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 °° Scary Night °°

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Message(#) Sujet: °° Scary Night °° Mer 7 Mar 2012 - 21:23


Scary Night


    « Allez démarre, je t’en prie !! » Amy-Rose tenta une nouvelle fois de tourner la clé, en vain. En entendant le bruit du moteur, n’importe qui aurait rapidement compris que cette voiture était bonne pour un petit séjour chez le mécanicien. Pour la jeune femme, c’était légèrement plus compliqué. Dehors, le temps était en train de virer à l’orage et il fallait impérativement qu’elle rentre avant que la route ne soit plus praticable. Non mais quelle idée de tomber en panne dans un endroit pareil !! La ville était à plusieurs kilomètres de là, il faisait nuit et la seule chose qu’elle pouvait distinguer autour d’elle était une vaste forêt encore plus lugubre que celles que l’on trouve dans les contes de fées. Après tout, elle ne serait pas étonnée que le grand méchant loup surgisse devant sa voiture. Une fois de plus, elle tourna la clé et lorsque le voyant rouge lui indiqua qu’elle avait un problème de moteur, Amy-Rose tapa ses deux mains sur le volant. Bon sang !! Elle était dans une sacrée galère. Son premier réflexe fut de chercher son téléphone portable dans son sac mais comme elle s’y attendait, elle ne captait aucun réseau. Quelle poisse ! Bon d’accord, même à supposer que son téléphone passe au beau milieu de la forêt, elle n’aurait pas été en mesure de téléphoner à qui que ce soit. Alors quoi ? Elle était condamnée à passer la nuit sur une route déserte, perdue au milieu de nulle part un soir d’orage ? Certainement pas.

    Amy-Rose ouvrit la portière et posa un pied à terre. Ses talons résonnèrent tandis qu’elle marchait jusqu’à l’avant de sa voiture pour ouvrir le capot. Bon, elle n’y comprenait rien mais ça valait tout de même le coup d’y jeter un œil. Après tout, elle était intelligente et la mécanique ne devait pas être si compliquée que ça. Oui enfin … La jeune femme tordit la bouche et chercha désespérément un élément suspect. Rien ne fumait, rien ne semblait déplacé, rien ne manquait. Alors pourquoi ce fichu tas de ferraille ne voulait pas démarrer ???? Il y eut un éclair et un grondement sourd qu’elle n’entendit naturellement pas. A peine eut-elle le temps de lever les yeux au ciel qu’une pluie diluvienne vint s’abattre sur elle. En moins de deux secondes, Amy-Rose fut trempée de la tête aux pieds. Des mèches de cheveux humides tombaient devant son visage et il lui était désormais extrêmement difficile d’apercevoir quoi que ce soit dans ce satané moteur. Pour un peu, elle se serait volontiers laissée submergée par la panique. C’était à deux doigts de lui arriver lorsqu’elle distingua les phares d’une autre voiture au loin. Sauvée. Elle poussa un soupir de soulagement et fit signe au conducteur qui ne tarda pas à s’arrêter. Finalement, elle n’était peut-être pas si malchanceuse que ça. Elle s’apprêtait déjà à expliquer sa situation quand la fenêtre s’ouvrit. Amy-Rose s’approcha mais son sourire se dissipa bien vite. Oh non !! Non, non, non !! Tout mais pas ça. Tout mais pas lui. Elle le reconnaissait. Son cœur se mit à battre à une vitesse incroyable et sa respiration adopta un rythme nouveau. C’était définitivement un cauchemar !! Elle était perdue au beau milieu de nulle part avec … lui. Durant quelques secondes, elle resta figée, sans voix. Elle avait peur ? Oh non. C’était pire que ça, elle était terrorisée. La lumière d’un autre éclair vint donner un éclat particulier au visage de cet homme et instinctivement, elle recula d’un pas. Le voilà son grand méchant loup.

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Message(#) Sujet: Re: °° Scary Night °° Sam 10 Mar 2012 - 22:02


Amy-Rose & Jeremey.
Scary night.


Jeremey s'était prit la tête avec Dolly aujourd'hui. Elle lui avait demandé d'effectuer certaines tâches, ce qui était absolument normal étant donné qu'elle était sa patronne et lui son homme à tout faire. Sauf que voilà, Jeremey n'était pas sous un bon jour -en même temps il ne l'était jamais- et l'avait mal prit, s'emportant aussitôt. Il avait alors piqué les clés de voiture et s'était barré pour la journée sans demander la permission. Et il estimait que de toute façon, il n'avait pas à le faire. Bref, il était donc partis pour la journée et avait roulé non stop, jusqu'à ce qu'il réalise qu'il était temps de faire demi-tour sinon l'essence lui ferait faux bond. Mais alors qu'il était sur la route du retour, il vit de sombres nuages venir obscurcir le ciel. Il appuya sur la pédale de l'accélérateur, ne voulant pas rouler sous la pluie. Mais à peine une dizaine de minutes plus tard, alors qu'il n'avait même pas atteint Miami, une pluie torrentiel s'abattit sur le pare-brise, le faisant aussitôt râler. Bon sang de bonsoir ! C'était bien sa veine ça. Il se mit à pester, actionnant les essuie-glaces à la vitesse maximum. Mais il fut rapidement contraint de ralentir le rythme, car bientôt il ne vit plus à 10 mètres devant lui. Super ! C'était bien sa veine ça. Et il sentait qu'il avait plutôt intérêt à ne pas abimer la voiture de la patronne, sinon ce serait pour sa poche. Sauf qu'évidemment... il n'avait absolument pas les moyens de payer quoi que ce soit. Il se montra donc plus prudent et monta le son de la musique pour tenter de penser à autre chose. Il soupirait constamment, contrarié. Vraiment très contrarié. Dans un virage, il sentit la voiture lui échapper quelque peu. Aussitôt, il ralentit encore le rythme. Avec la chaleur des derniers temps, la gomme des pneus sur la route ressortait et formait une couche au sol, extrêmement glissante et dangereuse. Contraint de rouler à 50km/h sur une route ou l'on pouvait facilement monter à 90km/h il sentit l'impatience et la colère monter d'un cran en lui. Putain de journée de merde. Voilà ce qui tournait en boucle dans sa tête. Lorsque soudain, sur le bas côté à plusieurs mètres il lui sembla apercevoir une silhouette qui faisait de grands signes. Un auto-stoppeur surprit par la pluie ? Et bien qu'il aille au diable ! Jeremey n'était pas un bon samaritain qui ramenait n'importe qui. A moins qu'il le paye... Mais en reconnaissant une allure féminine, il n'eut pas le cœur de passer sans s'arrêter. Cela pouvait alors devenir dangereux. Elle pourrait également se faire embarquer par un détraqué qui la violerait, ou la tuerait ou des trucs du genre. Non, Jeremey ne pouvait prendre ce risque. Il ralentit alors doucement, ne voulant pas faire virer la voiture. Puis il s'arrêta à la hauteur de la jeune femme. Femme qu'il connaissait d'ailleurs. Il se mit alors à rire, imaginant déjà la tête de cette cinglée. Il descendit la fenêtre côté passager et dans un sourire sournois il attendit qu'elle se penche pour lui parler. A peine le vit-elle que son visage se transforma. Elle bascula aussitôt dans la terreur et se redressa, reculant d'un pas. Jeremey devait se retenir de rire. Il ne comprenait définitivement pas ce que cette fille avait contre lui. Depuis le premier jour où elle l'avait croisé, elle prenait la fuite. Au début il avait été surprit. Puis offensé. Et finalement, il s'en amusait beaucoup, jouant d'un regard meurtrier et d'une humeur massacrante à chaque fois qu'il la croisait. Il s'amusait même à compter combien de temps elle mettait avant de prendre ses jambes à son cou. Cette fille était massacrée mentalement. Il ne l'a connaissait ni d'Eve ni d'Adam et ne lui avait strictement rien fait. Alors quoi ? Enfin bref. Il s'écria, pour couvrir le son de la pluie : « C'est bon, je vais pas te bouffer ! » Mais visiblement ça ne suffisait pas. Jeremey commença alors à s'impatienter. « Putain allé, je vais pas rester trois plombes ici ! Tu montes où je me casse. » Rien à faire. Jeremey se pencha pour apercevoir son visage. Pourquoi elle restait plantée sous la pluie bon sang ? Il était si terrifiant que ça ou quoi ? Agacé, il finit par remonter la fenêtre, prêt à s'en aller. Tant pis pour elle ! Mais alors qu'il embrayait, prêt à partir il soupira et mit le frein à main. Saleté de bonne femme. Il sortit de la voiture et s'approcha d'elle, se retrouvant trempé en quelques instants. Face à elle, il s'écria à nouveau : « Qu'est-ce que je vous ai fait merde ? Vous préférez rester-là alors que je peux vous ramener ? Allé, faite pas votre difficile, montez, dans 20 minutes on est arrivés et on en parle plus. Faites ce que vous voulez, mais faites vite ! » Jeremey fit alors demi-tour et retourna dans la voiture, frigorifié. Il claqua la portière et attendit quelques instants qu'elle se décide. Mais qu'elle fasse vite, parce que sinon, il se barrait. Il voulait bien être sympa, mais il ne fallait pas pousser non plus. Il n'était pas la Sainte Vierge.
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Message(#) Sujet: Re: °° Scary Night °° Dim 11 Mar 2012 - 19:36

    Le même regard, la même attitude, la même façon de parler. C’était définitif, elle détestait cet individu. Et puis pour être tout à fait honnête, Amy-Rose préférait largement passer la nuit seule au bord de cette route que de monter à côté de cet homme. Sans compter que la façon dont il lui parlait ne l’y encourageait pas vraiment. Qu’il aille au diable !! S’il voulait partir, elle se sentirait davantage en sécurité que s’il restait dans les parages. Durant quelques secondes, elle observa son visage sombre et des images du passé lui revinrent en mémoire. Comment pouvait-il autant lui ressembler ? Si elle avait envie de lui déverser sa haine et sa rancœur, Amy-Rose savait pourtant qu’elle ne s’adresserait pas au bon interlocuteur. Cet homme ne lui avait rien fait et pourtant, il l’effrayait. Viscéralement. Affronter son regard, c’était affronter ses vieux démons. Et ça, elle n’en avait pas la force. Face aux propos peu courtois de l’homme, Amy préféra tourner les talons. Peut-être devait-elle cela au sang anglais qui coulait dans ses veines, mais toujours est-il qu’elle détestait le manque de courtoisie et l’impolitesse. Il pleuvait toujours, éclairs et coups de tonnerre s’enchainaient mais elle n’en avait que faire. Croisant ses bras devant elle, elle alla s’appuyer contre sa propre voiture. Il n’avait qu’à partir s’il le souhaitait. Après tout, s’il avait lui-même emprunté cette route, il y avait fort à parier que d’autres en feraient autant. Pour un peu, elle se serait vraiment sentie soulagée s’il n’avait pas eu la bonne idée de s’arrêter pour descendre. C’est incroyable l’effet qu’il lui fit. Amy ne maîtrisait plus ses pensées et tandis qu’il se rapprochait d’elle, la jeune femme s’imaginait déjà terminer au fond d’un fossé, le corps recouvert d’ecchymoses. On ne la retrouverait pas avant deux ou trois mois. S’il faisait bien disparaitre son corps, on ne la retrouverait même sans doute jamais. Alors qu’elle s’attendait déjà à subir ses foudres, Amy fut surprise de constater que les propos de l’homme n’étaient plus aussi virulents. Au contraire, il faisait preuve de bon sens et lui proposait même de la raccompagner. La jeune femme ne répondit pas immédiatement. Elle arqua un sourcil et prit un air détaché. Mouais … elle avait lu une histoire dans le genre… sauf que l’homme en apparence sympathique –ouf, ce n’était pas le cas ici !- avait éloigné sa victime de son véhicule afin de mieux brouiller les pistes. Parano Amy ? Non, simplement dotée d’une imagination débordante et relativement peu habituée aux rapports humains, voilà tout. Avant de se décider à rejoindre l’homme, il lui fallut un temps de réflexion considérable. Finalement, elle retourna chercher ses affaires dans sa voiture, sortit un bloc note et un stylo et griffonna sur un bout de papier la plaque d’immatriculation du véhicule de l’homme, afin de le laisser bien en évidence sur son siège. S’il la tuait, qu’il se fasse au moins pincer ! A moins qu’il ne revienne sur les lieux faire disparaitre sa voiture également… Oh et puis mince !! La jeune femme descendit et se dirigea vers la voiture de l’homme. Jusqu’à la dernière seconde, elle songea à faire demi-tour. Vraiment, il lui faisait très peur. Elle y grimpa sans conviction et sans jamais oser le regarder. C’était la technique de l’autruche : elle ne le voyait pas et ne l’entendait pas. Voilà qui lui convenait amplement.

    Tandis qu’il commençait à rouler, la jeune femme constata que la radio était allumée. Sans l’ombre d’une hésitation, elle monta davantage le son. Les vibrations qui lui parvenaient lui firent comprendre que la musique était suffisamment forte pour qu’il n’ait pas la bonne idée de lui parler. Elle n’avait pas envie de discuter avec lui et puis de toute façon, elle n’avait pas la moindre intention de passer le restant du trajet à fixer ses lèvres. Il faisait bien trop sombre et elle ne souhaitait pas le regarder. Il lui ressemblait beaucoup trop. Durant plusieurs minutes, elle demeura donc silencieuse, ce qui lui laissa tout le loisir de songer à l’absurdité de son propre comportement. Elle n’y pouvait rien, elle n’avait aucun pouvoir sur ses émotions et encore moins la moindre emprise sur ses peurs. Dehors, la tempête faisait rage et elle avait vraiment hâte qu’il la dépose enfin chez elle. Grelottante, elle baissa enfin le son de la radio pour qu’il puisse l’entendre. « Ca vous ennuierait d’allumer le chauffage s’il vous plait ? J’ai vraiment très froid… » Enfin, elle observa son chauffeur d’un soir attentivement. Elle guettait une réponse, une réaction quelconque de sa part. C’était tout de même impressionnant de constater à quel point il pouvait lui ressembler. Si on lui avait dit qu’ils faisaient partie de la même famille, elle n’aurait pas été surprise le moins du monde. Hélas, ce que tout cela lui inspirait était davantage de la peur et du dégoût qu’un sentiment plus noble. Cela dit, elle savait que son comportement était parfaitement ridicule. Elle avait conscience de l’absurdité de la chose mais elle ne pouvait pas se maîtriser. Pourtant, elle lui devait des excuses et le savait bien. « Je vous remercie de me raccompagner … et je vous dois aussi des excuses. Je n’ai pas toujours été très courtoise en votre présence. Et mon comportement n’était pas justifié. » Si, il l’était mais ça, il n’avait pas besoin de le savoir. Hors de question qu’elle lui explique le pourquoi du comment elle avait peur de lui. Et puis, il faut dire qu’il ne faisait rien pour l’encourager à se montrer polie. Chaque fois qu’il croisait son chemin, il lui lançait un regard des plus sombres, ce qui automatiquement venait renforcer les craintes de la jeune femme. Pas très malin comme attitude… Son teint pâle contrastait étrangement avec la couleur turquoise de ses prunelles et elle reprit : « Vous n’êtes pas très causant … faut pas s’étonner que les femmes aient peur de vous.» Peut-être n’aurait-elle pas du jouer la carte de la provocation mais c’était plus fort qu’elle. Le fait qu’il ne lui réponde pas la mettait mal à l’aise et renforçait son sentiment d’insécurité. Même si elle venait de s’excuser, elle avait toujours aussi peur. Ce trajet allait sembler durer une éternité…

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Message(#) Sujet: Re: °° Scary Night °° Jeu 22 Mar 2012 - 11:33


Franchement, il y avait bien longtemps que Jeremey n'avait pas essuyé un tel orage ! Il était bien content de vivre sous le toit de Dolly à présent, et non plus dans la rue. Là, il aurait de toute évidence passé une nuit juste horrible. A avoir froid, à être trempé sans pouvoir se réchauffer, le bruit du tonnerre l'empêchant de trouver le sommeil. La liberté oui c'était bien, mais les inconvénients étaient assez conséquents, c'était le moins que l'on puisse dire. Et d'ailleurs là, il ne désirait qu'une chose : rentrer chez "lui". Il voulait se faire un bon café et disparaitre dans son sous-sol, tranquillement, musique en fond, à réfléchir déjà à son prochain tatouage. En espérant que Dolly soit ne serait pas là, soit qu'elle l'oublierait pour quelques heures, trop occupée à chouchouter ses bestioles. Mais pour le moment, il était coincé dans cette voiture, trempé (merci la trouillarde !), et il attendait que miss chochotte se décide enfin. Lorsqu'il la vit récupérer ses affaires dans le coffre il soupira et grommela. Enfin ! Il lui en fallait du temps à celle-là pour comprendre. D'ailleurs lui, il ne comprenait pas pourquoi elle prenait la poudre d'escampette à chaque fois qu'elle le voyait. Mais au fond... Il s'en foutait pas mal. Là, il était sympa avec elle, il faisait un effort, il était même sortit sous la pluie pour tenter de la convaincre. Alors qu'on ne lui reproche rien. Il la regarda griffonner quelque chose dans sa voiture qu'elle laissa sur son siège avant de rejoindre Jeremey. Qu'est-ce qu'elle foutait encore ? Lorsqu'elle monta dans la voiture, il lui lança un regard sceptique. Il espérait tout de même que ce qu'elle avait écrit n'avait rien à voir avec lui, ou il allait sincèrement se vexer à force ! Sans un mot, il reposa son regard sur la route et démarra doucement. Il roulait peu vite, méfiant. La route commençait à être inondée et ça ne présageait rien de bon à vrai dire. Alors Jeremey se concentrait, oubliant totalement sa passagère. De toute façon, il n'avait rien à lui dire à cette espèce d'écervelée ! Cependant, il sursauta lorsqu'elle monta le son. BON SANG ! Elle était sourde ou quoi ? (oui mais ça il ne le savait pas). Ça lui arracherait presque les tympans ! Faut dire que la musique qu'il écoutait ne ressemblait en rien à du Alain Souchon voyez vous ! C'était plus dans le style de Rise Against. Il grimaça et baissa un peu le son avant de la fusiller du regard, l'air de dire "non mais ça va pas ?" ! Si elle voulait échapper à toute conversation pas besoin de faire ça, il n'avait pas l'intention de piper mot de tout le trajet. Puis, son oreille s'habitua au volume et ça ne lui posa plus de problèmes, il secouait même la tête en rythme, prit par la mélodie. Mais subitement, BAM, son baissé. Il tourna à nouveau la tête vers Amy pendant quelques secondes et s'exclama, agacé : « Ça va aller non ?! C'est pas un jeu bon sang ! » Mais son visage était tourné vers le pare-brise et il ne se doutait pas un instant qu'ainsi, elle ne pourrait jamais savoir ce qu'il venait de dire. En tout cas, elle commençait à lui taper sur le système celle-là. Si elle continuait, il la larguait dehors, rien à foutre. « Ca vous ennuierait d’allumer le chauffage s’il vous plait ? J’ai vraiment très froid… » Bichette. Excédé, il soupira et dans un geste sec il alluma le chauffage et régla la température à 24°. Aussitôt, un air chaud se répandit lentement dans toute la voiture. Bon, d'accord, il devait bien avouer que c'était assez agréable au final. « Je vous remercie de me raccompagner … et je vous dois aussi des excuses. Je n’ai pas toujours été très courtoise en votre présence. Et mon comportement n’était pas justifié. » Pas très courtoise ? Sans blaaaaague ! Mais Jeremey ne réagit même pas. Ses excuses, elle pouvait se les garder pour elle, il s'en moquait. Il ne la connaissait pas, alors qu'elle soit agréable ou non, ça lui faisait une belle jambe tient ! L'ignorant royalement, il continua son avancée, ne lui accordant même pas un regard. Il n'avait pas du franchement envie de discuter. Comme toujours en fait. Mais visiblement elle, si. Rah les femmes ! « Vous n’êtes pas très causant … faut pas s’étonner que les femmes aient peur de vous. » Hein ? A part elle, personne n'avait peur de lui ! Elle était fêlée, voilà tout. Il échappa un petit ricanement amer, la trouvant franchement gonflée de lui servir pareilles conneries. Fallait qu'elle aille consulter celle-là. Sa tête se tourna quelques secondes à peine vers elle, moqueur. Reportant son attention sur la route, il répondit de façon assez sèche : « Je ne fais peur à personne, c'est vous qui avez un problème franchement. Et j'vois pas l'intérêt de faire une conversation quand il n'y a rien à dire. » C'était une façon de voir les choses en effet. Son visage était toujours aussi renfrogné et ses mains tenaient fermement le volant. Mais subitement, son expression changea du tout au tout ! Ses yeux s'arrondirent et il semblait inquiet. « Hey... hey ? HEY ! » La voiture commença alors à zigzaguer sur la route, et Jeremey eut le bon réflex de relâcher les pédales et de ne donner aucun coup de volant. De toute évidence, la voiture faisait un aquaplaning tant il y avait d'eau sur la route. Tout se passa si vite... Jeremey, malgré ses vaines tentatives pour redresser le véhicule, avait le cœur qui battait à cent à l'heure, et était complètement crispé, de la tête aux pieds. En quelques secondes à peine et après de nombreuses secousses, la voiture se retrouva dans le bas côté, sans qu'il n'ait put faire quoi que ce soit pour l'en empêcher. La voiture enfin immobilisé il lui fallut plusieurs secondes pour retrouver ses esprits. Il déglutit et passa ses mains devant son visage. Pus il se tourna vers Amy et demanda rapidement : « Ça va ? Vous allez bien ?! » Bon, le fossé avait amortis l'accident et les air-bags n'étaient même pas sortit. Mais malgré tout... ça choquait. Il observa autour de lui, comprenant la situation. OK OK ! Pas de panique. Il enclencha la marche arrière et appuya à fond sur l'accélérateur. Rien à faire, la voiture s'était embourbée et était coincée. Il finit par arrêter, coupant le contact. Il resta immobile quelques secondes avant de venir frapper violemment le volant et de s'écrier : « PUTAIN FAIS CHIER MERDE ! » Ça, c'était fait. Contrarié, il tourna la tête vers sa fenêtre, la mâchoire crispée. Hors de question qu'il reste une éternité ici, il avait autre chose à foutre. Il sortit alors son téléphone portable, et par chance il avait un peu de réseau malgré l'orage. Il composa le numéro d'une dépanneuse. « Bonjour, on aurait besoin d'une dépanneuse, la voiture est bloquée et... Quoi ? .. Vous vous foutez de ma gueule ? NON mais je m'en fous ! Ramenez moi une dépanneuse tout de suite ! Comment ça attendre la fin de l'orage ? NON MAIS NON je n'attends rien du tout ! Des blessés ? Non, non mais... HEY ! Comment ça je me calme ? ALLEZ VOUS FAIRE VOIR ! » Après avoir gueulé un bon coup, il raccrocha et balança son portable sur la banquette arrière, furieux. Génial. G-é-n-i-a-l ! Il tourna la tête vers Emy, retrouvant son regard noir et sa mine mauvaise. Là, d'une voix sèche et claquante il déclara : « Pas de dépanneuse tant qu'il pleut. » PUTAIN.

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Message(#) Sujet: Re: °° Scary Night °° Sam 31 Mar 2012 - 19:19

    Amy avait énormément de mal à déchiffrer les propos de son interlocuteur. D’une part, elle n’osait pas franchement le regarder et d’autre part la luminosité et le fait qu’il soit de profil ne l’aidait en rien. Honnêtement, elle n’allait pas s’en plaindre ! Pas curieuse pour deux sous, elle ne répondit même pas, s’enfermant dans ce silence éternel qui lui était tellement familier. Elle avait l’impression d’avoir déjà vécu cette scène au moins un million de fois. Lui assis à côté d’elle en train de se laisser emporter et elle qui ne l’entendait pas et s’en satisfaisait pleinement. « Lui » ou Jeremey, quelle différence ? Ils étaient similaires tant dans leur façon d’agir que physiquement parlant. Insupportable. La jeune femme passa une main sur sa nuque douloureuse puis par pur hasard, déchiffra ce que son charmant et courtois interlocuteur était en train de dire. Elle ne put réprimer un léger sourire sarcastique. « Et vous pensiez que je faisais quoi sur le bord de la route ?» Evidemment qu’il n’y avait pas de dépanneuse !! Personne ne serait assez stupide pour sortir par une telle tempête ! Enfin, manifestement si. Il y en avait bel et bien deux et ils auraient mieux fait de s’abstenir de sortir de chez eux. Amy-Rose poussa un profond soupir puis fixa droit devant elle.

    Cette situation était de plus en plus catastrophique et ses nerfs à cran. Dire qu’ils étaient perdus au beau milieu de nulle part, à des kilomètres de toute civilisation. Si encore elle s’était retrouvée coincée avec quelqu’un d’agréable… Un autre coup de tonnerre, bien plus violent que les précédents fit vibrer les vitres de la voiture. Amy-Rose ne cilla pas, totalement impassible. Finalement, elle se décida enfin à regarder Jeremey et bien malgré elle, retrouva ce timbre de voix doux et agréable qui la caractérisait si bien en temps normal. « Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Vous pensez qu’on est encore trop loin pour continuer à pied ? Ou … je ne sais pas, il doit bien y avoir un endroit où nous pourrions nous abriter ou éventuellement passer la nuit. J’avoue que j’ai un peu de mal à situer où nous sommes exactement.» Et cette idée-là ne la rassurait pas forcément. Amy-Rose savait par avance que la réponse de Jeremey serait catégorique et qu’ils allaient certainement passer la nuit ici. Cette perspective l’angoissait par avance et s’il avait le malheur de lui assurer qu’ils n’étaient plus qu’à quelques malheureux kilomètres de chez eux, elle n’hésiterait probablement pas une seconde avant de sortir de la voiture pour continuer le chemin à pied. C’est alors qu’elle croisa de nouveau son regard et aussitôt, se sentit encore plus mal à l’aise qu’elle ne l’était précédemment. Elle n’aimait pas qu’il la regarde de cette manière. Avec ce regard sombre et méprisant. Son regard quitta celui du jeune homme pour fixer ses mains. Généralement, c’est à ce moment-là que les choses tournaient mal avec Jake. C’était aussi le moment où elle devait se taire. « Désolée… »

    La pluie redoubla d’intensité et Amy-Rose était totalement dépitée. Elle n’aurait jamais dû accepter de monter dans cette voiture. Si c’était pour tomber en panne quelques kilomètres plus loin, autant rester dans son propre véhicule au sein duquel elle se sentait en sécurité. Là, ce n’était plus le cas. Le moindre geste de Jeremey le faisait paniquer intérieurement. Extérieurement, elle essayait de se faire aussi discrète que possible. Elle n’y pouvait rien, c’était incontrôlable. Plusieurs minutes s’écoulèrent ainsi. Si le silence pouvait peut-être sembler pesant pour Jeremey, il ne l’était absolument pas pour Amy. Il faut dire qu’il était son allié depuis toujours et que combler le vide par des paroles insignifiantes ne faisait pas partie de ses habitudes. Ainsi, la jeune femme ne tarda pas à sortir un livre de son sac et l’ouvrit à la page où elle l’avait refermé quelques heures plus tôt. N’importe qui d’autre n’aurait jamais pu se concentrer avec un bruit pareil : le vent, la pluie battante sur le toit de la voiture, l’orage … mais elle, elle était imperturbable.




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Message(#) Sujet: Re: °° Scary Night °° Lun 23 Avr 2012 - 12:08

« Et vous pensiez que je faisais quoi sur le bord de la route ? » Il tourna la tête et la foudroya du regard. Ce n'était vraiment pas le moment de la ramener-là ! Il était vraiment énervé, il avait mal à la tête à cause du choc, la patience n'était pas son fort et il n'avait pas l'intention de faire des efforts pour une tarée qu'il ne connaissait même pas. Alors vraiment... qu'elle la ferme ! Voilà tout ce que disait le regard qu'il lui lançait. Jeremey était un garçon très expressif, il ne le faisait pas exprès, il était né comme ça, voilà tout. Alors quand il pensait ou ressentait quelque chose, ça se voyait à 10 kilomètres. Bon, bien souvent ses émotions et ses pensées étaient plutôt... négatives. Donc facilement reconnaissables. Il détourna la tête, ne voulant même pas répondre à ça. Il redonna un nouveau coup sur le volant, déclenchant le klaxon. Mais le bruit extérieur était si prenant, qu'il ne l'entendit même pas. La pluie était épaisse, comme un rideau, et les empêchait de voir ne serait-ce qu'à un mètre devant eux. Jeremey n'avait aucune idée d'où ils se trouvaient exactement, de combien de kilomètres ils avaient parcouru depuis qu'il l'avait prise dans la voiture. Mais ce qui était certain, c'était qu'il ne sortirait pas dehors. Si c'était pour attraper la crève, tomber par terre ou se faire renverser par un chauffard qui n'aurait pas encore atterrit dans le bas-côté comme eux : NON MERCI. Il soupira à plusieurs reprises, dépité face à cette situation. C'était de sa faute à elle de toute façon ! Il en avait décidé ainsi et d'une manière ou d'une autre, elle payerait. La vérité c'était qu'il était vraiment en colère et qu'il fallait qu'il passe ses nerfs sur quelqu'un. Et pas de chance pour Amy, il n'y avait qu'elle à portée de main. Elle allait devoir s'accrocher. « Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Vous pensez qu’on est encore trop loin pour continuer à pied ? Ou … je ne sais pas, il doit bien y avoir un endroit où nous pourrions nous abriter ou éventuellement passer la nuit. J’avoue que j’ai un peu de mal à situer où nous sommes exactement. » Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Qu'est-ce qu'on fait ??! ON DANSE LA LAMBADA POURQUOI PAS ! Jeremey était au bord de la crise de nerf et là, il était en train de se faire violence pour la fermer. Parce qu'il savait que s'il ouvrait la bouche, la pauvre Amy ne s'en remettrait pas de si tôt. Il serra les poings alors que son regard agressif l'attaquait de toute part, le front plissé, la mâchoire crispée. Il avait envie de taper dans la voiture, de tout casser. Mais vu le climat dehors, il valait mieux éviter de toucher à quoi que ce soit. Visiblement effrayée par Jeremey (pour changer) elle baissa les yeux pour fixer ses mains et souffla : « Désolée... » S'en était trop. Jeremey était incapable de se retenir plus longtemps que ça. Il se tourna sur le côté, repliant une jambe sur son siège et s'écria : « DÉSOLÉE DE QUOI ? C'est d'ta faute si on en est là putain ! Je devrais te foutre dehors et te laisser te démerder ! Comment tu veux que je sache où on est putain ? Tu vois quelque chose toi, hein, hein ? tu vois quelque chose ? Mais sinon tu peux toujours sortir et pousser la voiture ! T'as d'autres questions à LA CON ? » Il gesticulait dans tous les sens, ses mains se cognant de part et d'autre dans l'habitacle. Après s'en être prit à elle, il se mit à s'en prendre au temps (si, si !). « ET TOI AUSSI TU NOUS FAIS CHIER ! Dégage la pluie, casse-toi ! J'en ai marre, mais j'en ai maaaarre .. ! » Après avoir gueulé un bon coup, il finit par se remettre droit sur son siège et se laissa tomber contre le dossier, s'enfonçant dedans. Les bras sur la poitrine, il redevint silencieux, le visage complètement crispé et fermé. Il reprit son souffle et se calma comme il put. Ce ne fut qu'au bout de longues minutes, alors qu'il acceptait enfin le fait qu'ils étaient coincés ici et qu'Amy n'y pouvait rien qu'il soupira et se détendit. Il se pencha alors en avant, vers la boite à gant. La jeune femme sursauta alors qu'il lui passait devant. Il tourna la tête vers elle, grimaça et soupira en roulant des yeux. Elle avait un sérieux problème celle-là. Il ouvrit la boite à gant et en sortit un paquet de gâteau. Il en attrapa un et lui tendit. « T'en veux ? » Il croqua dans le sien, toujours un peu nerveux mais il se contrôlait. Finalement, il se tourna à nouveau vers elle et demanda : « Pourquoi tu te barres dès que tu me vois en fait ? » Il haussa un sourcil tout en mâchant son gâteau. C'est vrai ça, pourquoi ? Bon, elle ne s'attendait sûrement pas à une question aussi directe, mais elle allait vite apprendre qu'avec lui, ça fonctionnait comme ça.
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Message(#) Sujet: Re: °° Scary Night °° Mar 24 Avr 2012 - 18:50

    S’il souhaitait alimenter les peurs de la jeune femme, Jeremey ne pouvait pas mieux s’y prendre ! Plus il criait et moins elle était capable de faire preuve de discernement. Depuis combien de temps ne s’était-elle pas entendu dire que tout était de sa faute ? Qu’elle était responsable de tous les maux de la terre et que sans elle, la surface du monde se porterait probablement mieux ? C’est bon, elle connaissait le discours. Vraiment, il lui ressemblait atrocement. C’était effrayant. Elle pensait pourtant que ses peurs les plus profondes étaient désormais enfouies quelque part dans sa mémoire et qu’elles ne referaient pas surface d’aussi tôt. C’était sans compter sur l’attitude révoltée du jeune homme qui la pétrifia sur place. Amy n’avait qu’à détourner le regard pour couper la communication et pourtant elle ne le fit pas. C’était généralement ce moment-là qu’il choisissait pour passer à l’acte. Quand elle ne s’y attendait pas. Il se pencha et son geste la fit immédiatement sursauter. Elle s’attendait déjà à sentir la lourdeur de sa main s’abattre sur elle mais non. Rien de tout ça. Jeremey se contenta d’ouvrir la boite à gants afin de s’emparer d’un paquet de gâteaux. L’espace d’un instant, son cœur avait fait quelques ratés. Il lui demanda si elle en voulait et elle se contenta de faire signe que non. La question qui suivit la laissa d’abord sans voix. « Je n’ai pas envie d’en parler. » Pour lui dire quoi ? Que son ancien fiancé qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau avait pour habitude de calmer ses nerfs sur elle ? Qu’elle avait beau lutter de toutes ses forces pour se maîtriser mais qu’elle n’y arrivait pas ? Chaque fois qu’elle croisait le regard de Jeremey, c’est Jake qu’elle devait affronter. Personne ne pouvait comprendre ça…

    Amy-Rose resta silencieuse durant quelques secondes. Au lieu de se calmer, la pluie venait de redoubler d’intensité. Quelle poisse !! Elle ne savait même pas où ils étaient ! Cette forêt s’étendait sur des dizaines de kilomètres et par un temps pareil et qui plus est en pleine nuit, elle savait qu’elle finirait par perdre son chemin. C’était inévitable. Finalement, elle reposa son regard en direction du jeune homme. Il était vraiment son portrait craché ! « Vous lui ressemblez. » C’est la raison pour laquelle elle s’éclipsait chaque fois qu’il croisait sa route. Les souvenirs du passé étaient encore bien trop présents et bien trop forts pour qu’elle s’en détache. Elle se pinça les lèvres puis baissa le regard en direction de ses mains qui jouaient nerveusement avec les pages de son livres. Elle en cornait les coins sans véritablement s’en rendre compte. « Le monstre qui partageait ma vie autrefois. » Elle s’attendait encore à une réflexion ou à une nouvelle moquerie de la part de Jeremey et c’est la raison pour laquelle elle ne le regarda pas. Elle se fichait bien de savoir ce qu’il pouvait penser. Elle avait peur et cette peur était incontrôlable, pas besoin de tergiverser durant des heures. « Vous devez certainement trouver ça ridicule et croyez-bien que je vous comprends. Je sais que c’est totalement déplacé de ma part d’agir ainsi mais c’est incontrôlable. Ce sont … vos mimiques, votre attitude … Je sais que vous n’êtes pas lui mais je n’ai aucun contrôle là-dessus. Et croyez-bien que j’en suis affreusement confuse et désolée. Je sais que vous ne méritez pas ça. » Quoi qu’en y réfléchissant bien, il ne lui avait donné aucune raison de croire qu’il était différent. Après tout, il avait suivi la lancée de Jake en lui lançant des regards mauvais et lui hurlant dessus. En fin de compte, c’était exactement la même chose.


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Message(#) Sujet: Re: °° Scary Night °° Mer 9 Mai 2012 - 9:59


« Je n’ai pas envie d’en parler. » Jeremey la détailla un moment, croquant dans l'un des biscuits avec nonchalance alors que le bruit sourd de la pluie ne faiblissait pas. Finalement, il haussa les épaules et s'enfonça dans son siège, décidant de se désintéresser d'elle. Jeremey n'aimait pas trop faire la conversation, alors si elle refusait d'en parler, il n'allait certainement pas insister. Si elle avait décidée d'avoir peur de lui et de fuir à chaque fois, finalement, c'était son problème à elle, pas à lui. Parce que si c'était pour qu'elle lui raconte les troubles de son enfance et se mette à pleurer sur son épaule, ce n'était même pas la peine en effet. Il n'avait nullement envie de faire office de mouchoir et elle pouvait toujours rêver avant d'avoir un seul mot réconfortant de sa part. Mais alors qu'il mangeait tranquillement ses gâteaux, oubliant presque la présence d'Amy à côté de lui, la voix de la jeune femme recouvra le bruit extérieur. « Vous lui ressemblez. » Jeremey prit le temps de terminer sa bouchée avant de daigner lui accorder son attention en tournant la tête vers elle pour la regarder. Il arqua un sourcil, gardant une moue assez distante. Il ressemblait à qui ? Voilà, c'était foutu, elle allait lui raconter sa vie. Décidément, quand tu as la poisse, tu l'as jusqu'au bout. « Le monstre qui partageait ma vie autrefois. » Ah... une ancienne femme battue peut-être ? A moins que pour elle l'adultère soit considéré comme une chose absolument affreuse et que dans son petit orgueil de femme qui croit aux princes charmants elle ait été terriblement déçue, blablabla. Jeremey restait silencieux, n'ayant pas vraiment envie de l'encourager à parler plus que nécessaire. Mais elle le fit tout de même. « Vous devez certainement trouver ça ridicule et croyez-bien que je vous comprends. Je sais que c’est totalement déplacé de ma part d’agir ainsi mais c’est incontrôlable. Ce sont … vos mimiques, votre attitude … Je sais que vous n’êtes pas lui mais je n’ai aucun contrôle là-dessus. Et croyez-bien que j’en suis affreusement confuse et désolée. Je sais que vous ne méritez pas ça. » Jeremey soupira et déposa la boite de biscuits sur le tableau de bord. Il posa son regard en face de lui, l'air songeur. Qu'elles étaient pénibles ses femmes parfois. Il lui avait foutu la trouille, il lui rappelait de mauvais souvenirs qui l'effrayait sa crevait les yeux.. Comment pouvait-il continuer à lui grogner dessus maintenant, hein ? Jeremey n'était pas méchant. Son attitude pouvait parfois le laisser croire et il était souvent tourné sur lui-même, mais ce n'était qu'une coquille protectrice. D'une voix posée, voir même un peu blasée, il prit enfin la parole : « Écoutez.. C'est vrai que j'ai une grande gueule. Que je gesticule beaucoup et que mon vocabulaire laisse souvent à désirer. Mais.. » Il haussa les épaules en soupirant. Il tourna à nouveau la tête vers elle : « .. Mais j'suis pas méchant. » A vrai dire, la simple idée d'avouer une telle chose le mettait en rogne. Mais il préférait éviter qu'elle fasse une crise cardiaque ou une crise de panique et sorte de la voiture en hurlant et aille se tuer quelque part sur la route. Il ferma les yeux et inspira un grand coup avant des les rouvrir. « Je suis aussi peut-être un peu trop imprévisible, mais j'peux vous garantir que j'ai jamais levé la main sur une femme. J'suis sûrement un con, mais pas un lâche. » Ah ça non, la lâcheté ne faisait pas partie de son vocabulaire. Ou du moins, pas sous cette forme-là. Cependant, il ajouta -il ne faudrait pas non plus qu'elle pense s'être fait un nouvel ami soudainement devenu un véritable bisounours- « Mais si vous me faites chier, je vous met dehors quand même, c'est clair ?! » Non, il ne le ferait pas, mais ça elle n'était pas censée le savoir. C'était juste histoire de rappeler que d'accord, il ne mordait pas. Mais il ne fallait pas pousser non plus, sa patience étant réduite à un niveau zéro. Il attrapa le paquet de gâteau et le lui tendit : « Toujours pas ? »
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Message(#) Sujet: Re: °° Scary Night °° Jeu 17 Mai 2012 - 12:30

    Le pire dans tout ça, c’est qu’elle savait au plus profond d’elle-même qu’elle n’avait strictement rien à craindre en présence de Jeremey. Elle savait que sa réaction n’était que le fruit de mauvais souvenirs mais hélas, elle n’avait pas le moindre contrôle là-dessus. Son corps et son esprit semblaient fonctionner indépendamment l’un de l’autre et autant dire qu’elle se sentait vraiment absurde. Du mieux qu’elle le pouvait, elle avait tenté de lui expliquer la situation sans pour autant entrer dans les détails. Jamais Amy-Rose ne se permettrait de s’attarder durant des heures en bavardages inutiles. Elle n’aimait pas parler d’elle et encore moins de son passé. C’était son jardin secret, ses tourments. Il n’y avait qu’une seule et unique personne sur cette planète susceptible de la mettre à nue avec une facilité déconcertante et elle avait décidé de lui tourner le dos. Amy-Rose était une solitaire, point barre. Jeremey n’avait aucune crainte à avoir, elle ne lui raconterait jamais rien concernant son passé et encore moins sur cette période de sa vie pour le moins agitée. De toute façon, ça n’intéressait personne ce genre d’histoire. C’est alors qu’il reprit la parole. Surprise, elle pencha la tête sur le côté, pas totalement certaine d’avoir correctement déchiffré les propos du jeune homme. C’est là qu’elle se sentit d’autant plus absurde de lui avoir avoué tout ça. La ressemblance était pourtant incroyable. Trait pour trait. A quelques détails près bien entendu. Contre toute attente, sa dernière remarque « menaçante » la fit sourire de bon cœur. S’il avait vraiment voulu la mettre dehors, il l’aurait fait depuis bien longtemps.

    Pour Amy, c’était déjà un pas immense. Elle n’en était pas encore au point de se sentir totalement rassurée mais disons qu’il y avait une amélioration évidente. Ainsi, quand il lui tendit le paquet de gâteaux pour la seconde fois, elle afficha un léger sourire, en parfaite adéquation avec son tempérament incroyablement calme et doux. « En fait si, je meurs de faim. » Elle le remercia, en prit un mais ne le porta pas directement à sa bouche. Elle observa l’extérieur avant de pousser un profond soupir. Cela ne faisait pas plus d’une vingtaine de minutes qu’ils étaient coincés ici mais elle avait l’impression que cela faisait une éternité. Les éclairs lui indiquèrent que l’orage battait toujours son plein et en dépit de ses nombreux efforts pour distinguer à travers la vitre, elle ne voyait guère loin à cause de la pluie. « Puis-je me permettre de vous poser une question ?» Etant donné qu’elle ne le regardait toujours pas, il aurait tout aussi bien pu répondre par la négative qu’elle n’en aurait eu cure. « Pourquoi vous faites ça ?» Ce n’est qu’à ce moment-là qu’elle se tourna de nouveau vers lui afin de l’observer avec une insistance nouvelle. Vraiment, il fallait qu’il lui explique certaines choses car en matière de réaction humaine, elle ne s’y connaissait pas vraiment. « Pourquoi vous vous fondez derrière un masque alors que vous semblez être un homme bien ? » Cette fois-ci, elle ne craignait pas vraiment sa réaction puisqu’elle anticipait déjà un refus de sa part. Il allait surement lui rappeler qu’il n’était pas bavard, qu’il n’avait pas envie de parler avec elle et encore moins de ça mais qu’importe !! Elle avait voulu tenter le coup. Après tout, on ne sait jamais. « Vous n’êtes pas obligé de répondre si ma question vous embarrasse.»
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