? Par fidélité pour Lyann? Ça ne m'avait pas empêché de tourner autour d'une autre fille à la même époque, non...
    Ce soir là, quand je lui avais fait comprendre que je n'étais pas intéressé, j'avais eu l'impression que les yeux de tous les mecs présents dans la salle avaient été braqués sur moi. Ils me fixaient, comme jaloux que cela m'arrive à moi plutôt qu'à eux, et il y avait probablement de ça. J'étais venu boire un verre avec un copain, David, un habitué des lieux à voir comme il s'y sentait à l'aise et connaissait tout le monde, et en pleine conversation j'avais vu son regard fuir en une toute autre direction que la mienne. Il dévorait littéralement des yeux cette fille qui s'approchait du comptoir, comme la plupart des gens autour de nous. Il avait cessé de m'écouter, trop occupé à baver devant cette fille qui s'approchait encore et encore de nous. Je crois qu'il avait eu une très forte envie de m'étriper en réalisant que ce n'était pas vers lui qu'elle avançait, mais vers moi, comme en avait témoigné son sourire qui s'agrandissait à chacun des pas qu'elle faisait, jusqu'à ce qu'il glisse en rictus quand elle s'était penché vers moi. Pourquoi moi? Je n'en avais aucune idée. Je n'étais ni le plus beau, ni le plus riche, ni le plus intéressé, loin de là, mais c'était moi qu'elle avait choisi. Et c'est probablement en me maudissant qu'elle avait du se choisir un autre joujou, encaissant un refus qui n'avait surement pas d'explication à ses yeux comme à celui de tous ceux qui avaient été témoin de la scène. J'avais déjà du mal à me déplacer en métro, tous ces gens, tous ces inconnus, serrés les uns contre les autres sans pourtant se connaître, supportant ce qu'ils ne supporteraient pas dans une autre situation; et moi je ne pouvais pas. Et je ne pouvais pas coucher avec quelqu'un comme ça, sans même connaitre son nom, juste parce qu'on s'était pointé devant moi pour me le faire comprendre ou parce que j'avais un quelconque désir à assouvir. Je ne dis pas que je m'en foutais, que ça ne me faisait rien, mais il y a un moment où l'esprit entre en contradiction avec ce que notre corps voudrait, et là on se débrouille comme on peut. C'était quelque chose de trop fort, trop intime pour que je me partage avec une personne dont je ne savais rien.
    Mais bien évidement, en terrain connu tout prenait une tournure différente.
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Message(#) Sujet: Re: Darling, you can't live your life singing songs in exile | Parfaite Ven 18 Déc 2009 - 23:00

    J'avais toujours pensé que mon argent et mon physique m'aiderait dans la vie. Tout le monde m'envie, pour moi l'important c'était de faire envie toutes personnes qui me regardaient, par n'importe qu'elle moyen. Basil avait été le seul homme qui avait refusé ce que j'avais voulu ce soir là. Je l'avais hais pour l'humiliation, que je pensais qu'il m'avait fait subir. Hors, maintenant je sais que c'était moi, la fille stupide, celle qui avait compris certaine valeur de la vie, qui avait compris que seul mon prénom était qu'un simple prénom et n'était en rien avec ma personnalité. L'amour m'avait rendu faible face à Basil, il y avait des choses que j'étais incapable de faire avant, et je ne voulais pas perdre ces sentiments, même si je devais en souffrir, c'était mon réveille, c'était ma vie, je devais affronter les problèmes, savoir me relever. Mon frère ne pouvait pas toujours être présent pour m'aider et à comprendre le monde, que je pensais dominé alors qu'en faite, j'étais misérable, perdue, et ce monde me faisait peur.

    Tu es quelqu'un de bien Basil, quelqu'un d'infiniment bon... Je ne veux plus jouer un rôle, je serais simplement moi à partir de maintenant. Je ne sais plus quoi dire, mais je ne veux pas te perdre... Reste près de moi si te plait, ne me quitte pas... J'ai encore besoin de toi, même si tu ne ressent pas ce que je ressens pour toi...

    je relevais la tête avais-je dis réellement cette phrase ou l'avais je seulement pensé ? À entendre la remarque de Basil, j'avais des doutes, le doute et l'inquiétude était au plus profond de moi et je devais me battre contre mes propres démons.

    Les mots étaient fort, de la part de Basil mais ils étaient là pour me faire réagir dans un sens, me faire réaliser des choses sur ma vie, sur mon changement, sur lui ?
    Je relevais la tête vers mon ancienne tête de fouine. Comment j'avais pu trouver un surnom aussi stupide à Basil ? Comment j'avais pu insulter, ce visage de fouine. Je devais me reprendre et ne plus jouer un rôle, je devais être moi, simplement moi.

    « Tête de fouine... »

    Je lançais cette insulte dans un petit sourire, comme pour répondre au provoque de Basil, que j'avais compris ce que je devais faire, mais je ne pouvais m'empêcher de penser que Basil était trop bien pour une fille comme moi.
    Je tentais de reprendre le dessus, les paroles de Basil ne devait certainement pas être un moyen de dispute, au contraire !! je devais les prendres comme quelques choses qui allait m'aider à continuer, réaliser ce que j'avais envie de faire, ce que j'avais envie de devenir.

    « Lane, tu sais que dans d'autre circonstance, mon ancien moi t'aurais fracassait le portrait pour ce que tu viens de dire...Mais, je ne veux qu'une chose, simplement être près de toi. »


    Je ne savais pas si cette manière d'aborder la chose, aller aidé Basil à comprendre ce que je venais de faire. Prendre ce qui avait de mon caractère et ne garder ce qui était réellement de moi et faire fuir le reste. Je le devais à moi même, je pouvais m'empêcher de regarder le jeune homme de son regard.

    « Bon tu vas peut être me faire un sourire !! si je pleure plus, tu peu au moins faire un effort pour sourire !! »
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Message(#) Sujet: Re: Darling, you can't live your life singing songs in exile | Parfaite Sam 19 Déc 2009 - 23:37

    Notre première expérience avec le sentiment amoureux laisse toujours après coup un goût doux-amer que l'on est incapable de réellement définir. On est jeune, innocent, pas encore convaincu que la vie n'est pas seulement constituée d'éclats de rire et de petits chagrins, et que toute chose, même la plus belle, a une fin. Il faut du temps pour réaliser tout ça, et une bonne dose de franchise avec soi même. Oui, on se relèvera, oui on oubliera cet abruti pour qui on a tant fait, mais qu'est-ce que ça fait mal sur le moment! Et puis vient cette questions, si naïve que l'on en sourirait presque si on ne se l'était pas posée nous aussi: ce cœur, brisé pour la première fois, pourra t-il réellement aimer à nouveau? Et c'est là l'un des plus grands mystère de l'univers, car aussi forte que soit la douleur au fond de nous, on parvient toujours à s'en extraire et à répondre à l'appel qui nous est lancé.

    J'avais quitté ce bar en tournant le dos à cette fille, me disant que si c'était la tournure que prenait la soirée il valait mieux que je parte tout de suite. Je n'avais pas l'intention de faire quoi que ce soit avec l'une d'entre elles, alors tant qu'à faire je préférais changer d'endroit. J'avais à peine passé le pas de la porte que David m'avait rattrapé, visiblement déconcerté par mon comportement. "Mais qu'est-ce qui te prends? Parfaite Garbage se pointe devant toi et tu te casses?! Parfaite Garbage tu te rends pas compte! Qu'est-ce qui va pas chez toi? T'es gay?" J'avais beau considérer David comme l'un de mes meilleurs amis, il y avait certains point sur lesquels ça coinçait entre nous, et les filles en faisaient partie. Il les collectionnait, sortant avec l'une puis l'autre, incapable de comprendre comment je pouvais m'enfermer dans ce qui était pour lui une vie de chasteté la plus totale. Il était bien évidement au courant de mon histoire avec Lyann, mais passé les premières semaines où il avait trouvé ça particulièrement excitant, il avait repris son mode de reproches habituel. Et vu l'air qu'il prenait en parlant de cette fille, Parfaite donc, elle faisait partie de la longue liste de ses conquêtes. Ça expliquait son air déçu aussi, il aurait probablement été ravi que son tour vienne à deux reprises, ce qui lui aurait permis de se venter une fois de plus de son charme infaillible. Et ce soir là nous nous étions quittés, ou plutôt je l'avais laissé sur place, lassé d'avoir à me justifier à chaque fois. Et cette fille avait traversé mon esprit encore quelques heures, le temps que je m'interroge sur ce qui c'était passé.
    Il m'avait fallu du temps avant de me convaincre que ce qu'elle cherchait en ma compagnie n'était pas juste de me mettre dans son lit, comme une sorte de rattrapage de ce qui avait raté lors de notre rencontre. Je n'écoutais pas réellement les rumeurs et ragots que l'on racontait sur les uns les autres, mais la réputation de Parfaite la suivait, j'étais bien obligé de le reconnaitre, et je n'avais pas pu faire autrement que de rester sur mes gardes le temps de voir comment les choses évoluaient. Rester sur mes gardes. Le terme était un peu fort. Après tout, même si je faisais un peu plus attention qu'à l'accoutumée au moindre de ses gestes, ce n'était pas une angoisse qui me tiraillait, juste une sorte de soupçon qui ne demandait rien de mieux que de disparaitre. Et il avait disparu. On ne peut pas voir une personne de la même façon à chaque nouveau jour qui passe, et je ne pouvais pas me contenter de me dire qu'elle n'était qu'une personne parmi tant d'autre avec qui j'avais eu une deuxième chance. Ou qui avait eu une deuxième chance avec moi. Mais je n'aurai jamais imaginé que les choses iraient si loin et que l'on se retrouve maintenant à parler sentiments. J'avais toujours émis une certaine réserve à le faire, plus habitué à les laisser bien au chaud en moi, et j'avais droit à un vrai déballage. Avec quelques minutes de retard, j'entendais ce qu'elle me disait. "Je t'aime, je sais que je t'aime."
    Et puis, comme sorti de nulle part, "Tête de fouine..." Elle me souriait comme pour me faire comprendre que le message était bien passé. Je laissai échapper un léger rire. J'étais sérieux et peut être un peu trop à cran, et elle me ramenait sur terre. Je ne devais pas me laisser emporter, ni par la lassitude ni par la fatigue, et encore moins par son petit jeu. Je devais rester maître de moi encore un peu, ou alors les choses allaient déraper, ce que je ne voulais pas.

      Tête de fouine? Je crois que c'est la première fois que ça me fait plaisir d'entendre ce surnom débile...

    Ce surnom, c'était revenir en arrière, là où les choses n'étaient pas encore compliquées. J'avais conscience que c'était aussi de ma faute si elles l'étaient, après tout je ne faisais rien pour les arranger, que ce soit dans un sens comme dans l'autre, mais il me fallait d'abord régler certains points. J'avais un peu trop perdu le contrôle des événements à mon goût et faire durer le plaisir était une façon de me le rapproprier. Plaisir cruel bien sûr, vous avez le droit de le penser, mais qui m'apparaissait nécessaire. Tant que nous n'aurions pas éclairci certains détails nous ne pourrions pas aborder le penchant sérieux des événements. Nous souffrions tous les deux, de manières différentes, et c'était pour cette raison qu'il nous fallait le faire. Qu'il me fallait le faire.
    Je m'approchai d'elle jusqu'à être à son niveau et tendit la main vers elle. Elle était restée assise tandis que j'étais toujours debout, ce qui n'était pas très confortable pour discuter. Elle me devait bien ça. Le bâtiment était vieux et plus très étanche, et la pluie avait tendance à passer entre les planches de bois qui ne se joignaient plus vraiment les unes les autres comme elles avaient du le faire à une époque. A force, le sable avait commencé à se gorger d'eau, et il était hors de question que je m'asseye. Elle allait donc devoir se lever. Elle me le devait bien.
    Elle attrapa la main que je lui tendais et je la soulevai vers moi. Ça faisait bizarre de la tenir à nouveau, j'avais l'impression de retrouver quelque chose qui avait fait partie de ma vie pendant une éternité et que j'avais perdu sans vraiment être convaincu que cette perte était définitive. J'ouvris la bouche pour parler, reprenant le sérieux que m'avait ôté ses précédentes paroles. Et mon ton n'était plus dur, juste assuré.

      Maintenant, tu vas me promettre que tu ne me referas plus jamais un coup de ce genre. Je ne le supporterai pas. Je supporterai pas d'avoir à interpréter des choses qui ne peuvent l'être, avec quelqu'un qui fuit à cause de ce qu'elle prend pour de la lâcheté.

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Message(#) Sujet: Re: Darling, you can't live your life singing songs in exile | Parfaite Dim 20 Déc 2009 - 11:45

    Je connaissais la réputation qu'on avait autours de mon image, au début quand je jouais mon rôle, je pensais qu'on avait seulement de la jalousie pour moi. Ce qui n'était pas vraiment le cas, les gens avaient certainement plus de pitié et de rancœur, que de la jalousie et de admiration. Pour une fille qui devait avoir un QI de 160, j'étais vraiment stupide à ce niveau là. J'avais toujours l'impression de comprendre et d'interpréter les choses, mais ce n'est que maintenant que je rencontre, le mal que j'ai fait. Je n'irais certainement pas m'excuser auprès de tous ces gens, car il y en à que je ne pourrais certainement jamais apprécier, comme Victoria et Dakota, deux personnes complètement stupide, qui n'arrive pas à assumer leurs sentiments. Enfin, en même temps assumer ses sentiments n'est pas forcement une chose facile, je devais bien l'admettre mais, je ne pouvais pas garder pour moi ce qui avait vraiment au fond de moi, Basil le savait, il connaissait mon passé pas forcément glorieux pour mon âge, mais tout être humain est capable de changer, pour tenter de devenir meilleur. J'attrapais sa main tendu, gardant mon sourire au coin des lèvres. J'aimais tellement ces moments ou on était tout les deux, ou nous rigolions et nous ne pensions à rien d'autre qu'au moment présent. Cependant ce jours là, j'aurais voulus que le temps s'arrête, que les heures deviennent des minutes et les minutes des secondes. Profiter de ce visage, de se sourire, de cette chaleur qui m'apportait tellement plus, que n'importe qui. J'avais enfin compris ce qu'était l'amour, je pouvais dire ce que j'avais sur le coeur, ne pas avoir honte d'avouer ce que je trouvais pour de la faiblesse avant, je pouvais clairement le dire, ce sentiment, était une force, une force qui n'avait rien de semblable. L'amour prenait différente forme, l'amour pour des amis, pour de la famille, l'amour pour celui ou celle on est capable de tout. J'étais passé par tout les stades pour Basil, et mon envie de l'avoir pour moi, n'était plus du tout les même qu'au début de notre rencontre. Je le voulais pour moi, pour ce genre de moment, ces moments ou le temps pouvait rouler sans vraiment d'importance, ou il n'y avait qu'une seule chose devant moi, son sourire et cette présence qui pour moi me réconforté au plus profond. Sa voix me fis sourire, cette remarque je devais lui promettre quelques choses. Mais j'étais bien trop concentré par son regard, que les mots n'avaient plus eu de sens.

      « Je ne peu te promettre... Car je n'est pas entendu le moindre mot que tu as dis... »


    Je souriais, je pouvais promettre une chose que je n'avais pas entendu. Il ne fallait pas que je promette quelques choses, que je ne voulais pas non plus. J'avais fait de trop de promesse, et je ne voulais plus promettre des choses qu'il n'allait pas dans mon sens. Donc ne voulant pas promettre, je souris, et lui avait répondu très sincèrement. Je repris la parole, un peu stupide certainement, mais je devais me concentrer et donc pour ne pas être perdu dans mes pensées, je fermais mes paupières et dit au jeune homme.

      « Reformule ta promesse... Je me concentre, je ne dois pas être distraite. »


    Le sous entendu, bien que ce ne soit pas vraiment. Avait fait rougir légèrement mes joues. J'avouais encore plus, le fait que le jeune Basil Lane avait une emprise physique et mental sur moi. Je montrais, non pas une faiblesse, mais ma force, ma force à aimer Basil, pour ce qu'il était et non pas pour ce que j'aurais voulus qu'il soit. Les vagues étaient de plus en plus forte, la pluie devenait de plus en plus forte et le vent sur la côte venait fouetter nos visages, mais malgré tout cela, moi j'étais bien, en sécurité et je n'avais pas envie de bouger, je n'aurais changé ma place pour n'importe quoi dans le monde. Je ne pensais pas à mon père, qui allait devoir répondre de ses actes devant la justice, encore moins que pendant le reste de ma vie je n'aurais plus de père, non je ne pensais à rien, juste à cette instant ou...
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Message(#) Sujet: Re: Darling, you can't live your life singing songs in exile | Parfaite Dim 20 Déc 2009 - 18:51

    Les gens parlent souvent sans raison. C'est simple, on préfère généralement raconter des choses sans intérêt plutôt que de laisser le silence s'installer, comme s'il était capable de nous mettre en danger plus que n'importe laquelle de nos paroles. Pourtant, les occasions sont nombreuses de se faire du tort à soi même. Une blague mal racontée, une remarque mal interprétée, et tout s'écroule si l'on y prend pas garde. Il en est de même quand on a tendance à penser plus vite qu'on ne parle, ou à parler pour dire la suite de ses pensées. Dans un cas comme dans l'autre, on ne peut pas nous comprendre aussi bien qu'on le souhaiterait. On s'enfonce dans nos propres erreurs jusqu'à trouver un moyen de les réparer. Et l'on pleure au fond du soi du peu de liaison qu'ont les hommes entre eux.

    Et nous nous retrouvions soudain dans une position que l'on connaissait bien tous les deux à force d'y revenir. Elle, moi, personne autour pour nous distraire, et nos mains l'une dans l'autre. Mais cette fois ce n'était pas un contact qui devait m'emmener ailleurs, me faire oublier le monde en train de tourner sous nos pieds; il ne devait pas me procurer la moindre sensation. C'était impossible à commander, je n'avais pas autant d'emprise sur moi-même, mais il fallait essayer. Ne pas me laisser emporter par tout ce que cela me rappelait, me donnait envie de faire et de dire. Mais c'était presque inutile. Déjà mes dernières paroles avaient perdu de leur clarté. Au fur et à mesure que les mots sortaient, je réalisai qu'ils n'avaient pas de lien logique entre eux. Pour moi, dans mon esprit, si bien sûr, mais pour elle ça ne devait pas l'être. J'avais tellement retourné dans ma tête des choses auxquelles elle était étrangère que j'en étais arrivé au point où ce que je disais n'avait plus qu'un demi sens. Je voulais me montrer clair, je voulais que les choses soient claires entre nous, et j'étais le premier à trébucher. Pourquoi fallait-il que je perde à ce point mes moyens quand les choses étaient importantes? Je m'en serai donné des baffes si je n'avais pas été aussi occupé.
    Et puis, surprise! Je ne peux te promettre... Car je n'est pas entendu le moindre mot que tu as dis... J'étais en train de me maudire pour tout rater et elle me donnait une autre chance. Est-ce que j'avais murmuré ces paroles alors que je croyais les avoir dites à haute voix? Est-ce que j'étais aussi déconnecté de la réalité que ça? J'espérais que non. Reformule ta promesse... Je me concentre, je ne dois pas être distraite. Et pourquoi fallait-il qu'une violente envie de sourire me prenne à ce moment là? Je la dissimulai du mieux que je pouvais, tournant la tête vers les vagues au loin pour essayer de me calmer le temps au moins de me reconcentrer. Et puis mon regard revint sur elle. Elle me regardait, les yeux fixés en direction des miens, comme pour me montrer à quel point elle était sérieuse, rougissant très légèrement. Et je réalisai à quel point je m'étais trompé. J'avais cherché des excuses, des prétextes pour nier quelque chose qui n'avait pas lieu d'être.

      Ça n'a pas d'importance. Ça n'en a plus.


    Je lui souris. Un vrai, beau sourire cette fois et non pas un résidu de rictus comme il m'en venait ces derniers temps. C'était comme découvrir une évidence que je m'étais refusé à voir pendant trop longtemps. J'avais besoin d'être rassuré, qu'elle me confirme certaines choses, et même si elle ne le faisait pas de la même façon que moi je l'aurai fait, de la même façon qu'elle le faisait dans mes pensées, l'essentiel était qu'elle le fasse. La méthode n'avait strictement aucune importance. Il n'y avait plus qu'une seule chose qui en avait, et elle était là, là devant moi, là pour moi.

      Mais je ne supporterai pas te perdre à nouveau...


    Ça n'avait rien d'extraordinaire comme paroles. Beaucoup auraient fait mieux que moi, plus élégant, plus lyrique, plus enlevé, plus je ne sais trop quoi et moins niais, moins banal, moins bête, mais c'était sincère. Je ne le supporterai vraiment pas. J'avais mis du temps à m'en rendre compte, comme par crainte de quelque chose que je ne maitrisais pas. Une autre personne, une autre fois, m'avait déjà fait un effet comparable, et j'en avais gardé des marques plus profondes que ce que j'avais cru au premier abord. J'avais installé avec Parfaite une distance qui ne s'expliquait que par une peur, stupide et injustifiable. J'avais souffert une fois, et m'étais relevé en sachant que tout recommencerait peut être un jour. Voilà aussi pourquoi je ne m'étais plus autant investi dans une relation, par peur que tout recommence. Les engrenages, les nuits de doutes, les appels paniqués et l'impression de ne plus compter. Mais tout ce que j'avais décidé de ne plus vivre, je lui avais imposé. Est-ce que quelqu'un que l'on maudit, même sur un autre continent, s'en rend compte? Je lui souhaitais que oui. Sincèrement.
    La pluie tombait désormais franchement entre les planches de la toiture même si nous étions encore un peu épargnés. Des gouttes fines, légères, comme si nous étions deux privilégiés pour qui, s'il devait pleuvoir, il fallait que ça le soit différemment. J'avais toujours aimé la pluie, et aujourd'hui elle me le rendait bien. Je levai les yeux en direction du ciel, ne voyant rien d'autres que des gouttes glisser le long d'une poutre pour s'élancer sur nous. Il n'y avait que nous de toute façon, nous étions leur seul chance de tomber sur quelque chose de vivant, quelque chose susceptible de les sentir s'écraser à la fin de leur course. Nous étions des privilégiés sous les nuages courant sans fin dans le ciel.
    Et je baissai la tête pour revenir à elle. A peine quelques misérables secondes s'étaient écoulées depuis que j'avais terminé ma phrase même si le temps s'étendait au delà de mes espoirs. J'avais passé des nuits qui me paraissaient durer un instant, et là le contraire se passait. Tout devenait définitivement relatif. Je me penchai vers elle, et de la main qui me restait de libre, j'attrapai une mèche de ses cheveux qui lui dégoulinait devant les yeux pour la rabattre derrière son oreille. Je lui souris. Quitte à vivre le moment présent, autant que tout soit parfait. Et je me penchai un peu plus vers elle, passant la main autour de son cou, comblant le peu d'espace qu'il y avait encore entre nous pour l'embrasser. C'était un baiser de pluie, et ses lèvres avaient un goût d'absolu.
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Message(#) Sujet: Re: Darling, you can't live your life singing songs in exile | Parfaite Jeu 24 Déc 2009 - 11:29

    Les mots n'avaient pas vraiment d'importance, j'étais une enfant qui n'avait jamais eu pareil bonheur dans sa vie, alors que j'avais toujours pensé être heureuse grâce à mon argent, ce que me rendait aujourd'hui Basil cela était bien plus grand et plus agréable. J'avais essayé de l'avoir une première fois dans mon lit, il m'avait rejeté, je n'aurais jamais pensé que Basil est une telle emprise sur moi. Et j'adorais sa, je ne pouvais m'en défaire, et je trouvais cette sensations au fond de moi merveilleuse. Mon regard était comme hypnotisé par le sien, je ne pouvais pas me défaire de ce regard. Ce qui avant n'aurait jamais était le cas, jamais un homme aurait eu autant d'emprise sur moi, jamais je me serais montré aussi fragile dans les bras d'un homme. Mais aujourd'hui, j'avais compris que jouais un rôle ne servait pas à grand chose et qu'il fallait réellement assumé ce que nous étions. La pluie n'avait pas vraiment d'importance, j'étais bien peut importe ce qu'il allait arriver, je n'avais pas peur, je n'avais plus peur. Puis ce passa, l'instant que je n'attendais pas, enfin je n'attendais pas de sa part. Ce baiser me fis perdre tout mes repaires, tout ce qu'il y avait autour de moi devenait flou, j'avais l'impression d'être une toxicomane, qui après un long sevrage recevait une dose de morphine. A la fin de se moment, javais la tête dans tous les sens. Je dis dans un sourire.

    « J'ai besoin de m'assoir de nouveau. Tu sais Basil que tu n'embrasses pas trop mal. »

    Je rigolais moi même de ma blague pas vraiment drôle, mais en même temps j'avais attendu ce moment comme une gamine, qui attends ces cadeaux de Noël le 25 décembre. Je me relevais, et sans vraiment réfléchir à autre chose, je replongeais dans ma drogue. La pluie coulait toujours sur nous, le vent commençait à souffler, et l'eau de la marrée commençait à remonter, mais peut importe, je n'avais pas envie de partir de cette endroit, ou celui que j'aimais m'offrais enfin ces bras.
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Message(#) Sujet: Re: Darling, you can't live your life singing songs in exile | Parfaite Dim 27 Déc 2009 - 11:18

    Il arrive qu'il n'y ait rien d'autre à espérer du moment présent que de se passer. Qu'il en finisse, qu'il nous laisse tranquille, et qu'on l'oublie le plus vite possible. Oublier la peur, oublier le doute et la folie qui s'empare de nous. Rien de plus, mais juste s'arrêter.
    Mais il arrive aussi qu'il n'y ait rien d'autre à espérer du moment présent que de s'éterniser. Qu'il dure, qu'il se propage, et qu'on le vive encore et encore. Oublier le reste, oublier le monde et ce qui nous attend ensuite. Rien de plus, mais juste se prolonger.

    Sa main dans la mienne, j'avais compris ce que j'allais faire même si je m'y refusais alors. Je savais comment les choses allaient tourner même si pour cela il fallait attendre et parler pendant des heures. C'était inexplicable, mais en la revoyant j'avais su. J'y avais pensé des nuits durant, des cours durant, et si je n'avais pas voulu m'y résoudre tout de suite, il n'y avait pas d'autre possibilité. Je tenais à elle. Pour de vrai. Sincèrement. Énormément. Sa présence à mes côtés, sa voix, son rire, sa façon de me taquiner et de toujours me surprendre... J'avais réalisé ça une fois qu'elle avait disparu de ma vie. On ne comprend le manque qu'une fois qu'on y est confronté, et elle me manquait. Quand je fermais les yeux, c'était sûr elle que je m'endormais, et quand je les ouvrais, c'était sur elle que je voulais tomber. C'était complètement idiot, mais surtout plus fort que moi. On ne décide pas de ce à quoi on va penser, ni à qui, ça s'impose dans notre esprit. J'avais tenté de m'occuper, prenant plus de notes que jamais à la fac, passant la moindre de mes heures libres à la bibliothèque ou avec des gens de ma classe. Ils ne me posaient pas de question sur ce que j'avais et faisaient de leur mieux pour ne pas m'y faire penser. J'avais l'air soucieux? Ils faisaient tout pour me faire sourire à nouveau. Mais ils n'auraient plus à s'en faire. Je n'aurai plus à m'en faire.
    J'ai besoin de m'assoir de nouveau. Je lâchai sa main pour la laisser glisser jusqu'au sol. Elle avait vraiment l'air dans tous ses états, comme après un choc ou une surprise. C'était moi le choc? J'espérais bien... Tu sais Basil que tu n'embrasses pas trop mal. Deux secondes de répit et je la retrouvai, elle et ses blagues, elle et ses sourires. Je ris avec elle.
    Et elle se releva, replongeant dans mes bras. Je n'avais pas grand chose à lui offrir, pas même un endroit à l'abri de la pluie, mais tout me convenait comme ça, et visiblement à elle aussi. On était deux idiots à s'embrasser sous la pluie, et à y trouver notre compte. On était comme deux enfants, deux adolescents qui découvrent pour la première fois ce que ça fait d'avoir quelqu'un contre soi, quelqu'un d'autre que ses parents, que ses amis, et de vouloir rester collé l'un à l'autre aussi longtemps que possible. Sauf que nous étions tous deux déjà passé par là, et que l'innocence était en partie passée. On savait ce que ça faisait, mais on le redécouvrait, je le redécouvrais. C'était comme se se sentir à nouveau, s'assurer que l'on est bien toujours là, quoi qu'il se soit passé. C'était comme prendre conscience de l'air qu'on respire: évident, mais si agréable.

      Pas trop mal? Et ça t'étonne?


    J'affichai un sourire en coin, comme pour dire que je ne croyais qu'à moitié à la suite, même si un fond de vérité s'y cachait.

      Je suis plein de talents qui ne demandent qu'à être découverts, tu sais...

    On m'aurait dit ce premier soir que je finirai par apprécier sa compagnie, et même par l'embrasser, que je ne l'aurai pas cru. Je ne me voyais pas avec elle. Peut être pas avec Lyann puisque notre situation était un peu spéciale, mais avec n'importe qui sauf elle. Nous étions de deux mondes différents, ou que je m'imaginais différents, et surtout incompatibles. Je ne cherchais pas à me caser, je ne cherchais pas à être avec qui que ce soit, mais là les choses s'étaient imposées d'elles-mêmes. Un jour, et un autre, et des discussions sur tout et n'importe quoi, tout cela m'avait permis d'y voir plus clair en elle. Mais je n'avais jamais pensé à ça. Elle changeait, mais je continuais à la voir encore et toujours de la même façon puisque son comportement envers moi restait globalement le même. Elle m'envoyait moins promener, et moi je me montrais moins dur, ou quand nous le faisions s'était avec un sourire suffisant pour nous faire comprendre que tout cela n'était que pour rigoler. Voilà comment les choses se passaient. Nous n'étions pas assez sérieux l'un envers l'autre pour voir les choses autrement. On passait un bon moment, racontant beaucoup de conneries, laissant passer nos journées comme elles venaient, et nous nous quittions sans réellement se poser de question: c'était fini, alors à la prochaine fois. Chacun rentrait chez soi et passait à autre chose en attendant la fois suivante. Et les quelques changements qui pouvaient se produire, je ne les voyais que maintenant. En deux semaines, j'avais eu largement assez de temps pour en comprendre des choses, et il y en avait qui m'avait échappées.
    Mais plus rien ne comptait de tout ça. Les erreurs, c'était fini n'est-ce pas? Il y en aurait probablement d'autres, mais ça ne serait plus pareil. Ce ne serait plus les mêmes doutes, les mêmes angoisses. C'était une réponse qu'elle m'avait donné. Elle m'aimait pour de vrai, et moi j'avais envie d'y croire. Pour de vrai aussi.
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Darling, you can't live your life singing songs in exile | Parfaite

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