AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Rhys | Sour ice-cream, bad guys and good weather. (ENDED)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Rhys | Sour ice-cream, bad guys and good weather. (ENDED) Ven 24 Avr 2009 - 0:32

Souvenirs, souvenirs...

Music


• 14H58. Sur le sable chaud de Miami…

    Crandon Park Beach était une plage diablement surpeuplée. Victime de sa popularité comme la plupart des lieux à la mode, le peu de personnes et d’habitués qui autrefois y rôdaient en toute quiétude étaient maintenant dérangés par les pleurs des enfants, les cris des mères de familles névrosées et trop serrées dans leurs maillots une-pièce qui les boudinait, ou même les piaillements des minettes de seize et dix-sept ans. Ajoutez à ce cadre de plage quasiment touristique les spécimens masculins qui y erraient, exhibant muscles et pectoraux dans l’espoir parfois vain et illusoire de taper dans l’œil d’une jolie proie d’un soir. Si la moitié de ces prétendants des bacs à sable arrivaient à trouver « kleenex à leur pied » - telle était la durée de vie d’une petite copine trouvée à la plage -, l’autre moitié se contentait de draguer lourdement, ou se noyaient dans les flots de la mer pour oublier leurs échecs.

    D’autres paressaient au soleil, l’air de rien. Une de ces créatures si superficielles et adoratrices du soleil était fraîchement étendue sur sa serviette de plage, sa peau semblant déjà bien assez mordorée cependant – signe d’UV, ou d’une exposition habituelle -, ses longs cheveux acajou encadrant la paire de larges lunettes de soleil de luxe, sûrement assorti au bikini – c’était ce qui se faisait le plus ici -. La demoiselle bronzait en solitaire, ce qui aurait pu attirer une fourmilière de jeunes mâles en rut… Mais étrangement ils ne venaient pas. Avaient-ils déjà essayé ? Oui, et ils avaient chacun pris assez pour ne plus retourner voir cette pétasse – certes très belle, mais pétasse – froide. Les malheureux. On ne parle pas à Tammy Hunkerfield comme on s’adresse à n’importe quelle fille, « évidemment », c’est logique.

    La rouquine déplie ses jolies gambettes qui jusque alors s’étaient repliées contre elle, et elle étend sans complexe son corps avec flemmardise. C’était presque indécent, cette fille n’avait donc aucun boulot et se permettait de passer tout son temps libre de façon si … futile ? Si, bien sûr qu’elle avait un travail et des contraintes. Il aurait suffit d’un coup de fil pour qu’elle rembarque la serviette, la crème solaire et fonce au boulot – pas dans cette tenue, il y avait malheureusement des règles à l’agence qu’on doit respecter, sauf si on veut prendre la porte -.

    Et si le travail ne lui laissait pas de place aux réflexions et au questionnement sur soi, la bronzette à la plage était la pire des solutions pour tenter d’échapper à soi-même. Qu’y a-t-il de moins angoissant que de ressasser des nouvelles ? Bien sûr, quand elles sont bonnes, ca n’a rien de gênant de penser à son bonheur. Mais quand il s’agit de nouvelles un peu gênantes… L’esprit s’échauffe pour trouver un échappatoire.

    Un cri d’enfant la fait sursauter, et un gros ballon gonflable atterrit sur son ventre plat sans prévenir, rebondissant en passage un peu partout avant de finir deux mètres plus loin. Quel est le gosse mal élevé qui ne sait pas jouer au foot ? Se redressant à moitié, dans un soupir agacé, Tammy saisit le ballon – et fort heureusement pour le propriétaire, elle ne peut pas crever ce dernier -. Elle cherche ainsi du regard le responsable, et aperçoit un enfant non loin qui la fixe, l’air goguenard. D’une voix sèche, elle lui envoie le ballon en plein visage, supposant bien sûr qu’il doit lui appartenir…

    Si j’étais toi je ferais bien de retourner voir ma mère avant que je ne m’occupe de ton cas et que tu finisses dévoré par les requins au fin fond des océans. Ca te dit ? Non ? Alors ouste, le marmot !

    Ah, les gosses… Enfin, ça devait sûrement être un gosse, pour faire ça…


Dernière édition par Tammy Hunkerfield le Mar 14 Juil 2009 - 16:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Rhys | Sour ice-cream, bad guys and good weather. (ENDED) Sam 25 Avr 2009 - 14:02

    L'atmosphère était lourde, le soleil était à son zénith et la maison des Blythe était vide de ses habitants à l'exception de la présence de Rhys à l'étage. Que faisait-il dans sa chambre alors que, même les fenêtres ouvertes, la température était dure à supporter ? A vrai dire, pas grand chose. Il était tout simplement allongé sur son lit, en serviette de bain et la radio allumée sur la chaîne locale. Les informations quotidiennes se laissaient entendre et Rhys les écoutait d'une oreille distraite : il réfléchissait plutôt à un nouveau moyen d'échapper à cette chaleur persistante. En effet, il avait déjà tout essayer : ingurgiter des boissons glacées voire même les derniers sorbets du congélateur familial et il venait de prendre une douche écossaise. S'il avait réussi à s'accorder quelques instants de fraîcheur, il savait pourtant que cela ne durerait pas.
    Néanmoins, deux minutes seulement après avoir pensé à l'éventualité de s'engouffrer tout entier dans le réfrigérateur, le journaliste radiophonique termina son flash en vantant les mérites des plages californiennes qui offraient toujours d'excellents moyens de se rafraîchir tout en promettant du divertissement. Bon sang mais comment cela se faisait-il que Rhys n'y avait pas pensé plus tôt ? La Crandon Park Beach, évidemment ! Se maudissant mentalement pour ne pas avoir eu cette idée plus tôt, il se redressa et se dirigea vers son armoire. Certes, si cela n'avait tenu qu'à lui il se serait rendu à la plage avec sa serviette autour de la taille mais il craignait fort que sa voisine octogénaire ne crie au dévergondage … à nouveau. La pauvre, Rhys pouvait faire un effort cette fois-ci, il lui devait tout de même ça.
    Rapidement alors, il mit la main sur un t-shirt blanc imprimé avec pour représentation deux palmiers en noir et blanc encadrant les mots « Find Yourself Here ». Il l'enfila à la suite de son short de bain tout simplement noir et glissa ses pieds dans ses tongues de plage qui ne traînaient jamais loin de la porte de sa chambre. Avec hâte, il fourra une serviette de plage dans un sac à dos, une bouteille d'eau de deux litres et descendit dans la salle de séjour où son chien, Glutton, avachit sur le canapé, le regardait avec ennui. De toute évidence, lui n'attendait qu'une sortie et c'est ce que lui proposa Rhys en lui tapotant sur le sommet de son crâne. Ensemble, ils sortirent alors de la maison et Rhys prit soin de bien la verrouiller derrière lui. Sous le soleil de plomb, ils se dirigèrent vers sa Land Rover, y grimpèrent et le jeune homme ouvrit sans attendre toutes les fenêtres de sa voiture. Il faisait décidément terriblement chaud ici et il avait déjà hâte de se retrouver face à l'Océan. Dès qu'il mit le contact, Glut' aboya avec joie et Rhys lui lança un regard amusé par son rétroviseur avant de prendre la route de la plage. Les brises de vent qui s'engouffraient dans la voiture firent un bien fou à Rhys et son chien et au bout de dix minutes seulement, ils arrivèrent à destination. Ils se garèrent avec un peu de mal – la plage était déjà bien remplie à cette heure-ci – mais ils ne tardèrent pas à se retrouver les pieds dans le sable après avoir extrait de la voiture le sac de plage pour Rhys et un ballon pour Glut'. Immédiatement alors et abandonnant son sac au premier endroit stratégique qu'il vit, se fichant à moitié sur quel voisin de serviette il pourrait tomber, Rhys abandonna son t-shirt et ses tongues pour se baigner et faire des longueurs en ne prenant pas en compte le périmètre de sécurité instauré par les maîtres nageurs. Il était un très bon nageur et savait quand il devait faire demi-tour. Au bout de dix minutes, il sortit finalement de l'eau car son chien ne cessait de japper sur la plage, souhaitant visiblement s'amuser à son tour. Passant une main dans ses cheveux trempés, il fit signe à son chien de le suivre tandis qu'il regagnait son emplacement et se sécha rapidement avec sa serviette. Deux minutes plus tard, Rhys, toujours torse nu, il attrapa son ballon et se mit à le lancer avec adresse dans un premier temps à son chien qui le lui rapportait à tous les coups du bout de son museau. Comme un gamin, le jeune homme s'amusait ainsi et parlait avec son labrador sans se soucier le moins du monde des autres personnes présentes sur la plage. Bien sûr certes, parfois son regard s'égarait sur une silhouette bien faite mais il n'était pas d'humeur à faire connaissance. Il souhaitait uniquement se la couler douce avec son chien. Et évidemment, ce qui dut arriver arriva : son lancer fut maladroit et sa balle partie dans un mauvais angle, percutant inévitablement un corps étendu se grillant au soleil. Hum. Grimaçant à l'idée d'avoir à se confronter à une inconnue et devoir lui présenter ses excuses, Rhys poussa un soupire et avança à grandes enjambées, son chien derrière lui, vers la jeune femme aux cheveux flamboyants qui s'était redressée d'un bond. Contre toute attente alors, Rhys la vit s'emparer de son ballon et le lancer dans le sens opposé en insultant sans vergogne un petit garçon qui n'avait commis pour seule faute que d'être là au mauvais moment. Frustré de voir sa balle lancée au loin, Rhys fronça le sourcil et sans prendre le temps de reconnaître la personne qui allait recevoir ses foudres (puisque de toute façon, elle ne lui présentait que son dos – un dos très agréable à la vue, il faut le reconnaître), il l'interpella avec fermeté.

      « Hey ! J'peux vous aider peut-être ? C'est ma balle que vous venez de balancer au loin. Ou plus exactement, celle de mon chien alors je vous conseille d'aller me la récupérer si vous ne voulez pas qu'il se mette à dévorer vos chaussures. »


    C'était vrai : Glutton avait été surnommé ainsi pour sa faculté impressionnante à manger tout et n'importe quoi et, en l'occurrence, il se trouvait à l'instant même à renifler les chaussures de la jeune femme, s'imaginant probablement déjà le goût qu'elles devaient avoir.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Rhys | Sour ice-cream, bad guys and good weather. (ENDED) Sam 2 Mai 2009 - 18:21

    Tournant le dos à la mer, la rouquine regarda le gamin qui allait tenter de bégayer de pitoyables excuses. Qu'est-ce que c'est que ces mômes mal élevés ? Tammy aurait bien piqué un petit scandale histoire de ridiculiser la mère porteuse de ce trublion, mais elle n'était pas visible de là où elle était... Lâchant un soupir de déception - sa petite joie était gâchée -, Tam' pivota... Pour se retrouver presque "agressée" par la silhouette agréable mais incongrue d'un jeune homme au ton ... pour le moins désagréable. Qui était l'abruti qui lui parlait comme à ce clebs qui reniflait ses tongs hors de prix ? Sans tout de suite répondre à Rhys qu'elle n'avait pas eu le temps de dévisager ou de reconnaître, la demoiselle chassa d'un geste le chien en agitant ses chaussures devant lui. S'il y avait un animal qu'elle appréciait, c'était son animal de compagnie à elle et pas les sacs à puces des autres.

    C'est pourtant sur cette boule de poils que ses yeux verts s'arrêtèrent. Ce chien lui disait quelque chose, c'était indéniable. Il avait un air familier, lui rappelant ses lointaines après-midi qu'elle passait allongée, à le voir passer dans le couloir, sur le lit de ... Oh mon dieu. Ses tongs retombèrent mollement dans le sable sous l'effet de la surprise, tandis que sa silhouette gracile se relevait avec lenteur, comme pour se préparer au choc qui allait lui taper dans l'estomac. Bien qu'extérieurement elle avait l'air d'une femme qui laissait doucement mais surement la colère monter à ses narines, redescendre vers sa gorge et exploser dans sa voix, intérieurement, c'était tout le contraire. D'un air horriblement dédaigneux et méfiant elle coula un long regard par dessous ses lunettes de soleil à Rhys Blythe. Ce fameux Rhys Blythe, qui s'énervait apparemment qu'on lui ait volé son ballon - enfin celui de son chien -. D'un ton qui se voulait tranquillement hautain - et qui l'était -, la rouquine croisa les bras, coupant tout juste la fin de sa tirade agacée.

    C'est qu'un ballon... Ca s'achète deux dollars à la boutique de souvenirs pour les pigeons, enfin, touristes.. Et puis vous avez fait une bonne action, vous l'avez donné à cet enfant, il va être ravi.

    Vite expédié, le petit Blythe. Elle avait encore le temps de se retourner pour qu'il ne la reconnaisse pas, et c'est ce qu'elle allait faire - s'en aller en prétextant son après-midi invivable dans ce coin de bouseux - mais le petit môme revint à la charge avec le ballon, son pas lourdeau et infantile résonnant même dans le sable mou de Miami. Sa main sableuse vint tirer sur la main encore humide de monoï de Tammy, et d'une voix criarde et apeurée, il se mit à pleurnicher que "c'est le ballon du Meussieuuuuur, Madaaaaame". Le ballon tombe entre les deux "étrangers", et le petit garçon finit par filer en braillant qu'il déteste la plage. Mais Tammy ne réagit pas, si ce n'est qu'elle dégage sa main de celle du môme et qu'elle continue de dévisager les traits de Rhys Blythe, avec obstination, étonnement, et même avec cette charmante insolence qui la caractérise. Il a grandi. C'est peut-être ca qui lui fait encore plus bizarre.. Encore plus peur ? Non, qui pourrait avoir peur d'un homme qui vous renvoie votre passé à la figure ? En tout cas il faut qu'elle arrête, son comportement ferait penser à ceux de ces filles qui semblent se pâmer devant leur idôle, ou de ces niaiseux qui scrutent une beauté passer dans la rue ou... Ou de ces idiots qui, pire, craignent d'être reconnus et de s'attirer les foudres pour des histoires anciennes. Mais il s'en moque, elle s'en moque, on s'en moque tous - le monde entier même -, Tammy a changé, non ? Elle a grandi, elle aussi, et comme tout être humain les souvenirs ne doivent plus le marquer. Au fond, elle n'a juste pas envie de perdre du temps ici. Elle n'a rien à dire à personne, aucun compte à rendre. Elle n'en à rien à foutre, voilà tout. Et pourquoi elle tergiverse sur ça ? Ca en vaut même pas la peine...

    Un soupir passe sur ses lèvres carmin.

    Reprenant enfin un semblant de contenance, la jolie créature bronzée se détourne avant de lâcher un traître mais calme dernier mot, s'affairant à attraper sa serviette de plage pour l'agiter au nez de ses voisins et leur envoyer une giclée de sable dans les yeux.

    Et à votre âge, jouer à la balle, ca devient un peu pitoyable..
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Rhys | Sour ice-cream, bad guys and good weather. (ENDED) Mar 5 Mai 2009 - 15:57

    OK, dès l'instant où Rhys reconnut l'identité de la jeune femme qu'il venait d'interpeler, il n'avait plus porté la moindre attention à ses mots. Il n'avait saisi que les mots « dollars », « action », « enfant » et « ravi » et s'il avait eu l'esprit pervers – chose sur laquelle il travaillait depuis à présent plusieurs années avec plus ou moins de succès – il aurait clairement pu penser à une proposition bien engageante de la part de la demoiselle. Heureusement pour elle, Rhys avait l'esprit trop perturbé par la découverte qu'il venait de faire pour s'arrêter sur la portée des mots qu'elle venait de prononcer. Il la regarda alors fixement et sans éprouver la moindre gène quant à savoir si son regard indécent ou non. Il s'en moquait : il s'agissait de Tammy Hunkerfield, l'ex de son frère et par solidarité fraternelle et masculine, Rhys ne la portait pas dans son coeur, comprenez donc que la politesse n'était pas la première chose à laquelle il pouvait penser. Le roux flamboyant de ses mèches aurait du lui mettre la puce à l'oreille plus tôt mais ce ne fut pas le cas : la jeune femme n'occupait pas spécialement l'esprit de Rhys ces derniers temps pour la simple et unique raison qu'il la pensait définitivement rayée de leurs vies. Que faisait-elle alors sur la plage d'Ocean Grove ?
    Le visage dur, Rhys persistait à adresser à la jeune femme un regard lourd de messages muets, comme s'il essayait de lui faire comprendre que sa présence ici ne le ravit pas le moins du monde. Il s'apprêtait d'ailleurs à clairement lui dire qu'il savait qui elle était et qu'il commençait à deviner la raison de sa présence dans la ville lorsque le petit garçon qu'elle venait d'agresser s'approcha d'eux, l'air tétanisé et à deux doigts de fondre en larmes. Rhys eut du mal à lui accorder son attention : même si ce môme parlait de lui et venait de lui rendre une faveur en lui ramenant son ballon, le jeune homme n'arrivait pas à détourner son regard du visage de Tammy Hunkerfield. La balle qui rebondit alors mollement entre eux appela un instant son attention car il baissa son regard sur elle mais ne fit aucun mouvement pour la ramasser : Glutton venait déjà de s'en emparer et cognait dessus avec son museau. Rhys regarda alors à nouveau la jeune femme mais ne fut pas surpris de voir qu'elle aussi, à son tour, se mettait à l'observer avec minutie. Le temps les avait changés mais l'animosité, le passé commun qu'il y avaient entre eux, restaient le même. Comme un écho lointain, Rhys sentit dans son genou droit une légère douleur endormie comme un mauvais souvenir. Il n'avait pas eu l'occasion de discuter avec elle de ce jour et aujourd'hui encore il ne souhaitait pas non plus en parler d'avantage. Il n'y avait rien à se dire, n'est-ce pas ?
    Rhys eut alors un mouvement de recul lorsque la demoiselle se détourna de lui pour négligemment secouer ses affaires. Il la regarda faire et ne put s'empêcher de se demander si Maât était au courant de sa présence ici. Si c'était le cas, il n'allait pas tarder à regretter de ne pas avoir mis Rhys au courant. Et s'il ne savait pas qu'elle était de retour, Rhys ne manquerait pas de lui annoncer lui-même la nouvelle. Se pinçant les lèvres, il l'écouta le sermonner une fois de plus sur le fait qu'il puisse jouer à la balle à son âge. Mais de quoi se mêlait-elle ? Agacé, Rhys se pencha en avant pour prendre la fameuse balle avec laquelle son chien ne cessait de lui taper le mollet et la manipula entre ses deux mains, avec une nonchalance marquée, sous le nez de Tammy.

      « Vous préféreriez quoi ? Me voir sécher comme vous sur un bout de serviette en attendant le passage du marchand de glace ? »


    Fronçant les sourcils, Rhys fit alors deux pas en avant jusqu'à se trouver face à face à la jeune femme, posant sur elle un regard plein de défis. D'un ton qui se voulut plus discret mais dans lequel on comprenait clairement que là tout se jouait, il ajouta alors, cessant de jouer avec sa balle qu'il coinça sous son bras droit.

      « Maât est au courant ? Si ce n'est pas le cas, on pourrait peut-être prendre ta voiture est conduire follement jusqu'à la maison des Blythe. Qu'en dis-tu ? »


    Le vouvoiement n'était plus de rigueur après tout, Tammy était une « vieille connaissance » de la famille si l'on puisse dire ...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Rhys | Sour ice-cream, bad guys and good weather. (ENDED) Mar 5 Mai 2009 - 21:25

    Ce qui était surtout drôle à constater, c'était que l'un comme l'autre avait cette facilité à faire des remarques déplacées ou à penser "dans le mauvais sens". Imaginez bien que si l'on avait conté ce point commun aux deux compères... Eh bien ils n'en auraient rien eu à faire. La relation Hunkerfield-Blythe n'était pas prête d'être saine et simple..

    Allez sucer un esquimau, ca va peut-être vous calmer.

    Elle ne manquait pas de culot, oh non. Et encore moins de pudeur, car autant dire que le double-sens de sa phrase semblait parfaitement clair à la fois, et un peu caché - elle n'avait pas besoin de lui lancer des piques perverses à la tête pour agraver la situation -. Pour qui se prenait-elle ? Pour ce qu'elle était, voyons. Rhys ne la connaissait pas, après tout, ou bien .. "très peu", malgré ce que le passé avait créé entre eux. Un soupir s'échappa de ses lèvres, elle semblait déjà lassée d'avoir recroisé le petit Blythe et n'avait qu'une envie, c'était de s'éloigner de Crandon Beach. Or, il était toujours là, campé sur ses positions, lui et son gros chien, à la fixer, tous les reproches de la Terre accumulés dans son long regard presque indécent tant il la dévisageait.

    Sauf que c'était mal connaître Tammy que de l'imaginer bouleversée par un simple coup d'oeil un peu trop longuet. Faisant rouler la serviette dans ses mains pour la ranger, aussi paisiblement que lui faisait joujou avec son ballon fraîchement récupéré, la rouquine stoppa net son occupation actuelle en entendant ses propos dits sur un ton de confidence, soufflés à peine plus bas comme un sarcasme froid. Mauvaise tactique, Blythe... Vouloir ressasser toutes ces histoires et utiliser Maât comme chantage... C'aurait pu être une bonne idée si Tammy n'avait pas vu le grand frère avant le petit - mesure involontaire de sécurité -. D'une voix tout aussi basse et impérieuse, posant cette fois-ci son regard vert sur ses propres mains à elle qui s'était remises à plier la serviette, Tammy lui répondit sans même daigner relever le menton, comme si ça tombait sous le sens.

    Bien sûr qu'il est au courant. Ton cher frérot ne te parle plus et ne te tient plus au courant ?

    La dernière phrase la fit ... froncer amèrement des sourcils ? Même pas, mais elle n'en dit pas un mot, préfèrany même faire abstraction de ce qu'elle a entendu - peut-être parce qu'elle n'a rien à répondre ou qu'elle ne tient pas à dériver sur ce sujet -. Le passé était très bien là où il était, dans quel but Rhys voulait-il remuer tout ça ? La perturber ? Son plan était foireux, dans ce cas là.

    A nouveau elle releva le menton, une mèche rousse lui barrant les yeux. Elle la repoussa d'un soupir qui cette fois ci témoignait de son agacement. Ils perdaient du temps s'ils se lançaient dans ce dialogue de sourds. Car Tam' voyait plus que clairement le petit jeu qu'allait entamer Rhys, et il était aussi dangereux pour lui que pour elle qu'ils prennent la direction de ce terrain miné. Mais c'était lui qui avait commencé... Lui et son ironie mordante.

    D'un timbre aussi calme qu'un brin plus froid, la rouquine planta ses yeux dans les siens avant de lui rétorquer.

    J'en dis donc que ta joie de balancer à ton frère comme un gamin ce que tu vois devant toi va être réduite à néant. Qu'est-ce que tu veux, gâcher ma journée ou bouffer du sable ? Sois honnête. Tu cherches quoi ?

    Elle avança d'un pas à son tour, sans même ciller. Preuve qu'il ne l'intimidait guère, le petit Rhys Blythe.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Rhys | Sour ice-cream, bad guys and good weather. (ENDED) Sam 9 Mai 2009 - 22:26

    Les traits de Rhys ne mouvèrent guère lorsqu'il entendit la nouvelle remarque, fortement connotée et absolument insultante que venait de lui envoyer Tammy Hunkerfield. Elle n'était pas spécialement réputée pour sa distinction et son égard pour autrui alors ce n'était pas une surprise pour le jeune homme. Il se souvenait oh combien le nombre de fois où elle l'avait remis à sa place avec verve déjà lorsqu'elle était la petite amie officielle de Maât et s'irritait de le voir leur traîner autour. Il n'était pas un gamin total à l'époque et les atteintes de la jeune femme à son encontre restaient donc entiers dans ses souvenirs. Tammy était une peste et une femme qui ne se refusait aucune provocation. Il venait tout simplement de profiter de sa dernière en date.
    En revanche, son visage le trahit au moment où il l'entendit lui apprendre que Maât était déjà au courant de sa présence à Ocean Grove. Était-ce vrai ? Si cela était le cas alors Rhys tombait de haut. Non pas que lui et son frère profitaient d'une relation fraternelle si fusionnelle que le fait qu'il ne soit pas au courant du retour de l'ex de son aîné soit une surprise en soi. Non, ce qui mettait Rhys sur le cul, c'était que Maât n'avait pas semblé, dans son quotidien, être le moins du monde affecté et de manière particulière par la présence de Tammy dans le quartier. Alors, soit l'affaire n'était pas aussi importante qu'il lui semblait l'être, soit son frère était plus doué qu'il ne le pensait pour le mensonge. Sa mâchoire se crispa au ton supérieur que prit la jeune femme pour lui faire partager cette nouvelle. Elle pouvait se montrer si agaçante lorsqu'elle se mettait à vous parler comme si vous n'étiez qu'un moucheron nécessitant qu'un faible pourcentage de son attention. Rhys pourtant était décidé à tenir bon : la jeune femme avait eu certes une forte capacité à lui faire sortir les yeux de la tête mais il avait à présent grandit ou au moins, avait appris qu'offrir son énervement à Tammy était résolument la plus mauvaise idée qui soit. Il devait rester de marbre, ne pas lui accorder ce que visiblement elle attendait le plus : qu'il franchisse la ligne si étroite entre la retenue et la colère déclarée. Il la regarda alors avec des yeux fiers et droits, même lorsque de toute évidence elle, refusait de lui accorder un contact visuel digne de ce nom. Pourtant, sa patience paya puisqu'enfin, elle daigna lui montrer son impatience. Sa voix avait même monté d'un ton, voilà qui commençait à plaire à Rhys. Allait-elle se mettre à lui flanquer une baffe ? Ce serait intéressant à voir parce que que son chien était spécialement dressé pour attaquer quiconque oserait lever la main sur son maître. Oui, Glutton pouvait sortir les crocs et cela était très souvent d'une grande aide pour Rhys : même s'il savait se battre avec brio (ayant mené une carrière de boxeur quelques années plus tôt), le jeune homme ne pouvait refuser l'aide de son chien qui savait rapidement devenir impressionnant. Cela évitait alors un bon nombre de coups donnés puisque la plupart des adversaires partaient en courant en moins de temps qu'il ne faut pour le remarquer.
    Le pas supplémentaire qu'effectua Tammy réduisit si considérablement le faible espace qu'il restait entre eux que les deux jeunes gens ne tardèrent pas à se retrouver face à face, leurs corps refusant pourtant encore de se toucher. Tant mieux d'ailleurs parce qu'il était pratiquement certain que si l'un venait à frôler la peau de l'autre, des étincelles jailliraient – même si Rhys ne lèverait probablement jamais la main sur une femme. Bien qu'elle soit grande, Rhys la dépassait toujours d'une bonne tête et il ne se refusa pas à la toiser violemment du regard. Elle le considérait encore de toute évidence comme le gamin qu'il était lorsqu'ils s'étaient rencontrés et c'était particulièrement agaçant. Sa façon également de retourner la situation pour prendre la position de la pauvre victime harcelée par Rhys était frustrante et ce dernier du bien reconnaître qu'il avait de plus en plus de mal à rester impassible. Cependant, ce fut d'une voix atténuée et d'un ton neutre qu'il lui répondit, tandis que son regard brûlait.

      « Ce que je veux ? C'est ne pas te voir essayer de réintégrer la vie de mon frère. C'est assez pathétique d'ailleurs comme démarche puisqu'il est en couple à présent. Un couple qui s'aime et s'accorde à merveille si tu veux même tout savoir … Je le sais, il arrive qu'on les entende dans toute la maison, en pleine nuit, parfois. »


    Son visage s'illumina sensiblement et un sourire moqueur agrémenta ses mots. Il était un véritable salaud de lui dire cela ainsi et à présent, c'était sans doute son tour de passer pour un profond pervers mais il s'en fichait : il savait combien c'était douloureux d'apprendre que son ex avait réussi à tourner la page et de plus, avoir à l'imaginer dans les bras d'une autre.

      « Si tu veux mon avis, il est plus épanoui avec elle qu'il ne l'a jamais été dans vos nuits. »


    Et ça, c'était pour enfoncer le couteau dans la plaie. Mais c'était vrai : Rhys gamin, avait déjà surpris auditivement son grand frère et Tammy profiter de leur « complicité » lorsqu'ils savaient les parents Blythe de sortie. Les parents étaient de sortie, mais pas forcément les petits frères et sœurs.


Dernière édition par Rhys Blythe le Dim 10 Mai 2009 - 2:20, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Rhys | Sour ice-cream, bad guys and good weather. (ENDED) Sam 9 Mai 2009 - 22:53

    Mon pauvre … Tu es frustré au point d’écouter ton frère se taper sa copine ? Crois-moi, ce qu’il fait au lit avec sa greluche m’importe autant que ma première petite culotte. Ils pourraient même s’envoyer en l’air devant mon nez… Je m’en foutrais royalement. C’est pas ça qui va me dégoûter, Rhys.

    La remarque fit mal, très mal, son regard légèrement endurci dans l’espoir illusoire de quelques secondes où le vert de ses iris tourna un peu, comme obscurci. Du moins la douleur était semblable, intérieurement, à celle qu’on ressent quand on apprend, comme toujours, qu’une personne qui vivait grâce au bonheur que vous saviez lui procurer un temps, a réussi à trouver une autre personne comme vous. Vous réalisez qu’au fond, vous n’avez jamais été unique dans ce monde, d’autres ont ce talent pour redonner le sourire, et vous ne supportez pas l’idée que ces mêmes personnes accèderont à ce qui étaient jusqu’alors vos privilèges à vous, et à personne d’autre. C’est d’autant plus douloureux lorsqu’on est quelqu’un d’égoïste, car on a ce sentiment d’être forcé au partage. Vous comprendrez donc bien que si Tammy n’avait pas ce masque de froide indifférence, elle aurait clairement envoyé une gifle en pleine tête à Rhys. Il avait marqué un joli point, mais c’était là aussi une montée dans leur échange, un danger qui grossissait, enflait comme une bulle de chewing-gum. La seule chose à se demander, c’était qui de Tammy ou Rhys crèverait cette dernière. Et ce qui se passerait derrière.

    Sa réplique fut donc à la hauteur des saloperies que Rhys abordait – et elle le nomma même par son prénom, ce qui dénotait d’une certaine « gravité » de la situation –. Il n’ignorait pas que Tammy connaissait bien ce terrain : évoquer des sujets pareils n’était pas vraiment la meilleure idée pour la refroidir. Oh, bien sûr il allait peut-être accéder à un bon divertissement : voir une Hunkerfield énervée. Sauf que là encore, il aurait peut-être mieux valu éviter de voir ça et d’en payer le prix. L’après-midi avait pourtant bien commencé… Dans un faible rire qui laissait entendre que Tam’ n’avait pas vraiment froid aux yeux, la jeune femme dévisagea de la tête aux pieds le jeune homme avec incrédulité.

    Je me demande comment tu peux avancer de tels arguments. Il ne me semble pas que tu étais à la place de Maât à cette époque pour connaître son épanouissement nocturne. J’me trompe ? Nan.

    Non, elle ne se trompait pas vraiment. C’était avec Maât qu’elle couchait, c’était avec lui qu’elle était sortie, et que son frère vienne prétendre que Maât eut pu être malheureux en sa compagnie à elle l’insupportait au plus profond d’elle-même. Elle n’était pas de ces femmes qui doutaient de leur capacité à aimer sincèrement. Elle ne doutait pas, tout simplement. Et si c’était ce que cherchait, là encore, Rhys, il allait réussir. Du moins, quand Tammy aurait décidé de se débarrasser de cette espèce de froideur désagréablement calme. Comme si cet aspect lisse et distant laissait présager d’une colère retenue et brûlante.

    Et puisqu’il jouait la carte de la mesquinerie, ce n’était pas Tammy qui allait se gêner pour lui répondre et lui faire le plus de mal. Elle jouait peut-être gros, à ne pas tenir sa langue. Elle jouait peut-être même sa place ici, au sein d’Ocean Grove. Mais peu importait. Rhys ne pouvait pas se permettre de l’enfoncer sans craindre de se prendre une triple dose de remarques acerbes. Ca n’était pas dans les règles de la maison.

    Mais ça m’a l’air chouette, comme existence. Vivre sa vie par procuration, par le biais de celle de son frère et de ses histoires de fesses… En tout cas s’il veut m’éloigner de sa vie, il le fera de lui-même, tu crois pas ? Tu as peur que ton frère ne sache pas se défendre de cette petite pétasse d’Hunkerfield ?

    Elle ne se cachait pas. Bien sûr que c’est ce que pensaient souvent les gens : qu’elle n’était franchement pas mieux qu’une trainée. Ce n’était même pas par ses activités qu’ils la jugeaient ainsi : mais uniquement parce qu’elle était insupportable.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Rhys | Sour ice-cream, bad guys and good weather. (ENDED) Mer 13 Mai 2009 - 22:20

    Rhys et Tammy se dévisageaient littéralement en même temps que leurs paroles plus cinglantes les unes que les autres s'enchaînaient. Ils se provoquaient, insinuaient des insanités et insultaient presque la personne d'en face. Mais plus que ça, le contact visuel qu'ils partageaient prouvait d'avantage l'animosité qui les tenait. Le regard du jeune homme était bel et bien dur mais on pouvait clairement y déceler une lueur malicieuse, comme s'il prenait un malin plaisir à la confronter à la vérité, à l'intransigeante réalité. C'était sans doute cruel et inattendu venant de lui, lui qui clamait haut et fort sa foi chrétienne. Pour le coup, sa charité chrétienne était partie se terrer bien profond sous le sable. Mais si Rhys persistait à fixer la jeune femme, c'était pour une raison plus pragmatique que sadique. En effet, si les paroles de Tammy, sa posture et l'air de défi qu'elle dégageaient allaient clairement dans le sens de ses mots, Rhys ne pouvait s'empêcher d'essayer de trouver dans son regard un indice qui la trahirait. Elle ne pouvait tout bonnement pas être tout à fait sincère dans ses propos, il en était persuadé.
    Il haussa alors un sourcil et hocha doucement la tête, comme s'il trouvait tout à fait comique la réplique qu'elle venait de lui accorder. Ce n'était vraiment pas très percutant selon lui, surtout qu'il ne se sentait pas le moins du monde concerné par les sous-entendus qu'elle lui infligeait. Aussi, il dut retenir un rire moqueur avant de lui répondre d'un ton tout à fait détaché.

      « Absolument. Maât est mon modèle sur bien des plans alors évidemment, celui-ci n'échappe pas à la règle, c'est donc naturel que je me tienne informé, tu vois ? »


    Il poussa un soupire avant de l'observer une fois de plus, comme s'il ne comptait pas abandonner l'idée de trouver dans son regard une faille qui lui prouverait qu'il avait eu raison de la provoquer sur ce point qui était mécaniquement douloureux pour tout ex. Il ne broncha pas lorsqu'elle utilisa son prénom comme un moyen de lui prouver sa sincérité. Ouais, même si elle l'avait appeler Rhys James Dean Blythe, son nom entier, il n'aurait pas cru un traitre mot de ce qu'elle avançait. C'était comme ça, un point c'est tout : elle était encore crac de son frère, c'était flagrant. Le jeune homme baissa alors un instant son regard sur son chien qui les dévisageait l'un après l'autre, comme s'il n'arrivait pas à comprendre ce qui pouvait bien se tramer entre ces deux humains. Si Glutton était habitué à ce que son maître accoste de jeunes femmes séduisantes, il n'était pas habitué à voir Rhys se raidir autant en leur présence. Décidément, cette sortie détente entre un homme et son chien venait de se transformer en guerre déclarée entre un homme et l'ex de son frère – assez inattendue comme situation, il faut le reconnaître.
    Rhys reporta cependant rapidement son attention sur Tammy. Jonglant d'un air absent avec la balle qu'il tenait entre ses mains, la faisant passer d'une paume à l'autre, il ajouta alors à la suite de Tammy comme s'il souhaitait compléter sa phrase.

      « Non, mais Maât n'est pas très secret sur ce point, surtout quand il est déçu, si tu veux tout savoir. »


    C'était plus ou moins faux bien sûr : il arrivait certes aux frères de discuter parfois de leurs relations amoureuses – enfin, beaucoup moins ces derniers temps – mais jamais en entrant dans les détails. Il s'agissait d'avantage de discussions purement platoniques et tout ce qui touchait la sexualité ne restait qu'allusif mais ça, Tammy ne pouvait pas le savoir. La solidité de la famille Blythe pouvait très bien rendre cohérente ses propos : de l'extérieur, la famille semblait extrêmement soudée.
    Et puis, Tammy ouvrit les valves. Son air pincé et espiègle laissait place à l'irritation claire et nette et la jeune femme se mit alors à vider son sac d'un ton ferme, presque menaçant. Voilà que les choses commençaient à devenir intéressantes.
    Plissant les yeux, Rhys arrêta le mouvement de ses mains et bloqua à nouveau la balle contre son flan droit, sous son bras. Son regard émeraude était perçant et il dut serrer la mâchoire pour ne pas retenir le flot des paroles qui n'attendaient qu'à sortir elles aussi. Mais il n'allait pas craquer, il n'allait pas lui faire ce plaisir … Hors de question. Le jeune homme se contenta alors de laisser un lourd silence s'imposer entre eux durant lequel il fusillait littéralement du regard les grands yeux de Tammy. Elle disait sans doute juste : Maât n'avait certainement pas besoin de son petit frère pour cette affaire mais Rhys se sentait malgré tout concerné par leur relation. Après tout, il avait malgré lui était impliqué au moment de leur rupture et il pensait sa position présente tout à fait légitime.

      « C'est mon frère, comme tu le dis toi-même si bien et je trouve ça tout à fait normal de ma part de vouloir l'aider à esquiver des épreuves désagréables. Mais si cette version ne te convient pas et bien, prend ça comme un avertissement pour toi. Que tu ne viennes pas te plaindre une fois qu'il t'auras brisé le cœur pour la énième fois. »


    Rhys était sérieux : il ne pensait sincèrement pas que l'attitude de « reconquête », dans laquelle se jetait de toute évidence Tammy, était saine. Maât risquait d'en souffrir et elle et bien, elle allait morfler, c'était pratiquement certain. Ah oui, il semblerait que sa charité ne fut en fait pas si loin que ça. Le Saint Rhys était toujours là.
    Comme pour prouver qu'il n'était nullement effrayé par elle malgré l'échange houleux qu'ils partageaient et les éclairs que leurs regards ne cessaient de se lancer, Rhys contre toute attente, s'accroupit et vint glisser une main dans le col aux poils longs de son chien, semblant trouver un intérêt premier à l'animal. C'était sans doute grossier cette façon de rompre si brusquement le contact avec Tammy et il jouait gros à lui présenter de la sorte sa nuque (elle était très capable de lui flanquer un coup par surprise ou lui balancer du sable dans les yeux à l'aide de son pied) mais Rhys prenait le risque. Au pire, il avait toujours Glutton qui ne louperait pas l'occasion de le venger comme il se doit, si besoin est.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Rhys | Sour ice-cream, bad guys and good weather. (ENDED) Jeu 21 Mai 2009 - 19:40

    Et dire que ce type avait soi disant une once de foi chrétienne. Tu parles. C'était à la limite du blasphème - enfin, Tammy ne savait pas vraiment ce que c'était -. Elle n'était pas portée sur la religion et pour elle, un type qui croyait en Dieu dur comme fer n'avait pas à insulter qui que ce soit, c'était sensé être un ange, les ailes en plume et l'auréole en moins. Et Rhys avait beau la scruter comme si elle était son antithèse personnifiée, le Diable au beau milieu de cet ilôt de perfection et de richesse, Tammy n'allait pas céder à ses mesquineries les plus hautes comme les plus perfides, et elle ne cillait pas un seul instant. Le cadet des Blythe avait déniché une personne aussi difficilement compréhensible que recordwoman dans la catégorie des pestes les plus irritantes d'Ocean Grove.

    J'espère que l'élève ne fera pas la même bêtise que le maître. Evite de sortir avec une rousse, tu sais, ça porte malheur. Vous les brûlez encore à cette époque ? Me semble que c'est ce que faisaient les croyants au Moyen-Age.

    Elle le dévisage, d'un coup d'oeil à la fois goguenard et pervers, comme si elle voyait au travers de son short de bain et qu'elle devinait même ce qu'il pensait. Il la maudissait sûrement, c'était obligé. En plus d'être sans-gêne, elle était dotée de cette capacité à être énervante jusqu'au bout. Elle avait des sacrés atouts pour être détestée. C'était la personne qu'on adorait détester, en fait. Les commérages seraient bien plus moroses et fades sans le piment qu'était et qu'avait Hunkerfield dans ses provocations perpétuelles.

    Avec une moue dédaigneuse, la rouquine leva les yeux au ciel, sa main gauche pianotant contre son avant bras, signe d'impatience et de lassitude. On aurait cru qu'elle soupirait devant les extravagances d'un gamin un peu trop imaginatif.

    Blyyythe... Redescends sur Terre. Si t'as rien d'autre à me rabâcher que "Je veux croire que Tammy Hunkerfield est mauvaise au pieu", tu devrais faire ça ailleurs. Y en a qui seraient ravis de rejoindre l'association des Frustrés de Miami.

    Oui, Rhys avait le droit d'ajouter son grain de sel. C'était "normal", enfin, Tam' ne l'empêhcerait pas de s'en mêler. Ca semblait tellement lui tenir à coeur. Sauf que c'était inutile. Il pouvait taper du pied, hurler, lui balancer les pires atrocités, ca ne changerait pas grand chose, pour ne pas dire rien du tout. Et son sérieux la dérouta un instant. Rhys pensait donc que Tammy n'avait qu'un seul but dans sa vie : ressortir avec Maât, comme au bon vieux temps des années lycées ?! Il devait ignorer qu'elle avait un boulot grassement payé, une vie sociale assez compliquée et en plus de ça, des hommes à satisfaire. Il était vraiment aveugle. Le pointant du doigt au niveau du torse, la rouquine lui répondit aussi sèchement que sérieusement.

    Mets-toi ça dans le crâne. Ton frère et moi, c'est ter-mi-né, d'accord ? Je ne suis pas une groupie. Je vise plus haut que Maât, j'arrête de jouer dans la cour des petites filles. Vivement que ton frère fasse de beaux gros bébés pour que t'arrêtes ta paranoïa.

    Elle se détourna, ignorant que Rhys puisse se passionner devant les poils merveilleusement emmêlés de Glutton à cause du vent salé. Elle s'éloigna pour attraper son débardeur et l'enfiler, la bretelle droite glissant de son épaule pendant que Tam' rajustait la gauche. Un soupir s'échappa de ses lèvres. De dos, Rhys pouvait se permettre n'importe quoi. Lui envoyer une frappe, se payer sa tête, faire un geste déplacé... Qu'il fasse ce qu'il veut. Elle trouverait toujours une manière de surenchérir, si ce qu'elle venait de dire n'était pas déjà assez fort pour lui. La guerre était déclarée.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Rhys | Sour ice-cream, bad guys and good weather. (ENDED) Mar 26 Mai 2009 - 13:22

    La référence de la jeune femme aux superstitions et actes abominables des chrétiens du Moyen-Age rendit perplexe Rhys. Pourquoi se mettait-elle soudainement à l'inclure avec ce « vous » dans les rituels de chasse aux sorcières ou autres des siècles précédents ? Il n'avait fais aucun sous-entendus sur sa couleur de cheveux ni n'avait prononcé la moindre prière devant elle, sa réaction restait donc très étrange aux yeux du jeune homme. Cette demoiselle était hystérique et complètement excessive. Ou alors, elle portait un affreux complexe sur sa rousseur. Ah oui du coup, l'esprit de Rhys s'éclaircit : mais oui, tout devenait plus clair ! Tammy Hunkerfield était complexée. Elle avait peut-être été une ancienne grosse étant petite et tout le monde se moquait alors de son poids, de ses taches de rousseurs et de ses cheveux flamboyants. Elle avait donc grandit en se promettant de faire souffrir le maximum de personnes en retour des années de calvaire qu'elle avait connue. Bingo !
    Persuadé de sa théorie sortit de nulle part mais qui tenait vraiment la route (il faut le reconnaître), le visage de Rhys affichait à présent cette mine souriante et supérieure, comme le ferait celui qui vient de percer à jour le secret de son interlocuteur. Son regard ne cessait d'étinceler avec provocation, comme s'il tentait de retenir un fou rire imminent. Il fallait avouer que la situation avait de quoi prêter au rire : Tammy, qui s'évertuait à briser le jeune homme venait en fait de laisser transparaître l'une de ses failles – ou du moins, c'était ce dont était convaincu notre étudiant. Il se retint alors tout naturellement de répondre quoique ce soit : l'air qu'il affichait à cet instant était bien plus agaçant que n'importe quelle réponse.
    « L'association des frustrés de Miami », voilà un nouvel élément amusant. Son expression corporelle trahissait son impatience mais Rhys restait tout à fait calme : plus elle déversait de paroles désagréables à son encontre, plus il avait envie de la pousser à bout. Paradoxale ? Totalement ; il ne fallait pas oublier que le jeune homme pouvait se montrer très puéril lorsqu'il le souhaitait. Il se contenta alors de répondre en retroussant son nez comme s'il sentait une odeur désagréable lui chatouiller le nez.

      « Ouais, bien sûr. Tu me files le numéro de l'association ? Il doit être répertorié dans tes numéros abrégés maintenant, non ? »


    Alors qu'il s'était déjà accroupi, Rhys écouta d'une oreille distraite les mots de Tammy qui affirmaient qu'elle avait définitivement tiré un trait sur Maât. Allez … Personne ne tourne la page si aisément sur un Blythe, surtout pas elle qui était complètement crac de son frère. Mais il était vrai que, sans doute le jour où son aîné sortirait de l'hôpital en tenant dans ses bras un bambin, Rhys se sentirait plus tranquille. Il n'y avait plus qu'à espérer que la mère ne soit pas, par malheur apocalyptique, Tammy Hunkerfield. Tandis qu'il persistait à glisser une main dans les poils de son chien, Rhys détourna tout de même son visage et leva son regard vers la jeune femme au moment exact où elle se retourna, de toute évidence épuisé par sa présence. Bien sûr, la vision qu'il eut alors ne manqua pas de l'attrayer un instant : les fesses de Tammy, tout de même je vous prie ! Mais il n'était pas d'humeur à se rincer l'œil aujourd'hui … Quoique. Il dévia finalement son regard plus loin, vers les vagues de l'océan qui mouraient docilement sur le sable humide. Un môme était en train de s'appliquer à remplir un seau Spiderman de l'eau salée, probablement pour édifier un bien ridicule château de sable que le chien de Rhys détruira sans doute au moment du retour. Mais cet enfant donna soudainement une idée au jeune homme : puisque Tammy s'appliquait tant à vouloir rester propre et sèche, il n'était pas bien difficile de deviner ce qui aurait alors le don de la faire entrer dans une rage pas possible. Interceptant alors le petit garçon au moment où il passa sur ses petites jambes en tenant des deux mains son seau plus gros que lui, Rhys attrapa son fardeau, promis à demi-voix à l'enfant de lui accorder la permission de chevaucher son chien (chose totalement fausse mais le garçon n'allait pas lui coller un procès de toute façon), il se releva vivement et, tapotant sur l'épaule de la jeune femme mais ne lui laissant pas le temps de se retourner ou de s'écarter, il déversa sur sa chevelure, ses épaules et son dos l'eau fraîchement récoltée. D'un geste brusque, il rendit le seau au petit et le dévisagea avec un air faussement outré.

      « Voyez-vous donc ça ! Quelle insolence cette jeunesse de nos jours … Attend que la madame vienne te tirer les oreilles, tu vas voir ! »


    Les yeux écarquillés, l'enfant semblait à deux doigts de fondre à larmes alors que Rhys au contraire, était à deux doigts d'être agité d'un terrible fou rire.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Rhys | Sour ice-cream, bad guys and good weather. (ENDED) Jeu 28 Mai 2009 - 21:10

    Elle ne releva pas, ne remarquant plus la mimique du vainqueur qui a tout saisi sur l'instant de la tragique vérité. Il ne valait mieux d'ailleurs pas qu'elle le voie, car elle se serait empressée de rire à son nez à gorge déployée : l'air ainsi ébahi et fier, on pouvait trouver à Blythe une étrange et fulgurante ressemblance avec un poisson rouge, bouche bée devant un hameçon dont il viendrait de saisir le but et la fonction. Tammy devait donc éviter de le regarder, sous peine d'imaginer Rhys en thon déguisé - ce qui était en soi un périlleux effort -.

    Si Tammy était une frustrée sexuelle, alors toute la ville n'avait plus qu'à rejoindre l'église la plus proche pour se faire moine, ou quelque chose comme ça. S'étant sûrement déjà envoyée en l'air avec les trois quarts des mâles d'Ocean Grove, il était difficile de la ranger dans la catégorie de ces gens qui n'auraient jamais la chance de connaître le plaisir défendu de la chair. Et puis quand il n'y aurait plus d'hommes à Ocean Grove ... Non, Tammy n'était pas vraiment de ce bord là, en fait. Pour une raison qui aurait pu être surprenante - car après tout, même les plus grands dragueurs et dragueuses peuvent avoir leurs faiblesses chez leurs congénères -, la rouquine n'avait jamais eu d'aventure homosexuelle - et c'était pas demain la veille -. Ce qu'il lui fallait, c'était une créature qui puait la testostérone, pas l'oestrogène. Se permettant une gratouille intempestive sur l'épaule droite qui la démangea sur l'instant, Tammy ne soupçonnait pas même un instant les évènements qui se tramaient.

    Elle ne vit donc pas le petit garçon soudoyé par cette enflure de c(h)réti(e)n à la c*n de Rhys Blythe, ni l'énorme seau d'eau salé - il n'était pas si gros, mais rien qu'à voir cette masse d'eau de mer se déverser prochainement sur elle rendait la chose déjà peu supportable en quantité - qui tomba en cascade soudaine et rafraîchissante sur ses cheveux, inondant ses épaules et son débardeur - qui aussitôt trempé, n'aurait pas mieux moulé sans disgrâce les formes de la rouquine -.

    Ce fut le cri que Tammy poussa - du genre exclamation de celle qui vient de prendre une douche froide, beaucoup BEAUCOUP trop froide - qui aurait du alerter Rhys. Glutton lui-même dut sûrement en frémir tandis que le petit garçon larmoyant tenter déjà de grimper sur l'animal - car un marché accompli totalement est un vrai marché, et il avait le droit à son tour de promenade sur la bête -. Se retournant telle une furie, la rouquine ne dit qu'un mot à l'adresse de Rhys - mais il était suffisamment explicite -.

    Abruti !

    Brusquement, le geste fut rapide et vif : s'abaissant à peine et ramassant deux grosses et généreuses poignées de sable humide - l'eau avait atteint le sol sablonneux -, la jeune femme envoya ses deux présents de la plage en pleine figure du jeune homme. Le voilà qui allait lui aussi goûter aux joies de la plage, du sable croustillant sous vos dents pendant une heure - sans parler des résidus dans les cheveux, des petits grains qui piquaient les yeux, allaient dans les narines, fouettaient les joues aussi gentiment qu'un gommage de peau raté ... -. Cette action fut répétée une nouvelle fois, Tammy plongeant ses deux mains dans le sable franchement, pour à nouveau envoyer une grosse motte sableuse vers Blythe - dommage qu'elle n'ait pu le pincer par son caleçon pour le remplir de sable -.

    T'es aussi prévisible qu'une moule, et je te préviens que si tu continues comme ça, tu auras vraiment du souci à te faire pour ton frère !

    La teneur de sa menace aurait pu refroidir l'ambiance presque... infantile qui venait de s'instaurer entre eux.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Rhys | Sour ice-cream, bad guys and good weather. (ENDED) Mer 3 Juin 2009 - 22:34

    Tel est pris qui croyait prendre, l'arroseur arrosé ; les proverbes sur la mauvaise tendance du retour inévitable des crasses produites à autrui sont verdoyants mais bien évidemment, ils pouvaient être aussi évidents que le pif au milieu du visage, Rhys n'y penserait pas un instant. En l'occurrence, il ne s'était clairement pas attendu à une réplique aussi virulente de la part de la jeune femme. Bon certes, avec deux secondes de réflexion, il aurait pu se douter qu'elle n'allait pas lui faire un câlin après un tel acte : il s'agissait de Tammy Hunkerfield tout de même, celle dont la rumeur affirme qu'elle mange du bulldog au petit déjeuner … Bon, OK cette rumeur, c'était Rhys qui l'avait lancé. Mais cela ne changeait rien à rien : Tammy avait un caractère ô combien trempé et le jeune homme aurait sans doute du se retenir de la provoquer. Mais voilà, c'est comme demander à un parachutiste de craindre le danger du vide – ridicule. Rhys, malheureusement est une vraie tête brûlée et les avertissements ne sont donc que bien creux à ses yeux.
    Le cri que poussa alors Tammy aurait du alerter le jeune homme mais bien au contraire, il le prit comme le signe de sa victoire : il avait réussi à surprendre et à mettre en rogne la jeune femme ; que demander de plus ? Bien évidemment, il ne put alors retenir d'avantage un fou rire et, les mains posées sur ses hanches, il se laissait secouer par ce rire si stimulant. Si Tammy pouvait avoir l'air piteuse en prime, Rhys serait aux anges. Mais bien loin de là cependant, ce fut plutôt une mine furieuse qui lui fit rapidement face avant de le remercier d'un « abruti ! » bien senti. Haussant les yeux au ciel, toujours hilare, Rhys ne répondit rien sur le coup : à sa place, il aurait sans doute injurié plus crument. Alors bien évidement, trop déconcentré et ne se doutant pas du danger qui le guettait, il ne remarqua pas la jeune femme s'accroupir un instant et récupérer de grosses poignées de sable avant de les projeter dans sa direction. Sa surprise mêlée à un geste défensif lui firent lever un bras pour se protéger les yeux des projectiles sortis de nulle part. Malheureusement, il ne put échapper à la plus grande majorité des grains et il se retrouva en un instant recouvert d'une fine couche piquante et incrustante. Son rire, bien sûr, se calma instantanément et il essayait de se protéger du mieux qu'il pouvait de ses bras contre les lancées répétées de cette peste sans bornes. Faisant un pas en arrière, Rhys pensa un instant à donner le signal à son chien de bondir sur la jeune femme mais il se retint au moment où elle le menaça de s'en prendre à son frère. Oh là, c'était réellement ce qu'elle aurait du éviter de dire … On ne s'attaqua pas à un Blythe en menaçant le reste de sa famille. C'était une faute de débutant, ça. Abaissant un instant ses bras pour dévisager avec sévérité la jeune femme, l'étudiant en sport n'hésita pas d'avantage : en un geste vif et précis, il fonça sur Tammy, l'attrapa au niveau des hanches comme le ferait un plaqueur de football américain et la guida à quelques mètres seulement jusqu'à une piscine gonflable pour enfants et remplie d'eau de mer salée destinée sans doute à un enfant en bas âge. Bien sûr à cette heure-ci, l'enfant était en train de dormir à l'ombre du parasol et la chute des deux jeunes gens ne risqua de blesser personne. Personne, mais rien n'était moins sûr pour l'égo de Tammy. Rhys, consciencieusement, avait prit garde de rendre le choc le moins violent possible et d'épargner une quelconque douleur physique à la jeune femme : il cherchait à se venger, à l'humilier et à lui faire comprendre qu'elle n'avait certainement pas intérêt à faire quoique ce soit à Maât mais il ne souhaitait pas lui faire de mal … Pour le moment.
    La plaquant alors dans la petite piscine transportable qui s'était considérablement déformée sous leurs poids accumulés, Rhys, ensablé et trempé mais résolument déterminé à parvenir à ses fins, leva son visage et planta son regard émeraude brillant dans celui de Tammy avant de lui déclarer d'une voix qui ne laissait la place à aucune objection.

      « Tu vas te tenir à l'écart de mon frère, de ma sœur … D'à peu près tout ce qui a un rapport avec Maât, vois-tu ? Tu es une dangereuse hystérique et obsessionnelle. »


    Les mains plaquées de chaque côté du corps de Tammy qui baignait dans le reste d'eau que contenait le point d'eau gonflable pour enfants, la jeune femme ne pouvait se libérer seule : elle devait attendre que Rhys daigne s'écarter et ceci, il ne comptait le faire qu'avec la promesse de l'avoir à forte distance des éléments Blythe.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Rhys | Sour ice-cream, bad guys and good weather. (ENDED) Sam 6 Juin 2009 - 18:28

    La rouquine ne peut protester devant l'assaut de Blythe qui avait soudainement changé d'expression, ses traits tendus devant la bombe orale qu'elle avait lancé en pleine tête. On pouvait en tout cas attester de la réussite du plan de Tammy : elle s'était drôlement bien débrouillée pour le faire perdre tout sens de la moquerie.

    Le voilà maintenant qu'il usait de sa force d'une manière qui peut-être en d'autres circonstances et sous d'autres manières, aurait plu à la jeune femme. Mais là, elle détestait vraiment ca. Sans même la prévenir - ce qui était logique au vu de la colère naissante et croissante de Rhys -, ce dernier la saisit assez brusquement et sèchement pour la renverser, la plaquer contre une de ces piscines pour gosses en bas âge, et la bloquait fermement - bien qu'elle avait encore l'usage restreint de ses bras et de ses jambes, un détail que Rhys n'aurait pas du oublier -. Non mais qu'est-ce qui lui prenait là ? Tentant de se débattre, Tammy tenta d'ignorer qu'une partie de ses cheveux trempaient dans l'eau, que ce jeu devenait drôlement inconsidéré, que quiconque passant par là allait affreusement se méprendre et c'était la dernière chose au monde qu'elle aurait aimé voir arriver.

    Prenant une inspiration et fermant les yeux un court moment comme si elle espérait vainement que le cauchemar masculin disparaisse et ne fut qu'une idiotie evanescente, la rouquine rouvrit les yeux avec déception et tenta de garder son calme, évitant ainsi d'injurier copieusement cette enflure qui la coinçait de tout son poids et se permettait de l'insulter alors qu'il avait ... Un comportement digne d'un psychopate ! Tammy aurait bien pu hurler au fou si elle le voulait. Manque de chance, le petit Blythe était trop bien connu, et elle aussi, pour qu'on ne puisse craindre pour l'un et l'autre un quelconque danger.

    Les lèvres pincées et résolue à garder son sang-froid, Tammy tenta de le repousser d'elle, ses deux mains exerçant une forte pression sur son torse pour qu'il s'écarte - mais il n'avait pas l'air décidé à changer d'idée -. Enfoiré.

    Calme-toi Blythe, là c'est toi l'hystérique obsessionnel !

    S'il ne se décidait pas à bouger, la seule et unique solution qui s'imposait à elle menaçait clairement la guerre froide qu'ils avaient entamé. La hache de guerre serait déterrée et plus jamais Blythe ne sous-estimerait la rouquine - mais à quel prix ? -. Tammy était en train de jauger sa propre idée, comme si elle hésitait encore, comme si elle se sentait bien là où elle était - ce qui n'était pas vraiment le cas pour être sincère -.

    Reprenant sa concentration, la jeune femme regarda Rhys d'un air menaçant et noir, ses paroles à peine audibles pour lui, ce qui était suffisant.

    Si tu ne refais PLUS JAMAIS ce genre de choses, je suis prête à ... te laisser tranquille, toi et Victoria. Quant à ton frère, il est aussi libre et adulte que moi. S'il ne veut pas me voir, il saura me le faire comprendre... Alors maintenant lâche-moi avant que tu le regrettes.

    L'issue de cet étrange corps à corps ne dépendait plus que du cher frangin de Maât. Tammy avait cependant son genou qui la démangeait atrocement. Alors il valait mieux pour lui être expéditif, sauf s'il voulait payer le prix fort d'avoir fait perdre son temps à Tammy Hunkerfield.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Rhys | Sour ice-cream, bad guys and good weather. (ENDED) Mer 10 Juin 2009 - 20:36

    Rhys ne bougea pas d'un pouce, ne trembla même pas un tant soit peu lorsque la jeune femme essaya pourtant et de toute évidence de se défaire de son emprise. Autour d'eux, quelques regards curieux s'interrogeaient sur ce qu'ils pouvaient bien manigancer mais tous terminaient en haussement d'épaules ou en rire amusé : les habitants d'Ocean Grove, visiblement, ne pensaient pas un instant possible qu'une véritable querelle ait éclatée entre les deux jeunes gens. Était-ce à cause du lieu ? De l'heure ? Ou de leurs identités respectives ? Quoiqu'il en soit, il était fort probable que si Rhys venait à enterrer vivante Tammy sous le sable de la plage, personne ne viendrait lui poser la moindre question. A la limite aurait-il à traiter avec une mamie pour avoir piqué la pelle miniature d'une gamine en sur-poids. Quant à imaginer qu'ils puissent être en plein flirt et bien … C'était probablement le dernier soucis de Rhys. En effet, ils avaient beau être à moitié à poils tous les deux, ce n'était pas une tension sexuelle quelconque qui était à l'origine de son emportement mais bel et bien sa très forte hostilité qu'il ressentait à son égard. Bon oui okay, il avait peut-être inconsciemment choisi une technique qui lui permettrait de profiter subrepticement d'un contact charnel mais sérieusement, ce n'était pas du tout ce qui figurait au premier rang dans l'esprit de Rhys. La seule chose qu'il désirait réellement était de savoir Tammy définitivement hors de la famille Blythe.
    Le jeune homme alors toujours à moitié allongé sur Tammy persistait à la fixer d'un regard glacial tout en gardant ferme la tension des muscles de ses avants-bras. Il ne tenait absolument pas à ce que la jeune femme profite d'une baisse de sa garde pour s'esquiver voire ne renverse totalement le rapport de force qu'il avait réussi à imposer. Son chien, aux aguets, se trouvaient à quelques mètres d'eux mais ne s'immisça pas : c'était comme s'il comprenait de lui-même que son maître n'était visiblement pas en mauvaise passe mais restait tout de même dans le secteur, juste au cas où. Rhys haussa un sourcil lorsque Tammy le traita à son tour d'hystérique obsessionnel. Certes à cet instant, il n'avait sans doute pas les meilleurs arguments, vu sa position, pour s'en défendre mais il était tout de même tout à fait persuadé d'être à des milliers de lieux d'agir comme un obsédé. Ou à la limite, obsédé par la sécurité de son frère et de sa sœur mais fallait-il le blâmer pour cela ? La jeune femme fit alors preuve d'une chose que Rhys n'aurait osé espéré de sa part : une concession. Bien qu'elle ne soit pas totalement la réponse parfaite qu'il voulait entendre, elle était tout de même largement au dessus de ses attentes concrètes. Il avait tellement cru qu'elle l'envoyerait chier une fois plus qu'il s'était déjà mis à imaginer son prochain moyen pour la faire céder (la rouler bouler jusqu'à l'eau de l'océan ? Ou bien la couvrir de glaces ? … Il entendait déjà les si mélodieuses notes du vendeur ambulant). Il fronça alors les sourcils et la regarda longuement, se demandant où était le piège. Bien sûr, elle n'avait pas voulu lui promettre quoique ce soit pour son frère mais Rhys venait tout de même de s'assurer la garantie qu'elle n'interviendrait pas dans la vie de sa sœur et cela était sans doute déjà mieux que rien, n'est-ce pas ? Au bout d'un long moment de contemplation à sonder son expression – menaçante mais il ne s'en sentit pas apeuré le moins du monde – pour s'assurer qu'elle n'était pas en train de mentir grossièrement, Rhys esquissa une moue à moitié satisfait. Elle le menaçait à présent de répliquer s'il ne bougeait pas et il comprit alors qu'il n'obtiendrait rien de plus que cette promesse. Il devait donc à son tour faire un effort (pour sauver ses bijoux de famille, bien qu'il n'imaginait pas qu'elle puisse oser s'attaquer en dessous de la ceinture) ; aussi, il brisa le contact visuel entre eux au même instant où il se redressa et se dégagea, la libérant ainsi. Il était trempé, gardait du sable dans ses cheveux et ce fut seulement à cet instant, lorsque ses fesses vinrent se poser à proximité de la piscine, sur le sable chaud et qu'il posa ses avants-bras sur ses genoux relevés – sa cicatrice étant alors particulièrement visible – qu'il s'en rendit compte. Mais ce n'était pas le premier de ses soucis et même s'il ébouriffait quelques mèches de cheveux pour en faire tomber les grains de sable perdus, tout son esprit se sentait encore concerné par le cas Tammy. D'une voix posée, ne lui offrant bien sûr nullement son aide pour qu'elle puisse s'extirper de la piscine miniature, il lui répondit alors.

      « Ça craint tout ça quand même ... » Parlait-il et regrettait-il la situation qu'ils venaient de traverser ? Faisait-il référence à leur passé commun ? Ou bien encore à leur relation, tout bonnement ? Non, pas tellement. « Tu vas devoir payer à cette famille une nouvelle piscine gonflable et probablement la gonfler avec ton souffle. Mais j'imagine que cette dernière tache ne te sera pas difficile, c'est pas comme si tu n'était pas bien équipée pour ça. »


    Son regard désigna discrètement la poitrine avantageuse de la jeune femme avant de tourner le regard vers l'horizon de la plage, comme s'il venait tout bonnement de parler de la hauteur des vagues. Sa réponse était inopportune, sa réponse n'avait aucun rapport avec la tension qu'ils avaient partagés quelques minutes plus tôt et pourtant, Rhys n'en semblait pas dérangé le moins du monde. A vrai dire, c'était comme s'il venait déjà de tourner la page ou bien cherchait-il à faire en sorte que la jeune femme s'en aille définitivement. Il avait sa promesse, il avait tout ce dont il pouvait s'attendre de mieux venant de Tammy Hunkerfield : l'assurance qu'elle se tiendrait à distance d'une importante partie de la famille Blythe ; ce n'était pas l'optimal, mais c'était tout ce dont il pensait pouvoir lui soutirer, du moins pour la journée.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: Rhys | Sour ice-cream, bad guys and good weather. (ENDED) Jeu 18 Juin 2009 - 14:06

    → T'es pas gêné, Saint Rhys. Tu as pêché, brrr, tremble, Dieu va te punir.

    Son rire était un poil moqueur tandis qu'elle se sortit du grand bain en plastique non sans soupirer - elle n'avait pas atterri par ici dans une position des plus confortables, il fallait bien l'avouer -. Comme si elle n'avait pas remarqué son coup d'oeil lorgnant ses formes généreuses ! Décidemment pour un croyant, il allait à l'encontre de beaucoup trop de principes. En même temps, l'idée que ce grand malade pervers puisse être du côté de Dieu était suspect. Pour sûr, il avait quelque chose à se faire pardonner et priait tous les soirs pour finir au Paradis et ne pas moisir en enfer, si tant est que ces deux "utopies" du Bien et du Mal existent - et aux yeux de Tammy, Rhys pouvait se mettre à danser tout nu la macarena ou rentrer dans un monastère, il finirait mort, et point barre -.

    Notant les paroles de Rhys qui se voulaient peut-être ... euh ... effrayantes, agaçantes ou irritantes, Tammy ne put s'empêcher à nouveau de rire avec fraîcheur et condescendance tandis qu'elle observait alternativement le boudin de la piscine qui en avait pris un léger coup - forcément, s'affaler à deux dessus n'était pas l'idée la plus radieuse que Rhys ait pu avoir pour se venger de Tammy - puis les trois enfants autour de leur pâté de sable raté, la mère les couvant d'un regard autoritaire pendant que le père, vautré dans la sable, s'ennuyait sûrement et n'avait pas encore remarqué les dégâts causés par les deux jeunes gens. D'un timbre paisible, Tam' sembla presque vouloir 'rassurer' Rhys avec ironie.

    → Oh mais ne t'en fais pas. Je les connais assez pour savoir que s'ils veulent réclamer une nouvelle piscine, ce ne sera sûrement pas à moi.

    Et avec ce sourire abominablement hypocrite elle salua la petite famille qui au loin les observait. Si la matrone de toute la tripottée de gamins lui rendit son bonjour avec mollesse, le père fut drôlement plus vif et hésita presque à bondir de sa paillasse pour venir voir la rouquine. Quiconque aurait capté cette attitude étrange aurait eu vite fait de comprendre que Rhys ne faisait pas le poids : il n'avait pas pu se faire le père de famille, et n'était donc pas assuré de ne pas avoir à rembourser les éventuels dégâts de la piscine. Cruel sort que le désavantage de ne pas avoir des poumons merveilleux et une plastique pareille.

    Se détournant de cet empoté de Blythe qui l'avait assez humidifié pour la journée, la rouquine se résolut à enfiler sa jupe malgré que cet abruti soit derrière et encore capable de faire une énième farce de gamin boutonneux et prépubère, mais ne fit pas l'erreur de lui tourner le dos, le guettant tout en agrafant le vêtement et en attrapant sa paire de spartiates qui jonchaient sur le sol sablonneux.

    → Mais pour une fois, j'suis presque d'accord avec toi.. Oui, ça craint.

    De quoi parlait-elle ? Nul être extérieur à la situation ne l'aurait compris. Son sourire toujours perché sur ses lèvres, elle l'observa un instant, yeux plissés, dévisageant Rhys une énième fois comme si elle n'avait toujours pas réalisé que sa présence n'était pas factice, ou même une illusion, un mauvais tour joué par son esprit fatigué. Nouant le lien de ses sandales non sans oublier de veiller au grain, la jeune femme se redressa, rangeant une mèche humide derrière son oreille et brisant le silence marin d'une voix calme, à peine moqueuse.

    → Tu devrais pas te faire autant de souci pour ta soeur, tu sais, je m'y attaquerai pas. D'après ce qui circule sur elle, elle a l'air de se débrouiller très bien seule pour se foutre dans les ennuis jusqu'au cou.

    Référence piquante et acidulée devant les rumeurs qui évoquaient son histoire avec un dénommé Stanfield... Des rumeurs que Tammy n'avait même pas eu besoin de lancer elle-même, d'ailleurs ! Et ca l'avait bien fait rire d'entendre que dans la famille Sainte Nitouche, la benjamine n'était pas vraiment sur la même longueur d'onde. Elle cachait bien son jeu.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





Message(#) Sujet: Re: Rhys | Sour ice-cream, bad guys and good weather. (ENDED)

Revenir en haut Aller en bas
 

Rhys | Sour ice-cream, bad guys and good weather. (ENDED)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Crandon Park Beach & Port of Miami-