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 « Nul doute - l'erreur est la règle; la vérité est l'accident de l'erreur… » (end)

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Message(#) Sujet: « Nul doute - l'erreur est la règle; la vérité est l'accident de l'erreur… » (end) Sam 27 Juin 2009 - 17:07

    icones de try again - sushii - boulano
    Dakota Wayhne ; Victoria Blythe & Neal Rowlands
    au parkwest parking


      Il était couché, son ventre sur le lit, et son regard se perdait dans le vide. Il essayait tant bien que mal de percer le mystère, cette chose qui fait que la vie nous surprend. Pour sa part, il en a eu pour son compte. Certes, tout était de sa faute; sans lui, rien de tout cela ne se serait déroulé ainsi. Ses amis - ou anciens, auraient pu continuer leurs vies tranquillement pépère. Mais pourquoi faciliter la tâche quand on peut se la compliquer ? C'était alors avec enthousiasme, qu'on annonçait dans les journaux, le retour d'un mannequin dans Miami. Ancien habitant dans les riches quartiers d'ocean grove plus exactement. C'était avec mépris et désinvolture que la plupart jetaient le journal par terre, ignorant cette nouvelle du jour. D'autres - et majoritairement des filles, étaient toutes excitées à enfin pouvoir croiser le regard d'un jeune de dix neuf ans, ex-star du magazine, qui avait passé ces derniers mois à la une de chaque journal people et portant exclusivement des habits de renom, des fringues de marques.. Et posant dans les magasines les plus huppés! Elles étaient d'ailleurs plus attirées vers le modèle qu'il représentait : cette carrure troublante et charismatique, ce regard angélique et son corps démoniaque; que par sa personnalité discrète et souriante. Neal Rowlands avait le mérite d'être rester le même, et d'être au contact des gens malgré son tempérament fuyant la foule. C'était l'une de ces facettes contradictoire; mais Rowlands était connu pour être l'homme le plus incohérent possible sur terre. C'était ce qui semblait déranger beaucoup de personnes de son âge ou voulant percer dans le métier. Car Neal n'avait jamais caché qu'il ne voulait pas devenir mannequin, qu'il s'était toujours fait à l'idée de travailler soit dans un garage, soit de vivre de son talent de dessinateur. Point! Sauf que son père ne l'avait jamais entendu de cette oreille et l'obligea à accepter l'offre prometteuse. Neal était l'une de ses personnes ne voulant jamais se fier aux apparences, mais avec le temps il avait été forcé de s'y contraindre. Juste pour survivre dans un monde où les gentils ne tiennent jamais longtemps. Alors il s'était pris en main, avait décidé d'agir plutôt que d'être passif. Et il s'était plus isolé qu'il n'aurait cru pouvoir le faire, pour éviter le regard des autres et se forcer d’obéir au doigt et à l'oeil de ses parents pour ne pas se faire remarquer. Souvent il pensait tout bas ce qu'il aurait du dire tout haut. Mais un jour, il se disait que lui viendrait l'honneur de cracher son venin, et que ce jour-ci, mieux vaut ne pas être dans les parages. Pour l'heure, les nombreuses conversations - qui se tournaient toutes mal - avait eu l'air de faire effet sur ce père un peu trop matérialiste et avec le temps, Neal arrivait à tourner la page. Faire une croix certes mais jamais oublié! Et sans plus d'explications il s'était enfuis de chez lui; sans lui en dire la moindre pensée. Probablement de peur de ne plus pouvoir s'arrêter, de ne plus savoir se maîtriser et de commettre l'irréparable. Car en effet, ça en était à ce point et il ne comptait plus le nombre de fois où il se l'imaginait sans vie. Un père aisé de plus tué par un fils incontrôlable; quoi de surprenant ?

      En août 2009, le soleil était au beau fixe et la ville semblait vivre jour après jour, un été agréable. C'était d'ailleurs sans une once de difficulté que Rowlands venait de se lever ce quinze du mois. La lumière l'avait tiré de son lit, et il prenait cette nouvelle journée avec sourire. Certes, il ne vivait plus sa vie comme d'habitude, il était différent; depuis ses deux derniers mois. Il s'était que davantage refermé dans sa coquille, il passait le trois quart de son temps dans un gymnase à faire du sport, et marchait largement plus qu'avant. En fait, il avait besoin de solitude et l'avait trouvé dans le sport, sans personne à ses côtés. Son coeur était devenu solitaire, comme son esprit - qu'il n'arrivait même plus à faire voyager entre la réalité et ses rêves. Autrefois, il passait son temps à vouloir refaire le monde, un univers à sa façon, avec pour seul outil, son imagination. Aujourd'hui, ses seuls atouts se sont envolés en fumée. En laissant un énorme point d'interrogation sur cette fille qu'il avait, autrefois tant adulé. Il l'aimait trop pour pouvoir tirer un trait sur elle, mais une part de lui l'empêchait de tout lui avouer. Et quand il l’avait revu en mai, tout était allé bien vite. Ces paroles avaient dépassés ses pensées - et la jeune fille ne l'avait pas aidé.

          Flash back mai 2009
          « Si tu devais me poser une seule & unique question, laquelle serait-elle ? Il avait besoin de savoir, même si... Même si il craignait la question »
          « Pourquoi tu n’as jamais donné signe de vie ? Pourquoi tu n’as jamais répondu à mes messages ? Pourquoi tu n’as pas tenté un moyen de garder contact ? Avoua t'elle, tremblante de colère & d'incompréhension »
          « Je pensais que tout serait plus facile ainsi! Finissait-il par admettre en hochant la tête »
          Oui il avait eu tord. Oui il s’était conduit comme le pire des idiots; une andouille même. Oui il méritait ce qu’aujourd’hui il représentait pour elle : le néant. Mais non, il ne regrettait rien et si il devait le refaire, il referait les choses tel quel! I’m sorry..
          « Mais tu sais quoi, Neal ? Je vais pardonner et oublier. Je vais te pardonner et t'oublier. Fais ce que tu veux de ta vie, tu ne fais plus partit de la mienne depuis déjà sept ans. Finissait-elle par lui avouer, sans once de remord »
          « Je ne pourrais te dire, ce que je ne sais; te donner, ce que je n’ai; te fuir, même si tout nous sépare. Tout ce que je te promet c’est un nouveau départ.. »
          Contraint, il aurait voulu lui donner plus, lui promettre bien mieux; mais à quoi bon se battre quand le match est finit ? A quoi bon se rendre malade pour une histoire, qui de toute façon ne s’arrangera jamais ? A quoi bon promettre la lune, alors que même les étoiles sont intouchable ? C’était alors dans une attitude étrange, un mépris sans limite, une rancœur infinie que Neal s’était rendu à l’évidence. Tout ces espoirs évanouis par un simple retour. Par une simple lâcheté. Aussi borné qu’il pouvait être, il n’agirait jamais contre elle et si son choix était déjà pris, alors il s’en contentera. Uniquement pour elle… Il laissera mourir les jours les uns après les autres, en espérant que, si destinée existe, qu’elle soit enfin en sa faveur!
          « Décidément, tu n'as rien compris Admit-elle, incrédule »
          Et elle était sortie de cette voiture, les mains de Neal déposaient sur le volant, tremblaient de plus belle. Fermant les yeux, il aurait tenté le diable si seulement son corps avait voulu répondre à ses demandes. Qu’aurait-il fait ? Encore aujourd’hui il se le demande, en fait il l’aurait su que si cela se serait passé. Mais Victoria n’avait pas eu tord, il n’avait pas compris son mal-être, son amertume. Pour lui, elle était sans cœur, même si elle avait ses raisons, elle l’avait laissé partir de sa vie, comme lui l’avait fait avec elle. Serait-ce sa vengeance personnelle ?


        Bonjour Victoria, c'est Rowlands. Je t'appelais pour savoir si l'on pouvait se voir dans la soirée. J'ai agit comme un idiot la dernière fois qu'on s'est vu et je m'en veux profondément. J'espère qu'il n'est pas trop tard pour tenter de réparer mon erreur. Rappelle moi quand tu auras mon message et que tu veux bien reprendre contact avec un con de mon espèce...


      Début d’après midi et le v’la enfin débarrassé d’une lourde épine. Sans être guéri de la blessure qu’elle lui avait infligée! Le visage morose, il reposa son téléphone avec une lenteur incontestable. Il se languissait qu'elle le rappelle, car après tout; il n'en était pas sur. Et que d'une manière comme d'une autre, elle lui manquait. Même si il ne voulait pas se l'avouer. Deux mois sans elle, si ce n'est plus. Une nouvelle fois allongé sur son lit, son téléphone retentit, sans prendre la peine de voir qui l’appelait, il répondit d’un entrain visible uniquement à sa voix de velours. Mais son sourire retomba lorsqu’il reconnut la voix de son ami : Dakota Wayhne. Il y avait tellement cru… Tandis qu’il était calmement appuyé contre le siège du cinéma, il était pensif. Dakota l’avait tiré jusqu’ici, comme pour vouloir remettre un nom à leur ancienne amitié, comme pour retrouvé un ami perdu. Neal ne dirait en aucun cas qu’il était contre, cela l’avait tant amusé autrefois. Et puis, d’une certaine façon il appréciait le jeune homme, il l’aimait même. Aimer comme un frère, comme un ami très proche, comme une personne indispensable à sa misérable vie. Aimer mais pas comme Dakota aurait voulu être aimé par Neal… Cependant, il avait tenté à mainte reprise de réconcilier sa confidente avec cet ami et avait pitoyablement échoué. Et à choisir, le choix était vite fait. Hélas pour Wayhne, il voulait donc prendre du recul, pour éviter de trop le faire souffrir, car il savait ce que s’était, de se faire rejeter par un ami. Et en aucun cas, il ne voulait une telle chose pour Wayhne, malgré tout ce qu’il avait pu dire pour le blesser, leurs nombreuses altercations - la plupart était liée à Blythe. Mais il ne s’était pas vraiment opposé à cette séance de cinéma, après tout; cela ne voudrait pas dire qu’ils sont redevenus les meilleurs amis du monde, si ? Pas aux yeux sombre d’inquiétude du jeune homme en tout cas - qui gardait son téléphone en main au cas où… - chose rassurante. Il n’avait pas suivi le film, il était seulement absorbé par ce qu’il dirait, lorsqu’elle le rappellera. Pour lui, aucun doute, elle se devait de le rappeler. Étais-ce à cause de cette partie romantique du film qu’il avait à peine suivie, toutefois il arrivait à s’en rappeler ? Fort possible, et entrant dans sa voiture, il mit le contact et accompagné de Dakota, ils roulèrent quelques instants avant de baisser la musique parce qu‘enfin, elle daignait prendre de ses nouvelles…

        « A... Allo ? »
        « Victoria ?! »
        « Oh ne serait-ce pas mon très vieux confident ? En un semblant d'ironie »
        « Où es-tu ? »
        « Au bar, dit-elle, hésitante »
        « Ne bouge pas; dans un quart d'heure je suis la! »


      Neal raccrocha et fit demi tour sur place, les pneus en grincèrent même. Il s'était arrêté quelques secondes pour laisser Dakota descendre de sa voiture, mais affichait un regard impatient contre son ami, et s'agita nerveusement sur son siège - ce qui fit comprendre à Dakota qu'il devait se bouger un peu plus les fesses. Wayhne eut à peine le temps de refermer la portière que la voiture partit en trombe. Il n'avait aucune leçon de morale à avoir, certes; mais elle n'avait pas eu l'air d'être saine, sa voix la laisser bien trop joyeuse pour qu'elle soit dans son naturel. Habituellement, elle n'aurait pas agit de la sorte, elle ne lui aurait sans doute pas donner le lieu où elle se trouvait - à moins qu'un miracle veuille qu'il la rejoigne, chose étrange se disait-il. Surtout après la dernière conversation que les deux jeunes avaient eu. Sur la route, Neal dépassait les cent kilomètres heure. Il aurait pu renverser une personne, certes; mais la vie de Victoria, selon lui, en dépendait. Sans le vouloir, le jeune garçon n'était pas forcément attentif sur la route, et n'importe quoi aurait pu arriver, qu'il n'aurait sans doute rien pu faire. Il arrivait à dépasser aisément les différentes voitures qui étaient devant lui - même si elles pouvaient se compter sur les doigts d'une main. Seul dans sa bagnole, uniquement la musique comblait le silence qui devenait pesant à ses yeux avant qu'il arrive enfin à destination. Clignotant à droite sans même freiner et il ralentit brusquement à seulement un mètre de Victoria; lui permettant l'accès sans encombre jusqu'à elle; tandis que la plupart des hommes entouraient la jeune fille, fut surpris de l'arrivée de la voiture, et ne pouvant pas s'empêcher de reculer de quelques pas sur le parking du parkwest.

        « Victoria ?! »


      Appelait-il, tant bien que mal en la fixant; malgré le nombre impressionnant de personnes. Tous les hommes venaient de reprendre leur place initial, entre la voiture & Victoria et fusillaient du regard Neal. Un d’entre eux osa un pas, indéniablement Rowlands le toisa du regard. Se prendrait-il pour plus haut qu’il ne l’était ? Neal renforça son regard sur lui, avec une expression arrogante et cette façon d’être sur de lui. Un autre emboîtait le pas à cet homme, tandis que Neal ne portait pas attention sur ce dernier. Ils se voulaient rusés, et ils devaient compter sur la maladresse du jeune homme pour pouvoir attirer la belle, loin de lui. Pendant que l’un pourra tirer les bénéfices - que d’autres pourront admirer les sévices infligés à Blythe ou encore attirer d’autres filles à leurs jeux malsains, les autres pourront s’occuper du cas de Neal. Et ainsi laissant Victoria sans arme pour se défendre. A cette pensée, il referma ses poings sèchement; toisant davantage les hommes qui commençaient à attirer son regard vers eux, sans se laisser méprendre. Ils n’auront pas ce soir Neal Rowlands! C’est alors, que brusquement il détourna la tête vers l’un des hommes qui s’était dangereusement rapprocher d’elle. Aurait-elle bu ? Victoria quand à elle, ne semblait pas très bien comprendre quoi que ce soit, et attira vers elle cet homme, qui semblait prendre ses rêves pour des réalités. Aussitôt, Neal avança inconsciemment d’un pas.

        « Lève tes salles pattes de la, abruti! Grognait-il en direction de l‘homme. »


      Neal fusillait du regard tour à tour chacun des garçons, la haine commençait à s'imprégner en lui. Et cet homme qui semblait amuser entre la rancœur de Neal, et l’alléchante Victoria - qui n‘avait pas l‘air de maîtriser ses gestes. Cette façon dont il la regardait, la traitait, la touchait. Neal s'était transformé en une statue droite, hautaine et têtue. Une statue de marbre. & quiconque défiant la statue, se verra à son tour anéantie.


Dernière édition par Neal Rowlands le Mer 22 Juil 2009 - 9:09, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: « Nul doute - l'erreur est la règle; la vérité est l'accident de l'erreur… » (end) Lun 29 Juin 2009 - 21:05


    VICTORIIIIIIIA ! Est-ce que c'est vrai ?
    (celle dont son prénom venait d'être crier à travers la plage se retourna)
    De quoi ?
    Que Neal Rowlands est de retour dans le quartier ! Me dis pas que t'es pas au courant, quand même !
    Je... Comment tu l'as su ?
    Voyons, Victoria, c'est marqué presque partout ! Tu sais qu'il était la figure de plusieurs marques ; son départ allait certainement pas être caché ! Parait qu'il a tout plaqué pour venir ici ! Mais vu qu'on se rappelle tous combien vous étiez proche toi et lui, tu....
    Montre moi ça.

Victoria l'interrompit sans l'once d'un remord tout en arrachant le magasine qu'avait la dénommée Katrina entre les mains. Ses yeux émeraudes parcoururent précipitamment la couverture, où diverses têtes plus ou moins connues se bousculaient, avant de tomber sur celle qui l'intéressait personnellement. Victoria se mordilla légèrement la lèvre tout en se mettant à tourner les pages de papier torchon. Elle ne savait pas vraiment s'il fallait chercher vers le début, dans les Breaking News, vers la fin, dans les Flashs, ou vers le milieu, entre reportages et documentaires. Finalement, elle trouva son bonheur après avoir recommencer à deux fois la feuillette alors qu'il se trouvait au début. L'article était clair et eut le don de tenir le regard de la jeune fille. Aussitôt, elle émit un léger soupir avant refermer brusquement le tas de chiffon. Durant les trois mois écoulés, elle avait tenté de l'éviter du mieux qu'elle pouvait. Mais voilà que son visage venait la hanter autant dans son sommeil - quand elle pouvait s'offrir le luxe d'avoir une bonne nuit de sommeil - que sur les affiches et les journaux. Elle ne savait pas à qui elle devait en vouloir à ce moment précis ; à Neal, pour être toujours aussi présent, à Katrina, pour être venue l'aborder, ou à elle-même, qui possédait ce manque irréversible qui la poussait à le rejeter sans cesse tout ce qui se rapportait de près ou de loin à lui. Katrina, cette espèce d'être maléfique qui semblait alors lui trouvait un intérêt soudain, sût rester silencieuse le temps de la lecture de son interlocutrice. Cette dernière reprit alors sa route en tournant les talons, non sans avoir fourrer le magasine dans les mains de la rousse.

    Si c'est marqué, pourquoi tu me demandes ? dit-elle d'une voix cinglante.
    la rousse suivit son pas.
    Victoriiiiiia ! (si elle continue à accentuer la fin de mon prénom, je l'étrangle, songea la dénommée) Je préfère me renseigner en source sûre plutôt que de croire ce tas de papiers.
    Ben voyons, j'aurai tout entendu... T'as bien vu la photo, nan ? Fiche moi la paix, maintenant.
    Donc c'est vrai ! Il est de retour à Ocean Grove ! Tu crois... Tu crois que je lui plairai ? Je pense qu'on peut être compatible, naaan ? Je suis trop canon et lui, c'est carrément l'extase. Tu crois que tu pourrais m'arranger un rencart avec luiiiii ?
    la blonde se retourne, l'air exaspéré et irrité.
    Vas voir ailleurs pour étouffer tes désirs de pouffe et de succès, Katrina.

Sous le regard ahuri de la rousse, Victoria tourna une nouvelle fois et partit définitivement. C'était impressionnant de voir que Katrina préférait jouer de son apparence et de son corps plutôt que son intelligence et de son cerveau. La jeune fille savait qu'elle en avait sous caboche mais la perspective d'être vu comme une fille plutôt cultivée - enfin, que dis-je ; intello - ne semblait pas être à l'ordre du jour. Et il fallait avouer que son comportement du moment lui donnait une jolie de la jeunesse d'aujourd'hui, ainsi que de la philosophie qui y règne. Neal avait posé pour des magasines et voilà qu'il attire les convoitises de l'espèce féminine juste pour sa carrure. Oui, le jeune Rowlands était attirant. Déjà mômes, ils étaient naturellement reliés et attirés l'un à l'autre. Il y avait une telle force entre eux que même la principale concernée ne peut mettre vraiment un terme précis sur leur relation passé. Elle avait été tellement prise entre jalousie, attirance, innocence alors qu'ils n'avaient qu'une dizaine d'années que la blonde n'avait jamais pu désigné précisément ce qu'il se passait entre elle et son ancien ami. Et puis, aussi, elle n'avait pas envie de le crier sur tous les toits. Ce qui se passait entre elle et Neal restait entre eux, un point, c'est tout. Cela l'agaçait passablement de voir ses filles, qui se moquaient d'elle auparavant, venir minauder à ses pieds pour avoir un quelconque renseignement intéressant sur Neal à savoir. A défaut de pas en avoir, elle les envoyait ailleurs. Mais ce qui poussait la jolie blonde à refouler toutes ses demoiselles - que dis-je, toutes ses groupies - dans leurs tranchées était certainement cette jalousie qui la bouffait littéralement. Même si elle avait passé les derniers mois à l'éviter soigneusement, Victoria ne pouvait pas non plus nier le fait que son retour avait éveillé en elle de vieux sentiments qu'elle pensait bien tassé voire même disparu. Et cela avait le mérite de la chambouler et de la remettre encore plus en question qu'elle ne l'était déjà avant. C'est alors qu'elle sentit son portable vibré dans la poche de son pantalon. La jeune Blythe haussa un sourcil en voyant l'émetteur et finit par laisser sonner, ne se sentant encore pas prête à entendre ce qu'il avait à lui dire. Cependant, la blonde continua à avoir le regard rivé sur l'écran, comme si elle s'attendait à ce qu'il change d'avis, se rende compte de son erreur et raccroche brutalement. Mais non. Quelques sonneries après, un nouveau message vocal était arrivé dans son répondeur. Devait-elle l'écouter ? Devait-elle écouter ce qu'il avait à dire ? Prendrait-elle le risque d'être de nouveau déçue ? Mais elle avait à peine le temps de réfléchir plus qu'un nouveau numéro s'afficha. Ne pensant pas qu'il puisse rappeler une seconde fois (surtout après lui avoir laisser un message), elle daigna de regarder l'émetteur. Elle eut un sourire sincère quand ce fut le prénom de Jillian qui s'afficha sur l'écran.

    Allo oui bonjour, Victoria Blythe à l'appareil.
    Vicky, c'est moi.
    Je comprendrai jamais les gens qui répondent ça... Tu sais, si je t'avais pas dans mon répertoire, je pourrai penser que t'es louche. T'as une voix tellement bizarre et déformée, au téléphone...
    Merci, je retiens, Blythe.
    Mais de rien, Ellsworth. Je suis là pour ça.
    Avant que tu commences à radoter de tout ce que ton cher frère te bourre dans le crâne, j'appelais pour savoir si ça te brancherai de venir au Parkwest, ce soir.
    Au Parkwest ? (légère pause pour une brève réflexion) Tu comptes pas minauder, hein, rassures moi ?
    Je passe te prendre à 9 PM. Précisement. Sois prête.

Quelques heures plus tard, en effet, à l'heure dite précédemment, Jillian sonnait à la demeure Blythe. Ce fut Maât qui eut la bonté grandissante de lui ouvrir la porte, alors que sa cadette ne s'était guère pressée avant d'enfiler les premiers vêtements qui lui passaient sous la main. Victoria n'était pas une habituée de ce genre d'endroit, et encore moins de ce genre d'ambiance. Aussi fut-il pour cela qu'elle partit en jean, chemise à carreaux qu'elle adorait tant, converses, les cheveux lâchés et le visage à peine maquillé. Mais c'est ce qui faisait de Vicky toute sa spécificité ; le fait de ne pas se préoccuper de son apparence, même si le lieu où elle allait prônait cette monarchie grandissante. Elle n'en avait que faire. Elle prit sur elle son sachet fétiche, ses clés et son portable avant de s'évaporer de la maison en lançant un banal "Bonne soirée" à l'encontre des habitants présents. La demoiselle sauta dans la voiture de son amie - la sienne se trouvant malencontreusement au garage de Caleb. Cette sortie allait pouvoir lui changer un peu les idées, ce qui n'était vraiment pas de refus. Et puis, il avait bien avoué qu'elle voulait renouer avec Jillian. Contrairement à certains, la jolie brune avait prit le temps d'informer sa jeune amie de son départ et qu'elle reviendrait aussi tôt que possible. Maintenant qu'elle était là, Victoria ne semblait pas vouloir la lâcher de sitôt. Grâce à Jillian, le vide qu'avait procuré le départ de Neal avait été un peu rempli et comblé. Pas entièrement - aucune de ses amitiés n'aura d'équivalent avec celle qu'elle avait entretenu avec le jeune homme - mais assez pour lui faire remonter peu à peu la pente. D'autant plus que les années qui avaient suivit le départ de Rowlands n'avait guère été faciles. Mais ce soir, l'heure était à la détente. Quelques minutes plus tard et les deux demoiselles franchissaient les barrières de sécurité de la place, où se bousculaient les plus jeunes du comté. On pouvait aisément entendre la musique à travers les murs, musique qui fut plus qu'un bourdonnement quand Victoria entra dedans. Il y avait déjà foule, autant sur la piste, qu'aux coins reculés ou au bar. Jillian attira son amie vers ce dernier lieu, là qu'il était bien plus intéressant d'y aller. Tout ce que la jeune blonde ne voulait pas, c'était de la présence de Jhordan. Quant bien elles s'entendaient une fois sur deux, elle ne voulait pas que quelqu'un d'autre hormis celle qui l'accompagnait soit derrière elle toute la soirée. C'était une situation qu'elle n'aurait pas supporter. Par bonheur, pas de trace de la pulpeuse blonde derrière le comptoir. Victoria laissa Jillian commander pour elle, alors qu'elle parcourait la salle des yeux, ayant assez confiance pour qu'elle ne la mette pas dans un état d'ébriété extrême. Grave erreur.

      Wish we could switch up the roles
      And I could be that...
      Tell you I love you
      But when you call I never get back
      Would you ask them questions like me ? ...
      Like where you be at ?
      Cause I'm out 4 in the morning
      On the corna rolling
      Doing my own thing


Environ une heure après, la jeune Blythe se retrouvait sur la piste, à se déhancher avec lascivité avec deux garçons à la voix, riant aux éclats, le regard totalement paumé mais brillant d'une excitation nouvelle et le plaisir de s'amuser. Voilà longtemps qu'elle ne s'était pas autant lâchée, qu'elle ne s'était pas autant amusée. Toute la pression, tous ses soucis, toutes les angoisses des derniers mois semblaient disparaitre, être mis de côté le temps d'une soirée. C'était l'esprit totalement vide et libéré que Victoria s'abandonnait corps et âme à cette danse euphorique. Son verre dans une main, la jeune fille avait l'autre prise par l'un de ses compagnons, Brian, Matt, Kilian, elle s'en souvenait plus. Lui avaient-ils dit au moins comment ils s'appelaient ? En tout cas, ce n'était pas ce manque d'identité qui semblait perturber la demoiselle, qui avait perdu Jillian dans la foulée. Et quand celle-ci réapparait à ses côtés, aussi joyeuse qu'elle, c'était pour se coller contre la blonde. Cette dernière partit de plus belle dans son rire tout en se laissant faire. Oui, Victoria était réputée pour ne pas réellement tenir l'alcool et, par conséquence, s'enflammer au bout de deux verres. & là, combien de verres avaient-elle prit ? Elle l'ignorait. Mais le liquide était tellement délicieux qu'elle ne pouvait déjà plus s'en passer. & il fallait avouer que le regard des garçons sur elle était plus que plaisant. C'était carrément vivifiant. Et puis, aucun d'entre eux ne la connaissait - enfin, il fallait prier pour. Et être, le temps que quelques heures, quelqu'un d'autre que soi sans personne pour vous ramener à la réalité était d'un soulagement et d'une liberté incroyable. Personne n'était là pour lui faire des leçons de moral, à critiquer ses actes, à discuter ses paroles - de toute façon, pour le peu qu'elle parlait, y avait pas vraiment matière à débattre - ou à la stopper dans ses déboires. Lou était bien trop dans le même état qu'elle pour émettre un quelconque avis négatif. Elles s'amusaient réellement et c'était bien le principal. Puis, la pause toilettes arriva et les demoiselles s'éclipsèrent sous le regard des hommes qui les accompagnaient. Victoria et Jillian discutèrent - entre deux gloussements - avec frénésie, tout en finissant leur verre et les jetant sur le côté. Puis, presque par habitude et pour attendre son amie qui s'était réfugiée dans une cabine, la blonde sortit son portable en même temps que son petit sachet. Elle connaissait les gestes par cœur, maintenant. Et même dans l'était où elle était, elle arrivait à les reproduire parfaitement (non sans avoir chiper discrètement la carte de crédit de Jillian dans son sac) Quand sa petite affaire fut faite, la jeune Blythe jeta un coup d'œil distrait vers son portable avant de voir qu'elle avait un message vocal non lu. Pourquoi pas ? songea-t-elle, en haussant les épaules et en mettant le doigt sur la bouche à Jillian, qui venait de sortir, signe de se taire.


Dernière édition par Victoria Blythe le Mar 14 Juil 2009 - 19:10, édité 6 fois
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Message(#) Sujet: Re: « Nul doute - l'erreur est la règle; la vérité est l'accident de l'erreur… » (end) Lun 29 Juin 2009 - 21:05


    NEAL : Bonjour Victoria, c'est Rowlands. Je t'appelais pour savoir si l'on pouvait se voir dans la soirée. J'ai agit comme un idiot la dernière fois qu'on s'est vu et je m'en veux profondément. J'espère qu'il n'est pas trop tard pour tenter de réparer mon erreur. Rappelle moi quand tu auras mon message et que tu veux bien reprendre contact avec un con de mon espèce...

Victoria resta un moment sans bouger ; il avait appelé mais c'était à peine si elle s'en rappelait. A croire que la journée écoulée n'était qu'un lointain souvenir. Puis, quand Jillian la secoua physiquement par les épaules, la blonde lâcha un léger hoquet de rire froid tout en lui annonçant ce qu'elle venait d'entendre. Toutes deux, elles reprirent le trajet déjà emprunté auparavant dans le sens contraire, entre rires et questionnements. Alors qu'elles allèrent vers le bar, Jillian lui suggéra de rappeler. Rappeler Neal... Victoria ne réfléchit pas à deux fois et demanda un verre d'eau, sous les éclats de celle qui l'accompagnait, comme pour faire preuve d'un peu de sobriété au téléphone. Cependant, avait-elle oublié que sa voix était bien trop hystérique, trop aigüe et trop joyeuse par rapport à d'habitude ? Et que Neal devinerait rapidement qu'elle n'était pas en cas d'extrême normalité ? Apparemment, ce n'était pas ce genre d'informations, de précisions qui passèrent à cet instant précis à travers la tête de la blonde. A vrai dire, le moment se trouvait plus à agir avant de réfléchir. Si réflexion a. Car, pour le moment, la jeune fille n'a guère réfléchir ; elle n'a rien fait d'autre que se laisser emporter, guider par son amie et ses garçons, qui étaient revenus auprès d'elles, telles des abeilles vers leur ruche. Un eut même le toupet d'encadrer ses bras autour de la taille de Victoria, dos à lui, alors qu'elle appuyait sur le bouton Appel. Jillian fit signe à leurs accompagnateurs de se taire tandis que la jeune Blythe entendait décrocher à l'autre bout du fil.

    A... Allo ?
    Victoria ?!
    Oh ne serait-ce pas mon très vieux confident ? (sa pointe d'ironie était perceptible alors qu'elle faisait un signe silencieux à ses compagnons de se tenir discret)
    Où es-tu ?
    (elle eut une légère agitation avant de reprendre, d'une voix plutôt hésitante)
    Au bar.
    Ne bouge pas; dans un quart d'heure je suis la!

Pour lui avait-elle dit, bon sang ? Victoria, l'alcool et toi, c'est fini. Mais l'heure n'était pas à la réflexion mais à l'amusement. La conversation éteinte, Jillian la regardait avec un haussement de sourcils que la jeune blonde balaya d'un geste de la main. Sautant de sa chaise, non sans prendre le verre qu'elle avait commandé, elle proposa de sortir dehors. Après tout, si son cher et ancien meilleur ami venait, autant l'attendre de pied ferme, non ? Alors qu'ils étaient tous dehors, Jillian annonça qu'elle entrait avec, à son bras, un beau blond déjà en extase sur la suite des évènements avec la belle brune. Faut dire que cette dernière avait de quoi en faire chavirer plus qu'un ; un joli minois, un sourire éclatant et un regard enfantin. Sans oublier le corps qui allait avec. Ce fut donc adossée contre le mur de l'établissement, son verre toujours à la main que les quatre garçons l'entourèrent, aussi éméchés les uns que les autres. Victoria ne savait pas quel était le prénom de chacun, ni même leur âge et, à les entendre, on aurait dit que c'était la première fois qu'elle écoutait le son de leur voix. Et, à vrai dire, tous ces détails passaient à la trappe, ce soir. Elle n'avait pas dans l'idée de retenir tout ce qui se tramait devant elle. Les garçons optaient pour être à ses petits soins, tout en ayant des propos salaces et de rire entre eux. La jeune Blythe souriait mais son regard était vague, comme si elle avait perdu le fil. Ce qui était le cas.

      Your turning me on
      Your shaking me up
      So don't cha wanna take me
      Just because
      I'm the chosen one
      Oh them models gonna hate me


Enfin, un lumière attira son attention suivi d'un grincement strident de pneu contre le sol. Voilà de quoi laisser une jolie marque qui allait faire plaisir au gérant. Plissant légèrement les yeux alors que les garçons se retournèrent et reculèrent brièvement, la voiture se tut, ainsi que les phares lumineux qui aveuglaient toutes les personnes présentes dehors. Victoria se redressa, bras croisés, l'air de nouveau intéressant par le mouvement qui allait se présenter devant elle.

    NEAL : Victoria ?!

Penchant légèrement la tête, la dénommée - même un peu sous l'effet de l'alcool et de cet élément de plénitude extrême - eut un léger sourire vague en reconnaissant la voix. Ainsi donc, il était venu. Pour une voix, il avait tenu parole. Mais la jeune Blythe put à peine l'apercevoir que déjà trois gars se mettaient en travers de deux. Le dernier, certainement son préféré, avait attiré par la blonde, qui se réfugiait dans ses bras d'un geste protecteur. Une main posée sur le torse du jeune homme, elle ne semblait cependant guère captivé par lui puisque sa tête était tournée vers ce qu'il se passait de l'autre côté. Son prétendant d'un soir approcha ses lèvres de la peau blanche de Victoria avant d'embrasser avidement son cou. La jeune fille, elle, comme si elle n'était guère surprise, choquée ou même, comme si elle ne semblait ne pas y faire gaffe ou s'en rendre compte, eut un sourire vers Neal, qui s'emporta brusquement.

    Lève tes salles pattes de la, abruti!
    Qu'est-ce qu'il est, l'ado pré-pubère ? T'es qui, d'abord, pour donner des ordres ?

C'était un des types qui se tenait en muraille de défense qui avait prononcé cette phrase. Le genre de type à jouer des gros bras, avec ou sans alcool. Vraiment pas le genre de Victoria, même si son frère était pas mal dans son genre aussi. Mais son frère avait toujours des raisons valables. Seulement, ce type-là, on lui avait pas causé. Aussi semble-t-il que la blonde crut bon d'intervenir en repoussant les bras de celui qu'elle avait quémandé quelques instants auparavant et en écartant un peu deux corps de barrière pour s'approcher un peu plus de Neal. Buvant une gorgée de son liquide, la jeune Blythe s'arrêta devant lui, ses yeux émeraudes plongés dans ceux sombres de son ami. Elle émit un léger sourire avant de se mordiller légèrement la lèvre inférieure.

    VICTORIA : T'es jaloux ou je rêve ?

      Let's play a love game, play a love game
      Do you want love, but you want fame
      Are you in the game?
      Done a love game


Elle lui en voulait tant. Elle lui en voulait tant d'être partit que ce soir, elle ne voulait pas être tendre. Non, Victoria ne voulait pas être tendre envers l'homme dont elle était éprise plus jeune qui l'a salement, lâchement et purement abandonné. Aussi fut-elle pour cela qu'elle glissa sa main sur le cou du jeune Rowlands avant de laisser sa main, notamment son doigt, caresser le long de la commissure de sa mâchoire, puis le contour de ces lèvres qu'elle avait tant de fois rêver d'embrasser, de goûter, de profiter. Oui, s'il n'était pas partit, il y aurait eut quelque chose entre eux deux. Ils avaient toujours attiré l'un par l'autre et, à l'évidence, cette attraction était toujours présente. Malgré eux ou pas, ils étaient toujours attirés. Si Victoria n'avait pas eut cette rancœur au fin fond d'elle-même, certainement qu'elle lui aurait sauté dessus dès son retour. Mais l'heure n'était pas au plaisir de l'un et de l'autre mais plutôt à la provocation. Sa main glissa alors le long de son cou une nouvelle fois pour aller agripper son tee-shirt et ainsi mettre son oreille au niveau de sa bouche en l'attirant vers elle.

    VICTORIA : T'imagines même pas ce que t'as raté, ces dernières années...

Relâchant quelque peu la pression, Victoria dirigea son visage à forte proximité de celui de Neal. Leurs souffles se mélangeaient et, à quelques millimètres près, leurs nez et leurs lèvres auraient pu se toucher. Ils auraient pu. Ils auraient dût. Après tout, c'était leur désir caché depuis des années, non ? Victoria savait mieux que quiconque ce que Neal avait représenté pour elle. Elle savait qu'il avait été vital. Il était la bouffée d'air dont elle avait tant besoin. Et être aussi proche de lui, le sentir sous ses doigts, leurs regards se transperçants respectivement lui procurait une sensation folle. Cependant, la jeune Blythe ne comptait pas s'offrir à lui de façon si facile. Pas tant qu'elle lui aurait pas montrer l'ampleur de la blessure qui s'était creusée dans sa tête et son cœur au fil des années. Elle n'était pas sortie indemne de cette histoire et ne comptait pas à ce que lui-même en sorte sans séquelle. Aussi fut-elle pour cela qu'elle le relâcha définitivement, coupant le contact visuel brûlant qu'il venait d'y avoir entre eux. Tout en montrant son verre, Victoria sourit.

    VICTORIA : Tu rentrerais bien boire un verre, quand même ?



Dernière édition par Victoria Blythe le Mar 14 Juil 2009 - 19:17, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: « Nul doute - l'erreur est la règle; la vérité est l'accident de l'erreur… » (end) Dim 5 Juil 2009 - 22:27

    Il s’était laissé s’emporté la dernière fois, il n’avait pas su rivaliser face à elle, pas su lui dévoiler la vérité. Il avait été une nouvelle fois lâche et avait trahis la jeune femme; encore une habitude pour lui.. Neal ne pouvait s’empêcher d’être froid et de vouloir protéger ses amis. C’était sans doute l’une de ses plus grandes qualités : la loyauté. Bien sur, il était une personne solitaire, et prenait un malin plaisir à partir quand tout semblait acquis. Mais il reste cet être parfaitement solide, dur et méprisant à souhait. Aussi manipulateur que possible, il lui arrivait de laisser des crasses derrière le dos de personnes soumises. Cela faisait malheureusement partis de son charme et jusqu’à aujourd’hui, on lui avait toujours pardonné. Certains mettent plus de temps que d’autres, mais on finit par excuser ses gestes maladroits, cette statue de marbre, son culot ignoble. Il arrivait toujours à se sortir des pires merdes dans lesquelles il s’était engouffré, avec aisance. Son physique y coopérait, c’est vrai. Mais pas seulement, Neal avait d’autres atouts et la moitié n’ont jamais été dévoilés. Une chose est certaine, il a été habitué tout petit à parler comme un grand, il devait se débrouiller seul, il a toujours du prendre conscience de ses actes et même quand il n’était pas le fautif; il prenait sur lui et assumait la connerie. C'est la différence entre Andrei et lui : cet autre Rowlands. Son père a toujours vu Neal comme le grand puissant Rowlands, il faut dire que sa vraie mère a toujours eu un caractère de vipère, de battante; un fort caractère. Elle ne se laissait jamais marcher sur les pieds et a toujours vu l’argent avant tout. Même avant Neal - et le jeune homme ne s’en ai toujours pas remis. Alors il fuie, fuir jusqu’à un monde meilleur, fuir pour survivre. Et il n’était pas prêt de tout avouer, il y a des secrets qui ne peuvent que le rester. Malgré toute sa haine envers cette femme et cet homme; Neal avait conscience de l’acte qu’il ferait le jour où le passé le rattraperait. Où ce secret rattraperait sa famille. Les proportions seraient tels que chacun des Rowlands se verront détruits. Son père n’a qu’une seule obsession : son entreprise. Sa mère : l’argent. Sa belle mère : le pouvoir. Et il n’était pas difficile pour lui, d’imaginer la glorieuse fin de ses trois derniers. Son imagination allait au delà de ses espérances - si bien qu’il tentait d’oublier sa rancœur, au risque d’être rattrapé lui-même. Ce qui serait bête, et impensable aux yeux d’un arrogant de son espèce. Mais ce statut de puissance, il le valait à son père, c’était uniquement grâce à lui qu’il était arrivé à ce stade de la partie. Et si le départ n’avait pas été si précipité, tout le monde se serait douté que Neal aurait fuis, c’était sa spécialité. Son point fort, son atout majeur; encore un contraste avec le reste de sa personnalité. Inconsciemment il avait rêvé de nombreuses fois qu’il s’enfuyait avec elle. Sa moitié, sa destiné, son âme sœur. Sa confidente - celle pour qui il aurait tout donner pour la voir sourire. Encore la, un contraste absurde. Comment un homme si puissant physiquement que mentalement pouvait être si faible face à une fille ?! Face à sa promise, c’était certain! Tant de choses les rapprochaient - encore aujourd’hui, tant de choses les animaient. La haine, l’incompréhension, la vengeance, la protection… & l’amour éternel. Face à elle, il était si faible; c’est vrai. Mais ne vous y méprenait pas, il serait capable du pire pour elle; facile à le toucher quand on a Victoria dans sa poche, d’accord. Mais ne sous estimez pas Rowlands - il a plus d’un tour dans son sac. Fierté, arrogance, mépris, sadisme et méchanceté. Il serait capable de foncer tête baisser dans un mur si c’était la seule solution pour la sauver… Quitte à mourir, pour elle. Quitte à mourir, avec elle. Quitte à mourir, par elle. Revenant peu à peu à la vérité, il ne sentait plus les membres de son corps, il s’était comme liquéfier sur place - tendu comme un roc, poings serrés. Il venait de reporter son attention sur la jeune femme, elle ne semblait pas bien comprendre ce que Neal voulait qu’elle fasse, voulait qu’elle soit. Ils avaient longtemps étés sur la même longueur, serait-ce possible que sept ans détruisent ce phénomène ? Plus il l’observait la jeune fille, plus elle jouait. Il n’avait pu s’empêcher de marronner en voyant cet homme - cet inconnu, se conduire de la sorte avec Victoria. Car malgré son précédant discourt sur la plage, et devant chez elle et avec le recul; il n’en pensait pas un mot. Il avait juste été surpris du comportement qu’elle avait eu et n’avait rien su faire d’autre que de réagir comme un imbécile. Il n’avait rien su faire d’autre que rejeter la faute sur elle, que de vouloir se trouver des excuses. Chose étonnante pour un homme qui prend souvent très à cœur ce qui lui arrive - et surtout quand ça touche une personne qui compte à ses yeux. Chose étrange quand on sait qu’en général, il n’a pas peur d’affirmer haut et fort ce qu’il pense, quitte à détruite, blesser, humilier son interlocuteur. Chose inhabituel pour un garçon qui en général assume ses actes. Mais là encore, la contradiction est de rigueur avec Neal Rowlands.

    Tout est pourtant clair dans son jeu. Elle joue...

      « Qu'est-ce qu'il est, l'ado pré pubère ? T'es qui, d'abord, pour donner des ordres ? Serait-ce une provocation ?! »
      « Eh la momie, je ne t'ai pas demandé la couleur de ton caleçon. Alors tu t'écrases ou je te refais le portrait! Grogna t'il de mauvais augure en direction de son interlocuteur, les mains serrées et le regard insistant »


    Loin de vouloir déposé les armes, il soutenait le regard de cet homme qui venait de lui adresser la parole. Pour qui se prenait-il à son tour, ne connaissait il pas Neal Rowlands ? Il représentait une barrière, un mur; cette muraille infranchissable. Il aurait préféré qu'elle ne s'en mêle pas, car connaissant ses moindres défauts, il se connaissait assez humble pour tout stopper si elle se retrouvait sur son chemin. Et ne connaissant pas la stratégie de ses adversaires, rien ne lui prouvait qu'il s'en sortirait indemne si il tentait d'aider la jeune femme. Seul face à quatre hommes - voir cinq n'était pas le soucis majeur. Ce qui le préoccupait était de savoir si elle allait s'opposer à lui, sous prétexte qu'elle voulait s'amuser. Aurait-elle perdue la tête ? Ce qui était certain, c'était cette tension palpable. Avant même que l'homme à côté d'elle n’eut le temps d’ouvrir la bouche, la jeune fille s’était glissée entre les deux bad boy. Bien que Neal était censé faire attention à son image, il se devait d'être une personne calme et serein. Ne jamais boire, ne jamais fumer, ne pas rester dans les soirées mondaines; il restait pour autant un garçon de dix neuf ans. Et comme chaque personne de cet âge, la maladresse & la désobéissance aux règles étaient promises. L’inavouable avoué. Pourtant il était ce reflet d'une silhouette parfaite, dépourvu de sentiment et ignoble à ses heures perdues. Il était ce pion que les dirigeants aimaient déployés lorsque la vague de terreur faisait surface - ce guerrier prêt au combat.

      « T'es jaloux ou je rêve ? Avoua t'elle, demi sourire au coin des lèvres. T'imagines même pas ce que t'as raté, ces dernières années... Poursuiva t'elle en se penchant vers le jeune homme, tu rentrerais bien boire un verre, quand même ? il n‘osait contre attaqué, la couper dans son élan de bonté.. »


    Pour l'heure, il restait immobile, ne sentant que les battements de son coeur à vive allure. C’était comme la première fois qu’il était monté sur scène devant des journaliste et qu’il avait du parler au nom de la famille Rowlands - pour la société de son père. Ne plus sentir ses mouvements, son coeur battre. Une telle pression que vous avez l’impression d’écroulé devant le monde entier. Mais son teint n’avait pas rougit, il n’était pas mal à l’aise non plus. Il n’avait aucune crainte, il serait prêt à affronter n’importe qui, n’importe quoi pour se retrouver avec elle. Seul avec cette fille qui comptait bien plus qu’il ne voulait se l’admettre. Il regrettait déjà de ne pas pouvoir lui dire les choses qu’il pensait. Le teint de sa peau, légèrement mate était rester le même qu’autrefois. Cependant plus les semaines passaient, plus les muscles du jeune homme se développait. Pour quelle raison ? Peut-être parce qu’il n’arrêtait plus de faire du sport, peut-être parce qu’il avait enfin trouvé le remède contre ses maux. Peut-être pour tenter d’oublier sa vie actuelle, une sorte de fuite sans vouloir en prendre conscience. Peut-être parce qu’il s’était découvert une âme sportive. Quoi qu’il en soit, il n’en démordait pas : il voulait tabasser un à un les hommes l’entourant. Il ne pensait plus qu’à tirer sa révérence quand ils seront tous couchés sur le sol, en sang. Pourquoi tant de violence ? Peut-être parce que sa vie était telle, qu’il s’en sentait forcé. Peut-être que sans ça, il ne serait plus autant respecter et craint dans cette ville. Et que; d’une certaine façon, il voulait l’être. Le pouvoir attire la crainte. L’image de l’argent également. Et ce n’était pas ce qui en manquait à sa famille. Et quoi qu'il adviendrait de cette famille, de lui; il ne comptait pas perdre cette image faussée par l'argent, ce pouvoir de toujours tout avoir, cette envie de toujours être à la hauteur. Il avait été si proche d'elle, il avait senti son souffle sur sa joue, sur ses lèvres, et qui venait de chatouiller son oreille. Sans s'en rendre compte, il n'avait pas bougé, comme si il attendait qu'elle en fasse plus; qu'elle ose; qu'elle tente. En vain.. Seul ce souvenir restera dans sa tête.

      « On rentre Blythe. Dans la bagnole et de suite! Autoritaire comme jamais, mais c’était pour le bien de la jeune femme.. »


    Inconsciemment, il osa s’approcher d’un pas vers elle, tandis qu’elle venait de se retourner vers eux, prête à entrer dans le bar. Neal alla pour rattraper son bras, flottant dans l’air avec une allure décontractée, tandis qu’il sentit une pression sur son torse et des regards mauvais lancés en sa direction. Ce n’était seulement qu’un homme, trapu, sûrement à moitié ivre mais qui tenait bien le choc de l’alcool. Neal quand à lui, n’avait pas bu, il était sobre. Il n’aurait aucun mal à mettre cet homme, semble t’il plus âgé que lui et le dépassant d’une tête, chaos. En tout cas, c’est-ce que cet homme semblait demander : un duel. Tandis que Neal poussa légèrement la jeune fille encore d’avantage sur l’entrée de la boite de nuit, alors qu’il échappa de peu à un violent coup de pied de son adversaire. Sans pour autant avoir crainte des conséquences, Neal fonça sur l’homme - tête baissé jusqu’à réussir à le plaquer au sol. Ils basculèrent sur le sol, chacun arrivant à son tour à gagner de l’ampleur sur l’autre. Mais Neal réussit à se ressaisir en premier et à garder l’immobilité pour concurrencer son adversaire. Chacun des deux se débattaient tant bien que mal, tandis qu’un attrapait les quelques cheveux de l’autre, le second arrivait à étrangler son adversaire. Renversement de situation, Neal passa sous le corps de l’individu, qui désormais prenait l’avantage. Malgré les hurlements et les amusements de la foule, procurant un bien fou au plus grand des deux adversaires, ce dernier fut affaibli lorsque l’un d’entre eux cria plus fort que les autres. La raison était inconnue mais Neal profita de ses quelques secondes pour avoir à nouveau l’avantage, les vêtements déchirés, la coiffure complètement défaite, la moitié de ses muscles finement taillés ressortaient sans qu’il n’eut le temps de vérifier l’état de ses vêtements. A moitié assis sur le ventre de son adversaire, Rowlands tira un coup de poing, puis un second. Le nez en sang, l’autre tentait de se débattre, de stopper chacun des coups rusés de son adversaire. En vain. Alors que celui couché à terre était plus amoché que celui qui avait le dessus, sentit de l’aide, lorsqu’on le tira en arrière comme pour l’aider à se relever. Neal était à moitié conscient, sur le sol; ne sachant absolument pas ce qu’il venait de lui arriver, il se redressa petit à petit. Portant sa main sur son nez en sang, posant l’autre main sur sa tête, un violent maux de tête le frappait; alors que les autres semblaient être partis. Où ? Pourquoi ? Il n’eut pas le temps de se poser de questions, que Victoria le fixait, médusée. Il releva la tête vers elle, sa voix était largement plus clair qu’auparavant, plus douce; ceci étant moins sympathique.

      « Je te laisse le choix. Soit tu rentres dans cette bagnole et on se casse d‘ici. Soit tu rentres dans ce bar et je ne te garantis rien à ta sécurité! »


    La dernière proposition impliquait qu'elle ne le reverrait plus jamais, qu'il partira comme il était déjà parti il y a deux mois. Elle avait certes trop bu, elle n'était pas dans son assiette, okay. Mais cela signifiait-il qu'elle avait tous les droits ? Cela voulait-il dire qu'il devait être reconnaissant toute sa vie, juste parce qu'il l'avait trahi ? N'était-elle pas assez intelligente pour ranger sa haine lors d'une soirée, simplement pour sauver sa peau ? N'était-elle pas assez courageuse pour oser affronter Neal dans une bagnole ? Il restait immobile, il n'attendait simplement qu'une chose : qu'elle veuille grimper dans sa voiture pour quitter cet endroit.
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Message(#) Sujet: Re: « Nul doute - l'erreur est la règle; la vérité est l'accident de l'erreur… » (end) Mar 7 Juil 2009 - 21:36


      I remember black skies
      The lightning all around me
      I remembered each flash
      As time began to blur
      Like a startling sign
      That fate had finally found me


    « Le meilleur moyen de résister à la tentation, c'est d'y céder. »

Voilà ce qui devait être la phrase la plus reconnue d'Oscar Wilde. Une phrase qui avait le mérite de tout dire et d'évoquer à tous quelque chose. La tentation était présente partout. A n'importe quel âge, on a tous été victime de la tentation, de cette chose que l'on aimerait mais que l'on ne pouvait ou que l'on ne devait atteindre. Pour une personne qui adore le shopping, c'était les vêtements. Pour un enfant, c'était cette sucette, ce gâteau ou ce chocolat à la travers la fenêtre de la boulangerie qui devait être si appétissante. Les descendants directs de l'homme et de la femme avaient connu le pêché. Eve croquant dans la pomme, voilà l'acte le plus absolu qu'il n'avait pas fallu faire. Depuis, certaines personnes lui reprochent d'être responsables de leur malheur, en oubliant presque ce que c'était d'être tenté. Il était évidant que tout le monde avait été tenté une fois dans sa vie. Victoria Blythe avait elle-même connu cette sensation. Plusieurs fois. Comme tirer les cheveux de son frère Rhys, par exemple, quand lui faisait la même avec ses couettes. Comme aller chiper les jouets de Maât, parce qu'elle considérait qu'ils étaient plus drôles que les siens. Comme voler des bonbons chez la petite dame du quartier sous l'œil complice de Lullaby. Mais tout cela n'avait pas d'équivalent face à ce que représentait Neal Rowlands pour elle de ce point de vue là. La proximité qu'elle avait provoqué (sans oublier ce qu'elle avait ingurgité précédemment) l'avait plus touché qu'elle ne le montrait. Sa moue était moqueuse, avec un sourire qui se voulait certainement enfantin. Mais à l'intérieur, c'était les membres qui étaient à vif, en alerte et tendus, le cœur qui battait de façon affolée (mais il y avait fort à parier que Neal n'était pas le seul responsable) et une vague de chaleur qui s'était emparée de tout son corps. Ça pouvait être presque réconfortant et agréable si tout ceci se passait dans d'autres circonstances.

    NEAL : On rentre Blythe. Dans la bagnole et de suite!

Alors qu'elle avait tourné les talons pour se diriger de nouveau dans la grande pièce bruyante avec ses amis d'un soir quand la voix autoritaire de Neal se fit entendre dans son dos. La jeune Blythe se retourna & put voir un des mecs l'accompagna stopper le barrage en se mettant en travers d'eux deux. Un mur, une barrière les séparait. Cet homme en premier lieu. Victoria se sentit comme la petite fille que Neal avait connu quand ce dernier la poussa - dans le but de la protéger, semblait-il - et que le coup partit. La petite fille qui avait été tant chéri par ce garçon d'un an son aîné, qui regardait toujours avec effroi les démonstrations de défense qu'il optait contre toute personne la blessant. Que ce soit contre une maitresse, un parent, un autre élève ou même son meilleur ami, ce Wayhne de malheur, il l'avait toujours protégé. Pourtant, ce n'était pas à défaut de lui dire et redire qu'elle pouvait se débrouiller toute seule ou qu'il n'y avait pas besoin de violence pour résoudre les problèmes. Après tout, la jeune Blythe avait déjà faire face à la protection de ses frères. Mais celle de Neal était différente. Elle avait une signification à ses prunelles émeraudes d'enfant. Elle avait beau n'avoir moins d'onze ans, tous ses souvenirs étaient intacts. Tout comme ses sentiments. A cet âge-là, tout était limpide, clair comme de l'eau. Elle était celle qui voulait passer le restant de ses jours à ses côtés, dans ses bras, à tenir sa main. Profiter de ce réconfort certain, de cette chaleur constante qui lui apportait. Elle n'avait que onze ans mais elle avait déjà connu le sentiment le plus fort qu'on ne puisse ressentir. Elle n'avait que onze ans et pensait dur comme fer que rien les sépareraient. Ils étaient unis, reliés l'un à l'autre. Ils étaient tout simplement fait pour être ensemble. Plus jeune, Victoria était plus naïve, plus insouciante, peut-être plus souriante, aussi. Elle était un véritable rayon de soleil, d'après son père. Ils étaient un peu la belle et la bête des temps modernes. Et elle savait que seule elle pouvait le calmer. Seule elle avait le droit de le prendre dans ses bras, de lui murmurer des blagues à l'oreille et de profiter de ses sourires et de ses regards si perçants. Il était son contraste, son contraire. Mais pourtant, elle n'avait cessé de répéter que rien ne les séparera. Jusqu'au dernier jour. Jusqu'au dernier jour où elle avait pu profiter encore de la présence agréable de son ami. A son départ, son monde s'était radicalement écroulée. N'ayant plus Neal dans les parages, les autres s'amusaient à la rembarrer, à se moquer d'elle et à la blesser au plus profond. Et, puisqu'un évènement en entraine un autre, il n'est pas étonnant que Victoria soit à présent dure, froide et parfois peste. Ses plus grandes blessures se sont creusées, se sont faites et sont restées en elle durant cette longue période d'absence et de perte d'espoir de le revoir. Et là, en ce 15 août, voilà qu'elle regardait Neal se battre, exactement comme il y a sept ans. Son esprit embrumé ne put s'empêcher d'avoir pour réflexion l'importance qu'elle occupait dans l'esprit du jeune homme. Était-il revenu pour elle ? Occupait-elle toujours cette place qui lui avait été si précieux auparavant ? Cherchait-il à se faire pardonner ? Tant de questions qui demeuraient, jusqu'à présent, sans réponse.

      So give me reason
      To prove me wrong
      To wash this memory clean
      Let the thoughts cross
      The distance in your eyes


Les coups suivirent dans une violence qui eut l'effet d'abasourdir un peu plus la demoiselle, qui s'était repliée un peu en reculant d'un pas. Quelques personnes s'étaient attroupés face à l'attraction qui se présentait soudainement devant la boîte. Quelques esprits éméchés pariaient, tels des abrutis devant un match de catch. D'autres rigolaient bêtement, leur verre à la main. & enfin, d'autres semblaient les regarder d'un air dépité ou outré mais aucun ne semblait vouloir bouger le petit doigt pour tenter d'apaiser les deux hommes. Y compris Victoria. Peut-être était-ce la brutalité des coups qui effrayait en premier lieu. La jeune fille était trop paralysée pour pouvoir réagir. Les cris lui bourdonnaient dans les oreilles tandis que la vision de la bagarre lui faisait aussi mal que si elle était à la place d'un d'eux. Enfin, quelqu'un eut la bonté d'aller aider celui qui se trouvait sous Neal et qui se prenait ses coups de poing sans cesse. Le jeune homme ne semblait pas éprouver une once de remord dans ses gestes. Son visage était crispé & totalement concentré à ce que chaque geste soit précis mais douloureux. Comme s'il calculait chaque coup à l'avance. Alors que son adversaire semblait assez mal au point et prit en charge par quelques personnes, Victoria resta sur le parking, avec deux des mecs derrière elle, son regard entièrement dévoué à la vue de Neal sonné puis se redressant avec difficulté et en tenant son nez dans sa main. Quand il fut de nouveau sur ses pieds, il tourna son regard sombre vers elle.

    NEAL : Je te laisse le choix. Soit tu rentres dans cette bagnole et on se casse d‘ici. Soit tu rentres dans ce bar et je ne te garantis rien à ta sécurité!

La jeune Blythe resta un moment à soutenir son regard, ce regard sombre où elle semblait vouloir y laisser de nouveau son empreinte, y retrouver ses marques ou même lui faire passer un message. Son esprit planait et elle tentait de réfléchir clairement sur ce que Neal venait de lui dire. Cependant, elle ne semblait pas vouloir l'énerver et elle finit rapidement tout ce qui lui restait d'alcool d'une traite avant de fourrer le verre dans les mains d'un des garçons. Sans un regard en plus derrière elle, Victoria dépassa son ami pour aller s'installer - de nouveau - sur le siège passager. Sa tête était baissée, comme si elle venait de se faire attraper la main dans le sac alors qu'elle effectuait une bêtise. Neal suivit son mouvement puisque, quelques minutes après, le contact était lancé. Tentant une nouvelle tentative d'intimidation en faisant frémir et accélérant toujours violemment vers les personnes présentes, Neal fit un demi-tour dans un grincement de pneus avant d'accélérer de façon brutale alors que la voiture s'élançait dans une rue. La blonde regarda droit devant elle, sans même faire attention au compteur qui montait de plus en plus. Son front se plissa tandis que ses sourcils se fronçaient avant de se risquer à un regard vers le jeune homme. Il avait l'air concentré droit devant lui, sur la route (ce qui valait tout de même mieux), les mains toujours crispées sur le volant. La jeune fille descendit son regard vers son bras, où elle pouvait amplement se rendre compte qu'il n'avait plus l'apparence du garçon de douze ans. Il avait développé une masse corpulente impressionnante et elle se sentait encore plus frêle à ses côtés que jamais. Victoria s'arracha de la brève contemplation de son ami pour diriger son regard vers l'extérieur, avant de sentir la colère la prendre soudainement de toute part. Elle se mordilla la lèvre alors que quelques larmes essayaient d'être retenu par les paupières qu'elle avait refermé. Puis, la jeune Blythe tapa sur le haut de la boîte à gant violemment avant de tourner la tête vers Neal.

    VICTORIA : T'es fier de toi ? Tu... Pourquoi t'es revenu ? Pourquoi t'es pas resté dans le fin fond du Michigan ? Pourquoi t'es venu tout gâché ? Pourquoi tu gâches toujours tout ?

Sa voix était furibonde et ses paroles débitées sur un ton rapide. Certainement qu'elle regretterait ses paroles pour le moment, ce n'était pas vraiment ses soucis. Victoria ne pensait pas à ce qui pouvait se passer dans les jours à venir. Elle ne voulait pas y penser car elle ne savait pas ce qui allait s'y passer. & puis, à vrai dire, ce n'était pas vraiment sa préoccupation du moment. N'ayant pas mit sa ceinture de sécurité, elle était assise sur le rebord du siège, tournée entièrement vers le jeune homme, comme pour tenter de le regarder dans les yeux malgré que les siens soient plongés sur la route. Elle se sentait en légitimité totale de poser ces questions, quand bien même cela passait mal ou étaient considérées comme blessantes.

      Give me reason
      To fill this hole
      Connect the space between
      Let it fill up to reach the truth and lies
      Across this new divide


Victoria s'agitait. Elle s'agitait devant la longueur de l'attente de la réponse. Cela ne lui plaisait pas. Elle n'aimait pas attendre si longtemps une réponse. Elle voulait savoir, elle voulait toujours tout savoir. C'était dans son caractère. Être au courant de tout ce qu'il se passe, d'être attentive à chaque détail de ce qu'il peut se passer sous ses yeux. La jeune Blythe était connue et reconnue pour son franc parler mais aussi pour sa curiosité légendaire. Elle épiait ses voisins comme c'était pas permis. Soit parce qu'on le lui avait demandé (ce qui était le cas les trois quart du temps) soit juste pour son plaisir personnel d'avoir des éléments que d'autres ignoraient. Comme si elle voulait s'assurer que même la plus parfaite des personnes pouvait avoir ses failles. Comme un besoin irrévocable de ne pas se sentir impuissante, faible et monstrueuse. La blonde avait connu tellement de choses, ces dernières années - depuis le départ de Neal, à vrai dire. comme si cela avait été l'élément déclencheur - qu'elle avait ce besoin inconscient de se rassurer, de se dire qu'il y a pire qu'elle et de ne pas rester à pleurer sur son sort. Comme si pleurer sur son sort était monnaie courante. Énormément peu de gens avaient pensé à creuser plus en profondeur la carapace de la demoiselle. & même pour ceux qui y sont parvenus, peu de ces personnes connaissaient sa vie par cœur. A vrai dire, personne. Que ce soit Neal, Lully ou sa famille, personne ne pouvait imaginer ce que Victoria a vécu. Et le silence persistant de celui qui occupait de nouveau son esprit l'irritait au plus haut point. Elle se mordilla de nouveau la lèvre, jusqu'à risquer d'en arracher la peau, pour contrôler son énervement et de tenter de s'apaiser. La jeune fille ferma les yeux et essaya tant bien que mal de reprendre le contrôle avant de les poser sur Neal.

    VICTORIA : Neal, je veux des réponses. Gare-toi. (pause) BORDEL, JE T'AI DIT DE TE GARER !

Alors que sa phrase avait été prononcé d'une voix calme, Victoria fut prise d'une hystérie violente et extrême quand elle attendit et qu'elle remarqua que le compteur de vitesse allait toujours plus haut, ce qui ne présageait guère un quelconque ralentissement pour se garer. L'alcool et la drogue n'aidant en rien dans ses faits et gestes, la jeune fille s'approcha de Neal dans le but de dévier le volant et le forcer à se garer. Qu'importe la vitesse, qu'importe qu'ils se trouvaient en pleine ville. Elle voulait des réponses et si c'était le seul moyen d'en avoir, elle était prête à prendre le volant. Quand bien même le jeune homme avait un poigne d'acier, une fille bourrée en avait autant dans les bras que lui. En temps normal, la jeune Blythe n'aurait jamais tenté ce geste, évidemment. Cependant, son sang chauffait ses tympans, qui bourdonnaient de façon désagréable, l'alcool lui montait à la tête et la drogue faisait accélérer relativement les battements de son cœur tout en se dispersant dans ses veines.

Ce geste allait lui coûter bien plus cher qu'une réponse. Victoria Blythe avait fait le geste le plus inconscient de sa vie. Et la dernière chose que nous retiendrons de la jolie blonde de cette soirée sera ses traits crispés par l'énervement puis le prénom de Neal qui fut crié en voyant une ombre traversée la route.

      And every loss and every lie
      And every truth that you deny
      And each regret and each goodbye
      Was a mistake too great to hide
      And your voice was all I heard
      But I get what I deserve


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Message(#) Sujet: Re: « Nul doute - l'erreur est la règle; la vérité est l'accident de l'erreur… » (end) Mar 7 Juil 2009 - 23:18

Revenons légèrement en arrière, pas très loin en faite. Cette soirée, où la vie de nos trois amis changera certainement pour toujours. Dakota avait proposé à Neal de voir un film au cinéma, histoire de tenter de retrouver une amitié, qui semblait dans un sens plutôt mise de façon trop brutal entre parenthèse par Neal, il fallait que le jeune étudiant en sport tente quelques choses. Malheureusement, la soirée se termina bien vite, encore un coups de fils à cette pauvre fille, il ne l'avait pas revu depuis le soir du restaurant et il n'avait pas vraiment envie de la revoir. Dakota aurait eu besoin de son ami lui aussi ce soir là, mais elle passait toujours devant Dakota, elle avait toujours le monopole et ce que voulait Dakota. Il ne pouvait que la haïr, mais pourtant... Enfin bref, la relation entre Dakota et Victoria est bien trop compliqué pour que vous puissiez la comprendre maintenant, ce soir là après que Neal et laissé en pleine rue Dakota. Ce dernier rentra chez lui perdu, complètement seul... Il avait décidé enfin d'avouer quelque chose, qu'il n'avait jamais dit et que pour beaucoup cela aurait pu choquer mais, il allait le faire ce soir. Il respira un grand coup avant de rentrer dans sa propre maison. Puis une demi heure plus tard, des cris et des larmes venant de la maison, la porte qui claque Dakota avait enfiler sa capuche sur sa tête, et les larmes coulaient le long de ses joues, le troue béant qui se formait dans son ventre le fit arrêter net, tombant au sol. Il n'avait plus de force, il n'avait plus l'envie de courir, essoufflés, il ne se releva pas tout de suite laissant le trottoir imprégner la chaleur de sa peau, il était en sueur et geler en même temps, il c'était remit à courir dans les rues ne pensant à rien d'autre. Il passa devant la maison de Cordelia, les larmes ne s'arrêtèrent pas bien au contraire, les volet fermer de la maison et les lumière éteinte, Dakota était entièrement et définitivement seul, abandonnée par les gens qu'il aimait. Sa avait commencé par sa mère, Suzanne, Neal, Cordelia et pour finir John. Arrivant au bout de la rue, il fallait avouer que il ne savait plus très bien ou il se trouvait, n'y ou il allait mais, une fête sur la maison d'à coter, une musique certainement la quart-d'heure de slow, et une musique qui fis faire certainement la plus grosse bêtise de sa vie. Un, deux, trois, Dakota voulu traverser la rue, perdu dans sa tête et ces pleures, il n'avait rien remarqué. La voiture trop proche de lui, au lieu de se reculer, il s'arrêta de toute manière il n'aurait pas vraiment pu reculer. Dakota regarda les phares déjà bien près de a voiture, puis le pare-brise... Dakota frappa violemment l'avant de la voiture avant de retomber sur le bitume, froid, inconscient...
Le fracas sur le sol avait craquer plusieurs chose en lui on avait entendu un violent bruit au moment ou le ventre et la tête de Dakota avait atterrit au sol. Il n'y avait jamais eu autant de chance que Dakota réussisse à réchapper à un second accident de voiture, il l'avait toujours ironie du destin... Il avait fallut que encore une fois, ce soit un ami au volant de l'engin meurtrier. La musique avait changé au moment de l'impact, les mots avaient été « I have a little faith in me »... Si seulement Dakota aurait pu avoir cette chance.
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Message(#) Sujet: Re: « Nul doute - l'erreur est la règle; la vérité est l'accident de l'erreur… » (end) Jeu 9 Juil 2009 - 0:03

      FLASH BACK - été 2001 (plage)
      « Neal, ça m’fait pas rire! »
      La jeune fille semblait affolé à l’idée de ne plus le voir. Il avait été présent durant toute l’après midi près de l‘arbre portant le surnom qu‘ils avaient volontairement donnés - elle s’était laissée distraire un instant et en se retournant, Neal avait disparu. Il n’en avait pas l’habitude - à part pour lui jouer un mauvais tour. Mais très vite, l’angoisse s’était présentée en elle. Pour quelle raison ? Neal ne la connaissait pas - cependant il en était absolument mort de rire. Il aimait la taquiner, et il devait avouer que de la voir s’inquiéter pour lui, lui procurait un bien fou. Enfin une personne qui s’inquiétait pour ce petit bonhomme. Dans un ricanement, il osa répondre.
      « T‘es froide… Dit-il d‘une voix amusée »
      « NEAAAAAL Elle cherchait d‘où provenait la voix »
      « Tu deviens tiède… »
      Il s’était laissé berné. Pourtant il connaissait cette ruse, de faire parler son collègue pour retrouver sa trace. Elle avait vu juste et même, âgée de moins d’un an que lui, elle semblait déjà habile pour grimper dans les arbres. En silence, elle s’était rué à ses côtés, attrapant son bras, contente de l’avoir pris au dépourvu.
      « Haha BOUH Dit-elle en l'attrapant »
      Il lui répondit en lui tirant la langue, frustré d’être si vite découvert; il s’était ligué dans un silence absolu. Déjà à cet âge, il détestait perdre. Et face à une fille, c’était la honte à ses yeux. Cependant, elle était moitié pardonnée parce que c’était elle. Et il attrapa la jeune fille au vol, l’aidant à avancer de quelques pas et la laissa prendre appuis sur la branche d’arbre. Il poussa le feuillage qui était en train de lui gâcher la vue, et tout deux, observèrent la plage et l’étendu de l’eau. Perché sur l’arbre, côte à côte, il avait passé son bras autour de sa taille afin de mieux pouvoir la protéger en cas de chute. Bien qu’elle arrivait à se faufiler dans les branches avec rapidité et précision, il avait besoin de la tenir pour se sécurisé. Et posant sa tête contre l’épaule de la jeune fille, il chuchota à son oreille tout en fermant les yeux.
      « Je te veux à mes côtés… Pour l‘éternité. »


    Le jeune homme s'était relevé sans trop de difficulté - le plus dur était à venir. Se battre ne lui était d'aucune difficulté majeur, il en avait été habitué pour préservé la jeune fille. Et ce sentiment de puissance que cela lui fournissait à chaque coup donné lui avait procuré un bien fou. Chacun des coups de poings était envers un geste déplacé de ses hommes - comme le baiser échanger entre Victoria et cet homme, ou le fait qu'il a tenté de la touché quelques minutes auparavant. Neal - où le rêveur incarné, s'imaginait alors être un prince venu sauvé sa dulcinée des bras du méchant. Ce fut toujours ainsi qu'il avait vu les choses, et seulement l'image de voir qu'on s'attaquait à elle, le mettait dans une rage folle. Une rage incontrôlable, une rage démesurée. Il était à court de souffle mais arrivait quand même à viser le visage de sa brebis. Le jeune Rowlands était connu pour être un expert dans cet art - celui de gagner des combats & il se trouvait facilement lié aux diverses disputes. Croire que c'est parce que nous venons d'un monde bourgeois que nous n'osons pas nous battre était l'un des préjugés à se méfier. Certes, nous employons plus de classe que d'autres, peut-être. Mais chaque membre d'une famille de ocean grove pourra garantir que ce quartier résidentiel n'en ai pas moins délaissé que d'autres cités; niveau bagarre, drogue, violence... Cela fait parti du 21 ième siècle. C'était du moins l'excuse du jeune homme quand un ancien venait trop lui chercher des noises - bien qu'il n'en compte sur une seule main. Difficilement mais sûrement, il avait tenté de continuer ses coups tandis que son adversaire était désormais relevé. Couché à terre, Neal paraissait dans une folie extrême, ne sachant pas comment s'arrêter. Ses jambes se recroquevillées sur elle même - faisant étreinte sur le sol. Ses doigts étaient serrés les uns sur les autres, sa tête sur le sol; il fixait droit dans les yeux de l'homme en sang. Son nez le picotait cependant il n'en ressentait aucune douleur. Ou alors elle n'était pas comparable au reste de son corps. Il était en train de se mordre les lèvres, comme pour tenter de s'influencer à changer de trajectoire - il aurait tant voulu fermer les yeux ou les détourner. Il s'arrêta cependant en sentant le sang s'infiltrait dans sa bouche, mais n'en baissa néanmoins pas le regard. Toujours aussi dur, toujours aussi menaçant; il avait ce regard d'une rareté : mélange de sadisme, de perversité, de méchanceté, de haine lié tout ensemble. Il était comparable à son père dans cet état - pire, à son frère, Andrei. Si bien qu'il n'aurait pas été difficile pour l'un des hommes d'en faire une pâté pour chat - seulement en lui donnant un coup de pied dans les côtes par exemple; mais le regard lancé envers ses jeunes semblaient les faire fuir. En effet, Neal aurait tout fait pour se relever si un d'entre eux aurait tenté un pas vers lui; et si il aurait réussi à se relever, il aurait sûrement égorgé son adversaire - tellement la folie était désormais en lui. Mais là encore, gros point d'interrogation - l'envie ne lui manquait pas, mais la force serait-elle avec lui ?! C'était ainsi, qu'il n'avait rien pu faire pour retenir son adversaire, à son plus grand malheur. L'homme tout aussi frappé par la vengeance, ne voulait laisser place et se débattait de violent coup de poing dans l'air pour tenter de reculer le moment où sa route ne croiserait plus Neal - ce fut dans un temps très bref que les deux garçons furent séparés par les murs de la boite. Une chose était sur, Neal reviendrait ici pour finir ce qu'il avait commencé! Se retournant sur le dos, il se laissait glisser tandis qu'il soupira fortement. Désormais debout, il ne lui avait fallu que quelques minutes - à peine, pour se relever. Il semblait avoir repris toutes ces forces - bien que légèrement sonné par la violente altercation, son nez semblait s'arrêter de couler le sang, et il commençait à avoir mal. Ainsi il reporta sa main sur ce dernier, appuyant afin d'émettre une pression. Il avait jeté un court instant le regard sur Victoria et elle était si facilement convaincue de rentrer dans sa voiture - au point qu'il s'était demandé si elle n'avait pas été frappée par quelque chose, elle aussi. Chose étonnante à ses yeux et le jeune homme ne s'y attendant pas, il était resté quelques secondes à l'extérieur de la voiture, fixant les moindres fait et gestes de son ancienne amie, se demandant ce qui lui passait dans la tête. Qu’avait-il pu lui arriver pour que soudainement, elle soit si coopérative ? Qu’avait-il fait pour qu’elle lui montre si rapidement une quelconque importance ? Elle, qui semblait lui en vouloir à mort. Trêve de pensée, le jeune emboîta le pas à la jeune fille, mais en se dirigeant sur le fauteuil conducteur. Dans un geste calme, il ouvrit la boîte à gant où il prit le paquet de mouchoirs afin de se tamponner le nez avec et il referma avec attention la fermeture des portes sans attendre que ça se ferme automatiquement - bien trop long selon lui. D’une part, il ne savait pas si les gars n’allaient pas vouloir revenir - non pas qu’il en avait peur, cependant il préférait prendre sur lui et raccompagnait la belle demoiselle saine et sauve, plutôt que de vouloir crâner devant des abrutis de service. D’autre part, il était sûrement inquiet de ce que deviendrait la jeune fille, si jamais elle voulait tout d’un coup sortir. Elle était capable de vouloir quelque chose et de changer les secondes après pour le contraire. Surtout quand il s’agissait de Neal Rowlands - et il en était conscient. Bien sur, il ne comptait pas l’attacher à lui, ni à l’obliger de faire un truc plus qu’un autre. Toutefois, il avait pris comme décision de toujours être la pour elle, l’épauler, l’écouter, sans jamais la jugé. Mais de là, à dire qu’il était content de la voir dans cet état était complètement idiot. Elle faisait beaucoup de conneries, disait pas mal de chose qu’elle regrettait par la suite - du moins il l’espérait; alors il s’était rendu à l’évidence : il voulait être son ange gardien, son protecteur, son garde du corps personnel. Alors, oui il n’avait aucun pouvoir sur elle sauf si il agissait en douce. Et non pas qu’il soit extrêmement têtu, mais disons qu’il a des principes et qu’on ne doit pas s’y opposer. Au risque d’en payer les conséquences.

      « T'es fier de toi ? Tu... Pourquoi t'es revenu ? Pourquoi t'es pas resté dans le fin fond du Michigan ? Pourquoi t'es venu tout gâché ? Pourquoi tu gâches toujours tout ? »


    Il avait effectué un parcours sans faute, avait finement agit face à ses adversaires - tout semblait avoir été calculé par le jeune Rowlands. Chaque détails semblaient être au millimètre prêt, chaque coups frappés si finement visés. Lors du dérapage de la voiture, il semblait se mettre en condition, pour un long voyage pour lui, un court pour elle. Il recherchait toujours l’extrême, dépasser ses limites, aller toujours de l’avant - quitte à risquer sa vie. Mais on pouvait dire que la chance fut, toujours à ses côtés jusqu’à aujourd hui. Neal n'était plus énervé après elle - il s'était fermement décidé de ne plus le faire face à Victoria. Il s'était montré froid et sans coeur lors de sa dernière rencontre, il avait donc pris la décision, que ça ne se reproduise plus. C'était pourquoi, il restait calme et d'une nature peu avenante. Il préférait se taire plutôt que de risquer de la blesser. Parce qu’il était loin d’avoir changé d’avis quand à ce qu’elle voulait savoir. Certes, il ne voulait lui faire aucun mal, il connaissait ses erreurs et ferait tout pour ne jamais les reproduire. Cependant, rien ne signifiait qu'il s'était résolu à tout lui avouer pour autant. Loin de la, il était comme de marbre face à la demande de sa confidente. La voiture fit défilé les arbres autour d’eux, la route semblait être vide et la voiture allait à vive allure. Les yeux rivés à l’extérieur, il semblait être conscient de ce qu’il faisait, être attentionné à la route; hors la vérité était tout autre. Il était en train de se revoir la scène précédente qui défilait sous ses yeux, malgré qu’il tentait tout pour revenir à la réalité. Et si lui n’y arrivait pas - Victoria Blythe lui fit rappeler soudainement de sa présence…

      « Neal, je veux des réponses. Gare-toi. Neal déposa le pied sur l'accélérateur & fonça, BORDEL, JE T'AI DIT DE TE GARER ! Tout était trop tard, la voiture roulait de plus en plus vite. »


    Plus la jeune fille criait, plus son pied appuyait sur la pédale d’accélérateur. C’était automatique, le jeune homme ne semblait pas le maîtriser. Et malgré l’énervement de la jeune fille, malgré les questions saoulante de cette dernière, il demeurait aussi muet qu’une tombe. Aucun son ne sorti de sa bouche, aucun bruit, ni mot. C’était comme si extérieurement il semblait vivant - et intérieurement, sans vie. La route devenait sinueuse, et ce n’était pas pour autant qu’il baissait la vitesse. Dans un moment de folie, dans un moment incompréhensible, Victoria venait de commettre une faute irréparable, qui en coûtera énormément pour plusieurs personnes. Elle venait de consciemment se jeter sur le volant et de faire en sorte de tourner le volant à gauche. Dans le feu de l’action, une seconde voiture venait en face de la voiture de Rowlands et le jeune homme n’eu pas le réflexe de dévier à temps, sans se prendre une ombre en plein pare brise, alors qu’il tentait de dévier la fameuse voiture. Il termina son chemin dans un arbre, en étant été foudroyé par la voiture à l’arrière de la voiture côté passager. Le choc fut tel qu’il se prit en plein visage le volant dans la figure, le rendant alors dans les vaps. Inconscient, Neal terminait la nuit à l'hôpital, accompagné de ses deux compères. Il ne savait ni où il était, ni qu'il était loin d'être seul. Tout ce qu'il savait, c'est que dans le monde où il se trouvait, il se sentait bien. Pour être honnête, il ne s'était jamais senti si apaisé, si libre. L’impression de voler comme l’oiseau le ferait. L’impression de n’avoir aucune barrière, aucune interdiction. Et de pouvoir être soit même, sans devoir jouer un jeu faux, sans devoir mentir ou s’inventer un passé pour se reconstruire. Tantôt sur son lit, il bougeait, gémissait mais n'ouvrait guère les yeux. Il était loin de s‘imaginer dans quoi il avait lancé ses deux amis, une dans le coma, l‘autre, inconscient. A vrai dire il ne savait même pas qu'il s'était retrouvé avec eux, la mémoire lui reviendra peut-être dès un futur réveil. Si encore l'espoir qu'il survive existe...
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Message(#) Sujet: Re: « Nul doute - l'erreur est la règle; la vérité est l'accident de l'erreur… » (end) Sam 11 Juil 2009 - 23:39


  • Un accident arrive si vite, n'est-ce pas ? Neal Rowlands, Dakota Wayhne et Victoria Blythe viennent d'en subir les frais. Suite à l'état d'énervement de Victoria (aussi sous alcool et drogue), cette dernière a tourné le volant brutalement de la voiture de Neal, qui roulait alors à pleine vitesse. Le conducteur n'eut pas le temps de dévier de trajectoire que l'engin persécuta Dakota, qui traversait alors la route de façon imprudente. Victoria, elle, reçut en plein fouet une autre voiture, celle qui roulait juste en face. La voiture de Neal finit alors sa trajectoire en se persécutant à un arbre. Seul le conducteur de cette voiture eut plus de dégats matériels que physiques et put ainsi prévenir les secours.


    Leçons à retenir (aa) :
      L'abus d'alcool et de substances illicites est dangereux pour la santé.
      Regarder toujours à droite et à gauche quand vous traversez.
      Ne dépasser jamais les limitations de vitesse.

ENDED
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Message(#) Sujet: Re: « Nul doute - l'erreur est la règle; la vérité est l'accident de l'erreur… » (end)

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« Nul doute - l'erreur est la règle; la vérité est l'accident de l'erreur… » (end)

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