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 A Trip to the Doctor (Basil)

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Message(#) Sujet: A Trip to the Doctor (Basil) Sam 3 Mar 2012 - 22:12

Comme à l’habitude, la salle d’attente de la Clinique médicale était bondée. Au total, sept médecins y travaillaient et chacun rencontrait plus d’une dizaine de patients par jour. L’augmentation des bobos allaient au même rythme que la population vieillissant. Ryder Oakes ne connaissait pas cette situation puisqu’il était pédiatre. Il rencontrait des bébés, des enfants, des jeunes personnes. Heureusement pour lui, il perdait ses patients parce que ceux-ci atteignaient un certain stade de l’adolescence, et rarement à cause qu’ils mourraient. Le docteur Oakes adorait ses patients, de petites personnes timides et joueuses. Ses patients étaient toujours accompagnés des parents très inquiets. Ryder comprenait ce lien, bien que lui-même n’ait pas d’enfants. Il imaginait bien la peur des parents que quelque chose qu’ils ne pouvaient contrôler s’attaque à leur enfant. En parlant de parents inquiets, le papa de ses prochains patients ne faisait pas exception : Basil Lane. Ryder rencontrait ses enfants environ une fois par mois depuis la naissance des jumeaux. Plus récemment, et ce qui inquiétait davantage Basil était la naissance prématurée de sa petite dernière. Ryder suivait son cas de près, mais tout semblait aller pour le mieux malgré les soins plus réguliers nécessités par le bambin. En ce vendredi, 13h30, Ryder quitta brièvement son bureau afin d’escorter Basil et ses enfants jusqu’à son bureau. Une fois arrivée dans la grande salle d’attente bleue et blanche, le médecin balaya rapidement la foule des yeux afin de localiser celui qu’il cherchait. Il s’approcha de celui-ci, «Bonjour Basil, comment ça va aujourd’hui? Besoin d’un peu d’aide ?» Ryder se proposa pour prendre en charge un ou deux des enfants puisque leur père était seul aujourd’hui. Tous ensemble marchèrent jusqu’au bureau de Oakes. Celui était relativement grand et des lignes invisibles le séparaient en trois espaces. Les murs étaient majoritairement couverts de dessins d’enfant et de quelques affiches sur le corps humain. Dans un coin, en biais, se trouvait le pupitre du médecin, ainsi qu’une étagère remplie de livres d’anatomie, de biologie et sur le développement humain. Devant il y avait deux grandes chaises confortables. Dans le coin opposé au pupitre, se trouvait un long comptoir avec les outils médicaux, ainsi que la table d’examen. C’est vers le dernier espace que Ryder Oakes les dirige, vers une petite table basse pour enfant. Celle-ci était de couleurs vives, entourées de petites chaises pour les petites personnes et de coussins pour le confort des plus grandes. Sur cette table se trouvait quelques jouets Fisherprice pour enfants, ainsi que les indémodables LEGO. Il s’agissait des grosses pièces que les enfants ne pouvaient pas avaler. Ryder s’installa sur un coussin, imité par Basil. «Tout va bien à la maison? Tu ne te sens pas surmené par tes enfants?» Depuis déjà plusieurs mois, les deux hommes avaient abandonné le vouvoiement. Ils se connaissaient maintenant bien, et il arrivait qu’ils se rencontrent en-dehors de la clinique. «Y a-t-il quelque chose de particulier qui t’inquiètes ?» [b]
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Message(#) Sujet: Re: A Trip to the Doctor (Basil) Mer 7 Mar 2012 - 22:47

    De toutes parts de la salle d'attente, je sentais les regards se tourner vers moi, à la fois intrigués et attendris. Je voulais bien croire que les femmes présentes n'avaient pas l'habitude de voir un homme parmi elles, surtout seul et accompagné d'autant d'enfants, et qu'elles n'étaient pas sûre de l'interprétation à y donner : étais-je un père modèle, de quoi briser la paix de leur ménage à coup de reproches aux géniteurs de leurs propres enfants, ou un homme nounou ? Depuis le temps que je me rendais à la clinique, j'en étais arrivé à comprendre que, la plupart du temps, c'était cette seconde hypothèse qui était privilégiée, et je ne comptais plus le nombre de propositions d'emploi que j'avais pu recevoir. Quand il n'y avait que les jumeaux, elles n'avaient aucun doute, sauf bien sûr celles qui étaient dans la confidence et connaissaient le truc. J'avais d'ailleurs un succès fou, qui rendait mon épouse complètement dingue. Le fait que je me sois débrouillé seul pendant un mois, alors qu'elle était loin de nous, m'avait obligé à développer des compétences et des relations avec auxquels elle avait encore du mal à se faire. Ces femmes dans la salle d'attente en faisaient partie. J'avais beau être le seul homme – ou presque – dans un contexte purement féminin, j'y avais été accepté sans difficulté. La naissance de Deirdre avait à peine compliqué les choses, et tout était en train de se remettre en ordre, même si je continuais à être le centre de toutes les attentions au moindre de mes mouvements. Et inutile de préciser que cette attention était particulièrement accrue lorsque j'avais une situation de crise à gérer, des pleurs imprévus à l'appel du biberon. Aujourd'hui pourtant, je ne fis qu'un passage éclair dans la salle d'attente, arrivant juste à temps avant que Ryder ne vienne me chercher – comme quoi prendre rendez-vous avait vraiment du bon. A peine le temps de me poser, qu'il fallait déjà repartir, en évitant de causer une catastrophe. Les jumeaux étaient miraculeusement calmes dans la poussette, Hector en train de rêvasser à je ne savais quoi, et Elinor à maltraiter son doudou. Quant à Deirdre, elle avait cessé de pleurer peu après que je l'ai mise dans le porte-bébé, et me fixait de ses grands yeux bleus, bien au chaud contre ma poitrine. Ça va aller, merci. J'avais pris le pli pour me déplacer avec trois enfants d'un coup, et même si ça demandait une organisation au millimètre près, j'étais assez fier de moi. La proposition de Ryder me rappelait néanmoins l'équilibre précaire de ma situation, et comme elle pouvait vite se retourner. Par chance, aucun incident à signaler sur le parcours nous menant jusqu'à son bureau, où je garai la poussette, à proximité des coussins. Elinor commença à s'agiter en voyant où nous étions, et son doudou fit une fois de plus les frais de son énergie. Elle avait beau n'avoir qu'un an et trois mois, elle débordait de vitalité, et il n'était pas rare qu'on lui donne quelques mois de plus que ce qu'elle n'avait en réalité. Tout le contraire de son frère, qui prenait son temps et était bien plus facile à vivre. Je commence à avoir l'habitude d'en avoir trois à m'occuper, mais ça m'empêche pas d'avoir l'impression de vivre des journées de douze heures... Avec Parfaite qui n'est pas là, je n'ai plus aucune seconde à moi, mais c'est pour la bonne cause. Je souris tout en sortant Deirdre de son porte-bébé, une « bonne cause » que je n'échangerais pour rien au monde, même si j'avais été loin d'être de cet avis lorsque Parfaite m'avait annoncé être, de nouveau, enceinte. Mes cernes pouvaient témoigner de ma fatigue, tout comme la quantité de cigarettes que je fumais chaque jour, mais ce n'était pas grave. La question de Ryder me tira une grimace amusée. Tu te doutes bien que j'aurais pas pris rendez-vous pour être sûr de te voir aujourd'hui sinon... La plupart du temps, je venais à la clinique sans prendre de rendez-vous, me contentant d'attendre que mon tour n'arrive ; les seules fois où je prévenais, c'était lorsque je voulais être certain de pouvoir voir Ryder, et où je m'inquiétais. Depuis le temps, il le savait très bien, tout comme il savait que j'avais tendance à m'inquiéter pour un rien. Cette fois pourtant, j'avais réussi à me contrôler un minimum. C'est pour Deirdre. Elle a ces plaques rouges depuis hier... Je pense que c'est de l'eczéma, comme pour Elinor, mais dans le doute... Par habitude, presque par réflexe, je me levai pour aller vers la table d'examen, sachant que c'était là que la suite de la consultation allait se poursuivre. Je jetai au passage un coup d'œil vers la poussette pour m'assurer que les jumeaux n'étaient pas en train d'essayer de s'en échapper, et eut l'immense soulagement de voir qu'ils y étaient tous les deux sages. J'aurais bien évidemment préféré venir seul avec Deirdre, mais je n'avais trouvé personne pour les garder, et ils étaient obligés de prendre leur mal en patience. Je me promis alors, si tout allait bien pour leur sœur, de les emmener au parc au retour, qu'ils profitent un peu du beau temps. Mais, d'ici là, ils allaient aussi devoir supporter quelques discussions de grandes personnes, puisque j'avais quelques questions à poser à Ryder sur un rendez-vous avec une certaine personne... Et si je mourrais d'envie de le questionner tout de suite, l'inquiétude que me causait l'état de Deirdre m'obligeait à repousser un peu ce moment. Cruel dilemme du père de famille, qui a choisi de devenir ami avec le pédiatre de ses enfants...
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