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 GAME OVER.

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Message(#) Sujet: GAME OVER. Ven 27 Nov 2009 - 18:35


    game over.

      STARRING VICTORIA BLYTHE, ESTEBAN CARSON, DUNCAN THOMAS & NEAL ROWLANDS

Qu’il était parfois paisible de se retrouver en tête avec l’océan lui-même. Victoria avait les mains plongées dans les poches de sa veste, le regard totalement obnubilé par les mouvements lents de l’eau. Voilà longtemps qu’elle n’était pas venue sur la plage – étant donné qu’une de ses dernières expéditions avait quelque peu mal tournée, si on pouvait dire les choses ainsi. Elle était passablement fatiguée, et cela devait certainement se voir un peu plus chaque jour. Mais ses cauchemars la hantaient de plus en plus, lui fournissant presque une peur certaine à fermer les yeux. Dépossédée de sommeil, la jeune Blythe ne ressemblait pas moins à une espèce de coque vide et creuse, totalement dénudée d’expressions. Pourtant, même si cela ne se voyait pas forcément, elle allait mieux. Sentimentalement parlant, elle ne s’était jamais aussi apaisée et calme. Malgré la peur qui ne pouvait s’empêcher de sévir encore un peu vis-à-vis de lui, Victoria semblait avoir trouvé – ou retrouvé ? – le soutien moral qu’elle avait tant besoin. En effet, ses frères semblaient être aussi préoccupé qu’elle, autant par la prise d’otages que par les problèmes sentimentaux. Elle aimerait pouvoir les aider, pouvoir trouver les mots et les gestes qui pourraient les aider ou les apaiser un minimum. Mais ne savait pas quoi faire et, aussi frustrant que cela soit, elle n’avait pas la force de le faire. Ses soucis personnels lui prenaient tout son esprit, dépassant largement Maât et Rhys. Voilà une pensée certainement très égoïste mais elle ne pouvait pas le nier. Ces derniers mois furent éprouvants, trop éprouvants. Victoria avait juste l’impression d’avoir déjà tout vu et tout vécu et que plus rien ne pourrait la surprendre ou la blesser plus qu’elle ne l’avait été depuis le début de cette année 2009. Année qui, par bonheur, allait bientôt prendre fin. Les préparatifs de Noël sonnaient, et on pouvait déjà commencer à voir les décorations du bonhomme rouge et blanc, ses rênes et ses cadeaux apparaitre sur les devants des maisons. Et pour cause, nous étions précisément le 15 décembre, dix jours avant celui tant attendu des enfants. Victoria avait cru très longtemps au Père Noël. Sa famille célébrait toujours cet évènement dans les normes. C’était aussi une des rares occasions où elle pouvait voir ses grands-parents maternels, qui habitaient à San Francisco. Mais cette année, elle n’avait pas forcément le cœur en fête. Certainement que l’ombre de son anniversaire se précisait un peu plus chaque jour. Dans dix-neuf jours, elle avait dix-neuf ans. La jeune fille inspira profondément, comme si cette idée de vieillir ne lui plaisait pas. L’air marin lui faisant un bien fou, elle casa bien vite cette pensée dans un coin de sa tête. Pour un mois de décembre, il faisait rudement bon. Même le vent qui soufflait allègrement ne faisait pas échapper la chaleur de ses membres. Victoria sentit alors son portable vibré sous ses doigts, la ramenant un peu plus à la réalité alors qu’elle baissait les yeux pour y voir l’appelant. De suite, un léger sourire vint se plaquer sur son visage tout en relevant la tête vers l’horizon. Enfin, elle se décida à répondre – certainement aurait-il été légèrement vexé qu’elle rejette l’appel, qui sait ? – tout en reprenant sa marche lente le long de la plage.

Fais gaffe, à force de m’appeler trop souvent, tu pourrais vite te retrouver dans ma liste noire. annonce-t-elle, d’un ton ironique.
J’admire ton humour, Victoria. elle imaginait très facilement Neal, faussement désespéré et roulant des yeux de l’autre côté du combiné et cette image la fit sourire un peu plus.
Parait-il que c’est une de mes qualités.
Parait-il, tu as bien précisé. Bon, t’es où ? la jeune blonde laissa planer un moment de silence, pas décidé pour un rond à lui répondre sur le champ. elle s’approchait de plus en plus de port et ses yeux se plissèrent alors qu’elle tentait de reconnaitre une ombre. Vicky ? cette dernière sortit de sa transe d’un geste de la tête, avant de sentir ses traits se crisper.
Je vais rendre une visite à ton ancien pote qui bosse. Je te rejoins après.

Et elle ne lui laissait ni d’autres explications ni le temps de répondre qu’elle avait déjà coupé la communication. Victoria glissa l’engin au creux de sa poche, se dirigeant d’un pas décidé vers l’endroit où se tenait Esteban. Pourquoi fallait-il que cet être gâche le tableau parfait qu’était la plage et le port ? Il n’aurait pas pu se trouver un travail derrière un bureau ou bien pensait-il sérieusement que c’était un endroit stratégique pour repérer les meilleurs poissons ? Il était comme la tâche noire, le défaut imparfait de ce lieu pourtant représentatif d’un havre de paix, de tranquillité, de repos ou de divertissement. Il se dirigeait vers un des nombreux bateaux du port, une lourde charge dans les bras. Victoria arqua un sourcil, franchement pas perturbée pour un sou de voir son visage masqué une certaine douleur. Le visage fermé et le regard sombre, la jeune fille le suivit jusqu’à ce qu’il s’arrête et monte à bord du bateau pour y poser ce qu’il transportait. Quand il se retourna, il peut aisément remarquer que la jolie blonde ne s’était pas gênée pour venir à sa suite afin de se tenir droite devant lui. Victoria pencha légèrement la tête, ses mains de nouveau dans les poches, ses yeux étaient rivés sur Esteban.

VICTORIA : Toi et ton pote Duncan avaient rien trouvé de mieux pour le faire enrager ?
Hey, Esteban, tu nous as ramené de la compagnie ?
VICTORIA : La ferme, abruti. Tu vois pas qu’on parle ?

Ses traits étaient impassibles et sa voix, quasiment banale. Elle n’avait pas aussi le ton mais le timbre se voulait à la fois ironique, moqueur, blasée et désespérée pour lui. Son expression se durcit cependant un peu plus quand un collègue arriva, tapant sur l’épaule d’Esteban d’un geste enthousiasme et rigolant allègrement. Rire qui fut vite stoppé par le regard flamboyant et l’air menaçant de Victoria. Il se renfrogna sur lui-même avant de se diriger vers le pont du port, dans le but de retourner à ses occupations.

J’crois que je vais vous laisser. Vous semblez avoir pleins d’choses à vous dire. Victoria reposa un regard insistant sur le jeune Carson, tout en répondant tranquillement aux paroles de celui qui venait de partir.
VICTORIA : T’imagines même pas.

Forcément, cela était plus adressé à Esteban qu’à son idiot de collègue. Ce dernier était bien trop loin pour l’avoir entendu. La jeune blonde se mordilla la lèvre inférieure avant de se rapprocher du jeune homme jusqu’à se retrouver coller à lui. Rien que par ses gestes lents, trop lents, ainsi que le contraste entre ses paroles et le ton utilisé – des propos secs pour un timbre beaucoup trop doucereux – on pouvait ainsi notamment allègrement le changement radical que Victoria avait connu, ces dernières semaines. A croire qu’être tourmentée, inquiète et perturbée ne la réussissait pas vraiment. Mais elle s’en fichait. Elle qui avait pensé qu’être avec Neal allait changer la donne, mais pas du tout. Elle semblait repousser au plus loin ses limites, en oubliant presque celles imposées par la loi. Mais ça, bien sûr, personne ne le savait et personne ne le saura jusqu’à ce qu’elle en décide autrement. Etant plus petite que lui, Victoria força Esteban à pencher le buste pour qu’elle puisse atteindre son oreille sans difficulté.

VICTORIA : Alors, on s'est bien amusé à s'inventer des relations ? C’est vraiment pitoyable de me faire passer pour la salope de service alors que c’est toi qui possède cette honorable étiquette. Te taper toutes les jolies poitrines du quartier te suffit plus, il faut que tu t’en inventes d’autres ? d’une poigne ferme, sa main vint se nicher dans les cheveux du jeune Carson pour les lui attraper de façon brutale, laissant apercevoir la rage qui pouvait se contenir dans son fort intérieur. Si tu penses valoir mieux que lui, tu es bien loin du compte. chuchota-t-elle à son oreille, tout en tordant légèrement le bras qui retenait la tignasse du jeune homme à son bout, dans le but de le descendre un peu plus et de lui faire un peu de mal. bien sûr, ce n'était que le début mais il était temps de déclarer la fin du jeu.

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Message(#) Sujet: Re: GAME OVER. Lun 30 Nov 2009 - 4:11


    À peine ressorti de l’hôpital, Esteban avait fait énormément de pressions sur son employeur pour qu’il raccourcisse son congé. Esteban ne voulait pas rester chez lui à rien faire, et malgré sa blessure qui prenait son temps à cicatrisé... il avait énoncé qu’il pouvait se rendre utile d’une autre manière que d’être le plongeur. Trainer l’équipement, s’assurer de l’état de la météo, conducteur du bateau…toute tâche qu’il pouvait faire sans trop de difficulté. Sa blessure le gênait dans ses mouvements, mais il n’en faisait guère attention. Quelques grimaces et ci et là, Esteban continuait d’aider ses collègues malgré les inquiétudes de son patron et les recommandations de son médecin. C’était mieux pour lui que de rester enfermer chez lui, à angoisser. Voilà plus d’une semaine qu’il évitait de rentrer chez lui. Il voulait à tout prix éviter de retourner dans sa chambre. Et même s’il s’efforçait de lever ses énormes sacs remplis d’équipements, il avait l’air d’un zombie. Il n’arrivait plus à fermer l’œil la nuit sans revivre ses horribles flashs… Esteban avait réussit à se faire prescrire des somnifères pour pouvoir avoir la chance de récupérer un peu d’énergie à chaque nuit. Le teint pâle, l’air presque malade… Esteban était actuellement, bien loin de celui qu’on avait l’habitude de côtoyer. Il avait ignoré la moitié des appels téléphoniques qu’il avait reçus dans le cours des deux dernières semaines. Presque tout son entourage avait été finalement au courant, et tous voulaient avoir sa version de l’histoire… Esteban était cependant convaincu que la plupart appelait que pour alimenter les rumeurs. Le mois de Novembre avait été révélateur. Ceux envers qui Esteban avait cru voire une quelconque amitié significative avaient démontré que ce n’était en fait qu’une illusion qu’il ne s’était fait. Presque idiot de se rendre compte que le seul véritable ami qu’il possédait était se cher Gabriel McAllister. Ironique non? Nous étions le 15 décembre et Esteban n’osait pas une seconde penser à acheter des cadeaux de Noël, ni à qui il pouvait bien les offrir. Dire que dans 16 jours exactement, Carson apposerait un pied dans le deuxième quart de siècle avec la barre des 26 ans. Quelle idée aussi d’avoir accouché le premier Janvier! Le jour des résolutions, où il n’arrivait à en tenir aucune. Pas étonnant quand on y pensait. Esteban empoigna l’un des nombreuses caisses qu’il s’empêcha de traîner du quai jusqu’au bateau d’embarquement. Souriant faiblement à l’un de ses collègues qui lui indiqua où placer la caisse, il la plaça au bon endroit avant de se retourner pour aller chercher le reste. Tombant nez à nez avec Lapeste Blythe, Esteban s’arrêta une seconde plutôt surpris.


      «VICTORIA : Toi et ton pote Duncan avaient rien trouvé de mieux pour le faire enrager ?
      ▬ Hey, Esteban, tu nous as ramené de la compagnie ?
      VICTORIA : La ferme, abruti. Tu vois pas qu’on parle ?
      ▬J’crois que je vais vous laisser. Vous semblez avoir pleins d’choses à vous dire
      VICTORIA : T’imagines même pas. »


    Peut-être qu’à cet instant il aurait rigolé, ou encore aurait lancé quelque chose d’idiot avant que son collègue s’en aille. Mais il n’était pas du tout d’humeur à supporter Victoria Blythe, ou un autre Blythe. Il trouvait avoir assez encaissé pour un moment à cause de cette fichue famille. Il ne lui manquait plus qu’à se faire détester à vie par Rhys et le compte y était. Il pouvait hors et déjà se considérer comme l’ennemi numéro un de cette famille. C’était si sympathique les relations avec les voisins. Esteban laissa Victoria s’approcher de lui sans rien faire. Il aurait presque pu croiser les bras s’il avait été si arrogant. Il n’attendait que d’entendre le discours qu’elle allait lui faire et ensuite il allait lui dire qu’il s’en fichait et tout le blabla habituel. Quoi? C’était maintenant qu’elle venait le voir à propos des photos et de Neal? Esteban senti la main de celle si s’en prendre à ses cheveux, ce qui était pour elle une très mauvaise idée. Voulait-elle mettre Esteban en colère plus rapidement qu’à l’habitude?


      « VICTORIA : Alors, on s'est bien amusé à s'inventer des relations ? C’est vraiment pitoyable de me faire passer pour la salope de service alors que c’est toi qui possède cette honorable étiquette. Te taper toutes les jolies poitrines du quartier te suffit plus, il faut que tu t’en inventes d’autres ? Si tu penses valoir mieux que lui, tu es bien loin du compte. »


    Esteban empoigna le bras de Victoria et le serra fortement. D’abord il voulait la faire lâcher prise, même si ça impliquait de lui faire de jolies marques sur son poignet. Si tout le monde devait être contre lui, alors il allait être contre tout le monde au lieu de se faire écraser. Victoria tombait plutôt mal pour vouloir lui rendre des comptes. Elle lâcha finalement prise et Esteban la lâcha aussitôt. Il savait qu’il lui avait fait mal. Et alors? Victoria bouillonnait de rage devant lui, mais Esteban aurait pu jurer qu’elle ne s’était pas attendue à une telle réaction.


      ESTEBAN-C’est fini? T’a terminé ta crise de petite fille? Je peux continuer à placer des caisses, ou je dois te faire passer par-dessus bord pour avoir la paix? D’abord tu débarques comme une voleuse chez moi pour me faire du chantage et puis ensuite tu décides de faire ton petit cirque ici? Alors dis-moi, comment tu vas t’y prendre toi?


    Après avoir passé par un Neal qui démolissait sa voiture tout en le tabassant, un Duncan qui le maudirait sans doute pour le reste de sa vie sans compter un Scott qui débarque pour l’assassiner… il se demandait bien à quoi il allait goûter cette fois-ci. C’était presque étonnant de le voir aussi blazé… et fâché.

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Message(#) Sujet: Re: GAME OVER. Lun 30 Nov 2009 - 22:58

On était alors le 15 decembre et malgré ce que tout le monde pensait du mois d'hiver, Duncan n'avait pas froid, il s'en moquait, il avait alors décidé de partir faire un petit surf, justement le vent d'hiver était idéal pour trouver une bonne vague et bien s'amuser pour passer un bon moment avec la nature. Il s'était alors garé non loin du port, il n'était pas non plus devant ne voulant pas croiser Esteban ou quoi, il ne voulait voir personne il attendait que le temps passe voir si oui ou non Panamee l'appelerait pour prendre de ses nouvelles et pourquoi pas lui demander de passer la soirée avec elle et son fils, il était bien en ce moment, même si parfois ce n'était pas toujours facile, même si par moment il pensait que sa vie n'était pas des plus parfaite, mais bon. Il avait alors enfilé sa combinaison avait pris sa planche de surf derrière son 4x4 et avait alors surfer pendant un bon moment profitant, s'amusant et aimant alors son moment à lui, il était ensuite retourné à la voiture et avait alors regarder son iphone, un message de la belle, elle pensait à lui et espérait qu'il passait une bonne journée d'arrêt et surtout qu'il ne faisait pas de bêtise. Il sourit et regarda alors au loin, il vit alors une voiture qu'il connaissait bien, que faisait Victoria Blythe ici ? Et surtout près du port ? Venait elle voir Esteban ? Il fronça les sourcils, se changea rapidement retrouvant alors son jean's, sa chemise et son pull noir, il ne prit même pas temps de mettre une petite veste il s'en foutait il était trop curieux de voir quelques choses qui l'intriguait, il jeta sa planche à l'arrière de sa voiture et s'avança silencieusement vers le port... Il entendit alors la voix de Victoria il avait eu bel et bien raison c'était sa voiture... Mais pourquoi venait elle ici ?
Il se cachait alors derrières des caisses, essayant de capter un moment une phrase bref n'importe quoi de croustillant, il les vit alors enfin, tout les deux sur le bateau, et ce qu'il vit le fit sourire, premièrement parce que la dernière fois qu'il avait vu Esteban ce dernier était dans un lit sans mouvement, il avait été dans le coma suite à un coup de fusil...

Citation :
Flash back : un beau jour alors que Panamee et Duncan passait une bonne matinée à jouer les malades, le téléphone de se dernier avait sonné, il avait été silencieux en répondant rapidement, il n'avait pas dis grand chose et de là c'était entrainé une petite dispute avec la jeune femme. Rien de bien grave étant donné que tout était alors rentré dans l'ordre ensuite, il n'était donc pas aller directement à l'hôpital il avait préféré rester avec Panamee et profiter de leur moment, mais une fois l'heure venu, le soir avant que le service ne ferme ses portes, Duncan avait laché sa belle qui ne pouvait se pointer à l'hôpital de peur de se faire renvoyer, il était alors aller voir Esteban sur son lit de mort, il était entré dans la pièce en prenant bien soin d'être seul avec, non il n'allait pas l'achever, il était alors rentré, l'avait regardé septique, faisait il la comédie comme lorsqu'il était enfant ? Voyant les perfusions et les poches de sang acrroché et relié à son ami non ce n'était pas de la comédie, il souffrait bel et bien, il se mordit alors la lèvre et partit s'asseoir à son chevet... Il avait alors posé son regard sur un Esteban endormit... De toute façon il pouvait dire et faire ce qu'il voulait Esteban ne s'en souviendrait jamais.

_Salut Esteban, je sais que je t'ai dis des sales choses, certes je les pensais mais vouloir ta mort je n'avais pas le droit, tu dois pas mourir, tu m'as trahis et je t'en veux encore, mais... J'espère qu'un beau jour notre amitié perdu reprendra peut être vie, peut être lorsque l'on se retrouvera en maison de retraire, peut être quand nos corps ne répondront plus par nos pulsions...

Il était alors resté un moment seul à le regarder et finit par soupirer, il se leva et posa sa main sur celle d'Esteban.

_Allez ciao, et réveille toi...

Il était alors partit de la chambre et avait quitté l'hôpital il avait fais en quelques sortes ses excuses même si Esteban ne s'en était pas apperçut et s'en souviendrait pas mais au moins il avait fais un pas même si aucune trace ne serait présente.

Duncan se rappela de tout cela, il se mordit la lèvre et soupira, lorsqu'il vit alors Esteban serrer le poing de Victoria ça allait peut être trop loin, ok elle lui tirait les cheveux mais bon... Il se leva de sa cachette et avança alors d'eux restant quand même sur terre, lui ne voulait pas attérir dans l'eau tout habillé. Il se racla alors la gorge et les regarda se retrouner en même temps.


_Vous voulez pas vous en prendre à quelqu'un de votre taille chacuns d'entre vous non ?

Il avait adressé la parole à Esteban mais ce n'était pas pour faire un nouveau pas devant lui, c'était juste pour ne pas que ses deux là finisse par se donner des claques, faire mal à une fille en la tenant par le poignet n'était pas très gentil, ok ce n'était pas un ange enfin il essayait de le devenir petit à petit, mais c'était pas encore gagné. Il savait bien de toute façon qu'en ouvrant la bouche il allait s'en prendre plein la tête mais bon au moins ils arrêteraient de se faire mal l'un à l'autre.
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Message(#) Sujet: Re: GAME OVER. Dim 6 Déc 2009 - 19:06

    Est-ce que vous connaissez l’histoire d’un homme mystérieux et prétentieux qui rencontra la perle rare ? Une fille toujours présente pour cet homme, le soutenant du mieux qu’elle peut et arrivant à calmer ses ardeurs masculine ? Semble t’il qu’il existe quatre couples sur cinq où cette hypothèse se révèle positive. Pourtant, si demain on venait à vous dire que Victoria Blythe et Neal Rowlands sortent ensemble, cela vous étonnerait-il ? Bien sur que non, les nombreux habitants d’Ocean Grove le savait depuis déjà longtemps. Depuis de nombreuses années. Avant même qu’eux, ne le savent. Quand ses deux enfants étaient haut comme trois pommes, à se chamailler sans cesse. A courir dans les jardins en ruinant les potagers de nos pauvres retraités qui leurs couraient derrière difficilement en tenant une canne. Mais quand on y réfléchit ne serait-ce qu’un petit peu, ce couple n’est probablement pas le plus surprenant. Tant il a toujours été très protecteur envers elle, au point de se battre avec quiconque cherchant des noises à la jeune fille, qui se calfeutrait bien souvent contre le jeune homme, naïve et peureuse. Il y avait de quoi, après tout, quand on est gosse, on est jamais très tendre ! Et Neal avait de suite choisi cette alternative de répondre à tous les coups permis. Il aimait finalement se battre, pour que en devienne un terrain où il gagnait si souvent. Avec notamment ses deux amis de toujours, Esteban Carson et Duncan Thomas. Alors bien sur ses quatre personnes ont toujours été quelque part proches. Malgré que Neal montrait son mécontentement envers Esteban, il n’en a jamais trop dis, préférant finalement cette alternative pour pouvoir le surveiller de plus près. Il pensait que ça protégerait Victoria aussi. Et puis il ne voulait pas se mettre à dos Duncan et ne connaissais pas la réaction de ce dernier si il lui imposait de choisir. Alors Neal a grandis en apprenant à se taire, bien qu’avec Esteban, une guerre s’était déclenchée. C’était au plus têtu, au plus bagarreur, au plus provocateur. Finalement, c’était au plus joueur des deux. Quelque part et même si Neal pense le contraire, il pense qu’une partie de lui restera attachée à Esteban. Et peut-être que la haine qui se ligue entre les deux camps lui permet de ne pas effacer cette blessure profonde. Il faut bien s’attacher à quelque chose pour continuer de vivre, et si il se rattachait à la haine pour continuer de voir Esteban dans sa vie, alors on ne pourrait jamais lui en vouloir. C’était une façon comme une autre de lui montrer un amour. Un amour rempli de haine

    La dernière conversation entre Duncan & Neal remontait à quand déjà ? Assis dans sa voiture, le jeune Neal n’était très certainement pas très attentionné à ce qu’il se passait autour de lui. Et sans savoir la raison, il pensait en ce moment même à son plus vieux et fidèle ami : Duncan. Il avait toujours été la pour le soutenir, lui permettre de s’évader un peu. De n’importe quelle façon, il avait toujours réussi à tirer Neal loin de chez lui, à le faire sortir et rire. Il était bien loin ce temps. Désormais il fallait faire place à une haine certaine, à un mépris que tous les deux ne pouvaient que constater. Duncan lui reprochant d’être parti sans donner de nouvelle, l’autre préférait prendre du recul en l’ignorant comme si ils n’avaient jamais rien partagé. Neal a toujours eu un mal fou à accepter l’aide des autres, à accepter l’amour ou l’attention qu’on pouvait lui porter. Il préférait qu’on le laisse dans son coin plutôt que de devoir affronter la simple réalité : il était apprécié. Peut-être est-ce du parce qu’il a vécu dans la crainte toute sa vie, garder toujours un œil sur l’étranger pour ne jamais être déçu. En faites, Neal n’en savais strictement rien, si ce n’est que son père l’a toujours enfermé dans une bulle bien trop protectrice à ses yeux. Lui qui voulait son indépendance très jeune, pensant qu’on voulait l’étouffer. Ce fût la raison pour laquelle sa crise d’adolescence fût arrivée très jeune et toute la rébellion qui allait avec. Enfin, le jeune homme se rappela de la dernière visite des mousquetaires - auquel il ne pu s’empêcher de soupirer en y repensant. Il n’y trouvait pourtant aucun remord possible, ni une envie que ce groupe mythique se reconstitue - du moins, il ne se l’était jamais avoué. Pour être honnête, il ne savait pas si il aimerait refaire surface avec ses deux anciens amis, après tout cette amitié appartient au passé et au jour d’aujourd’hui, il trouvait ça parfaitement bien. Il y aurait probablement des tas d’ennuis qui découleront si jamais il accepter de reconstituer le groupe. D’ailleurs quand Esteban était venu le voir en avril pour le lui proposer, Neal n’avait pas fais attention à sa façon de lui répondre. Il avait forcément allumer la brèche. Puisque les semaines qui ont suivie, la guerre entre eux avait tant fais parler. Même Duncan détestait Esteban et probablement d’ailleurs qu’il ne connaît pas encore toute l’histoire. Enfin, trêve de souvenir, le jeune homme se gara devant la maison des Blythe, sortant alors de la voiture, il alla sonner à la porte. Il aurait été gamin, il aurait escalader sûrement jusqu’à sa fenêtre, tel un Roméo. Rhys vînt lui ouvrir après facilement une vingtaine de secondes plus tard. Pour finalement lui avouer d’un ton méprisant. « Victoria n‘est pas encore rentrée. & ne cherche pas, elle n‘est réellement pas là ! » Si il lui avait rétorqué cette phrase, c’est parce qu’il n’y a pas si longtemps, ils se sont une nouvelle fois battus. Rhys n’avait pas voulu le laisser entrer et Neal avait perdu patience. Qu’importe, Neal lui rendit un regard dès plus noir et provoquant, avant de faire demi tour en serrant les poings. Il était aussi tendu qu’un piquet, montant dans la voiture, il posa ses mains contre son volant, soupirant difficilement, tant il aurait envie de retourner dans cette maison et lui filer deux baffes. Mais il prit son portable, où victoria lui répondit. Ce qui le détendit malgré tout. « Vicky ? Et oh, Victoria… » Mais la jeune femme avait raccrochée. Il n’avait pas très bien compris le sens de sa dernière phrase. Et avait bougonné dans sa barbe mais avait comprit l’essentiel : elle était au port. Avec qui déjà ? Esteban Carson. Il sentait cette histoire pas très bonne mais il se devait d’y aller. Roulant à une vitesse largement au dessus de la limitation, il s’en fichait bien. Quand finalement, il aperçu son amie - petite amie, bien qu’il avait encore du mal à se faire à cette idée - non loin de ce crétin de Carson, ses membres venaient de se raidir à nouveau. Avançant d’un pas décidé vers le groupe - de trois personnes apparemment ? - il dévisageait Carson en arrivant à hauteur du pont.

      « Recule toi, Carson ! S‘approcha-t-il d‘eux en tenant la planche en bois, l‘air menaçant. »

    Et avec tout ce qu’avaient vécus Neal & Esteban, ce dernier devait savoir que son ancien ami n‘hésiterait pas une seconde à le frapper avec cet objet - qu‘il avait récupérer sur le sol en venant. Alors qu‘il le regardait, un sourire en coin apparut sur les lèvres de Esteban - visiblement amusé que toute la petite famille soit au complet, comme autrefois… Pourtant Neal avait doublé Duncan sans mal et s‘était arrêté à hauteur des deux jeunes autres personnes, en dévisageant Carson du regard. Il avait désormais la preuve que les mousquetaires étaient totalement terminés. Eventuellement, faire équipe avec Duncan le dérangerait pas tant que ça - bien qu‘il n‘avait pas réfléchit à cette hypothèse - mais pour ce qui était avec Este, c‘était totalement du passé. Et il était content que ça le soit ! Attrapant le bras de Victoria, il la tenait comme si il avait peur qu‘elle retente à nouveau quelque chose. Si il était bagarreur, il n‘était pas non plus suicidaire et connaissant Esteban, il valait mieux prévenir que guérir. Surtout qu‘Esteban ne ferait jamais le poids contre Neal, si ils venaient à se battre… Pourtant, il était raide comme un piquet, et attendait une réplique du jeune Carson. Il se préparait donc non seulement à encaisser un coup mais aussi à le lui rendre !
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Message(#) Sujet: Re: GAME OVER. Mer 9 Déc 2009 - 21:44


« C’est fini ? T’a terminé ta crise de petite fille ? Je peux continuer à placer des caisses, ou je dois te faire passer par-dessus bord pour avoir la paix ? D’abord tu débarques comme une voleuse chez moi pour me faire du chantage et puis ensuite tu décides de faire ton petit cirque ici ? Alors dis-moi, comment tu vas t’y prendre toi ? » Victoria aurait bien aimé résister. Mais, à supposer que cette injustice existe depuis l’éternité, Esteban était doté d’une certaine force qui dépassait celle qu’elle pouvait avoir. Il n’avait rien d’étonnant d’avoir vu son visage se crisper sous les picotements provoqués par l’emprise du jeune homme. Le léger cri avait été surtout de surprise – après tout, n’avait-elle pas connu pire qu’un simple empoignement de poignet ? Elle pesta brièvement tout en reculant d’un pas, laissant son bras s’échapper brutalement de ses doigts. Pour quelqu’un qui semblait sortir de l’inconscience, Esteban n’en manquait pas moins de force. Il avait d’ailleurs une moue à la fois blasé mais aussi, très énervé. Comme si la jeune fille avait touché une corde sensible. Mais elle ignorait présentement quoi. Cependant, ce n’était pas forcément son intérêt du moment de savoir pourquoi il était énervé. Elle s’en fichait royalement, tout comme elle se fichait bien du regard noir que pouvait lui lancer Carson et qu’elle ne quitta pas un seul instant. Elle ouvrit la bouche pour répliquer à l’atteinte qu’il venait de lui faire mais elle fut vite interrompue par une autre voix, une tierce personne, qui venait parasiter une fois de plus le semblant de conversation qu’elle voulait avoir avec l’abruti qui se tenait devant elle. « Vous voulez pas vous en prendre à quelqu'un de votre taille chacun d'entre vous non ? » Victoria ne prit pas garde à la phrase aussi stupide qu’idiote de l’arrivant – dont elle reconnaissait très bien la voix. Surtout que, quelques secondes après, une voix qui aurait eut aussitôt fait de la calmer résonna à travers le port. « Recule-toi, Carson ! » Se regardant comme deux chiens de faïence près à se bondir dessus, Victoria ne réagit pas quant aux deux intervenants. Si elle pouvait, certainement qu’elle tenterait de finir le travail qu’avait tenté de commencer Scott. Ce n’était jamais l’envie qui manquait quand elle voyait Carson. Jamais. Ce n’était même plus de la simple animosité vis-à-vis d’une certaine lassitude face à un comportement plus qu’agaçant. Ce n’était plus un jeu, ni un petit écœurement. Les pensées de la jeune Blythe la dépassèrent entièrement. Et on pourrait même concevoir qu’elle pensait un peu trop. Mais le comportement de Carson, et aussi de Thomas, avait eut le chic de la mettre en dehors d’elle-même, même si cela ne se voyait pas forcément extérieurement. Tentant de garder un minimum de self-control sur ses actions, Victoria réagit brièvement qu’à l’emprise de la main de Neal autour de son bras. Elle grimaça légèrement ; non pas qu’elle soit mécontente de le voir mais elle se jugeait suffisamment apte à se défendre d’elle-même. Cependant, elle fit comme si rien n’était et continua à insister sur le regard d’Esteban.

Parce que s’inventer une relation de cul en venant me prendre des photos en guise de preuve, tu crois que c’est plus digne, peut-être ? Ou à moins que c’était pour pouvoir mieux te soulager quand t’avais aucune pétasse sous la main ?

Sa voix était purement mauvaise et plutôt basse, presque sifflante. On avait l’impression qu’elle crachait ses mots avec une dose de haine incroyable. Elle n’y allait pas forcément dans de la dentelle mais elle n’en avait que faire. Au stade où ils en étaient, la courtoisie, le second degré et la politesse avaient-ils encore leur place ? Certainement que non. En tout cas, Victoria avait décrété qu’Esteban ne méritait même pas un tiers de respect qu’on pouvait fournir à un animal. Et il était bien connu que les Blythe n’étaient pas forcément des amateurs de calme et de paix entiers à très longue durée. Et pourtant, la cadette réussissait à garder un sang aussi froid que possible. S’emporter maintenant ne servirait strictement à rien. Durant son discours aussi morose que froid et haineux, la jeune fille avait tenté de s’approcher une nouvelle fois mais Neal l’y empêcha. Elle se mordilla la lèvre, furieuse, comme une gosse ne pouvant pas atteindre l’objet qu’elle souhaitait. Après tout, la métaphore était assez représentative. Si elle pouvait faire goûter de ses pieds et de ses poings à Carson, certainement qu’elle croirait que le Père Noël existe. Alors, elle se retourna pour s’adresser à une personne qu’elle ne pensait pas fort si vite et maintenant mais qui tombait à pic – finalement, même si le Père Noël n’existait pas, la magie qui allait avec était peut-être présente ? Victoria plissa les yeux.

Et toi, pourquoi tu ramènes pas ton joli cul d’hypocrite, histoire qu’on cause entre bons et loyaux amis ? Tu te juges peut-être supérieur à nous ?

Contrairement à Esteban, le timbre prit était plus clair, plus ironique. Mais certainement plus méchant vis-à-vis de Duncan. Après tout, jamais elle n’avait connu de réels problèmes, avec lui. Il s’amusait aussi à la taquiner – à croire qu’ils s’étaient chacun fait passer le mot et qu’ils avaient tous leur propre méthode pour y parvenir – mais Victoria l’avait toujours porté une estime assez propre, le considérant comme un ami. Désillusion, tromperie et mensonge. Et elle trouvait cela encore plus lâche de sa part de rester de l’autre côté, tout en osant intervenir quant à leurs positions de force. La jeune Blythe eut un soupir agacé tout en ôtant sèchement son bras de l’emprise de son petit-copain – notion encore assez perturbante mais non loin d’être désagréable.

Et puis lâches-moi, Neal, bon sang. J’ai plus dix ans.

Effectivement, Victoria n’était plus exactement comme la gamine qui trainait parfois avec eux, surtout parce qu’il y avait Neal, d’ailleurs. Et, évidemment, elle ne voulait pas être méchante envers lui. Cependant, ses nerfs lui tapaient bien trop dans les tempes, sa voix étant alors plutôt sèche mais assez calme à l’adresse du jeune homme. L’étudiante avait certainement pas pensé, en agitant l’un, elle attirerait immédiatement les deux autres dans ce qu’elle considérait comme une simple discussion de règlement de compte.

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Message(#) Sujet: Re: GAME OVER. Mar 15 Déc 2009 - 2:49


    « Vous voulez pas vous en prendre à quelqu'un de votre taille chacun d'entre vous non ? » Son visage avait complètement changé alors que la voix de Duncan venait à rompre leur échange. Effectivement, Esteban aurait considérer que l’attaque de Victoria et sa propre riposte tenait d’un échange mutuel de bons procédés. Car, il allait sans dire que c’était le genre de procédés qu’ils avaient l’habitude de partager. Confus de retrouver Duncan derrière Victoria, la méfiance s’empara de lui alors qu’elle s’amplifia à l’arriver de Neal. «Recule-toi, Carson!» Debout face aux trois personnes, Esteban était déterminé à ne pas bouger d’un poil. Il n’était pas celui qui avait amorcé le duel, et quelque chose lui disait que la situation était loin d’être terminée. L’ignorance semblait être la meilleure arme pour le moment, sachant que Neal laisserait Victoria se déverser sur lui. Victoria était bien trop fière pour laisser Neal passé devant elle et tout régler à coups de poings. Mais Neal semblait avoir un avantage. L’arme qu’il avait dans ses mains ne disait rien qui vaille. Étonnamment, pour une fois, Esteban se dis qu’il avait intérêt à réagir plus calmement que d’habitude s’il ne voulait pas se retrouver de nouveau dans la même chambre d’hôpital pour des raisons similaires de celle de Scott Matthews. «Parce que s’inventer une relation de cul en venant me prendre des photos en guise de preuve, tu crois que c’est plus digne, peut-être ? Ou à moins que c’était pour pouvoir mieux te soulager quand t’avais aucune pétasse sous la main ?»


      -T’as raison, l’inconvénient c’est que tu crois te situer au dessus d’elles… alors qu’en fait t’es pas mieux qu’elles.


    Pour le tact on révisera. Esteban était assez énervé pour ne pas prendre conscience de ses paroles et de se rendre compte que tout ce qu’il faisait était de rajouter de l’huile sur le feu. Comment pouvait-il agir autrement alors qu’il avait soudainement l’impression d’être assai de tous les bords et de tous les cotés? Bien que Victoria lui jeta un regard rempli de haine, Esteban remarqua rapidement qu’elle s’en prenait à Duncan aussi. S’ils n’avaient pas eu leur différent quelques semaines auparavant, Esteban n’aurait eu aucun mal à tout prendre sur son compte. Sa marge de crédit restait jusqu’à maintenant sans limite. Mais la situation était très différente, depuis qu’ils avaient laissé leur amitié de coté et s’étaient ignorés. Le revoir ne l’enchantait aucunement, ni aucun d’entre eux. Il ne voulait pas penser à Heaven qui avait trahis leur liaison, ni à quel point Duncan s’en était senti blessé… ni encore combien Victoria pouvait se sentir face à la blague qu’il avait organisé pour mettre Neal hors de lui. Le résultat avait été très agréable, mais tout commençait à s’orienter vers quelque chose de désagréable. Idiotement peut-être, bien qu’il était certain que ça n’arrangerait aucune des choses… Esteban ouvrit la bouche pour coupé court Duncan qui se défendait contre une Victoria en furie.


      -C’était mon idée et seulement mon idée. Duncan en a rien su avant que Neal ne l’aille découvert, maintenant que l’on sait que t’es complètement furax...ça vous dirais de partir maintenant histoire que je puisse bosser?


    Oui, il avait défendu Duncan sans pourtant lui jeter un coup d’œil. Ça n’en valait pas la peine. Exaspéré et énervé… tout ce qu’Esteban demandait s’était la paix. Contrairement à d’habitude, il n’avait pas envie de se battre ni d’aucune confrontation directe. De toute manière, il n’était pas en état de se défendre. Si Neal voulait l’assommer avec cette planche de bois, il réussirait sans grand mal. Attaqués de tous les fronts, seul contre les trois… Esteban pouvait finalement réaliser que plus rien ne serait comme avant. Les petits gamins avaient grandis. Pour le meilleur… ou pour le pire.
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Message(#) Sujet: Re: GAME OVER. Mar 22 Déc 2009 - 21:43

Duncan avait alors vu arrivé Neal comme un preu chevalier sauver sa belle, il soupira et baissa la tête pour masser sa nuque, c'était toujours du beau n'importe quoi tout les trois, les trois mousquetaires ne referont alors plus jamais surface c'était mort et enterré, il était fini le temps ou chacun était plus ou moins à la même hauteur, là c'était différent c'était des hommes et chacuns avaient forgés leurs personnalités, Neal était alors partit loin de tout cela, se construire sans personne, sans Esteban ni Duncan, et les deux autres avaient alors continuer leurs vies, se rejoignant de temps en temps même si le départ avait été dur Duncan pensant qu'il était plus attaché à Neal qu'à Esteban il avait eu du mal à voir ce dernier sans la présence de Neal, car il ne pouvait le voir sans penser à Neal et lui voulait totalement tourner la page sur cet idiot qui avait fui sans donner signe de vie à ses amis, qui pour lui était tout ce qu'il y avait de plus important, car qui arrivait quand un soucis se passait chez l'un d'eux ? Qui lachait tout pour courir voir ses potes ? Duncan courrait toujours voir ses amis, quitte à planter un bon coup, une belle gosse, un job aussi, il était prêt à tout pour l'amitié, mais là tout était bel et bien différent.

Duncan regarda alors Esteban et Neal se tenir tête du regard, ça n'avait pas changé, ils faisaient toujours les deux pachas, et Neal protégeant alors Victoria, il ne put que croiser les bras et s'appuyer contre un contenaire, tout en s'allumant une clope, lui restait à l'écart il s'en foutait, il avait voulu voir pourquoi Victoria & Esteban se prenaient la tête voulant peut être même stopper Esteban au cas où il déconne, et voilà qu'il se retrouvait à l'écart, Neal ne l'ayant même pas remarqué comme d'habitude, il était lassé de tout cela, c'était pas le moment de se prendre la tête avec toutes ses histoires il en avait assez des siennes pour encore s'occuper de celle des autres...

Il avait alors décidé de se faire la malle quand il entendit alors Victoria s'adresser à lui, il se tourna et soupira alors à l'entente de ses paroles.


Et toi, pourquoi tu ramènes pas ton joli cul d’hypocrite, histoire qu’on cause entre bons et loyaux amis ? Tu te juges peut-être supérieur à nous ?

Il ne put que sourire légèrement à l'entente du compliment de Victoria, il avait toujours un beau cul alors, elle le trouvait toujours mignon, même si la suite des paroles de Victoria avait plus tendance à l'énerver qu'autres choses il la regarda alors et soupira en lui lachant.

_Mais bien sûr oui je suis supérieur à vous, t'as rien compris à la vie Victoria, on est ni de bons amis, ni des loyaux ok ? On est rien, plus rien nous rattache tu pensais quoi ? Qu'on allait rester ensemble toute notre vie ?

Il avait laché ça dans un élan de méchanceté de rancoeur également, de la rancoeur contre Esteban il ne digérait toujours pas ce qu'il s'était passé et alors que c'était Victoria qui l'avait interpellé le voir qu'il agressait la jeune fille à la place de dire tout cela au vrai concerné!
Il regarda alors légèrement Esteban du coin de l'oeil, et alors qu'il dévia le regard quelques secondes après, Victoria s'en prit au tour de Neal, c'était fort, la jeune femme était tellement énervée qu'elle s'en prenait à tout le monde même à son protecteur.

Et contre toute attentante, alors que Victoria semblait hors d'elle, s'en prenant au trois hommes, que Duncan venait de tout lancer à Victoria et qu'il allait continuer à nouveau reprenant alors la parole Esteban se mit à parler, le coupant alors, la première réaction de Duncan fut alors de soupirer, Esteban était forcement obligé de faire le beau et de le couper il avait vraiment marre de ses soit disant potes, c'était tous des idiots finis... Bon lui aussi certes mais passons!


-C’était mon idée et seulement mon idée. Duncan en a rien su avant que Neal ne l’aille découvert, maintenant que l’on sait que t’es complètement furax...ça vous dirais de partir maintenant histoire que je puisse bosser?

Voilà ce que venait de dire Esteban en coupant alors Duncan, il fronça alors les sourcils, tirant sur sa clope pour paraitre moins interloqués par les paroles de son 'ami', il venait alors de le défendre ? Malgré tout Esteban avait il un coeur ? Regrettait il ses actes ? Ah ça Duncan était sûr que non mais voilà, il ne comprenait pas pourquoi du coup Esteban venait de prendre sa défense alors qu'ils ne se parlaient plus, il entrouvrit la bouche pour parler mais rien ne sortit, il était septique et attendait uniquement le coup de poignard que Esteban lui tendrait sûrement dans le dos... A moins qu'il essayait de le récupérer enfin, de se faire pardonner.
Duncan ne rajouta rien car il ne voulait pas que Neal s'énerve à nouveau les derniers fois qu'il l'avait vu ça s'était mal passé et pis il avait eu des échos sur les évènements passé avec la voiture d'Esteban et tout ça alors il ne voulait pas se battre contre lui de toute façon il n'avait pas le moral pour faire ce genre de chose.
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Message(#) Sujet: Re: GAME OVER. Ven 25 Déc 2009 - 10:57

    Enfin le verdict sonna, tant pour Victoria que pour Neal. Quand le jeune homme reçut les fameuses photos, les coupables avaient oubliés de mettre leurs noms et adresses. Ou plutôt ils avaient oubliés volontairement. Il était évident, non seulement pour eux, comme pour Neal que le jeune homme aurait tout fais pour retrouver la personne pour lui démonter sa cervelle. Ainsi de laisser ce plan foireux anonyme n’était certainement pas une chose involontaire. Et si il avait été en doute durant quelques heures, il ne lui avait pas fallu plus de vingt quatre heures pour connaître l’identité des personnes concernées. Aussi, ce fût la raison pour laquelle il y croyait dur comme fer. Ne se vouant finalement qu’à une méprisante envie de vengeance. Qui serait assez bête pour faire des photos truquées et les envoyer directement à un homme arrogant et particulièrement colérique ? Qui plus est, avec le texte accompagnant les clichés, la personne était obligatoirement l’une de ses connaissances. Ou pire l’un de ses meilleurs amis. Néanmoins employer ce mot reste peut-être relativement déplacé parce que le jeune homme n’est pas connu pour avoir des amis et être facilement touché par une quelconque tromperie. Si ce n’est, éventuellement son ego. Lui-même fait preuve d’une certaine lâcheté les concernant. Comme partir du jour au lendemain sans même leur en parler et ce, durant des années sans donner signe de vie. Ou encore embrasser la copine d’un de ses amis proche, le provoquer et finalement le laisser tomber quand il va au plus mal. Neal restait malgré tout sur sa défensive, observant surtout les faits et gestes de Esteban plus que des deux autres. Il ne se méfiait pas tellement de Victoria, si ce n’est un des gestes éventuels, trahissant une peine et une colère accumulée. Malgré le fait qu’ils sortent ensemble depuis quelque jours, et qu’ils réussissent peu à peu à se remonter le moral, il n’empêche pas moins qu’ils restent plus ou moins fragilisés par un passé qui ne peut s’effacer facilement. ‘‘ Parce que s’inventer une relation de cul en venant me prendre des photos en guise de preuve, tu crois que c’est plus digne, peut-être ? Ou à moins que c’était pour pouvoir mieux te soulager quand t’avais aucune pétasse sous la main ? ’’ Le jeune homme n’était pas spécialement concentré sur Victoria, pourtant il écoutait attentivement ce qui se passait autour de lui - comme si il cherchait à faire sa propre analyse. Il ne voulait donner raison ou tord à aucun d’eux, prétextant que c’était lui-même qui devait rendre ses comptes, et non Victoria qui devait le protéger. Pourtant, à voir d’un point de vu externe, c’était ce qui se passait. C’était la raison pour laquelle, il tenait la jeune femme fermement. Afin qu’elle n’aille pas trop loin, qu’elle ne se jette pas dans la gueule du loup sans aucune défense. Il était en quelque sorte ses arrières et n‘aurait aucun mal à saigner Esteban, si il s‘en prenait à elle ! Sa main saisissant le bras de Victoria, il l‘enveloppa d‘une douceur mais d‘une fermeté flagrante. Celle-ci s‘en mordilla même les lèvres, tant ça l‘embêtait plus qu‘autre chose. Pourtant elle n‘avait rien à faire ici, tout comme lui. Mais elle ne semblait pas vouloir partir de ce port, ce qui fit soupirer d‘exaspération Neal, qui pourtant ne baissait pas son regard de celui d’Esteban. ‘‘ Et toi, pourquoi tu ramènes pas ton joli cul d’hypocrite, histoire qu’on cause entre bons et loyaux amis ? Tu te juges peut-être supérieur à nous ? ’’ Victoria s’était retournée vers Duncan, tout en continuant la carte de la provocation. Neal retenu bien davantage son bras, même si elle ne cherchait pas au fond à avancer vers lui. Ce n’était pas le fait de devoir affronter plus l’un des deux garçons qui le freinait mais plutôt la diversion qu’éventuellement Carson pourrait profiter. L’un d’eux viendrait à se bagarrer avec Neal, pendant que l’autre s’en prendrait à Victoria et ça c’était impensable. Voila pourquoi il tentait de mesurer chaque fait pour pas qu’elle se retrouve à dos de l’un d’entre eux. Au pire, si un des deux s’attaquerait à elle, il voulait avoir le temps de rétorquer. Mais il n’était pas certain d’y arriver pour autant. ‘‘ Et puis lâches-moi, Neal, bon sang. J’ai plus dix ans. ’’ Le jeune homme n’avait jeté aucun regard vers elle, ni même il ne s’était rebellé. Il n’avait trouvé la force que de resserrer davantage l’étreinte autour du bras de Victoria. Lui prouvant ainsi, qu’elle ne pourrait pas se détacher de son étreinte aussi facilement qu’elle n’y avait pensé. Sans même qu’il ne lui parle, elle savait bien ce qu’il pensait de toute cette histoire. Et ce n’était certainement pas à elle de s’en mêler ! Aussi ce fût pourquoi, il tentait de l’écarter d’une moindre bagarre qui pourrait éclater. Car cela semblait évident à ses yeux. ‘‘ Mais bien sûr oui je suis supérieur à vous, t'as rien compris à la vie Victoria, on est ni de bons amis, ni des loyaux ok ? On est rien, plus rien nous rattache tu pensais quoi ? Qu'on allait rester ensemble toute notre vie ? ’’ Le jeune Rowlands n’avait pas détourné son regard vers lui, préférant soupirer par exaspération plus qu’autre chose. Mais il n’avait pas non plus envie de détourné ses yeux noirs de ceux de Carson qu’il se méfiait plus que personne pouvait le faire. Il était évident que Neal est un homme d’une protection sans faille - tant par son observation calculée et à la fois malsain de scruté ses ennemis. Il avait été pour sur, un allié de taille pour ses deux anciens compères, il fût un temps. Aujourd’hui ce ‘don’ - si on peut l’appeler ainsi - ne servirait plus qu’à sa petite amie. Une chose évidente, ils le connaissaient probablement aussi bien que Neal se connaissait. Et ils savaient combien ses constatations pouvaient être fatales. D’une nature curieuse, son regard était toujours à l’affût d’un moindre geste, et la rapidité de son analyse lui valait au moins la précision de sa défense. Il avait serrait les poings mais ne disait néanmoins rien de ce qu’il pouvait penser. Il restait d‘une nature silencieuse, prêt à enfoncer le clou quand ce sera son tour. ‘‘ C’était mon idée et seulement mon idée. Duncan en a rien su avant que Neal ne l’aille découvert, maintenant que l’on sait que t’es complètement furax... ça vous dirais de partir maintenant histoire que je puisse bosser? ’’ Neal qui avait tenu jusque la son morceau de bois fortement en main se brisa en deux sous la force de la contraction de son bras. Il lâcha également l’emprise de Victoria. Mais elle n’en avait pas profité pour sauter sur son nouvel ennemi, ne sachant pas très bien ce qui arrivait désormais à Neal. Néanmoins, il n’avait nullement baisser le regard ou ne trahissait aucune émotion ou aucun mépris plus qu’il n’en avait eu jusque la. Il restait plus ou moins de marbre, cependant que le bruit sourd de la branche avait réussie à tout foutre en l’air. L’étreinte de sa main se desserra sans même qu’il ne la maîtrise et le morceau de bois s’échappa de son emprise pour venir se ramasser sur le bateau et se brisa à nouveau. Il n’avançait pas, ni même ne reculer. Duncan et Victoria, n’existaient à vrai dire plus vraiment à ses yeux, du moins il ne leurs jeter aucun regard, aucun signe. Aucune alerte. Il aurait pu à cet instant, perdre l’équilibre et se laisser tomber en arrière, seulement à cause de la ‘confession’ de Esteban Carson. Pourtant il savait ce qui s’était passé, du moins il le devinait. Il se rappelait aussi combien d’avoir attaquer la décapotable rouge devant les yeux effarés de son conducteur - Carson - lui avait procuré une nouvelle sensation. Il n’avait pas ressenti cette sensation de puissance et de gloire depuis plus de sept ans. D’une certaine manière, ça lui avait rappelé les coups bas et la désinvolture des mousquetaires. Mais se jeter à corps perdu sur son ancien ami lui paraissait bien trop facile, et cela conviendrait à Esteban de rendre les coups sans morfler davantage, tout en jouant la carte de l‘homme blessé et atteint. Après un instant de silence, l’atmosphère s’était largement plus refroidie et Carson avait finalement détourné entièrement son regard sur Neal, se préparant sûrement au pire. Mais rien ne venait, arquant un sourcil; il semblait avoir un sourire aux lèvres, prouvant ainsi sa débilité profonde. Enfin Neal se redressa entièrement, répondant à un sourire inévitablement sarcastique, il s’adressa à son jeune ancien ami, détachant chaque mot d’un air odieux et méprisant à souhait.

      « Ton travail consiste en quoi ? Dit-il d‘un ton calme, déplacer ses caisses ? Ajouta t’il en pointant deux - trois caisses posées à même le sol. »

    Il avança d‘un pas certain, passant entre sa petite amie et son pire ennemi - n‘attachant plus aucun regard à ce dernier avant de porter à son tour la caisse en question. C’était celle que le jeune homme lui-même avait transporté jusque sur le bateau. Et Neal ne se doutait pas un brin que ce qu’il faisait allait très certainement être mal prit par le jeune homme lui-même ! Un pas, puis un autre - il se retrouva aussitôt près de l‘eau. Neal laissa tomber la lourde caisse, qui au contact de l‘eau ne fît qu‘un plouf’ alors qu‘il la regardait flottait un court instant. Il glissa ses mains dans ses poches, un sourire narquois aux lèvres avant d’affronter les regards des trois autres personnes, médusés par le geste franc de Rowlands. Il n’avait ni peur ni crainte de reproches. Contrairement à Duncan, le jeune Rowlands n’aurait aucune honte à rendre les coups ou à se battre. Néanmoins, il ne commençait pas la bagarre et il restait malgré lui, fidèle à un statut diplomate mais pourtant provocateur.

      « On va pouvoir parler maintenant, Carson ! Ajouta-t-il, l’air de rien. »

    Neal était d‘un calme et d‘une sérénité à en couper le souffle. Il avait devant ses yeux l‘homme qu‘il haïssait le plus et dont depuis petit, il s‘en était toujours méfié. Esteban n‘était encore qu‘un gosse, même si il est le plus vieux des trois hommes et Neal ne pouvait pas lui en tenir rigueur. Il pourrait très bien tourner la page, vouloir passer à autre chose. Enfin vivre son idylle en paix et attaquer seulement si l’un des deux hommes refont une nouvelle fois surface. Et pourtant, il ne le faisait pas. Il n‘avait plus envie de perdre son temps, pas envie de donner une seconde chance. Néanmoins, même si il cherchait à passer outre, il ne pouvait penser à la vengeance que Esteban avait amplement mérité. Depuis son retour, il avait été franc avec Esteban, lui demandant de tirer en quelque sorte un trait sur cette éventuelle amitié qui s’était à nouveau tracé dans son imagination. Tracée telle une route que Carson semblait vouloir suivre, pour retrouver cet âme de grand enfant, comme ils avaient étés autrefois. Cependant, Neal n’en avait jamais mesuré les conséquences et les effets qu’engendrerait son retour. Pour lui, tout était clair depuis le début et il n’en avait pas démordu durant la première entrevue avec les deux jeunes garçons. Il ne changerait absolument pas d’avis. Et Esteban avait chercher du réconfort chez Duncan - mais ce dernier avait seulement avouer que pour sa part, il voyait l’avenir sans la consolidation des mousquetaires. Voila un point commun entre eux qu’Esteban se serait probablement bien passé ! Peut-être est-ce par respect envers son ego ou son masochisme. Aussi peut-être à cause de la douleur et de la détresse qui l’avait semble t-il éveillé durant des mois. Qu’importe, Neal s’était fais un allié. Esteban était en désaccord.

      « Je pense que tu t‘es bien foutu de ma tête ses dernières semaines pour qu‘enfin je puisse jouer à mon tour, tu ne penses pas ?! Admit-il alors que ses yeux rayonnaient d‘une moindre provocation. »

    Neal s‘était précipité sur Esteban, l‘employant alors par le col tout en l‘obligeant à reculer. Neal avait toujours ce qu‘il voulait, et si il fallait qu‘il empoigne la force, il aurait aucun mal. C‘était d‘ailleurs chose faite. Quand son jeune ‘ami’ toucha le mât du bateau, Neal y trouva une résistance auquel, il s’était toutefois attendue. Soupirant à plusieurs reprises, il aurait sûrement tenu à le basculer par-dessus bord afin de l’envoyer valdinguer dans la caisse qui commençait à se remplir d’eau. Mais il s’était toutefois retenu, grâce à un miracle venu de nulle part. Pour sur, il maudissait Esteban autant que Duncan. Et il n’attendait pas d’excuse de sa part ou d‘explication. Juste de quoi pouvoir prendre sa revanche. Neal le menaçait d‘un regard hautain et méprisant, alors que Victoria s‘était elle-même rapprochée d‘eux, tout comme Duncan. Il chercherait peut-être à les séparer, mais Rowlands tenait son ‘collègue’ fermement, tentant une nouvelle fois de l‘étrangler sous la pression de ses doigts dans le cou du jeune homme. Il s‘était lui-même déjà retrouvé dans cette posture, quelques mois auparavant. Et pour être honnête, il n‘y trouvait aucun remord.
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Message(#) Sujet: Re: GAME OVER. Dim 27 Déc 2009 - 15:02


« T’as raison, l’inconvénient c’est que tu crois te situer au dessus d’elles… alors qu’en fait t’es pas mieux qu’elles. » Victoria eut un rire froid. Si elle-même devrait être considérée comme pire que ces filles qu’il a bien pu mettre dans son lit, alors les trois quart de la population féminine de Miami étaient des trainées. La jeune blonde ne voyait réellement pas le bénéfice à tirer d’une telle machination. C’était complètement idiot, stupide, voire carrément pathétique. S’attaquer à quelqu’un en le piquant à vif via un point sensible, c’était tout de même le pire à faire pour un mec qui, apparemment, se considère comme le sexe fort. En tout cas, même si sa virilité devrait en prendre un coup, ce n’était pas forcément ça qui étonnait l’étudiante. Elle avait assez fréquenté Esteban, autant dans le passé quand ils étaient plus jeunes que plus récemment, où il n’avait de cesse de vouloir lui forcer la main pour la conduire mieux dans son lit, pour savoir que c’était un acte assez idiot à faire et qui était, en l’occurrence, totalement à la portée de cet imbécile. Seulement, son plan aurait pu être presque parfait si Neal ne lui avait pas montré ses photographies et si elle n’avait pas eut cette idée folle de venir le voir. Victoria et Neal n’étaient pas idiots. Mais il semblait qu’Esteban ne l’avait pas comprit, en envoyant cette enveloppe. Ou peut-être avait-il tout simplement oublié. Mais la jeune fille ne risquait certainement pas d’oublier que c’était cette fichue histoire qui était une des raisons qui avaient failli tout foutre en l’air. Qui avaient failli la foutre en l’air. Presque deux mois meurtries à penser qu’une histoire n’en vaut pas la peine, à avoir le cœur complètement retourné, compressé, meurtri, c’était la pire des tortures qu’il pouvait exister. Mais, évidemment, Esteban ne pouvait pas le comprendre. Il ne devait pas savoir ce que son putin de bonheur personnel, sa fichue vengeance et sa foutue jouissance intérieure avaient eut comme impact. S’il comptait pouvoir revoir Neal dans ses amis, c’était une bien drôle de façon de le montrer – et pour sûr, il n’y arrivera certainement pas avec ce genre de procédés. « Mais bien sûr oui je suis supérieur à vous, t'as rien compris à la vie Victoria, on est ni de bons amis, ni des loyaux ok ? On est rien, plus rien nous rattache tu pensais quoi ? Qu'on allait rester ensemble toute notre vie ? » Si la haine d’Esteban n’avait que l’impact de la frustrer encore plus parce qu’elle n’était pas à sens unique, en revanche, les paroles de Duncan eurent l’effet de la blesser. Elle ignorait si ces paroles lui étaient véritablement destinées mais en tout cas, elle les prit en plein fouet pour son grade. Aussi parce que c’était elle qui avait cherché à le provoquer. Mais elle ne s’était pas attendue à ça de sa part. Certes, Duncan n’était pas son meilleur ami. Certes, il n’était pas celui à qui elle se confiait. Mais il n’empêchait pas que tout ce cirque venant de sa part la touchait particulièrement. Et au mauvais sens du terme. Victoria n’avait jamais cru que Duncan aurait, apparemment, autant apprit aux côtés d’Esteban. La jeune fille eut un moment d’absence, comme si cette annonce venait de lui couper littéralement l’herbe sous les pieds et qu’elle se rendait compte que tout était bien plus dur sans verdure. En tout cas, c’était la douche froide qui avait eut l’effet de lui donner un semblant de calme. Ce fut Esteban qui la ramena à la réalité, en avouant enfin ce que, dans le fond, ni Victoria ni Neal ne doutaient réellement. « C’était mon idée et seulement mon idée. Duncan en a rien su avant que Neal ne l’aille découvert, maintenant que l’on sait que t’es complètement furax...ça vous dirais de partir maintenant histoire que je puisse bosser ? » La jeune fille tourna la tête vers Esteban, son regard vert jusque là perdu vers Duncan, où sa phrase se répétait inlassablement dans sa tête. Nous y voilà donc. Victoria n’eut même pas besoin de réagir que Neal le faisait à sa place. Il lui lâcha le bras – ce qui était fortement plaisant. Elle l’attrapa vivement, comme si elle craignait qu’il l’emprisonne de nouveau et lui empêche tout contact avec les deux autres. Le jeune Rowlands semblait vidé d’expression et pourtant, elle ne doutait pas qu’il ne resterait pas là, planté au milieu sans rien dire ni faire. Elle l’avait assez connu, et elle avait assez apprit de lui à nouveau, pour savoir qu’il ne garderait pas un self-control des plus persistants qui puissent exister. L’étudiante avait son regard qui passait de son petit-ami à Carson et vice-versa. Le temps était comme suspendu, arrêté dans l’air. Même Duncan et Victoria semblaient vouloir disparaitre, ne serait-ce que pour laisser les deux jeunes hommes dans le monde dans lequel chacun se trouvait. Mais ni la jeune fille ni le jeune homme ne bougea. Ils ne partaient pas, mais ils n’avancèrent pas plus. Victoria attendait patiemment la suite des évènements. Même si, dans le fond, elle n’allait pas sans ignorer le point final de cette rencontre. « Ton travail consiste en quoi ? Déplacer ses caisses ? » La jeune Blythe fronça légèrement des sourcils en le suivant du regard avant de croiser les bras de façon lasse quand il dégageait une des fameuses caisses dans l’eau. « On va pouvoir parler maintenant, Carson ! » Victoria se mordilla furieusement la lèvre pour empêcher un quelconque sourire venir s’y installer. Ne dit-on pas que le malheur des uns faisait le bonheur des autres ? Il était clair que ce n’était pas équitable. Être quasiment à deux sur une seule personne, ce n’était pas forcément faire preuve d’une grande justice. Aussi, elle ne bougea toujours pas de sa place, observant silencieusement Neal s’approcher dangereusement d’Esteban, qui reculait, avant d’être prit au piège. Elle plissa le front tout en se penchant légèrement sur le côté. « Je pense que tu t‘es bien foutu de ma tête ses dernières semaines pour qu‘enfin je puisse jouer à mon tour, tu ne penses pas ?! » Elle voyait précisément les doigts du jeune Rowlands agripper bien trop fermement le cou de son ancien ami. Elle grimaça légèrement, juste en guise de légère moquerie face à la douleur apparente de la victime. Victoria resta un moment les bras croisés, Duncan non loin d’arrière elle, observant la scène avec un calme inné. C’était comme si elle avait senti le besoin vif de Neal de se laisser quelque peu aller et qu’elle respectait totalement sa prise de position. Malheureusement pour lui, sa copine n’était pas non plus du genre à passer son temps en mode silencieux.

Apparemment, je sais aussi bien choisir mes amis que Neal. N’est-ce pas, Duncan ?

Elle avait prononcé cette phrase dans un léger soupir, plutôt agacée par cet aveu. La jeune Blythe espérait au moins qu’il comprendrait le message. Qu’elle l’avait considéré comme un ami mais qu’il l’avait déçu. Même si ce n’était pas son idée, même s’il n’avait pas la partie la plus grosse à blâmer, Victoria ne pouvait jamais songer qu’on puisse la trahir. Elle-même était peut-être pénible, agaçante, manipulatrice ou tout ce que l’on veut. Mais elle avait le sens de l’amitié assez large. Chose que Duncan ne semblait pas connaitre. Elle aurait presque envie d’applaudir Panamee pour le courage qu’elle déploie de lui faire confiance – évidemment, elle était peut-être passive, ces derniers temps, mais elle n’en restait pas moins informée. Victoria secoue brièvement la tête avant de lâcher ses bras et d’avancer vers les deux jeunes gens, dont l’un virait furieusement au rouge sous la pression des doigts de l’autre. La jeune Blythe porta une de ses mains à ces mêmes doigts et tenta de les décrocher doucement, arrivant par derrière Neal.

Lâche-le, Neal. Ça servirait à rien, mis à part de détraquer un peu plus le peu de neurones qu’il a. A supposer qu’il en reste. T’es en train de rentrer dans son jeu. Tu vaux mieux que ça, bon sang.

Sa voix était calme et doucereuse. Victoria tentait d’apaiser Neal avant qu’il ne réponde plus de lui-même. Et, rien qu’à voir la force qu’il déployait uniquement dans ses doigts malgré l’impassibilité persistante de ses traits, il était clair qu’elle semblait arriver à point parfait. Malgré tout ce qu’on avait pu lui dire sur lui, jamais la jeune fille ne pourra lui en vouloir de réagir si abruptement, de façon si impulsive et démesurée. Dans un sens, elle arrivait à le comprendre. Et à l’envier, aussi. Après tout, elle n’avait pas la capacité ni la force physique pour effectuer ce que lui-même faisait subir à Esteban. Mais elle était aussi un peu agacée, quelque part, qu’il soit là. Elle aurait aimé pouvoir faire face elle-même au problème, pour une fois depuis septembre dernier. Tout ce qu’elle pouvait faire était d’alléger son petit-ami et, aussi, par la même occasion, l’emprise de ses doigts autour du cou du jeune Carson. L’un ne pouvait fonctionner sans l’autre, c’était bien évident. Quand elle sentit enfin la pression relâchée un peu, elle ne prit pas cela en signe de défaite mais une victoire personnelle. Certes, Neal refusait tout bonnement de lâcher sa proie mais elle ne voulait pas non plus lui laisser le plaisir de le tuer de ses propres mains. La jeune éloigna sa main de celle de Neal avant de contourner le mât et de se rendre où elle pourrait aisément fixer Esteban dans les yeux.

Pour avoir un minimum d’estime de ta part, il faut passer par ton lit, c’est ça ? Excuse-moi, Carson, mais, dans ces cas-là, je préfère largement être inférieure à elles. elle se rapprocha un peu plus, jusqu’à avoir leurs souffles respectifs se chatoyant l’un à l’autre. Et oublie pas ce que je sais sur toi.

Une voix de nouveau sifflante et basse, uniquement adressée à Esteban mais que, par sa proximité, Neal avait certainement pu entendre. La dernière phrase pouvait se montrer intrigante aux oreilles extérieures mais Carson savait très bien de quoi Blythe parlait. Victoria observa quelques brèves secondes le jeune Carson dans les yeux avant de se défaire de la collision entre les deux hommes pour mieux sauter sur les rebords à l’intérieur du bateau, destinés en principe à inviter les passagers à s’y asseoir. La jeune blonde marcha jusqu’à Duncan avant d’arriver par derrière lui, toujours sur le rebord, de le prendre par les épaules et de passer ses bras autour de son cou, tout en posant son menton sur son épaule, le regard plongé dans la scène qui se déroulait devant eux.

Je dois avouer que tu m’as bien eut. Sérieusement, Duncan, tu m’as bien eut. J’ignorai que tu avais un talent incroyable pour la comédie. Réussir à tenir aussi longtemps, ça mériterait véritablement un Oscar. Dis-moi, avec Panamee aussi, tu joues un rôle ? Histoire de savoir si je dois pleurer sur son sort ou si elle est plus chanceuse que moi.

Une voix faussement enjouée, comme si elle parlait de la pluie et du beau temps. Victoria grimaça légèrement quand une légère brise amena la fumée de la cigarette du jeune homme à titiller son nez de cette odeur insupportable. Dieu que cette situation ne l’arrangeait pas. Si elle pouvait ne serait-ce que quelques instants, profiter d’une paix inégale, elle donnerait n’importe quoi pour y avoir le droit. La jeune fille semblait être sûre de ses paroles, mais ses yeux étaient marqués d’une lassitude et d’une fatigue marquées. Elle ne pouvait pas marcher tranquillement quelque part sans avoir le cerveau en conflit intérieur qui se résultat tout bonnement à ressortir sous forme de scénette comme ils en étaient les acteurs à l’instant même. Tout bonnement pathétique. Dramatique mais pathétique.

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Message(#) Sujet: Re: GAME OVER. Mer 30 Déc 2009 - 6:43


    Tous l’avaient compris rapidement. On n’avait pas besoin d’être une lumière pour comprendre que la situation tournerait facilement au vinaigre. Depuis le retour de Neal dans la vie de Duncan et d’Esteban, rien n’avait été comme avant. À une exception près. Ils continuaient comme d’habitude à se taper l’un sur l’autre en rigolant, comme de vrais gamins. Ormi que la vie actuelle était bien plus dangereuse que celle de l’enfance. Les coups étaient plus puissants, plus précis. Les paroles plus blessantes et plus arrogantes. Le jugement plus travaillé, plus taillé par la personnalité respective de chacun des personnages. À coup sur, on pouvait entrevoir à cet instant le choc entre 4 personnalités différentes qui dans le passé avait trouvé le moyen de faire route ensemble. L’insouciance et la naïveté de l’enfance avait fait le travail, les rendant moins souciant de ce qu’ils deviendraient plus tard…ni avec qui ils partageraient se qui était futur et deviendrait leur présent. Esteban avait toujours vu leur relation naïvement. Il était très bon pour provoquer, et ils le lui rendaient bien. Cette riposte avait toujours démontrer à Esteban qu’ils tenaient assez à lui pour prendre en considération toutes les conneries qu’il pouvait bien dire pour mettre Duncan ou encore Neal hors d’eux. Neal était bien plus facile à provoquer que Duncan, malgré que celui-ci ne mette pas beaucoup de temps à se défendre lors qu’il en avait vraiment marre. C’était un véritable plaisir pour Esteban Carson de mettre la raclé à celui qui l’avait cherché. Et il était du genre à prendre autant qu’il donnait. Le détail qui avait toujours fait serrer les poings de Neal ainsi que ceux d’Esteban, c’était que tous les deux avaient ce petit truc qui arrivait à énerver l’autre. L’arrogance de Neal, avec le sentiment qu’il était le roi du monde… contre l’insouciance d’Esteban qui trouvait amusant de lui rappeler à quel point il était loin d’être aussi puissant et invincible qu’il voulait le prétendre. Une perpétuelle rivalité qui n’était pas sur le point de s’arrêter. Peut-être que c’était écrit. Qu’ils n’avaient plus le choix de faire route seuls. Jetant constamment un œil derrière leur épaule pour s’assurer de ne pas être victime d’un coup de poignard dans le dos. Malgré qu’Esteban avait dénoté l’intervention quasi non existence de Duncan Thomas, il n’avait pas pu s’empêcher de tout prendre la responsabilité sur son compte. Carson avait beau avoir besoin d’un dictionnaire pour pouvoir comprendre la définition d’un tas de mots, il en restait pas moins assez intelligent pour savoir qu’il était loin d’être dans une rencontre d’anciens amis. Rencontre où, ils ouvriraient des bières et se saoulerais jusqu’à la mort. Hors, et déjà… la réalité affichait l’inévitable. Il allait en prendre plein la tronche. Un sentiment qu’il était facilement capable de deviner simplement avec l’approche plus qu’agressive de Rowlands et sa planche de bois. Bien que Victoria ait fait les premiers pas dans l’approche agressive, Esteban ne l’avait pas vu en soi comme une réelle menace. Jamais il n’aurait frappé une femme de toute manière. Il valait sans compter que Victoria Blythe ne méritait pas qu’il accorde autant d’importance à ce qu’elle pouvait bien avoir ressenti lorsqu’il y avait eu l’exposition des photos d’elle directement dans la charmante boîtes aux lettres de Neal Rowlands. Les photos n’avaient été remises qu’à une seule et unique personne, le nouvel petit ami de celle –ci. Qu’avait-elle à se plaindre? Esteban était presque convaincu que grâce à lui, ils étaient finalement ensemble. C’était dans le rôle d’un gentil cupidon au fond, qu’il avait amorcé les événements ainsi. C’était beau se créer pleins de belles histoires, il n’en valait pas moins que ni Victoria Blythe, ni Neal Rowlands allait y croire. Alors qu’il commençait à accumuler une certaine frustration vu l’attaque personnelle qu’il était entrain de subir, celle-ci augmenta d’un cran alors que Neal pointa quelques caisses qu’Esteban avait transporté de peine et de misère à cause de sa récente blessure. « Ton travail consiste en quoi ? Déplacer ses caisses ? » Sans faire un seul mouvement, Esteban regarda d’un air impuissant Neal Rowlands qui mit la main sur une des caisses et qui la jeta dans l’océan d’un air calme et hautain. Ne pas réagir était ce qu’il se hurlait, essayant une approche différente pour éviter le plus longtemps possible l’affrontement direct. Mais Neal Rowlands et Duncan Thomas savaient pertinemment que son emploi était une des choses les plus importantes aux yeux d’Esteban Carson. Et que saboter son travail, était en soi une merveilleuse idée pour le mettre hors de lui rapidement. Exactement comme démolir sa magnifique voiture rouge sport, désormais dans une montagne de tas de ferraille. Bien qu’il ait murmuré entre ses dents serrées quelques bons jurons, Esteban contrôlait avec la plus grande des forces son envie de se jeter sur Neal et de le noyer en écrasant le visage de celui-ci sur les rochers un peu plus bas. «On va pouvoir parler maintenant, Carson ! Je pense que tu t‘es bien foutu de ma tête ses dernières semaines pour qu‘enfin je puisse jouer à mon tour, tu ne penses pas ?!» Il avait déplacé qu’un seul pas sur le coté que déjà Neal s’était jeter sur lui. Esteban empoigna de sa main gauche le poignet de Neal cherchant à contrer sa poigne dans un combat de force. Certainement qu’il y serait arrivé s’il avait été en meilleur état, et surtout en meilleure forme. Rapidement, les doigts de se dernier s’enfoncèrent autour du cou d’Esteban. Paniqué, envahi par une impression de déjà vu, Esteban se débattit plus agressivement bien que les teintes de son visage viraient vers le rouge.


      -Moi… mo…i? Je me suis…. Foutu de ta gueule… C’est… to… toi le con… connard dans tout … ça. Lança-t-il réunissant le reste de ses forces pour diminuer l’étranglement de Neal. T’a démo… lis ma voiture…. à 70 000 dollars. Et c’est… toi qui a… abandonné tous tes po…. potes pour une salope.


    Dans une telle situation de lutte, jamais Esteban n’aurait pris la peine de choisir ses mots. Il était loin d’être un bon diplomate et son charisme il l’utilisait à des fins strictement sexuelles. Pris d’étourdissement, il senti l’une de ses mains perdre de sa force alors qu’il ne voyait plus d’autres options que celle de se défendre le plus qu’il le pouvait. La situation se reproduisait presque exactement comme lorsque Scott Matthews avait essayer d’en finir avec lui en l’étranglant. Heureusement, Caleb avait été sur les lieux pour arrêter le massacre. Esteban savait qu’il ne devait pas en attendre autant de la part de celui qui fut un temps l’un de ses meilleurs amis. Non, Duncan semblait avoir déjà décidé de rester à l’écart de tout ça. Au fond de lui, Esteban aurait été reconnaissant envers Blythe s’il avait eu la moindre conscience de ce qu’elle faisait pour lui. Mais les vertiges et la douleur qui s’emparait de lui ne lui montrait qu’une seule chose : Il les haïssait. «Lâche-le, Neal. Ça servirait à rien, mis à part de détraquer un peu plus le peu de neurones qu’il a. A supposer qu’il en reste. T’es en train de rentrer dans son jeu. Tu vaux mieux que ça, bon sang.» Convaincu qu’il allait s’évanouir, le faible relâchement de Neal lui redonna les forces suffisantes pour qu’il puisse inhaler l’air suffisant pour le maintenir éveillé… et vivant. Il sembla par contre que ses deux agresseurs n’en avaient pas fini avec lui. Esteban fut d’un seul mouvement forcé à regarder Victoria qu’il avait décidé de lui parler. «Pour avoir un minimum d’estime de ta part, il faut passer par ton lit, c’est ça ? Excuse-moi, Carson, mais, dans ces cas-là, je préfère largement être inférieure à elles.» Il eu un hoquet suivit d’un faible sourire. «Et oublie pas ce que je sais sur toi.» Il la dévisagea une seconde juste avant de porter de nouveau ses mains sur l’emprise de Neal. La forme était loin d’être au rendez-vous lorsque vous sortiez à peine d’une semaine à l’hôpital.


      -Oublie pas, que c’est toi qui m’a sauté dessus la première. ricana-t-il malgré la situation.


    Effectivement, il était bien loin de s’arrêter dans la provocation. Il était passé maître. Et le maître attendait maintenant de voir ce qui adviendrait de lui-même. L’évidence. Ça ne serait pas joli du tout.
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Message(#) Sujet: Re: GAME OVER. Jeu 31 Déc 2009 - 12:15

    Victoria enchainait les reproches à Esteban puis à Duncan, ils formaient tout les cas un triangle, non pas amoureux mais un triangle, Duncan était encore en bas sur le port, Esteban sur le bateau d'un côté et Victoria & Neal bien évidemement de l'autre côté ou du moins non loin d'Esteban, le seul à rester en retrait et qui de toute façon dans cette histoire l'était du moins pour le moment était Duncan il avait juste voulu voir ce qu'il se tramait chez ses deux amis et n'avait pas pensé que cela s'envenimerait de la sorte, même si c'était totalement prévisible que Neal si il était dans le coin arrive pour protéger sa belle blonde, c'était toujours comme ça, ça rigolait et d'un coup Neal protégeait Vicky, à croire qu'il avait peur que ses amis touchent à sa gonzesse, il aurait du se mefier de cela Duncan, il aurait peut être alors moins souffert du fait que Esteban se tape Heaven dans son dos, pourtant il le disait bien qu'il la voulait sans pour autant vouloir faire un truc sérieux et ne pas montrer son attachement, mais bon ils étaient pas cons ses copains. Duncan observait la scène c'était tout bonnement pire que le meilleur film sans budget de l'année.

    C’était mon idée et seulement mon idée. Duncan en a rien su avant que Neal ne l’aille découvert, maintenant que l’on sait que t’es complètement furax... ça vous dirais de partir maintenant histoire que je puisse bosser?

    Juste après cette phrase d'Esteban Duncan vit alors le morceau de bois que tenait depuis un moment Neal se casser, il soupira s'était tellement ridicule, lui en avait fais un cirque moindre du fait que Heaven et Esteban est une relation, il n'avait d'ailleurs rien fais à Esteban pour se venger, il ne voulait pas se venger pour lui la vengence là en l'occurence était une perte de temps, Esteban était un ami de longue date un meilleur ami aussi, et pis voilà c'était comme son frère, frère qu'il n'a jamais eu, et il ne voyait pas en quoi cela serait jouissif de se venger alors de son frère de coeur. Certes il avait mal certes il avait gacher une semaine chez lui à se morfondre à ne pas sortir à faire le goret mais certes il n'avait rien fais pour se venger, que gagnons nous à nous venger à part un peu d'interet de la part de notre adversaire ? Esteban lui n'avait rien eu de Duncan comme vengence, cela pouvait soit paraitre pour de l'indifférence soit pour de la tristesse et de déprime, c'était à double tranchant, et même Esteban connaissait Duncan, celui ci nierait le fait qu'il avait déprimer il passerait ça pour de l'indifférence et pis c'était encore lui qui savait ce qu'il se passait dans sa vie et du coup avec Heaven.

    Voir les regards qui ne bougeaient pas de Esteban & Neal étaient lassant, on aurait dis qu'il jouait à faire les mimes en colère, Duncan fumait alors sa cigarette tout en regardant ailleurs, attendant alors un mouvement, une parole, un coup peut être bref un peu d'action de leur part, ils étaient des hommes ou seulement des gamins car là c'était plus des gamins que des hommes ils ne bronchaient pas Neal devait encore une fois prendre son temps pour analyser la situation savoir ce qui était le mieux à faire, calculer chaques actions de sa part et voir le pour du contre, car oui Neal était souvent le dernier à agir déjà petit il analysait tout et certes cela leur était util mais Esteban et Duncan étaient bien heureux d'agir sans penser aux conséquences, agir sur le vif sur leurs pulsions de gamins chieurs et désinvoltes, pour Duncan c'était lorsqu'on était grand qu'il fallait réfléchir non pas enfant, ils avaient tout le temps de se prendre la tête pour des balivernes.

    C'est alors que Duncan regardait un oiseau passé qu'il entendit à nouveau la voix d'un de ses amis, Neal parlait, il reprenait la parole et bizarrement, il était calme, avait il loupé un épisode visuel sans bruit ni coup ??? Il regarda alors à nouveau la scène.


    « Ton travail consiste en quoi ? Dit-il d‘un ton calme, déplacer ses caisses ? »

    Duncan ne put que sourire lorsqu'il le vit alors prendre une caisse et forcement il la jeta dans l'eau, Duncan n'était pas étonné il savait que son ami enfin ancien, n'allait pas l'aider dans sa tâche, il allait plutôt pirater son boulot et le mettre dans l'embarras! Une fois fini Neal reprit la parole.

    « On va pouvoir parler maintenant, Carson ! Ajouta-t-il, l’air de rien. »

    Cela lui avait toujours fais rire de voir Neal calme même lors de moment difficile et tendu, lui n'aurait pas réagit de la sorte, lui aurait frappé directement sans réfléchir, a moins que déjà aujourd'hui il changeait et serait peut être partit sans rien dire car là il fallait qu'il se l'avoue même si Neal venait à sa rencontre même si il lui balançait tout un tas de chose il ne donnerait pas de coup pas en premier et même pas en deuxième, au contraire il se laisserait alors frapper sans rien dire sans rendre, quitte à attérir aux urgences là il n'avait pas l'envie de se battre, il voulait juste rentrer se mettre au chaud dans son lit et dormir... Dépressif le petit Duncan peut être un peu !?!

    « Je pense que tu t‘es bien foutu de ma tête ses dernières semaines pour qu‘enfin je puisse jouer à mon tour, tu ne penses pas ?! »

    -Moi… mo…i? Je me suis…. Foutu de ta gueule… C’est… to… toi le con… connard dans tout … ça. Lança-t-il réunissant le reste de ses forces pour diminuer l’étranglement de Neal. T’a démo… lis ma voiture…. à 70 000 dollars. Et c’est… toi qui a… abandonné tous tes po…. potes pour une salope.

    Neal avait forcement finit par agir et attraper le cou d'Esteban il soupira et baissa le regard un instant, il s'était rapproché, il était non loin de la scène, forcement, il ne voulait pas de dégats, cela ne servait à rien que Neal le frappe il n'en vallait pas la peine, l'indifférence faisait plus mal que la haine... Il allait alors pour se déplacer vers Neal pour l'empêcher non pas pour protéger Esteban mais pour Neal justement Esteban n'en vallait plus la peine. Esteban en rajoutait forcement, il voulait voir Neal sortir de ses gongs et lui faire du mal Esteban avait toujours été comme ça il ne lachait pas prise si vite, il ne se laissait pas marcher dessus aimant alors provoquer, il n'avait pas changé depuis l'enfance... C'était peut être dommage en un sens tout le monde devait bel et bien grandir tôt ou tard non ?
    Mais là Victoria lui parla.


    Apparemment, je sais aussi bien choisir mes amis que Neal. N’est-ce pas, Duncan ?

    Duncan la regarda et secoua la tête, de quoi elle se mêlait elle ? pensa t-il.

    _Ca va de paire ma petite Vicky.

    Il lui donnait quand même son surnom, preuve que la phrase de tout à l'heure n'était pas pour elle, il l'avait bien vu mal réagir, il la connaissait il savait qu'il l'avait blessé et là il savait qu'il n'allait pas pouvoir se rattraper de si tot et savait également qu'il n'allait récolter que la merde qu'il venait de lancer en l'air.
    Duncan voulait aller voir Neal pour lui dire de laisser tomber mais le bout de machin blond le dépassa, il soupira à nouveau une brindille voulait sauver son prince, c'était ridicule, elle devait laisser les hommes faire ça... Il était alors non loin d'eux étant monter sur le bateau, c'était leur bateau après tout ils naviguaient tous dans la même merde, dans la haine des uns aux autres, dans les vengences et toutes leurs histoires. Chacuns avaient une place dans cette histoire.


    Lâche-le, Neal. Ça servirait à rien, mis à part de détraquer un peu plus le peu de neurones qu’il a. A supposer qu’il en reste. T’es en train de rentrer dans son jeu. Tu vaux mieux que ça, bon sang.

    Pour avoir un minimum d’estime de ta part, il faut passer par ton lit, c’est ça ? Excuse-moi, Carson, mais, dans ces cas-là, je préfère largement être inférieure à elles. elle se rapprocha un peu plus, jusqu’à avoir leurs souffles respectifs se chatoyant l’un à l’autre. Et oublie pas ce que je sais sur toi.


    Duncan fronça les sourcils, la dernière phrase les derniers mots lui résonnaient dans la tête qu'est ce que la petite Blythe savait sur Esteban que lui pouvait peut être ignorer ? Il ne comprenait pas cette phrase mais il ne dit rien, il ne s'en melait pas là il laissait encore ses amis se battre... De toutes façons il n'y aurait aucuns gagnants, c'était une guerre sans fins.

    Très vite Victoria arriva vers lui de dos et lui murmura alors cette phrase.


    Je dois avouer que tu m’as bien eut. Sérieusement, Duncan, tu m’as bien eut. J’ignorai que tu avais un talent incroyable pour la comédie. Réussir à tenir aussi longtemps, ça mériterait véritablement un Oscar. Dis-moi, avec Panamee aussi, tu joues un rôle ? Histoire de savoir si je dois pleurer sur son sort ou si elle est plus chanceuse que moi.

    Duncan écouta ses paroles, elle parlait d'une voix enjouée elle avait l'air de rire de cela ça avait l'air de l'amuser de parler à son ami de la sorte lui rappeler qu'il n'a point de coeur, il tue les femmes après avoir couché avec d'une certaine façon, apparemment, elle semblait savoir l'histoire de l'abstinence et pourtant il n'avait rien dis ou presque la dessus, il ne pensait pas que même elle aurait entendu cela, elle le pensait comédien, si seulement elle savait, qu'elle n'avait pas eu totalement tord dans cette phrase, mais il avait été fort tout de même en un côté, mais ça personne ne savait la guerre qu'il menait contre lui même à la place de s'en prendre à ses amis. Il tourna alors la tête et le corps pour se retrouver face à elle, et lui murmura alors d'une voix calme et posé, il se calmait intérieurement, même si il avait la rage de la voir parler de la sorte de Panamee, elle n'avait pas vu leur relation elle ne savait pas ce qu'il se passait entre elle et lui, elle ne les avait jamais vu ensemble même pas un instant une seconde, même pas voir le regard de la jeune femme le regarder ou inversement, il était bien avec elle et ça personne ne pouvait le savoir personne ne devait s'en douter que peut être il avait un doute sur le fait que oui ou non il pouvait être amoureux et heureux.

    _Tu ne me connais pas Victoria, tu ne sais rien d'elle et moi et dis moi ce que ça peut te foutre sérieusement ? Panamee ce n'est pas toi occupe toi de ton amourette et laisse moi gérer ma vie ok ?

    Il avait pesé ses mots, ne l'agressant alors pas pour autant, ne lui hurlant pas dessus il avait été calme il s'était même surpris de cette réaction si posé lui qui normalement et qui intérieurement avait envie de lui dire 'Vas te faire foutre victoria ok ? Je t'emmerde et mêle toi de tes oignons.', il avait fais attention, non pas pas peur de se prendre un coup de Neal mais ce n'était pas le moment de mettre encore plus de flamme dans le feu qui brulait sur le bateau... Et pis il savait bien que si Duncan hurlait sur Victoria son brave chevalier Neal -_-' allait venir, il ne supporterait pas que Duncan lui manque de respect alors que c'était ses oignons à Vick et Dunck mais bon... -_-'
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Message(#) Sujet: Re: GAME OVER. Jeu 31 Déc 2009 - 15:21

    Il était évident que Neal se donnait en spectacle. Ce n‘était pas ce qu‘il voulait, mais il n‘arrivait pas à faire autrement. Malgré qu‘il analysait toujours les situations, il ne faisait pas toujours le bon choix. S‘emportant parfois sur ses gongs et ne restant pas toujours calme comme il devait le faire. Pourtant, il cherchait à s‘améliorer, uniquement pour ne rien devoir regretter. Mais soyons honnête, Neal restera toujours Neal. Un homme froid et distant, solitaire et provocateur, un homme remplis de préjugés et difficilement compréhensible. ‘‘ Apparemment, je sais aussi bien choisir mes amis que Neal. N’est-ce pas, Duncan ? ’’ Le jeune homme était amusé dans le fond, de la tournure que prenait les évènements. Victoria semblait reprocher des choses à son ancien ami, alors que Neal ne voyait toujours que par Esteban. Il aurait voulu réagir comme Duncan. L‘indifférence. C‘était ce qu‘il avait fais au début. Quand il refit surface à OG. Mais c‘était sans compter sur la provocation de son ancien ami, qui l‘avait rendu triste et meurtri. Dans le fond, il espérait que Victoria soit plus intelligente que Heaven et ne se laisse pas berner par le côté gentleman de Carson. ‘‘ Lâche-le, Neal. Ça servirait à rien, mis à part de détraquer un peu plus le peu de neurones qu’il a. A supposer qu’il en reste. T’es en train de rentrer dans son jeu. Tu vaux mieux que ça, bon sang. ’’ Le regard plongé dans celui de Carson, la main tremblante de rage, mais pourtant un visage apaisé et sarcastique, il forçait davantage Esteban à se plier à ses volontés. Très certainement qu‘il en arriverait à une mort. Lente et délicate, histoire de lui faire subir les moindres sévices. Neal est d‘une extrême obstination quand à une vengeance personnelle. Selon lui, les personnes le faisant souffrir doit mériter le même châtiment et Neal se convainc de soigner cette tâche qu’il prend très au sérieux. Trop peut-être… ‘‘ Pour avoir un minimum d’estime de ta part, il faut passer par ton lit, c’est ça ? Excuse-moi, Carson, mais, dans ces cas-là, je préfère largement être inférieure à elles. Et oublie pas ce que je sais sur toi. ’’ Il venait de lâcher Esteban, se reculant sous la pression de Victoria qui passa devant lui pour affronter Esteban. Neal se tenait sa main, comme pour vouloir la dégourdir d‘être rester aussi longtemps sous cette pression, alors qu‘il se méfiait plus que jamais d‘Esteban. Enfin la jeune femme cachait-elle quelque chose sur son ancien ami ? Neal détourna son regard vers Duncan, ils échangèrent un regard rempli de points d‘interrogations. Mais finalement, elle se dirigea vers lui, avant d‘ajouter : ‘‘ Je dois avouer que tu m’as bien eut. Sérieusement, Duncan, tu m’as bien eut. J’ignorai que tu avais un talent incroyable pour la comédie. Réussir à tenir aussi longtemps, ça mériterait véritablement un Oscar. Dis-moi, avec Panamee aussi, tu joues un rôle ? Histoire de savoir si je dois pleurer sur son sort ou si elle est plus chanceuse que moi. ’’ Neal en aurait presque oublier la présence de Carson, tellement qu’il se faisait petit. Certes, il gardait cette lâcheté certaine et ce manque de jugeotte évident ! ‘‘ Moi… mo…i? Je me suis…. Foutu de ta gueule… C’est… to… toi le con… connard dans tout … ça. T’a démo… lis ma voiture…. à 70 000 dollars. Et c’est… toi qui a… abandonné tous tes po…. potes pour une salope. ’’ Relevant la tête vers lui, Neal tentait de comprendre ce que Carson lui disait, malgré qu‘il en avait eu du mal. Faute à qui, hein Esteban ?! ‘‘ Oublie pas, que c’est toi qui m’a sauté dessus la première. ’’ Ricana-t-il, et au moins il était le seul à rire de ses conneries…

      « Ferme la, idiot ! Commença-t-il en tapant de sa main sur une barre en fer où la tête d‘Esteban était appuyé, et ne croit pas que je t‘ai loupé… »

    C’était une façon cruelle de remettre en place Carson et il le savait. Il l’avait loupé de quelques millimètres et Neal arborait un sourire mielleux au coin des lèvres, comme pour lui montrer qu’au fond si il voulait avoir son but, il l’aurait. Il mettrait des semaines, des années. Il impliquerait autant de personnes qu’il devrait. Il puiserait ses dernières forces, son intelligence - mais il obtient toujours ce qu’il veut ! Et ce n’était pas faute de mettre son talent et sa patience… Pourtant, le jeune homme ne bougeait pas plus que ça, et gardait ce sourire provocateur sur ses lèvres. Était-il suicidaire ? Avait-il besoin de se montrer arrogant et imbus de lui-même pour accroître un vulgaire ego qui sera de toute manière, contrait par celui de son adversaire ? Esteban ne semblait pas plus intelligent que Neal pour continuer - malgré sa faiblesse physique - le combat. Et ce n’était pas le petit Indien qui lâcherait si facilement l’affaire, non ce n’était pas lui de lâcher prise - d’abandonner. Pourtant malgré sa haine perceptible, il était rester calme, il ne criait pas - encore ?! ‘‘ Ca va de paire ma petite Vicky ’’ Neal n‘avait pas relevé la phrase ironique pourtant déplacée de Duncan envers sa petite amie. Bien sur que si il se permettrait de lui lever la main, il interviendrait. Et en connaissant Neal, il interviendrait même avant. Il n‘a jamais aimé qu‘on s‘en prenne aux femmes, quand on est un mec on doit prendre son courage à deux mains et affrontaient une « paire de couilles ». Pas une femme qui attire souvent l’innocence et la pureté. Oui bien sur, Neal n’est pas naïf, beaucoup jouent sur ça pour attirer un homme dans son filet. Et Neal côtoie ses femmes, comme Déborah - même si elle est morte à présent, Goldie, Lullaby, Hailey… Toutes ses pestes mais que Neal apprécie finalement - comme Goldie. Néanmoins, ça n’empêche pas qu’un homme qui se respecte, dans une fierté et un ego ne frappe pas les femmes, ce sont des faibles sinon… ‘‘ Tu ne me connais pas Victoria, tu ne sais rien d'elle et moi et dis moi ce que ça peut te foutre sérieusement ? Panamee ce n'est pas toi occupe toi de ton amourette et laisse moi gérer ma vie ok ? ’’ Amourette ? Neal jeta un regard froid envers Duncan, bouillonnant de colère. C’était véritablement ce qu’il pensait de son histoire avec Victoria ? Il avait l’impression de n’avoir jamais parlé de Victoria avec lui. Bien sur, il ne lui confiait pas son amour propre et définit. Mais il avait espérer que Duncan le comprenne et accepte son couple. Il n’avait finalement jamais rien eu contre Duncan et l’estimait bien plus qu’il ne voulait le montrer. Alors oui, il était déçu de ce surnom, mais il passerait au dessus, aujourd’hui. Enfin finalement un sourire lasse et ironique apparu sur ses lèvres. Duncan était en train de le fixer, alors que Neal le dévisageait de la tête au pied, comme pour lui montrer qu’il n’était qu’une merde. Du moins autant que tous réunit ici. C’était pourtant dommage, il appréciait beaucoup Panamee pour la connaître depuis le Michigan - endroit où il s’était réfugié, forcé. Il avait apprit à faire confiance à cette femme, réparant sa voiture, étant donné la chance qu’elle avait avec ses bagnoles. Au final, il l’appréciait réellement mais elle n’était pas censé être avec Chris ? Le jeune homme était pourtant indifférent, il réfléchissait, peut-être trop. Les mains dans les poches, il jeta un dernier regard à Esteban avant d’affronter de tout son corps, Duncan - avançant vers lui, toujours dans la provocation de rabaisser Esteban Carson !

      « Tu vois Duncan, ce qui te différencie de moi, c‘est que tu ne t‘es pas assez méfier, avoua-t-il dans un rire étouffé, comme si il avait prévenu Duncan à l’époque, à croire qu‘Esteban Carson a un bon fond t‘a aveuglé, mec ! »

    Neal le pensait réellement. L’amitié c’est finalement comme l’amour, ça rend aveugle ! On croit défendre les bonnes personnes, sous prétexte qu’on s’entend bien avec elles, qu’on est sur la même longueur d’onde. Ça fait bien longtemps que Neal ne croit plus en l’amitié qui unissait autrefois ses deux compères. Et peut-être que son départ a précipité les choses. Peut-être même qu’il est le premier fautif à cette discorde. Après tout, si il aurait accepté le marché de Carson et de se réunir à nouveau, aurait-il eu autant de problèmes ? Non, Esteban aurait pu aisément continué ses nuits endiablées avec la copine du moment de son meilleur ami. Meilleur ami, comment peut-on penser un seul instant qu’Esteban - même Neal - puissent connaître cette définition ? La solitude satisfait bien trop l’ego des deux jeunes garçons. Il faut croire que Duncan s’est mal entouré, qu’il n’a pas su se faire les bons alliés. Peut-être ont-ils été solidaires autrefois, peut-être s’entendaient-ils bien pour faire quelques conneries. Mais pas de la à croire qu’ils seraient jusqu’à la mort, inséparables. Ouais, Neal et l’amitié, vous pouvez en rire !

      « Ce qui le différencie de moi, c‘est qu‘il n‘a pas hésité à couché avec Heaven. Avoua-t-il sans remord, en jetant un bref regard à Carson, et si c‘était qu‘une fois, on pourrait éventuellement pensé à une erreur… Un pas de plus vers Duncan, qui avait toute son attention porté sur lui, une erreur de jeunesse, comme on en a connu d‘autres tous les trois… Mais c‘est pas le cas, Thomas ! Finit-il par avouer en tapant son pied sur le sol, comme pour vouloir le réveiller. »

    Neal avait beau vouloir faire sa bonne action de la journée, il n’en restait pas moins énervé et triste. Mais il ne le montrait pas, où peut-être sa voix le trahirait. Qu’importe, il avait besoin de se confier, gardant cette annonce depuis maintenant, bien trop longtemps pour lui. Si il n’avait rien dis à Duncan c’était dans l’unique but de protéger Heaven. Mais il ne savait pas que son ami le savait déjà. Et il pensait vraiment lui apprendre quelque chose. Il pensait vraiment avoir Duncan de son côté, après cette annonce. Pas forcément de son côté comme autrefois. Non juste une fois, juste contre Esteban Carson.

      « C‘est pas le cas… Finit-il par murmurer cette dernière phrase, laissant retomber sa main contre son corps, tel si il admettait une défaite. »

    Neal n‘était pas une personne de confiance, il n‘était pas gentil, ou bon. Mais il avait des principes, et il savait s‘y tenir. Alors son ami pourrait lui reprocher tous les maux de la terre, il pourrait le haïr de l‘avoir abandonné pendant sept ans, de s‘être emporté en mai devant chez lui et à s‘être bagarrés comme trois chiffonniers. Il pouvait lui en vouloir de causer des tords à son seul - évident - ami, Esteban Carson; mais jamais d‘avoir couché avec sa petite copine. Jamais, il ne pourrait être en mesure de le haïr à cause d‘une femme, car Neal a toujours respecté cette part de marché…
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Message(#) Sujet: Re: GAME OVER. Sam 2 Jan 2010 - 14:53


« Moi… mo…i? Je me suis…. Foutu de ta gueule… C’est… to… toi le con… connard dans tout … ça. T’a démo… lis ma voiture…. à 70 000 dollars. Et c’est… toi qui a… abandonné tous tes po…. potes pour une salope. » Victoria roula des yeux, l’air plutôt blasé qu’énervé d’entendre ce doux adjectif la décrire. Ils n’allaient pas encore chanter le même refrain, ça deviendrait assez usant, au final. Esteban avait décidément un vocabulaire assez limité, tout de même. En tout cas, la jeune fille ne chercha même pas à relever cette expression assez déplacée tellement qu’elle fichait royalement. Elle savait ce qu’elle avait fait – ou plutôt, ce qu’elle n’avait pas fait, dans le cas présent – et n’avait envie de perdre plus de salive et d’énergie à démontrer quelque chose qui, au final, n’était pas si important que cela. « Oublie pas, que c’est toi qui m’a sauté dessus la première. » » La jeune blonde plissa les yeux avant de passer sa main dans ses cheveux, le regard se mettant à naviguer autour d’eux sur les autres bateaux, la mine sombre avant de se diriger vers le rebord et de s’asseoir dessus, les mains de part et d’autre de ses jambes, tenant fermement la poutre sur laquelle elle était assise. Elle savait que Neal ne le croirait pas. De toute manière, il se devait de ne pas le croire. Entre la parole de Carson et celle de Blythe, cette dernière a l’espérance de croire que le choix était vite résolu. « Ferme la, idiot ! Et ne crois pas que je t‘ai loupé… » Et la réaction de son petit-ami eut l’effet de la faire sourire légèrement, la réconfortant un peu plus dans ses idées. Victoria ne comprenait décidément pas l’engouement que pouvait avoir Esteban à s’amuser de sous-entendre qu’elle était passée dans son lit. S’il s’amusait autrefois à toujours la provoquer, la chercher, pour mieux la voir s’énerver, au jour d’aujourd’hui, certainement qu’il la détestait royalement. Alors pourquoi, par tous les dieux existants, cherchait-il encore à prouver qu’ils avaient passé ne serait-ce qu’une nuit ensemble ? Bon sang, il faudrait sérieusement que quelque chose de dingue lui passe par la tête ou qu’elle fût véritablement désespérée pour aller dans les mêmes draps que lui. Ou à moins qu’elle fût amnésique pendant quelques heures. Ou atteinte de la maladie d’Alzheimer. Autant d’hypothèses qui n’étaient même pas envisageables et encore moins véridiques. « Ça va de paire, ma petite Vicky. » Tournant la tête vers Duncan, Victoria lui adressa un sourire d’une hypocrisie non masquée, comme si elle avait sous-entendu un brin d’ironie dans la phrase du jeune homme. De toute manière, elle ne cherchait même plus à se faire apprécier, à l’heure actuelle des choses. « Tu ne me connais pas Victoria, tu ne sais rien d'elle et moi et dis moi ce que ça peut te foutre sérieusement ? Panamee ce n'est pas toi occupe toi de ton amourette et laisse moi gérer ma vie ok ? » La concernée se mordilla la lèvre pour ne pas rire. Sérieusement. Si Neal regardait le jeune homme de façon froide et dure, Victoria ne lui adressait aucun regard, passant sa main se plaquer contre sa bouche. Heureusement qu'elle n'était pas Panamee. C’était plus fort qu’elle. Dans les situations les plus critiques où ses nerfs étaient mis à l’épreuve, elle craquait. De n’importe quelle façon, que ce soit en criant, en pleurant ou en s’en amusant de façon nerveuse. Et là, c’était la dernière option qui était de rigueur. Il lui en faudrait beaucoup pour pleurer, tout de même. Elle posa son regard émeraude ailleurs, sa main encore devant sa bouche, ne prenant même pas la peine de répondre au jeune Thomas. « Tu vois Duncan, ce qui te différencie de moi, c‘est que tu ne t‘es pas assez méfié. A croire qu‘Esteban Carson a un bon fond t‘a aveuglé, mec ! » Victoria calma tranquillement ses légers spasmes qui l’avaient un peu secoué auparavant avant de reposer sa main contre le rebord, les pieds remontés contre la paroi. Elle s’était mise de côté, histoire de pouvoir mieux observer la scène. Et il n’y avait nul doute que cette dernière se trouvait assez intéressante, limite passionnante. Ses dents emprisonnant toujours sa lèvre, le regard de la jeune fille passait sur le visage des trois compères au fur et à mesure que Neal parlait. « Ce qui le différencie de moi, c‘est qu‘il n‘a pas hésité à couché avec Heaven. Et si c‘était qu‘une fois, on pourrait éventuellement penser à une erreur… Une erreur de jeunesse, comme on en a connu d‘autres tous les trois… Mais c‘est pas le cas, Thomas ! » Victoria eut une moue faussement triste en penchant la tête, comme si elle compatissait subitement à ce que pourrait ressentir Duncan. Cette histoire avec Heaven, évidemment qu’elle la connaissait. Enfin, plus précisément, elle l’avait deviné après quelques recherches bien situées. D’ailleurs, la jeune blonde fut presque déçue de la part de la jeune Stevens de ne pas avoir sût trouver mieux que Carson pour prendre son pied. A bien choisir, elle aurait prit et gardé Thomas. Mais bon, ce n’était pas son histoire ni ses affaires, comme le lui avait si bien rappelé Duncan. Ses doigts tapotèrent silencieusement mais nerveusement contre la poutre alors que le jeune Rowlands semblait défaitiste. « C‘est pas le cas… » Victoria l’observa un moment, une moue presque dévorante au visage. Un peu plus et elle lui suggérerait de prendre des cours de théâtre tellement qu’il jouait bien. Peut-être qu’il était réellement défaitiste mais ça ne collait pas vraiment à la personne qu’elle connaissait. Non, Neal Rowlands était tout sauf défaitiste. Il patiente, prend son temps, observe et analyse avant d’attaquer. Un peu comme elle, en somme. Seulement, à sa différence, elle avait le sang Blythe qui n’hésitait pas à la faire retourner à ses racines à certains moments. Comme quand elle a prit l’initiative d’aller voir directement Esteban quand elle l’a aperçu de loin. On pouvait accuser son copain de tous les maux du monde – il n’était pas parfait, elle ne l’ignorait pas – mais tout de même, il y avait des limites à respecter. Un léger silence suivit ce joli discours plein d’émotions, chacun attendant qu’un autre prenne la parole. Voyant qu’aucun des trois ne daignait à répondre, Victoria eut un léger sifflement avant de sauter mollement du rebord et d’applaudir tranquillement en s’avançant.

Dis donc, les mecs, vous m’impressionnez, là. Moi qui croyais qu’il suffisait d’une bonne droite pour que tout soit réglé, je me suis trompée. Vous êtes pires que des filles, ma parole !

Et voilà, elle recommençait. Victoria ponctuait sa phrase de façon ironique, faussement enjouée, plutôt nerveuse mais surtout hilare. Elle se moquait ouvertement d’eux, tout comme elle pouvait le faire avec Rhys et Maât. Et c’était le genre de comportement qui agaçait. Et le pire, c’était que la concernée le savait. Elle savait qu’ils la maudiraient, qu’ils la traiteraient de gamine ou qu’ils lui diraient tout simplement de se taire – comme l’avait fait Rhys, il y a quelques mois déjà. Mais elle ne pouvait s’en empêcher, c’était plus fort qu’elle. Elle était née ironique et chieuse, que cela plaise ou non. Et elle mourra de la même façon.

Vous avez attendu que j’attise la flamme pour provoquer le feu, juste à l’aube de Noël, en plus. Je me retrouve en plein drame masculin.

La jeune Blythe croisa les bras, la moue ennuyée au visage. Jamais elle n’aurait pensé qu’elle aurait à vivre une telle scène sous ses propres yeux. Les voir se déchirer était un peu étrange, dans le fond. Ils se regardaient chacun comme s’ils allaient se bouffer – chose qui ne serait pas si étonnante que cela, à vrai dire. Mais Victoria, par Neal, avait souvent été avec eux, quand ils étaient plus jeunes. Même si leur différence d’âge était grande et leurs caractères plutôt différents, les trois garçons s’étaient toujours bien entendus. Si la jeune fille ne portait pas une certaine animosité envers Esteban et Duncan, certainement qu’elle aurait été peinée pour eux. Malheureusement, ce n’était pas le cas, et sûrement que ça ne le sera plus jamais le cas. « Hey, les jeunes, y en a qui aimeraient bien bosser, ici. » Victoria se retourna pour croiser le visage d’un homme, la trentaine bien tassée, tirée sur son mégot et qui venait de franchir la passerelle d’un pas rapide. Un peu plus et elle en avait presque oublié que c’était le lieu de travail de Carson. Elle plissa légèrement le front, l’air soucieux, avant de porter de nouveau son attention sur les jeunes hommes, tout tapant brutalement ses deux mains l’une contre l’autre, avec un sourire rayonnant au visage et une moue mielleuse comme si rien ne s’était passé. Comme une enfant. Comme une gamine.

Fin du troisième acte, les gars. Le rideau est tombé, le public a fortement apprécié le spectacle. Mais toute bonne chose a une fin. Je suis sûre que vous aurez d’autres occasions de vous revoir.

La jeune fille s’était approchée de Neal pour lui attraper le bras d’une main tandis que l’autre allait se réfugier dans sa main. A vrai dire, Duncan et Esteban pouvaient rester le temps qu’ils le souhaitaient à se cracher dans la figure mais pas Neal. Et même si elle était venue par ses propres moyens, à coup sûr qu’elle ne repartirait pas sans lui. Finalement, Victoria était arrivée la plus énervée mais c’était, au résultat, les trois autres qui furent contaminés rapidement par cette frénésie. Quel retournement de situation.

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