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 (STAND) I want all that away

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Message(#) Sujet: (STAND) I want all that away Lun 29 Juin 2009 - 15:31

Je suis assis par terre dans mon grenier à fixer le contenu de quelques vieilles boîtes, car non, il n'y en a vraiment pas beaucoup. Le strict minimum si je peux le dire ainsi. Disons que ce n'est pas mon genre de m'encombrer de vieille chose. C'est peut-être pour ça que je veux mes parents le plus loin possible de moi... Je fixe le contenu des boîtes. L'une d'elle contient des souvenirs de familles, de vieux cadres poussiéreux, quelques bijoux qui ont appartenu à ma grand-mère et deux couvertures brodés à la main. Je me lève, vide les cadres de leurs photos, photos que je déchire soigneusement, et va poser la boîte près de la porte. La seconde boîte contient des peluches. Une pour chacune de mes fêtes jusqu'à ce que j'atteigne mes treize ans. Ce n'étais pas très original et le contenu ne l'est pas plus puisque ce ne sont que des chats... Une autre boîte près de la porte. La troisième boîte, pour sa part, est remplie de livres, principalement de médecine et ce dût au fait que c'est ce que mes parents voulaient que je fasse. Le reste ce compose de romans divers. La dernière boîte, quand je vous disais qu'il n'y en avait pas beaucoup, est sans doute celle que j'ai le plus envie de voir disparraître. Elle contient des vêtements, principalements des robes qui ont appartenue à je ne sais plus qui. J'ai vu tant de femme passer dans ma vie, sans doute des oublis de certaine de mes conquêtes...

Une fois toutes mes boîtes à l'extérieur, je place ma table et une chaise derrière si jamais il n'y a pas beaucoup de visite à mon stand. J'étale les articles sur la table, sauf les peluches et les robes que je laisse dans leur boîte juste à côté. Je place également sur la table une belle grande assiette de fruits tranchés qui saura, je l'espère, faire la joie de mes voisins. Ce sera d'ailleurs sans doute une très belle journée pour rencontrer mes voisins d'Apple Road et des rues environnantes. Je m'instale sur ma chaise et me plonge dans une lecture sur les rites de momifications en attendant les premiers clients. L'Égypte m'a toujours passionné...
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Message(#) Sujet: Re: (STAND) I want all that away Lun 29 Juin 2009 - 17:57

L'agitation. Ce matin, en me réveillant, je m'étais empressée de me préparer pour passer la journée dehors. Oui, le vide-grenier était une tradition qui perdurait à Ocean Grove depuis près de quarante ans. Et, cette année, une partie de l'argent donné servirait aux familles ayant perdues leurs maisons dans les incendies criminels. Une bonne manière pour permettre aux uns de fouiller dans les affaires des autres tout en ayant la conscience tranquille. Quant à moi, j'adorais également farfouiller dans les stands; non pas que de découvrir les secrets ou les histoires de cette partie hupée de la population m'intéressait : néanmoins j'avais l'intime conviction que tout objet avait une histoire. Et, cette histoire, à l'occasion d'un vide grenier, qui se répétait à la même date depuis une éternité, se dévoilait chaque année un peu plus.

Un jeu auquel je m'étais amusée à jouer depuis mon arrivée dans le quartier, il y avait de cela quatre ans et demi : observer les objets passer de main en main, puis de stand en stand. Le soleil tapait, et je m'étais donc affublée d'un chapeau tout ce qu'il y avait de plus simple, ne portant pas un intérêt particulier à ce qui concernait la mode - et cela tout en, étrangement, suivre nombre de ses règles. Mon regard se posa sur le coupe-papier qu'exposait fièrement Mrs Appletown. Ce coupe-papier, elle l'avait elle-même reçu d'une amie (disparue de la circulation floridienne à l'heure actuelle), amie qui l'avait acheté deux ans auparavant à Mr Growberg, deux stands plus loin.

Il était alors quatorze heures, en ce samedi de juin; et, alourdie par la chaleur, un gobelet en plastique de limonade fraiche en main, je continuais à loisir mes investigations. Je marchais tranquillement entre les stands, jetant des regards scrutateurs sur d'éventuels bibelots intéressants à l'achat. Je remarquais bien, à un certain moment, une assiette en porcelaine se démarquant des autres par une scène de chasse à l'encre bleue. Mais, après vérification, elle était ébrechée en maints endroits. Je ne m'y attardais pas plus longtemps.

Finalement, plus qu'un objet à vendre, je remarquais à travers la foule, installé derrière son stand, un livre en main, le professeur Fletcher. Il s'agissait d'un enseignant universitaire qui, en ce qui me concernait, me permettait d'approfondir l'étude des langues que j'étudiais. J'accrochais à mes lèvres un sourire poli, puis m'annonçais :

"Mr. Fletcher ! Je ne pensais pas vous voir participer à une brocante. Comment allez-vous ?"
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Message(#) Sujet: Re: (STAND) I want all that away Mer 1 Juil 2009 - 22:16

Jusqu'à maintenant, la journée c'était tout de même bien déroulé. Quelques personnes étaient venu faire leur petit tour, probablement pour épier ce que je pouvais bien essayer de vendre. Les gens se faisaient en général un très grand plaisir de farfouiller dans la vie des autres. Ne dit-on pas que la curiosité est un vilain défaut? Il faut croire que ça n'empêche pas certaines personnes d'être curieuses. Il y avait beaucoup plus de gens que ce à quoi je m'attendais dans cette rue qui est la mienne depuis déjà plusieurs mois. Tous s'entassaient autour des petites tables bourrées d'articles en tout genre. Enfin, bourré est un grand mot en ce qui me concerne. Disons que je n'ai que quelques babioles sans importance qui sauront sans doute faire le bonheur de quelqu'un. Jusqu'à maintenant, deux peluches, une robe et un collier m'avait été acheté. Du moins je crois... Je suis beaucoup plus concentré dans ma lecture des plus intéressante. Savoir que les égyptiens enlevaient le foie, l'estomac, les intestins et les poumons du mort pour les mettres dans quatre urnes différentes ça c'était intéressant. De savoir qu'ils enlevaient le coeur, le momifiait, puis le remettait dans le corps ensuite pour qu'il soit peser lors du passage du défunt dans l'au-delà, coeur qui allait déterminer s'il aurait droit à la vie éternelle. Moi ça m'intéressait en tout cas, et j'espérais bien que ça allait aussi intriguer mes élèves l'an prochain puisque j'ai décidé de faire de cette culture mon sujet principale de l'année. Même pendant les vacances un enseignant se doit de préparer ses cours. C'est la triste réalité.

Une voie famillière réussie tout de même à me sortir de ma lecture. Je reconnu alors Liv Rundgren, une jeune étudiante que j'aidais de temps à autre avec ses langues. Je n'étais pas un spécialiste, mais les langues avaient tout de même fait parti de mes forces alors que j'étais encore à l'école.

- Mademoiselle Rundgren, appeler moi Josh s'il vous plait. Monsieur Fletcher me donne l'impression d'être vieux. J'aimerais encore profiter de ma jeunesse quelques années.

Je déposa mon livre par terre à côté de ma chaise et me leva, par mesure de politesse. J'avais tout de même apprit les bonnes manières avec les années.

- Je vais très bien et pour ce qui est de la brocante, c'est pour une bonne cause et j'avais justement quelques vieilleries qui encombraient mon grenier. Vous avez également l'air de bonne humeur. Puis-je vous proposer quelques fruits? ajoutais-je en pointant le plateau près de moi.
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Message(#) Sujet: Re: (STAND) I want all that away Jeu 2 Juil 2009 - 12:03

Mon gobelet vide de limonade ne me servant désormais plus à rien, je le jetais négligemment dans une poubelle qui croisait ma route, du point A où je me trouvais lorsque j'avais apperçu mon enseignant, au point B qui se trouvait n'être autre que le stand de Josh Fletcher. Grand sourire en direction de ce dernier. À vrai dire, j'aimais beaucoup ce professeur; peut-être parce que la différence d'âge, peu importante, permettait de créer une complicité que ne pouvaient pas avoir avec nous les enseignants de quarante ou cinquante ans; ou peut être, tout simplement, que son caractère (tout du moins celui qu'il affichait en cours, personne ne savait comment il réagissait chez lui) était agréable et qu'il avait de la conversation.

Dans tous les cas, assister à son cours m'apportait instruction et plaisir. Avec quatre autres élèves, j'avais choisi ce cours facultatif en première année. J'étudiais l'allemand, le français, l'anglais moyen-âgeux, et les bases du polonais (il fallait étudier une langue morte et trois langues vivantes, dont au moins une n'utilisant pas les mêmes caractères latins que nous). Assister au cours du professeur Fletcher me permettait de comprendre certains passages de livres étudiés, qui avaient trait à la culture du pays.

- Mademoiselle Rundgren, appeler moi Josh s'il vous plait. Monsieur Fletcher me donne l'impression d'être vieux. J'aimerais encore profiter de ma jeunesse quelques années.
"Dans ce cas.." répliquais-je avec un léger hochement de tête afin de signifier que, malgré toute la bizarrerie de la chose j'étais d'accord; avant de me reprendre : "Entre nous, je trouve le Mademoiselle Rundgren un peu trop pompeux pour une fille de 18 ans aussi simple que moi. Pour aujourd'hui -et aujourd'hui seulement- je vous appellerais Josh, et vous m'appellerez Liv."

Je n'avais pas perdu mon sourire pour autant, malgré ces paroles très sérieuses : je ne voulais surtout pas qu'il pense que je lui manquais de respect. De plus, j'avais la facheuse manie de m'habituer rapidement à tout sans problème, et il aurait été très embarassant de l'appeler par son prénom en plein milieu d'un cours, alors que je souhaitais lui poser une question sur la Mazurek Dąbrowskiego polonaise. Bref.

"Je veux bien, merci", répondis-je aimablement à sa question précédente. Il y avait en effet, sur la table, une belle assiette de fruits tranchés. Jetant un coup d'oeil sur la couverture du livre qu'il venait de poser, je ne pus m'empêcher de lui demander malicieusement :

"Un professeur reste toujours un professeur, même en vacances -n'est-ce-pas ?" Puis, curieuse : "Vous semblez tellement attiré par l'Egypte, pro.. Josh ! Y êtes-vous déjà allé ?"
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Message(#) Sujet: Re: (STAND) I want all that away Ven 3 Juil 2009 - 0:27

Ça allait être plutôt étrange, mais bon pour aujourd'hui je devrais survivre. J'ai toujours priorisé le ''vous'' avec mes étudiants, surtout parce qu'un enseignant se doit de montrer les bonnes manières à ses élèves. Mais le monsieur Fletcher étais quelque chose que je n'arrivais tout simplement pas à assimiler. Enfin bref, un peu de familiarité d'une journée ne me ferais sans doute pas de tord.

- Très bien Liv. J'admet que le mademoiselle te vieillit aussi, autant que le monsieur pour ma part, mais bon l'habitude et les bonnes manières professionnelles.

Ce que je devais sembler ennuyant, parler de bonnes manières et de vieillissement... Pourtant je ne suis pas quelqu'un d'ennuyeux, enfin je ne crois pas. Disons que je sais m'amuser quand il le faut et avec les personnes qu'il faut. C'est vrai que la dernière fois que je me suis amusé avec une jeune fille de dix-huit ans j'avais... également dix-huit ans. À cette époque les ''vieux'' me semblaient tous être des personnes sans intérêt qui avaient simplement hâte que la journée se finisse. Ils allaient travailler, rentraient chez eux et ne faisaient rien d'autre de bien particulier. Je me suis promis de ne pas être comme ça, à l'image de tout les autre. C'est pourquoi j'aime bien faire des sortie après le travail d'ailleurs. Pourquoi gaspiller ma douce jeunesse à traîner chez moi?

Elle avait remarquer mon livre. Très mauvaise chose. Quand je commençais mes discours élogieux sur une civilisation quelconque, je n'arrêtais tout simplement plus. Particulièrement en ce qui concerne l'Égypte. Et elle n'avait pas tord sur un point, un prof reste toujours un prof même en vacances...

- J'aime bien prendre un peu d'avance sur mes prochains cours, mais oui un enseignant reste toujours un enseignant.

Je pris quelques raisins dans le plateau.

- Ah l'Égypte... non je n'y suis jamais aller malheureusement, mais j'ai toujours trouvé leur culture fascinante. Les égyptiens ont des rites si uniques, si différents de tous les autres. C'est ce qui doit en faire un peuple fascinant... du moins, à mes yeux. Mais toi, maintenant que j'y pense, je ne t'ai jamais demandé pourquoi tu avais choisis d'étudier les langues. C'est toujours intéressant de connaître les motivations de nos élèves.
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Message(#) Sujet: Re: (STAND) I want all that away Ven 3 Juil 2009 - 12:15

Je hochais tranquillement la tête, signe que pour moi le sujet du "vous", du "tu", du "Josh", "Liv", était clôturé. Tant mieux, ça n'aurait servi à rien de chipoter dessus des heures et des heures. Une bonne chose de faite, donc; et on passait à la suite.

La passion de Josh Fletcher, lorsqu'il répondit à ma question sur l'Egypte, m'arracha un sourire. Il n'y avait rien de méchant dans ce sourire, entendons-nous bien; ce n'était pas un rictus moqueur, ironique, cynique, ou que sais-je. Il s'agissait d'un sourire passionné. Voilà, c'était tout à fait le terme : un sourire passionné. C'était ce qui, me semblait-il, arrivait lorsque je me retrouvais face à une personne parlant avec véhémence d'un sujet cher à ses yeux : cette lueur dans son regard se communiquait à moi, et c'était avec bonheur (et un brin de mimetisme certainement) que j'accueillais ces paroles.

Je fus étonnée qu'un homme aussi intéressé par la culture égyptienne ne soit jamais allé dans le pays de ses rêves. Manque de moyens ? Manque de temps ? J'espérais pour lui qu'il s'agissait de la deuxième solution; car, sans pour autant chercher à m'imiscer dans sa vie privée, je savais que le professeur Fletcher était encore jeune d'esprit (encore heureux, à 24 ans !) Il n'était jamais trop tard pour réaliser un rêve. Cependant, si moi-même en avait eu les moyens (et la passion), je n'aurais pas attendu un moment de plus avant d'y songer. À moins que le professeur Fletcher ne trouve pas d'intérêt au pays lui-même, ayant appris tout ce qu'il avait besoin de savoir dans les livres ?

- Mais toi, maintenant que j'y pense, je ne t'ai jamais demandé pourquoi tu avais choisi d'étudier les langues. C'est toujours intéressant de connaître les motivations de nos élèves.

En effet, il ne m'avait jamais posé la question. Nous n'avions jamais eu la possiblité, auparavant, de discuter ainsi -sans tous ces titres pompeux de Monsieur, Professeur, ou Mademoiselle. Cela rendait notre discussion plus simple, plus limpide. Je me mis à organiser mes pensées.

"Tout d'abord, il s'agissait des matières qui me plaisaient le plus au collège, où j'avais les meilleures notes -et, me semblait-il, les meilleurs enseignants. Arrivée à l'université, je me suis rendue compte que le langage américain avait une immense portée dans le monde; mais qu'il n'était pas le seul. Et, pour tout dire, j'ai une furieuse envie de voyager, de voir autre chose que la banlieue upée d'Ocean Grove. Et pour cela -si j'ai vraiment l'occasion de me rendre en Europe un jour, il me faudra comprendre ses habitants, avant de pouvoir comprendre leurs coutumes. D'où mon intérêt pour les langues."

Je parlais à la manière de tous ces jeunes qui, confiants en l'avenir, imaginent déjà leur rêve à portée de main. Je n'aurais su dire si mes yeux brillaient ou non; mais je me rendis soudain compte que j'avais beaucoup, et en l'espace de peu de temps, parlé de moi. Et uniquement de moi. Or, cette occasion d'en apprendre plus sur mon enseignant Josh Fletcher ne se renouvellerait peut-être pas avant l'année prochaine. Et je comptais, sans être inquisitrice, prendre tout ce qu'il voudrait bien me dire sur lui. Oui, l'étrange fascination des élèves pour tous leurs professeurs; qui tentent de les imaginer marié, avoir des enfants, repasser leur linge tout seul..

Je fis un mouvement en direction des boîtes de peluche, et demandais poliment :

"S'agissait-il de votre passion pour l'Egypte, encore une fois ? Vous avez du la développer bien jeune ! =)"

Je ne fis aucune manière pour cacher que ma question se rapportait à son enfance; autant qu'il connaisse mes intentions. Je ne voulais surtout pas qu'il pense, après coup, que je l'avais pris au piège (il était bien trop intelligent pour cela et moi bien trop vraie pour même penser à me comporter ainsi).
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Message(#) Sujet: Re: (STAND) I want all that away Mar 7 Juil 2009 - 18:05

Elle avait des projets et une confiance que moi-même je n'avais jamais réellement eut la chance d'avoir. Il arrive de temps à autre qu'en regardant les jeunes qui nous entourent, enfin je veux dire ceux qui sont plus jeune que moi, nous constations que certains sont exactement comme nous à leurs âges. Dans la situation présente, c'était tout le contraire. Je n'avais jamais réellement eut de projet, enfin peut-être bien quelques uns, mais rien d'extrêmement ambitieux. Je n'était pas aussi confiant en moi non plus. J'ai fait mes cours pour devenir enseignant en histoire sans réellement savoir où tout cela me conduirait, sans savoir si j'avais une chance d'avoir un emploi dans se domaine... Tout ce qui comptait c'est que je ne gaspille pas ma vie à faire quelque chose que je déteste. Je sais pertinemment que si j'avais choisis de faire médecine comme mes parents le souhaitaient, je serais probablement devenu un médecin reconnu en peu de temps, j'aurais eut un excellent emploi en claquant des doigts et j'aurais eut assez d'argent pour déménager en Égypte après un certain temps si c'est vraiment ce que j'aurais voulu. Mais la médecine ne m'attirait pas. M'imaginer découper des gens ou passer tout mon temps avec des gens malade... ce n'est assurément pas ce qui aurait fait mon bonheur dans la vie. J'aurais bien aimer être comme elle, comme Liv. Savoir ce que je veux faire, avoir de grands projets et être confiant à 100 % de pouvoir les réaliser. Je ne suis pas vraiment encore trop vieux pour commencer à y penser, mais tout de même...

- J'admire ta motivation Liv. À ton âge bien peu de gens son comme toi, déterminé à accomplir leurs projets. J'espère que ta confiance restera la même une fois que tu auras terminé tes études.

Je commença à fixer la boîte de peluches à mes pieds. Si seulement mes parents me les avaient toutes données pour cette raison, parce que ce sont des animaux sacrés en Égypte... Mais mes parents ne se sont jamais réellement intéressé à mes intérêts. Il ne savent même pas ce que je fais de ma vie à vrai dire.

- J'ai en effet développé cette passion assez jeune, mais ses chatons n'ont aucun lien avec elle en fait. Je crois simplement que ma mère adorait les chats et elle devait vouloir qu'il en soit de même pour moi. Mais bon, je trouve que je commence à me faire vieux pour avoir des peluches alors je préfère m'en débarasser. Elles seront mieux dans les mains de quelqu'un qui les veulent que dans mon grenier.

Toutes ses discussions concernant les études et l'école commençaient à devenir agaçante. Je suis un enseignant, mais je suis aussi un être humain qui est capable de laisser un peu de côté son travail, heureusement.

- Je dois donner l'impression d'être une personne ennuyante qui parle d'études tout le temps, dis-je en riant.
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Message(#) Sujet: Re: (STAND) I want all that away Mer 8 Juil 2009 - 0:10

Josh Fletcher semble penser que j'ai écrit dès à présent mon avenir. C'est drôle; parce que, il y a encore quatre ans, j'aurais été bien en peine de savoir que je serais en première année de faculté, étudiant les lettres et les langues étrangères dans l'université de Miami - aujourd'hui. Il y a environ quatre ans et demi, je n'aurais pas du tout pu prévoir ce qui allait arriver. Et pourtant, je suis là.

Je me suis laissée porter par le vent, saisissant les occasions que l'on m'offrait et en faisant le maximum pour les mériter. Voyager, apprendre les langues, c'est ce que je veux faire -pour l'instant, en tout cas. Mais rien ne m'empêche, tout en étudiant, de faire autre chose, de me tourner vers de nouvelles voies. Je n'aime pas vraiment prévoir ce qu'il va se passer dans quatre mois. Encore, au jour le jour, ou à la semaine; ça, c'est important, il faut toujours un peu d'organisation dans la vie. Mais un an.. C'est trop loin. Donc : confiante en l'avenir, oui; le prévoir, non.

- J'ai en effet développé cette passion assez jeune, mais ces chatons n'ont aucun lien avec elle en fait. Je crois simplement que ma mère adorait les chats et elle devait vouloir qu'il en soit de même pour moi. Mais bon, je trouve que je commence à me faire vieux pour avoir des peluches alors je préfère m'en débarasser. Elles seront mieux dans les mains de quelqu'un qui les veut que dans mon grenier.

Je ne pus m'empêcher de sourire à cette image : le professeur Josh Fletcher, à vingt-quatre ans, une peluche de chat dans les mains. Et je lâchais, taquine :

"Je suis sûre que vous les appréciez plus que vous ne me l'avouez."

Le voivoiement passera bien pour cette fois, la remarque pouvant être prise personnellement.

- Je dois donner l'impression d'être une personne ennuyante qui parle d'études tout le temps.

Il rit à sa propre remarque. Et je lui aurais certainement répondu le plus sérieusement du monde que notre conversation actuelle me semblait aussi intéressante que lorsqu'il me faisait cours, ce qui était peu dire. Cependant, au moment où j'ouvris la bouche, je remarquais, dans un carton à l'allure ancestrale la tranche d'un livre, et je m'exclamais :

"Irma la douce ! Je cherche cette nouvelle depuis tellement de temps. Le crois-tu : Rebecca a beau posséder des milliards de dollards, son argent est infichu de trouver un livre vieux de plus de deux ans ! Alors, imagine, une édition de 1947."

Rebecca, c'est ma grand-mère. La remarque me fait rire.
D'un geste vif, je m'empare du recueil de nouvelles, et je l'ouvre à la page de l'histoire, comme si j'étais incapable d'en croire mes yeux. La coïncidence qui fait que je retrouve finalement ce livre dans les cartons d'un de mes enseignants est, avouez-le, plutôt sympathique. Je mets la main dans ma poche dans l'intention d'en sortir la somme demandée.

"Combien te dois-je ?"
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